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P
Pachyderme. - Dans le langage ordinaire, le mot pachyderme s'applique surtout Ă  l'ElĂ©phant, au RhinocĂ©ros ou Ă  l'Hippopotame. Ce n'est plus un terme utilisĂ© en systĂ©matique, mais les anciens naturalistes rĂ©unissaient sous cette dĂ©nomination qui veut dire cuir Ă©pais, du grec pachys, Ă©pais, et derma, peau, des animaux mammifères qui ont en effet la peau presque toujours fort Ă©paisse et qui de plus ont les doigts au nombre de 4, 3 ou 2 et ongulĂ©s, c'est-Ă -dire terminĂ©s par, des sabots, tels sont les ElĂ©phants ou Proboscidiens, les Chevaux ou Solipèdes (auj. EquidĂ©s), ainsi que les diverses familles des RhinocĂ©ros (RhinicĂ©rotidĂ©s), des Tapirs (TapiridĂ©s), des Damans (HiracoĂŻdĂ©s), des Hippopotames et des Cochons (Porcins) de toutes sortes. 
"Ils n'ont jamais de clavicules, leurs avant-bras- restent continuellement dans l'Ă©tat de pronation, et ils sont rĂ©duits Ă  paĂ®tre les vĂ©gĂ©taux." (Cuvier) 
D'après la méthode du Règne animal, on pouvait y établir deux groupes, dont le premier constituait la famille des Proboscidiens et celle Solipèdes, l'autre celle des Pachydermes ordinaires, dont plusieurs se rapprochent des Ruminants par le squelette et même par la complication de l'estomac, tels sont les Hippopotames, les Pécaris, les Damans, etc. (P. G.).

Pachytène. - Troisième sous-phase de la prophase I, suivant la leptotène et le zygotène. Pendant le pachytène, les chromosomes homologues, qui sont déjà appariés pendant le zygotène, s'alignent plus précisément et forment des structures appelées bivalents ou tétrades. À ce stade, chaque paire de chromosomes homologues est liée par des complexes de protéines appelés chiasmas, qui sont les sites de recombinaison génétique entre les chromosomes parentaux. La recombinaison génétique implique un échange de segments d'ADN entre les chromosomes homologues, contribuant ainsi à la diversité génétique des cellules sexuelles produites par la méiose. Le pachytène est également caractérisé par la condensation maximale des chromosomes, les rendant facilement observables au microscope optique. Cette condensation est importante pour assurer que les chromosomes homologues restent ensemble jusqu'à ce qu'ils soient correctement séparés lors de la division cellulaire suivante. Une fois que le pachytène est terminé, la méiose continue avec la diplotène, la télophase I et la cytocinèse, avant de passer à la méiose II, qui produit finalement les gamètes fonctionnels (spermatozoïdes chez les mâles et ovules chez les femelles).

Pacini (corpuscules de) = corpuscules lamellaires = corpuscules de Vater-Pacini. -  RĂ©cepteurs sensoriels spĂ©cialisĂ©s trouvĂ©s dans la peau et dans d'autres tissus de certains organismes. Ils font partie du système nerveux pĂ©riphĂ©rique et sont responsables de la dĂ©tection de la pression profonde et des vibrations. Les corpuscules de Pacini sont constituĂ©s de cellules nerveuses entourĂ©es de couches concentriques de tissu conjonctif. Lorsqu'une pression est exercĂ©e sur la rĂ©gion oĂą se trouvent ces corpuscules, cela provoque une dĂ©formation du tissu conjonctif qui stimule les cellules nerveuses Ă  l'intĂ©rieur. Ces cellules transmettent ensuite les signaux Ă©lectriques au cerveau, ce qui permet Ă  l'organisme de percevoir la sensation de pression ou de vibration. Ces corpuscules sont particulièrement sensibles aux changements rapides de pression, ce qui les rend utiles pour dĂ©tecter les vibrations et les textures lors du toucher. Ils sont abondants dans les zones de la peau oĂą la sensibilitĂ© Ă  la pression est importante, comme les paumes des mains et la plante des pieds.

Palais. - On appelle ainsi ou voûte palatine, en anatomie, la paroi supérieure de la cavité buccale; bornée en avant et sur les côtés par l'arcade dentaire et les dents de la mâchoire supérieure, en arrière par le voile du palais, elle est formée par les os-maxillaires supérieurs et palatins revêtus d'une membrane muqueuse; à sa surface se voient les orifices d'un grand nombre de glandules situées entre elle et les os. La voûte palatine sert de point d'appui à la langue dans la gustation, la mastication, la déglutition et l'articulation des sons. C'est à tort qu'on la considère vulgairement comme servant au sens du goût. - En botanique, le palais est la partie renflée de la lèvre inférieure de la corolle dans certaines fleurs bilabiées et qui ferme l'entrée de la gorge de la corolle; exemple: les Linaires, les Mufliers.

Palatin. - Qui se rapporte au palais, à la bouche interne supérieure. - Fosse palatine ou voûte palatine, partie supérieure de la cavité buccale. - Membrane palatine, membrane qui recouvre la fosse palatine. - Os palatins, nom donné à deux petits os irréguliers, qui forment la partie de la fosse palatine en arrière des fosses nasales. - Nerfs palatins, branches du maxillaire supérieur, au nombre de trois : le nerf palatin antérieur, le nerf palatin moyen et le nerf palatin postérieur.

Paléocène. - Période géologique qui s'est déroulée il y a environ 66 à 56 millions d'années, juste après l'extinction massive à la fin du Crétacé, marquant ainsi le début du Cénozoïque. Le Paléocène a duré pendant environ 10 millions d'années et s'est terminé il y a environ 56 millions d'années. Les écosystèmes marins et terrestres ont été fortement perturbés par l'extinction de nombreuses espèces, en particulier celles qui dépendaient des conditions environnementales du Crétacé. Au cours du Paléocène, de nouveaux groupes d'animaux et de plantes ont émergé pour remplir les niches écologiques laissées vides par l'extinction de masse. Les mammifères ont commencé à diversifier et à occuper des niches écologiques de plus en plus variées. C'est également pendant cette période que les premiers primates sont apparus.

Paléogène. - Epoque géologique qui s'étend de 66 millions à environ 23 millions d'années avant notre ère. C'est la première partie de l'ère du Cénozoïque. Le Paléogène est subdivisé en trois périodes principales : le Paléocène, l'Éocène et l'Oligocène. Cette époque a été marquée par des changements climatiques majeurs, notamment le réchauffement mondial après l'extinction massive du Crétacé-Tertiaire (KT), qui a permis l'émergence et la diversification de nombreux groupes d'organismes. Au Paléocène, on observe une récupération de la biodiversité après l'extinction KT, avec l'apparition de nombreux nouveaux groupes d'organismes, dont les premiers mammifères prédateurs et herbivores modernes. L'Éocène est caractérisé par des climats chauds et humides, favorables à une diversification importante des mammifères, des oiseaux, des reptiles et des plantes. Enfin, l'Oligocène voit le début du refroidissement progressif du climat, avec l'expansion des forêts tempérées et la réduction des forêts tropicales.

Palme. - On donne ordinairement ce nom aux feuilles des palmiers, et surtout à celles du dattier, à cause de leur découpure digitée en forme de palmes.

Palme (huile de). - Extraite du fruit d'une espèce de la famille des Palmiers, genre ElĂ©ide, l'El. de GuinĂ©e (El. guineensis, Lin.). 

Palme (vin de).- Liqueur que l'on retire de plusieurs espèces de Palmiers et surtout d'un Dattier, le D. cultivé (Phtenix dactylifera, Lin.).

Palmé.- Disposition. particulière chez certains animaux dont les doigts sont réunis par une membrane qui aide à la natation. Parmi les Mammifères, elle est très remarquable dans Ies genres Castor, Ornithorynque, etc. Mais c'est surtout chez les Oiseaux nageurs que l'on rencontre les doigts palmés, de telle sorte que ce caractère a semblé pouvoir servir à distinguer tout un ordre, le sixième de Cuvier, les Palmipèdes.

Palmipèdes. - Qui a les pieds palmés. On range parmi les Palmipèdes divers groupes d'oiseaux, comprenant ceux qui ont des pieds palmés, comme l'oie ou le canard. Les palmipèdes sont des oiseaux conformés pour la nage; leurs plumes sont enduites d'une substance huileuse, qui les empêche de se mouiller; leurs pattes sont pourvues de membranes réunissant les doigts; enfin, leur poids spécifique est diminué par la graisse qui est accumulée dans leur abdomen. Tous aquatiques, ils vivent de mollusques, de batraciens, de plantes aquatiques; les uns sont privés d'ailes ou possèdent des ailes rudimentaires (manchot, pingouin); d'autres, au contraire (oies, canards, mouettes, goélands, pélicans), sont de remarquables voiliers.

Palmi-phalangien. - Se dit des muscles lombricaux de la main.

PalpĂ©bral, -ale, qui appartient aux paupières. - Les artères palpĂ©brales, l'une supĂ©rieure, l'autre infĂ©rieure; elles viennent de l'artère ophthalmique, branche de la carotide interne. - Les follicules palpĂ©braux ou glandes de MĂ©ibomius, logĂ©s dans des sillons de la face interne des cartilages tarses, sĂ©crètent l'humeur sĂ©bacĂ©e nommĂ©e chassie. - Le  muscle palpĂ©bral est l'Orbiculaire des paupières. - Les nerfs palpĂ©braux sont fournis par les nerfs ophthalmiques.

Palpes. - Appendices articulés, mobiles, qui s'observent en nombres pairs sur les parties latérales de la bouche des insectes. Ce nom qui vient du latin palpare, tâter, indique que l'insecte s'en sert comme organe du toucher. Il s'en sert aussi pour saisir l'aliment, le redresser, le ramener, comme font les lèvres charnues dans les animaux supérieurs. C'est surtout chez les insectes à mâchoires que l'on distingue les palpes. On en compte ordinairement quatre, les supérieurs ou maxillaires et les inférieurs ou labiaux. Chez quelques Coléoptères (Carabes, Cicindèles), on en trouve six, dont deux paires fixées sur la mâchoire inférieure.

Pampre ou pampe. - Nom que l'on donne aux branches et sarments de la vigne chargés de feuilles et de fruits. C'est aussi le nom par lequel on désigne la partie herbacée et roulée sous forme d'un petit ruban qui est attachée au tuyau de la plupart des graminées.

Panachées (feuilles / fleurs). - On désigne ainsi les feuilles et les fleurs qui présentent des couleurs variées, tranchant les unes sur les autres.

PancrĂ©as. - Glande abdominale, dont la fonction est de verser dans l'intestin un liquide incolore et gluant qui agit sur les graisses. Le panerĂ©as  est une glande en grappes de couleur blanchâtre ou rosĂ©e, situĂ©e dans l'abdomen, au-devant des première et deuxième vertèbres lombaires. Sa forme rappelle celle d'une langue de chien. Sa sĂ©crĂ©tion aboutit par le canal de Wirsang et un conduit accessoire dans l'ampoule de Vater et, de lĂ , dans le duodĂ©num. 

PancrĂ©atique (suc).  - Le suc pancrĂ©atique, incolore, alcalin, sirupeux, contient diffĂ©rents ferments : la trypsine ou diastase pancrĂ©atique, qui saccharifie l'amidon et la dextrine; le ferment saponificateur. qui Ă©mulsionne les graisses; la chymosine, qui agit sur le lait ; le ferment glycolytique, qui dĂ©truit la glycose du sang. MĂ©langĂ© au suc intestinal, il dĂ©double les albuminoĂŻdes sous l'influence d'une diastase intestinale, l'entĂ©rokinase, qui produit la trypsine, ferment susceptible d'opĂ©rer ce dĂ©doublement.

Panicule, du latin panus = épi. - On nomme ainsi un mode d'inflorescence résultant d'un assemblage de fleurs portées par des pédoncules rameux d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs, ce qui donne habituellement à la panicule la forme pyramidale comme dans les Yuccas et les Agaves. L'inflorescence en panicule se rencontre très fréquemment dans la famille des Graminées, ainsi : dans les bromes, la canne à sucre, les avoines, les paturins, les fetuques, etc. Dans les joncs diffus et sylvestre, plusieurs rhubarbes et oseilles, elle est très rameuse.


Panicule de l'avoine élevée.

La panicule est dite lâche lorsque les pédoncules secondaires, tertiaires, etc., sont longs, flexibles, éloignés les uns des autres, inclinés à leur sommet comme dans la Yucca gloriosa, l'avoine élevée, le brome des champs, etc: Elle est divariquée, c'est-à-dire que ses ramifications s'écartent les unes des autres dans tous les sens, en formant des angles très ouverts, comme dans le Prenanthes muralis, la gypsophile paniculée, la renouée divariquée, etc. On dit que les épis sont paniculés lorsque leurs ramifications sont disposées en panicules comme dans la verveine officinale, la menthe à feuilles rondes etc. (G-s.).

Pannicule adipeux ou graisseux. - Nom que par analogie les anatomistes ont donné au tissu cellulo-adipeux sous-cutané.

Pannicule charnu. - Chez l'humain il est constitué par le muscle peaucier du cou. Chez les quadrupèdes, le pannicule charnu (peaucier du cou et du tronc) s'étend de la face à l'encolure et se propage jusque sur la croupe et la partie interne de la cuisse en longueur, et en travers de l'épine dorso-lombaire à la ligne médiane de l'abdomen. Le pannicule charnu des mammifères est donc un vaste muscle membraniforme sous-cutané adhérent à la peau de l'animal qu'il fronce dans ses contractions. Le peaucier du cou de l'humain en est un dernier vestige.

Panse. - La panse est l'un quatre des estomacs que possèdent les ruminants. C'est le premier et le plus vaste. Les trois autres sont le rumen ou bonnet, le feuillet et la caillette.

Panspermie. - Ce terme désignait initialement la doctrine, admise dans ses grandes lignes à partir des travaux de Pasteur et de Tyndall, selon laquelle l'atmosphère, les eaux, le sol et la surface des corps solides sont encombrés de germes ou de spores, à l'origine des fermentations, de la putréfaction et des maladies. Par la suite, on a appelé panspermie à propos de l'hypothèse selon laquelle la vie sur Terre pourrait avoir trouvé son origine ailleurs dans l'univers. Elle serait issue de germes dissiminés dans l'espace et apportés sur notre planète par les météorites ou les comètes. Cette idée qui a été popularisée par Svante Arrhénius, au début du XXe siècle, ne résout en rien la question des commencements de la vie : elle ne fait que la déplacer.

Papavéracées. - Famille de dicotylédones dialypétales.

Papille, en latin papilla = mamelon. - On dĂ©signe sous ce nom de petites Ă©minences que l'on remarque Ă  la surface de la peau et des membranes muqueuses et dans lesquelles s'Ă©panouissent les extrĂ©mitĂ©s des vaisseaux et des nerfs; ordinairement coniques, elles sont quelquefois arrondies, renflĂ©es, etc. Les papilles de la peau font partie du derme dont elles occupent la face externe. Elles sont dites nerveuses, lorsqu'elles sont formĂ©es presque exclusivement par des nerfs;  on les rencontre en plus grande quantitĂ© dans les rĂ©gions oĂą s'exerce le sens du toucher, ainsi, Ă  la paume des mains et Ă  l'extrĂ©mitĂ© des doigts; au bord des lèvres, etc. Chez les animaux, elles existent nombreuses dans le museau de la taupe, le groin du porc, l'extrĂ©mitĂ© de la trompe de l'Ă©lĂ©phant; mĂŞme chez les oiseaux, Ă  la plante des pieds et sous les doigts; ce sont les mĂŞmes papilles que l'on trouve Ă  la pointe de la langue et Ă  sa base oĂą elles sont volumineuses. Quant Ă  celles que l'on a nommĂ©es vasculaires, Ă  la peau, elles sont souvent mĂŞlĂ©es avec les prĂ©cĂ©dentes, d'autres fois elles existent seules. On les rencontre dans la muqueuse des lèvres; des gencives, de la voĂ»te palatine, de l'oesophage et elles n'y sont pas mĂŞlĂ©es avec les papilles nerveuses. Elles ne renferment pas de nerfs ni de corpuscules du tout. D'après ce que nous venons de dire, on voit qu'il n'existe de papilles bien prononcĂ©es que dans les parties qui sont le siège d'une sensation spĂ©ciale; et que partout ailleurs, sur les membranes qui sont le siège de sensations gĂ©nĂ©rales, il n'existe pas de papilles bien distinctes. En botanique, on a donnĂ© ce nom Ă  de petites protubĂ©rances qui couvrent certains organes de quelques vĂ©gĂ©taux; elles sont filiformes, petites, molles, rapprochĂ©es. Le stigmate, dans les composĂ©es,  est souvent hĂ©rissĂ© de papilles. (F.-N.).

Papillon. - On nomme papillon un insecte lépidoptère arrivé à leur dernière métamorphose. C'est à ce moment de leur existence qu'ils pondent des oeufs, desquels sortiront des chenilles qui, après quelques semaines de croissance, prendront l'état immobile de chrysalides, état duquel elles sortiront papillons. Souvent la chenille, avant de se transformer en chrysalide, se tresse un cocon dans lequel elle se met à l'abri. Les papillons sont les plus beaux des insectes, mais, l'état de chenilles, ils peuvent passer pour les plus malfaisants.

Papilionacé, -e . En botanique se dit d'une corolle dialypétale, dont l'aspect rappelle celui d'un papillon. Les corolles papilionacées sont formées de cinq pétales un pétale étalé appelé étendard ou vexillum, deux pétales latéraux, recouverts en partie par l'étendard et appelés ailes; enfin, deux autres recouverts par les ailes et unis de manière à présenter vaguement la forme d'une quille d'un bateau. Ces deux derniers forment la carène.

Papule, Papula. - Candolle a désigné sous ce nom certaines protubérances arrondies molles, remplies d'un liquide aqueux et formées par une boursouflure de l'épiderme sur certaines plantes. Ce sont les glandes utriculaires de Guettard.

Parapétales. - Nom donné par Moench, puis par Link, à des parties de la corolle qui, dans certaines fleurs à nombreux, pétales, représentent le rang le plus intérieur de ces pétales et qui ne sont autre chose que des étamines avortées, comme dans l'ellébore, les nénuphars, etc. Ce terme ne paraît pas avoir été adopté par les botanistes modernes.

ParaphylĂ©tique. -  Terme utilisĂ© pour dĂ©crire un groupe d'organismes qui inclut l'ancĂŞtre commun et certains, mais pas tous, de ses descendants. Cela signifie qu'il exclut au moins une branche Ă©volutive de la lignĂ©e descendante de cet ancĂŞtre commun. Par exemple, si l'on considère un groupe d'animaux comme les reptiles, mais que l'on exclut les oiseaux, on obtient un groupe paraphylĂ©tique, car les oiseaux sont considĂ©rĂ©s comme des descendants des reptiles mais ils ne sont pas inclus dans la dĂ©finition traditionnelle des reptiles. Les groupes paraphylĂ©tiques sont souvent le rĂ©sultat d'une classification basĂ©e sur des caractĂ©ristiques morphologiques ou autres qui ne reflètent pas nĂ©cessairement la vĂ©ritable histoire Ă©volutive des organismes. Ils peuvent ĂŞtre problĂ©matiques dans la mesure oĂą ils peuvent conduire Ă  des classifications artificielles qui ne reflètent pas les relations Ă©volutives rĂ©elles entre les espèces. Pour cette raison, la taxonomie moderne cherche Ă  Ă©viter la formation de groupes paraphylĂ©tiques en utilisant des classifications qui incluent tous les descendants d'un ancĂŞtre commun, formant ainsi des groupes monophylĂ©tiques.

Paraphyses, du grec para, auprès et phuomai, je nais. - Ancien terme de donné par Villdenow à des tubes membraneux, souvent articulés, qui sont entremêlés avec les organes sexuels dans les mousses et qui, dans les champignons, se trouvent avec les thèques. Ces paraphyses sont formés de cellules allongées et vides, et semblent être analogues aux organes avec lesquels ils sont mêlés. Il n'y a que cette différence qu'ils sont restés avortés tandis que les organes ont pris leur développement. (Anaphyses).

Parapode. - Structure présente chez certains animaux, en particulier chez les annélides, tels que les vers marins. Les parapodes varient considérablement en taille, forme et structure selon les espèces. Ce sont des expansions latérales qui se trouvent de chaque côté de chaque segment du corps de l'animal. Les parapodes sont souvent associés à des soies ou des setae, qui peuvent être utilisées à diverses fins telles que la locomotion, la respiration, la capture de proies ou la construction de tubes. Ces structures permettent aux annélides de se déplacer efficacement à travers leur environnement, qu'il s'agisse de substrats sédimentaires dans le fond marin ou d'autres surfaces. En plus de leur rôle dans la locomotion, les parapodes peuvent également être impliqués dans la respiration, en augmentant la surface d'échange gazeux avec l'eau environnante. Chez certains annélides, les parapodes peuvent être très développés et spécialisés pour des fonctions spécifiques, tandis que chez d'autres, ils peuvent être plus simples.

Parasites, du grec para, chez; dans et sitos, nourriture. - On donne le nom de parasites à des organismes qui se développent et vivent aux dépens d'autres organismes; de là naturellement des parasites végétaux et des parasites animaux (Parasitisme). Parmi les premiers, on peut citer le gui, l'orobanche, la cuscute, et une grande quantité de champignons, de lichens et autres plantes cryptogames, telles que l'oïdium de la vigne, l'érysiphe qui produit la maladie nommée blanc ou meunier, le sphacelia de l'ergot, etc. Tous ces parasites se développent sur d'autres plantes; d'autres vivent aux dépens des animaux. Ils sont extrêmement petits, appartiennent aux cryptogames et se rencontrent chez l'humain dans la teigne faveuse, la teigne tonsurante, la teigne décalvante, le muguet, etc. Il est d'autres végétaux parasites qui vivent seulement à la surface d'autres végétaux sans en tirer aucun suc nourricier, tels que le lierre, plusieurs agarics, etc.; on les appelle fausses plantes parasites (épiphytes) pour les distinguer des autres qui sont les vraies parasites. Il existe un grand nombre d'animaux parasites et la plupart d'entre eux se développent soit à la surface, soit dans l'intérieur du corps des animaux, où ils donnent lieu le plus souvent à des complications fâcheuses dans les maladies, et il est souvent difficile dans ce cas de déterminer s'ils sont cause ou effet. Les uns se rencontrent dans la profondeur des organes ou dans certaines cavités comme le tube digestif, les canaux biliaires, et ont été nommés pour cela Entozaires; tels sont le filaire de Médine, la douve du foie, la trichine, les cysticerques, les échinocoques, les acéphalocystes, etc. D'autres vivent sous l'épiderme, comme le sarcopte de la gale, ou à la surface de la peau, tels sont le pou et la puce; ils ont reçu le nom d'Epizoaires. (F- N.).

Parasitisme. - Mode d'existence des organismes qui vivent sur d'autres organismes en parasites.

Parathormone (PTH) = hormone parathyroĂŻdienne. - Hormone endocrine produite par les glandes parathyroĂŻdes. La principale fonction de la parathormone est de rĂ©guler le taux de calcium dans le sang. Elle stimule la libĂ©ration de calcium Ă  partir des os, en favorisant la dĂ©gradation de l'os et la libĂ©ration de calcium dans le sang. Cela augmente le taux de calcium dans le sang lorsque les niveaux sont trop bas. Elle favorise la rĂ©absorption du calcium dans les reins, rĂ©duisant ainsi l'excrĂ©tion de calcium dans l'urine et contribuant Ă  maintenir des niveaux adĂ©quats de calcium dans le sang. Elle stimule Ă©galement la production de la forme active de la vitamine D, qui favorise Ă  son tour l'absorption intestinale du calcium. En rĂ©gulant ainsi Ă©troitement les niveaux de calcium dans le sang, la parathormone joue un rĂ´le central dans la santĂ© osseuse, la fonction musculaire, la contraction cardiaque, la coagulation sanguine et la transmission nerveuse. 

Parathyroïdes (glandes). - Petites glandes endocrines situées généralement à l'arrière de la glande thyroïde dans le cou. La plupart des personnes ont quatre petites glandes parathyroïdes, bien que le nombre puisse varier. La principale fonction des glandes parathyroïdes est de réguler les niveaux de calcium dans le corps. Elles produisent une hormone appelée la parathormone (PTH) qui agit sur les os, les reins et l'intestin. La parathormone stimule la libération de calcium à partir des os dans le sang, augmente la réabsorption du calcium par les reins, et stimule la conversion de la vitamine D en sa forme active, favorisant ainsi l'absorption intestinale du calcium.

Parenchyme, Ă©tymologiquement, effusion du sang hors des vaisseaux, et concrĂ©tĂ© ensuite, d'après les idĂ©es anciennes, pour former la substance propre du foie, de la rate, des reins, etc. -  Le sens de ce mot a beaucoup variĂ© au cours des âges. D'une façon gĂ©nĂ©rale, on l'applique aujourd'hui au tissu propre de chaque organe, Ă  ce qui en fait la caractĂ©ristique, indĂ©pendamment des fibres musculaires, conjonctives et nerveuses qui lui sont surajoutĂ©es, et des canaux d'excrĂ©tion, des vaisseaux sanguins, etc., plus ou moins intriquĂ©s dans ce tissu lui-mĂŞme. On peut distinguer des parenchymes de diverses sortes. Les uns sont glandulaires et sĂ©crètent des produits divers (mamelle, pancrĂ©as, foie, etc.); d'autres servent Ă  excrĂ©ter des substances nuisibles : rein, poumon, etc. D'autres, enfin, sont le siège du dĂ©veloppement d'Ă©lĂ©ments anatomiques spĂ©ciaux : ovaire, testicule. Par extension, on peut parler du parenchyme de l'utĂ©rus, du coeur,etc., bien que ces organes n'aient pas un tissu qui leur soit tout Ă  fait spĂ©cial, mais simplement pour dĂ©signer le corps mène de l'organe. La structure particulière de chaque parenchyme est Ă©tudiĂ©e avec l'organe correspondant. - En botanique, le parenchyme est un tissu vĂ©gĂ©tal formĂ© exclusivement de phytocystes-cellules, c.-Ă -d. de phytocystes dont aucun des diamètres ne l'emporte notablement sur les autres. Les tissus jeunes sont d'ordinaire exclusivement parenchymateux : ce n'est que plus tard que leurs cellules se transforment en fibres, sclĂ©rides, vaisseaux (tissu vasculaire) de diverses sortes. Mais on trouve aussi des parenchymes dans certains organes adultes. Les plus importants sont ceux de la feuille, de l'Ă©corce, de la moelle de la tige. (Dr. L. Laloy).

PariĂ©tal. -e.  - . Se dit des diffĂ©rents organes qui ont trait Ă  la paroi d'une cavitĂ© (ex. plèvre pariĂ©tale). - En anatomie se dit des os qui forment les cĂ´tĂ©s et une partie de la voĂ»te crânienne. Les os pariĂ©taux sont situĂ©s de chaque ctĂ© de la ligne mĂ©diane du crâne, rĂ©unis par leurs bords internes, placĂ©s entre le frontal en avant et l'occipital en arrière, Chacun d'eux a la forme d'un segment de sphère quadrilatère, La face externe prĂ©sente un relief accusĂ©, dit bosse pariĂ©tale. - En botanique, se dit d'une partie qui s'insère dans la paroi d'une autre ( ex. : insertion pariĂ©tale, insertion des Ă©tamines sur la paroi du calice tubulĂ©). - Classe de plantes dicotylĂ©dones comprenant les plantes Ă  placentation pariĂ©tale (cistinĂ©es, violanĂ©es, passiflorĂ©es, etc.). 

Parodontal (ligament) = ligament alvéolo-dentaire). - Tissu conjonctif fibreux qui relie la racine de la dent à l'os alvéolaire dans la mâchoire. Le ligament parodontal absorbe les forces exercées sur les dents lors de la mastication et agit comme un amortisseur pour protéger les dents et les os sous-jacents.

Parotide (glande), du grec para, auprès de, et du génitif ôtos, oreille. - C'est la plus volumineuse des glandes salivaires. Elle occupe toute l'excavation parotidienne, et répond en dehors à la peau; en avant elle embrasse le bord postérieur de la branche montante du maxillaire supérieur; en arrière elle se moule sur le conduit auditif externe et répond en outre à l'apophyse mastoïde du temporal; en dedans elle est en rapport avec l'apophyse styloïde et les muscles qui en naissent; en haut avec l'arcade- zygomatique et l'articulation de la mâchoire; de plus, elle touche à presque tous les vaisseaux et les nerfs de cette région et reçoit des branches artérielles nombreuses de la carotide externe, et des rameaux qui en partent; ses rameaux nerveux viennent du nerf auriculaire antérieur, du facial, etc. La Parotide, d'un blanc rougeâtre; d'une consistance ferme, est composée de petites granulations arrondies, distinctes les unes des autres, d'où partent des radicules qui, par leur rapprochement, et leur réunion successive, forment un canal excréteur nommé le canal de Sténon. Celui-ci se dirige d'arrière en avant, horizontalement, sur la face externe du muscle masséter; un peu au-dessous de l'arcade zygomatique; puis il se courbe de dehors en dedans et vient s'ouvrir dans la bouche, vis-à-vis de l'intervalle qui sépare les seconde et troisième molaires supérieures.

Parthénocarpie. - Phénomène biologique dans lequel les fruits se développent sans fécondation, c'est-à-dire sans formation de graines. Certaines plantes peuvent produire des hormones de croissance, telles que l'auxine, qui stimulent le développement des fruits sans fécondation. Certaines variétés de plantes, soit par sélection humaine soit naturellement, peuvent avoir la capacité génétique de produire des fruits sans graines. Des conditions environnementales stressantes, telles que des températures élevées ou des niveaux d'humidité fluctuants, peuvent induire la formation de fruits partenocarpiques. Les fruits partenocarpiques sont souvent préférés par les producteurs et les consommateurs car ils sont généralement plus gros, plus uniformes et sans graines, ce qui les rend plus faciles à manipuler et à consommer.

Parthénogenèse. - Phénomène de reproduction asexuée dans lequel un organisme femelle produit des descendants sans fécondation par un mâle. Les œufs non fécondés se développent directement en nouveaux individus, sans fusion de gamètes. Ce processus est observé chez de nombreux organismes, notamment certains insectes, reptiles, poissons, crustacés et certaines espèces de plantes. La parthénogenèse peut se produire de différentes manières :

• Parthénogenèse sédentaire. - Dans ce type de parthénogenèse, les oeufs non fécondés se développent en individus femelles. Aucun mâle n'est produit. C'est le cas chez certaines espèces d'insectes comme les pucerons.

• Parthénogenèse facultative. - Certains organismes, comme certains reptiles et poissons, peuvent se reproduire de manière sexuée ou parthénogénétique en fonction des conditions environnementales ou de la disponibilité des partenaires sexuels.

• Parthénogenèse thélytoque. - Dans ce type de parthénogenèse, les oeufs non fécondés se développent en individus mâles. Les femelles sont généralement produites par reproduction sexuée. Ce mode de reproduction est observé chez certaines espèces d'insectes et de crustacés.

La parthénogenèse présente plusieurs avantages, notamment la capacité des populations à se reproduire rapidement en l'absence de partenaires sexuels, et la possibilité pour les femelles de produire des descendants génétiquement identiques à elles-mêmes. Cependant, cela peut également entraîner une perte de diversité génétique dans les populations parthénogénétiques, ce qui les rend potentiellement plus vulnérables aux maladies et aux changements environnementaux.

Partum. - Terme latin, qui signifie accouchement ou naissance, et est utilisĂ© en mĂ©decine et en biologie pour dĂ©signer le processus de mise au monde d'un enfant ou d'un animal. Dans le contexte mĂ©dical, partum est  utilisĂ© pour dĂ©crire la pĂ©riode entourant l'accouchement, y compris le travail, l'accouchement proprement dit et la pĂ©riode postnatale. Dans le contexte de l'Ă©levage animal, partum est utilisĂ© pour dĂ©crire la mise bas chez les animaux, comme les vaches, les chiens ou les chevaux.

Passériformes, passereaux. - Les passériformes ou passeraux forment un ordre d'oiseaux. Ce sont en général des oiseaux chanteurs, et ils déploient beaucoup d'industrie et d'ingéniosité dans la construction de leurs nids. A part les calaos, les corbeaux, ils sont en général de taille médiocre (ex. : moineaux, alouettes, mésanges, colibris, étourneaux, etc.).

Patagium. -  Membrane de peau extensible qui s'Ă©tend entre les membres et le corps de certains mammifères volants (chauves-souris, colugos et Ă©cureuils volants),  formant une aile ou une voile qui aide Ă  la locomotion aĂ©rienne.
Chez les chauves-souris, le patagium est une membrane de peau très fine et élastique qui s'étend entre les doigts et le corps, ainsi qu'entre les membres antérieurs et postérieurs, permettant à l'animal de voler. Cette membrane est soutenue par des os allongés appelés métacarpes et métatarses, qui sont analogues aux os des doigts humains. Chez les colugos et les écureuils volants, le patagium est une membrane de peau qui s'étend entre les membres antérieurs et postérieurs, formant une sorte de voile qui leur permet de planer sur de longues distances à travers la canopée des arbres.

Pathétique. - On appelle souvent muscle pathétique, l'oblique supérieur de l'oeil. - On désigne aussi sous le nom de nerfs pathétiques, les nerfs de la quatrième paire, qui, partant de la base de l'encéphale derrière les tubercules quadrijumeaux, vont se rendre dans l'orbite et se distribuent par plusieurs filets dans le muscle oblique supérieur.

Patte. - Pied et jambe des quadrupèdes et des oiseaux autres que les oiseaux de proie (serres). Les pattes servent aux animaux de soutien ou d'organe de locomotion : aussi désigne-t-on sous ce nom des appendices fort divers. Chez les vers chétopodes, les pattes ne sont que des poils plus ou moins complexes. Ce sont surtout les insectes qui ont les pattes les plus différenciées, destinées,, suivant les cas, à fouir, à creuser, à nager, etc, Chez les vertébrés, les membres ne portent le nom de pattes que s'ils servent à la locomotion sur terre. Leurs formes sont fort variables, suivant qu'elles sont adaptées pour la course (cheval), le saut (kangourou). Le vol (chauve-souris), la préhension (humain), la natation (otarie), etc.

Paturon (anatomie du cheval). - RĂ©gion du membre du cheval situĂ©e entre le boulet et la couronne, et formĂ©e par le premier os phalangien et les tendons qui l'entourent. 

Paupière. - Nom des voiles musculo-membraneux placĂ©s au-devant du globe oculaire et qu'ils recouvrent en se rapprochant. Chez l'humain et les autres mammifères, il y a deux paupières; la supĂ©rieure, plus large, et l'infĂ©rieure. La face antĂ©rieure est cutanĂ©e, la  face postĂ©rieure conjonctive; sur le bord libre, la lĂ©vre antĂ©rieure donne implantation aux cils, la postĂ©rieure prĂ©sente les orifices des glandes de Meibomius. Les bords libres circonscrivent la fente palpĂ©brale et se rejoignent pour former les commissures, au point d'union sont les orifices du canal lacrymal; Ă  l'angle interne, on observe la caroncule lacrymale. Les paupières sont surtout des organes de protection : le clignement, volontaire ou rĂ©flexe, en est la manifestation; par les cils, il Ă©carte les poussières et les corps Ă©trangers; par les larmes, qui il Ă©tale, il les dissout et les entraĂ®ne. Enfin, l'occlusion involontaire des paupières, au moment du sommeil, rĂ©sulte de ce que la tonicitĂ© du releveur devient plus faible que celle de l'orbiculaire. - Chez les oiseaux, la paupière infĂ©rieure l'emporte sur la supĂ©rieure; de plus, il existe une troisième paupière, transversale, dite nyctitante, que l'on observe Ă©galement chez les squales. Chez les serpents, le sac conjonctival reste fermĂ©, de telle sorte qu'il existe, en avant de la cornĂ©e, une mince membrane transparente. Enfin, chez les mollusques, on observe, autour de la cornĂ©e, des Ă©levures des tĂ©guments, qui forment de vĂ©ritables paupières.

Peau. - Membrane qui recouvre le corps de l'humain et de beaucoup d'animaux : on
distingue dans la peau l'Ă©piderme et le derme,
Se dit improprement pour Ă©piderme, couche extĂ©rieure de la peau.  . La couche intĂ©rieur s'appelle le derme. L'Ă©piderme est un tissu Ă©pithĂ©lial, formĂ© lui-mĂŞme par deux couches qui sont de dehors en dedans la couche cornĂ©e et la couche de Malpighi. Le derme est un tissu conjonctif a mailles serrĂ©es, prĂ©sentant du cĂ´tĂ© le plus superficiel des papilles qui font saillie dans la couche infĂ©rieure de l'Ă©piderme; parmi ces papilles, les unes sont tactiles, les autres vasculaires. Les deux parties constituantes de la peau renferment des nerfs, mais le derme seul contient des vaisseaux. La peau comprend en outre des productions secondaire, dont les principales sont les poils, les glandes sĂ©bacĂ©es, les glandes sudoripares et les ongles.

Peaucier. - Le terme s'applique à ce qui a rapport à la peau. - Le muscle peaucier; entièrement charnu, est situé à la partie antérieure latérale du cou, immédiatement sous la peau. Il est très mince; ses fibres, nées du tissu cellulaire qui recouvre les muscles deltoïde et grand pectoral, montent en se rapprochant les unes des autres et vont se confondre les unes avec celles du releveur du menton, les autres s'attachent à l'os maxillaire inférieur; un faisceau se perd dans la commissure des lèvres, qu'il contribue à abaisser; il fronce surtout la peau en travers. Un autre muscle véritablement peaucier est l'occipito-frontal qui relève les sourcils et fronce la peau du front. - Chez d'autres Mammifères, à cet appareil peaucier déjà bien plus developpé, vient se joindre un nouveau muscle qui, de toute la peau du ventre du dos et même des cuisses, va le plus ordinairement s'insérer à l'humérus; il présente du reste de nombreuses différences dans la série des animaux de cette classe, et il atteint un très grand degré de développement, surtout chez le hérisson et le porc-épic (Insectivores). On en trouve encore des vestiges chez certains oiseaux pour les mouvements des plumes, chez quelques reptiles, chez les poissons. Chez les invertébrés à corps mou, il n'y a, pour ainsi dire, que des muscles peauciers.

Pectine, acide pectique. - Il existe dans les organes de la plupart des végétaux une une substance en relation directe avec les matières pulpeuses et les gelées végétales; de cette substance dérivent la pectine et l'acide pectique. On prépare la pectine en exprimant à froid le jus de poires, précipitant la chaux et l'albumine à l'aide de acide oxalique et du tanin, traitant par l'alcool et abandonnant la liqueur à elle-même. La pectine se précipite sous la forme de filaments gélatineux. C'est une matière neutre soluble dans l'eau et incristallisable. La pectine soumise à l'action prolongée des alcalis se transforme en un acide d'aspect également gélatineux, on l'appelle l'acide pectique. Ce dernier se tire ordinairement de la pulpe de carottes ou de navets. Le jus clarifié est soumis à l'action du chlorure de calcium, qui donne lieu à un précipité de pectate de chaux, d'où, par l'acide chlorhydrique, on déduit l'acide pectique.

Pectiné, du latin pecten, pubis. - Nom donné à un muscle de la partie supérieure et interne de la cuisse. Il est aplati, triangulaire, et s'étend du pubis et de l'éminence ileo-pectinée, au-dessous du petit trochanter; c'est le sus-pubio-fémoral de Chaussier. Il sert à la flexion de la cuisse sur le bassin.

Pectoral, -ale , qui a rapport à la poitrine; du génitif latin pectoris, poitrine. - Ainsi, en anatomie, on dit région pectorale, cavité pectorale. Deux muscles sont particulièrement désignés par cette épithète :

1° Le Grand Pectoral (Sterno-huméral de Chaussier), situé à la partie antérieure du thorax et de l'aisselle; triangulaire, aplati, large en dedans, étroit et épais en dehors. Il s'attache, en forme d'éventail, à la moitié interne de la clavicule, à la partie moyenue de la face antérieure du sternum et aux cartilages des six premières côtes; de ces différents points, il descend en se rétrécissant et s'épaississant pour aller s'attacher au bord antérieur de la gouttière bicipitale de l'humérus. Lorsque le bras est pendant; il le porte en dedans; s'il est élevé, il l'abaisse et le porte en dedans; il lui imprime aussi un mouvement de rotation en dedans.

2° Le Petit Pectoral (Costo-coracoïdien de Chaussier), plus petit et plus mince, moins large et de même forme; il s'étend de l'apophyse coracoide aux trois côtes qui suivent la première ou la seconde. Il porte l'apophyse coracoïde et par conséquent l'épaule en avant et en bas. Quand l'omoplate est fixé, il soulève les côtes.

En zoologie, on dit que les mamelles sont pectorales, lorsqu'elles correspondent Ă  la poitrine, comme cela a lieu chez l'humain; ainsi, les singes, les chauves-souris, les Ă©lĂ©phants, etc., ont deux mamelles pectorales; les galĂ©opithèques en ont quatre. Les poissons ont, pour la plupart, des nageoires pectorales.  - Cuvier a donnĂ© le nom de Pectorales pĂ©diculĂ©es Ă  sa Treizième famille des Poissons acanthoptĂ©rygiens; elle comprend les genres Baudroie et BatracoĂŻdes.

Pédalé. - Se dit des feuilles dont le pétiole commun est divisé à son sommet en deux branches divergentes, qui portent un rang de folioles sur leur côté intérieur, comme dans plusieurs hellébores et dans l'arum dracunculus.

Pédicule, en latin pediculus, petit pied. - Ce mot s'applique à toute partie d'une plante qui en supporte une autre et qui est plus mince ou plus grêle qu'elle; ainsi les boutons de l'aune, les urnes des mousses, etc., sont supportés par des pédicules; mais ce nom s'emploie plutôt pour désigner la partie qui soutient le chapeau des Champignons.

Pédieux, -euse, qui appartient au pied. - Artère pédieuse, c'est la continuation de l'artère-tibiale antérieure; du cou-de-pied à l'extrémité postérieure du premier os métatarsien, là, elle pénètre dans le premier espace interosseux et gagne la plante du pied où elle s'anastomose avec l'artère plantaire interne. - Muscle pédieux; situé à la région dorsale du pied, aplati, mince, triangulaire, il fournit un tendon à la première phalange du gros orteil, et aux deuxième et troisième des trois orteils suivants. En arrière, il s'attache au calcanéum et au ligament qui l'unit à l'astragale. Il étend les quatre orteils et les dirige en dehors.

Pédipalpe. - Appendices sensoriels et préhensiles présents chez de nombreux arthropodes. Les pédipalpes sont situés près de la bouche et sont généralement composés de plusieurs segments articulés. Les pédipalpes sont souvent équipés de nombreux petits poils sensoriels, appelés setae, qui leur permettent de détecter les vibrations, les mouvements et les stimuli environnementaux. Cela aide les arthropodes à détecter la présence de proies, de prédateurs ou d'autres objets dans leur environnement. Les pédipalpes sont utilisés pour manipuler les aliments, notamment pour les saisir, les broyer ou les transporter vers la bouche. Chez certaines araignées, les pédipalpes sont modifiés en de longues structures semblables à des pinces qui aident à capturer et à immobiliser les proies. Chez de nombreux arthropodes, les pédipalpes mâles sont impliqués dans le transfert du sperme vers la femelle lors de l'accouplement. Chez les araignées mâles, par exemple, les pédipalpes sont souvent modifiés en structures complexes, appelées bulbres copulateurs, qui sont utilisées pour transférer le sperme à la femelle.

PĂ©doncule. - En botanique, organe allongĂ©, supportant un autre organe.  En anatomie, nom donnĂ© Ă  certaines protubĂ©rances du cerveau. - En zoologie, on nomme ainsitoute pièceou tige reliant une partie Ă  une autre, un organe Ă  un autre.

Peigne. - Ce terme peut désigner une lamelle cornée et dentelée existant chez les scorpions à la base de la dernière paire de pattes de chaque côté de l'orifice génital et qui remplit probablement les fonctions d'organes de tact.

Peignes de scorpion.
p, p, Peignes de scorpion.

On donne également le nom de peigne à un organe spécial de l'oeil des oiseaux, prolongement de la choroïde traversant la rétine et s'étendant obliquement à travers le corps vitré jusqu'au cristallin.

Oeil d'un oiseau de proie nocturne.
Oeil d'un oiseau de proie nocture.
p, peigne.

Pelage. - Selon une définition étroite, le pelage est la couleur principale du poil de certains animaux. Mais en sens plus général, on entend par ce mot la peau des mammifères, revêtue de poils; en effet, on dit : l'hermine, la marte ont le pelage fin et soyeux; le cerf l'a de couleur fauve; la panthère l'a parsemé d'anneaux noirs sur un fond fauve, le tigre l'a marqué de larges bandes noires, etc.

Pelté. - Ce terme s'applique à tout organe inséré à la partie qui le supporte par sa face inférieure et non par un point de sa circonférence, comme cela a lieu dans la plupart des cas. Ainsi les feuilles sont peltées dans la capucine, le ricin, l'hydrocotyle, etc. On peut dire aussi que le stigmate très élargi de la petite pyrole, du sarracenia, etc., est pelté.

Pelvien, enne,  du latin pelvis, bassin, qui, a rapport au bassin. - La cavitĂ© pelvienne ou le bassin; les membres pelviens sont les membres infĂ©rieurs ou abdominaux. Chaussier a donnĂ© le nom d'artère pelvienne Ă  l'iliaque interne.

PelvisBassin.

Pénis = verge. - Chez les mammifères, c'est l'organe mâle de la copulation.

Pennée, Pinnée. - Adjectif par lequel, on désigne, les feuilles composées de folioles disposées de chaque côté d'un pétiole commun. Telle, est la feuille du robinier (faux acacia).

Pennes, en latin, penna, grande plume. - Nom donné par les ornithologistes, aux grandes plumes, des membres antérieurs (ailes) des oiseaux et à celles qui sont implantées sur le croupion et qui forment la queue.

Pennule ou Pinnule. - Nom donné à chacune des divisions ou folioles d'une feuille composée.

Pentose (sucre). - Classe de glucides qui se composent de cinq atomes de carbone. Ils sont souvent impliqués dans des processus biologiques essentiels tels que la production d'énergie, la synthèse de l'ADN et de l'ARN, ainsi que dans la formation de coenzymes et d'autres composés importants pour le métabolisme cellulaire. Les deux sucres pentoses les plus importants sont le ribose et le désoxyribose.

• Le ribose est un constituant essentiel des nucléotides de l'ARN (acide ribonucléique). Il est également présent dans d'autres molécules biologiques telles que le coenzyme A, le FAD (flavine adénine dinucléotide) et le NAD (nicotinamide adénine dinucléotide).

• Le désoxyribose est similaire au ribose, mais il manque d'un groupe hydroxyle (-OH) sur le deuxième carbone, ce qui lui donne son nom de désoxy-. Le désoxyribose est un constituant essentiel des nucléotides de l'ADN (acide désoxyribonucléique).

Pépins. - On donne vulgairement ce nom aux graines qui se trouvent logées dans la chaire de certains fruits, tels que les poires, les pommes, les groseilles, le raisin, etc.

Péponide, du grec pepôn, melon. - On nomme ainsi, parmi les fruits syncarpés' indéhiscents, une sorte de baie qui, suivant de Mirbel, est divisée intérieurement en plusieurs loges par un placentaire rayonnant, portant les graines vers la circonférence du fruit et se détruisant souvent au centre à la maturité. Suivant Alph. de Candolle, la Péponide résulte de plusieurs carpelles verticillés, indéhiscents, à bords non rentrants, formant un fruit uniloculaire, charnus, à placentas pariétaux. Ses graines sont nombreuses et entourées d'une pulpe abondante. Elle est globuleuse dans les melons, la bryone; oblongue dans le concombre cultivé; lagéniforme, c'est-à-dire en forme de bouteille, dans la courge gourde; fusiforme, c'est-à-dire en forme de fuseau, dans le concombre d'Égypte; courbée dans le concombre serpentin (cornichon), etc.

Pepsine. - Substance que l'on rencontre dans le suc gastrique et à laquelle les physiologistes attribuent une part très importante dans la digestion stomachale. On isole la pepsine en versant de l'alcool sur du suc gastrique préalablement concentré dans le vide. La pepsine se précipite à l'état de matière amorphe.

Peptide. - Molécule composée de deux ou plusieurs acides aminés liés par des liaisons peptidiques. Les peptides sont généralement constitués de moins de 50 acides aminés. Les peptides peuvent agir en tant que neurotransmetteurs, hormones, enzymes, facteurs de croissance, agents antimicrobiens, modulateurs du système immunitaire, etc. Certains peptides ont également des propriétés pharmacologiques. Les peptides varient en taille, allant de quelques acides aminés à plusieurs dizaines d'acides aminés. Les peptides de petite taille sont souvent appelés oligopeptides, tandis que ceux de plus grande taille peuvent être appelés polypeptides. Ces molécules peuven être synthétisées par l'organisme lui-même (peptides endogènes) ou introduits de l'extérieur, par exemple par l'alimentation (peptides exogènes). De nombreux peptides endogènes sont produits dans le corps en réponse à des stimuli physiologiques spécifiques.

Peptidique (liaison). - Liaison formĂ©e entre le groupe amine (NH2) d'un acide aminĂ© et le groupe carboxyle (COOH) d'un autre acide aminĂ©, libĂ©rant une molĂ©cule d'eau (rĂ©action de dĂ©shydratation). 

Peptone. - Hdrolysat partiel de protéines utilisé comme source de nutriments dans les milieux de culture bactérienne, microbiologique et cellulaire. Il est produit par la digestion enzymatique des protéines, généralement de sources telles que la caséine du lait, la viande ou le soja. Lorsque les protéines sont digérées par des enzymes protéolytiques telles que la pepsine ou la trypsine, elles sont décomposées en peptides de différentes longueurs et en acides aminés. Le mélange résultant de peptides et d'acides aminés est ce que l'on appelle le peptone. Le peptone est utilisé dans les milieux de culture pour fournir aux micro-organismes des sources de carbone, d'azote, de vitamines et de minéraux essentiels à leur croissance et à leur prolifération. Il peut être utilisé comme ingrédient de base dans de nombreux milieux de culture différents, et sa composition peut varier selon les besoins spécifiques des micro-organismes cultivés. En microbiologie, le peptone est souvent utilisé dans des milieux tels que le bouillon nutritif, la gélose nutritive et d'autres milieux de culture générale. Il est également utilisé dans la préparation de milieux sélectifs et différenciels pour la culture et l'identification de micro-organismes spécifiques.

Perfolié. - Se dit des feuilles dont le limbe est traversé par la tige (ex. : chlora perfoliata).

Perforant, -ante. - Adiectif par lequel on désigne certaines parties du corps; ainsi : les artères perforantes de la cuisse sont des branches de la crurale qui s'engagent à travers les ouvertures du muscle grand adducteur. Les artères perforantes de la main se détachent de l'arcade palmaire profonde et s'enfoncent dans les espaces interosseux. Les artères perforantes du pied naissent de l'arcade plantaire. - On appelle muscles perforants ceux dont les tendons passent dans l'écartement des fibres d'autres muscles : tels sont les fléchisseurs profonds des doigts et des orteils.

Périanthe, du grec peri, autour, et anthos, fleur. - Terme employé par Linné pour désigner les calices et les involucres. D'autres botanistes l'ont appliqué à l'ensemble des enveloppes florales, qu'elles soient simples ou doubles ou réduites à l'état d'écailles accompagnant les organes sexuels. Mirbel et R. Brown ont restreint la signification de ce terme, en l'appliquant seulement aux enveloppes florales qui, dans les monocotylédones, semblent être de même nature et dans lesquelles Jussieu ne reconnaissait qu'un calice, comme dans le lis dont les enveloppes se composent de 6 pièces colorées. Aujourd'hui, on reconnaît deux verticilles, l'un externe qui est le calice composé de 3 sépales, l'autre interne qui est la corolle formée de 3 pétales. Dans les plantes apétales, le périanthe, qui ne se compose par conséquent que du calice a été nommé périgone, terme qui, depuis, a été admis par plusieurs botanistes.

PĂ©ricarde, Pericardium. - Membrane fibro-sĂ©reuse composĂ©e de deux feuillets, qui enveloppe le coeur et une partie des gros vaisseaux. Son feuillet externe fibreux est dense, Ă©pais, il s'unit en dehors aux parois du mĂ©diastin; en dedans il adhère au feuillet sĂ©reux ou interne; celui-ci constitue un sac sans ouverture, comme toutes les sĂ©reuses; sa surface lisse et libre est en contact avec elle-mĂŞme et sans cesse lubrifiĂ©e par un fluide qui permet le glissement facile, propre Ă  favoriser les mouvements du coeur. Les artères du pĂ©ricarde, très petites, proviennent des thymiques, des bronchiques, des oesophagiennes, etc. 

Péricarpe , du grec peri, autour, et carpos, fruit. - C'est toute la partie du fruit qui n'appartient pas à la graine et qui enveloppe celle-ci. Ainsi dans la noix (fruit du noyer) le brou et la coquille ou bois qui entourent la graine constituent le péricarpe. Comme dans la feuille dépliée qui forme le carpelle, lequel devient le fruit, on reconnaît trois couches dans le péricarpe. Dans la pomme, par exemple, la peau ou partie extérieure qu'on enlève est l'épicarpe (épi = sur), la chair que l'on mange est le mésocarpe (mésos = qui est au milieu); enfin, les parties cartilagineuses qui enveloppent immédiatement les pépins constituent l'endocarpe (endos = en dedans). - Ces différentes parties sont loin de présenter le même développement dans tous les fruits. Ainsi le péricarpe du baguenaudier a conservé sa ressemblance avec la feuille; il est membraneux; ses parties intérieure et extérieure, et celle qui existe entre les deux, représentent les trois couches énumérées ci-dessus. - Comme le mésocarpe est presque toujours la chair des fruits, Richard l'a nommé sarcocarpe (sarcos = chair, pulpe), mais ce terme ne peut pas s'appliquer, par conséquent, aux fruits herbacés à cause de son étymologie. Le péricarpe est simple lorsque sa cavité ne se compose que d'une seule loge, comme dans la cerise, la pêche, l'amande. D'autres fois il est partagé en deux, trois, etc., ou un assez grand nombre de loges. Ces séparations portent le nom de cloisons. (G-s.).

Périchondre, du grec peri, par-dessus, et chondros, cartilage. - Membrane fibreuse qui recouvre les cartilages et qui est semblable au périoste, dont elle diffère seulement par une vascularité moins prononcée.

Péricline, du grec peri, autour, et cliné, lit. - Nom donné parfois à l'involucre des fleurs dans la famille des Composées.

Périderme. - Tissu externe qui se forme chez les plantes ligneuses pour protéger leurs parties aériennes des dommages mécaniques, de la déshydratation et des infections. Il est constitué de plusieurs couches de cellules mortes, principalement des cellules de suber ou de liège, qui sont imperméables à l'eau et à l'air. Le périderme se développe à partir du phellogène, un méristème de revêtement situé dans le cortex sous-jacent. Le phellogène produit à la fois des cellules de suber vers l'extérieur et des cellules phellodermiques vers l'intérieur. Les cellules de suber sont riches en subérine, une substance imperméable qui forme une barrière protectrice contre la perte d'eau, les infections et les dommages. Les cellules phellodermiques, situées du côté interne du périderme, restent vivantes et contribuent au métabolisme et au soutien de la plante. Le périderme remplace généralement l'épiderme primaire chez les plantes ligneuses à mesure qu'elles vieillissent et que leur tige ou leur tronc s'épaissit. Il est également présent sur les racines des plantes ligneuses, où il protège les racines de l'environnement extérieur. Chez de nombreuses espèces d'arbres, le périderme forme l'écorce, la couche externe du tronc et des branches, qui peut être épaisse et rugueuse chez les arbres matures. L'écorce peut jouer un rôle important dans la régulation thermique, la protection contre les incendies, les herbivores et les pathogènes, ainsi que dans le stockage de nutriments et d'eau.

Péridion. - On donne ce nom à une enveloppe fibreuse ou membraneuse qui recouvre les organes reproducteurs de certaines familles de Champignons, telles que les Lycoperdacées, les Hypoxylées et quelques Mucedinées. Dans les moisissures (végétations qui appartiennent à cette dernière famille), le Peridiurn ou Péridion est formé par la simple dilatation du filament. Dans les Lycoperdacées, cet organe est composé de filaments entre-croisés qui forment deux couches distinctes (péridion externe et péridion interne).

Périgone, Périgonium, du grec peri, autour, et gonê, organes sexuels. - Nom donné par Ehrhardt et adopté par Candolle à l'enveloppe des organes sexuels dans les plantes, principalement dans les mousses

Périgyne, du grec, peri, autour, gyné, pistil : autour de l'ovaire. - Terme s'appliquant à l'insertion de la corolle et des étamines. Si l'on prend une fleur d'abricotier ou une rose simple et qu'on en fasse une coupe longitudinale, on voit les étamines insérées sur la face interne du calice et au-dessus du point d'attache du pistil; elles sont alors périgynes. Ce caractère a fourni à A.-L. de Jussieu d'importantes divisions dans les classes de sa méthode de classification. Il se retrouve dans des familles tout entières, presque sans exception, comme dans les Rosacées, les Cactées, les Ombellifères, les Cucurbitacées, etc.

Périlymphe. - Liquide qui remplit la cavité située entre la membrane cochléaire et la paroi osseuse de la cochlée. Cette cavité est appelée canal cochléaire. La périlymphe est un liquide similaire au liquide céphalorachidien qui remplit le cerveau et la moelle épinière. Elleest séparée du liquide endolymphatique, qui remplit la partie interne de la cochlée, par la membrane de Reissner. Cette membrane est semi-perméable, ce qui permet des échanges d'ions entre la périlymphe et l'endolymphe. Ces échanges ioniques sont importants pour la fonction auditive, car ils contribuent à la transmission des signaux sonores à travers les cellules sensorielles de l'oreille interne. La composition ionique de la périlymphe est similaire à celle du liquide extracellulaire dans d'autres parties du corps, avec une concentration élevée de sodium et une concentration plus faible de potassium. Ces gradients ioniques sont essentiels pour la polarisation des cellules sensorielles de l'oreille interne, ce qui permet la transduction des signaux sonores en signaux électriques qui sont ensuite transmis au cerveau via le nerf auditif.

Périmysium. - Couche de tissu conjonctif dense qui entoure et sépare les faisceaux de fibres musculaires individuelles appelés fascicules. Le périmysium contient des vaisseaux sanguins, des nerfs et des cellules de soutien qui fournissent des nutriments et de l'oxygène aux fibres musculaires et transmettent les signaux nerveux nécessaires à la contraction musculaire. La principale fonction du périmysium est de fournir une structure de soutien et de protection aux fibres musculaires tout en facilitant la transmission des signaux nerveux et la circulation sanguine. Il permet également une organisation efficace des fibres musculaires en fascicules, ce qui favorise une contraction musculaire coordonnée et efficace. Le périmysium travaille en collaboration avec d'autres composants tels que l'épimysium (qui entoure l'ensemble du muscle) et l'endomysium (qui entoure chaque fibre musculaire individuelle) pour assurer la fonctionnalité et l'intégrité des muscles squelettiques.

Périnée. - C'est, dans l'espèce humaine, la région inférieure du tronc; limitée en arrière par l'anus, elle présente à sa partie moyenne une ligne médiane nommée raphé, qui la traverse d'avant en arrière.

Périodonte. - Ensemble de tissus de soutien entourant et soutenant les dents dans la cavité buccale. Il comprend notamment : la gencive, le ligament parodontal, le cément et l'os alvéolaire.

Périoste, du grec peri,autour, et ostéon, os. - Membrane- fibreuse, blanche, résistante, qui enveloppe les os de toute part, excepté aux insertions-musculaires et aux articulations. encroûtées de cartilages; au niveau de ces dernières, il se confond avec les ligaments qui les unissent, passe de l'un à l'autre, et donne ainsi au squelette une véritable continuité par le système fibreux. Sa face interne est unie à l'os sous-jacent au moyen d'une multitude de minuscules vasculaires fournissant un liquide qui passe à l'état de cartilage, et, enfin, de tissu osseux. Il joue par là un rôle important dans l'ossification et la nutrition des os, ainsi que l'ont d'abord montré Troja, Duhamel-Dumonceau, Béclard, Cruveilhier, et après eux Flourens.

Périsperme, du grec peri = autour, et sperma = graine. - Nom donné par Jussieu à une partie de la graine. Il est synonyme d'endosperme, terme plus souvent adopté (Albumen).

Péristaltique (mouvement), du grec peristellô, je comprime. - On appelle ainsi le mouvement par lequel s'opère le resserrement successif des diverses portions de l'intestin, par suite de la contraction de la membrane-musculaire; ce mouvement a pour effet de pousser dans le même sens les matières alimentaires, depuis le pylore jusqu'à l'anus. On lui donne aussi le nom de péristole, qui a la même étymologie. Le mouvement est dit antipéristaltique lorsque le resserrement a lieu dans un sens inverse.

Péristaphylin, du grec peri, autour, et staphylé, raisin, et par extension la luette. - Nom donné à deux muscles du voile du palais. - Péristaphylin externe ou inférieur : il est mince, aplati, s'attache en haut à l'apophyse ptérigooïde et à la trompe d'Eustache; en bas à l'os palatin et au voile du palais. - Péristaphylin interne ou supérieur. il s'étend de la portion pierreuse du temporal au voile du palais. Ces deux muscles tendent et relèvent le voile du palais.

Péritoine, du grec peritonaion; de peri = autour, et teinein = tendre. - Membrane séreuse qui tapisse l'intérieur des parois abdominales, servant d'enveloppe et de soutien à la presque totalité des organes contenus dans cette cavité.
Il se compose  de deux couches : le pĂ©ritoine viscĂ©ral, qui est en contact direct avec les organes abdominaux, et le pĂ©ritoine pariĂ©tal, qui tapisse la paroi interne de la cavitĂ© abdominale. L'espace entre ces deux couches contient une petite quantitĂ© de liquide pĂ©ritonĂ©al pour rĂ©duire la friction lors des mouvements des organes abdominaux.

PĂ©ristome, du grec peri, autour, et stoma, bouche. - Quand on traite des Mousses, on appelle PĂ©ristome externe le bord libre du feuillet externe de l'urne, et PĂ©ristome interne celui du feuillet interne.

Périsystole, du grec péri, autour, et systolé, contraction. - Nom donné à l'intervalle qui sépare la diastole de la systole dans les contractions du coeur.

Perle, du bas latin pirula = petite poire). - Corps dur, brillant, nacrĂ© et rond, qui se forme dans l'intĂ©rieur de certains coquillages, particulièrement des huĂ®tres perlières, mulettes, etc. . Les perles. que l'on a d'abord supposĂ©est formĂ©es par un dĂ©pĂ´t  de nacre autour d'un noyau dur, sont dues en rĂ©alitĂ© Ă  une excitation parasitaire (acarien ou douve). contre laquelle se dĂ©fend le mollusque. La perforation de la coquille ou l'introduction d'un corps Ă©tranger provoquent le mĂŞme rĂ©sultat; c'est ainsi qu'on trouve aujourd'hui dans le commerce des perles obtenues par culture, en provoquant chez divers mollusques la formation de perles par l'introduction d'un grain de nacre. Les mollusques qui donnent des perles sont surtout des lamellibranches (mulette perlière, anodontes, moules et autres bivalves des eaux douces et salĂ©es), mais c'est l'huĂ®tre perlière (mĂ©lĂ©agrine), rĂ©pandue de la mer Rouge Ă   la PolynĂ©sie, qui fournit les plus belles.

Permien. - Dernière période géologique du Paléozoïque, précédant le début du Mésozoïque (l'ère des dinosaures). Cette période s'étende d'il y a environ 299 à 251 millions d'années. Le Permien a vu la diversification des premiers reptiles et le développement de caractéristiques qui ont finalement conduit à l'émergence des dinosaures et d'autres groupes de reptiles. Certains groupes d'insectes ont atteint des tailles étonnamment grandes. Les plantes à graines, comme les conifères, ont continué à se diversifier, contribuant à la formation de forêts denses et de vastes marécages. À la fin du Permien, il y a eu une extinction massive connue sous le nom d'extinction Permien-Trias, l'une des plus grandes extinctions de masse de l'histoire de la Terre, où environ 96% des espèces marines et de nombreux groupes terrestres ont disparu.

Péroné, du grec peronè = agrafe). - Os long et grêle, situé à la partie externe de la jambe. Le péroné placé parallèlement au tibia, dont il est séparé par l'espace interosseux, forme avec lui le squelette de la jambe.

Péronier, -ère, qui a rapport au péroné.

 L'artère pĂ©ronière, nĂ©e de la poplitĂ©e, descend obliquement en dehors sur le bord interne du pĂ©ronĂ© jusqu'au tiers infĂ©rieur de la jambe. SituĂ©e d'abord sur le jambier postĂ©rieur, puis dans son Ă©paisseur, et couverte par le flĂ©chisseur du gros orteil, le solĂ©aire et les jumeaux, elle donne des rameaux aux muscles de la jambe; arrivĂ©e Ă  ce point, elle se divise en, deux branches, l'une postĂ©rieure et l'autre antĂ©rieure, qui se distribuent Ă  toute la rĂ©gion externe infĂ©rieure de la jambe et au pied.

Les Muscles péroniers sont au nombre de trois : 1° le grand péronier ou long péronier latéral (péronéo-soustarsien de Chaussier) s'étend d'abord de la partie supérieure externe du péroné à la partie postérieure dé la malléole externe et de là à la partie postérieure du premier métatarsien. Il étend le pied sur la jambe en élevant la pointe en dehors; 2° le moyen péronier ou court péronier latéral (grand péronéo-sus- métatarsien, Chauss.) s'étend de la face externe du péroné à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Il étend le pied sur la jambe en élevant un peu son bord externe; 3° le petit péronier ou péronier antérieur (petit péronéo-sus-métatarsien, Ch.) se porte du tiers inférieur de la face interne du péroné à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien. Il a les mêmes usages que le précédent. (F.-N.).

Perroquets. - On désigne communément sous le nom de perroquets les psittaciformes de grande taille (tels que cacatoès, aras, loris, amazones, nestors). Les psittaciformes plus petits sont appelés pérruches.

Perruche. - Nom vulgaire d'une quantité d'oiseaux de taille moyenne ou petite, appartenant à la famille des psittaciformes : il s'agit de la plupart des petits perroquets, en laissant celui de loris aux espèces des Moluques et de la Nouvelle-Guinée. Les perruches américaines sont en général des conurus et des psittacula; les australiennes, des Melopsittacus, euphema, lathamus; les africaines et indiennes, des palaeornis, etc.

Persistant, -ante. - On appelle ainsi les parties des plantes qui se maintiennent un temps assez long sur le végétal; ainsi : les feuilles du pin, du lierre, qui restent plus d'une année, sont persistantes; le calice, qui subsiste après la floraison, comme dans le rhinante, est persistant; la corolle est persistante dans la campanule, parce qu'elles se dessèche sans se détacher après la fécondation, etc.

Pétale, du celtique pe, article, et dalen, feuille. - Nom donné aux parties dont l'ensemble forme la corolle. Les pétales peuvent être libres ou plus ou moins soudés; dans le premier cas, comme dans le pavot, la corolle est dialypétale (terme remplaçant celui de polypélale) dans le second, comme dans le tabac, la digitale, la corolle est gamopétale (= monopétale de Tournefort). Quand ou considère isolément un pétale, dans l'oeillet, par exemple, on distingue deux parties essentielles; à la base, la portion rétrécie est l'onglet; à la partie supérieure élargie est la lame. Quelquefois cet onglet, est très peu apparent et même nul dans les roses ou les pétales sont dits sessiles, tandis que dans l'oeillet, l'arabette des Alpes, etc., ils sont onguiculés. - Les pétales sont entiers comme dans le camélia ou échancrés comme dans beaucoup de caryophyllées; dans la mauve, etc., ou dentés ou frangés, dans certains oeillets. Dans la morgeline ou mouron de oiseaux (Stellaria media, ViII.), le limbe ou lame est bifide, c'est-à-dire qu'il est séparé en deux parties jusqu'à l'onglet. Les pétales sont encore réguliers ou irréguliers.(G-s.).

PĂ©tiole. - On nomme ainsi dans la feuille la partie infĂ©rieure rĂ©trĂ©cie qui lui sert de support. Les feuilles auxquelles le pĂ©tiole manque, comme dans la menthe sauvage, sont sessiles. Dans certains cas, le pĂ©tiole est articulĂ©, c'est-Ă -dire qu'Ă  son point d'attache, il prĂ©sente soit un bourrelet, soit un Ă©tranglement, en un mot, une articulation oĂą il se disjoint naturellement Ă  l'aide d'un lĂ©ger effort; telles sont les feuilles du marronnier d'Inde, du noyer; aussi tombent-elles spontanĂ©ment pendant l'automne. Celles du chĂŞne, au contraire, ne sont pas articulĂ©es et se flĂ©trissent, se dessèchent sur l'arbre sans tomber. On considère en gĂ©nĂ©ral, comme feuilles composĂ©es, celles qui sont articulĂ©es; c'est un caractère dont se servent les botanistes pour les distinguer des feuilles simples. Dans certains cas oĂą la diffĂ©rence serait difficile Ă  Ă©tablir (dans l'Ă©pine-vinette), les feuilles semblent ĂŞtre simples au premier abord, mais leur articulation fait reconnaĂ®tre qu'elles sont composĂ©es. Le pĂ©tiole  varie en longueur et en Ă©paisseur. Il peut ĂŞtre cylindrique, ou creusĂ© en gouttière et engainant comme dans les graminĂ©es. Le pĂ©tiole n'est pas toujours une partie rĂ©trĂ©cie, quelquefois il est dilatĂ© et prend diverses formes. (G.-s.).

PhageBactériophage.

Phagocytose.  Action propre Ă  certaines cellules (par exemple les leucocytes) ou Ă  certains micro-organismes (amibes, notamment), capables d'englober et de digĂ©rer des particules de matière prĂ©sentes dans leur milieu. La phagocytose intervient dans un grand nombre de phĂ©nomènes physiques et morbides. Les phagocytes dĂ©truisent les vieux globules rouges, rĂ©sorbent les exsudats; ils affluent vers les points enflammĂ©s, et constituent de la sorte une barrière protectrice. Ils ingèrent et dĂ©truisent les microbes pathogenes, et fixent en partie leurs toxines. Ils jouent un rĂ´le important dans l'Ă©volution individuelle, puisque ce sont eux qui, dans la mĂ©tamorphose des insectes et des batraciens, dĂ©vorent les tissus larvaires appelĂ©s Ă  disparaĂ®tre.

Phagothérapie. - Traitement des maladies bactériennes à l'aide de bactériophages spécifiques à une bactérie particulière.

Phalange. - Nom donné à chacun des petits os qui forment les doigts* et les orteils; ils sont au nombre de trois à chaque doigt ou orteil, le pouce seul n'en a que deux. Ils sont distingués par leur ordre numérique en comptant de la base vers l'extrémité de chaque doigt. Chaussier, en suivant le même ordre, les a nommés phalanges, phalangines et phalangettes.

PhanĂ©rogames, du grec phaneros = visible, et gamos =  mariage). -  Division du règne vĂ©gĂ©tal, comprenant les plantes dont les organes de reproduction sont apparents , par opposition aux cryptogames. Les planĂ©rogames  sont les plantes Ă  fleurs.

Pharynx. - Conduit musculo-membraneux qui fait suite à la bouche (dont le sépare le voile dlu palais) et se continue par l'oesophage. Appendu à la base du crâne, situé en avant des cinq premières vertèbres cervicales, le pharynx est longé sur les côtés par les gros vaisseaux du cou (carotides, jugulaires) et par des nerfs très importants (glosso-pharyngien, spinal, pneumo-gastrique, grand hypoglosse, grand sympathique). On peut diviser le pharynx en trois parles ; le pharynx supérieur ou naso-pharynx, le pharynx buccal ou arrière-bouche, et le pharynx inférieur ou oesophagien. Le pharynx donne passage aux aliments et à l'air de la respiration; il joue son rôle dans la phonation en renforçant les harmoniques du son glottique, et surtout dans la déglutition.

Phelloderme. - Couche de cellules vivantes qui se trouvent entre le phellogène (cambium suberifère) et le cortex interne. Ces cellules peuvent jouer un rôle dans le stockage de nutriments ou dans le transport des substances dans la plante.

Phellogènecambium suberifère. - Tissu méristématique (méristème) présent dans la couche périphérique de certaines plantes, en particulier les plantes ligneuses. Il est responsable de la formation du liège, qui constitue l'écorce externe protectrice des tiges, des branches et des racines des plantes ligneuses en croissance. Le phellogène est constitué de cellules méristématiques spécialisées qui produisent activement des cellules de liège vers l'extérieur et des cellules phellodermiques vers l'intérieur. Les cellules de liège sont riches en subérine, une substance imperméable qui confère au liège ses propriétés protectrices contre les dommages mécaniques, les infections et la perte d'eau. Les cellules phellodermiques restent vivantes et contribuent au métabolisme et au soutien de la plante. La formation du liège par le phellogène est un processus continu qui se produit au fur et à mesure que la plante grandit en diamètre. Au fil du temps, les couches successives de liège formées par le phellogène constituent l'écorce externe de la plante, qui protège les tissus internes des facteurs environnementaux et des agressions extérieures.

PhĂ©notype . - Ensemble des caractĂ©ristiques et des traits observables d'un individu, rĂ©sultant de l'interaction entre son gĂ©notype ( = son patrimoine gĂ©nĂ©tique) et l'environnement. Il englobe les caractĂ©ristiques physiques, physiologiques, comportementales, cognitives et toutes autres manifestations apparentes d'un individu (ex. :  la couleur des yeux, la couleur des cheveux, la taille, la forme du corps, les maladies, les comportements, etc. ). Ces caractĂ©ristiques peuvent ĂŞtre influencĂ©es par des facteurs gĂ©nĂ©tiques, mais Ă©galement par des facteurs environnementaux tels que l'alimentation, l'exercice, l'exposition aux toxines, etc. En gĂ©nĂ©tique, l'Ă©tude du phĂ©notype est cruciale pour comprendre comment les gènes influent sur les caractĂ©ristiques observables des organismes et comment les facteurs environnementaux peuvent interagir avec ces gènes pour produire une grande variĂ©tĂ© de phĂ©notypes. Cette interaction entre le gĂ©notype et l'environnement est souvent reprĂ©sentĂ©e par le concept de l'expression gĂ©nique et de la plasticitĂ© phĂ©notypique.

PhĂ©nylalanine. - Acide aminĂ© essentiel. Elle est considĂ©rĂ©e comme un acide aminĂ© aromatique car sa structure chimique contient un anneau benzĂ©nique. La phĂ©nylalanine est un composant des protĂ©ines et joue Ă©galement un rĂ´le dans la synthèse de certains neurotransmetteurs dans le cerveau, comme la dopamine, la noradrĂ©naline et l'adrĂ©naline. 

Phéromones. - Substances chimiques produites notamment les animaux et les insectes, qui agissent comme des signaux de communication entre individus de la même espèce. Les phéromones sexuelles sont sécrétées par les individus pour attirer les partenaires sexuels de la même espèce et signaler leur disponibilité pour la reproduction. Ces phéromonesinterviennent dans l'attraction des partenaires, la synchronisation des cycles reproducteurs et la reconnaissance des membres de la même espèce. Les phéromones peuvent également être impliquées dans l'organisation sociale des groupes d'animaux, en aidant à établir des hiérarchies sociales, à marquer les territoires et à coordonner les comportements de groupe. Certains animaux utilisent des phéromones pour signaler le danger aux autres membres de leur espèce, déclenchant ainsi des réponses de fuite ou de défense. Les phéromones peuvent aussi jouer un rôle dans la communication entre parents et enfants, par exemple en aidant les nouveau-nés à reconnaître leur mère ou à trouver le mamelon pour téter. Chez les humains, il existe des indications suggérant que les phéromones peuvent également jouer un rôle subtil dans certains aspects du comportement et de la communication, bien que leur action ne soit pas aussi prononcée que chez d'autres animaux. Les phéromones sont détectées par les organes sensoriels spécialisés des animaux, tels que les antennes chez les insectes ou l'organe de Jacobson chez de nombreux mammifères. Une fois détectées, les phéromones déclenchent des réponses comportementales spécifiques chez les individus récepteurs, variables selon le type de phéromone et dl'espèce animale concernée.

Phloème. - Tissu végétal vivant qui fait partie du système vasculaire des plantes et estresponsables du transport des éléments nutritifs produits par la photosynthèse depuis les feuilles vers les autres parties de la plante, telles que les racines, les tiges et les organes de stockage. Le phloème est composé de cellules spécialisées appelées cellules criblées, qui sont reliées entre elles par des structures appelées plaques criblées. Ces cellules criblées sont associées à des cellules compagnes, qui aident au transport des éléments nutritifs à travers le phloème. Le transport dans le phloème se fait principalement par un processus appelé transport par masse ou flux de pression. Ce processus implique la création d'un gradient de pression hydrostatique entre les sources, où les éléments nutritifs sont produits (généralement les feuilles), et les puits, où ils sont utilisés ou stockés (comme les racines ou les organes de stockage). Les éléments nutritifs sont poussés à travers le phloème par la pression hydrostatique générée par la différence de concentration des solutés entre les sources et les puits. Les principaux éléments nutritifs transportés par le phloème comprennent les glucides (sucres), les acides aminés, les hormones et d'autres composés organiques nécessaires à la croissance et au métabolisme de la plante.

Phonation. - Processus biologique par lequel les sons sont produits dans la gorge des ĂŞtres humains et d'autres mammifères. Il s'agit de la crĂ©ation de sons par vibration des cordes vocales dans le larynx, suivie de la modulation de ces sons par les cavitĂ©s de la bouche, du nez et de la gorge pour former des sons articulĂ©s. Le processus de phonation commence lorsque de l'air est expulsĂ© des poumons Ă  travers les voies respiratoires et entre dans le larynx. Ă€ ce stade, les muscles du larynx ajustent la tension des cordes vocales, crĂ©ant une ouverture permettant Ă  l'air de passer. Lorsque l'air est expulsĂ© Ă  travers cette ouverture, les cordes vocales vibrent, produisant un son de base. Cette vibration crĂ©e une sĂ©rie de frĂ©quences harmoniques qui sont ensuite modifiĂ©es par la forme et la taille des cavitĂ©s de la bouche, du nez et de la gorge pour former diffĂ©rents sons. Les sons produits lors de la phonation sont ensuite façonnĂ©s par la langue, les lèvres et les dents pour former des paroles, des mots et des sons distincts. La phonation est contrĂ´lĂ©e par le système nerveux central, notamment par le cerveau et les nerfs qui innervent les muscles du larynx et des voies respiratoires. 

Phosphodiester (liaison). - Liaison chimique covalente qui maintient ensemble les chaînes polynucléotidiques, avec un groupe phosphate reliant deux sucres pentoses de nucléotides voisins.

Phospholipides = phosphatides. - Lipides présents dans les membranes cellulaires de tous les organismes vivants. Ces constituants majeurs des membranes sont composés de deux acides gras et d'un groupe contenant du phosphate attaché à un squelette de glycérol. On distingue ainsi :

• La tête hydrophile. - C'est la partie du phospholipide qui est soluble dans l'eau (hydrophile). Elle contient un groupe phosphate chargé, qui est relié à un glycérol ou à une molécule d'alcool. Cette partie est polaire et interagit favorablement avec l'eau.

• Les queues hydrophobes. - Ce sont les parties non polaires des phospholipides, constituées d'acides gras. Ces queues sont hydrophobes, ce qui signifie qu'elles repoussent l'eau mais interagissent favorablement entre elles. Cette caractéristique forme une barrière hydrophobe qui sépare les compartiments aqueux à l'intérieur et à l'extérieur de la cellule.

Les phospholipides qui constituent la membrane forment une double couche appelée bicouche lipidique. Dans cette bicouche, les têtes hydrophiles sont orientées vers l'extérieur, en contact avec les environnements aqueux à l'intérieur et à l'extérieur de la cellule, tandis que les queues hydrophobes sont orientées vers l'intérieur, formant une barrière imperméable aux substances hydrophiles. En plus de leur rôle structural dans les membranes cellulaires, les phospholipides agissent comme des émulsifiants dans le corps, aidant à dissoudre les graisses dans l'eau pour faciliter leur digestion et leur absorption. De plus, certains phospholipides agissent comme des précurseurs pour la synthèse de molécules de signalisation cellulaire, telles que le diacylglycérol (DAG) et l'inositol triphosphate (IP3), qui régulent divers processus cellulaires tels que la signalisation intracellulaire et le métabolisme lipidique.

Phosphorylase. - Enzyme qui catalyse la rĂ©action de phosphorylation d'une molĂ©cule en ajoutant un groupe phosphate Ă  une autre molĂ©cule. Son rĂ´le principal est de rĂ©guler le mĂ©tabolisme des glucides, en particulier la dĂ©gradation du glycogène en glucose pour fournir de l'Ă©nergie Ă  l'organisme.  Chez les humains, il existe deux formes principales de phosphorylase : la phosphorylase kinase et la glycogène phosphorylase.

• La phosphorylase kinase est une enzyme qui active la glycogène phosphorylase, ce qui déclenche la dégradation du glycogène en glucose. La phosphorylase kinase est activée par plusieurs signaux, notamment l'augmentation des niveaux d'AMP (adénosine monophosphate) et de calcium dans les cellules musculaires, qui surviennent lors d'une activité physique intense.

 â€˘ La glycogène phosphorylase est l'enzyme responsable de la dĂ©gradation du glycogène en glucose-1-phosphate. Cette rĂ©action est essentielle pour libĂ©rer du glucose dans le sang Ă  partir des rĂ©serves de glycogène stockĂ©es dans les cellules musculaires et hĂ©patiques. Chez les humains, il existe deux formes de glycogène phosphorylase : la forme musculaire (ou glycogène phosphorylase M) et la forme hĂ©patique (ou glycogène phosphorylase L), qui sont exprimĂ©es dans diffĂ©rents tissus et rĂ©gulĂ©es diffĂ©remment.

La dégradation du glycogène par la phosphorylase permet de fournir de l'énergie pendant l'exercice physique et de maintenir la glycémie dans des limites normales entre les repas

Phosphorylation. - Processus biochimique dans lequel un groupe phosphate est ajoutĂ© Ă  une molĂ©cule organique, souvent une protĂ©ine ou un composĂ© organique contenant un groupe hydroxyle (—OH). Cette rĂ©action est catalysĂ©e par des enzymes appelĂ©es kinases, qui transfèrent le groupe phosphate d'une molĂ©cule donneuse de phosphate, gĂ©nĂ©ralement l'adĂ©nosine triphosphate (ATP), Ă  la molĂ©cule accepteur. La phosphorylation est un mĂ©canisme de rĂ©gulation que l'on observe dans  la signalisation cellulaire, le mĂ©tabolisme, la transcription gĂ©nique, la division cellulaire et la rĂ©gulation de l'activitĂ© enzymatique. Les protĂ©ines phosphorylĂ©es, par exemple, peuvent changer de conformation ou d'activitĂ© en rĂ©ponse Ă  la liaison d'un groupe phosphate, ce qui peut modifier leur interaction avec d'autres protĂ©ines ou leur localisation cellulaire. Il existe deux types principaux de phosphorylation :

• La phosphorylation par transfert direct de phosphate. - Dans ce processus, une enzyme kinase transfère directement un groupe phosphate d'une molécule donneuse de phosphate, généralement l'ATP, à un résidu d'acide aminé, tel que la sérine, la thréonine ou la tyrosine, présent dans la protéine cible.

• La phosphorylation par transfert de groupe phosphate à partir d'un donneur phosphorylé. - Dans ce processus, le groupe phosphate est transféré d'une molécule phosphorylée à la protéine cible. Par exemple, dans la phosphorylation oxydative au niveau du substrat, des groupes phosphate sont transférés d'intermédiaires réactionnels phosphorylés à l'ADP pour former de l'ATP.

Photophore. - Structure bioluminescente prĂ©sente chez certains organismes marins, principalement des poissons et des cĂ©phalopodes, qui Ă©met de la lumière. Cette lumière est produite par des rĂ©actions chimiques contrĂ´lĂ©es par des enzymes spĂ©cifiques Ă  l'intĂ©rieur des photophores. Les photophores servent Ă  diffĂ©rentes fins. Certains organismes utilisent la bioluminescence de leurs photophores pour communiquer avec d'autres membres de leur espèce (signaux d'alarme,  signaux de parade nuptiale, signaux de reconnaissance entre individus). Chez certains organismes, les photophores sont utilisĂ©s pour produire des contre-Ă©clairages ou des motifs lumineux qui aident Ă  camoufler l'animal en le rendant moins visible aux prĂ©dateurs ou aux proies. Certaines espèces utilisent la bioluminescence pour attirer leurs proies. Par exemple, certaines espèces de poissons des abysses utilisent leurs photophores pour simuler des proies pour attirer d'autres poissons Ă  portĂ©e de leurs mâchoires. Dans certains cas, la bioluminescence peut ĂŞtre utilisĂ©e comme moyen de dĂ©fense contre les prĂ©dateurs. Par exemple, certains calmars et certains poissons produisent une lumière vive lorsqu'ils sont attaquĂ©s, ce qui peut dĂ©sorienter ou aveugler leurs agresseurs. Les photophores varient considĂ©rablement en taille, en forme et en disposition selon les espèces. Certains organismes peuvent avoir des photophores rĂ©partis sur tout leur corps, tandis que d'autres en ont seulement quelques-uns situĂ©s dans des zones spĂ©cifiques. La bioluminescence des photophores est souvent contrĂ´lĂ©e par des mĂ©canismes neuronaux qui peuvent ĂŞtre dĂ©clenchĂ©s par des signaux environnementaux ou internes.

Photosynthèse. - Processus par lequel les plantes utilisent l'Ă©nergie lumineuse pour produire des glucides Ă  partir du dioxyde de carbone (CO2) atmosphĂ©rique, fixĂ© grâce Ă  la chlorophylle. 

Photosystème. - Unité fonctionnelle dans les processus de photosynthèse des plantes, des algues et des cyanobactéries. Il s'agit d'un complexe protéique situé dans la membrane des thylakoïdes, les structures internes des chloroplastes chez les plantes et des cyanobactéries. Un photosystème est composé de divers pigments photosynthétiques, tels que la chlorophylle et les caroténoïdes, ainsi que de protéines associées. Il intervient dans la première étape de la photosynthèse, la capture de la lumière et la conversion de son énergie en énergie chimique sous forme d'ATP (adénosine triphosphate) et de NADPH (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate réduit). Il existe deux types principaux de photosystèmes dans les plantes et les cyanobactéries, qui se distinguent par leurs longueurs d'onde d'absorption maximales :

• Le photosystème I (PSI) a un pic d'absorption à une longueur d'onde de 700 nanomètres (nm). Il est impliqué dans la réduction du NADP+ en NADPH et est essentiel pour la production d'énergie à travers la photosynthèse.

• Le photosystème II (PSII) a un pic d'absorption à une longueur d'onde de 680 nm. Il est impliqué dans la photolyse de l'eau, libérant de l'oxygène et des électrons qui alimentent la chaîne de transport d'électrons, ainsi que dans la production d'ATP.

Le processus de photosynthèse implique généralement la coopération des deux photosystèmes. La lumière est absorbée par les pigments photosynthétiques dans les photosystèmes, provoquant la libération d'électrons, qui sont ensuite transférés le long de la chaîne de transport d'électrons, générant de l'ATP et du NADPH utilisés dans les réactions subséquentes de fixation du dioxyde de carbone et de production de sucres.

Phrénique (anatomie), du grec phren, diaphragme. - Le centre phrénique est une large aponévrose occupant la partie moyenne et postérieure du diaphragme, et d'où partent les fibres charnues qui constituent ce muscle. Quelques anatomistes ont aussi décrit sous le nom de phréniques les vaisseaux et les nerfs diaphragmatiques.

PhrĂ©niques (nerfs). - Paire de nerfs crâniens nommĂ©s d'après le muscle qu'ils innervent, le diaphragme, le principal muscle respiratoire chez les mammifères. Les nerfs phrĂ©niques contrĂ´lent les mouvements du diaphragme et sont essentiels pour la ventilation pulmonaire. Ces nerfs Ă©mergent des racines cervicales du segment C3 Ă  C5 de la moelle Ă©pinière. Ils descendent le long du cou, passant par le mĂ©diastin et le diaphragme. Ă€ leur destination, ils innervent le diaphragme, principalement en contrĂ´lant les mouvements du centre phrĂ©nique, une zone situĂ©e dans le cerveau, qui rĂ©gule le rythme respiratoire. Lorsque les nerfs phrĂ©niques sont stimulĂ©s, ils provoquent la contraction du diaphragme.  Cette contraction entraĂ®ne l'abaissement du diaphragme, ce qui augmente le volume de la cavitĂ© thoracique. L'augmentation du volume thoracique crĂ©e une pression nĂ©gative dans les poumons, ce qui permet l'entrĂ©e de l'air dans les poumons, c'est-Ă -dire l'inhalation. Lorsque les nerfs phrĂ©niques cessent d'ĂŞtre stimulĂ©s, le diaphragme se dĂ©tend et revient Ă  sa position initiale, provoquant l'expiration.

PhrĂ©niques (vaisseaux). - Artères et aux veines qui accompagnent les nerfs phrĂ©niques dans leur trajet Ă  travers le thorax et l'abdomen. Ces vaisseaux  sont responsables de l'irrigation sanguine des structures qu'ils traversent et assurent la vascularisation des rĂ©gions qu'ils desservent. Les vaisseaux phrĂ©niques contribuent Ă  l'apport sanguin des structures du diaphragme pĂ©ricarde, mĂ©diastin et parties infĂ©rieures des poumons). Ils jouent contribuent aussi Ă  la fourniture de sang aux muscles et aux tissus environnants.

• Les artères phréniques sont des branches de l'aorte thoracique ou de l'artère subclavière. Elles accompagnent les nerfs phréniques tout au long de leur trajet et fournissent du sang oxygéné aux structures du diaphragme et aux muscles environnants.

• Les veines phréniques suivent un chemin similaire à celui des artères phréniques et drainent le sang veineux des régions qu'elles desservent. Elles peuvent se drainer dans différentes veines, telles que la veine cave supérieure, les veines intercostales ou la veine azygos, en fonction de leur localisation.

Phycobilisomes. - Structures présentes dans les cyanobactéries, ainsi que dans certaines algues rouges et certaines glaucophytes, qui sont des organismes photosynthétiques. Les phycobilisomes sont composés de protéines appelées phycoérythrine, phycocyanine et allophycocyanine, qui agissent comme des pigments accessoires. Ces pigments ont la capacité d'absorber la lumière dans les régions du spectre lumineux où la chlorophylle a une faible absorption, comme les longueurs d'onde orange et rouge. En absorbant cette lumière, les phycobilisomes la transmettent ensuite à la chlorophylle dans le centre de réaction photosynthétique, où elle est utilisée pour la photosynthèse. Les phycobilisomes sont organisés en agrégats protéiques de formes diverses, souvent en forme de cylindre, et sont attachés à la membrane thylakoïde des cyanobactéries ou des chloroplastes. Leur organisation complexe permet une absorption efficace de la lumière et une transmission de l'énergie lumineuse vers les réactions photochimiques de la photosynthèse.

Phylle, du grec phyllon, feuille. - Le botaniste Link a proposé ce mot pour désigner les folioles qui composent le calice; mais on a donné la préférence, dans le même sens, au teme sépale. Phylle ne s'emploie donc guère que dans les compositions d'adjectifs tels que Gamophylle, Polyphylle, qui indiquent que le calice ou l'involucre sont dans le premier cas à folioles soudées, et dans le second à folioles libres.

Phyllode, diminutif de phyllon, feuille. - Nom proposé par Candolle et adopté depuis pour désigner les pétioles élargis, dilatés, qui existent quelquefois dans les feuilles dépourvues de limbe. Le développement et la structure intime du phyllode ont une différence marquée avec le limbe; à première vue, il est surtout caractérisé par des nervures toutes longitudinales, et par sa direction d'ordinaire verticale, ce qui le fait différer des feuilles véritables dirigées horizontalement par rapport à la tige. Plusieurs acacias d'Australie, des buplèvres, etc., présentent des exemples de phyllodes.

Phyllosome. - Les Phyllosomes, que Latreille et Milne-Edwards, puis Leach, ont décrits, en y comprenant des formes analogues, comme le groupe des Stomapodes bicuirassés (Les Crustacés), ne sont, ainsi que leurs congénères, que des larves de Palinurides, en particulier de la Langouste, comme l'a établi Costa. Ce sont des organismes pélagiques, remarquables par leur carapace déprimée, en forme de feuille transparente et divisée par un profond sillon, en deux boucliers et chez lesquels les pattes bifides proprement dites, ou pattes-mâchoires, de la première et de la deuxième paires, de la Zoea, existent sous une forme plus rapprochée de l'état permanent. Les Phyllosomes, au sortir de l'oeuf, ont donc déjà 4 paires de pattes bifides; il ne manque que les 2 paires de pattes postérieures du thorax, et l'abdomen est rudimentaire. (Dr L. Hn).

Phyllotaxie. - Arrangement des feuilles sur une tige ou une branche d'une plante. La phyllotaxie est déterminée par des facteurs génétiques et des contraintes physiques, notamment la croissance des bourgeons axillaires et la distribution des ressources telles que la lumière et l'eau. Elle peut varier considérablement d'une espèce à l'autre et peut également être influencée par des facteurs environnementaux tels que la disponibilité des nutriments et la densité de plantation. Il existe ainsi plusieurs types de phyllotaxie, parmi lesquels les plus courants sont :

• La phyllotaxie alterne dans laquelle es feuilles sont disposées de manière alternée le long de la tige ou de la branche, c'est-à-dire qu'elles sont positionnées alternativement de part et d'autre de la tige.

• La phyllotaxie opposée dans laquelle les feuilles sont disposées en paires opposées le long de la tige ou de la branche, de sorte que chaque paire de feuilles est placée directement en face de l'autre.

• La phyllotaxie verticillée dans laquellees feuilles sont disposées en verticilles, ce qui signifie qu'elles sont regroupées en cercles autour de la tige ou de la branche à des intervalles réguliers.

• La phyllotaxie spiralée dans laquellees feuilles sont disposées de manière spiralée le long de la tige ou de la branche. Ce type de phyllotaxie suit généralement des motifs mathématiques, tels que la suite de Fibonacci, où chaque nombre est la somme des deux précédents.

Phylogénèse, du grec phulè = tribu, et gennân = engendrer). - Branche de la biologie qui étudie l'évolution des organismes et des groupes d'organismes à travers le temps. Elle vise à comprendre les relations évolutives entre les espèces, en reconstruisant les arbres généalogiques (phylogénies) qui montrent les liens de parenté entre les différents taxons. Ces relations sont souvent établies en utilisant des caractéristiques anatomiques, moléculaires, comportementales et écologiques communes entre les organismes.

PhylogĂ©nĂ©tique (arbre). -  ReprĂ©sentation des relations Ă©volutives entre les espèces, oĂą les clades sont reprĂ©sentĂ©s par des branches qui se divisent Ă  partir d'un point commun reprĂ©sentant l'ancĂŞtre commun. Les clades sont gĂ©nĂ©ralement identifiĂ©s par des noeuds dans l'arbre, et chaque nĹ“ud reprĂ©sente le dernier ancĂŞtre commun de toutes les espèces incluses dans le clade.

PhylogĂ©nĂ©tique (classification). -  Classification qui repose largement sur le concept de clades. PlutĂ´t que de classer les organismes en fonction de similitudes morphologiques ou autres, la classification phylogĂ©nĂ©tique regroupe les organismes en fonction de leurs relations Ă©volutives, en identifiant les clades qui reprĂ©sentent des groupes naturels basĂ©s sur des ancĂŞtres communs.

Physiologie*, du grec phusis = nature, et logos = discours). - Science qui traite de la vie et des fonctions organiques par lesquelles la vie se manifeste.

Phytochrome. - Pigment photorécepteur présent chez les plantes, qui intervient dans la régulation de nombreux processus physiologiques en réponse à la lumière. Il est sensible à la lumière rouge (660 nm) et à la lumière rouge lointain (730 nm), ainsi qu'à la lumière infrarouge proche. Le phytochrome existe sous deux formes principales : la forme inactive, Pr (phytochrome rouge) et la forme active, Pfr (phytochrome rouge lointain). Lorsque le phytochrome absorbe la lumière rouge, il se convertit de la forme Pr à la forme Pfr, tandis que l'absorption de la lumière rouge lointain provoque la conversion inverse de Pfr à Pr. La lumière rouge favorise la germination des graines, tandis que la lumière rouge lointain a souvent un effet inhibiteur. Cette réponse permet aux graines de détecter la présence de lumière et de s'assurer qu'elles germent dans des conditions favorables. Le phytochrome est impliqué dans la régulation de la croissance des tiges en réponse à la lumière. La lumière rouge stimule la croissance des tiges, tandis que la lumière rouge lointain peut avoir un effet inhibiteur. Le phytochrome joue un rôle dans la perception de la durée du jour (photopériode) par les plantes, ce qui les aide à réguler des processus tels que la floraison, la dormance et la formation de tubercules. Le phytochrome est impliqué dans la régulation de la réponse des plantes au stress environnemental, tel que le stress hydrique, le froid et les conditions de lumière sub-optimales.

Phytohormones = hormones végétales. - Composés chimiques présents chez les plantes, qui régulent la croissance, le développement et la réponse aux stimuli environnementaux. Ces substances sont produites en quantités infimes par divers tissus végétaux et agissent à des concentrations très faibles pour coordonner une multitude de processus physiologiques. Il existe plusieurs types de phytohormones :

• Les auxines sont impliquées dans la régulation de la croissance cellulaire, de l'expansion cellulaire, de la formation des racines et des bourgeons, ainsi que dans la phototropisme (la croissance en réponse à la lumière).

• Les gibbérellines stimulent la croissance des tiges et des feuilles, favorisent la germination des graines, régulent la floraison et contribuent à la réponse aux stress environnementaux.

• Les cytokinines favorisent la division cellulaire, la croissance des bourgeons, la formation des feuilles, la formation des racines, la sénescence des feuilles et la réparation des tissus.

• L'acide abscissique (ABA) régule la dormance des bourgeons et des graines, la fermeture des stomates en réponse au stress hydrique, la maturation des fruits et la réponse au stress environnemental.

• L'éthylène est impliqué dans la maturation des fruits, le contrôle de l'abscission des feuilles et des fleurs, la sénescence des tissus et la réponse au stress environnemental.

• L'acide salicylique joue un rôle dans la réponse aux stress biotiques, tels que les infections pathogènes, ainsi que dans la régulation de la croissance et du développement.

Ces phytohormones interagissent souvent de manière complexe et coordonnée pour réguler la croissance et le développement des plantes en réponse aux signaux environnementaux et internes. Leurs effets peuvent être antagonistes ou synergiques selon le contexte et les besoins de la plante.

Phyton (histoire de la botanique), du grec phyton, plante. - Charles Gaudichaud, botaniste de la première moitié du XIXe siècle, en reprenant des idées déjà émises en 1719 par l'astronome La Hire, et vers 1810 par le botaniste Dupetit-Thouars, a imaginé un système sur la constitution des végétaux, dans lequel il considèrait une plante phanérogame comme résultant de la réunion de plusieurs individus identiques ou éléments primordiaux. Chacun de ces individus est nommé par lui un phyton et se compose d'un système supérieur ou ascendant, et d'un système inférieur ou descendant. Le système supérieur comprend trois parties ou mérithalles, le mérithalle tigellaire, le mérithalle pétiolaire, le mérithalle limbaire; le système inférieur ne comporte que le mérithalle radiculaire. Chaque phyton, composant le végétal, a son système descendant engagé dans la tige sous la forme d'une couche vasculaire enveloppante qui contribue à constituer le corps ligneux. Le système ascendant s'élève librement en scions à l'extrémité des branches ou dans le prolongement de la tige elle-même. C'est lui qui produit l'accroissement en hauteur ou élongation, tandis que le système descendant, en se développant, produit l'accroissement en largeur ou en diamètre. - Ce système d'idées n'a pas fait l'unanimité parmi les contemporains de son auteur. Ils on considéré qu'il expliquait d'une façon ingénieuse, tous les résultats du travail d'accroissement des tiges chez les végétaux phanérogames, mais il leur supposait un mode d'accomplissement que l'observation des faits ne démontraient pas et semblait contredire en plusieurs points. Le principal opposant des thèses de Gaudichaud a été Mirbel. (Ad. F.).

Pied. - Partie de l'extrĂ©mitĂ© de la jambe, qui sert aux animaux Ă  se soutenir et a marcher. Le pied est la partie infĂ©rieure du membre pelvien chez l'humain; il pose sur le sol, et supporte le poids du corps. ReliĂ© aux deux os de la jambe par l'articulation du cou-de-pied, il comprend trois segments osseux bien distincts. En arrière, le tarse, formĂ© de sept os courts solidement reliĂ©s entre eux, Les plus importants de ces os sont l'astragale et le calcanĂ©um. En avant du tarse est une sorte de gril, formĂ© de cinq tiges osseuses, le mĂ©tatarse. A chacune des cinq tiges osseuses s'ajoute le squelette des orteils, reprĂ©sentĂ© comme celui des doigts par trois phalanges. Le petit orteil n'a que deux phalanges. Sur ce squelette s'appliquent les tendons des extenseurs et du muscle pĂ©dieux; Ă  la face infĂ©rieure sont les tendons des flĂ©chisseurs. La face infĂ©rieure du pied ou plante est creusĂ©e en forme de voĂ»te, et repose sur le sol  par trois points d'appui. Le pied est surtout un organe de locomotion, servant, Ă  la reptation, mais il peut ĂŞtre modifiĂ© en va organe pointu, tronquĂ©, etc., servant Ă  fouir. - On entend par pied, chez les mollusques, un organe musculeux correspondant Ă  la face infĂ©rieure du corps et affectant des formes et des dimensions très diverses suivant les groupes. Au-dessus du pied vient le manteau.

Pie-mère, Pia mater des Latins. - On appelle ainsi la plus intĂ©rieure des trois membranes qui revĂŞtent l'axe cĂ©rĂ©bro-spinal,  (MĂ©ninges) et par consĂ©quent, c'est l'enveloppe immĂ©diate de ce système; Elle est constituĂ©e par une trame celluleuse dans laquelle rampent un grand nombre de vaisseaux-artĂ©riels et veineux. Son Ă©tendue est beaucoup plus considĂ©rable que celle du feuillet viscĂ©ral de l'arachnoĂŻde, ce qui tient Ă  ce que celle-ci passe comme un pont au-dessus de tous les sillons qu'elle rencontre, tandis que la pie-mère se dĂ©prime au niveau de chacun d'eux, sans quitter un, seul instant les parties sous-jacentes. Sa surface externe est unie Ă  l'arachnoĂŻde par un tissu cellulaire lâche; sa surface interne, Ă  la substance nerveuse au moyen d'un grand nombre d'artĂ©rioles et de veinules. La pie-mère envoie, dans l'intĂ©rieur du cerveau, quelques replis particuliers qui sont la toile choroĂŻdienne, les plexus-choroĂŻdes et la membrane qui tapisse les ventricules cĂ©rĂ©braux. Au niveau de l'origine des nerfs, elle se prolonge sur eux et constitue leur nĂ©vrilème. (F. -N.)

Pignons. - On donne ce nom Ă  desgraines de plantes très diffĂ©rentes. Ainsi :  1° les fruits du Pin pignon, beaucoup plus gros que dans les autres espèces de pin, portent le nom de pignons doux, pour les distinguer de ceux dont nous parlons ci-dessous. Ils sont oblongs, leur amande blanche et huileuse a une saveur douce et agrĂ©able. On les sert sur la table en Italie et en Provence. On en fait des dragĂ©es; - 2° le Gros Pignon d'Inde, le MĂ©dicinier (Curcas purgans, MĂ©dic.); - 3° le Petit Pignon d'Inde, Graine des Moluques, Grains de Tilly, est la graine du Croton tiglium.

Pilier. - On a employé cette expression pour désigner certaines parties du corps. Ainsi : pilier de voile du palais; Pilier du diaphragme; la Voûte à trois piliers.

Pilus (pluriel : pili). Structure protéique fine et filamenteuse présente à la surface de certaines bactéries. Les pili sont composés de protéines appelées pilines, qui s'assemblent pour former une structure filamenteuse. La longueur et la composition des pili peuvent varier selon le type de bactérie et leur fonction spécifique. Certains pili peuvent être retrouvés de manière permanente à la surface des cellules bactériennes, tandis que d'autres peuvent être produits de manière transitoire en réponse à des signaux environnementaux spécifiques. Les pili permettent aux bactéries de s'attacher à diverses surfaces, telles que les cellules hôtes ou les surfaces inertes, ce qui peut faciliter la colonisation et la formation de biofilms. Certains types de pili, appelés pili sexuels ou pili de conjugaison, sont impliqués dans le processus de conjugaison bactérienne. Ils permettent le transfert direct de matériel génétique, comme des plasmides, entre bactéries, ce qui favorise la diversité génétique et la résistance aux antibiotiques. Certains pili, appelés pili de type IV, peuvent être impliqués dans la mobilité des bactéries. Ils peuvent agir comme des structures de type grappin, aidant les bactéries à se déplacer sur des surfaces solides ou liquides.

Pinces. - La majeure partie des CrustacĂ©s et quelques Arachnides ont les premières pattes disposĂ©es de manière Ă  s'en servir comme d'organes de prĂ©hension, aussi les a-t-on appelĂ©es Pinces. On appelle Ă©galement Pince la partie antĂ©rieure de la paroi ou muraille dans le pied du cheval. Enfin, on a  donnĂ© le nom de Pinces aux dents-incisivesmitoyennes du cheval.

Pinéale (glande). - Dans l'espèce humaine, la glande pinéale est une petite masse de substance cérébrale grise, en forme de pomme de pin, reposant dans le sillon qui sépare les tubercules quadrijumeaux antérieurs, au-dessous du bourrelet du corps calleux, derrière le troisième ventricule. Elle est rattachée au cerveau moyen par trois paires de pédoncules, dont les antérieurs portent encore les noms de freins ou rênes de la glande pinéale. Ce corps renferme presque toujours des concrétions pierreuses. C'est le Conarium de Galien et de Chaussier. Pendant longtemps, la glande pinéale, dans laquelle Descartes avait, on ne sait pourquoi, placé le siège de l'âme, était resté énigmatique. Les études d'anatomie comparée et d'embryologie ont démontré que lcette glande est le résultat d'une évagination du plafond du thalamencéphale et qu'elle est un oeil avorté, le troisième oeil des vertébrés. En effet, on retrouve cet oeil médian chez les larves d'Ascidies et chez les Pyrosomes adultes. Chez plusieurs Lézards (Hatteria, Anguis fragilis, Lacerta vivipara, etc.), cet oeil pariétal comprend une cornée, un cristallin, une rétine. Véritable oeil, il est relié au cerveau par un pédicule comparable au nerf optique et vient se loger sous la peau du crâne en passant à travers le trou pariétal qui existe dans le crâne de ces espèces et qui est beaucoup plus développé encore chez les grands Sauriens (Ichthyosaures, Plésiosaures, etc.). Chez les Amphibiens cette communication se trouve déjà interrompue pendant la période embryonnaire, par suite de l'oblitération du trou pariétal, et, chez les Oiseaux et les Mammifères, la glande pinéale demeure dans le crâne. (Ch. Debierre).

Pinocytose. - Processus de capture et d'internalisation de liquide extracellulaire, de petites molĂ©cules et de particules solubles par une cellule. Contrairement Ă  la phagocytose, qui implique l'ingestion de particules solides, la pinocytose consiste en l'absorption de liquide et de solutĂ©s dissous dans le liquide extracellulaire. La pinocytose se produit Ă  travers la membrane cellulaire et implique la formation de petites vĂ©sicules appelĂ©es vĂ©sicules de pinocytose ou vĂ©sicules endocytotiques. Ces vĂ©sicules se forment lorsque la membrane plasmique s'invagine pour former une cavitĂ©, piĂ©geant ainsi le liquide et les solutĂ©s Ă  l'intĂ©rieur. Les vĂ©sicules de pinocytose sont ensuite transportĂ©es Ă  l'intĂ©rieur de la cellule oĂą elles fusionnent avec des organites intracellulaires, tels que les endosomes, pour libĂ©rer leur contenu dans le cytoplasme. La pinocytose permet aux cellules d'absorber des nutriments dissous dans le liquide extracellulaire, tels que les sucres, les acides aminĂ©s et les ions. En absorbant le liquide extracellulaire, la pinocytose peut rĂ©guler la composition ionique et osmotique du cytoplasme, aidant ainsi Ă  maintenir l'homĂ©ostasie cellulaire. La pinocytose peut Ă©galement ĂŞtre impliquĂ©e dans l'Ă©limination des dĂ©chets et des produits mĂ©taboliques indĂ©sirables de la cellule en absorbant les substances Ă  Ă©liminer.La pinocytose peut se produire de manière constitutive, oĂą elle se produit continuellement Ă  un rythme basique, ou de manière rĂ©gulĂ©e, en rĂ©ponse Ă  des signaux environnementaux ou Ă  des besoins spĂ©cifiques de la cellule. 

Pipérine (chimie organique). - On appelle ainsi une matière cristallisable, azotée, non alcaline, insipide, inodore, insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool. Signalée d'abord par Olerstedt dans le poivre noir, elle en a été retirée d'une manière évidente par Pelletier.

Piquants. - On appelle piquants certains appendices de la peau qui, chez quelques animaux, tels que le hérisson, le porc-épic (Insectivores), constituent une véritable arme défensive pour l'animal : c'est une espèce de large bouclier formé par la peau, dont les poils, un peu modifiés, sont devenus des piquants qui garnissent le sommet de la tête, le dos, les épaules et les côtés du corps. Ils sont coniques et se rétrécissent à leur base en un petit pédicule qui les attache à la peau. Ces épines, plus longues, plus solides chez le Porc-épic que chez le hérisson, sont susceptibles de se redresser, au gré de l'animal, par le moyen des muscles-peauciers.

Pisiforme (os) (du latin pisum = pois, et de forme) . - Petit os de la première rangée du carpe. Surajouté à l'os pyramidal et faisant saillie sous la peau, il constitue le bord interne de la gouttière carpienne.

Pistil. - Le pistil ou gynécée est l'ensemble des organes femelles de la fleur des Phanérogames- Angiospermes. Chez les Gymnospermes, où l'ovule est nu, on ne saurait en effet parler de pistil. Au contraire, chez les Angiospermes, un certain nombre de parties ou feuilles modifiées se sont surajoutées à l'ovule pour le protéger et faciliter l'introduction du tube pollinique. Ce sont l'ovaire, formé d'un ou de plusieurs carpelles, le style et le stigmate. - Certaines espèces n'ont que des fleurs unisexuelles (monoïques ou dioïques); dans ce cas, le pistil fait défaut dans les fleurs mâles, de même que les étamines dans les fleurs femelles. Ces organes ont alors avorté, et il ne faut pas confondre cette unisexualité secondaire des Angiospermes avec celle des Gymnospermes qui est primitive. (Dr L. Laloy).

PituitaireHypophyse.

Pistillaire (cordon). - On nomme cordon pistillaire l'assemblage de plusieurs vaisseaux qui transmettent l'Ă©manation pollinique du style dans lesovules.

Placenta, mot latin signifiant gâteau; du grec
plakous = gâteau.). - Masse charnue et spongieuse en forme de gâteau, faisant partie des enveloppes de l'oeuf, chez les mammifères. (C'est par le placenta que se nourrit le foetus.
Uni aux membranes, il constitue le délivre). - En botanique, artie de la surface de l'ovaire, sur laquelle sont insérés les ovules.

Placentaires. - Grande division de mammifères, comprenant ceux qui possèdent un placenta. 

Placentation. - Terme utilisé en botanique pour décrire la disposition des placentas dans le pistil. La placentation est dite axile quand les placentas se soudent avec l'axe ou la columelle; elle est dite pariétale quand les placentas se trouvent sur les parois du fruit; elle est centrale quand les placentas sont réunis au centre et à la base de l'ovaire; elle est diffuse quand tous les points de l'ovaire donnent des ovules.

Plakins. - Famille de protĂ©ines structurales prĂ©sentes dans les cellules des organismes eucaryotes. Ces protĂ©ines sont impliquĂ©es dans le maintien de la structure et de l'intĂ©gritĂ© des cellules en les reliant aux composants du cytosquelette et aux structures de la membrane cellulaire. Les plakins jouent un rĂ´le important dans la formation de jonctions cellulaires, telles que les desmosomes et les hĂ©midesmosomes, qui maintiennent les cellules ensemble et attachĂ©es Ă  la matrice extracellulaire. Ils sont Ă©galement impliquĂ©s dans d'autres processus cellulaires, tels que la signalisation cellulaire, la motilitĂ© cellulaire et la rĂ©gulation du cycle cellulaire. La famille des plakins comprend notamment la plakine, la desmoplakine et la plectine. Ces protĂ©ines se lient Ă  divers composants du cytosquelette, (filaments d'actine,  filaments intermĂ©diaires et  microtubules), ainsi qu'Ă  des protĂ©ines de la membrane cellulaire. 

Plancton. - Terme générique utilisé pour désigner une grande variété d'organismes, souvent microscopiques, qui flottent et se déplacent passivement dans les milieux aquatiques. Ces organismes sont à la base de la chaîne alimentaire dans les écosystèmes marins et d'eau douce. On distingue deux catégories principales de plancton :

• Le phytoplancton (plancton vĂ©gĂ©tal)  est composĂ© de micro-organismes photosynthĂ©tiques, principalement des algues unicellulaires comme les diatomĂ©es, les dinoflagellĂ©s et les cyanobactĂ©ries.

• Le zooplancton (plancton animal) est composé d'organismes animaux qui se nourrissent du phytoplancton et d'autres organismes planctoniques. Le zooplancton comprend des petits crustacés comme les copépodes et les krills des larves de poissons, etc..

Plantaire, qui a rapport à la plante du pied. - Ainsi l'aponévrose plantaire s'étend du calcanéum à l'extrémité antérieure des os du métatarse et transversalement du bord interne au bord externe du pied. Les artères plantaires, sont des branches de terminaison de la tibiale postérieure; l'interne, plus petite, passe sous l'adducteurdu gros orteil et de son court fléchisseur, et se termine dans l'épaisseur de la peau de la plante du pied l'externe; qui semble la continuation du tronc principal vase terminer de même. Le muscle plantaire grêle s'étend de la partie postérieure du condyle externe du fémur à la face-postérieure du calcanéum. Long, charnu seulement à sa partie supérieure, il se termine en bas par un tendon très grêle et aplati. Sa rupture est-assez fréquente (coup-de-fouet). Les nerfs plantaires sont des branches qui terminent le nerf tibial postérieur. Les veines plantaires affectent les mêmes dispositions que les artères.

Plantes. - Nom gĂ©nĂ©ral sous lequel on comprend tout ce qui vit en Ă©tant fixĂ© au sol par des racines : la botanique est l'Ă©tude des plantes. La plante, comme l'animal, possède la propriĂ©tĂ© de se nourrir, de se dĂ©velopper et de se reproduite; mais elle en diffère par l'absence de système nerveux et par la cellulose qui enveloppe ses cellules. On divise les plantes en vasculaires, qui possèdent des racines et peuvent avoir des fleurs (phanĂ©rogames) ou en ĂŞtre privĂ©es cryptogames vasculaires, et en plantes sans-racine, qui peuvent avoir des feuilles (muscinĂ©es) ou en ĂŞtre dĂ©pourvues (tallophytes). Dans une plante phanĂ©rogame, on distingue la racine, la tige, les feuilles, les- fleurs et les fruits, qui reçoivent des noms caractĂ©risant leur forme ou leur disposition. 

Plantigrades. - Le mot plantigrade, plantigrada, du latin planta, plante du pied, et gradior, je marche, dĂ©signe les animaux qui marchent sur la plante des pieds. - Ce mot a servi autrefois Ă  dĂ©signer une ancienne division des Mammifères introduite par Cuvier. Les plantigrades formaient ainsi un tribu qu'il rangeait dans l'ordre des Carnassiers, famille des Carnivores. En effet, ces animaux, lorsqu'ils marchent ou qu'ils se tiennent debout, appuient sur la terre toute la plante du pied, qui est dĂ©pourvue .de poils. Les plantigrades de Cuvier sont  des animaux nocturnes, remarquables par la lenteur de leurs mouvements. Ils se nourrissent moins exclusivement de chair que les Carnivores digitigrades. La plupart de ceux des pays froids passent l'hiver en lĂ©thargie. Tous ont 5 doigts Ă  tous les pieds. Ils comprennent les genres : Ours, Ratons, Petits Pandas, Ictides ou Binturongs (ViverridĂ©s), Coatis, Kinkajous ou Pottos (placĂ© ici par Cuvier), Blaireaux, Gloutons, Ratels. 

Plantule, diminutif de plante. - On nomme ainsi le jeune embryon d'une graine à l'état de germination. On distingue ordinairement quatre parties principales dans la plantule : la radicule, portion qui s'enfonce dans la terre et est destinée à devenir racine; la tigelle, partie ascendante qui est la petite tige; le ou les cotylédons, qui sont les feuilles séminales et entre lesquelles naît un petit bourgeon qui est la gemmule, appelée plumule par quelques auteurs.

PlaquettesThrombocytes.

Plasma, du grec plasma, ouvrage façonné. - Nom que l'on a donné à la composante liquide du sang dans laquelle nagent les globules. C'est le sérum moins la fibrine qui s'est coagulée et a entraîné les globules sanguins.

Plasmide. - Petite molĂ©cule d'ADN circulaire, distincte du chromosome principal, prĂ©sente dans de nombreux types de bactĂ©ries, mais Ă©galement dans d'autres organismes unicellulaires tels que les archĂ©es et certains champignons. Les plasmides sont souvent hĂ©bergĂ©s dans le cytoplasme des cellules et peuvent ĂŞtre transmis de manière indĂ©pendante de l'ADN chromosomique. Les plasmides sont gĂ©nĂ©ralement hĂ©ritĂ©s de manière verticale lors de la division cellulaire, mais ils peuvent Ă©galement ĂŞtre transfĂ©rĂ©s horizontalement entre cellules bactĂ©riennes de la mĂŞme espèce ou de diffĂ©rentes espèces, par des mĂ©canismes tels que la conjugaison, la transformation et la transduction. Certains plasmides contiennent des gènes impliquĂ©s dans le mĂ©tabolisme de substrats spĂ©cifiques, tels que les gènes codant pour des enzymes permettant la dĂ©gradation de certains composĂ©s organiques. Certains plasmides fournissent aussi aux bactĂ©ries la capacitĂ© de fixer l'azote atmosphĂ©rique, leur permettant de vivre dans des environnements oĂą cet Ă©lĂ©ment est limitĂ©. Certains plasmides contiennent Ă©galement  des gènes impliquĂ©s dans le processus de conjugaison, qui permet le transfert horizontal de gènes entre bactĂ©ries, contribuant ainsi Ă  la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique. Par ailleurs, certains plasmides portent des gènes de virulence qui confèrent Ă  la bactĂ©rie la capacitĂ© de causer des maladies chez les plantes, les animaux ou les humains.  Enfin, certains plasmides portent des gènes de rĂ©sistance aux antibiotiques, permettant aux bactĂ©ries de survivre en prĂ©sence d'antibiotiques. 

Plasmocyte. - Les plasmocytes, également appelés cellules plasmatiques, sont un type de cellule immunitaire spécialisée dans la production et la sécrétion d'anticorps, également connus sous le nom d'immunoglobulines (Ig). Les plasmocytes dérivent généralement des lymphocytes B matures activés par des antigènes. Lorsqu'un lymphocyte B est activé par un antigène spécifique, il subit une différenciation en plasmocyte. Ce processus est déclenché par des signaux de cytokines et d'autres cellules du système immunitaire, tels que les lymphocytes T auxiliaires. Les plasmocytes matures ont une apparence caractéristique avec un cytoplasme abondant rempli de réticulum endoplasmique rugueux, qui est le site de synthèse des immunoglobulines. Ces cellules sont hautement spécialisées dans la production et la sécrétion d'anticorps spécifiques dirigés contre l'antigène qui a initialement activé le lymphocyte B. Une fois sécrétés, les anticorps circulent dans le sang et la lymphe, où ils peuvent se lier spécifiquement aux antigènes correspondants, facilitant leur neutralisation, leur destruction ou leur élimination par d'autres composants du système immunitaire, tels que les cellules phagocytaires. Les plasmocytes peuvent persister à long terme dans l'organisme, fournissant une mémoire immunitaire efficace contre les antigènes auxquels ils ont été exposés. Cette mémoire immunitaire permet à l'organisme de monter une réponse immunitaire plus rapide et plus efficace en cas de réexposition à l'antigène spécifique à l'avenir.

Plasmode. - Etat multinucléé de la masse cytoplasmique, souvent observé chez certains organismes, en particulier les myxomycètes.
Lorsque les conditions sont favorables, les myxomycètes se regroupent pour former un plasmode, une masse gélatineuse constituée d'une multitude de noyaux provenant de cellules individuelles. Ces noyaux partagent un cytoplasme commun, mais ne sont pas entourés de membranes cellulaires individuelles distinctes. Le plasmode se déplace comme une seule unité, généralement en réponse à des stimuli tels que la lumière ou l'humidité, et peut changer de forme et de taille en fonction des conditions environnementales. Le plasmode est une structure transitoire qui se forme lors de certaines étapes du cycle de vie des myxomycètes, notamment lors de la phase de croissance et de reproduction. À un stade ultérieur, le plasmode peut se transformer en un corps fructifère qui produit des spores, qui sont ensuite dispersées dans l'environnement pour coloniser de nouveaux habitats.

Plasmodesmes. - Structures microscopiques qui relient les cellules végétales adjacentes et leur permettent de communiquer et d'échanger des molécules. Les plasmodesmes consistent en un étroit canal cytoplasmique entouré par une membrane plasmique, qui relie le cytoplasme des cellules adjacentes. Ils sont généralement alignés avec la paroi cellulaire et peuvent traverser les parois primaires et secondaires des cellules végétales. Les plasmodesmes permettent le transport direct de petites molécules, telles que les ions, les nutriments et les signaux moléculaires, entre les cellules végétales voisines. Ils facilitent également le passage de macromolécules, telles que les ARN, les protéines et même les virus, d'une cellule à l'autre. Les plasmodesmes sont régulés de manière dynamique en réponse à divers signaux internes et externes. Des protéines spécifiques localisées aux plasmodesmes, ainsi que des modifications post-traductionnelles et des interactions protéiques, contrôlent l'ouverture et la fermeture des plasmodesmes pour réguler le flux de molécules. Les plasmodesmes interviennent dans le développement des organes végétaux, la réponse aux stress environnementaux, la signalisation hormonale, la communication intercellulaire, la formation de tissus et la défense contre les agents pathogènes.

Plaste = plastide. - Organite cellulaire spĂ©cifique que l'on trouve chez les plantes, les algues et certains autres organismes photosynthĂ©tiques. Les plastides sont des organites membranaires impliquĂ©s dans divers processus cellulaires, notamment la photosynthèse, le stockage des nutriments et la synthèse de certaines substances chimiques. Exemples de plastides :  les chloroplastes, les leucoplastes, les chromoplastes. Les plastides partagent une structure de base similaire, comprenant une double membrane externe, un stroma interne et un matĂ©riel gĂ©nĂ©tique propre sous forme de petits chromosomes circulaires d'ADN. Ces organites peuvent se diffĂ©rencier les uns des autres en fonction des besoins de la cellule et des conditions environnementales. Les plastides peuvent Ă©galement interconvertir entre eux sous certaines conditions, un processus appelĂ© diffĂ©renciation plastidiale. Par exemple, les leucoplastes peuvent se transformer en chloroplastes lorsqu'ils sont exposĂ©s Ă  la lumière et aux conditions propices Ă  la photosynthèse.

Plastron. - On appelle ainsi la partie inférieure du double bouclier, dans lequel est enfermé le corps des tortues; on sait que la partie supérieure porte le nom de carapace. Le plastron est formé de pièces ordinairement au nombre de neuf qui représentent le sternum. Un cadre composé de pièces osseuses auxquelles on a cru trouver quelque analogie avec la partie cartilagineuse des côtes, entoure la carapace en réunissant toutes les côtes qui la composent et ne laissant de passage que pour la tête et la queue.

Plein, pleine. - Se dit en général des organes qui n'offrent pas de cavités intérieures; ainsi la tige est pleine dans le mais et quelques céréales, c'est l'opposé de la tige fistuleuse. - La fleur est aussi dite pleine ou double lorsque, par la culture, les étamines, quelquefois aussi les pistils, se sont transformées en pétales comme chez les Rosacées dans le premier cas, les Renonculacées dans le second.

Plèvre, du grec pleura, côté. - Membrane séreuse mince, demi-transparente, formant un sac sans ouverture, qui recouvre le poumon de la même manière que toutes les autres séreuses enveloppent les organes qu'elles protègent. Il y en a une pour chaque poumon; elles ne communiquent pas ensemble, et divisent la poitrine en deux cavités, en s'adossant l'une à l'autre pour former le médiastin. La plèvre viscérale, qui est en contact avec les poumons, et la plèvre pariétale, qui tapisse la paroi interne de la cage thoracique. Entre ces deux couches se trouve l'espace pleural, qui contient une petite quantité de liquide pleural pour réduire la friction lors des mouvements respiratoires.

Plexus. - RĂ©seau ou enchevĂŞtrement de nerfs, de vaisseaux sanguins ou de fibres lymphatiques. Exemples de plexus :

• Les plexus nerveux sont des réseaux de nerfs périphériques situés à divers endroits du corps. Parmi les plexus nerveux on peut mentionner le plexus brachial dans le bras, le plexus lombaire dans la région lombaire, le plexus sacré dans la région pelvienne, le plexus cervical dans le cou et le plexus solaire (ci-dessous).

 â€˘ Le plexus choroĂŻde est un rĂ©seau vasculaire situĂ© dans les ventricules cĂ©rĂ©braux du cerveau. Il produit le liquide cĂ©phalorachidien, qui remplit les ventricules cĂ©rĂ©braux et remplit les espaces sous-arachnoĂŻdiens dans le cerveau et la moelle Ă©pinière.

 â€˘ Les plexus myentĂ©rique et sous-muqueux sont situĂ©s dans les couches musculaires et sous-muqueuses du tube digestif, oĂą ils rĂ©gulent les mouvements pĂ©ristaltiques et d'autres fonctions gastro-intestinales.

• Les plexus lymphatiques sont des réseaux de vaisseaux lymphatiques situés dans tout le corps, qui transportent la lymphe des tissus vers les ganglions lymphatiques et ensuite vers le système circulatoire.

Plexus solaire. - Plexus nerveux situé dans l'abdomen, en dessous du diaphragme. Il est formé par la convergence des nerfs splanchniques du système nerveux autonome, issus des ganglions sympathiques thoraciques supérieurs et lombaires. Le plexus solaire envoie des fibres nerveuses aux organes abdominaux (une partie du foie, de l'estomac, de la rate, du pancréas, du duodénum, du jéjunum, de l'iléon et du côlon) pour transmettre des informations sensorielles et réguler les fonctions telles que la digestion, l'absorption des nutriments et la motilité intestinale. Le plexus solaire contrôle les fonctions involontaires des organes abdominaux, telles que la dilatation ou la contraction des vaisseaux sanguins, la sécrétion des glandes digestives et la régulation du péristaltisme intestinal. Le plexus solaire est impliqué dans la réponse au stress, en régulant la libération d'hormones telles que l'adrénaline et le cortisol en réponse à des stimuli stressants.

Pliocène. - Epoque gĂ©ologique qui s'est dĂ©roulĂ©e d'il y a environ 5,3 j'usqu'Ă  ili a 1,8 millions d'annĂ©es. C'est la pĂ©riode qui a suivi le Miocène et prĂ©cĂ©dĂ© le PlĂ©istocène. Elle fait partie  partie du CĂ©nozoĂŻque. Pendant le Pliocène, les Ă©lĂ©phants, par exemple, ont vu l'apparition d'espèces comme les Ă©lĂ©phants Ă  dĂ©fenses droites; les grands prĂ©dateurs, tels que les lions et les loups, ont Ă©galement Ă©voluĂ©. Le Pliocène a aussi vu l'apparition de reprĂ©sentants du genre Homo (Homo habilis, Homo erectus), qui ont jouĂ© un rĂ´le crucial dans l'Ă©volution humaine. Notons enfin, que bien que le Pliocène n'ait pas Ă©tĂ© associĂ© Ă  une extinction de masse aussi importante que certains autres intervalles gĂ©ologiques, certaines espèces ont disparu en raison des changements climatiques et des modifications de l'environnement qui ont eu lieu alors.

PloĂŻdie. - Terme qui  fait rĂ©fĂ©rence au nombre de jeux complets de chromosomes prĂ©sents dans le noyau d'une cellule. La ploĂŻdie est importante car elle influence la stabilitĂ© gĂ©nĂ©tique, la variabilitĂ© gĂ©nĂ©tique, la reproduction et d'autres caractĂ©ristiques biologiques des organismes. Exemples de niveaux de ploĂŻdie :

• Haploïde (n). - Les cellules haploïdes contiennent un jeu complet de chromosomes, soit une seule copie de chaque chromosome. Les organismes haploïdes, tels que les gamètes (ovules et spermatozoïdes) chez la plupart des organismes diploïdes, se forment par méiose.

• Diploïde (2n). - Les cellules diploïdes contiennent deux jeux complets de chromosomes, soit deux copies de chaque chromosome, une provenant du parent maternel et une du parent paternel. La plupart des cellules somatiques des organismes diploïdes sont diploïdes.

• Triploïde (3n). - Les cellules triploïdes contiennent trois jeux complets de chromosomes. La triploïdie peut se produire naturellement ou être induite artificiellement, et elle est souvent associée à des problèmes de développement chez les organismes.

• Tétraploïde (4n). - Les cellules tétraploïdes contiennent quatre jeux complets de chromosomes. La tétraploïdie est un type courant de polyploïdie observé chez de nombreux organismes, y compris les plantes cultivées.

• Hexaploïde (6n), Octoploïde (8n), etc. -Ces termes désignent respectivement les cellules ou les organismes contenant six jeux complets de chromosomes ou plus.

Plumage. - Ensemble des plumes qui couvrent le corps des Oiseaux. Le plumage agit comme une couche d'isolation thermique, aidant les oiseaux à maintenir une température corporelle constante dans une gamme optimale pour leur métabolisme. Les plumes peuvent emprisonner l'air chaud près du corps, réduisant ainsi les pertes de chaleur. Le plumage protège la peau des oiseaux contre les dommages mécaniques, les rayons UV du soleil, les intempéries et les parasites externes tels que les acariens et les poux. Le plumage peut fournir un camouflage essentiel en aidant les oiseaux à se fondre dans leur environnement, ce qui est important pour l'évitement des prédateurs et la chasse aux proies. Le plumage joue un rôle important dans la communication visuelle entre les oiseaux. Les couleurs, les motifs et les postures des plumes peuvent être utilisés pour la séduction des partenaires, la territorialité et d'autres formes de communication intra et interspécifiques. Les caractéristiques du plumage, telles que la couleur, les motifs et les formes des plumes, sont souvent utilisées pour identifier les espèces d'oiseaux et distinguer les individus au sein d'une même espèce. Le plumage des oiseaux peut varier considérablement en fonction de l'espèce, de l'âge, du sexe et de la saison. Certains oiseaux muent régulièrement leur plumage pour le renouveler, tandis que d'autres subissent des changements saisonniers de plumage, comme le changement de plumage nuptial à un plumage plus terne après la saison de reproduction.

Plume. - Les plumes sont des appendice- tĂ©gumentaires, analogues aux poils qui recouvrent la peau des mammifères ou aux Ă©cailles des reptiles, et que possède celle des oiseaux. Une plume se compose d'une tige dont la base est creuse et plongĂ©e dans le bulbe, et de barbes qui, elles-mĂŞmes, portent des barbules Ă  peine visibles Ă  l'oeil nu. Leur tissu, leur Ă©clat, leur force, leur forme gĂ©nĂ©rale varient Ă  l'infini. On trouve parmi les plumes des diffĂ©rences analogues Ă  celles qui existent dans les poils des mammifères; le duvet, que l'on observe si abondamment sur les oiseaux aquatiques et qui nous fournit l'Ă©dredon chez l'eider, reprĂ©sente le poil laineux, tandis que la plume proprement dite rĂ©pond au poil soyeux. - Deux fois par an l'oiseau mue, c'est-Ă -dire renouvelle ses plumes, et dans plusieurs espèces le plumage d'hiver offre une autre disposition de couleurs que celui d'Ă©tĂ©. Parfois aussi les jeunes oiseaux ont un plumage spĂ©cial ou livrĂ©e; c'est ce, qu'on observe chez les oiseaux dont le mâle et la femelle portent le mĂŞme plumage. Le plus souvent le mâle seul est peint de couleurs vives, tandis que la femelle, frĂ©quemment plus grosse que lui, montre des teintes plus uniformes et plus ternes; les jeunes des deux sexes ressemblent alors Ă  la femelle. 

Plumule (botanique), diminutif de plume. - On nommait ainsi, à cause de sa délicatesse, le petit bourgeon qui naît entre les cotylédons d'un embryon, et qui lest destiné à devenir la plante. On lui a préféré ensuit ele nom de gemmule.

Pneumatophore (zoologie). - Vésicule aérienne, servant d'appareil flotteur aux siphonophores. Le pneumatophore est exactement la portion renflée de la tige qui contient la vésicule aérienne, le tout formant l'appareil hydrostatique, si développé chez certaines physalies.

Pneumogastrique (nerf). - Ce nerf, dit encore nerf vague ou nerf de la dixième paire cranienne, naît du bulbe rachidien, immédiatement au-dessous du glosso-pharyngien; il sort du crâne par le trou déchiré postérieur, présente ensuite plusieurs ganglions et s'anastomose avec les nerfs voisins; puis il descend le long du cou en dehors de l'artère-carotide primitive et en arrière de la veine jugulaire interne. En pénétrant dans le thorax, il passe derrière la veine-sous-clavière et accompagne l'oesophage jusqu'à l'estomac. Les nerfs pneumogastriques envoient des rameaux au larynx, au pharynx, au coeur, mais surtout ils gouvernent les phénomènes digestifs. La section d'un seul pneumogastrique n'est pas mortelle, mais si les deux nerfs sont coupés, l'asphyxie survient par suite de la paralysie des muscles de la glotte.

Poche des eaux = sac amniotique. - Structure anatomique présente chez les mammifères durant la gestation. Elle est formée par deux membranes, l'amnios et le chorion, qui entourent et protègent le foetus en développement à l'intérieur de l'utérus. La poche des eaux offre une barrière protectrice contre les chocs, les infections et les fluctuations de température. Elle maintient également un environnement liquide constant autour du fœtus, ce qui est essentiel pour son développement. La poche des eaux contient un liquide amniotique, produit par les reins du fœtus, qui remplit l'espace entre l'amnios et le chorion. Ce liquide amniotique assure une hydratation adéquate du fœtus et lui permet de flotter librement, favorisant ainsi le développement musculaire et squelettique. Le liquide amniotique agit également comme un tampon thermique, aidant à maintenir une température constante autour du fœtus malgré les variations de température corporelle de la mère. Pendant le travail et l'accouchement, la poche des eaux peut se rompre spontanément ou être rompue artificiellement. Cela libère le liquide amniotique et permet au foetus de descendre dans le canal de naissance, facilitant ainsi le processus d'accouchement. La rupture de la poche des eaux est souvent considérée comme un signe que le travail est imminent. Cependant, toutes les femmes n'expérimentent pas la rupture spontanée de la poche des eaux avant le début du travail actif.

Poignet. - Le poignet est situé entre l'avant-bras et la main. Arrondi chez la femme et l'enfant, il est aplati sur ses deux faces chez l'homme. La face antérieure, à peau fine et glabre, adhérente aux parties profondes, présente des plis de flexion; la face postérieure, convexe, à peau plus épaisse, mobile, présente des poils assez nombreux. Sous la peau est un tissu cellulaire, chargé de graisse, traversé par les réseaux veineux et lymphatiques, qui de la main se rendent à l'avant-bras; c'est aussi dans ce tissu que cheminent les terminaisons des nerfs cutanés et quelques filets venus du radial, du cubital et du médian. A l'extrémité du diamètre transversal du poignet on sent en dehors la partie postérieure du radius, avec son apophyse styloïde qui descend plus bas que la tête du cubitus située en dedans. Ces parties osseuses sont surtout saillantes en arrière, tandis qu'à la partie inférieure de la région, le scaphoïde en dehors, le pisiforme en dedans sont plus saillants en avant et constituent la base des éminences thénar et hypothénar. Ainsi sont formées deux gouttières qui servent au passage des éléments qui de l'avant-bras vont à la main. Toutes ces parties sont maintenues, appliquées contre les os par une aponévrose, continuation de celle de l'avant-bras. Prenant point d'appui sur les crêtes osseuses sous-jacentes et renforcée par des fibres surajoutées, elle constitue les deux ligaments annulaires antérieur et postérieur. Les gouttières sont ainsi transformées en canaux dans lesquels, grâce à des gaines synoviales qui les accompagnent, glissent les tendons venus de l'avant-bras. Les artères radiale et cubitale donnent plusieurs branches à la région où elles forment comme un cercle artériel en s'anastomosant entre elles, et aussi avec les rameaux terminaux des deux interosseuses. Le squelette de la région est formé par l'extrémité inférieure du radius et du cubitus articulés ensemble (articulation radio-cubitale) et réunis en bas par un ligament radio-cubital triangulaire, continuant en dedans la face concave articulaire qui termine le radius. Cette cavité reçoit le condyle carpien en une diarthrose, dont la synoviale est très lâche, surtout en arrière, et communique souvent avec les synoviales voisines. Des ligaments antérieurs, postérieurs et latéraux complètent cette articulation.

Poil (zoologie). -  Appendice filiforme prĂ©sent sur la peau de certains animaux, et principalement des mammifères,dont le corps est Ă  peu près entièrement couvert Ie poils. Ce poils sont tantĂ´t très gros, constituant, alors de vĂ©ritables piquants, comme chez le HĂ©risson, et plus encore le porc-Ă©pic; tantĂ´t raides, comme dans les soies du cochon; tantĂ´t très longs, comme dans les crins du cheval; tantĂ´t souples et fins, et diversement colorĂ©s, comme dans les animaux qui  fournissent des fourrures, la laine. - Chez l'humain, la peau paraĂ®t nue parce que les poils sont extrĂŞmement fins (duvet) sur l'essentiel du corps et ne se voient bien que par places, sur les bras, les jambes, la poitrine, la rĂ©gion pubienne, et surtout Ă  la tĂŞte (cheveux, barbe, sourcils). Sauf pour les cheveux, ces poils plus Ă©pais que ceux qui constituent le duvet correspondent Ă  caractères sexuels secondaires qui apparaissent Ă  la pubertĂ©.

Poil (botanique). - Structure microscopique ou minuscule sur les surfaces des plantes. Les poils peuvent varier considérablement en forme, en taille et en fonction. Certains poils peuvent agir comme une barrière physique, protégeant les plantes contre les herbivores en les rendant moins appétissantes ou en limitant leur accès aux tissus végétaux. Les poils peuvent aussi réduire la perte d'eau par évaporation en formant une couche isolante qui limite la circulation de l'air autour des feuilles et des tiges. Certains poils, tels que les poils absorbants des racines, augmentent la surface d'absorption des plantes, ce qui facilite l'absorption de l'eau et des nutriments du sol. Les poils peuvent aussi aider à réguler la température des plantes en réduisant la quantité de lumière solaire atteignant la surface des feuilles ou en favorisant la convection de l'air autour des tissus végétaux. Certains poils peuvent fournir une protection contre les dommages causés par les rayons ultraviolets du soleil en réfléchissant ou en absorbant une partie de la lumière solaire. Ajoutons que certains poils, notamment ceux présents sur les fleurs, peuvent jouer un rôle dans l'attraction des pollinisateurs en produisant des odeurs ou en offrant une surface de repos pour les insectes. Certains poils sécrètent aussi des substances chimiques, telles que des composés volatils ou des mucilages, qui peuvent avoir des effets répulsifs sur les herbivores, attirer les prédateurs d'herbivores ou faciliter la capture de proies par les plantes carnivores.

Pollen, mot latin signifiant farine. - Poussière contenue dans les sacs polliniques de l'anthère et qui est l'agent de fécondation mâle chez les phanérogames. Le pollen est composé de petites masses sphériques, cubiques, ovoïdes, etc. (grains de pollen), de couleur ordinairement jaunâtre, parfois rouge, brune, blanche ou bleue. Ce sont ces grains de pollen qui pénètrent dans l'ovaire par le stigmate et le style du pistil et fécondent l'ovule.

Pollinie. - Dans certaines familles de plantes, telles que les Aristolochiacées, Asclépiadacées, les Orchidacées, etc., le pollen s'agglomère en masses solides qu'on a appelées pollinies ou pollinide).

Pollinisation. - Fécondation d'une fleur par le pollen. La pollinisation est directe quand le pollen d'une fleur féconde le pistil de la même fleur; elle est indirecte quand le pollen provient d'une autre fleur, soit de la même plante, soit d'une plante voisine. Le plus souvent, la polonisation est indirecte, même chez les fleurs hermaphrodites, car les ovules et les étamines arrivent rarement en même temps à maturité. Si le pollen est mûr le premier, il y a protandrie; au contraire, si c'est le pistil, il y a protogynie. Cette pollinisation indirecte favorise la formation des métis et des hybrides. En général, la pollinisation demande une intervention auxiliaire (transport par le vent, l'eau, les insectes mellifères, etc.). Enfin, souvent, les humains pratiquent la pollinisation artificielle, soit pour aider à la formation des variétés nouvelles, soit encore pour obtenir une fécondation plus complète. C'est ainsi que l'on cueille les fleurs mâles des dattiers et avant de les secouer sur les fleurs des pieds femelles.

Pollinode. - Nom donné autrefois à certaines cellules de la fructification des champignons ascomycètes, où l'on croyait à tort que prenaient naissance des organes reproducteurs mâles.

Polyandre, du grec poly, beaucoup, et aner, andros, mâle, - Se dit des fleurs-hermaphrodites renfermant chacune de nombreuses étamines-hypogynes.Linné a désigné sous le nom de Polyandrie la treizième classe de son système sexuel.

Polyembryonie. - PhĂ©nomène biologique dans lequel un seul oeuf ou une seule graine donne naissance Ă  plusieurs embryons ou plantules. Chez certains animaux, tels que les reptiles et les poissons, la polyembryonie peut se produire naturellement. Par exemple, chez certaines espèces de lĂ©zards, un seul oeuf peut se diviser en plusieurs embryons identiques, donnant naissance Ă  une portĂ©e de jumeaux identiques. Dans d'autres cas, la polyembryonie peut ĂŞtre induite par des manipulations gĂ©nĂ©tiques ou des techniques de reproduction assistĂ©e. Chez les plantes, la polyembryonie est plus courante et peut se produire dans une variĂ©tĂ© d'espèces. Par exemple, chez certaines espèces de citrus, un seul ovule peut produire plusieurs embryons, chacun se dĂ©veloppant en une plantule distincte. De mĂŞme, chez certaines espèces de conifères, plusieurs embryons peuvent se dĂ©velopper Ă  partir d'une seule graine. La polyembryonie est souvent observĂ©e chez les plantes qui se reproduisent de manière asexuĂ©e, telles que les espèces clonales. La polyembryonie peut  augmenter la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique au sein d'une population ou offrir des avantages adaptatifs en permettant Ă  plusieurs individus de se dĂ©velopper Ă  partir d'une seule ressource parentale. 

Polygame. - De dit des végétaux qui portent sur le même pied tantôt des fleurs-hermaphrodites, tantôt des fleurs mâles seulement, ou bien des fleurs femelles. Linné a fait de la polygamie un élément de son système de classification.

Polymère. - Chaîne formée par l'assemblage de monomères liées par des liaisons covalentes; la polymérisation est le processus de formation d'un polymère à partir de monomères par condensation.

Polymorphisme. - Présence de différentes formes ou morphologies chez les individus d'une même espèce. Ces variations peuvent être observées au niveau des caractères morphologiques, physiologiques, génétiques ou comportementaux. Il existe deux principaux types de polymorphisme :

• Le polymorphisme morphologique correspond à la présence de différentes formes physiques ou morphologies au sein d'une population. Par exemple, certaines espèces d'insectes peuvent présenter différentes couleurs de corps ou motifs de coloration. Chez les oiseaux, il peut y avoir des variations de taille, de forme de bec ou de plumage au sein de la même espèce.

• Le polymorphisme génétique correspond à à la présence de variations génétiques parmi les individus d'une même population. Ces variations peuvent se manifester par des différences dans les séquences d'ADN, les allèles ou les génotypes. Le polymorphisme génétique peut être observé dans des caractéristiques telles que la couleur des yeux chez les humains, la résistance aux maladies chez les plantes ou la diversité génétique chez les populations animales.

Polynucléotide. - Longue chaîne de nucléotides.

Polypeptide. - Longue chaîne d'acides aminés liés par des liaisons peptidiques.

PolyploĂŻde (cellule). - Cellule qui, au lieu d'avoir deux ensembles de chromosomes (comme dans les cellules diploĂŻdes) ou un seul ensemble (comme dans les cellules haploĂŻdes), possède trois, quatre ou plus d'ensembles complets de chromosomes. On parle de polyploĂŻdie lorsque le nombre normal de jeux de chromosomes dans une cellule est dĂ©passĂ©.  La polyploĂŻdie peut survenir naturellement dans certains processus biologiques, mais elle peut Ă©galement ĂŞtre induite artificiellement en laboratoire Ă  des fins diverses, notamment dans l'agriculture pour crĂ©er des plantes ayant des caractĂ©ristiques particulières. La polyploĂŻdie se rencontre chez certaines plantes, comme le blĂ©, les pommes de terre et le coton. Par exemple, le blĂ© tendre est gĂ©nĂ©ralement hexaploĂŻde, ce qui signifie qu'il a six ensembles complets de chromosomes. Bien que la polyploĂŻdie soit moins courante chez les animaux, elle peut Ă©galement se produire dans certains cas.

Polysaccharide. - Longue chaîne de monosaccharides; dans une protéine, ce peut être une séquence linéaire à structure primaire ramifiée ou non ramifiée d'acides aminés.

Polyspermie. - Phénomène qui se produit lorsqu'un ovule est fertilisé par plus d'un spermatozoïde.

Polyténie. - Phénomène caractérisé par la présence de chromosomes géants ou polytènes dans le noyau de certaines cellules. Ces chromosomes géants sont formés par un processus de polyploïdisation des chromosomes normaux, au cours duquel les chromatides soeurs restent attachées les unes aux autres après la division cellulaire. Cela résulte en une accumulation de multiples copies du même chromosome, formant une structure épaisse et visible sous le microscope. La polyténie peut être observée dans les tissus de certains organismes, notamment les insectes, où elle est particulièrement courante. ation de l'ADN dans le noyau cellulaire.

Polytomie. - Situation où un arbre phylogénétique présente un noeud avec trois branches ou plus, indiquant une incertitude quant aux relations évolutives entre les taxons associés à ce noeud. Contrairement à une bifurcation, où deux branches se séparent, une polytomie implique que plusieurs lignées évolutives sont simultanément issues du même ancêtre commun.

Pomme.  - Ce mot appliquĂ© communĂ©ment au fruit du pommier, prend dans le vocabulaire botanique un sens plus Ă©tendu. On donne ainsi le nom de Pomme ou MĂ©lonide Ă  tout fruit simple syncarpĂ©, indĂ©hiscent et charnu, formĂ© de cinq carpelles soudĂ©s, infères par rapport au calice et adhĂ©rents Ă  cette enveloppe florale qui se confond avec l'Ă©picarpe et se dĂ©veloppe avec lui. L'endocarpe est cartilagineux (pomme proprement dite) ou ligneux (nèfle), le mĂ©socarpe très charnu (pomme, poire, nèfle, sorbe, etc.). - Chez les Latins, le mot pomme (pomum) avait lui aussi beaucoup plus d'extension que celui qu'il a aujourd'hui dans la langue ordinaire, oĂą il ne dĂ©signe que le fruit du Pommier, tandis qu'il s'appliquait presque gĂ©nĂ©ralement Ă  tous les fruits dans lesquels la partie pulpeuse ou charnue, le mĂ©socarpe, est très abondante. Le mot malum Ă©tait plus restreint et s'employait pour dĂ©signer la pomme d'abord, puis l'orange malum aureum, le citron malum medicum, etc.

Pommette. - On appelle ainsi la partie saillante que présente la joue au-dessous de l'angle externe de l'oeil; elle est formée par le relief que fait sur la face l'os malaire (os de la pommette).

Pompes ioniques. - Protéines intégrales de la membrane cellulaire qui interviennent dans le transport sélectif d'ions, de molécules et de substrats à travers elle. Contrairement aux canaux ioniques qui permettent le passage passif des ions le long de leur gradient électrochimique, les pompes ioniques effectuent un transport actif en consommant de l'énergie pour déplacer les substances contre leur gradient de concentration ou électrochimique (Transport membranaire). Exemples : la pompe sodium-potassium (Na+/K+); la pompe calcium ATPase; la pompe à protons (H+); la pompe chlorure (Cl-) ; la pompe à cations divalents.

Pont de Varole, Ă©galement appelĂ© ProtubĂ©rance annulaire et MĂ©socĂ©phale de Chaussier. - Partie de l'encĂ©phale, dont elle constitue la base; en forme de pont. C'est une Ă©minence blanchâtre intermĂ©diaire au cerveau et au cervelet et qui par sa face antĂ©rieure, repose sur la gouttière basilaire.  - Un sillon mĂ©dian longitudinal loge l'artère basilaire. Sa face postĂ©rieure correspond au quatrième ventricule, en haut il se confond avec les pĂ©doncules-cĂ©rĂ©braux, en bas il se continue avec le bulbe rachidien.

Ponte des oiseaux. - La ponte est la déposition des oeufs. Chez les oiseaux n'a lieu généralement qu'une fois par an, quelques espèces en font deux et même plus; la domesticité et les soins de l'humain l'ont rendue encore plus fréquente. Le nombre des oeufs varie beaucoup suivant les espèces et il n'est pas proportionné à la grosseur de l'oiseau. Le roitelet en pond de 8 à 12, la perdrix jusqu'à 18 ou 20. - Voici le nombre des pontes et des oeufs dans quelques groupes-:: chez les grands rapaces diurnes il y a souvent deux pontes par an; une seule chez les autres. Le nombre des oeufs varie de 2 à 4. Les pies-grièches deux, quelquefois trois pontes de 6 à 8 oeufs. Les oiseaux nageurs ne font qu'une ponte, mais souvent elle est considérable. Chez les échassiers, les grosses espères ne pondent que 2 oeufs, les petites jusqu'à 16. Les passereaux (Passériformes) varient beaucoup, le nombre de leurs oeufs va de 2 à 18 ou 20; il y a de deux à quatre pontes. Quelques oiseaux ne pondent qu'un seul oeuf, tel est le Pétrel-tempête, etc.

Pool gĂ©nĂ©tique  = rĂ©servoir gĂ©nĂ©tique. - Collection de tous les allèles prĂ©sents dans une population donnĂ©e Ă  un moment donnĂ©. En d'autres termes, c'est l'ensemble de la variabilitĂ© gĂ©nĂ©tique disponible dans une population pour une caractĂ©ristique ou un trait particulier. Cette variabilitĂ© gĂ©nĂ©tique est cruciale pour l'Ă©volution d'une population, car elle permet une certaine plasticitĂ© et capacitĂ© Ă  s'adapter Ă  des changements environnementaux. Le pool gĂ©nĂ©tique est influencĂ© par la mutation gĂ©nĂ©tique, la recombinaison gĂ©nĂ©tique lors de la reproduction sexuĂ©e, la migration de nouveaux individus apportant de nouveaux allèles, et la sĂ©lection naturelle qui favorise certains allèles par rapport Ă  d'autres. La taille de la population peut influencer la taille et la diversitĂ© du pool gĂ©nĂ©tique. Les populations plus grandes ont tendance Ă  avoir un pool gĂ©nĂ©tique plus vaste, tandis que les populations plus petites peuvent avoir un pool gĂ©nĂ©tique plus restreint, ce qui les rend potentiellement plus vulnĂ©rables aux effets de la consanguinitĂ© et de la dĂ©rive gĂ©nĂ©tique.  La prĂ©servation du pool gĂ©nĂ©tique est importante pour la conservation de la biodiversitĂ©. Les populations ayant un pool gĂ©nĂ©tique plus diversifiĂ© ont une plus grande capacitĂ© Ă  s'adapter aux changements environnementaux et sont donc mieux Ă©quipĂ©es pour survivre Ă  long terme.

Poplité, -ée, qui a rapport au Jarret, en latin poples, poplitis. - L'artère poplitée, située dans le creux du jarret. C'est la continuation de la fémorale après qu'elle a traversé le muscle grand adducteur. Sa direction est oblique de dedans en dehors et elle s'étend depuis le tiers inférieur de la cuisse au quart supérieur de la jambe. Elle donne naissance à la tibiale antérieure, et un peu après se termine en se divisant en péronière et tibiale postérieure. - Le muscle poplité s'étend du condyle externe du fémur à la partie postérieure supérieure du tibia, il fléchit la jambe sur la cuisse. - Les nerfs poplités, l'un externe et l'autre interne, résultent de la bifurcation du nerf sciatique; ils se distribuent à la jambe. - La veine poplitée se comporte comme l'artère.

Population. - C'est l'ensemble des individus d'une même espèce vivant dans une zone donnée. (La biosphère et l'écosphère).

Pores, du grec poros, passage. - Dans le langage courant, on appelle pores les orifices de glandes spéciales fournissant à la surface de la peau des matières particulières, telles que la sueur, la matière grasse ou sébacée, etc. Quelquefois, chez les animaux, on nomme pore un simple orifice de communication entre deux cavités internes, ou celui d'une cavité du corps avec l'extérieur. - En botanique, on appelle ainsi non seulement de petites ouvertures microscopiques qui se trouvent à la surface des végétaux, et par lesquelles s'accomplissent certaines fonctions, comme dans les animaux, mais encore des sortes de trous parfaitement visibles dans certains organes, et donnant passage à des corps spéciaux. Ainsi dans les étamines, les anthères opèrent quelquefois leur déhiscence (c'est-à-dire l'acte par lequel s'ouvrent les loges au moment de la fécondation) par un pore; les Solanum et le Poranthera présentent cette organisation assez rare. Dans le Tetratheca juncea, il y a plusieurs pores qui se confondent en un seul au sommet. La déhiscence de la capsule peut aussi, dans certains cas, avoir lieu par des pores au lieu de se pratiquer par la désunion des valves. Ainsi le fruit du Muflier gueule-de-loup, se rompt en deux points différents au sommet pour livrer passage aux graines; on dit alors que le péricarpe est bâillant. Dans les Campanules, ces pores sont vers le bas.

Porte (veine). - Système vasculaire particulier, dont les nombreuses ramifications s'étendent d'une part dans l'intestin et de l'autre dans le foie. Long de 10 cm à 12 cm le tronc de la veine porte reçoit le sang veineux que lui apportent, de presque tous les viscères abdominaux; les veines splénique et mésentériques supérieure et inférieure, et le verse dans le foie. Cette portion, nommée veine porte abdominale ou ventrale, monte obliquement de gauche à droite; arrivée dans le sillon transversal du foie, où elle prend le nom de veine porte hépatique, elle se divise en deux branches qui, s'écartant à angle droit, forment une espèce de canal connu sous le nom de sinus de la veine porte; celui-ci distribue le sang dans le lobe droit et dans le lobe gauche par d'innombrables ramifications à la manière des artères. Bientôt d'autres radicules reprennent le sang, qui a subi dans le foie des changements particuliers, et, après s'être réuni à celui qui vient de la veine hépatique, il passe dans les radicules de la veine sus-hépatiques et de là dans la veine cave inférieure. Cette circulation spéciale de la veine porte est impliquée dans la formation du sucre nécessaire à la combustion dans l'acte respiratoire.

PortĂ©e. - On appelle, ainsi l'ensemble de petits que portent Ă  la fois les femelles des Mammifères; on a mĂŞme Ă©tendu  la signification de ce mot Ă  la durĂ©e de la gestation. Le nombre de petits Ă  chaque portĂ©e varie beaucoup; ainsi, très majoritairement d'un seul dans l'espèce humaine, les quadrumanes et les Ruminants, il y en a  jusqu'Ă  six, huit et mĂŞme plus chez les Carnivores, les Rongeurs. Le cochon en a jusqu'Ă  14 Ă  la fois.

Potentiel d'action. - Signal électrique qui se propage le long de la membrane cellulaire des cellules excitable, telles que les neurones et les cellules musculaires. C'est le vecteur de la communication entre les cellules nerveuses, ainsi que dans la contraction musculaire. Avant l'apparition d'un potentiel d'action, la membrane cellulaire est polarisée, avec une différence de charge électrique de part et d'autre de la membrane. À l'intérieur de la cellule, la charge est négative par rapport à l'extérieur. Lorsque la membrane cellulaire reçoit un stimulus suffisamment fort, les canaux ioniques voltage-dépendants s'ouvrent, permettant à des ions sodium (Na+) de pénétrer rapidement dans la cellule. Cela entraîne une inversion temporaire de la polarité de la membrane, avec l'intérieur de la cellule devenant momentanément positif par rapport à l'extérieur. Peu de temps après la dépolarisation, les canaux de sodium se ferment et les canaux de potassium (K+) s'ouvrent. Cela permet aux ions potassium de sortir de la cellule, ramenant la polarité de la membrane à son état de repos initial, voire en dessous. On parle dans ce cas d'hyperpolarisation. Après la génération d'un potentiel d'action, la membrane subit une période pendant laquelle elle est incapable de générer un autre potentiel d'action, appelée période réfractaire. Cette période est divisée en deux phases : la période réfractaire absolue, pendant laquelle il est impossible de générer un nouveau potentiel d'action, et la période réfractaire relative, pendant laquelle un potentiel d'action peut être induit mais avec un stimulus plus fort que d'habitude. Après la période réfractaire, la cellule retrouve graduellement son potentiel de repos, prête à générer un nouveau potentiel d'action en réponse à un autre stimulus.

Potentiel gradué. - Changement de tension électrique localisé qui se produit dans les cellules excitable, comme les neurones, en réponse à des stimuli. Contrairement au potentiel d'action, qui est un changement de tension électrique rapide et uniforme le long de la membrane cellulaire, le potentiel gradué est un changement de tension plus lent et localisé. Les potentiels gradués ne se propagent pas de manière régulière le long de la membrane comme le fait un potentiel d'action. La magnitude d'un potentiel gradué dépend de l'intensité du stimulus. Plus le stimulus est fort, plus le potentiel gradué est important. De plus, l'intensitédu potentiel gradué diminue avec la distance par rapport au site de stimulation. Les potentiels gradués ont une durée limitée et décroissent rapidement avec le temps et la distance par rapport au site de stimulation. Contrairement aux potentiels d'action qui ont un seuil d'activation fixe, les potentiels gradués peuvent se produire sans qu'il y ait nécessairement atteinte d'un seuil spécifique. Autrement dit, même de faibles stimuli peuvent générer des potentiels gradués. Les potentiels gradués ne sont pas suivis par une période réfractaire comme c'est le cas pour les potentiels d'action. Par conséquent, ils peuvent se produire à répétition rapidement, ce qui permet une intégration des signaux au niveau de la cellule.

Pouce, en latin pollex, de pollere, avoir de la force. - C'est le doigt externe de la main (son analogue du pied est le gros orteil). Il n'est composé que de 2 phalanges au lieu de 3 comme les autres doigts, et est formé en outre par la peau, du tissu cellulaire, des tendons, des vaisseaux et des nerfs.

Pouls. - Pulsation des artères, généralement ressentie à l'aide des doigts, qui correspond au rythme cardiaque. Il est produit par le flux sanguin pulsatile provenant du coeur à travers les artères principales du corps. Le pouls peut être ressenti à différents endroits du corps où les artères se trouvent près de la surface de la peau et peuvent être pressées contre une surface dure. Les endroits les plus courants pour prendre le pouls comprennent le poignet (artère radiale), le cou (artère carotide), le pli de l'aine (artère fémorale), derrière le genou (artère poplitée) et le dessus du pied (artère dorsale du pied). Le pouls est directement lié à la fréquence cardiaque, qui est le nombre de battements cardiaques par minute. Chez les adultes en bonne santé, le rythme cardiaque normal au repos se situe généralement entre 60 et 100 battements par minute, bien que cela puisse varier en fonction de l'âge, de la condition physique, du niveau d'activité et d'autres facteurs. En plus de la fréquence, le pouls peut également fournir des informations sur le rythme cardiaque, c'est-à-dire la régularité des battements cardiaques. Un rythme cardiaque régulier est caractérisé par des intervalles de temps égaux entre les battements, tandis qu'un rythme irrégulier peut indiquer des arythmies cardiaques ou d'autres problèmes de santé. La force du pouls fait référence à la sensation de pulsation ressentie lorsque le pouls est pris. Elle peut varier d'un pouls faible ou filiforme à un pouls fort ou bondissant. La force du pouls peut fournir des informations sur la fonction cardiaque et la pression artérielle.

Poumon. - Viscère contenu dans le thorax et qui est le principal organe de la respiration. Le poumon est entouré par les plèvres et composé de petites cavités remplies d'air, communiquant avec l'atmosphère par les bronches, la trachée, le larynx, le pharynx, la bouche et le nez. Il y a deux poumons, séparés l'un de l'autre par le médiastin et des organes abdominaux par le diaphragme. En pénétrant dans le hile du poumon, la bronche gauche se divise en deux branches; la bronche droite, en trois branches qui se rendent aux lobes pulmonaires. Elles se ramifient ensuite en rameaux et ramuscules innombrables, dont les derniers s'ouvrent dans les lobules pulmonaires. eux-mêmes divisés en petites loges ou alvéoles. L'alvéole est constituée par un réseau capillaire très abondant, composé des dernières ramifications de l'artère pulmonaire : c'est là que se passent les phénomènes de l'hématose.

Prairie. - Surface de terre enherbée et, plus largement, type de paysage caractérisé par une végétation herbacée dominante, principalement composée de graminées et parfois de fleurs sauvages. Les prairies se trouvent dans de nombreuses régions du monde, des grandes plaines d'Amérique du Nord aux savanes d'Afrique. Elles abritent souvent une biodiversité importante et sont importantes pour la conservation de la faune sauvage et le maintien de l'équilibre écologique.

Prébiotique. - 1) Comme adjectif, sert à qualifier tout phénomène ou condition jugés nécessaire à l'apparition d'organismes vivants. - 2) Le terme est aussi employé pour désigner une substance alimentaire non digérée qui favorise la croissance et l'activité des bactéries bénéfiques dans le système digestif, en particulier dans le côlon. Ce sont généralement des fibres alimentaires non digestibles, telles que les fructo-oligosaccharides (FOS) et les galacto-oligosaccharides (GOS). Ces fibres ne sont pas décomposées par les enzymes digestives humaines et arrivent donc intactes dans le côlon. Les prébiotiques servent de nourriture aux probiotiques, qui sont des bactéries bénéfiques pour la santé intestinale (les bactéries du genre Bifidobacterium, en particulier). Ensemble, les prébiotiques et les probiotiques forment ce que l'on appelle une symbiose prébiotique-probiotique, qui joue un rôle crucial dans le maintien de l'équilibre de la flore intestinale et de la santé digestive.

Précambrien. - Période la plus ancienne de l'histoire de la Terre, s'étendant depuis la formation de la planète il y a environ 4,6 milliards d'années jusqu'à l'apparition des premiers organismes multicellulaires complexes, il y a environ 542 millions d'années, au début de l'ère Paléozoïque. C'est de loin la période la plus longue de l'histoire de la Terre, représentant environ 88% du temps total écoulé depuis la formation de la planète. Au cours du Précambrien, la vie sur Terre était principalement composée de formes de vie unicellulaires et microscopiques. Les premières formes de vie sur Terre étaient des organismes procaryotes, tels que les bactéries et les archées. Ces organismes unicellulaires étaient simples, dépourvus de noyau cellulaire et d'organites membranaires. Ils étaient adaptés à des environnements extrêmes et étaient responsables de processus tels que la photosynthèse et la décomposition des matières organiques. Les stromatolithes sont des structures rocheuses formées par la croissance de colonies de cyanobactéries (anciennement appelées "algues bleu-vert") dans les environnements côtiers et lacustres peu profonds. Ces structures étaient parmi les premières formes de vie complexes à laisser des traces fossiles dans les archives géologiques. Les eucaryotes sont des organismes dont les cellules possèdent un noyau cellulaire et des organites membranaires, tels que les mitochondries et les chloroplastes. Bien que les premiers eucaryotes soient apparus à la fin du Précambrien, ils étaient beaucoup moins nombreux que les procaryotes et étaient généralement de petite taille. Les acritarches sont des microfossiles unicellulaires d'origine organique qui étaient abondants pendant le Précambrien. Ils sont souvent utilisés comme indicateurs stratigraphiques pour dater les roches précambriennes et sont souvent associés à des environnements marins.

PrĂ©cordial, -ale,  qui a rapport au diaphragme, du latin praecordia = diaphragme. - On nomme rĂ©gion prĂ©cordiale, la rĂ©gion Ă©pigastrique.

Préfloraison. - On nomme ainsi l'agencement des parties florales dans le bouton. Linné avait employé dans ce sens le mot estivation, dont on se sert encore. La préfloraison est dite imbriquée, lorsque les parties se recouvrent dans une partie de leur hauteur, comme dans le camellia; elle est quinconciale, lorsque, sur cinq parties, deux sont placées plus extérieurement, deux plus intérieurement et recouvertes des deux côtés, la cinquième située entre l'une des deux premières, qui la recouvre par le bord correspondant. Cette disposition se trouve dans le liseron des haies. La préfloraison est valvaire lorsque les bords des parties sont contigus danss toute leur longueur, comme dans le gui.

Prémolaire (dent). - Dent située entre la canine et les molaires.

Prépuce. - Structure anatomique présente chez les mammifères mâles et femelles, mais c'est plus souvent associé à l'anatomie masculine. Chez l'homme, le prépuce est une peau lâche et pliable qui recouvre et protège le gland du pénis lorsqu'il n'est pas en érection. Il est composé de deux couches de peau, la couche externe étant similaire à la peau du reste du corps, tandis que la couche interne est plus fine et contient des terminaisons nerveuses spécialisées. Le prépuce protège le gland du pénis contre les frottements et les irritations, agissant comme une barrière naturelle. De plus, il contient de nombreuses terminaisons nerveuses sensorielles, ce qui en fait une zone hautement sensible et impliquée dans les sensations sexuelles. Le prépuce pourrait aussi avoir un rôle dans la lubrification pendant les rapports sexuels.

Pression sanguine. -  Pression exercĂ©e par le sang contre les parois des artères lorsque le coeur pompe le sang dans tout le corps. Elle est mesurĂ©e en millimètres de mercure (mmHg) et est gĂ©nĂ©ralement exprimĂ©e par deux nombres, qui correspondent aux mesures de la pressions systolique et Ă  la pression diastolique : 

• La pression systolique (premier nombre) est la pression maximale dans les artères pendant la contraction du coeur (systole). C'est le moment où le coeur se contracte et envoie du sang dans tout le corps. Par exemple, si la pression systolique est de 120 mmHg, cela signifie que la pression maximale atteinte dans les artères lors de la contraction du cœur est de 120 mmHg.

• La pression diastolique (deuxième nombre) représente la pression artérielle diastolique, qui est la pression minimale dans les artères lorsque le cœur se relâche entre deux battements (diastole). C'est le moment où le coeur se remplit de sang avant la prochaine contraction. Par exemple, si la pression diastolique est de 80 mmHg, cela signifie que la pression minimale dans les artères entre les battements du cœur est de 80 mmHg.

PressorĂ©cepteur = barorĂ©cepteurs. -  RĂ©cepteurs sensoriels spĂ©cialisĂ©s prĂ©sents dans les parois des vaisseaux sanguins, en particulier dans les artères et les sinus carotidiens (situĂ©s dans les artères carotides) et les sinus aortiques (situĂ©s dans l'aorte). Les pressorĂ©cepteurs dĂ©tectent les changements de pression dans les artères en rĂ©pondant Ă  la tension des parois vasculaires. Lorsque la pression artĂ©rielle augmente, les parois des vaisseaux s'Ă©tirent davantage, ce qui stimule les pressorĂ©cepteurs. De mĂŞme, lorsque la pression artĂ©rielle diminue, les parois des vaisseaux se relâchent, ce qui diminue la stimulation des pressorĂ©cepteurs. Lorsque les pressorĂ©cepteurs sont stimulĂ©s par des changements de pression, ils envoient des signaux Ă©lectriques le long des voies nerveuses vers le système nerveux central, en particulier vers le centre cardiovasculaire dans le tronc cĂ©rĂ©bral. Une fois que les signaux provenant des pressorĂ©cepteurs atteignent le centre cardiovasculaire, ils dĂ©clenchent des rĂ©ponses adaptatives qui visent Ă  rĂ©guler la pression artĂ©rielle. Par exemple, si les pressorĂ©cepteurs dĂ©tectent une augmentation de la pression artĂ©rielle, le centre cardiovasculaire peut envoyer des signaux pour diminuer la frĂ©quence cardiaque ou dilater les vaisseaux sanguins, ce qui aide Ă  abaisser la pression artĂ©rielle. De mĂŞme, si les pressorĂ©cepteurs dĂ©tectent une diminution de la pression artĂ©rielle, le centre cardiovasculaire peut dĂ©clencher des rĂ©ponses pour augmenter la frĂ©quence cardiaque ou resserrer les vaisseaux sanguins afin d'augmenter la pression artĂ©rielle.

PrimairePaléozoïque.

Prion. - Particule infectieuse constituée de protéines qui se répliquent sans ADN ni ARN. On distingue : la PrPc: protéine prion normale et la PrPsc: forme infectieuse d'une protéine prion. Lorsque les prions entrent en contact avec une protéine normale, ils induisent un changement de conformation dans cette protéine normale, la transformant en une forme anormale similaire à celle du prion. Ces protéines anormales s'accumulent dans le cerveau et d'autres tissus nerveux, causant des dommages et des lésions, ce qui conduit à diverses maladies neurodégénératives, telles que la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'humain, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez les bovins, et la maladie de la vache folle. Les prions sont particulièrement redoutables car ils peuvent résister à la chaleur, aux radiations et aux méthodes de stérilisation conventionnelles.

Proboscidiens. - Ordre de mammifères pachydermes dont le nez est prolongé en trompe comme l'éléphant.

Procaryotes. - Groupe diversifié d'organismes unicellulaires qui se distinguent par l'absence de noyau cellulaire délimité par une membrane et par l'absence d'organites cellulaires membranaires. Contrairement aux eucaryotes, les cellules des procaryotes ont un ADN circulaire situé dans une région appelée nucléoïde. Les procaryotes comprennent deux domaines principaux : les bactéries et les archées. Les bactéries sont les organismes procaryotes les plus familiers et sont présentes dans une grande variété d'environnements, allant des sols aux océans, en passant par les intestins des animaux et les sources chaudes. Les archées sont moins connues mais sont également présentes dans une diversité d'environnements extrêmes, tels que les sources hydrothermales, les marais salés et les sols contaminés. Les cellules procaryotes sont généralement plus petites et plus simples que les cellules eucaryotes. Elles possèdent une membrane plasmique qui entoure le cytoplasme cellulaire, ainsi qu'une paroi cellulaire rigide à l'extérieur de la membrane plasmique. De nombreux procaryotes possèdent également des flagelles ou des pili pour la motilité et l'adhérence. Les procaryotes jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes en tant que décomposeurs, producteurs primaires, symbiotes et agents pathogènes. Ils sont également utilisés dans divers domaines, y compris la production alimentaire, l'industrie pharmaceutique, la dépollution, la recherche et bien d'autres encore. En tant que plus ancien groupe de vie sur Terre, les procaryotes sont d'une importance fondamentale pour la compréhension de la biologie et de l'évolution de la vie sur notre planète.

Procombant, du latin procumbere, se coucher. - Ce mot s'applique principalement à la tige de certaines plantes, qui est couchée, étendue sur le sol, sans y émettre de racines; telles sont la renouée des oiseaux, l'herniaire velue, le serpolet, la mauve à feuilles rondes, etc.

Progestérone. - Hormone stéroïde produite principalement par les ovaires chez les femmes, ainsi que par les glandes surrénales chez les deux sexes. La progestérone est impliquée dans la régulation du cycle menstruel chez les femmes. Elle est principalement produite par le corps jaune dans les ovaires après l'ovulation. Au cours de la phase lutéale du cycle menstruel, la progestérone prépare l'endomètre (la muqueuse de l'utérus) à l'implantation de l'œuf fécondé en épaississant la paroi de l'utérus. Si la grossesse n'a pas lieu, les niveaux de progestérone chutent, entraînant le détachement de l'endomètre et le début des menstruations. Pendant la grossesse, la progestérone est essentielle pour maintenir la muqueuse de l'utérus en place et fournir un environnement favorable à la croissance de l'embryon/fœtus. Elle aide également à prévenir les contractions prématurées de l'utérus. La progestérone peut avoir des effets sur le système nerveux central, y compris des effets sédatifs et anxiolytiques. Elle peut également affecter l'humeur et le comportement chez les femmes, bien que ses mécanismes exacts ne soient pas entièrement compris. La progestérone peut réguler l'utilisation des graisses comme source d'énergie et en affectant la glycémie. La progestérone peut avoir des effets sur la peau,comme la régulation de la production de sébum. Des fluctuations hormonales pendant le cycle menstruel ou la grossesse peuvent parfois entraîner des changements cutanés. La progestérone pourrait avoir d'autres effets sur le système immunitaire, la densité osseuse et la santé cardiovasculaire.

Proglottis. - Partie spécifique du corps d'un ver plat, appartenant à la classe des cestodes (ténias). Chaque proglottis est une unité reproductrice individuelle qui contient les organes reproducteurs mâles et femelles nécessaires à la reproduction des vers plats. Les proglottis sont produits en continu à partir de la région appelée scolex, qui est la partie de la tête du ver plat qui s'attache à la paroi intestinale de l'hôte. Les proglottis sont caractérisés par leur apparence plate et segmentée, et ils sont souvent visibles dans les selles des animaux ou des humains infectés par des vers plats. En général, les proglottis les plus matures et les plus distaux contiennent les structures reproductrices les plus développées, tandis que les proglottis plus jeunes se trouvent plus près du scolex.

Proie (oiseaux de). - Ces oiseaux ont correspondu à une division dans la classification de Cuvier, plus tard remplacée par celle des Rapaces, dont quelques naturalistes font aujourd'hui un super-ordre, divisé en deux ordres : celui des Falconiformes (Rapaces diurnes : Aigles, Buses, Faucons, Vautours, etc.) et celui des Strigiformes (Rapaces généralement nocturnes : Hiboux et Chouettes, etc.).



Carlo Hindian, Carl Millier, Les oiseaux de proie, L'homme éditions, 2005. - Cet ouvrage nous fait découvrir le monde fascinant des oiseaux de proie, mais apporte également une réflexion sur les fondements de la relation entre l'humain et son environnement. (couv.).

Proie-prédateur (relations). - Interactions entre les organismes qui se nourrissent d'autres organismes (prédateurs) et ceux qui sont mangés (proies). Ces interactions sont une composante essentielle des chaînes alimentaires et influencent la dynamique des populations au sein d'un écosystème.

Prolactine. - Hormone peptidique sĂ©crĂ©tĂ©e par la partie antĂ©rieure de l'hypophyse. La prolactine stimule le dĂ©veloppement des glandes mammaires pendant la grossesse et favorise la production de lait après l'accouchement. La prolactine agit sur les cellules alvĂ©olaires des glandes mammaires pour stimuler la production de lait, et sa sĂ©crĂ©tion est rĂ©gulĂ©e par la succion du bĂ©bĂ© au sein. En rĂ©gulant nĂ©gativement la production de certaines hormones, comme la gonadotrophine, la prolactine peut inhiber l'ovulation chez les femmes allaitantes. Cela permet d'espacer les naissances en empĂŞchant la conception pendant l'allaitement. En plus de son rĂ´le dans la lactation, la prolactine peut Ă©galement influencer d'autres aspects de la fonction reproductive. Chez les hommes, des niveaux Ă©levĂ©s de prolactine peuvent interfĂ©rer avec la production de sperme et causer des problèmes de fertilitĂ©. Chez les femmes, des niveaux anormalement Ă©levĂ©s de prolactine peuvent perturber le cycle menstruel et entraĂ®ner des irrĂ©gularitĂ©s ou l'absence de règles. Des Ă©tudes ont suggĂ©rĂ© que la prolactine peut jouer un rĂ´le dans la rĂ©gulation du comportement parental chez les hommes et les femmes, en favorisant les comportements maternels et paternels. La prolactine peut Ă©galement avoir des effets sur le mĂ©tabolisme des graisses et des glucides. 

Prolifère, du latin proles, lignée, et fero, je porte. - On dit qu'une feuille est prolifère lorsqu'elle donne naissance à d'autres feuilles, comme cela a lieu dans la lenticule (Lemnacées). On peut voir aussi dans nos jardins des roses du centre desquelles il naît une fleurnouvelle on un bourgeon feuillé; il en est de même de l'oeillet, de l'anémone, etc. On dit alors que ces fleurs sont prolifères.

Proline. - Acide aminé non essentiel. Elle possède une structure cyclique qui la distingue des autres acides aminés. Cette structure cyclique est formée par une liaison entre le groupe amine (NH2) et le carbone du groupe R, créant ainsi une structure en anneau. La proline est impliquée dans la structure et la stabilité des protéines. Elle est souvent trouvée dans les structures de type hélice alpha, où sa structure cyclique peut aider à stabiliser la conformation de l'hélice. De plus, la proline joue un rôle dans la synthèse du collagène, la principale protéine structurale du tissu conjonctif dans le corps humain. Elle est également importante pour la croissance et la réparation des tissus, ainsi que pour la cicatrisation des plaies. En plus de son rôle dans la structure des protéines, la proline est impliquée dans la fonction immunitaire, la santé cardiovasculaire et la réponse au stress. Elle peut également agir comme un antioxydant, protégeant les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres.

Prométaphase. - Etape de la mitose. C'est la phase qui suit directement la prophase et précède la métaphase. Au cours de la prométaphase, l'enveloppe nucléaire qui entoure les chromosomes se désintègre, permettant aux chromosomes de se déplacer librement dans la cellule. Les microtubules du fuseau mitotique se forment et commencent à s'étendre à partir des centrosomes situés aux pôles opposés de la cellule. Les chromosomes condensés sont capturés par les microtubules du fuseau mitotique au niveau de leurs centromères. Ces interactions sont médiées par des protéines kinétochores présentes sur les centromères des chromosomes. Les microtubules du fuseau mitotique exercent des forces sur les chromosomes, les déplaçant vers la zone centrale de la cellule appelée la plaque équatoriale.

Pronation, du latin pronus, penché en avant. - On donne ce nom au mouvement par lequel la main, pivotant sur le poignet de dehors en dedans, présente sa face dorsale à la place de sa face palmaire; le pouce est alors du côté du corps et, si le bras est étendu horizontalement, la paume de la main regarde le sol. L'extrémité inférieure de l'os-radius tourne dans ce mouvement autour du cubitus, et les deux os prennent réciproquement la disposition des branches d'un X très allongé. Tous les mammifères qui emploient l'extrémité antérieure pour marcher ont l'avant-bras fixé dans la pronation. (Supination).

Propagules, propagula, du latin propago, bouture, rejeton. - On a d'abord donné ce nom aux petits corps qui composent la matière pulvérulente existant dans certaines plantes Cryptogames, telles que des Lichens. Ce nom nous vient des anciens botanistes qui avaient reconnu dans ces corps les éléments reproducteurs du végétal. Par la suite on a donné particulièrement le nom de Propagules à des portions de végétaux tels que des algues microscopiques, par exemple, à l'aide desquelles la reproduction a lieu. Ainsi, dans ces plantes à structure très simple, les organes de végétation et de reproduction sont confondus et chaque partie qui se désunit reproduit un végétal en tout semblable à celui dont elle provient. Ces parties sont formées de cellules unies ordinairement bout à bout et quelquefois aussi ne résultent que d'une seule cellule.

Prophase. - Première phase de la mitose, qui prépare les chromosomes pour leur séparation éventuelle vers les cellules filles. L'ADN, qui existe sous forme de chromatine diffuse pendant l'interphase, qui est la phase précédente, commence à se condenser en chromosomes distincts. Cela rend l'ADN plus compact et plus facile à manipuler pendant la division cellulaire. Les centrosomes commencent à migrer vers des positions opposées de la cellule, formant les pôles du fuseau mitotique. Les microtubules du fuseau commencent également à se former à partir des centrosomes et à s'étendre dans toute la cellule. La membrane nucléaire commence à se désintégrer, permettant aux microtubules du fuseau mitotique de se connecter aux chromosomes. Les microtubules du fuseau mitotique se fixent aux centromères des chromosomes, formant ce qu'on appelle les kinétochores. Ces kinétochores aideront à déplacer les chromosomes pendant la division cellulaire. Les chromosomes condensés migrent vers le centre de la cellule, alignant leurs centromères sur une ligne imaginaire appelée plaque équatoriale. Une fois que tous les événements de la prophase sont terminés, la cellule entre dans la phase suivante de la mitose, appelée prométaphase.

Propriocepteurs = récepteurs proprioceptifs. - Récepteurs sensoriels spécialisé répartis dans tout le corps, principalement dans les muscles et les tendons, mais aussi dans les articulations et les ligaments. Ils sont concentrés dans les régions du corps qui sont les plus sujettes aux mouvements et aux changements de position. Il existe différents types de propriocepteurs, chacun spécialisé dans la détection de types spécifiques de mouvements ou de tensions. Parmi les types de propriocepteurs les plus importants, on trouve les fuseaux neuromusculaires, qui détectent les changements de longueur musculaire, les organes tendineux de Golgi, qui détectent la tension dans les tendons, et les récepteurs articulaires, qui fournissent des informations sur la position et le mouvement des articulations. Les propriocepteurs sont responsables de la détection des changements dans la position des différentes parties du corps, de la détection des mouvements musculaires et articulaires, et de la régulation de la tension musculaire pour maintenir la stabilité et l'équilibre. Ils jouent un rôle essentiel dans la coordination des mouvements et la régulation de la posture. Les propriocepteurs sont essentiels pour la rééducation après une blessure musculo-squelettique, car ils aident à rétablir la coordination des mouvements et la stabilité articulaire. Ils sont également importants dans la performance sportive, car une bonne proprioception permet une meilleure coordination, une réaction plus rapide aux stimuli et une réduction du risque de blessures.

Proprioception = sens kinesthĂ©sique. - Sens qui permet Ă  un organisme de percevoir la position relative de ses parties du corps, ainsi que les mouvements de ces parties, sans avoir besoin de regarder ou de s'appuyer sur d'autres sens externes. En d'autres termes, c'est la capacitĂ© de sentir la position, le mouvement et la tension des muscles, des tendons et des articulations. La proprioception repose sur des rĂ©cepteurs sensoriels spĂ©ciaux appelĂ©s rĂ©cepteurs proprioceptifs (ci-dessus), qui se trouvent principalement dans les muscles, les tendons et les articulations. Ces rĂ©cepteurs dĂ©tectent les changements dans la tension musculaire, la longueur des muscles, l'angle des articulations et d'autres aspects du positionnement du corps. La proprioception  fonctionne en Ă©troite collaboration avec d'autres systèmes sensoriels, comme l'Ă©quilibrioception et le toucher, pour fournir au cerveau une reprĂ©sentation complète du corps dans l'espace.

Prostaglandines. - ComposĂ©s lipidiques similaires Ă  des hormones, souvent dĂ©crits comme des mĂ©diateurs chimiques dans le corps. Les prostaglandines agissent localement dans les tissus. Elles sont impliquĂ©es dans la rĂ©gulation de l'inflammation, de la rĂ©ponse immunitaire, de la coagulation sanguine, de la contraction musculaire, de la sensibilitĂ© Ă  la douleur, de la tempĂ©rature corporelle, de la fonction rĂ©nale, de la rĂ©gulation de la pression artĂ©rielle, et dans d'autres processus. Les prostaglandines sont produites Ă  partir d'un acide gras polyinsaturĂ© appelĂ© acide arachidonique, qui est libĂ©rĂ© des membranes cellulaires en rĂ©ponse Ă  divers stimuli, tels que l'inflammation, les lĂ©sions tissulaires ou les hormones. L'acide arachidonique est ensuite converti en prostaglandines par une sĂ©rie d'enzymes appelĂ©es cyclooxygĂ©nases (COX).   Il existe plusieurs types de prostaglandines, qui sont gĂ©nĂ©ralement dĂ©signĂ©es par des lettres, comme PGE1, PGE2, PGF2α, etc. Chaque type de prostaglandine peut avoir des effets diffĂ©rents et spĂ©cifiques dans le corps, en fonction de leur site de production et des rĂ©cepteurs sur lesquels elles agissent. En raison de leurs effets variĂ©s sur de nombreux processus physiologiques, les prostaglandines sont importantes dans le domaine mĂ©dical. Les mĂ©dicaments appelĂ©s anti-inflammatoires non stĂ©roĂŻdiens (AINS), tels que l'ibuprofène et l'aspirine, agissent en inhibant la production de prostaglandines, ce qui rĂ©duit l'inflammation, la douleur et la fièvre. Les prostaglandines synthĂ©tiques peuvent Ă©galement ĂŞtre utilisĂ©es Ă  des fins mĂ©dicales, par exemple pour induire le travail lors de l'accouchement ou pour traiter certaines conditions mĂ©dicales, telles que les ulcères gastriques.

Prostate, du grec prostatis = qui est placĂ© devant. - Corps glanduleux, propre au sexe masculin, qui enveloppe le col vĂ©sical et la première partie de l'urètre. La prostate offre la forme et le volume d'un marron; elle est situĂ©e dans la rĂ©gion supĂ©rieure du pĂ©rinĂ©e. La prostate se compose d'une partie sĂ©crĂ©tante produisant le liquide prostatique qui est un des composants du sperme. 

ProtĂ©ase. - Enzyme qui catalyse la dĂ©gradation des liaisons peptidiques dans les protĂ©ines, ce qui entraĂ®ne leur clivage en peptides plus petits. Ces enzymes interviennent la digestion, la coagulation sanguine, le système immunitaire, et la rĂ©gulation du cycle cellulaire. 

Protéine . - Macromolécule biologique composée d'une ou plusieurs chaînes d'acides aminés.

ProtĂ©ines GprotĂ©ines G hĂ©tĂ©rotrimĂ©riques. - Famille de protĂ©ines qui interviennent dans la transmission des signaux extracellulaires Ă  l'intĂ©rieur des cellules, rĂ©gulant ainsi de nombreux processus biologiques.Les protĂ©ines G sont constituĂ©es de trois sous-unitĂ©s : une sous-unitĂ© alpha, une sous-unitĂ© bĂŞta et une sous-unitĂ© gamma (chacune se dĂ©clinant de multiples façons). Cette diversitĂ© fonctionnelle permet aux protĂ©ines G de participer Ă  une large gamme de processus biologiques ( rĂ©gulation de la neurotransmission,  modulation de la contraction musculaire, contrĂ´le du mĂ©tabolisme, etc.). L'unitĂ© alpha est la principale responsable de la transmission du signal Ă  l'intĂ©rieur de la cellule. Ces protĂ©ines agissent comme des commutateurs molĂ©culaires. Elles sont soit "inactives" lorsqu'elles sont liĂ©es Ă  un nuclĂ©otide de guanosine diphosphate (GDP), soit "actives" lorsqu'elles sont liĂ©es Ă  un nuclĂ©otide de guanosine triphosphate (GTP). Lorsqu'un ligand, tel qu'un neurotransmetteur ou une hormone, se lie Ă  un rĂ©cepteur couplĂ© aux protĂ©ines G (GPCR), il induit un changement de conformation du rĂ©cepteur, ce qui active la protĂ©ine G associĂ©e. Une fois activĂ©e, la sous-unitĂ© alpha de la protĂ©ine G peut rĂ©guler l'activitĂ© de divers effecteurs, tels que les enzymes ou les canaux ioniques. Par exemple, elle peut stimuler la production d'AMP cyclique (AMPc) ou d'inositol trisphosphate (IP3), ou encore inhiber les canaux ioniques. Ces changements dans l'activitĂ© des effecteurs dĂ©clenchent des rĂ©ponses cellulaires spĂ©cifiques, telles que la modulation de l'activitĂ© enzymatique, la rĂ©gulation de la permĂ©abilitĂ© ionique, ou la modification de l'expression gĂ©nique.

Prothalle. - On donne le nom de prothalle à la génération sexuée des Cryptogames supérieures. C'est à ce stade de son développement que la plante porte des archégones et des anthéridies, qui, après fécondation, donnent naissance à une plante asexuée, thalle ou sporogone. Certains botanistes ont vu ici une lutte d'importance entre ces deux phases, dans laquelles ils voyaient la caractérisation toute l'évolution du règne végétal. Chez les Mousses et les Hépatiques, le prothalle est beaucoup plus développé que le sporogone : celui-ci est réduit à une capsule contenant des spores et germant sur le pied femelle lui-mème. Chez les Fougères et les Equisétinées le prothalle est réduit à une lame celluleuse verte portant les organes mâles et femelles. Bientôt, surtout chez les Lycopodinées et les Lépidodendrées, il y a tendance à la séparation des sexes; il y a des prothalles mâles et femelles, et en même temps le prothalle tend à ne plus se séparer de la spore qui lui a donné naissance et à germer sur place. Cette réduction progressive du prothalie atteint son maximum chez les Phanérogames. (Dr L. Laloy).

Prothrombine. - Protéine synthétisée dans le foie et est l'un des facteurs de coagulation sanguine. Elle est produite sous forme inactive et est activée en thrombine lorsqu'une blessure provoque une lésion des vaisseaux sanguins. Lorsqu'une blessure se produit, les plaquettes s'agrègent pour former un bouchon primaire, puis la prothrombine est activée en thrombine par diverses voies de coagulation. La thrombine à son tour convertit le fibrinogène, une autre protéine du plasma sanguin, en fibrine, une protéine insoluble qui forme un réseau de fibres autour du bouchon plaquettaire, renforçant ainsi la formation d'un caillot sanguin.

ProtolĂ©cithe. -  Substance de rĂ©serve nutritive contenue dans l'oeuf non segmentĂ©, par opposition au deutolĂ©cithe ou substance de rĂ©serve renfermĂ©e dans les cellules de l'embryon.

Protoméride. - Premier individu [méride] d'une colonie animale. Dans les associations linéaires, le protoméride constitue la tête.

Protonéma ou Protonème. - Organes filamenteux verdâtres engendrés par les spores des mousses, et d'où naissent ensuite les nouvelles tiges

Protoneurone. - Premier neurone de la chaîne centripète ou centrifuge, de l'axe réflexe ou volontaire. Se dit principalement du premier neurone de la chaîne centripète. Tous les protoneurones centripètes (radiculaire, acoustique, optique, olfactif, etc.) se réduisent, malgré leurs apparences morphologiques différentes, à une cellule bipolaire munie de deux prolongements : l'une périphérique, l'autre cylindraxile, et dérivent de la crête ganglionnaire de Sagemahl ou cordon ganglionnaire de His.

Protoplasique. - Se dit des cellules filles qui, dans la division d'un blastomère, reçoivent toutes deux également toutes les substances provenant de la cellule mère.

Protoplasme ou protoplasma, du préfixe proto, et du grec plasma= formation. - Concept historique, autrefois utilisé pour désigner le contenu vivant à l'intérieur d'une cellule, en excluant généralement le noyau. À l'époque où la biologie cellulaire était en développement, les scientifiques pensaient que le protoplasme était la substance vivante fondamentale à l'intérieur des cellules, responsable de la vie et des processus cellulaires. Cependant le protoplasme ne constitue pas une entité distincte à l'intérieur de la cellule, mais plutôt une combinaison de divers composants cellulaires. Le protoplasme est maintenant considéré comme un terme obsolète dans la biologie moderne, car il n'apporte pas de compréhension précise des structures et des processus cellulaires.

Protozoaires. -  Organismes unicellulaires eucaryotes. Beaucoup de protozoaires sont capables de se dĂ©placer grâce Ă  des structures spĂ©cialisĂ©es telles que des cils, des flagelles ou des pseudopodes. Certains sont prĂ©dateurs, se nourrissant d'autres organismes, tandis que d'autres sont saprophytes, se nourrissant de matière organique morte. Ils  peuvent ĂŞtre trouvĂ©s dans une grande variĂ©tĂ© d'habitats, tels que l'eau douce, l'eau salĂ©e, le sol et mĂŞme Ă  l'intĂ©rieur d'autres organismes en tant que parasites. On range notamment parmi les protozoaires : les flagellĂ©s, les ciliĂ©s, les rhizopodes et les sporozoaires.

Protistes. -  Groupe paraphylĂ©tique qui englobe divers organismes eucaryotes unicellulaires ou multicellulaires qui ne rentrent pas dans les catĂ©gories bien dĂ©finies des animaux, des plantes ou des champignons. Ce groupe n'est pluss considĂ©rĂ© comme une classification taxonomique valide dans le sens strict, mais il est souvent utilisĂ© pour regrouper divers organismes eucaryotes simples. Ă€ la place, les organismes qui Ă©taient autrefois classĂ©s dans le règne Protista sont rĂ©partis dans des groupes plus spĂ©cifiques. Par exemple : les Protozoaires, les AlvĂ©es ou les Chromistes.

Protubérance, du latin pro, sur, et tuberare = proéminer. - Ce terme sert à désigner, en anatomie, différentes parties saillantes; ainsi la Protubérance occipitale est une éminence située au milieu de la face externe de l'occipital; la Protubérance annulaire ou cérébraleest ce qu'on appelle le pont de Varole, etc.

Provirus. - Forme de rétrovirus qui s'intègre dans le génome de l'hôte infecté et y reste latent pendant une période prolongée. Les rétrovirus, tels que le VIH (virus de l'immunodéficience humaine), utilisent une enzyme appelée transcriptase inverse pour convertir leur ARN viral en ADN, qui peut ensuite être intégré dans l'ADN de la cellule hôte. Une fois intégré dans le génome de l'hôte, le provirus peut rester dormant pendant une longue période, éventuellement des années, sans produire de nouveaux virus. Cependant, sous certaines conditions, telles qu'une baisse de l'immunité de l'hôte, le provirus peut être activé, entraînant la production de nouveaux virus et une reprise de l'infection virale.

Pruine. - Fine couche de cire ou de poussière qui recouvre la surface de certains fruits comme les raisins, les prunes, les bleuets et les prunes de l'abricot, mais elle peut également être présente sur les feuilles de certaines plantes, comme les cactus ou certaines variétés de choux. Cette couche peut donner un aspect blanchâtre, bleuâtre ou grisâtre à la surface de la plante. La pruine peut aider à réduire la perte d'eau en formant une barrière protectrice contre la transpiration excessive. De plus, elle peut agir comme une protection contre les dommages causés par les rayons ultraviolets du soleil et contre les attaques de certains organismes pathogènes.

Pseudodominance. - Phénomène génétique qui se produit lorsqu'un allèle récessif d'un gène se manifeste comme s'il était dominant en raison de la perte ou de la mutation de l'allèle dominant correspondant. En situation normale, un individu possédant un allèle dominant et un allèle récessif pour un certain trait ne présentera pas le phénotype associé à l'allèle récessif, car l'allèle dominant masque son expression. Cependant, si l'allèle dominant est perdu ou muté, l'allèle récessif peut alors s'exprimer pleinement, donnant l'apparence d'un phénotype dominant. Dans ce cas, le trait récessif se manifeste même en présence d'un seul allèle récessif. La pseudodominance peut se produire lorsqu'un allèle dominant est perdu par des événements tels que la délétion chromosomique, la mutation génique ou la perte de l'allèle par hérédité. Cela peut conduire à des situations où des individus qui ne portent normalement qu'un seul allèle récessif pour un certain trait présentent ce trait de manière apparente dans leur phénotype.

Pseudogamie. - Processus de reproduction dans lequel un gamète mâle, tel qu'un pollen, se développe sans fusion avec un gamète femelle pour former un zygote. La pseudogamie ne produit pas de véritable zygote comme dans la reproduction sexuée typique. Un exemple de pseudogamie est l'apomixie. Dans l'apomixie, le pollen peut se développer et féconder un ovule sans qu'il y ait eu de fusion des gamètes femelles et mâles. Le nouvel organisme qui se développe à partir de cette fécondation non sexuelle sera génétiquement identique à la plante mère. La pseudogamie peut également se produire chez certains organismes aquatiques, où les gamètes mâles peuvent se développer et se diviser sans fusion avec un gamète femelle pour former un embryon. Cependant, ce processus est moins courant et moins bien compris que dans le cas des plantes.

Pseudogène. - Séquence d'ADN qui ressemble à un gène fonctionnel mais qui a perdu sa capacité à coder des protéines ou à remplir une fonction biologique spécifique. Les pseudogènes peuvent être le résultat de mutations, d'insertions ou de délétions dans le génome, ou encore de rétrotranspositions d'ARN messager. Il existe différents types de pseudogènes, mais les deux principaux sont les pseudogènes non transformés et les pseudogènes transformés :

• Les pseudogènes non transformés sont des copies inactives d'un gène fonctionnel qui ont subi des mutations ou des altérations qui ont rendu leur fonction inutilisable.

• Les pseudogènes transformés sont des séquences d'ADN issues de l'insertion d'un transcrit d'ARN messager rétrotranscrit, généralement par une rétrotransposase, dans le génome. Ces pseudogènes peuvent ne pas avoir de promoteurs et de séquences régulatrices pour les activer, et donc ne pas être exprimés.

Bien que les pseudogènes soient souvent considérés comme non fonctionnels, certains d'entre eux peuvent encore jouer un rôle dans la régulation de l'expression génique ou dans d'autres processus biologiques. Certains pseudogènes pourraient aussi retrouver une certaine fonctionnalité au fil du temps, ce qui remet en question leur caractère totalement inactif.

Pseudopode. - Extension variable et temporaires de la membrane cellulaire chez certaines cellules eucaryotes, notamment chez les amibes, les leucocytes et certains protistes. Les pseudopodes sont utilisés pour la locomotion, la phagocytose et d'autres processus cellulaires. Chez les amibes, par exemple, les pseudopodes sont formés par l'extension de la membrane plasmique et du cytoplasme vers l'extérieur de la cellule. Cela crée une saillie de forme variable, qui peut se déplacer et changer de direction en réponse à des stimuli externes. Les pseudopodes permettent à ces organismes unicellulaires de se déplacer vers des sources de nutriments ou de se déplacer loin des substances toxiques. Chez les leucocytes, les pseudopodes sont utilisés pour la phagocytose, où les cellules enveloppent et absorbent des particules étrangères, telles que des bactéries ou des débris cellulaires, pour les détruire.

Psoas, mot grec qui signifie les reins, les lombes. - On appelle Psoas deux muscles situés dans la région lombaire : - 1° le Grand Psoas, étendu obliquement entre les lombes et la partie supérieure de la cuisse, est épais et arrondi à sa partie moyenne, aplati supérieurement, tendineux en bas, il s'attache à la dernière vertèbre-dorsale, à toutes les lombaires, excepté la cinquième, et descend au-devant de la branche horizontale du pubis, pour aller se fixer au petit trochanter. Il fléchit la cuisse sur le bassin, en la tournant en dehors. - 2° le Petit Psoas, qui manque quelquefois, est grêle, allongé; situé au-devant du précédent, il a à peu près les mêmes attaches en haut; en bas, il se fixe à l'éminence iléo-pectinée. Il seconde l'action du précédent.

Ptérygoïde, du grec pteryx, rygos, aile, et eidos, ressemblance. - On appelle ainsi deux apophyses situées à la face inférieure de l'os sphénoïde.

Ptérygoïdien. - Ce mot sert à qualifier différentes parties; ainsi : - Artère ptérygoïdienne ou vidienne, branche fournie par la maxillaire interne, dans le sommet de la fosse- zygomatique. - Fosse* ptérygoïdienne. - Excavations que l'on remarque à la face postérieure des apophyses- ptérygoïdes, entre les deux lames ou ailes de ces apophyses. Elles donnent attache aux muscles ptérygoïdiens internes. - Muscles plérygoïdiens : l'externe, ou petit Ptérygoïde triangulaire, épais, va de la face externe de l'apophyse- ptérygoïde, de la tubérosité du palatin, au col du condyle de la mâchoire inférieure, qu'il tire en dedans et en avant; l'interne, ou grand Ptérygoïdien, part du même point, et va se fixer à la face interne de l'apophyse montante du maxillaire inférieur, qu'il porte vers le côté opposé. - Nerfs ptérygoïdiens, ce nom a été donné à deux nerfs : l'un est une branche du maxillaire inférieur; l'autre, nommé aussi nerf vidien, naît du ganglion sphéno-palatin.

Ptyaline. - Ancienne dĂ©nomination pour une enzyme salivaire, maintenant appelĂ©e amylase salivaire. 

Puberté. - Période de développement biologique au cours de laquelle un enfant se transforme progressivement en un adulte capable de reproduction. Les signes de la puberté chez les filles peuvent inclure le développement des seins, la croissance des poils pubiens et axillaires, la croissance de l'utérus, le début des menstruations (menarche), et d'autres changements physiques associés à la maturation sexuelle. Chez les garçons, les signes de puberté comprennent l'augmentation de la taille des testicules et du pénis, la croissance des poils pubiens, axillaires et faciaux, l'approfondissement de la voix à mesure que la pomme d'Adam se développe, et d'autres changements physiques associés à la maturation sexuelle. La puberté est déclenchée par l'activation du système endocrinien, qui commence à produire des hormones sexuelles, telles que les oestrogènes chez les filles et la testostérone chez les garçons. Ces hormones stimulent le développement des caractères sexuels secondaires et la maturation sexuelle. La puberté peut varier en termes de moment et de durée chez les individus, mais elle se produit généralement à partir de l'adolescence, généralement entre 8 et 13 ans pour les filles et entre 9 et 14 ans pour les garçons. Les variations individuelles dépendent de facteurs génétiques, nutritionnels, environnementaux et autres.

Pubescent, du latin pubescere, se couvrir de duvet. - On applique cette épithète aux organes des plantes qui sont couverts de petits poils mous, courts et duveteux : ainsi les feuilles de cynoglosse, les anthères de la digitale pourprée sont pubescentes; il en est de même des stigmates de l'érable sycomore, des fruits de pêcher, etc.

Pubien. - Qui a rapport au pubis. - Arcade pubienne. Échancrure que présente en avant l'orifice inférieur du bassin, et qui a pour limite de chaque côté la lame qui unit le pubis à l'ischion et qui borne en dedans le trou sous-pubien. - Symphyse pubienne : articulation des deux os pubis entre eux. Elle est formée par l'union de deux surfaces ovalaires, réunies par un ligament interosseux, un ligament antérieur et un ligament inférieur ou sous-pubien. - Ligaments pubiens : les deux ligaments ci-dessus. - Région pubienne-: partie moyenne de la région hypogastrique et sous-ombilicale.

Pubis. - Partie médiane et inférieure du ventre, ainsi appelée parce qu'elle se couvre de poils à l'époque de la puberté (en latin pubescere, se couvrir de duvet). On donne aussi le nom de pubis à la portion antérieure de l'os iliaque. - Ligaments du pubis : faisceau fibreux qui s'étend de l'épine du pubis à l'éminence iléo-pectinée et recouvre la crête pectinéale (ligament de A. Cooper).

PuerpĂ©ralitĂ©  =  pĂ©riode post-partum = pĂ©riode postnatale. - PĂ©riode qui suit immĂ©diatement l'accouchement. Elle fait rĂ©fĂ©rence aux six semaines environ qui suivent l'accouchement, au cours desquelles le corps de la femme subit une sĂ©rie de changements physiologiques pour revenir Ă  son Ă©tat prĂ©-grossesse. Pendant cette pĂ©riode, la mère peut Ă©prouver des saignements vaginaux (lochies) pendant plusieurs semaines, des contractions utĂ©rines (appelĂ©es « tranchĂ©es »), des douleurs pelviennes et abdominales, une fatigue accrue, des sautes d'humeur, des modifications hormonales et d'autres symptĂ´mes physiques et Ă©motionnels. En plus des ajustements physiques, la puerpĂ©ralitĂ© est Ă©galement une pĂ©riode d'adaptation pour le bĂ©bĂ© et l'allaitement maternel peut Ă©galement dĂ©buter pendant cette pĂ©riode.

Pulmonaire (artère). - Vaisseau sanguin qui transporte le sang dĂ©soxygĂ©nĂ© depuis le ventricule droit du cĹ“ur vers les poumons. Contrairement Ă  la plupart des artères, qui transportent du sang oxygĂ©nĂ© loin du coeur vers le reste du corps, l'artère pulmonaire transporte du sang dĂ©soxygĂ©nĂ© vers les poumons pour la perfusion pulmonaire et la rĂ©oxygĂ©nation. L'artère pulmonaire est une artère de gros calibre et se divise en deux branches principales, une pour chaque poumon. Dans les poumons, l'artère pulmonaire se ramifie davantage en artĂ©rioles et en capillaires, permettant le transfert d'oxygène du sang veineux dĂ©soxygĂ©nĂ© vers les alvĂ©oles pulmonaires oĂą l'oxygène est absorbĂ©, et le dioxyde de carbone est rejetĂ©. Après l'Ă©change gazeux dans les poumons, le sang oxygĂ©nĂ© est ramenĂ© au cĹ“ur par les veines pulmonaires et est acheminĂ© vers l'oreillette gauche, Ă  partir de laquelle il est pompĂ© dans le ventricule gauche pour ĂŞtre ensuite envoyĂ© dans le reste du corps par l'intermĂ©diaire de l'aorte. 

Pulmonaires (veines). -Vaisseaux sanguins qui transportent le sang oxygéné des poumons vers l'oreillette gauche du cœur. Chaque poumon est drainé par plusieurs veines pulmonaires. Ces veines se regroupent à mesure qu'elles se rapprochent du cœur pour former deux veines pulmonaires principales, une provenant de chaque poumon. Ces deux veines pulmonaires principales se connectent à l'oreillette gauche du cœur, où le sang oxygéné est pompé dans le ventricule gauche puis envoyé dans tout le corps par l'intermédiaire de l'aorte. Après avoir été oxygéné dans les poumons, le sang est acheminé vers le coeur via les veines pulmonaires, où il est ensuite distribué dans tout le corps pour fournir de l'oxygène aux tissus et organes.

Pulpe, pulpa des Latins. - On appelle ainsi la partie molle et parenchymateuse des substances vĂ©gĂ©tales, qui se rencontre surtout dans plusieurs fruits, racines ou feuilles.  Exemples : les pulpes de casse, de tamarin, de pruneaux, de dattes, de cynorrhodon, de bulbes de lis, de scille, etc.

Punctum saliens, mots latins qui signifient, en français, point sautant. Quelques anatomistes ont désigné sous ce nom les premiers rudiments du coeur de l'embryon, que l'on dit reconnaissable par ses mouvements.

Pupe. - Lors de la métamorphose des insectes, stade intermédiaire entre la larve et l'imago (Nymphe).

Pupille, Pupilla. - Ouverture centrale de la rétine vulgairement Prunelle. On a aussi donné ce nom à la terminaison du nerf optique sur la rétine (tache aveugle).

Purine. - Type de base azotée dans l'ADN et l'ARN (Acides nucléiques); l'adénine et la guanine sont des purines. Elles sont constituées de deux cycles fusionnés : un cycle pyrimidine à six chaînons et un cycle imidazole à cinq chaînons. Les principales purines sont l'adénine et la guanine, qui sont des composants fondamentaux des nucléotides, qui sont les unités constitutives de l'ADN et de l'ARN. Dans l'ADN, l'adénine s'apparie toujours avec la thymine, et la guanine s'apparie toujours avec la cytosine. Dans l'ARN, l'adénine s'apparie avec l'uracile, tandis que la guanine s'apparie toujours avec la cytosine. En plus de leur rôle dans la structure des acides nucléiques, les purines jouent également un rôle dans la production d'énergie cellulaire. Elles sont des composants clés de molécules telles que l'ATP (adénosine triphosphate) et le GTP (guanosine triphosphate), qui sont des transporteurs d'énergie et des cofacteurs dans de nombreuses réactions métaboliques. De plus, les purines peuvent être utilisées dans la signalisation cellulaire et dans d'autres processus biologiques importants.

Puriques (bases). - ComposĂ©s organiques faisant partie de la famille des purines, qui sont des hĂ©tĂ©rocycles Ă  double cycle formĂ©s par la fusion d'un cycle pyrimidine et d'un cycle imidazole. Les deux principales bases puriques prĂ©sentes dans les acides nuclĂ©iques (ADN et ARN) sont l'adĂ©nine (A) et la guanine (G). Ces bases participent Ă  la formation des nuclĂ©otides, qui sont les unitĂ©s de construction des acides nuclĂ©iques. Les nuclĂ©otides contenant de l'adĂ©nine sont appelĂ©s adĂ©nosine, tandis que ceux contenant de la guanine sont appelĂ©s guanosine. Dans l'ADN, l'adĂ©nine s'apparie toujours avec la thymine (T), tandis que la guanine s'apparie avec la cytosine (C), formant ainsi les liaisons hydrogène qui stabilisent la double hĂ©lice de l'ADN. Dans l'ARN, la thymine est remplacĂ©e par l'uracile (U), donc l'adĂ©nine s'apparie avec l'uracile dans l'ARN. Les bases puriques sont Ă©galement impliquĂ©es dans  la signalisation cellulaire et la production d'Ă©nergie cellulaire, oĂą elles servent de prĂ©curseurs Ă  des molĂ©cules comme l'ATP (adĂ©nosine triphosphate) et le GTP (guanosine triphosphate).

Purkinje (cellules de). - Neurones situés dans le cervelet. Ces cellules sont caractérisées par leur forme en éventail avec de multiples dendrites, qui s'étendent horizontalement dans la couche moléculaire du cervelet. Chaque cellule de Purkinje a un axonequi projette des signaux vers les parties du cervelet et d'autres régions du cerveau. Les cellules reçoivent des signaux provenant d'autres cellules du cervelet et intègrent ces informations pour réguler l'activité des muscles et des mouvements. Elles jouent également un rôle dans l'apprentissage moteur et la plasticité synaptique, c'est-à-dire la capacité des connexions synaptiques à changer en réponse à l'expérience et à l'apprentissage.

Putamen. - Structure appartenant au striatum (corps strié) et adjacente au noyau caudé. Le putamen est impliqué dans le contrôle de la motricité automatique et des mouvements involontaires.

Pygidium. - Structure anatomique caractĂ©ristique chez certains arthropodes, en particulier chez les trilobites, un groupe Ă©teint d'arthropodes marins qui ont prospĂ©rĂ© pendant une grande partie de l'ère PalĂ©ozoĂŻque. Le pygidium est situĂ© Ă  l'extrĂ©mitĂ© postĂ©rieure du corps des trilobites et est gĂ©nĂ©ralement constituĂ© d'une sĂ©rie de segments fusionnĂ©s appelĂ©s somites pygidiaux. Le pygidium  des trilobites Ă©tait gĂ©nĂ©ralement plus large que les segments du corps qui le prĂ©cèdent, ce qui lui donnait un aspect de bouclier. Il Ă©tait probablement impliquĂ© dans la protection de l'animal contre les prĂ©dateurs et les blessures. Le pygidium est composĂ© de plusieurs somites pygidiaux fusionnĂ©s, qui peuvent ĂŞtre clairement visibles dans les fossiles de trilobites. La forme et la taille du pygidium peuvent varier considĂ©rablement d'une espèce Ă  l'autre, et la morphologie du pygidium est souvent utilisĂ©e pour classer et identifier les diffĂ©rentes espèces de trilobites. Bien que le pygidium soit principalement associĂ© Ă  la protection, il a Ă©galement Ă©tĂ© suggĂ©rĂ© qu'il pouvait jouer un rĂ´le dans la locomotion des trilobites. Certains chercheurs ont proposĂ© que les mouvements de flexion du pygidium pourraient avoir aidĂ© les trilobites Ă  se dĂ©placer sur le fond marin. Au cours de l'Ă©volution des trilobites, la forme et la taille du pygidium ont subi des modifications importantes, reflĂ©tant les adaptations Ă  diffĂ©rents environnements et modes de vie. Ces variations morphologiques sont souvent utilisĂ©es pour Ă©tudier l'Ă©volution et la diversification des trilobites au fil du temps gĂ©ologique.

Pylore, du grec pyloros = gardien des portes. - On appelle ainsi l'orifice inférieur de l'estomac, dit aussi orifice droit, duodénal, pylorique; situé dans l'épigastre, au-dessous et en arrière du foie, il correspond en bas et en arrière au pancréas; à droite, au col de la vésicule-biliaire. Il forme l'extrémité droite de l'estomac qu'il fait communiquer avec le duodénum. Evasé d'abord, il se termine brusquement par un bourrelet circulaire. fibre-muqueux, nommé valvule du pylore, renfermant des fibres musculaires auxquelles certains anatomistes ont donné le nom de muscle pylorique; en se contractant, elles rétrécissent cette ouverture, déjà étroite et pouvant admettre à peine le petit doigt dans un grand nombre de cas. Une artère, l'artère pylorique, branche de l'hépatique, lui envoie des rameaux aussi bien qu'à la petite courbure de l'estomac.

Pyramidal, -dale, qui a la forme d'une pyramide. - Les muscles pyramidaux; ils sont au nombre de trois : 1° le Pyramidal de l'abdomen, triangulaire, s'attache en bas au pubis et aux ligaments qui s'y insèrent, remonte le long de la ligne blanche, où il se termine à 30 ou 40 cm de son origine; il manque souvent; 2° le Pyramidal de la cuisse, allongé et triangulaire, s'attache d'une part au sacrum, à une portion de l'os iliaque et du ligament sacro-sciatique; d'autre part, sortant du bassin par l'échancrure sciatique, il va fixer à la cavité trochantérienne; il est rotateur de la cuisse; 3° le Pyramidal du nez, grêle, triangulaire, continu avec le muscle frontal, s'épanouit en bas sur le dos du nez. - L'os pyramidal ou cunéiforme, le troisième de la rangée supérieure du carpe, s'articule en bas avec l'os crochu, en dehors avec le semi-lunaire, en avant avec le pisiforme. - Les corps pyramidaux; éminences paires que l'on observe à la surface du bulbe rachidien.

Pyramide. - Ce terme a plusieurs usages en anatomie. - Pyramide du tympan : la pyramide du tympan est une petite éminence osseuse qu'on observe dans la caisse du tympan. Elle renferme le muscle de l'étrier. - Les pyramides du bulbe sont, deux grosses saillies blanches du bulbe rachidien comprises entre le sillon médian antérieur de cet organe et l'olive. Elles sont constituées par les faisceaux pyramidaux qui descendent du cerveau dans la moelle. - La pyramide de Lalouette est le prolongement supérieur de la glande thyroïde.

Pyramide trophique. -  ReprĂ©sentation graphique de la quantitĂ© d'Ă©nergie ou de biomasse disponible Ă  chaque niveau trophique dans un Ă©cosystème. Les pyramides Ă©cologiques  illustrent la diminution de l'Ă©nergie ou de la biomasse disponible Ă  mesure que l'on monte dans la chaĂ®ne alimentaire, en raison des pertes d'Ă©nergie Ă  chaque transfert de niveau trophique.

Pyrimidines / Pyrimidiques (bases). - Classe de bases azotées dans l'ADN et l'ARN; la cytosine, la thymine et l'uracile sont des pyrimidines.

Pyxide, du grec pyxis, boĂ®te. - On donne ce nom Ă  un fruit capsulaire qui s'ouvre en travers comme une boĂ®te Ă  savonnette, de manière Ă  ce que la portion infĂ©rieure portant les placentas reste attachĂ©e au rĂ©ceptacle et que la partie supĂ©rieure se dĂ©tache circulairement ainsi qu'un opercule. Cette organisation se trouve dans la jusquiame et le mouron rouge.  LinnĂ© nommait la pyxide Capsula circumcisa.

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