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| La Système solaire |
| La Terre | ||||
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| L'intérieur
de la Terre
La
tectonique des plaques
Océans et continents
La ciculation océanique
La formation des reliefs La dégradation des reliefs Les eaux continentales L'atmosphère terrestreStructure et évolution de l'atmosphèreLa
pression atmosphérique
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L'humidité
atmosphérique
Les condensations Nuages, Brouillard Rosée, gelée et givre Les précipitations Pluie, neige, grêle et grésil Les
perturbations
La
magnétosphère
La
machine planétaire
Précambrien
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Aperçu |
Vue de l'espace,
notre planète, la Terre Perspective globale La Terre est une planète de taille moyenne avec un diamètre d'environ 12.760 kilomètres. Comme les autres planètes telluriques et de nombreux autres objets plus petits du Système solaire, elle est composée principalement d'éléments lourds tels que le fer, le silicium et l'oxygène. Un composition très différente de celle du Soleil et des étoiles, qui sont dominés par les éléments légers, hydrogène et hélium, ou même de celle des planètes géantes. Les objets du Système solaire sans atmosphère ou à l'atmosphère très fine sont généralement parsemés de cratères de dimensions diverses. La Terre, en revanche, a peu de cratères, mais une atmosphère relativement épaisse et une activité de surface importante. Bien que dans les premiers temps de l'histoire du Système solaire les impacts se soient produits sur la Terre au même rythme, les cratères ont depuis été effacés par les forces qui se déploient dans la croûte et l'atmosphère de la planète. L'orbite de la Terre
est presque circulaire et la Terre est suffisamment chaude pour supporter
l'eau liquide à sa surface. C'est la seule planète de notre Système
solaire qui n'est ni trop chaude ni trop froide, mais "juste ce qu'il faut"
pour le développement de la vie telle que nous la connaissons.
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La surface de
la Terre.
L'intérieur de
la Terre
Une telle structuration de la Terre en couches de densités différentes est un exemple de différenciation, le processus de tri des principales composantes d'une planète par densité. Le fait que la Terre soit différenciée suggère qu'elle était autrefois suffisamment chaude pour que son intérieur fonde, permettant aux métaux plus lourds de couler au centre et de former le noyau dense. La
croûte.
• La croûte océanique, située sous les océans, est jeune géologiquement, relativement mince, et constituée de basaltes.Les roches crustales, océaniques et continentales, ont généralement des densités d'environ 3 g/cm³ (trois fois la densité de l'eau).
Le
manteau.
Le
noyau.
La structure interne de la Terre. L'atmosphère.
Structure
verticale.
La troposphère, qui concentre la majeure partie de l'atmosphère; elle est épaisse d'une dizaine de kilomètres environ (son épaisseur varie selon la latitude). La température y diminue à mesure que l'altitude augmente et descend à -50°C. C'est le lieu des phénomènes météorologiques. La stratosphère, qui se situe au-dessus (entre 10 et 50 km), est, par contraste, une couche calme. Sa température augement avec l'altitude pour atteindre -3°C. Elle contient la couche d'ozone, qui absorbe une grande partie des ultraviolets nocifs en provenance du Soleil. Vient ensuite la mésosphère (de 50 km à 80 km), où les températures retombent pour atteindre à son sommet -90°C. Les météoroïdes (fragments de roche de l'espace) brûlent principalement dans cette région, créant des étoiles filantes. La thermosphère (de 80 km à 600 km environ), très chaude ( jusqu'à 1700 °C à son sommet) contient une couche de particules chargées électriquement. Ils entrent en collision avec l'hydrogène et l'oxygène dans l'atmosphère pour produire une gamme de lumières colorées, appelées aurores. Cela correspond au premier étage de l'ionosphère. Le deuxième étage étant constitué par la couche la plus externe de l'atmosphère terrestre, l'exosphère, très ténue et qui se fond progressivement avec le milieu interplanétaire. A partir d'une soixantaine de kilomètres d'altitude le gaz atmosphérique commence à être ionisé, si bien que la région qui englobe la mésosphère, la thermosphère et l'exosphère reçoit le nom d'ionosphère. Composition
chimique.
Météorologie
et climatologie.
Le champ magnétique
et la magnétosphère.
Ce champ magnétique
s'étend dans l'espace environnant la Terre. Lorsqu'une particule chargée
rencontre un champ magnétique dans l'espace, elle se retrouve piégée
dans la zone magnétique. De petites quantités d'électrons et d'autres
particules chargées électriquement circulant dans l'espace (principalement
en provenance du Soleil sous la forme de vent solaire) sont ainsi piégées
au-dessus de l'atmosphère. Elles définissent une région, appelée magnétosphère
: c'est la zone à l'intérieur de laquelle le champ magnétique terrestre
domine le faible champ magnétique interplanétaire engendré principalement
par le Soleil.
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La magnétosphère terrestre s'étend sur environ 60 000 kilomètres, soit 10 rayons terrestres, en direction du Soleil. Mais, dans la direction opposée au Soleil, le champ magnétique peut atteindre l'orbite de la Lune, et parfois plus loin. L'eau et le vivantL'eau.L'existence d'eau liquide en abondance est elle-même un facteur de transformation de la surface de la Terre par le biais, notamment, de l'érosion. L'eau, provient en partie, du dégazage des roches du manteau et a été initialement injectée dans l'atmosphère par les volcans. Mais une fraction importante de cette eau a aussi été apportée lors du pilonnage de la planète par des myriades de comètes -
Le cycle de l'eau. - Sur Terre, l'eau de la Terre est toujours en mouvement et change sans cesse d'état : du liquide à la vapeur à la glace et vice versa. Le cycle de l'eau fonctionne depuis des millions d'années et toute vie sur Terre en dépend. (Ce diagramme montre le cycle de l'eau "naturel" de notre planète, en excluant les impacts des impacts humains). Source : USGS. L'eau à l'état liquide existe sur notre
planète au moins depuis 3,9 milliards d'années. La distance
de la Terre au Soleil n'explique que partiellement cette situation. Il
faut aussi supposer l'existence d'un thermostat climatique, c'est-Ã -dire
d'un ensemble de mécanismes régulant les conditions à la surface du
globe. Le fonctionnement d'un tel thermostat repose sur l'effet de serre,
grâce auquel la température moyenne à la surface du globe (288 K) est
de 23 K supérieure à ce qu'elle serait sinon. Un effet de serre lui-même
contrôlé, pour l'essentiel, par l'abondance de deux gaz : le dioxyde
de carbone, injecté dans l'atmosphère au gré des phénomènes volcaniques,
et aujourd'hui bien davantage du fait des activités humaines, et aussi,
justement de la vapeur d'eau, responsable de 90% de l'effet de serre.
La Terre et les glaces de l'hiver boréal. (Visualisation 3D : Nasa World Wind). Le vivant.
Il y a 2,6 milliards d'années, des organismes ont ainsi commencé, grâce au mécanisme de la photosynthèse, à récupérer directement le carbone du dioxyde de carbone atmosphérique dissout dans l'eau et a enrichir progressivement l'atmosphère en oxygène. Le carbone accaparé par les végétaux, puis enfoui dans le sous-sol est à l'origine des pétroles et charbons. Les calcaires et la plupart des roches sédimentaires ont également une origine biologique. La présence dans l'atmosphère d'oxygène dans une proportion qui dépasse, on l'a dit, les 20% est aussi un effet majeur de la présence d'organismes vivants sur notre planète. En effet, l'oxygène, tend à se lier très vite avec d'autres éléments (phénomène d'oxydation) et il aurait disparu très vite de l'atmosphère s'il n' y avait pas été renouvelé et réinjecté en permanence par les mécanismes de la photosynthèse dont sont capables les plantes et d'autres organismes (phytoplancton, bactérioplancton) possédant de la chlorophylle. La libération d'oxygène dans l'atmosphère a, de plus, pour corrolaire, le retrait par ces mêmes organismes de dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère. L'étude de la coévolution du vivant et de notre planète est l'un des thèmes qui occupent l'astrobiologie. Les mouvements agités
de la croûte terrestre ont effacé le souvenir de la naissance de des
premiers organismes vivants. Cependant, les roches de quelques terrains
très anciens qui ont survécu à ces bouleversements, ont gardé dans
leur constitution chimique les indications qu'au moment où elles se sont
formées, il y a environ 3,9 milliards d'années, la vie existait déjà .
Quatre cents millions d'années plus tard, il existait des organismes vivant
suffisamment évolués pour former de grandes colonies appelées stromatolites,
une forme si pérenne que les stromatolites continuent de croître aujourd'hui.
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Il existe peu de preuves directes de l'origine réelle de la vie. Nous savons que l'atmosphère de la Terre primitive, contrairement à celle d'aujourd'hui, contenait beaucoup de dioxyde de carbone et du méthane, mais pas d'oxygène gazeux. En l'absence d'oxygène, de nombreuses réactions chimiques complexes sont possibles qui conduisent à la production d'acides aminés, de protéines et d'autres éléments constitutifs chimiques de la vie. Par conséquent, il semble probable que ces blocs de construction chimiques étaient disponibles très tôt dans l'histoire de la Terre et qu'ils se seraient combinés pour former des organismes vivants. Pendant des dizaines de millions d'années après la formation de la Terre, des organismes rudimentaires existaient possiblement dans des mers chaudes et riches en nutriments, vivant des produits chimiques organiques accumulés. Lorsque cette nourriture facilement accessible s'est épuisée, la vie a commencé la longue route évolutive qui a conduit au grand nombre d'organismes différents sur Terre aujourd'hui. L'information
dans les gènes.
Cette analyse génétique ont permis aux
scientifiques de construire ce qu'on appelle un arbre phylogénétique
du vivant, qui montre la parenté entre les différents groupes d'espèces
vivantes. Les études génétiques conduisent également à d'autres conclusions.
Par exemple, il semble que les premières formes de vie terrestre étaient
toutes adaptées pour vivre à des températures élevées. Certains biologistes
pensent que la vie pourrait en fait avoir commencé dans des endroits de
notre planète qui étaient extrêmement chauds.
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Impacts humains
sur notre planète.
Ce n'est pas la première fois que les humains modifient considérablement leur environnement. Certains des plus grands changements ont été causés par nos ancêtres, avant le développement de la société industrielle moderne. Il y a 50 000 ans, une grande partie de la planète abritait de grands animaux du genre qui ne survivent maintenant qu'en Afrique. Les plaines d'Australie étaient occupées par des marsupiaux géants tels que le diprododon et le zygomaturus, de la taille des éléphants actuels, et une espèce de kangourou qui mesurait 3 m de haut. L'Amérique du Nord et l'Asie du Nord ont accueilli des mammouths, des tigres à dents de sabre, des mastodontes, des paresseux géants et même des chameaux. Les îles de l'océan Pacifique regorgeaient de grands oiseaux et de vastes forêts couvraient ce qui des espaces d'Europe et de Chine qui sont aujourd'hui des terres culivées. Les premiers chasseurs humains ont tué de nombreux grands mammifères et marsupiaux, les premiers agriculteurs ont abattu la plupart des forêts et l'expansion polynésienne à travers le Pacifique a condamné la population de grands oiseaux. Pendant la plus grande partie de l'histoire humaine, la transformation de l'environnement marquée essentiellement par la déforestation et l'agriculture, est restée relativement localisée. Mais tout a changé au XXe siècle, avec l'intensification de l'activité industrielle démarrée un siècle plus tôt. Les effets se font sentir désormais sur la composition chimique de l'atmosphère, des sols et des eaux, ainsi que sur le devenir de nombreuses autres espèces vivantes. Une nouvelle extinction de masse encore plus importante est aisni en cours aujourd'hui en raison du changement climatique rapide induit par les activités humaines. Fait unique, du moins dans le Système
solaire, et autant qu'on puisse le savoir, le sort d'une planète -
notre planète - ne dépend plus ainsi des seules nécessités astronomiques
et géologiques. Il relève de l'exercice de choix collectifs et de responsabilités
individuelles. Pour rendre compte de impact global
des activités humaines sur l'environnement, des chercheurs ont proposé
de donner le nom d'Anthropocène (= époque
de l'humain), à l'époque actuelle, qui a commencé au moment où les
activités humaines ont eu une empreinte globale significative. Bien qu'il
ne s'agisse pas d'un terme officiellement approuvé, le concept d'anthropocène
est utile pour exprimer que nous autres, les humains, représentons désormais
le facteur dominant de changements qui s'opèrent sur l'atmosphère et
dans l'écologie de notre planète. Cette prise de conscience, récente,
a donné naissance au concept de développement durable, qui place
désormais le développement des civilisations humaines dans le cadre de
l'économie des ressources de la Terre et du respect de ses équilibres.
Le passé de la TerreL'histoire géologique de la Terre couvre environ 4,54 milliards d'années et représente l'une des archives naturelles les plus complètes de l'évolution d'une planète tellurique. Contrairement aux autres planètes du Système solaire, la Terre possède une tectonique des plaques active, une hydrosphère durable, une atmosphère en constante évolution et une biosphère qui interagit profondément avec les processus géologiques. Cette dynamique entraîne un renouvellement permanent de la croûte terrestre, mais elle a également permis la conservation de nombreuses roches anciennes, notamment dans les cratons continentaux. Les géologues ont établi une échelle des temps géologiques fondée sur la stratigraphie, la paléontologie, les datations radiométriques et les grands événements tectoniques, climatiques et biologiques. Cette échelle est organisée en éons, eux-mêmes subdivisés en ères, périodes, époques et âges.Le Précambrien.
Vers 4,5 milliards d'années, un impact géant avec un corps de la taille approximative de Mars, généralement désigné sous le nom de Théia, éjecte une immense quantité de matière dans l'espace circumterrestre. Ces débris s'assemblent rapidement pour former la Lune. Cet événement influence durablement la rotation terrestre, la stabilité de l'axe de rotation, les marées et l'évolution géodynamique de la planète. Au cours de l'Hadéen, la Terre se refroidit progressivement. Une première croûte solide apparaît, probablement plusieurs fois détruite et reformée par les remontées mantelliques. Le dégazage volcanique produit une atmosphère primitive riche en vapeur d'eau, dioxyde de carbone, azote, méthane, ammoniac et composés soufrés. Lorsque la température devient suffisamment basse, la vapeur d'eau se condense pour former les premiers océans, probablement dès 4,3 à 4,4 milliards d'années. Les plus anciens zircons connus, découverts en Australie occidentale et datés d'environ 4,4 milliards d'années, témoignent de l'existence d'une croûte continentale et d'eau liquide dès cette époque. L'Archéen.
L'Archéen voit également apparaître les premières formes de vie connues. Les plus anciennes traces biologiques, datées d'environ 3,5 à 3,8 milliards d'années, correspondent à des microorganismes procaryotes vivant dans les océans. Les stromatolites, structures sédimentaires construites par des cyanobactéries, deviennent abondants. La photosynthèse oxygénique se développe progressivement, mais l'oxygène produit est d'abord consommé par l'oxydation des ions ferreux dissous dans les océans, conduisant à la formation des gigantesques formations de fer rubané qui constituent aujourd'hui une ressource minière majeure. Le
Protérozoïque.
Le Protérozoïque est également caractérisé par la croissance des continents et par plusieurs cycles de formation et de fragmentation de supercontinents. Parmi eux figurent Columbia (ou Nuna), Rodinia puis Pannotia. Ces cycles orogéniques sont accompagnés de la formation de vastes chaînes de montagnes, de bassins sédimentaires et de nouveaux domaines océaniques. Les mouvements des plaques deviennent comparables à ceux observés aujourd'hui. Entre environ 720 et 635 millions d'années, plusieurs glaciations extrêmement sévères affectent la planète. Selon l'hypothèse de la Terre boule de neige, les glaces auraient recouvert presque entièrement les océans jusqu'aux basses latitudes. La sortie de ces épisodes glaciaires résulte probablement d'une accumulation progressive de dioxyde de carbone volcanique dans l'atmosphère, provoquant un effet de serre suffisamment puissant pour faire fondre les calottes glaciaires. Au cours du Protérozoïque apparaissent également les cellules eucaryotes, puis les premiers organismes multicellulaires. La faune d'Ediacara, entre environ 635 et 538 millions d'années, représente les premières communautés complexes d'organismes pluricellulaires de grande taille, annonçant les grandes diversifications biologiques du Phanérozoïque. Le Phanérozoïque
Le
Paléozoïque.
Au cours de l'Ordovicien, de vastes mers peu profondes recouvrent une grande partie des continents. Une importante glaciation terminale provoque la première extinction massive documentée. Le Silurien voit la colonisation progressive des continents par les premières plantes vasculaires et par des arthropodes terrestres. Au Dévonien, parfois qualifié d'âge des poisson, les poissons cuirassés, cartilagineux et osseux connaissent une diversification spectaculaire. Les premières forêts apparaissent tandis que certains poissons développent progressivement des membres capables de soutenir leur poids hors de l'eau, donnant naissance aux premiers tétrapodes. Le Carbonifère est marqué par un climat chaud et humide favorisant le développement d'immenses forêts marécageuses. Leur enfouissement produit les principaux gisements mondiaux de charbon. La teneur atmosphérique en oxygène dépasse 30 %, permettant l'existence d'insectes géants tels que Meganeura. Les premiers reptiles apparaissent grâce à l'évolution de l'œuf amniotique, libérant leur reproduction de la dépendance aux milieux aquatiques. Le Permien voit l'assemblage du supercontinent Pangée, entouré par l'océan Panthalassa. Les climats deviennent plus contrastés et plus arides à l'intérieur des continents. Les synapsides, ancêtres des mammifères, dominent de nombreux écosystèmes terrestres. L'ère s'achève par la plus grande extinction de masse connue, il y a environ 251,9 millions d'années, au cours de laquelle disparaissent près de 90 % des espèces marines et environ 70 % des espèces terrestres. Cette crise est principalement associée aux gigantesques éruptions volcaniques des Trapps de Sibérie, qui provoquent un réchauffement climatique majeur, une acidification des océans et une perturbation profonde des cycles biogéochimiques. Le
Mésozoïque.
Le Jurassique est marqué par un climat généralement chaud, une montée du niveau marin et une diversification spectaculaire des dinosaures. Les grands sauropodes, les théropodes géants et les premiers oiseaux, issus de dinosaures à plumes, dominent les environnements terrestres. Les océans accueillent de nombreux reptiles marins tels que les plésiosaures et les ichthyosaures. Le Crétacé voit l'ouverture progressive de l'océan Atlantique et la poursuite de la dispersion des continents. Les plantes à fleurs apparaissent puis connaissent une expansion rapide, transformant profondément les écosystèmes terrestres. Les insectes pollinisateurs se diversifient parallèlement. La période s'achève brutalement il y a 66 millions d'années par une extinction de masse provoquée principalement par l'impact d'un astéroïde de près de dix kilomètres de diamètre dans la région actuelle de Chicxulub, au Mexique, probablement amplifié par le volcanisme des Trapps du Deccan. Les dinosaures non aviens disparaissent, tandis que survivent notamment les oiseaux, les mammifères, les crocodiliens et les tortues. Le
Cénozoïque.
Au Paléogène, la collision entre l'Inde et l'Asie entraîne la formation de l'Himalaya et du plateau tibétain. L'orogenèse alpine édifie les Alpes, les Carpates et d'autres chaînes européennes. Le climat, très chaud au début du Cénozoïque, se refroidit progressivement, notamment après l'installation du courant circumpolaire antarctique. Le Néogène voit l'expansion des prairies, favorisée par un climat plus sec. Les mammifères herbivores et leurs prédateurs évoluent rapidement. Les premiers hominines apparaissent en Afrique il y a environ sept millions d'années. Les modifications tectoniques, notamment la fermeture de l'isthme de Panama, modifient profondément la circulation océanique mondiale et influencent le climat. Le Quaternaire, commencé il y a 2,58 millions d'années, est caractérisé par l'alternance répétée de périodes glaciaires et interglaciaires contrôlées principalement par les variations orbitales de la Terre décrites par les cycles de Milanković. D'immenses calottes glaciaires recouvrent périodiquement l'Amérique du Nord, l'Europe du Nord et une partie de l'Asie. Les fluctuations du niveau marin atteignent plus de cent mètres entre les maxima glaciaires et les périodes interglaciaires. L'évolution humaine constitue l'un des événements majeurs de cette période. Le genre Homo apparaît en Afrique, suivi de nombreuses espèces dont Homo erectus, Homo neanderthalensis et finalement Homo sapiens, qui émerge il y a environ 300 000 ans. L'expansion mondiale de notre espèce s'accompagne d'une transformation croissante des paysages, accélérée après le développement de l'agriculture il y a environ 10 000 ans, puis de manière spectaculaire depuis la révolution industrielle. La lune et les accompagnateurs de la TerreLa Lune.La Terre possède un satellite naturel : la Lune Les relations Terre-Lune - Comme l'intérieur de notre satellite n'est pas homogène, la Terre a ralenti la rotation de la Lune et a fini par donner à sa rotation sur elle-même une période identique à celle de sa révolution autour de notre planète. Résultat : la Lune nous montre toujours la même face. Celle où se concentrent les mers.Les accompagnateurs de la Terre. De petits astéroïdes accompagnent la Terre sur son orbite. Même période de révolution, même distance moyenne au Soleil que notre planète, mais n'en sont pas pour autant des satellites Ce sont les quasi-satellites et les co-orbitaux, auxquels on peut ajouter une troisième catégore, celle des mini-lune temporaires qui, oui, sont de vrais satellites, et qui, non, ne le restent pas longtemps.. Les quasi-satellites de la Terre sont des astéroïdes proches (classe des Arjuna) en résonance orbitale 1:1 avec notre planète, sans être gravitationnellement liés à elle, , évoluant en dehors de sa sphère de Hill : leur orbite semble « boucler » autour de la Terre vue depuis le Soleil, mais ils orbitent en réalité autour du Soleil. Les orbites des quasi-satellites restent intrinsèquement instables et, même s'ils conservent leur statut sur de très longues durées, finiront, à terme, par évoluer, ces objets finiront par s'éloigner du voisinage terrestre ou adopteront d'autres types de résonances orbitales. • On en connaît actuellement une petite dizaine de quasi-satellites, dont les plus étudiés sont (164207) Cardea, (découvert en 2004 sous la désignation 2004 GU9), (277810) 2006 FV35, (469219) Kamoʻoalewa (aussi appelé 2016 HO3, célèbre pour être un possible fragment lunaire et cible de la mission chinoise Tianwen-2), 2013 LX28, 2014 OL339, 2022 YG, 2023 FW13, ainsi que le tout récent 2025 PN7, découvert en août 2025 et qui accompagnerait la Terre depuis environ 60 ans.
• Il y a les astéroïdes troyens, piégés aux points de Lagrange L4 ou L5 sur une orbite dite "en tadpole" ( = têtard) : 2010 TK7 fut le premier troyen terrestre confirmé (au point L4), suivi de 2020 XL5. Le point L5 terrestre n'a pour l'instant révélé aucun troyen stable.S'ajoutent à ces co-orbitaux dits "permanents" (même si leurs orbites sont instables elles aussi sur des échelles de temps géologiques), existent aussi des mini-lunes temporaires, qui sont de petits corps capturés brièvement par la gravité terrestre pour quelques mois ou années avant de repartir sur une orbite héliocentrique classique, comme ce fut le cas pour 2020 CD3 ou 2024 PT5. |
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