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| Les
zones
humides constituent des écosystèmes
situés à l'interface entre les milieux terrestres et aquatiques. Elles
sont définies de manière générale par la présence d'eau, qu'elle soit
permanente ou saisonnière, qui sature le sol ou le recouvre sur une faible
profondeur. Cette caractéristique hydrologique est le facteur écologique
majeur qui façonne toutes les autres composantes de l'écosystème. Le
régime hydrique, c'est-à -dire la fréquence, la durée, la profondeur
et la saisonnalité des inondations ou de la saturation, détermine la
nature du sol, les types de végétation qui peuvent s'y développer et
les communautés animales qui y trouvent refuge. L'eau peut provenir des
précipitations directes, du ruissellement de surface, des apports souterrains
via les nappes phréatiques, ou des marées dans les zones côtières.
Diversité des
zones humides.
Principaux types de zones humides
Biochimie des zones humides. La saturation en eau du sol limite fortement la diffusion de l'oxygène, ce qui crée des conditions anaérobies ou sub-anaérobies. Ces conditions particulières favorisent des processus chimiques et microbiologiques spécifiques. Par exemple, la décomposition de la matière organique est ralentie en l'absence d'oxygène, ce qui peut conduire à l'accumulation de matière organique sous forme de tourbe dans les milieux acides et pauvres en nutriments. Les sols des zones humides, appelés sols hydromorphes, présentent souvent des caractéristiques visuelles distinctes, comme des taches de couleur dues à la réduction (gris, bleu-vert) ou à l'oxydation (rouille) du fer. Ces sols jouent un rôle important dans les cycles biogéochimiques, notamment le cycle de l'azote (dénitrification), du phosphore et du soufre. Les tourbières, en particulier, sont d'énormes réservoirs de carbone à l'échelle mondiale, stockant bien plus de carbone par unité de surface que la plupart des forêts. Flore des zones
humides.
La composition et la structure de la végétation varient considérablement selon le type de zone humide, allant des herbiers aquatiques submergés ou flottants aux roselières denses, des prairies humides aux forêts marécageuses composées d'espèces comme les saules, les aulnes ou les cyprès chauves, sans oublier la végétation très spécifique des tourbières (sphaignes, carex, plantes carnivores). Cette diversité floristique crée une mosaïque d'habitats. Faune des zones
humides.
Services écologique
et socio-économiques des zones humides.
Des écosystèmes
menacés.
Face à ces menaces, leur conservation, leur restauration et la gestion durable de leurs ressources sont devenues des enjeux prioritaires à l'échelle mondiale, reconnus par des conventions internationales comme la Convention de Ramsar. Les zones humides dans le monde. Europe. Parmi les zones humides les plus écologiquement significatives d'Europe, le Delta du Danube figure en bonne place. Situé principalement en Roumanie et en partie en Ukraine, là où le fleuve Danube se jette dans la Mer Noire, il s'agit du deuxième plus grand delta fluvial d'Europe et l'un des mieux préservés. Ce vaste complexe est un labyrinthe de canaux, de lacs, de marais, de roselières (les plus grandes étendues d'Europe), d'îles et même de forêts riveraines. Il abrite une biodiversité exceptionnelle, notamment une avifaune d'une richesse inouïe avec des espèces rares comme les pélicans (blancs et frisés), plusieurs espèces d'aigrettes, de hérons et de cormorans, ainsi qu'une grande variété de poissons et une flore adaptée à cet environnement aquatique. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, le delta fait face à des défis liés à la pollution, à la modification des habitats et aux espèces invasives. En nous déplaçant vers le sud de la France, sur la côte méditerranéenne, la Camargue représente un autre type majeur de zone humide côtière, formée par le delta du Rhône. C'est une mosaïque de lagunes salées ou saumâtres, de marais, de sansouires (steppes salées), de dunes, de plages et de plaines d'inondation fluviales. Célèbre pour ses chevaux blancs, ses taureaux noirs et surtout pour sa population de flamants roses, la Camargue est un site majeur pour l'hivernage et la nidification d'une multitude d'oiseaux migrateurs. Son paysage résulte d'un équilibre fragile entre les influences de l'eau douce du Rhône, de l'eau salée de la Méditerranée et les activités humaines, notamment l'agriculture (riziculture) et le tourisme. La gestion de l'eau et la préservation des milieux naturels y sont des enjeux constants. Plus au sud encore, en Espagne, le Parc National de Doñana, situé en Andalousie à l'embouchure du Guadalquivir, constitue un écosystème très important. Il combine de vastes marais (les marismas), des dunes littorales mobiles, des forêts de pins et des zones de broussailles méditerranéennes (le monte). Doñana est une étape vitale sur les routes migratoires des oiseaux entre l'Afrique et l'Europe. Il accueille des millions d'individus chaque année. Il abrite également des espèces menacées emblématiques comme le Lynx ibérique et l'Aigle ibérique impérial. Également site Unesco, ce parc est sous pression constante en raison des prélèvements massifs d'eau pour l'agriculture intensive environnante, du développement touristique côtier et des impacts du changement climatique sur la disponibilité de l'eau. Ddans le nord de l'Europe, maintenant, la Mer des Wadden est une vaste zone intertidale qui s'étend le long des côtes des Pays-Bas, de l'Allemagne et du Danemark dans le sud-est de la Mer du Nord. C'est le plus grand système ininterrompu de vasières et de bancs de sable intertidaux au monde. Ses riches sédiments abritent une incroyable quantité d'invertébrés, de vers et de mollusques qui constituent une source de nourriture essentielle pour des millions d'oiseaux migrateurs qui s'y arrêtent pour se réalimenter lors de leurs longs voyages. La Mer des Wadden est aussi un habitat important pour les phoques communs et les phoques gris. Inscrite au patrimoine mondial, sa protection exige une coopération internationale forte face aux menaces de la pollution maritime, de la navigation et de l'élévation du niveau de la mer. À l'est, un autre type de zone humide vaste et souvent moins connu du grand public est représenté par les immenses tourbières et marais de Polésie. Cette région de basse altitude s'étend sur de larges parties de la Biélorussie, de l'Ukraine, de la Pologne et de la Russie. Dominée par des complexes de tourbières (mires), de marécages, de plaines d'inondation fluviales (notamment autour de la rivière Pripyat) et de forêts humides, la Polésie est l'une des plus grandes régions humides d'Europe et un réservoir de biodiversité majeur. Ses vastes tourbières stockent d'énormes quantités de carbone, et jouant un rôle essentiel dans la régulation climatique régionale. Elles sont un refuge pour de grands mammifères (élans, loups, lynx) et d'innombrables espèces d'oiseaux. Les principales menaces sont le drainage pour l'agriculture ou la sylviculture, ainsi que les projets d'infrastructure et l'impact du changement climatique sur les régimes hydrologiques. Au-delà de ces exemples emblématiques, de nombreuses autres zones humides critiques existent à travers l'Europe. On peut citer les estuaires côtiers du Royaume-Uni et d'Irlande, le Delta du Pô en Italie, les plaines d'inondation le long des grands fleuves comme le Rhin, la Loire, le Danube en amont de son delta, ainsi que d'innombrables tourbières, fens et marais disséminés du nord au sud du continent, chacun jouant des rôles écologiques vitaux à l'échelle locale et régionale. Asie.
Les zones humides côtières sont également primordiales. Les vastes vasières et estrans de la mer Jaune, le long des côtes de Chine, de Corée du Nord et de Corée du Sud, sont des sites cruciaux pour des millions d'oiseaux migrateurs qui s'y reposent et s'alimentent. Les mangroves sont présentes le long de nombreuses côtes d'Asie du Sud et du Sud-Est (Inde, Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Philippines), qui fournissent des zones de reproduction pour les poissons, et protègent les côtes de l'érosion et des tsunamis. Les lagon côtiers, comme le lac Chilika en Inde, représentent aussi des écosystèmes clés pour la faune et les pêcheries. Ailleurs en Asie, on trouve des types de zones humides distincts. Les vastes tourbières d'Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie (Bornéo, Sumatra), sont d'immenses réservoirs de carbone, bien que menacées par le drainage et les incendies. Les zones humides de haute altitude sur le Plateau Tibétain et dans l'Himalaya sont des écosystèmes fragiles qui jouent un rôle important dans l'alimentation en eau des grands fleuves d'Asie. De vastes marais et tourbières d'eau douce couvrent de larges étendues de la Sibérie en Russie, importantes pour le cycle du carbone et servant d'habitat à une faune spécifique. Enfin, les marais mésopotamiens en Irak, historiquement l'un des plus grands systèmes de zones humides d'Asie occidentale, ont fait l'objet d'efforts de restauration après une dégradation sévère et sont vitaux pour la biodiversité locale et les populations des marais. Océanie.
En Nouvelle-Zélande, bien que l'échelle soit différente, les zones humides sont également d'une grande importance écologique. Les tourbières sont une caractéristique notable, avec d'étendus bogs (tourbières ombrotrophes) et fens (tourbières minérotrophes) qui se sont formés dans les climats plus frais et humides, comme la zone humide de Whangamarino dans la région de Waikato, classée site Ramsar. Ces tourbières sont d'importants puits de carbone et abritent des communautés végétales spécialisées. Les estuaires et les lagons côtiers sont également abondants le long de l'étendue du littoral néo-zélandais, et constituent des habitats vitaux pour les poissons, les invertébrés et les oiseaux migrateurs. Des marais d'eau douce et des zones humides riveraines se trouvent également dans tout le pays. La Papouasie-Nouvelle-Guinée possède certaines des zones humides tropicales les plus vastes et les plus intactes d'Océanie, souvent liées à ses grands systèmes fluviaux. Les systèmes fluviaux Sepik et Fly sont parmi les plus grands et les plus complexes au monde. Ils sont caractérisés par d'immenses plaines inondables, des lacs en croissant, des marais permanents et un réseau complexe de chenaux. Ces zones sont essentielles pour la richesse de la faune piscicole d'eau douce du pays et abritent de grandes populations de crocodiles et d'oiseaux, et jouent un rôle central dans la vie des populations locales. La Papouasie-Nouvelle-Guinée possède également de vastes et très biodiversifiées forêts de mangroves le long de ses côtes, en particulier dans le Golfe de Papouasie, qui offrent des services écologiques et des ressources cruciaux. Des zones humides montagnardes existent aussi dans les hautes terres. Les petites Etats insulaires de Mélanésie, de Micronésie et de Polynésie abritent une variété de zones humides, souvent de plus petite taille mais écologiquement cruciales dans le contexte limité de leurs terres émergées. Les zones humides côtières, notamment les forêts de mangroves (bien que moins étendues que sur les grandes masses continentales), sont vitales pour la protection côtière contre l'érosion et l'élévation du niveau de la mer, et soutiennent la vie marine. Des marais d'eau douce se trouvent dans les cratères volcaniques, les vallées ou les dépressions côtières des îles hautes, offrant des habitats d'eau douce limités mais essentiels. Les lagons d'atoll, bien que techniquement des eaux marines peu profondes, sont souvent fonctionnellement liés aux zones humides côtières et constituent des écosystèmes caractéristiques des îles coralliennes de basse altitude. Ces zones humides insulaires sont particulièrement vulnérables aux impacts du changement climatique et du développement. Afrique.
Plus au nord, en Afrique de l'Ouest, se trouve le delta intérieur du Niger au Mali. Cette immense plaine inondable saisonnière, formée par le fleuve Niger et son affluent le Bani, s'étend sur des milliers de kilomètres carrés pendant la saison des pluies. Son cycle annuel d'inondation et d'assèchement est la pierre angulaire des systèmes de subsistance locaux. Il nourrit une riche pêcherie, vitale pour les populations Bozo et Somono, permet une agriculture de décrue intensive, notamment pour le riz, et offre des pâturages essentiels pour les troupeaux transhumants des Peuls pendant la saison sèche. Le delta intérieur du Niger est également un lieu de repos et d'alimentation majeur pour des millions d'oiseaux d'eau migrateurs venant d'Europe et d'Asie. Cet écosystème est extrêmement vulnérable aux variations climatiques et aux projets d'irrigation ou de barrages hydroélectriques en amont sur le Niger, qui peuvent modifier le régime d'inondation essentiel à son fonctionnement écologique et socio-économique. En Afrique de l'Est, le Sudd au Soudan du Sud représente l'une des plus grandes zones humides d'eau douce permanentes du monde. Formé par le Nil Blanc, il s'agit d'un vaste labyrinthe de marais, de lagunes et de canaux couverts d'une végétation aquatique dense, notamment le papyrus et le jonc. Le Sudd joue un rôle majeur dans l'hydrologie du Nil en régulant le débit mais en provoquant aussi une évaporation considérable. Bien qu'en grande partie inaccessible, il abrite une biodiversité remarquable. Il sert de refuge pour de grandes populations d'animaux sauvages, en particulier des antilopes comme les cobs de l'Ouganda qui effectuent des migrations annuelles massives, et une avifaune très riche. Le Sudd est d'une importance vitale pour les populations locales, principalement pastorales, qui dépendent de ses ressources. Parmi les défis auxquels est confronté le Sudd, on relève les conflits locaux, le manque d'infrastructures pour une gestion durable et l'impact potentiel de projets de développement liés au Nil visant à réduire l'évaporation. Le bassin du lac Tchad, partagé entre le Tchad, le Niger, le Nigéria et le Cameroun, est un exemple poignant de zone humide sous extrême pression. Le lac lui-même a connu des fluctuations historiques spectaculaires, mais il a considérablement diminué en taille au cours des dernières décennies en raison de la sécheresse, du changement climatique et de l'augmentation des prélèvements pour l'irrigation. Le système du bassin comprend non seulement le lac résiduel mais aussi de vastes zones humides périphériques, des rivières affluentes (comme le Chari et le Logone) et des plaines inondables. Ce système soutient directement les moyens de subsistance d'environ 30 millions de personnes par la pêche, l'agriculture et le pâturage. La dégradation écologique du bassin est aggravée par une crise humanitaire et sécuritaire complexe, rendant la conservation et la gestion durable de ces zones humides d'autant plus critiques mais difficiles. Le bassin du Congo, en Afrique centrale, contient également d'immenses zones humides, notamment de vastes marais boisés et herbacés le long du fleuve Congo et de ses nombreux affluents. Ces zones humides, fréquemment interconnectées avec les vastes forêts tropicales de la région, sont d'une importance capitale pour le cycle de l'eau régional et global. Elles stockent d'énormes quantités de carbone dans leur biomasse et leurs sols tourbeux, et jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat mondial. Leurs écosystèmes soutiennent une biodiversité diversifiée, qui comprend des espèces endémiques et menacées. Elles sont également vitales pour les populations locales et autochtones qui y vivent, dépendantes de la pêche, de la chasse et de la collecte de produits forestiers non ligneux. Cependant, ces zones humides sont menacées par la déforestation, l'exploitation forestière, le braconnage, l'expansion agricole et les projets d'infrastructure, qui rendent leur conservation urgente pour le bien-être humain et planétaire. Enfin, les mangroves côtières le long des littoraux africains, en particulier en Afrique de l'Ouest (par exemple, la mangrove du Sine Saloum au Sénégal, le delta du Saloum, ou celles de la côte guinéenne) et de l'Est (comme le delta du Rufiji en Tanzanie ou le long des côtes du Mozambique et de Madagascar), constituent un type de zone humide côtier crucial. Ces forêts tolérantes au sel forment des écosystèmes uniques qui servent de zones de reproduction et de nurseries pour de nombreuses espèces de poissons et de crustacés, soutenant d'importantes pêcheries locales. Elles protègent également les côtes de l'érosion, des tempêtes et de l'élévation du niveau de la mer grâce à leur réseau racinaire dense. Les mangroves sont aussi des puits de carbone très efficaces. Les menaces majeures sont ici la déforestation pour le bois de chauffage, la construction et l'aquaculture, la pollution et les impacts du changement climatique comme l'élévation du niveau de la mer. Amériques.
Dans les prairies d'Amérique du Nord, la région des prairie potholes (nids-de-poule des prairies) forme une mosaïque de millions de petites dépressions créées par la dernière glaciations. Ces zones humides, généralement peu profondes et temporaires, sont des aires de reproduction d'une importance capitale pour des millions d'oiseaux migrateurs, en particulier les canards et les oies. Elles sont cependant menacées par le drainage agricole intensif. Le Delta du Mississippi, aux États-Unis, est une vaste zone de zones humides côtières importante pour la pêche, la protection contre les tempêtes et comme étape migratoire pour les oiseaux. Ce système dynamique est confronté à une perte de terres alarmante due à une combinaison de subsidences naturelles et anthropiques (barrages, levées), à l'élévation du niveau de la mer et à l'érosion côtière, et nécessite des efforts de restauration à grande échelle. Les mangroves constituent un type de zone humide côtière essentiel, largement distribué le long des littoraux tropicaux et subtropicaux des Amériques, des Caraïbes aux côtes Pacifique et Atlantique de l'Amérique centrale et du Sud. Ces forêts d'arbres tolérants au sel forment des pépinières vitales pour de nombreuses espèces marines et terrestres, protègent les côtes de l'érosion et des ondes de tempête, et sont d'importants puits de carbone. Leur destruction pour l'aquaculture, l'urbanisation et d'autres développements côtiers représente une menace majeure. Le vaste bassin amazonien n'est pas seulement caractérisé par sa forêt tropicale, mais aussi par d'immenses zones humides riveraines, notamment les plaines inondables de la várzea (inondées par des eaux blanches riches en sédiments) et de l'igapó (inondées par des eaux noires ou claires, pauvres en nutriments). Ces zones sont vitales pour les cycles de vie de nombreuses espèces de poissons, de plantes adaptées à l'inondation (forêts inondées) et régulent le flux de l'eau dans le plus grand fleuve du monde. Plus au sud, le Pantanal, s'étendant principalement au Brésil mais aussi en Bolivie et au Paraguay, est considéré comme la plus grande zone humide tropicale du monde. Sa biodiversité exceptionnelle abrite des espèces emblématiques comme le jaguar, le capybara, le caïman jacaré, ainsi qu'une avifaune remarquablement riche. Le Pantanal subit des cycles saisonniers d'inondation et d'assèchement qui dictent la vie de ses écosystèmes et en font un corridor écologique vital. Enfin, en Argentine, les Esteros del Iberá (marais d'Iberá) forment un autre vaste système de zones humides d'eau douce, l'un des plus importants du pays. Caractérisés par des lagunes, des marais et des îles flottantes (embalsados), ils abritent une faune riche (qui comprend notamment le capybara et le caïman), et sont le théâtre de projets de réintroduction réussis d'espèces éteintes localement comme le jaguar et la loutre géante. |
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