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E
√Čbauche embryonnaire. - Premi√®re phase du d√©veloppement embryonnaire, lorsque les premi√®res structures embryonnaires commencent √† se former √† partir de la division cellulaire apr√®s la f√©condation. 

√Čcaille (zoologie). - Les √©cailles sont des lames qu'on trouve √† la surface de la peau chez un grand nombre d'animaux. Chez les mammif√®res, on trouve des √©cailles sur la queue des rats, des castors; sur tout le corps des fourmiliers. Chez un grand nombre de poissons les √©cailles recouvrent tout le corps, et ont une forme et une consistance qui varient d'une esp√®ce √† l'autre. Les serpents, les l√©zards ont le corps couvert d'√©cailles; la carapace de la tortue en est form√©e.

Ecdysone. - Hormone st√©ro√Įde chez les insectes impliqu√©e dans le processus de mue. . L'√©cdysone est s√©cr√©t√©e par les glandes prothoraciques, et son action est r√©gul√©e par un syst√®me complexe d'interactions hormonales. Elle d√©clenche la synth√®se de nouvelles cuticules et la restructuration des tissus chez les insectes pendant la mue, permettant ain si leur croissance et leur d√©veloppement. L'√©cdysone joue √©galement un r√īle dans d'autres processus physiologiques, tels que la reproduction et le comportement.

√Čchine (anatomie). - Nom vulgaire de l'√©pine du dos, parce qu'elle se fait remarquer par les saillies des apophyses √©pineuses des vert√®bres; du mot grec √©chinos, h√©risson.

√Čcologie. - L'√©cologie est la discipline scientifique qui √©tudie les interactions entre les organismes et l'environnement. 

√Čcorce, du latin cortex, qui pour primitif cor, peau, en celtique. - Partie ext√©rieure de la tige des v√©g√©taux. Dans les tiges ligneuses des plantes dicotyl√©dones, l'√©corce atteint son organisation la plus compliqu√©e; elle se compose de quatre couches distinctes : l'√©piderme, la couche ou enveloppe sub√©reuse, l'enveloppe cellulaire et le liber ou les fibres corticales. L'enveloppe sub√©reuse (de super, li√®ge, parce que cette partie fournit le li√®ge) r√©sulte ordinairement de l'assemblage de cellules par plusieurs rang√©es et souvent de diff√©rentes formes. Dans le ch√™ne-li√®ge, leur d√©veloppement est consid√©rable et leurs rang√©es tr√®s nombreuses. L'enveloppe cellulaire est nomm√©e aussi moelle externe, couche herbac√©e, couche verte, √† cause de sa couleur verte tr√®s prononc√©e qui la fait distinguer ais√©ment de l'enveloppe sub√©reuse sous laquelle elle se trouve imm√©diatement. Parfois les cellules qui la composent, au lieu de contenir de la chlorophylle renferment des cristaux. Le liber ou derni√®re partie int√©rieure de, l'√©corce, qui s'applique presque imm√©diatement sur le bois, r√©sulte de l'assemblage de faisceaux de fibres gr√™les et color√©es ordinairement d'un blanc brillant. Elles sont, en outre, tr√®s r√©sistantes, et cette t√©nacit√© est surtout remarquable dans les plantes dont on tire parti pour la pr√©paration de mati√®res textiles; ainsi, les fibres du chanvre et du lin sont dou√©es de cette pr√©cieuse propri√©t√©. Les fibres corticales sont dispos√©es par couches superpos√©es qui figurent chacune comme un feuillet; de l√† le nom de liber (= livre) qu'on a donn√© √† cette enveloppe. Plusieurs auteurs ont reconnu, en outre de ces parties de l'√©corce, une autre enveloppe √©tant aussi une couche cellulaire qui s'√©tend √† la surface de l'√©corce et qu'on a nomm√©e p√©riderme. C'est elle qui se d√©tache de l'√©corce des platanes, par exemple; ce p√©riderme est simplement repouss√© par un autre qui commence √† se d√©velopper. Le p√©riderme peut aussi √™tre regard√© comme une partie de la couche sub√©reuse. L'√©corce pr√©sente souvent, lorsqu'elle est jeune de petites taches allong√©es qu'on nomme lenticelles. On leur attribue le m√™me usage qu'aux stomates pour la respiration. Elles remplacent ceux-ci lorsque l'√©piderme est tomb√©. (G-s.).

√Čcosyst√®me. - Ensemble dynamique d'organismes vivants (la bioc√©nose) interagissant avec leur environnement physique (le biotope). Les √©cosyst√®mes peuvent varier en taille, en complexit√© et en biodiversit√©, allant des √©cosyst√®mes aquatiques tels que les lacs, les rivi√®res et les oc√©ans aux √©cosyst√®mes terrestres tels que les for√™ts, les prairies, les d√©serts et les zones humides. Dans un √©cosyst√®me, les interactions entre les organismes vivants et leur environnement peuvent prendre diff√©rentes formes (la comp√©tition pour les ressources, la pr√©dation, la symbiose, etc.). Ces interactions contribuent √† maintenir l'√©quilibre et la stabilit√© de l'√©cosyst√®me, bien que ceux-ci puissent √™tre perturb√©s par des facteurs tels que les esp√®ces envahissantes, les changements climatiques, la pollution, la d√©forestation ou d'autres activit√©s humaines. (La biosph√®re)

Ectoderme ou exoderme. - Feuillet externe du blastoderme. C'est une couche de cellules ext√©rieure de la forme embryonnaire appel√©e gastrula. Dans le d√©veloppement ult√©rieur de l'organisme, l'ectoderme donne naissance : 

1¬į au rev√™tement √©pidermique ext√©rieur du corps ;

2¬į aux glandes qui d√©pendent de ce rev√™tement ext√©rieur; 

3¬į aux √©l√©ments sensoriels; 

4¬į presque toujours au syst√®me nerveux central.

Chez les m√©duses hydro√Įdes, on entend par ectoderme  la couche ext√©rieure cellulaire de la paroi du corps.
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Gastrula d'une méduse
(Les cellules formant le revêtement
externe constituent l'ectoderme).

Ectol√©cithal. - Se dit surtout des oeufs qui ont leur vitellus nutritif situ√© √† la p√©riph√©rie, au d√©but de la segmentation. Dans les oeufs ectol√©cithals, les premiers ph√©nom√®nes de la segmentation se d√©robent √† l'observation, puisque, se passant au centre, ils sont voil√©s par le vitellus jusqu'au moment o√Ļ les noyaux, avec leur enveloppe de cytoplasme, √©mergent √† la p√©riph√©rie, et o√Ļ le vitellus nutritif, riche en mati√®res graisseuses et souvent granuleux, forme la masse centrale de l'oeuf, comme chez les insectes (Claus).

√Čcusson (zoologie), scutellum. - On appelle ainsi une pi√®ce plus ou moins petite, ordinairement triangulaire, situ√©e sur le dos du m√©sothorax des insectes, entre les attaches des √©lytres ou des ailes. Elle est quelquefois tr√®s grande et recouvre alors la plus grande partie du dessus de l'abdomen. Un grand nombre d'insectes sont d√©pourvus d'√©cusson : ainsi les L√©pidopt√®res, les Apt√®res, la plupart des N√©vropt√®res. Pour quelques naturalistes m√™me, les Hym√©nopt√®res, les Dipt√®res, plusieurs H√©mipt√®res n'en ont pas; on a pris, pensent-ils, pour un √©cusson la partie post√©rieure du corselet on plut√īt la partie post√©rieure de la poitrine ou du dos.

√Čdaphon. - Ensemble des organismes vivants pr√©sents dans le sol, c'est-√†-dire la bioc√©nose du sol. Il englobe une grande diversit√© de micro-organismes tels que les bact√©ries, les champignons, les protozoaires, ainsi que des organismes plus gros comme les vers de terre, les insectes et d'autres arthropodes. Ces organismes interagissent √©troitement avec les autres composants du sol, comme les min√©raux, l'eau et l'air, pour maintenir la fertilit√© et la productivit√© des √©cosyst√®mes terrestres. L'√©daphon joue ainsi un r√īle dans les processus √©cologiques du sol, tels que la d√©composition de la mati√®re organique, la formation et la stabilisation de la structure du sol, la fixation de l'azote, et la disponibilit√© des nutriments pour les plantes. 

Edentés (ou Xénarthres). - Super-ordre de mammifères dépourvus de dents incisives et comprenant, entre autres espèces remarquables, le fourmilier, le tatou, l'ai, etc. Les édentés sont des animaux lourds de formes et de mouvements; ils sont fouisseurs ou grimpeurs.

√Čjaculation. - Processus par lequel le sperme est √©mis du p√©nis pendant l'orgasme masculin. C'est une r√©action physiologique qui se produit en r√©ponse √† une stimulation sexuelle suffisante. Lorsque l'excitation sexuelle atteint son paroxysme, le syst√®me reproducteur masculin lib√®re le sperme, qui est compos√© de spermatozo√Įdes et de fluides provenant des glandes g√©nitales, notamment la prostate et les v√©sicules s√©minales. L'√©jaculation peut se produire lors de la masturbation, des rapports sexuels ou parfois involontairement pendant le sommeil. 

√Člastine. - Scl√©roprot√©ine qui conf√®re √©lasticit√© et r√©silience aux tissus √©lastiques, tels que la peau, les art√®res et les poumons. Elle permet √† ces tissus de revenir √† leur forme initiale apr√®s avoir √©t√© √©tir√©s ou d√©form√©s.

Electriques (organes). - Organes de certains poissons (gymnote, torpille) utilisés par ceux-ci pour délivrer à volonté une commotion électrique.

√Člevage (√©conomie rurale). - L'√©levage du b√©tail consiste √† exploiter des m√®res pour la production des jeunes animaux conduits jusqu'√† leur sevrage ou jusqu'au moment de leur d√©veloppement suffisant pour qu'ils puissent √† leur tour √™tre exploit√©s d'une fa√ßon quelconque. L'agriculteur qui op√®re ainsi fait des √©l√®ves et il est appel√© √©leveur

√Člytres (entomologie), Elytrum, du grec elytron = enveloppe, √©tui; on les d√©signe quelquefois sous ce dernier nom. - Ce sont des enveloppes qui recouvrent les ailes des insectes plus particuli√®rement compris dans l'ordre des Col√©opt√®res. On sait que beaucoup d'insectes, tels que les hannetons, les cantharides, ont, au lieu des deux ailes sup√©rieures ou ant√©rieures, deux esp√®ces d'√©cailles plus ou moins √©paisses, plus ou moins solides, opaques, qui s'ouvrent et se ferment, et sous lesquelles les ailes se replient transversalement dans le repos; ce sont les √©lytres. Il y a d'autres insectes dans lesquels l'extr√©mit√© de ces √©cailles est membraneuse, comme les ailes; on les nomme alors demi-√©tuis ou h√©m√©lytres. Ces organes ne servent pas seulement √† recouvrir et √† prot√©ger les ailes, ils ont encore pour but de garantir le corps de l'insecte qui, ordinairement, est mou √† sa partie sup√©rieure. Les √©lytres pr√©sentent de tr√®s grandes diff√©rences dans leurs formes, leur contexture, leurs proportions, leur consistance, leurs surfaces, dans leurs bords et leurs extr√©mit√©s; diff√©rences qui ont fourni aux entomologistes un grand nombre de bons caract√®res propres √† classer et √† faire distinguer les insectes de cet ordre.

El√©vateurs (muscles). - Muscles destin√©s √† √©lever une partie quelconque du corps. Ce nom a √©t√© plus particuli√®rement donn√© √† quelques muscles de la face : 1¬į √Čl√©vateur de l'oeil; c'est le droit sup√©rieur de l'oeil. 2¬į √Čl√©vateur de la paupi√®re sup√©rieure (orbito-palp√©bral de Chaussier), situ√© √† la partie sup√©rieure de l'orbite, s'√©tend de la gaine m√©ningienne du nerf optique au bord sup√©rieur du cartilage tarse de la paupi√®re sup√©rieure. 3¬į √Čl√©vateur commun de la l√®vre sup√©rieure et de l'aile du nez (grand sus-maxillo-labial, Chauss.); sur les c√īt√©s du nez, il va de l'apophyse montante de l'os maxillaire aux cartilages de l'aile du nez et √† la peau de la l√®vre sup√©rieure. 4¬į √Čl√©vateur propre de la l√®vre sup√©rieure (Moyen sus-maxillo-labial, Chauss.); dans l'√©paisseur de la joue, il s'√©tend de la partie inf√©rieure de la base de l'orbite √† la peau de la l√®vre sup√©rieure. - Le nom et la situation de ces muscles indiquent leurs fonctions.

√Čmail dentaire. - Substance min√©rale dure qui recouvre la couronne des dents. L'√©mail  est g√©n√©ralement translucide et de couleur blanch√Ętre ou jaun√Ętre. C'est la substance la plus dure du corps humain et constitue la premi√®re ligne de d√©fense contre les dommages et les caries dentaires. L'√©mail est principalement compos√© de cristaux d'hydroxyapatite, une forme de phosphate de calcium. Ces cristaux conf√®rent √† l'√©mail sa duret√© et sa r√©sistance aux forces de mastication et aux acides produits par les bact√©ries pr√©sentes dans la plaque dentaire.

√Čmargin√© (biologie). - Cette √©pith√®te, employ√©e quelquefois en zoologie et plus particuli√®rement en botanique, s'applique aux organes qui pr√©sentent une √©chancrure peu profonde et arrondie; ainsi les feuilles du buis, les p√©tales du g√©ranium sanguin sont √©margin√©s.

Embranchement*. -  Division du tronc d'arbre en plusieurs branches. - Division principale d'une science, d'une s√©rie class√©e, etc., d'un r√®gne de la nature, etc.: les vert√©br√©s forment un grand embranchement du r√®gne animal. - L'id√©e de l'embranchement est due √† Cuvier, qui l'inaugura en 1812, en r√©partissant les animaux en quatre embranchements : vert√©br√©s, mollusques, articul√©s, rayonn√©s. Par la suite, on a distingu√© le plus g√©n√©ralement dans le r√®gne animal non plus quatre, mais neuf embranchements : arthropodes, coelent√©r√©s,, √©chinodermes, mollusco√Įdes, mollusques, protozoaires, tuniciers, vers et vert√©br√©s. On a r√©uni parfois les arthropodes et les vers en un seul embranchement sous le nom d'annel√©s; de m√™me, les mollusco√Įdes et les tuniciers ont √©t√© class√©s par certains auteurs dans l'embranchement des mollusques. Dans les classifications actuelles l'embranchement correspond au niveau situ√© entre le phylum et la classe.

Embryog√©n√®se. - Processus par lequel un organisme multicellulaire se d√©veloppe √† partir d'un oeuf f√©cond√© ou zygote. L'embryog√©n√®se commence par la f√©condation, o√Ļ un spermatozo√Įde p√©n√®tre dans un ovule, formant ainsi un zygote. Le zygote subit ensuite des divisions cellulaires successives, formant une morula, puis une blastula. Pendant cette phase, les cellules embryonnaires commencent √† se diff√©rencier et √† se sp√©cialiser pour former les diff√©rents types de tissus et d'organes n√©cessaires √† l'organisme en d√©veloppement. Au fur et √† mesure que l'embryon se d√©veloppe, il subit une s√©rie de processus de morphogen√®se, y compris la gastrulation, au cours de laquelle les trois couches embryonnaires primaires (l'ectoderme, le m√©soderme et l'endoderme) se forment. Ces couches donneront √©ventuellement naissance √† diff√©rents syst√®mes tissulaires et organes chez l'organisme adulte.

Embryogénie,du grec embruon = embryon, et genos = naissance). - Série des formes par lesquelles passe un organisme animal ou végétal, depuis l'état d'oeuf ou de spore jusqu'à l'état adulte. Tout organisme vivant provient d'une cellule initiale appelée, suivant les cas, oeuf ou spore. Les premiers stades de l'évolution individuelle consistent dans la segmentation de l'oeuf. Les formes successives que traverse un animal depuis l'oeuf jusqu'à l'état adulte s'appellent les formes embryonnaires. L'embryogénie peut être dilatée ou condensée; dans le premier cas, l'oeuf a peu de vitellus nutritif, et le développement est libre; dans le second, l'oeuf a beaucoup de vitellus, et son développement est parasitaire (poussin, enfant).

Embryologie*. -  Science qui s'occupe du d√©veloppement des organismes, depuis l'√©tat d'eouf ou de spore jusqu'√† l'√©tat adulte. On distingue l'embryologie g√©n√©rale, l'embryologie descriptive et l'embryologie compar√©e. L'embryologie g√©n√©rale √©tudie ce qui est commun √† toutes les √©volutions individuelles des √™tres vivants. L'embryologie descriptive comprend l'√©tude des formes par lesquelles passent tous les organismes vivants. l'embryologie compar√©e rapproche les unes des autres les embryog√©nies des divers organismes et indique leur parent√© r√©elle.

Embryon, du grec embruon; de bruein, = germer). - Foetus commen√ßant √† se former. Plante en germe. En zoologie, la d√©nomination d'embryon peut s'appliquer d√®s que l'oeuf commence √† se segmenter; on conserve ce nom jusqu'au moment o√Ļ le germe animal sort de la membrane de l'oeuf. Chez l'humain et les autres mammif√®res sup√©rieurs, l'embryon se d√©veloppe dans l'ut√©rus maternel. - En botanique, le terme d'embryon d√©signe la partie la plus essentielle de la graine des phan√©rogames, mais, cependant s'applique aussi √† tout √©tat rudimentaire de l'organisme qui provient du d√©veloppement d'un oeuf.

√Čminence. - Nom donn√©, en anatomie,  √† plusieurs parties renfl√©es et saillantes; ainsi  : - L'√Čminence th√©nar est cette partie saillante de la main situ√©e en dedans da pouce et form√©e par les muscles court abducteur, opposant, court fl√©chisseur, adducteur du pouce. - L'√Čminence hypoth√©nar est cette autre saillie en dedans de la premi√®re, form√©e par le muscle palmaire cutan√©, l'adducteur du petit doigt et son court fl√©chisseur. - Les √Čminence mamillaires sont deux petits tubercules m√©dullaires situ√©s au-devant de la protub√©rance annulaire, entre les bras de la moelle allong√©e. - A la face inf√©rieure du foie, il existe deux saillies nomm√©es √Čminences portes; elles sont situ√©es l'une devant, l'autre derri√®re la partie moyenne; on a donn√© encore √† celle-ci le nom de petit lobe du foie ou lobe de Spigel.  Il existe encore plusieurs autres saillies auxquelles on a donn√© le nom d'√©minences.

Empreinte. - Impression laissée sur de la roche (ou de la terre meuble) par un animal ou un végétal. - On donne aussi ce nom en anatomie aux inégalités des os sur lesquelles s'attachent les fibres des tendons et des ligaments.

Empreinte (√©thologie). - Processus par lequel les jeunes animaux, g√©n√©ralement les oiseaux et les mammif√®res, forment des liens avec leurs parents ou d'autres objets d√®s les premiers stades de leur vie. Cette formation de lien est souvent irr√©versible et peut avoir des cons√©quences importantes sur le comportement futur de l'animal. L'empreinte se produit g√©n√©ralement pendant une p√©riode sensible de d√©veloppement, au cours de laquelle les jeunes sont particuli√®rement r√©ceptifs aux stimuli sp√©cifiques de leur environnement. Pendant cette p√©riode, les jeunes animaux sont susceptibles de suivre, de reconna√ģtre et d'interagir avec des objets ou des individus qui sont pr√©sents autour d'eux. Par exemple, les oisillons peuvent suivre le premier objet en mouvement qu'ils voient apr√®s l'√©closion, qui est souvent leur propre parent. De m√™me, les jeunes mammif√®res peuvent former un lien √©troit avec leur m√®re d√®s les premi√®res heures ou jours de leur vie. L'empreinte est un m√©canisme important pour assurer la survie des jeunes animaux, car elle favorise l'attachement aux soins parentaux et l'apprentissage de comportements essentiels pour leur survie, tels que la recherche de nourriture et la communication. Cependant, si les jeunes sont expos√©s √† des stimuli inappropri√©s pendant la p√©riode critique, cela peut entra√ģner des empreintes sur des objets inad√©quats ou m√™me sur des √™tres humains, ce qui peut perturber leur comportement social normal.

√Čmulgents (histoire de l'anatomie). - Expression impropre par laquelle on a d√©sign√© les vaisseaux connus avec plus de raison sous les noms d'art√®re et veines r√©nales.

Encens, du latin incensum = chose br√Ľl√©e.. - On d√©signe en botanique sous le nom d'encens plusieurs substances de nature r√©sineuse ou gommo-r√©sineuse, qui ont pour caract√®re commun de r√©pandre une odeur agr√©able quand on les br√Ľle. La plus int√©ressante est l'encens indien, appel√© aussi encens m√Ęle ou oliban, qui provient d'un arbrisseau de la famille des burs√©rac√©es, dont le nom scientifique est Boswellia carteri. Cette esp√®ce est originaire d'Ethiopie, mais elle ne parvenait jadis qu'indirectement en Europe, apr√®s √™tre pass√©e par l'Inde, ce qui l'a fait rapporter par erreur √† une esp√®ce de cette r√©gion, boswellia serrata. Cette gomme-r√©sine se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de petites boules s√®ches, blanches en dedans, jaun√Ętres et poudreuses √† l'ext√©rieur; leur saveur est l√©g√®rement √Ęcre, am√®re et aromatique.  L'odeur balsamique que r√©pand cette substance quand on la br√Ľle l'a fait employer depuis longtemps dans les c√©r√©monies religieuses, et elle est devenue l'embl√®me de l'hommage rendu √† la divinit√©. L'encens entre dans la composition du baume du Commandeur, de la th√©riaque, des pilules de cynoglosse et de l'empl√Ętre de Vigo. L'encens est souvent falsifi√© avec de la sandaraque, du mastic, de la r√©sine de pin ou d'autres substances analogues; il donne alors une fum√©e d'une odeur moins agr√©able. L'encens femelle ou en sorte, appel√© aussi encens d'Arabie, est produit surtout par une esp√®ce de gen√©vrier (Juniperus lycia); il est moins estim√© que l'encens indien. On appelle √©corce d'encens, √©corce des Juifs, narcaphte, etc., la seconde √©corce des Juniperus lycia et thurifera; cette √©corce √Ę une odeur agr√©able; les juifs s'en sont souvent servis dans les c√©r√©monies religieuses. On appelle manne d'encens les parcelles qui r√©sultent du frottement des morceaux, et suie d'encens un r√©sidu de la combustion de cette substance, assez analogue au noir de fum√©e. On a d√©sign√© sous le nom de gros encens ou encens commun le suc r√©sineux qui d√©coule de la tige de diverses esp√®ces de pins. L'encens √©tait br√Ľl√© par la plupart des peuples orientaux en l'honneur de leurs divinit√©s; les H√©breux eux-m√™mes l'offrirent √† Yahveh sur l'autel des Parfums. Tertullien rapporte, dans son Apolog√©tique, que l'encens √©tait employ√© par les chr√©tiens des premiers temps comme un moyen de purifier l'air des lieux souterrains o√Ļ ils c√©l√©braient leurs c√©r√©monies religieuses.

Enc√©phale. - Ensemble des organes que renferme le cr√Ęne. L'enc√©phale se compose du cerveau et du cervelet, r√©unis entre eux et au bulbe rachidien par l'isthme de l'enc√©phale.

Enclume = incus. - Un des osselets de la cavit√© du tympan, ainsi nomm√© √† cause de sa position relativement au marteau. La forme de l'enclume ressemble vaguement √† celle d'une enclume utilis√©e par un forgeron, d'o√Ļ son nom. Lorsque les vibrations sonores atteignent le tympan, le marteau les transmet √† l'enclume, qui les amplifie et les transmet ensuite √† l'√©trier. Ce processus de transmission des vibrations est crucial pour convertir les ondes sonores en signaux √©lectriques, qui sont ensuite interpr√©t√©s par le cerveau comme des sons.

Endocarde (anatomie), du grec endon, dedans, et kardia, coeur. - Nom donné à la membrane qui tapisse l'intérieur des cavités du coeur; destinée à faciliter le passage du sang sans résistance, elle est extrêmement lisse, et, du reste, très mince sur les tendons des colonnes charnues particulièrement et sur les valvules, sur lesquelles elle se réfléchit. Elle se continue dans l'intérieur des vaisseaux dont la capacité est en communication avec celle du coeur. On a dit qu'elle avait beaucoup d'analogie avec les séreuses.

Endocarpe (botanique), du grec endon, en dedans, et karpos, fruit. - On nomme ainsi, dans le fruit, la troisi√®me des couches qui constituent le p√©ricarpe, la couche √©pidermique int√©rieure qui tapisse la loge o√Ļ se trouvent les ovules ou l'ovule unique (dans la pomme, la loge qui recouvre le p√©pin). C'est l'√©piderme de la face sup√©rieure de la feuille carpellaire. - L'endocarpe se pr√©sente souvent comme une fine membrane qui tapisse l'int√©rieur de la loge; mais parfois il prend une consistance cartilagineuse, comme on l'observe dans la poire, la pomme, o√Ļ il forme la partie r√©sistante qui contient les p√©pins; plus souvent, l'endocarpe devient compl√®tement ligneux et forme ce qu'on nomme un noyau; la graine nomm√©e amande est aussi contenue dans cette enveloppe ligneuse. - La cerise, la p√™che, la prune, ont un noyau dont le bois est un endocarpe ligneux; il renferme l'amande qui est la graine unique. Dans la noix, c'est le bois qui est l'endocarpe, de m√™me que la partie ligneuse mince qui contient l'amande, fruit de l'amandier. L'orange et le citron ont des endocarpes succulents et charnus, gr√Ęce √† un tissu additionnel qui se d√©veloppe dans leurs loge.

Endocrines (glandes). - Organes du système endocrinien qui produisent et libèrent des hormones dans la circulation sanguine. Contrairement aux glandes exocrines, qui libèrent leurs sécrétions à l'extérieur du corps ou dans des cavités corporelles, les glandes endocrines déversent leurs hormones directement dans le sang. Parmi les glandes endocrines, on peut nommer :

‚ÄĘ L'hypophyse (ou glande pituitaire). - Situ√©e dans le cerveau, elle contr√īle et r√©gule l'activit√© de nombreuses autres glandes endocrines.

‚ÄĘ La thyro√Įde. - Situ√©e dans le cou, elle produit des hormones qui r√©gulent le m√©tabolisme et la croissance.

‚ÄĘ Les parathyro√Įdes. - Ces petites glandes situ√©es pr√®s de la thyro√Įde r√©gulent les niveaux de calcium dans le sang.

‚ÄĘ Le pancr√©as. - Il produit des hormones, dont l'insuline et le glucagon, qui r√©gulent le m√©tabolisme du glucose.

‚ÄĘ Les glandes surr√©nales. - Situ√©es au-dessus des reins, elles produisent des hormones telles que l'adr√©naline et le cortisol, qui sont impliqu√©es dans la r√©ponse au stress et la r√©gulation du m√©tabolisme.

‚ÄĘ Les ovaires (chez la femme) et les testicules (chez l'homme). - Ils produisent des hormones sexuelles, r√©gulant la reproduction et le d√©veloppement sexuel.

 ‚ÄĘ La glande pin√©ale. - Situ√©e dans le cerveau, elle produit la m√©latonine, qui r√©gule le cycle veille-sommeil.

‚ÄĘ Le thymus. - Il joue un r√īle dans le d√©veloppement du syst√®me immunitaire.

Endocrinien (syst√®me). - Syst√®me de communication cellulaire dans le corps qui r√©gule diverses fonctions physiologiques en utilisant des hormones. Outre les hormones, les  principaux composants du syst√®me endocrinien sont les glandes endocrines (ci-dessus) et lesr√©cepteurs hormonaux, qui sont des prot√©ines pr√©sentes √† la surface ou √† l'int√©rieur des cellules cibles qui se lient sp√©cifiquement aux hormones. Le syst√®me endocrinien r√©gule de nombreuses fonctions vitales telles que le m√©tabolisme, la croissance et le d√©veloppement, la r√©ponse au stress, la reproduction, le cycle veille-sommeil, la r√©gulation de la temp√©rature corporelle, et bien d'autres.

Endocyste (biologie, zoologie). - Paroi molle du corps de chaque individu, dans une colonie de Bryozoaires. L'endocyste est composé d'une couche externe de cellules et d'une autre faite de fibres musculaires ; il se replie en dedans à l'ouverture de la cellule dont l'enveloppe extérieure est appelée ectocyste.

Endocytose. - Processus cellulaire par lequel une cellule englobe des particules externes, des mol√©cules ou m√™me d'autres cellules en formant une v√©sicule √† partir de sa membrane plasmique. Cela permet √† la cellule d'internaliser des substances provenant de son environnement externe. L'endocytose joue un r√īle dans l'absorption de nutriments, le contr√īle de la signalisation cellulaire, la d√©fense immunitaire et la r√©gulation de la composition de la membrane plasmique. Il existe diff√©rents types d'endocytose. Principalement :

‚ÄĘ L'endocytose m√©di√©e par un r√©cepteur implique la capture s√©lective de mol√©cules sp√©cifiques par des r√©cepteurs membranaires. Les mol√©cules cibl√©es se lient aux r√©cepteurs sp√©cifiques sur la membrane cellulaire, d√©clenchant ainsi la formation de v√©sicules qui les capturent. Un exemple bien connu est l'endocytose du cholest√©rol par les lipoprot√©ines de basse densit√© (LDL) dans les cellules, qui est essentielle pour le m√©tabolisme du cholest√©rol.

‚ÄĘ L'endocytose en vrac (ou phase liquide) implique la capture non s√©lective de liquide et de petites mol√©cules dissoutes pr√©sentes dans le milieu extracellulaire. Au lieu de cibler des mol√©cules sp√©cifiques, les cellules absorbent de grandes quantit√©s de liquide et de solut√©s par invagination de la membrane plasmique. L'endocytose en vrac joue un r√īle dans l'absorption des nutriments, la r√©gulation de la composition ionique de la cellule et l'√©limination des d√©chets.

‚ÄĘ L'endocytose phagocytaire concerne l'englobement de particules solides de grande taille bact√©ries,  particules alimentaires ou  d√©bris cellulaires). Les cellules sp√©cialis√©es appel√©es phagocytes, telles que les macrophages et les cellules dendritiques, sont principalement responsables de l'endocytose phagocytaire. Une fois que les particules sont englouties, elles sont g√©n√©ralement d√©grad√©es dans les lysosomes de la cellule phagocytaire.

‚ÄĘ L'endocytose caveolaire implique l'internalisation de petites invaginations de la membrane plasmique appel√©es caveoles. Les caveoles sont riches en lipides et contiennent une prot√©ine sp√©cifique appel√©e caveoline. L'endocytose caveolaire est impliqu√©e dans le transport de certaines mol√©cules (hormones, toxines), √† l'int√©rieur des cellules.

Le processus d'endocytosese d√©roule plusieurs √©tapes : Une partie de la membrane cellulaire s'invagine pour former une petite poche qui englobe la substance √† capturer. La poche continue √† s'invaginer jusqu'√† ce qu'elle soit compl√®tement d√©tach√©e de la membrane plasmique, formant ainsi une v√©sicule intracellulaire. Les v√©sicules form√©es se d√©placent √† l'int√©rieur de la cellule, transportant la substance captur√©e vers son emplacement final. Les v√©sicules peuvent fusionner avec des organites sp√©cifiques tels que les endosomes, les lysosomes ou le r√©ticulum endoplasmique, o√Ļ la substance captur√©e peut √™tre trait√©e, dig√©r√©e ou utilis√©e selon les besoins de la cellule.

Endoderme. - En zoologie et en embryologie, couche cellulaire int√©rieure, limitant l'intestin primitif dans la forme embryonnaire appel√©e gastrula. On dit √©galement entoderme ou endoblaste, ou feuillet interne. Dans le d√©veloppement ult√©rieur de l'organisme, l'endoderme donne naissance : 1¬į au rev√™tement du tube digestif; 2¬į aux glandes qui en d√©pendent (pancr√©as, foie, etc.).. -  Nom donn√© en botanique √† l'assise la plus profonde de l'√©corce dans la racine, la tige et la feuille.  L'endoderme est souvent caract√©ris√©, notamment dans la racine, par les cadres √©paissis et sub√©rifi√©s qui entourent ses cellules sur leurs faces lat√©rales et les font adh√©rer fortement entre elles.

Endogamie. - Pratique consistant √† √©pouser ou √† se reproduire avec des individus appartenant au m√™me groupe social, ethnique, familial ou g√©n√©tique. Contrairement √† l'exogamie, qui implique l'union avec des individus ext√©rieurs au groupe, l'endogamie se produit lorsque les individus choisissent des partenaires √† l'int√©rieur de leur propre groupe. L'endogamie peut entra√ģner une augmentation de l'homog√©n√©it√© g√©n√©tique au sein d'une population en raison de la reproduction entre parents ayant des caract√©ristiques g√©n√©tiques similaires. Cela peut conduire √† une augmentation de l'incidence de maladies g√©n√©tiques r√©cessives et √† une diminution de la diversit√© g√©n√©tique, ce qui peut avoir des cons√©quences n√©gatives sur la sant√© et la viabilit√© de la population √† long terme. Chez les humains, l'endogamie peut √™tre observ√©e dans divers contextes, tels que les mariages au sein de la m√™me classe sociale, de la m√™me religion, de la m√™me ethnie ou m√™me de la m√™me famille √©largie. Cette pratique peut √™tre motiv√©e par des consid√©rations culturelles, religieuses, √©conomiques ou historiques.

Endogone. - C'est le sac sporifère des mousses au moment de leur floraison; recouvert par l'épigone, il constitue l'archégone (fleur femelle); l'endogone est sorte de membrane celluleuse, dont l'extrémité a plus ou moins l'apparence soit d'un stigmate, soit de l'exostome d'un ovule. A la maturité, la base de l'endogone s'allonge en pédicelle et constitue la capsule ou urne, tandis que l'épigone forme la coiffe. (Dr L. Hn).

Endom√®tre. - Muqueuse tapissant la paroi interne de l'ut√©rus chez les mammif√®res. Pendant le cycle menstruel, l'endom√®tre subit une prolif√©ration sous l'influence des hormones oestrog√®ne et progest√©rone s√©cr√©t√©es par les ovaires. Cette phase de prolif√©ration, connue sous le nom de phase prolif√©rative, pr√©pare l'endom√®tre √† recevoir un ovule f√©cond√©. Si la f√©condation n'a pas lieu, les niveaux d'oestrog√®ne et de progest√©rone diminuent, ce qui entra√ģne la desquamation de l'endom√®tre et le d√©clenchement des r√®gles menstruelles. Cependant, si l'ovule est f√©cond√© et qu'une grossesse se produit, l'endom√®tre subit des changements suppl√©mentaires pour soutenir le d√©veloppement de l'embryon. Il devient plus √©pais et plus vascularis√© pour fournir un environnement favorable √† l'implantation et √† la croissance de l'embryon. Ce stade de l'endom√®tre est connu sous le nom de phase s√©cr√©toire. Si la f√©condation n'a pas lieu ou si la grossesse ne se d√©veloppe pas, l'endom√®tre est √©limin√© lors des menstruations, et le cycle reprend avec une nouvelle phase de prolif√©ration.

Endorhize (botanique), du grec endon, dedans, et rhiza, racine. - L. C. Richard a donné ce nom aux embryons dont "la radicule (ou bas de la tigelle) renferme le rudiment simple ou multiple de la racine qu'elle ne forme pas elle-même." Les embryons des végétaux que les auteurs désignent sous le nom de Monocotylédones étant ainsi organisés, L. C. Richard a appliqué le terme d'endorhizes à cet embranchement, par opposition aux exorhizes qui représentent les Dicotylédones.

Endosperme, du grec endon, en dedans, et sperma, graine. - Nom donn√© par Louis-Claude Richard au corps distinct de l'embryon qui forme avec ce dernier l'amande des graines d'un grand nombre de v√©g√©taux. Son √©tymologie qui lui donne une signification plus exacte que celle du mot p√©risperme, cr√©√© par Jussieu, et albumen, adopt√© par Gaertner dans le m√™me but, devrait le faire employer de pr√©f√©rence √† ces deux synonymes, car l'un signifie autour de la graine et l'organe qu'il d√©signe n'occupe pas toujours cette position, et l'autre est le r√©sultat d'une comparaison (qui n'est pas toujours juste) avec le blanc d'oeuf ou albumen des oiseaux. L'endosperme, quant √† la position, peut √™tre central lorsqu'il forme au centre de la graine une masse environn√©e par l'embryon, comme dans les nyctagin√©es, la cuscute, etc.; p√©riph√©rique quand il environne et cache l'embryon; c'est le cas le plus ordinaire; unilat√©ral lorsqu'il est rejet√© tout d'un c√īt√© et l'embryon de l'autre, comme dans les gramin√©es. Quant √† la substance, l'endosperme peut √™tre farineux, comme dans un grand nombre de gramin√©es; ol√©agineux, dans les euphorbes; cartilagineux, dans la plupart des palmiers; corn√©, dans le caf√©; mucilagineux, dans le liseron, le cocotier. Enfin, quant √† la forme, l'endosperme peut √™tre plus ou moins lob√© ou crevass√©. La pr√©sence ou l'absence et la nature de l'endosperme ont servi √† √©tablir des caract√®res de distinction entre les familles, surtout dans les monocetyl√©dones. (G - s.).

Endosquelette. - Structure de soutien interne présente chez certains organismes, tels les arthropodes et les vertébrés. Contrairement à l'exosquelette, qui est une structure externe située à l'extérieur du corps de l'organisme, l'endosquelette est situé à l'intérieur du corps et fournit un soutien structural et une protection pour les organes internes. Chez les vertébrés, l'endosquelette est principalement constitué du squelette, composé d'os et de cartilage. Le squelette interne soutient le corps, protège les organes internes, fournit des points d'attache pour les muscles et permet le mouvement. Chez les arthropodes tels que les insectes, les crustacés et les arachnides, l'endosquelette est constitué de structures internes appelées hémocytes, ainsi que de certaines régions de chitine. Bien que ces animaux aient également un exosquelette externe, l'endosquelette interne fournit un soutien supplémentaire et protège les organes internes.

Endoth√©lium (anatomie). - Les surfaces libres des s√©reuses, la surface post√©rieure de la corn√©e et la surface ant√©rieure de l'iris, les tendons et les gaines tendineuses, les sacs lymphatiques des amphibies, la cavit√© du coeur, les vaisseaux sanguins et lymphatiques sont tapiss√©s par une membrane faite de celles minces et transparentes comme du verre (cellules endoth√©liales) √† laquelle on donne le nom d'endoth√©lium (Epith√©lium). Les endoth√©liums d√©rivent du feuillet moyen du blastoderme. Les uns ne sont que la transformation de l'√©pith√©lium de la cavit√© pleuro-p√©riton√©ale  et d√©rivent par cons√©quent de l'ent√©ro-coelome. Seul, l'endoth√©lium de l'arachno√Įde provient d'un schyzoc√®le. (A19).

Engainant (botanique). - Se dit de certains organes des plantes qui, à l'aide d'une sorte de gaine, en enveloppent d'autres. Ainsi, les feuilles sont engainantes lorsque leur base enveloppe la tige comme une gaine; telles sont celles des balisiers, Ides iris, de certaines orchidées. Quelquefois le pétiole seul est engainant, comme dans beaucoup d'Ombellifères. Les stipules des polygonées, des platanes, de l'alchémille, etc., sont également engainantes. On dit aussi quelquefois que l'androphore (support de plusieurs anthères) est engainant lorsque, tubuleux, il forme une gaine autour du pistil, comme dans la plupart des Malvacées.

Enk√©phaline. - Peptides endog√®nes, c'est-√†-dire des petites prot√©ines, qui agissent comme des neurotransmetteurs et des neuromodulateurs dans le syst√®me nerveux central et p√©riph√©rique des mammif√®res, y compris les humains. Elles sont compos√©es de cinq acides amin√©s et ont des effets analg√©siques et r√©gulateurs de l'humeur similaires √† ceux des opio√Įdes, bien que leur potentiel addictif soit beaucoup plus faible. Les enk√©phalines agissent en se liant aux r√©cepteurs opio√Įdes dans le cerveau et la moelle √©pini√®re. Il existe principalement deux types de r√©cepteurs auxquels les enk√©phalines se lient : les r√©cepteurs őľ-opio√Įdes et les r√©cepteurs őī-opio√Įdes. L'activation de ces r√©cepteurs par les enk√©phalines entra√ģne une diminution de la transmission de la douleur le long des voies nerveuses et une r√©gulation de l'humeur. En plus de leurs effets analg√©siques, les enk√©phalines jouent un r√īle dans la r√©gulation du syst√®me nerveux autonome, la modulation de la motricit√© intestinale et la r√©gulation du comportement alimentaire et de la r√©compense. Les enk√©phalines sont synth√©tis√©es dans le cerveau et d'autres tissus nerveux √† partir de pr√©curseurs prot√©iques et sont lib√©r√©es dans le syst√®me nerveux en r√©ponse √† divers stimuli, y compris la douleur. 

Ensiforme (botanique). - Ce terme s'applique principalement aux feuilles un peu √©paisses au milieu, tranchantes aux deux bords et se r√©tr√©cissant de la base au sommet qui est aigu comme dans les iris, les gla√Įeuls, le lin de la Nouvelle-Z√©lande (Phormium tenax), etc. La tige √† deux tranchants de quelques millepertuis est aussi dite quelquefois ensiforme. Enfin le style des balisiers est √©galement ensiforme.

Entomologie. - Branche de la zoologie qui étudie les insectes. Les insectes constituent le groupe le plus diversifié et le plus abondant d'organismes sur Terre, avec plus d'un million d'espèces décrites et de nombreuses autres restant à découvrir et à décrire.

Entrailles, du bas latin enteralia, parties internes. - Nom vulgaire donné aux parties contenues dans le ventre, et surtout aux intestins.

Enveloppes. - Terme par lequel on désigne, en anatomie, des membranes qui servent à recouvrir, à envelopper, à protéger certains organes; ainsi les enveloppes du foetus, les enveloppes du cerveau, etc. - En botanique, Plusieurs parties des végétaux portent ce nom. - On nomme enveloppe herbacée la substance de l'écorce des tiges qui se trouve placée immédiatement sous l'épiderme. Elle est composée d'un tissu cellulaire plus ou moins régulier. Dans les plantes aquatiques, elle présente des cavités remplies d'air. Dans un grand nombre de Conifères, ces cavités contiennent des sacs propres. D'autres fois ce sont des tubes droits qui les renferment, comme dans le chanvre, les apocynées. - Les enveloppes florales sont les parties qui, entourant les fleurs, protègent les organes sexuels. Le calice et la corolle les constituent.

Envergure (zoologie). - On désigne par ce mot la distance qui sépare les deux extrémités des ailes d'un oiseau lorsqu'elles sont étendues : en général, l'envergure est d'autant plus grande que l'oiseau vole mieux. Le milan a plus de 1,50 m d'envergure pour 0,60 m de longueur; l'aigle royal, 2,40 m d'envergure pour 1 mètre de longueur; l'hirondelle de cheminée, 0,33 m d'envergure pour 0,18 m de longueur; la frégate a jusqu'à 3,66 m ou même 4 mètres d'envergure, bien que son corps soit à peu près gros comme celui d'une poule.

Enzyme. - Catalyseur (souvent une protéine) accélérant les réacutions chimiques à l'intérieur des organismes vivants

√Čoc√®ne. - √Čpoque g√©ologique qui s'est d√©roul√©e il y a environ 56 √† 33,9 millions d'ann√©es. C'est la deuxi√®me √©poque du Pal√©og√®ne, qui fait partie de l'√ąre C√©nozo√Įque. L'√Čoc√®ne fait suite au Pal√©oc√®ne et pr√©c√®de l'Oligoc√®ne. L'√Čoc√®ne est caract√©ris√© par une diversification et une expansion importante des mammif√®res, en particulier des mammif√®res modernes. Les premiers primates, les anc√™tres des singes et des humains, sont apparus pendant cette p√©riode. Les mammif√®res marins tels que les baleines ont √©galement connu une diversification significative.

√Čpaule. - Portion basilaire du membre -thoracique au moyen de laquelle il se fixe √† la poitrine. La partie la plus saillante de l'√©paule a re√ßu le nom de moignon de l'√©paule; la cavit√© qui se trouve en dessous est appel√©e le creux de l'aisselle. L'√©paule est soutenue par deux os, la clavicule en avant et l'omoplate en arri√®re; elle contient aussi l'articulation de l'hum√©rus avec l'omoplate; des muscles nombreux s'ins√®rent √† ces os et sont les moyens d'union du bras avec la poitrine; ils la prot√®gent ainsi que les vaisseaux et nerfs qui de la partie lat√©rale et inf√©rieure du cou gagnent le membre sup√©rieur. (S.- Y.).

√Čpendyme (anatomie). - Membrane mince qui tapisse les ventricules du cerveau et le canal central de la moelle √©pini√®re.

√Čperon. -Terme employ√© en zoologie pour d√©signer chez les animaux une saillie dure, en forme de petite corne dont les membres de certaine animaux se trouvent arm√©s. C'est surtout chez les oiseaux qu'on observe cette disposition; leur √©peron, nomm√© aussi vulgairement ergot, est rev√™tu d'un √©tui corn√©, parfois long et ac√©r√©, qui peut constituer une arme redoutable. Les m√Ęles des oiseaux gallinac√©s (dindon, coq, faisan, etc.) ont g√©n√©ralement un √©peron ins√©r√© au-dessus du pouce, √† la partie post√©rieure du tarse; l'√©peronnier en a m√™me deux ou plus √† chaque tarse. On trouve au fouet de l'aile de divers √©chassiers (kamichi, jacana, vanneau), de certains palmip√®des (bernache), une saillie aigu√ę nomm√©e aussi √©peron, qui est v√©ritablement une arme pour ces animaux. On observe aux pattes de plusieurs insectes des saillies √©pineuses, nomm√©es aussi √©perons par quelques auteurs. - En botanique, on nomme ainsi certains appendices du p√©rianthe des plantes. Les √©perons ne diff√©rent des cornets et des capuchons que par leur forme qui est √† peu pr√®s celle des objets dont ils portent le nom. Dans la capucine et le pied-d'alouette, le calice est prolong√© en √©peron. Les p√©tales de la violette sont prolong√©s inf√©rieurement en une pointe creuse semblable √† un ergot. Ils sont dits par cons√©quent √©peronn√©s. La gorge de la corolle du centranthe rouge et des linaires est munie d'un √©peron sous forme de prolongement creux et termin√© en pointe. (DGS). 

√Čphippie. - Structure de reproduction que l'on retrouve chez certains invert√©br√©s. C'est une sorte de capsule ou de sac protecteur qui contient des Ňďufs ou des embryons en d√©veloppement, fournissant ainsi une protection contre les conditions environnementales d√©favorables. Chez les crustac√©s, tels que les cladoc√®res (daphnies), les cop√©podes et les ostracodes, les √©phippies sont produites par les femelles pour abriter les oeufs pendant les p√©riodes de conditions environnementales difficiles, comme la s√©cheresse ou des temp√©ratures extr√™mes. Les √©phippies peuvent √™tre munies de structures sp√©ciales pour faciliter leur flottaison dans l'eau, augmentant ainsi les chances de dispersion des oeufs. Chez les tardigrades, les √©phippies sont des structures r√©sistantes form√©es par des femelles pour prot√©ger les oeufs contre les conditions environnementales extr√™mes, telles que la s√©cheresse ou les temp√©ratures extr√™mes. Les √©phippies des tardigrades peuvent contenir plusieurs oeufs, et certains tardigrades sont capables de survivre dans cet √©tat de dormance pendant des ann√©es, voire des d√©cennies, jusqu'√† ce que les conditions environnementales redeviennent favorables pour l'√©closion des oeufs.

√Čpi, Spica, du celtique pic, pointe : l'√©pi se termine en pointe. - Terme qui s'applique √† une inflorescence compos√©e d'un axe commun, portant imm√©diatement des fleurs-sessiles ou presque sessiles.  Dans la th√©orie des inflorescences, certains auteurs d√©duisent de l'√©pi presque toutes les autres inflorescences; ainsi le capitule est regard√© comme un √©pi aplati, qui a gagn√© en largeur ce qu'il a perdu en hauteur; la grappe n'est autre chose qu'un √©pi √† fleurs p√©doncul√©es. - L'√©pi est simple ou compos√©; dans le premier cas, comme dans le plantain, la jusquiame, le bouillon blanc, la verveine commune, l'axe est tout d'une venue et sans ramification; dans le second, au contraire, comme les √©pis de l'ans√©rine bon-henri, de la joubarbe, de l'h√©liotrope d'Europe, il y a ramification. - L'√©pi est panicul√© dans la verveine officinale et la menthe verte. Il est digit√© quand il est divis√© √† la base en plusieurs rameaux non ramifi√©s, comme dans l'√©leusine, les chloris, l'andropogon ischaemum. L'√©pi est l√Ęche dans la fumeterre officinale, l'orchis √† deux feuilles. Il est compacte dans le m√©lilot, le tr√®fle des champs. - Quelquefois ses fleurs sont en groupes distants les uns des autres; il est alors dit interrompu, comme dans la lavande, l'alisme damasone. Il est spicule lorsque, comme dans les Gramin√©es, il se compose de plusieurs petits √©pis ou √©pillets. (G-s.).

√Čpibolie. - Processus de d√©veloppement embryonnaire dans lequel les cellules √©pith√©liales se propagent et se recouvrent les unes les autres. Ce processus se produit g√©n√©ralement lors de la gastrulation, une √©tape cl√© du d√©veloppement embryonnaire au cours de laquelle les trois couches germinales (ectoderme, m√©soderme et endoderme) sont form√©es. Plus sp√©cifiquement, l'√©pibolie se produit lorsque les cellules de l'√©piblaste, qui est l'une des couches embryonnaires initiales, se propagent et recouvrent les autres cellules. Cela se produit souvent par l'expansion de la couche externe d'un embryon, qui recouvre les autres couches embryonnaires.  En recouvrant les autres couches embryonnaires, les cellules ectodermiques aident √† donner forme √† la structure de base de l'embryon et √† √©tablir les relations spatiales entre les diff√©rents tissus qui se d√©veloppent √† partir des diff√©rentes couches germinales. Ce processus est r√©gul√© par une s√©rie de signaux mol√©culaires et de r√©ponses cellulaires qui contr√īlent la migration et la diff√©renciation des cellules embryonnaires pendant le d√©veloppement pr√©coce de l'embryon.

√Čpicarpe. - Partie la plus externe du p√©ricarpe d'un fruit. L'√©picarpe peut varier en texture, en couleur et en √©paisseur selon le type de fruit. Par exemple, dans une pomme ou une cerise, c'est la peau qui recouvre la chair int√©rieure. Dans d'autres fruits, comme les agrumes, l'√©picarpe est g√©n√©ralement plus √©pais et peut √™tre plus difficile √† manger. L'√©picarpe joue un r√īle  dans la protection des parties internes du fruit contre les dommages m√©caniques, les infections et la d√©shydratation.

√Čpices, du latin species = esp√®ce. - Ce sont des substances aromatiques, comme le clou de girolle, le poivre, etc., pour l'assaisonnement des mets : les √©pices, en g√©n√©ral, viennent de l'Orient. Les √©pices sont utilis√©es pour rehausser la saveur des mets. 

√Čpicline (botanique). - Lorsque le corps glanduleux appel√© nectaire repose sur le r√©ceptacle de la fleur, Mirbel lui donnait la qualification d'√©picline, du grec √©pi, sur, et clin√©, lit; par opposition √† celle d'√©pigyne, du grec gyn√©, qui d√©signe l'ovaire, et par laquelle on qualifie le nectaire plac√© sur l'ovaire; ainsi, dans le premier cas, on dit un nectaire √©picline; dans le second, un nectaire √©pigyne.

√Čpicondyle (anatomie). - Chaussier a donn√© ce nom √† la tub√©rosit√© externe de l'extr√©mit√© inf√©rieure de l'hum√©rus √† cause de sa position au-dessus de la petite t√™te ou condyle de cet os.

√Čpicrane (histoire de l'anatomie), du grec √©pi sur; cranion, cr√Ęne. - Expression, inusit√©e aujourd'hui, par laquelle on d√©signait autrefois le muscle occipito-frontal.

Epiderme. - √©piderme, du grec epi = sur, et derma = peau). - L'√©piderme est le rev√™tement √©pith√©lial de la peau; c'est le type de l'√©pith√©lium stratifi√© pavimenteux. On d√©crit cinq couches successives : 1¬į la couche basale ou g√©n√©ratrice; 2¬į la couche des cellules poly√©driques; 3¬į la couche corn√©e, qui est la plus superficielle. Entre la seconde et la troisi√®me se trouvent deux couches interm√©diaires, qui sont le stratum granulosum, √† granulations sph√©riques, et le stratum lucidum. √Ę cellules aplaties. Les deux premi√®res couches sont dites souvent r√©seau muqueux de Malpighi. L'√©piderme peut s'hypertrophier, comme dans les durillons : il forme les √©cailles de divers animaux, les ongles, les sabots, les poils, les plumes. etc. - En anatomie v√©g√©tale, l'√©piderme est la r√©gion la plus externe du corps de la plante, la s√©parant du milieu ext√©rieur; il est parsem√© de stomates et de poils.

Epididyme, du grec epi = sur, et didumos = testicule. - Petit corps oblong, situ√© le long du bord post√©rieur et sup√©rieur du testicule. Il est interm√©diaire au testicule et au canal d√©f√©rent et pr√©sente une extr√©mit√© sup√©rieure ou t√™te, une partie moyenne ou corps, et une partie inf√©rieure ou queue : il est form√© par le pelotonnemeut du canal o√Ļ se jettent les tubes s√©minif√®res.

√Čpigastre (anatomie), au grec √©pi, sur, et gaster, estomac. - Nom scientifique de la r√©gion du ventre au milieu de laquelle est le creux de l'estomac; l'√©pigastre est la partie moyenne et sup√©rieure du ventre; il se trouve circonscrit de chaque c√īt√© par les hypochondres; en haut, par l'extr√©mit√© inf√©rieure (apophyse- xipho√Įde) de l'os-sternum; en bas, par la r√©gion ombilicale.  Le creux de l'estomac est la partie la plus remarquable de l'√©pigastre, parce que la pression y fait na√ģtre une sensation toute particuli√®re qui devient facilement douloureuse. C'est qu'en effet, au niveau de cette partie se trouvent int√©rieurement des organes d'une grande importance : le foie, l'estomac, et dans le voisinage intime de ce dernier une des portions importantes du syst√®me nerveux, le plexus solaire

Epigastriques (vaisseaux). - Ce sont des vaisseaux situ√©s dans la r√©gion de l'√©pigastre. On distingue : - 1¬į L'art√®re √©pigastrique est une des branches de l'iliaque externe; elle s'en s√©pare du c√īt√© interne, presque imm√©diatement au-dessus de l'arcade-crurale, ordinairement un peu plus haut que la circonflexe iliaque, rarement plus bas; elle descend ensuite en dedans, puis se recourbe an-dessous des vaisseaux spermatiques, et remonte √† leur c√īt√© interne derri√®re la paroi ant√©rieure de l'abdomen, entre le p√©ritoine et le fascia transversalis, √† l'endroit o√Ļ celui-ci forme la paroi post√©rieure du canal inguinal; elle continue ensuite de monter vers le muscle droit, jusqu'en peu au-dessous de l'ombilic o√Ļ elle s'anastomose avec une branche de la mammaire interne. - 2¬į La veine √©pigastrique, qui suit le m√™me trajet que l'art√®re, se jette dans la veine iliaque externe. (F.-N.).

√Čpig√© (botanique), du grec √©pi, sur, et g√®, terre. - Se dit des cotyl√©dons qui, dans la derni√®re p√©riode de la germination, sortent de terre par suite de l'allongement de la tigelle et se montrent au-dessus du sol comme pour prot√©ger les jeunes organes que la jeune tige d√©veloppe √† son sommet. - Saintine, dans son livre de Picciola, a po√©tiquement d√©crit le r√īle des cotyl√©dons √©pig√©s, quand un orage vient menacer la jeune plante, h√©ro√Įne de son roman...

√Čpig√©n√®se (histoire de la biologie). - La doctrine de l'√©pig√©n√®se est celle qui a √©tabli que les diverses esp√®ces d'organismes vivants sont n√©es en des temps diff√©rents; que les nouveaux individus qui naissent sont les produits des individus qui les engendrent, mais que la g√©n√©ration nouvelle est une v√©ritable production, une n√©oformation. L'organisation de l'esp√®ce impliquant la facult√© de se reproduire, il en r√©sulte qu'avec les premiers parents il y a possibilit√©, mais non pas pr√©existence, de toutes les g√©n√©rations √† venir. C'est cette opinion que G.-F. Wolff √©rigea en face de la doctrine de la pr√©formation, de la pr√©existence et de l'embo√ģtement des germes. - L'embryologie a, en effet, montr√© non seulement que la g√©n√©ration est une production nouvelle en ce qui concerne l'oeuf et le spermatozo√Įde, mais encore que le d√©veloppement de l'oeuf, avant et apr√®s l'impr√©gnation, l'apparition de l'embryon dans sa cavit√©, r√©sultent d'une v√©ritable √©pig√©n√®se successive d'√©l√©ments anatomiques qui s'individualisent et se sp√©cialisent progressivement, √©pig√©n√®se s'effectuant en des temps diff√©rents, √† l'aide m√™me des mat√©riaux fournis par l'oeuf lui-m√™me, ou gr√Ęce √† ceux qu'ils empruntent au milieu dans lequel il vit et √©volue; que les tissus et organes ne pr√©existent ni dans l'ovule ni dans le spermatozo√Įde, mais apparaissent par autog√©n√®se aux d√©pens d'√©l√©ments pr√©existants chacun √† une √©poque d√©termin√©e pendant le d√©veloppement embryonnaire, et enfin que l'accroissement de chaque sujet r√©sulte √† la fois de la croissance des parties qui viennent d'appara√ģtre et de l'√©pig√©n√®se successive de parties nouvelles. (A19).

√Čpig√©n√©tique. - Etude des modifications chimiques de l'ADN ou des prot√©ines associ√©es √† l'ADN, qui peuvent influencer l'expression des g√®nes sans modifier la s√©quence d'ADN elle-m√™me.

√Čpiglotte (anatomie), du grec √©pi, sur, et du fran√ßais glotte. - Sorte de soupape fibreuse plac√©e dans l'arri√®re-gorge, sous la base de la langue et au-dessus de l'orifice du canal a√©rien nomm√© glotte. Ce prolongement fibreux, destin√© √† fermer la glotte pendant que sont aval√©s (D√©glutition) les aliments, n'existe que chez les mammif√®res. - On a aussi, par analogie, nomm√© √©piglotte l'anneau qui forme les l√®vres des stigmates ou orifices respiratoires des insectes.

√Čpigyne, √©pigynie (botanique), du grec√©pi, et gyn√©, femelle. - Terme qui s'applique aux parties ins√©r√©es directement sur l'ovaire, comme peuvent l'√™tre le calice, la corolle, les √©tamines ou le disque Le calice et la corolle sont √©pigynes dans les compos√©es, les caprifoliac√©es, les ombellif√®res. L'√©pigynie des √©tamines est, avec l'hypogynie et le p√©rygynie, un des trois modes d'insertion d√©couvert et pris pour caract√®re par Ant.-L. de Jussieu dans sa M√©thode naturelle. Enfin, le disque peut √™tre aussi √©pigyne comme dans les Ombellif√®res. On le distinguera facilement de l'ovaire √† sa couleur toujours diff√©rente de celle de ce dernier.

√Čpillet (botanique), diminutif d'√©pi. - On nomme ainsi, dans l'inflorescence des Gramin√©es, les petits rameaux de fleurs qui constituent l'√©pi. Suivant qu'il porte une, deux, trois, ou un plus grand nombre de fleurs, l'√©pillet est dit uniflore, biflore, triflore, multiflore. L'√©pillet est muni √† sa base de deux bract√©es nomm√©es glumes, qui renferment une ou plusieurs fleurs accompagn√©es aussi de leurs bract√©es.

√Čpine. - En botanique, on donne le nom d'√©pine √† des piquants qui adh√®rent au tissu interne du v√©g√©tal. Les √©pines peuvent na√ģtre sur la tige, comme dans les f√©viers, les cactus; elles sont alors dites caulinaires. Quelquefois elles se d√©veloppent √† l'extr√©mit√© des branches et des rameaux √† la place des boutons; elles sont aussi terminales, comme dans le prunier √©pineux, les chalefs. Les √©pines naissent sur les feuilles dans la morelle m√©long√®ne, le chardon-Marie. Dans le citronnier (Agrumes), elles sont axillaires, parce qu'elles naissent dans l'angle sup√©rieur que forment les feuilles avec la tige et les rameaux. Dans le groseillier, au contraire, elles sont inf√©raxillaires, c'est-√†-dire naissant au-dessous du point d'attache de ces organes. Les √©pines sont ou solitaires ou fascicul√©es, dans un grand nombre de cierges. Elles peuvent se composer de plusieurs piquants, comme dans le chardon b√©nit. Enfin, les √©pines peuvent na√ģtre sur le p√©ricarpe, les stipules, les p√©tioles, les folioles, etc.

√Čpin√©phrineAdr√©naline.

√Čpineux. - Qui ressemble √† une √©pine; cet adjectif sert √† d√©signer un certain nombre de parties qui ont plus ou moins cette forme, ou qui sont en rapport avec les organes dits √©pineux. Ainsi, en anatomie, on dit les apophyses √©pineuses des vert√®bres pour d√©signer la s√©rie de ces √©minences qui forment l'√©pine dorsale; de m√™me on appelle muscle- transversaire √©pineux une des portions de la masse musculaire qui remplit les goutti√®res vert√©brales, et que Chaussier a d√©sign√©e sous le nom collectif de sacro-spinal; elle a des points d'insertion sur toutes les apophyses √©pineuses. En zoologie et en botanique, ce terme est utilis√© pour d√©crire certains animaux et v√©g√©taux. On d√©signe ainsi par ce terme un certain nombre d'esp√®ces d'animaux tr√®s diff√©rents les uns des autres : ainsi un Mammif√®re rongeur, l'Echimys roux Rat √©pineux, de d'Azzara; un Oiseau, le Canard √©pineux, Sarcelle √† queue √©pineuse (Anas spinosa); - plusieurs Poissons, tels sont une esp√®ce d'Epinoche, un squale du sous-genre Leiche.- Plusieurs coquilles ont aussi √©t√© sp√©cifi√©es par ce mot. En botanique, on d√©signe aussi par le mot √©pineux un certain nombre de v√©g√©taux qui sont munis d'√©pines.

Epini√®re (moelle). - La moelle √©pini√®re fait suite au bulbe rachidien : elle est contenue dans le canal vert√©bral, et a la forme d'une longue tige cylindrique, l√©g√®rement aplatie d'avant en arri√®re : elle se termine √† sa partie inf√©rieure en c√īne. Elle plonge dans le liquide c√©phalo-rachidien contenu dans les m√©ninges et est maintenue en place par deux rubans lat√©raux, ainsi que par les nerfs qui √©manent d'elle. Elle pr√©sente deux sillons profonds, ant√©rieur et post√©rieur, et est travers√©e de haut en bas par le canal de l'√©pendyme. La moelle √©pini√®re est compos√©e d'une masse de substance grise, entour√©e de substance blanche. De la moelle √©pini√®re naissent des nerfs rachidiens par deux racines : une ant√©rieure motrice, l'autre post√©rieure sensitive.

√Čpiphylle (botanique), du grec √©pi, sur, et phyllon, feuille. - Se dit de certains v√©g√©taux-cryptogames, de la famille des Champignons, qui se d√©veloppent et v√©g√®tent sur les feuilles des plantes et y causent, lorsqu'ils sont abondants, une v√©ritable maladie.

√Čpiphyse (anatomie), du grec √©pi, sur, et phyein, cro√ģtre. - On d√©signe sous ce nom la portion terminale qui forme les t√™tes des os longs et qui se d√©veloppe s√©par√©e de l'os, et ne se soude avec lui qu'√† l'√Ęge adulte. - Nom donn√© √©galement √† la glande pin√©ale.

√Čpiphyte (botanique), du grec √©pi, sur, et phyton, plante. - Se dit des v√©g√©taux qui se fixent sur d'autres et se bornent √† prendre un appui √† leur surface, sans puiser en eux leur nourriture. Ce terme est oppos√© √† celui de parasite qui d√©signe les plantes fix√©es sur d'autres plantes et empruntant pour vivre une partie de leur s√®ve. Ainsi le gui, la cuscute sont parasites; les lichens, les mousses, certaines orchid√©es sont √©piphytes.

√Čpiploon, en grec epiploon, de epiple√ī, je vogue sur. - Nom que l'on donne √† un grand repli du p√©ritoine qui flotte librement au-devant de l'intestin gr√™le. - C'est une d√©pendance de cette membrane s√©reuse, qui n'est autre chose qu'un prolongement membraneux, √† deux feuillets, fourni par le p√©ritoine qui, de la face concave du diaphragme, du foie et de la rate, se porte √† l'estomac, en rev√™t les deux faces, d√©borde la grande courbure de ce visc√®re, s'√©tend plus ou moins bas sur les intestins gr√™les, se replie pour se porter au c√īlon-transverse, forme des replis ou appendices, des stries ou bandelettes graisseuses, et est parsem√© dans toute son √©tendue de ramifications vasculaires. - Cette membrane, nomm√©e aussi omenton, de omen, pr√©sage, parce qu'elle √©tait examin√©e par les aruspices; operimentum, parce qu'elle semble former une couverture √† l'intestin gr√™le, a √©t√© appel√©e vulgairement la coiffe, particuli√®rement dans les animaux de boucherie.

√Čpisperme, du grec epi, sur, et sperme, graine. - On nomme ainsi l'enveloppe ext√©rieure de la graine, autrement dit la peau qui la recouvre. Certains auteurs y ont distingu√© plusieurs parties. Gaertner en a reconnu deux : il a nomm√© testa la portion ext√©rieure, et l'autre, tunique interne. C'est √† L.-C. Richard que l'on doit le nom d'episperme; par opposition, il nommait p√©risperme la partie int√©rieure. Candolle a pr√©f√©r√© le mot spermoderme; il a compar√© cette enveloppe √† une feuille et au p√©ricarpe, et lui a reconnu trois parties : la testa √† l'ext√©rieur, l'endopl√®vre √† l'int√©rieur, s√©par√©e l'une de l'autre par le m√©sosperme. L'√©pisperme provient naturellement des membranes qui recouvrent l'ovule suivant ses d√©veloppements successifs, et qu'on nomme primine, secondine et m√™me tercine.  L'√©pisperme est d'habitude √† consistance coriace; la surface en est lisse. Cependant, dans certains cas, il pr√©sente des rugosit√©s et m√™me des poils dispos√©s, soit en houppe √† l'extr√©mit√©, soit sur toute la surface. Ainsi, le coton r√©sulte des poils qui recouvrent l'√©pisperme des graines du cotonnier. On trouve toujours √† la surface de l'√©pisperme une marque plus ou moins grande, sur laquelle √©tat attach√© le support de la graine ou ombilic. Cette cicatrice porte le nom de hile. Dans le marron d'Inde, il est tr√®s grand et blanch√Ętre. (G-s.).

√Čpissage = Maturation de l'ARN. - Processus mol√©culaire qui se produit dans le noyau des cellules eucaryotes (= cellules dot√©es d'un noyau) avant que l'ARN messager (ARNm) ne quitte le noyau pour √™tre traduit en prot√©ine dans le cytoplasme. L'√©pissage permet d'obtenir plusieurs formes fonctionnelles (isoformes) d'ARNm √† partir d'un m√™me g√®ne, augmentant ainsi la diversit√© et la complexit√© du prot√©ome ( = ensemble des prot√©ines produites par un organisme). Lors de l'√©pissage, les introns ( = s√©quences non codantes, qui n'ont pas d'informations pour produire des prot√©ines) sont retir√©s de l'ARN pr√©-messager, tandis que les exons (= s√©quences codantes, contenant des informations pour la synth√®se des prot√©ines) sont conserv√©s et r√©unis pour former l'ARNm mature. L'√©pissage est soumis √† une r√©gulation pr√©cise qui peut √™tre influenc√©e notamment par des signaux cellulaires, des prot√©ines r√©gulatrices (notamment les petites ribonucl√©oprot√©ines nucl√©aires (snRNP), qui servent √†  identifier les sites d'√©pissage et catalyser la r√©action d'√©pissage) et des modifications chimiques de l'ARN pr√©-messager.

√Čpissage alternatif. - M√©canisme qui permet √† un seul g√®ne de produire plusieurs variantes d'ARNm en coupant et en assemblant diff√©remment les exons et introns.

√Čpistome (anatomie, zoologie), du grec √©pi, sur, et stoma, bouche. - C'est la portion de la face sup√©rieure des insectes qui avoisine imm√©diatement les pi√®ces de la bouche. On l'appelle vulgairement le chaperon.

Epith√©lium, du grec epi = sur, et th√™le = mamelon). - Tissu form√© de cellules r√©unies en une seule ou plusieurs assises formant des lames qui recouvrent les surfaces ext√©rieures et int√©rieures du corps. On distingue : l'√©pith√©lium simple, form√© d'une couche de cellules, stratifi√© s'il en poss√®de plusieurs couches, pavimenteux si les cellules sont plus larges que hautes, cylindrique si les cellules sont plus hautes que larges. Le r√īle des √©pith√©liums est variable : c'est tant√īt un organe de proteclion (√©piderme), de s√©cr√©tion (glande), d'absorption, tant√īt un organe de r√©ception des excitations nerveuses (gustation, olfaction, etc.). 

Equilibrioception = sens de l'√©quilibre. - Sens qui permet √† un organisme de percevoir son orientation et ses mouvements dans l'espace. C'est gr√Ęce √† ce sens que nous sommes capables de maintenir notre √©quilibre, de marcher droit et de r√©agir aux changements de position de notre corps. L'√©quilibrioception repose principalement sur les organes de l'oreille interne, qui comprennent les canaux semi-circulaires et les sacs vestibulaires. Ces structures sont remplies de liquide et contiennent des cellules sensorielles sp√©ciales qui d√©tectent les mouvements de ce liquide en r√©ponse aux mouvements de la t√™te. Par exemple, lorsque l'on tourne la t√™te ou que l'on se penche, le liquide dans les canaux semi-circulaires se d√©place, ce qui stimule les cellules sensorielles et envoie des signaux au cerveau sur la direction et la vitesse du mouvement. Le cerveau utilise ces signaux pour maintenir l'√©quilibre en ajustant automatiquement la posture et en coordonnant les mouvements du corps. Ce sens est essentiel pour des activit√©s telles que la marche, la course, l'escalade et m√™me la simple station debout.

√Črection. - Ph√©nom√®ne physiologique qui se produit chez les hommes lorsque le p√©nis devient rigide, g√©n√©ralement en r√©ponse √† une stimulation sexuelle ou √† une excitation. C'est un processus  impliquant √† la fois des facteurs psychologiques et physiologiques. Lorsqu'un homme est stimul√© sexuellement, les signaux nerveux sont transmis du cerveau √† la r√©gion g√©nitale, d√©clenchant une s√©rie de r√©ponses physiologiques. Ces signaux stimulent la dilatation des art√®res et l'afflux de sang dans les corps caverneux du p√©nis, ce qui entra√ģne une augmentation du volume sanguin et une √©rection. Pendant l'√©rection, les veines qui normalement draineraient le sang hors du p√©nis sont comprim√©es, ce qui maintient le sang √† l'int√©rieur des corps caverneux et maintient ainsi la rigidit√© du p√©nis. Une fois que la stimulation sexuelle diminue ou que l'excitation sexuelle se dissipe, les signaux nerveux inverses sont transmis, entra√ģnant la contraction des art√®res et le retour du flux sanguin vers un √©tat de repos, ce qui permet au p√©nis de reprendre sa flaccidit√©. Les √©rections peuvent √©galement se produire involontairement, par exemple pendant le sommeil ou en dehors de toute stimulation sexuelle. Ces √©rections involontaires sont souvent associ√©es √† des phases de sommeil REM (Rapid Eye Movement).

Ergot. - En parlant des mammif√®res, les naturalistes donnent, en g√©n√©ral, le nom d'ergot aux ongles des doigts imparfaitement d√©velopp√©s, et qui se trouvent ordinairement plac√©s derri√®re les autres; tels sont les ongles des doigts rudimentaires du Porc domestique, de l'ornithorhynque et des ruminants. Les chiens de chasse ont quelquefois un ergot de surcro√ģt; les chasseurs disent alors que ce sont des chiens ergot√©s. - On donne encore le nom d'ergot √† des esp√®ces de cornes osseuses plac√©es derri√®re les tarses de la plupart des oiseaux gallinac√©s m√Ęles; quelques femelles en sont cependant pourvues, mais ils sont plus petits. L'int√©rieur de l'ergot est une cheville osseuse comme la corne du boeuf; elle est recouverte d'une substance corn√©e, s'allonge lorsque l'oiseau vieillit, et fournit ainsi un moyen de conna√ģtre son √Ęge. Les ergots sont tr√®s longs et tr√®s pointus dans le coq, et obtus dans le dindon; on en trouve plusieurs dans l'√©peronner; les chapons en sont d√©pourvus. - On donne plus particuli√®rement le nom d'√©perons aux autres productions corn√©es que pr√©sente l'os du m√©tacarpe dans certains oiseaux.

√Črhytroblastes. - Cellules pr√©curseurs des √©rythrocytes ou globules rouges (h√©maties), dans le processus de l'√©rythropo√Į√®se, qui est la production de globules rouges dans la moelle osseuse. Les √©rythroblastes sont des cellules immatures qui subissent une s√©rie de transformations et de diff√©renciations pour devenir des √©rythrocytes matures. Au cours de l'√©rythropo√Į√®se, les √©rythroblastes se d√©veloppent √† partir de cellules souches h√©matopo√Į√©tiques dans la moelle osseuse. Ces cellules pr√©curseures passent par plusieurs stades de d√©veloppement, tels que les pro√©rythroblastes, les √©rythroblastes basophiles, les √©rythroblastes polychromatophiles et les √©rythroblastes orthochromatiques, avant de se diff√©rencier en √©rythrocytes matures. Les √©rythroblastes subissent des changements morphologiques et fonctionnels au fur et √† mesure de leur maturation. Ils synth√©tisent de l'h√©moglobine, la prot√©ine qui transporte l'oxyg√®ne dans le sang, et accumulent progressivement des quantit√©s croissantes d'h√©moglobine dans leur cytoplasme. En m√™me temps, ils perdent leur noyau et d'autres organites cellulaires pour devenir des √©rythrocytes matures, qui sont des cellules en forme de disque sans noyau, parfaitement adapt√©es au transport de l'oxyg√®ne dans le sang.

√ČrythocytesH√©maties.

√Črichte ou Erichthus (zoologie). - Nom primitivement appliqu√© √† des formes larvaires de Squillides (Les Crustac√©s). On avait fait du faux genre Erichthus le type d'une famille de Stomapodes.

Erpétologie ou Herpétologie*. - Branche de la zoologie consacrée à l'étude des reptiles.

Erratiques (zoologie). - Mauduit a désigné ainsi les oiseaux qui migrent pour chercher leur nourriture, lorsque celle qu'ils avaient dans un pays vient à leur manquer. On parle plus couramment d'oiseaux migrateurs.

√Črythropsine (biochimie). - Substance rouge ou pourpre r√©tinien qui recouvre ou teinte la r√©tine de certains animaux. D'apr√®s les exp√©riences de K√ľhne et de Ball , elle dispara√ģt sous l'influence de la lumi√®re, pour se reconstituer √† l'obscurit√©. 

Espèce vivante*. - Division du
genre; l'esp√®ce se subdivise en vari√©t√©s. On peut d√©finir l'esp√®ce comme : ¬ę l'ensemble de tous les individus qualitativement identiques et ne pr√©sentant entre eux, dans leurs √©l√©ments vivants, que des diff√©rences quantitatives ¬Ľ. Mais l'insuffisance des connaissances rend difficile l'√©tude qualitative des esp√®ces vivantes. Aussi a-t-on cherch√© une d√©finition applicable. On sait que des individus tr√®s diff√©rents ne se reproduisent pas entre eux, que des individus plus voisins peuvent avoir des accouplements f√©conds, enfin que si les deux conjoints sont tr√®s voisins, de la m√™me esp√®ce, leurs produits sont eux-m√™mes f√©conds. La d√©finition est la suivante : appartiennent √† une m√™me esp√®ce les individus capables de reproduire par la g√©n√©ration d'autres individus aptes √† se propager √† leur tour.

Essentiels, -ielles. - Cette √©pith√®te s'applique en principe √† ce qui concerne l'essence d'une chose: En chimie v√©g√©tale, on appelait ainsi essentiels certains principes des v√©g√©taux, tels que des huiles essentielles, des sels essentiels. - Les huiles essentielles existent principalement dans les plantes aromatiques; on les en s√©pare par la distillation, et elles sont la cause de leurs principales propri√©t√©s. Mais il n'en est pas de m√™me des sels dits essentiels. La plupart sont extraits par incin√©ration de certaines plantes, comme l'absinthe, la centaur√©e, etc. D'autres sont pr√©par√©s par mac√©ration; tel est le sel essentiel de Lagareye (extrait sec de quinquina), jadis d'un usage assez fr√©quent. Ce ne sont donc pas v√©ritablement des principes imm√©diats; ceux-ci ont √©t√© d√©truits par la combustion lorsque c'est ce moyen que l'on a employ√©. Ainsi on br√Ľlait ces plantes, on lessivait leurs cendres et on obtenait par l'√©vaporation des sels brunis par un reste d'huiles empyreumatiques et de mati√®res charbonneuses, qui, croyait-on √† tort, conservaient encore les vertus de la plante.

Estivation = dormance estivale. - Ph√©nom√®ne observ√© chez de nombreux animaux, o√Ļ ils entrent dans un √©tat de dormance prolong√©e en r√©ponse √† des conditions environnementales d√©favorables, telles que la chaleur excessive, la s√©cheresse ou le manque de ressources alimentaires. Contrairement √† l'hibernation, qui se produit g√©n√©ralement pendant les mois d'hiver dans les r√©gions temp√©r√©es, l'estivation se produit g√©n√©ralement pendant les mois les plus chauds de l'√©t√©, lorsque les conditions environnementales peuvent devenir excessivement stressantes pour les animaux. Pendant l'estivation, les animaux r√©duisent leur m√©tabolisme et ralentissent leurs fonctions biologiques pour √©conomiser de l'√©nergie et de l'eau. Certains animaux cherchent des abris souterrains frais ou des zones ombrag√©es pour √©viter la chaleur excessive, tandis que d'autres peuvent construire des cocons protecteurs ou s'enterrer dans le sol. De nombreux types d'animaux sont connus pour estiver, notamment certains reptiles (comme les tortues terrestres et les l√©zards), certains amphibiens (comme les grenouilles et les salamandres), certains invert√©br√©s (comme les escargots et les insectes) et m√™me certains mammif√®res (comme les souris des d√©serts et certains rongeurs).

Estomac. - Visc√®re membraneux, dans lequel commence la digestion des aliments. - Chez l'humain, l'estomac est une vaste poche situ√©e entre l'oesophage et le duod√©num, dans laquelle s'amassent les aliments apr√®s leur ingestion. Sa forme rappelle celle d'une cornemuse. On lui d√©crit une face ant√©rieure, une face post√©rieure, deux bords, l'un √† droite et en haut dit petite courbure, l'autre √† gauche et en bas ou grande courbure. L'ouverture sup√©rieure, qui le fait communiquer avec l'oesophage, est le cardia, l'ouverture inf√©rieure, qui s'ouvre dans le duod√©num, est le pylore. L'estomac se compose de quatre couches : une s√©reuse, une musculeuse, une celluleuse et une muqueuse. La muqueuse pr√©sente un grand nombre de replis contenant des glandes, qui s√©cr√®tent de la pepsine, du mucus et le suc gastrique. Dans l'estomac, les aliments sont brass√©s et r√©duits en bouillie assimilable, puis envoy√©s dans l'intestin. - Simple chez le cheval, le porc et le chien, l'estomac est quadruple chez les ruminants. On le divise en rumen, feuillet, bonnet et caillette. - Chez les oiseaux, il pr√©sente une conformation sp√©ciale et comprend, outre le gosier, qui triture les aliments, et le ventricule succenturi√©, qui s√©cr√®te le suc gastrique, un renflement de l'oesophage, le jabot, o√Ļ les aliments s√©journent plus ou moins longtemps. - Les √©chinodermes, les mollusques, les insectes poss√®dent une cavit√© digestive semblable √† l'estomac des vert√©br√©s,

√Čtamine. - Organe sexuel m√Ęle des v√©g√©taux √† fleurs. Une √©tamine compl√®te comprend une partie inf√©rieure gr√™le, le filet, et une partie sup√©rieure, l'anth√®re, qui produit le pollen. La forme, le nombre des √©tamines varient suivant les plantes. Si le nombre des √©tamines est √©gal √† celui des p√©tales, l'androc√©e est isost√©mone; s'il est le double, l'androc√©e est diplost√©mone; s'il l'√©gale plusieurs fois, l'androc√©e est polyst√©mone. Si l'√©tamine s'ins√®re sous le gyn√©c√©e, elle est dite hypogyne (primev√®re); si elle s'ins√®re autour du gyn√©c√©e, elle est p√©rigyne (prunier); si elle s'ins√®re au-dessus de l'ovaire, elle est √©pigyne (carotte). Si les √©tamines sont √©gales ou in√©gales, on les dit didynames, t√©tradynames; si elles sont ind√©pendantes ou concrescentes, elles sont monadelphes, diadelphes, polyadelphes. Si la concrescence a lieu par les anth√®res, les √©tamines sont synanth√©r√©es.

√Čtamines m√©sodiscales (botanique). - Se dit des √©tamines plac√©es sur la face sup√©rieure du disque.

√Čtendard (botanique). - On d√©signe sous ce nom le p√©tale sup√©rieur de la corolle papilionac√©e. Ce p√©tale est ordinairement plus grand que les autres, et redress√©. Il porte aussi le nom de Pavillon. On peut en voir des exemples dans toutes les fleurs de la famille des Papillionac√©ee, telles que celles des pois, des haricots, du faux acacia, etc.

Ethmo√Įde, du grec ethmos = crible, et eidos = aspect). - Se dit de l'os du cr√Ęne situ√© √† la racine du nez, et dont la surface est cribl√©e de petits trous.

√Čthologie. - Branche de la biologie qui √©tudie le comportement animal. Cette discipline cherche √† comprendre les motifs comportementaux, les m√©canismes sous-jacents et les adaptations qui permettent aux animaux de survivre, de se reproduire et de s'adapter √† leur environnement.

√Čtiolement. - Ph√©nom√®ne observ√© chez les plantes lorsque celles-ci poussent dans des conditions de faible luminosit√©, ce qui entra√ģne un allongement excessif des tiges et une p√Ęleur des feuilles. Lorsque les plantes manquent de lumi√®re, elles cherchent √† maximiser leur exposition √† la lumi√®re en allongeant leurs tiges et en d√©veloppant des feuilles plus petites et plus claires. Cela leur permet d'atteindre la lumi√®re disponible, mais cela peut √©galement affaiblir la structure de la plante et r√©duire sa capacit√© √† produire des nutriments par photosynth√®se.

√Čtoil√© (botanique). - Se dit de certains organes dispos√©s en √©toile ou en forme d'√©toile. Les poils √©toil√©s sont ceux qui produisent des rameaux simples partant, en divergeant, d'un centre commun, comme dans le ciste √† feuilles de polium, la guimauve et le croton p√©nicill√©. La corolle est √©toil√©e quand elle est en roue avec les divisions tr√®s aigu√ęs. Dans une esp√®ce de lampsane, le calice est aussi √©toil√©. Le stigmate est dispos√© en √©toile ou √©toil√© dans l'asaret, la pyrole √† une fleur et les garcinies. Les carpelles soud√©s du damasone figurent par leur r√©union la forme exacte d'une √©toile. Enfin, un grand nombre de plantes ont pour nom sp√©cifique stellatus (√©toil√©), qui fait allusion √† la forme de quelqu'une de leurs parties. La disposition des feuilles en √©toile (verticilles) des rubiac√©es avait valu, de la part de Linn√©, le nom d'√©toil√©es √† la famille des Rubiac√©es.

√Čtrier = stapes. - Os situ√© dans l'oreille interne des mammif√®res. Il fait partie du syst√®me auditif et est impliqu√© dans la transmission des vibrations sonores de l'oreille moyenne √† l'oreille interne. Sa forme ressemble √† celle d'un √©trier de cheval, d'o√Ļ son nom. L'√©trier est le plus petit os du corps humain et mesure environ 3 millim√®tres de long. Il se trouve entre l'enclume et le marteau, et il est attach√© √† la membrane de la fen√™tre ovale de l'oreille interne. Lorsque les ondes sonores frappent le tympan, elles provoquent des vibrations qui sont amplifi√©es par les os de l'oreille moyenne. Ces vibrations sont ensuite transmises √† l'oreille interne, o√Ļ elles stimulent les cellules cili√©es de la cochl√©e, d√©clenchant ainsi le processus de conversion des vibrations en signaux √©lectriques qui sont ensuite envoy√©s au cerveau via le nerf auditif.

√Čtui. - En botanique, on donne ce nom √† la couche qui entoure imm√©diatement le moelle dans les tiges ligneuses des v√©g√©taux dicotyl√©don√©s. On le nomme, pour cette raison, √©tui m√©dullaire. Hill est le premier qui ait parl√© de cet organe form√© de longs vaisseaux parall√®les qui s'√©tendent dans la longueur du tronc. Ce sont des trach√©es, pouvant se d√©rouler, m√™me lorsque le bois est vieux. Mirbel a d√©montr√© que la distribution des vaisseaux de l'√©tui m√©dullaire variait dans les diff√©rentes esp√®ces. D'apr√®s Palissot de Beauvois, la forme de l'√©tui que remplit la moelle est en rapport avec la situation des feuilles. Cet observateur a prouv√© ainsi 

"que dans le fr√™ne, par exemple, o√Ļ les feuilles sont oppos√©es deux √† deux, l'aire de la coupe transversale de la moelle est oblongue; que dans le laurier-rose, o√Ļ les feuilles naissent trois √† trois √† la m√™me hauteur autour de la tige, l'aire est triangulaire; que dans le ch√™ne o√Ļ les feuilles sont alternes et, en h√©lice, de fa√ßon qu'il faut cinq feuilles pour faire le tour complet de la tige, l'aire est pentagone".
En zoologie, le mot √©tuis  d√©signe chez les insectes la premi√®re paire d'ailes, celle qui s'ins√®re √† l'anneau moyen du thorax toutes les fois que ces ailes coriaces, dans une partie ou dans la totalit√© de leur √©tendue, ne servent plus, au vol, mais sont sp√©cialement affect√©es √† recouvrir pendant le repos, comme le feraient des √©tuis, les secondes ailes repli√©es sur elles-m√™mes; le mot √©lytres est employ√© plus g√©n√©ralement par les naturalistes, √† la place du mot √©tuis.

Euchromatine. - Forme de chromatine  pr√©sente dans le noyau des cellules eucaryotes. Contrairement √† l'h√©t√©rochromatine, qui est plus dense et g√©n√©ralement associ√©e √† une expression g√©nique r√©prim√©e, l'euchromatine est g√©n√©ralement associ√©e √† une expression g√©nique active. L'euchromatine est caract√©ris√©e par une organisation moins compacte de la chromatine, ce qui rend l'ADN plus accessible aux facteurs de transcription et aux enzymes impliqu√©es dans la transcription des g√®nes. Cette structure moins compacte permet une r√©gulation plus facile de l'expression des g√®nes, car les r√©gions de l'ADN contenant les g√®nes sont plus accessibles aux facteurs de transcription et aux autres prot√©ines r√©gulatrices. Les g√®nes situ√©s dans les r√©gions d'euchromatine sont g√©n√©ralement transcrits en ARN et exprim√©s en prot√©ines. Cette expression g√©nique active peut √™tre importante pour de nombreux processus cellulaires, notamment le d√©veloppement, la diff√©renciation cellulaire, la r√©ponse aux signaux environnementaux, etc. L'accessibilit√© de l'ADN dans l'euchromatine peut √™tre r√©gul√©e par une vari√©t√© de m√©canismes, y compris des modifications √©pig√©n√©tiques telles que la m√©thylation de l'ADN et l'ac√©tylation des histones. Ces modifications peuvent influencer l'interaction entre l'ADN et les prot√©ines r√©gulatrices, ce qui peut affecter l'expression des g√®nes situ√©s dans les r√©gions d'euchromatine. L'euchromatine peut √™tre r√©partie dans tout le noyau de la cellule, bien que sa localisation puisse varier en fonction du type cellulaire, de l'√©tat de diff√©renciation et des besoins sp√©cifiques de la cellule √† un moment donn√©.

Eucaryotes. - Groupe diversifi√© d'organismes dont les cellules poss√®dent un noyau d√©limit√© par une membrane nucl√©aire qui contient l'ADN de la cellule, et d'autres organites cellulaires (mitochondries, r√©ticulum endoplasmique, appareil de Golgi, lysosomes, etc.) qui effectuent diverses fonctions m√©taboliques et cellulaires. Ce terme est souvent utilis√© pour d√©signer les organismes dont les cellules ont une organisation cellulaire complexe, par opposition aux procaryotes, qui sont des organismes dont les cellules ne poss√®dent pas de noyau bien diff√©renci√© ou d'organites membranaires. Les cellules eucaryotes sont g√©n√©ralement plus grandes et plus complexes que les cellules procaryotes. Les eucaryotes comprennent une grande vari√©t√© d'organismes, notamment des animaux, des plantes, des champignons et des protistes. Ces organismes peuvent √™tre unicellulaires, comme certaines esp√®ces de levures ou d'amibes, ou multicellulaires, comme les arbres, les animaux et de nombreux types de champignons.  Les eucaryotes sont pr√©sents dans presque tous les environnements de la Terre, et ils jouent des r√īles essentiels dans les √©cosyst√®mes en tant que producteurs primaires, consommateurs, d√©composeurs et symbiotes.

Euplo√Įdie. - Terme utilis√© en g√©n√©tique pour d√©crire le nombre de jeux complets de chromosomes dans une cellule ou un organisme. Dans une cellule euplo√Įde, le nombre de chromosomes est un multiple entier du nombre haplo√Įde de chromosomes de l'esp√®ce donn√©e. Les cellules humaines, par exemple, sont g√©n√©ralement diplo√Įdes, ce qui signifie qu'elles contiennent deux ensembles complets de chromosomes, soit 46 chromosomes au total (23 paires), dont une paire de chromosomes sexuels. Dans ce cas, le nombre haplo√Įde de chromosomes est de 23. Cependant, certaines cellules ou organismes peuvent √™tre polyplo√Įdes, ce qui signifie qu'ils contiennent plus de deux ensembles complets de chromosomes. Par exemple, les cellules de certains tissus v√©g√©taux peuvent √™tre triplo√Įdes (trois ensembles de chromosomes), t√©traplo√Įdes (quatre ensembles de chromosomes) ou m√™me plus. 

√Čvolution. - Pocessus biologique fondamental correspondant √† des changements progressifs et graduels dans les caract√©ristiques h√©r√©ditaires d'une population au fil du temps. L'√©volution explique comment les esp√®ces se sont diversifi√©es et adapt√©es √† leur environnement au fil des millions d'ann√©es. Elle repose sur le principe de la s√©lection naturelle, propos√© par Charles Darwin, et selon lequel les individus d'une population pr√©sentent des variations h√©ritables. Ces variations peuvent conf√©rer des avantages ou des d√©savantages dans la survie et la reproduction dans un environnement donn√©. Les individus ayant des caract√©ristiques favorables ont une meilleure chance de survivre et de transmettre leurs g√®nes √† la g√©n√©ration suivante, ce qui conduit √† une augmentation de la fr√©quence de ces caract√©ristiques dans la population au fil du temps. L'√©volution peut se produire de diff√©rentes mani√®res, notamment par la mutation g√©n√©tique, la recombinaison g√©n√©tique lors de la reproduction sexu√©e, la d√©rive g√©n√©tique al√©atoire et la migration des individus entre les populations. Au fil du temps, l'√©volution peut entra√ģner la formation de nouvelles esp√®ces, la diversification des formes de vie et l'adaptation aux diff√©rents milieux et pressions s√©lectives. Cela explique la grande biodiversit√© que nous observons sur Terre.

Exine. - Couche externe d'une spore ou d'un grain de pollen. C'est une structure pr√©sente chez les plantes vasculaires (plantes √† graines, foug√®res, etc.) ainsi que chez certains types d'algues. L'exine est compos√©e de mat√©riaux r√©sistants, tels que des sporopoll√©nines, qui lui conf√®rent une grande r√©sistance et lui permettent de prot√©ger la cellule reproductrice (spore ou grain de pollen) contre les dommages environnementaux, tels que la dessiccation, les UV et les attaques microbiennes. L'exine pr√©sente souvent une structure complexe et diverses formes, qui peuvent √™tre utilis√©es pour identifier les esp√®ces v√©g√©tales et reconstituer leur √©volution. 

Exocytose. - Processus cellulaire par lequel les cellules expulsent des substances de leur cytoplasme vers l'ext√©rieur de la cellule. L'exocytose commence par la formation de v√©sicules de transport √† l'int√©rieur de la cellule. Ces v√©sicules sont remplies de substances, telles que des prot√©ines, des hormones, des neurotransmetteurs ou d'autres mol√©cules, qui doivent √™tre lib√©r√©es √† l'ext√©rieur de la cellule. Ensuite, les v√©sicules de transport se d√©placent vers la membrane cellulaire et fusionnent avec elle. Cette fusion permet aux v√©sicules de se fondre avec la membrane cellulaire et de lib√©rer leur contenu √† l'ext√©rieur de la cellule. Une fois que les substances sont lib√©r√©es, la membrane de la v√©sicule fusionn√©e avec la membrane cellulaire est r√©absorb√©e dans la membrane plasmique. L'exocytose est impliqu√©e dans la s√©cr√©tion d'hormones par les cellules endocrines, la lib√©ration de neurotransmetteurs par les cellules nerveuses, la digestion des aliments par les cellules intestinales, la formation de la paroi cellulaire chez les cellules v√©g√©tales, et la r√©paration et la croissance de la membrane cellulaire. Ce processus est finement r√©gul√© par des signaux cellulaires et des voies de signalisation qui contr√īlent le d√©clenchement de l'exocytose en r√©ponse √† des stimuli sp√©cifiques. (Endocytose).

Exoderme Ectoderme.

Exogamie. - Modèle de reproduction dans lequel les individus s'accouplent ou se reproduisent avec des individus provenant de populations ou de groupes différents de leur propre groupe social ou de leur propre famille. Cela peut se produire à différentes échelles, que ce soit entre individus d'une même espèce mais de populations différentes, entre individus de groupes sociaux distincts, ou entre individus de familles différentes au sein d'une même population. Dans de nombreuses espèces animales, l'exogamie est favorisée pour promouvoir la diversité génétique au sein de la population, ce qui peut renforcer la résistance aux maladies, favoriser l'adaptabilité aux changements environnementaux et réduire le risque de consanguinité et d'accumulation de mutations délétères. Dans le contexte humain, l'exogamie peut être sociale, culturelle ou géographique. Par exemple, les mariages entre membres de différentes communautés, ethnies ou religions peuvent être considérés comme une forme d'exogamie sociale. De même, la migration et les mariages entre individus de différentes régions géographiques peuvent favoriser l'exogamie. (Endogamie).

Exog√®nes (histoire de la botanique), ex√ī, dehors, genna√ī, je produis. - Nom propos√© par A -P. de Candolle  pour d√©signer les v√©g√©taux dicotyl√©don√©s, lesquels ont les vaisseaux tous sensiblement concentriques autour d'un √©tui cellulaire, et dispos√©s de fa√ßon que les plus anciens sont au centre et les plus jeunes √† la circonf√©rence, de mani√®re que la plante se durcit de dedans en dehors" (Th√©or. √©l√©m de la botanique., 1813, p. 209). De l√† l'origine de ce nom qui n'a pas √©t√© admis, parce que le terme endog√®nes comparatif est vicieux.

Exon. - Segment de séquences d'ARN (acide ribonucléique) présent dans le pré-ARNm (ARN prémessager) qui code pour des protéines. Les exons sont répartis dans le pré-ARNm et alternent avec les introns. Ils sont transcrits à partir du gène et sont initialement inclus dans le transcrit primaire de l'ADN. Ces régions codantes subissent l'épissage, processus moléculaire qui permet de réunir les exons et d'éliminer les introns non codants, formant ainsi l'ARNm mature. Les exons représentent les parties de l'ARNm qui seront traduites en acides aminés et assemblées pour produire des protéines.

Exorhize (botanique), du grec ex√ī, dehors, et rhiza, racine. - L.-C. Richard a donn√© ce nom aux embryons dont la radicule se prolonge pour devenir elle-m√™me la racine, par opposition aux embryons endorhizes dont l'extr√©mit√© radiculaire renferme un tubercule radicellaire qui en sort par la germination, pour former par son prolongement la racine de la plante naissante. Les v√©g√©taux dont les embryons sont exorhizes portent, d'apr√®s le m√™me botaniste, ce nom d'exorhizes et constituent le groupe des Dicotyl√©dones des autres auteurs.

Exosquelette. - Structure rigide que certains animaux possèdent à l'extérieur de leur corps. Contrairement aux vertébrés, qui possèdent un squelette interne ou endosquelette. Les exosquelettes sont principalement composés de matériaux durs tels que la chitine (chez les arthropodes comme les insectes et les crustacés) ou le carbonate de calcium (chez les mollusques comme les coquilles d'escargots ou les coquillages). Ces structures fournissent des sites d'attache pour les muscles. L'exosquelette offre aussi une protection contre les prédateurs et les dommages mécaniques, ainsi qu'un support structurel pour la locomotion et d'autres fonctions physiologiques. Cependant, il peut également limiter la croissance de l'animal, car il doit être périodiquement retiré et remplacé à mesure que l'animal grandit. Les insectes sont peut-être le groupe le plus connu pour leur exosquelette, qui constitue leur cuticule externe. Les crustacés, les arachnides et de nombreux autres invertébrés possèdent également des exosquelettes. Même certains organismes marins, comme les mollusques, possèdent des coquilles externes formant un exosquelette.

Exotiques (esp√®ces). - Esp√®ces v√©g√©tales et animales non indig√®nes introduites par des moyens naturels ou induits par l'activit√© humaine dans un √©cosyst√®me. Leur impact a tendance √† √™tre prononc√© et souvent catastrophique pour les esp√®ces indig√®nes, en particulier sur les √©cosyst√®mes insulaires o√Ļ les ressources et les territoires sont limit√©s. Dans le parc national des √ģles Galapagos, par exemple, les chats, les rats, les cochons, les ch√®vres, les gu√™pes et d'autres animaux introduits par l'homme ont perturb√© les nids et les r√©serves de nourriture et ont ainsi r√©duit les populations de tortues end√©miques et d'autres esp√®ces.

Expirateurs (muscles). - On appelle ainsi les muscles qui, par leur contraction plus ou moins simultanée, contribuent à diminuer la capacité de la poitrine et à expulser l'air contenu dans les poumons (expiration). Il n'est pas facile de déterminer d'une manière précise quels sont tous les muscles véritablement expirateurs; pour quelques-uns des auteurs consultés, la question n'est pas douteuse : ainsi les intercostaux internes et externes; les sous-costaux; le triangulaire du sternum; le grand pectoral, dans ses trois quarts supérieurs; le petit dentelé postérieur inférieur; le grand dorsal (Beau et Maissiat); le trapèze, dans sa portion dorsale; le transverse et les obliques du bas-ventre; le pyramidal; l'ischio-coccygien et le releveur de l'anus, sont véritablement expirateurs. Ceux pour lesquels il y a quelques doutes, sont : les sur-costaux, le sous-clavier, le petit pectoral, le grand dentelé, le petit dentelé postérieur, supérieur, le droit abdominal, le carré des lombes...

Expiration (physiologie). - C'est un des actes de la respiration, celui par lequel l'air qui a pénétré dans la poitrine par l'inspiration en est expulsé.

Explosion √©volutive. - Ev√©nement dans l'histoire du vivant sur Terre o√Ļ la biodiversit√© conna√ģt une augmentation rapide et significative sur une relativement courte p√©riode g√©ologique, souvent en comparaison avec les p√©riodes qui l'ont pr√©c√©d√©e. Les explosions √©volutives sont ainsi caract√©ris√©s par une diversification rapide des formes de vie et l'apparition soudaine de nouveaux groupes d'organismes. Elles  sont souvent associ√©es √† des changements environnementaux majeurs ou des innovations √©volutives cl√©s. Principales explosions √©volutives-

‚ÄĘ L'explosion cambrienne est l'exemple le plus c√©l√®bre d'une telle explosion √©volutive en raison de la rapidit√© et de l'ampleur de la diversification biologique qu'elle a entra√ģn√©e. Parmi les formes de vies concern√©es, de nombreux groupes d'organismes qui existent toujours aujourd'hui (les √©ponges, les mollusques, les brachiopodes, les √©chinodermes et les premiers vert√©br√©s). Des fossiles de cette √©poque montrent une grande vari√©t√© de formes de vie, certaines aussi tr√®s diff√©rentes de celles que l'on trouve aujourd'hui. L'explosion cambrienne a √©t√© si soudaine et si prolifique qu'elle a chang√© radicalement la composition des √©cosyst√®mes de la plan√®te et a jet√© les bases de la biodiversit√© moderne. Parmi les th√©ories √©mises pour expliquer l'explosion cambrienne, certaines en appellent √† des changements environnementaux tels que l'oxyg√©nation des oc√©ans, des changements dans la composition chimique de l'eau, ou encore des facteurs g√©ologiques. D'autres th√©ories sugg√®rent des facteurs √©volutifs internes, tels que l'√©volution de syst√®mes g√©n√©tiques complexes ou l'apparition de nouvelles strat√©gies de d√©veloppement embryonnaire.

‚ÄĘ L'explosion ordovicienne, survenue environ 485 millions d'ann√©es, cette p√©riode a vu une diversification importante des formes de vie marine, y compris une expansion majeure des groupes d√©j√† pr√©sents et l'apparition de nouveaux taxons, comme les premiers poissons. 

‚ÄĘ L'explosion silurienne, survenue il y environ 444 millions d'ann√©es, cette p√©riode a √©t√© marqu√©e par une radiation √©volutive des plantes terrestres et l'expansion des communaut√©s d'invert√©br√©s dans les environnements marins. Cette diversification a √©t√© favoris√©e notamment l'oxyg√©nation des oc√©ans et le d√©veloppement des √©cosyst√®mes c√ītiers.

‚ÄĘ L'explosion du d√©vonien moyen, survenue il y environ 400 millions d'ann√©es,  a √©t√© caract√©ris√©e par une diversification significative des poissons et l'√©mergence des premiers t√©trapodes terrestres. Les premiers amphibiens ont √©volu√© √† partir de poissons √† nageoires charnues, et les premi√®res for√™ts ont commenc√© √† appara√ģtre. Cette diversification a √©t√© influenc√©e notamment par des innovations √©volutives telles que le d√©veloppement des Ňďufs amniotiques.

‚ÄĘ L'explosion du cr√©tac√© tardif, survenue il y a un peu plus de 100 millions d'ann√©es, a √©t√© marqu√©e par l'√©mergence de nombreux groupes modernes de plantes √† fleurs et d'animaux. Cette diversification a √©t√© favoris√©e par des changements dans les climats et les environnements.

‚ÄĘ L'explosion du d√©but du c√©nozo√Įque est urvenue il y a environ 65 millions d'ann√©es √† la fin du M√©sozo√Įque, √† la suite de l'extinction de masse, marqu√©e notamment par la disparition des dinosaures non aviaires, et qui a permis la diversification rapide de nombreux groupes d'organismes, en particulier desles mammif√®res.

Extenseurs (muscles). - On a donné ce nom à des muscles qui portent une partie dans l'extension. Les principaux sont les suivants : - Extenseur commun des doigts (Epicondylo-sus-phalangettien commun de Chaussier); il va de la tubérosité externe de l'humérus (épicondyle) aux quatre derniers doigts. - Extenseur du petit doigt (Epicondylo- sus-phalangettien du petit doigt, Chauss.); de l'épicondyle au petit doigt. - Grand extenseur du pouce (Cubito-susphalangettien, Chauss.); de la face postérieure du cubitus au dos du pouce. - Court extenseur du pouce (Cubito- susphalangien du pouce, Chauss.); du cubitus, du ligament interosseux et du radius à la première phalange du pouce. - Extenseur propre de l'index (Cubito-susphalangettien de l'index, Chauss.); du cubitus et du ligament interosseux à l'index. - Extenseur du gros orteil (Peronéo- sus-phalangettien du gros orteil, Chauss.); du péroné et du ligament interosseux à la phalange unguéale du gros orteil. - Extenseur commun des orteils (Long péronéo-sus-phalangettien commun, Chauss.); de la tubérosité externe, du tibia et du péroné aux quatre derniers orteils.

Extinction. - Processus naturel  correspondant √† la disparition des derniers repr√©sentants d'une esp√®ce. Il y a eu au cours de l'histoire de la Terre plusieurs extinctions de masse, ph√©nom√®nes qui ont vu, en peu de temps, la disparition concommitante de nombreuses esp√®ces vivantes √† travers le globe

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Dictionnaire Les mots du vivant
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