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Romania |
46 00 N, 25 00 E |
La Roumanie
est un Etat situé au Sud-Est de l'Europe, dans
la Péninsule des Balkans -
Carte de la Roumanie. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). -= Les 41 comtés de la Roumanie
Géographie physique de la RoumanieLes régions naturelles.Un vaste plateau isolé de toute part par de hautes chaînes surplombant de vastes plaines; telle apparaît aujourd'hui la Roumanie. Les plaines sont : au Sud, la Valachie (avec les sous-régions d'Olténie et de Munténie), au Sud-Est, le long de la Mer Noire, la Dobroudja, à l'Est la Moldavie, qui correspond à la Moldavie A l'Ouest, on trouve la Transylvanie Les
Carpates roumaines.
Enfin, il faut mettre à part le massif du Bihar, fragment carpatique isolé par un affaissement du bassin de Transylvanie. Les monts Bihar, qui séparent à l'Ouest le plateau transvlvain de la plaine hongroise sont moins élevés et plus découpés. Derrière le front abrupt de ces montagnes, on trouve des crêtes calcaires percées de cluses et de vastes plateaux boisés ou dénudés dont les croupes atteignent en général 1800 mètres. A l'intérieur des Carpates on trouve,
avec toute une série de transitions (collines), des bassins. Parmi les
bassins, l'un des plus caractéristiques est celui de Transylvanie Les plaines de Valachie Ce sont les Carpates
qui leur donnent en partie au moins, leur climat. Au point de vue
Le Câmp, c'est, au fond, déjà la steppe
à terre noire russe. En Moldavie La
vallée inférieure du Danube.
Dans la vallée, immense, la forêt des saules s'étend à perte de vue. Quand commence la Balta, le chenal principal du fleuve se déroule dans un dédale d'îles, de marécages et de canaux. Les affluents se perdent dans des lacs sans rejoindre le Danube lui-même. Large de plus d'un kilomètre, quand il rassemble ses eaux en un seul bras entre Braïla et Galatz, le Danube qui débite à Talcea 6000 mètres cubes à la seconde est un des systèmes fluviaux les plus puissants de l'Europe; quoiqu'il vienne de traverser des centaines de kilomètres de steppe. C'est que les affluents valaques, le Jiu, l'Oltu, l'Arges, la Jalomitra lui apportent l'abondant tribut des Carpates et le maintiennent tant bien que mal. A Braïla, le débit moyen du Danube est d'environ 5000 mètres cubes à la seconde. Tandis que les hautes Carpates sont avant tout des régions d'élevage transhumant, que les collines intermédiaires sont remarquables par leurs vergers et leurs cultures variées, que les bassins et les steppes sont des terres à céréales, surtout à blé, la vallée du Danube est un monde aquatique où poussent nombre de végétaux hygrophiles. C'est une région où abondent les poissons et les oiseaux, surtout au printemps, quand mésanges, merles et rossignols poussent leur gai gazouillis et que volent les troupes de grues, de flamants et de hérons. Après avoir arrosé Braïla et Galatz, le Danube se divise à Toultsha en plusieurs branches pour former un delta. Ces trois branches sont celles de Kilia, Soulina, la seule aisément navigable, et Saint-Georges. La
Dobroudja.
Le climat.
Dans les Carpates,
trop peu élevées pour posséder à l'heure actuelle ni neiges éternelles
ni glaciers, l'hiver
est particulièrement long et rigoureux, le printemps
rapide. A peine la fonte des neiges est-elle commencée que l'herbe apparaît
de dessous le tapis blanc et que les troupeaux de la vallée s'apprêtent
à gagner la montagne. Le court été
est relativement chaud mais le climat est en somme beaucoup moins excessif
que celui de la plaine. En Transylvanie La plaine roumaine, en effet, qu'il s'agisse
de la Valachie Dans la distribution des précipitations, le caractère continental du climat apparaît aussi, mais des influences méditerranéennes tendent à se faire sentir. C'est ainsi que 35% des précipitations tombent l'été et 43 % l'hiver. Les vents qui soufflent dans les plaines roumaines, le « crivets » et l'« austru », sont l'un, violent, très chaud l'été et très froid l'hiver; c'est le vent pluvieux. Quant à l'« austru », il est un vent plutôt sec qui donne à l'atmosphère sa limpidité. C'est au « crivets» que la Valachie doit ses grandes amplitudes. Biogéographie de la RoumanieLe territoire roumain est dominé par trois grandes unités naturelles : les Carpates, le Plateau Transylvanien et les plaines de Basse-Danube. Les Carpates, arc montagneux central, jouent un rôle écologique fondamental en tant que refuge pour de nombreuses espèces relictuelles et endémiques, notamment le lynx, l'ours brun et le loup. Ces montagnes abritent de vastes forêts primaires de hêtres et de conifères, et constituent l'un des plus grands réservoirs de biodiversité forestière d'Europe.Le Plateau Transylvanien, situé entre les arcs carpatiques, est composé de collines et de dépressions aux sols fertiles, favorables à une agriculture traditionnelle extensive. Cette mosaïque agropastorale soutient une biodiversité semi-naturelle importante, notamment en ce qui concerne les prairies à orchidées et les papillons endémiques. Les plaines méridionales et orientales, plus arides, constituent des zones steppiques et des milieux humides d'une importance capitale, tels que les lacs salés de Transylvanie, les marais de l'Olt et les plaines alluviales du Danube. Ces zones accueillent une avifaune exceptionnelle, notamment dans le delta du Danube, classé Réserve de biosphère. Ce delta constitue la zone humide la plus étendue et la plus riche d'Europe, essentielle pour la nidification et la migration de centaines d'espèces d'oiseaux, dont le pélican frisé, les hérons pourprés ou la spatule blanche. Du point de vue floristique, la Roumanie rassemble plus de 3700 espèces de plantes supérieures, dont plusieurs endémiques comme Dianthus callizonus ou Hieracium telekianum. La diversité climatique, qui va du climat continental des plaines au climat alpin des sommets, favorise la coexistence d'espèces méditerranéennes, boréales, pontiques et alpines. Cette richesse est toutefois menacée par des pressions anthropiques croissantes : agriculture intensive, déforestation, urbanisation, pollution et changement climatique. Malgré cela, la Roumanie conserve de vastes territoires naturels protégés, dont les Parcs Nationaux de Retezat, Piatra Craiului et Ceahlău, ainsi que de nombreux sites Natura 2000, garants d'une préservation partielle du patrimoine biogéographique national.
Géographie humaine de la RoumaniePopulation.La population roumaine, estimée à environ 19 millions d'habitants en 2025, connaît une tendance démographique marquée par le déclin. Ce recul est le résultat d'un taux de natalité faible, d'un vieillissement accéléré de la population et d'une émigration massive depuis les années 1990. La transition démographique engagée depuis la fin du régime communiste s'est traduite par une baisse continue du nombre de naissances, un allongement de l'espérance de vie, et une diminution notable de la population active. Le taux de fécondité reste inférieur à 1,7 enfant par femme, bien en deçà du seuil de renouvellement des générations. En parallèle, l'espérance de vie atteint environ 75 ans pour les hommes et 80 ans pour les femmes, bien qu'elle reste en retrait par rapport à la moyenne de l'Union européenne. Le vieillissement démographique est particulièrement marqué dans les zones rurales, où les jeunes adultes quittent les villages pour les villes ou l'étranger. L'émigration constitue un trait central de la dynamique démographique roumaine. Plus de 3,5 millions de Roumains vivent à l'étranger, principalement en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni. Ce phénomène a contribué à la baisse démographique nationale mais a également des effets sociologiques profonds : transformations des structures familiales, montée des familles transnationales, enfants laissés aux soins des grands-parents, et transfert massif de remises financières, essentielles à de nombreuses économies locales. Les structures sociales roumaines sont caractérisées par de fortes disparités économiques et territoriales. Les régions rurales, représentant encore plus de 40 % de la population, souffrent de pauvreté, de sous-investissement en infrastructures et d'accès limité aux soins et à l'éducation. Les grandes villes comme Bucarest, Cluj-Napoca ou Timișoara concentrent les activités économiques, les universités, les innovations technologiques et les migrations internes. Ces pôles urbains attirent une jeunesse diplômée et cosmopolite, ce qui favorise l'émergence de nouvelles classes moyennes et de modes de vie globalisés. En matière de genre, les inégalités persistent, notamment sur le marché du travail, où les femmes sont sous-représentées dans les postes à responsabilité. Les mouvements féministes restent marginaux mais en progression, portés par des ONG et des réseaux militants en ligne. Quant aux droits LGBTQ+, malgré une certaine libéralisation juridique, la société roumaine conserve une majorité de postures conservatrices, et les discriminations restent fréquentes dans les espaces publics et professionnels. Enfin, la fracture entre générations se creuse : les jeunes Roumains, plus connectés, éduqués et tournés vers l'Europe, adoptent des styles de vie et des aspirations qui tranchent avec les représentations traditionnelles encore dominantes dans les milieux plus âgés et ruraux. Cette dualité façonne les tensions et les mutations sociales du pays dans un contexte de transition accélérée vers une modernité hybride, tiraillée entre héritage postcommuniste, intégration européenne et mondialisation. Quelques-unes des principales villes de la Roumanie
Groupes ethnolinguistiques.
Dans l'ensemble, le cadre juridique roumain accorde aux minorités nationales des droits linguistiques garantis par la Constitution et par des lois spécifiques. La Roumanie est également signataire de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, ce qui renforce la protection des groupes ethnolinguistiques. Néanmoins, des disparités existent entre la reconnaissance légale et la réalité de l'usage, en particulier dans les zones où les minorités sont numériquement faibles ou dispersées. Le groupe majoritaire, les Roumains, parle le roumain, une langue romane issue du latin vulgaire, fortement influencée par les langues slaves, le grec, le turc et le hongrois. Le roumain, la langue officielle de l'État, est utilisée dans l'administration, l'enseignement et les médias. Il est aussi la langue véhiculaire dans l'ensemble du territoire, notamment dans les zones à forte concentration de minorités, même si certaines régions présentent des situations de bilinguisme. La minorité hongroise constitue le groupe ethnolinguistique le plus important, avec environ 6 % de la population nationale. Elle est concentrée principalement en Transylvanie, notamment dans les départements de Harghita, Covasna et Mureș. Les Hongrois de Roumanie parlent le hongrois, une langue finno-ougrienne sans parenté avec le roumain. Cette communauté dispose de droits linguistiques étendus : éducation en langue maternelle à tous les niveaux, médias hongrois, usage du hongrois dans l'administration locale lorsque la minorité dépasse 20 % de la population communale. Le Parti démocrate hongrois de Roumanie joue un rôle politique structurant dans la représentation de cette communauté. La population rom, dont l'estimation varie de manière importante selon les sources – de 3 % selon les recensements officiels à plus de 10 % selon certaines ONG – représente une minorité complexe et hétérogène. Les Roms parlent différentes variétés de romani, une langue indo-aryenne, habituellement en alternance avec le roumain ou le hongrois selon les régions. Cette communauté subit encore d'importantes discriminations sociales, économiques et éducatives, bien que des politiques publiques et des programmes européens visent à améliorer leur inclusion. Les sous-groupes roms incluent les Kalderash, les Lovari, les Ursari, chacun ayant ses pratiques linguistiques et culturelles propres. Les Ukrainiens de Roumanie, concentrés dans le Maramureș et le delta du Danube, forment un autre groupe ethnolinguistique visible. Ils parlent l'ukrainien et bénéficient d'un enseignement en langue maternelle, d'écoles et de journaux propres. Leur communauté conserve des traditions religieuses orthodoxes orientales spécifiques, souvent distinctes du patriarcat roumain. Les Allemands de Roumanie, autrefois très présents à travers les Saxons de Transylvanie et les Souabes du Banat, ne sont plus que quelques dizaines de milliers, en grande partie émigrés vers l'Allemagne après 1989. Leurs descendants conservent parfois l'usage de l'allemand dans des contextes culturels, mais la langue s'efface progressivement au profit du roumain. Certaines écoles germano-roumaines subsistent, notamment à Sibiu et Timișoara. Les Tatars et les Turcs, établis historiquement en Dobrogea, représentent des communautés musulmanes de langue turque ou tatar. Ils bénéficient d'un statut reconnu, de lieux de culte et de structures éducatives adaptées. Le turc y est parfois transmis comme langue d'héritage, mais la majorité des jeunes générations privilégient le roumain dans la vie quotidienne. Les Serbes, Croates, Bulgares, Arméniens, Grecs et Juifs forment d'autres minorités plus réduites, mais historiquement implantées dans certaines régions. La plupart d'entre elles possèdent leurs propres institutions culturelles, parfois des écoles confessionnelles ou communautaires, et participent à la vie associative et religieuse du pays. Toutefois, l'usage de leurs langues tend à diminuer, en raison de l'assimilation linguistique croissante. Culture.
Les traditions populaires occupent une place centrale dans l'imaginaire collectif. Les villages roumains conservent des pratiques ancestrales dans les domaines de l'artisanat, de la musique, des danses et des coutumes saisonnières. Des éléments comme la blouse traditionnelle roumaine (ie), les tapis tissés, les oeufs peints de Bukovine ou les danses comme la hora sont devenus des symboles culturels reconnus au niveau international. Le folklore est marqué par une forte charge symbolique, et peut inclure des croyances, de rituels magico-religieux et des contes peuplés de personnages mythologiques comme les iele, les strigoi ou le zmeu. La religion orthodoxe, pratiquée par environ 85 % de la population, avec une présence notable d'Églises catholiques (romaine et gréco-catholique), protestantes (notamment réformées parmi les Hongrois), ainsi que de communautés musulmanes dans le Dobrogea. La religion joue encore un rôle structurant dans la vie culturelle et sociale, bien que la sécularisation progresse lentement. Les monastères médiévaux de Moldavie, les icônes peintes, les fresques religieuses et les fêtes du calendrier orthodoxe influencent profondément l'architecture, les arts visuels et les modes de vie. La littérature roumaine moderne émerge au XIXe siècle avec des figures comme Mihai Eminescu, considéré comme le poète national, suivi par Ion Creangă, Ioan Slavici et Ion Luca Caragiale. Le XXe siècle voit l'internationalisation de la culture littéraire avec des auteurs comme Eugen Ionescu (théâtre de l'absurde), Emil Cioran (philosophie du pessimisme) et Mircea Eliade (histoire des religions), dont une partie de l'oeuvre est produite en exil, notamment en français. La période communiste impose une censure sévère, mais suscite aussi une littérature de résistance, volontiers allégorique, avec des auteurs comme Marin Preda, Ana Blandiana ou Paul Goma. Les arts visuels roumains mêlent tradition byzantine et modernisme européen. Le sculpteur Constantin Brâncuși, pionnier de la sculpture abstraite, est l'un des artistes roumains les plus célèbres à l'échelle mondiale. Son oeuvre, caractérisée par une recherche de l'essence des formes, a influencé l'art moderne au-delà des frontières. D'autres artistes contemporains comme Geta Brătescu ou Dan Perjovschi abordent les questions de mémoire, de liberté et d'identité dans des formes expérimentales. La musique roumaine présente une grande variété : la musique populaire traditionnelle (notamment dans les régions de Maramureș, Oltenie ou Banat) utilise des instruments comme le violon, la flûte caval ou la cimpoi (cornemuse). La doina, chant libre et mélancolique, a été reconnue par l'Unesco comme patrimoine immatériel. La musique classique roumaine, représentée par George Enescu, atteint des sommets avec ses oeuvres symphoniques et son festival international. La musique contemporaine, entre rock alternatif, pop et électro, voit émerger des artistes de renommée comme Inna, Alexandra Stan ou Subcarpați, qui intègrent des éléments folkloriques dans un style moderne. Le cinéma roumain connaît un renouveau depuis les années 2000 avec le « Nouveau cinéma roumain », reconnu internationalement pour son réalisme minimaliste, sa critique sociale et sa rigueur esthétique. Des réalisateurs comme Cristian Mungiu, Cristi Puiu ou Corneliu Porumboiu ont été primés à Cannes et Berlin. Ils abordent des thèmes liés à la mémoire postcommuniste, la corruption, l'aliénation ou les contradictions de la modernité. Les traditions culinaires, issues du croisement entre cuisines balkanique, turque, slave et austro-hongroise, forment un autre pilier de l'identité culturelle. Plats emblématiques comme les sarmale (choux farcis), la ciorbă de burtă (soupe de tripes), les mămăligă (polenta) et les desserts comme le cozonac ou les papanasi témoignent de l'attachement à une cuisine familiale, généreuse et symboliquement liée aux fêtes religieuses. Economie.
Le produit intérieur brut de la Roumanie en 2024 avoisinait les 370 milliards d'euros, avec un PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat proche de 80 % de la moyenne européenne, bien qu'avec de fortes disparités entre la capitale, les grandes villes et les zones rurales. Bucarest représente à elle seule près de 25 % du PIB national, grâce à son rôle de centre administratif, financier et technologique. Les régions du nord-est et du sud, à majorité rurale, restent nettement moins développées, avec des taux de pauvreté élevés. Le secteur des services est aujourd'hui le pilier principal de l'économie roumaine. Il représente plus de 60 % du PIB. Le pays s'est imposé comme un centre régional pour les technologies de l'information, les services externalisés (BPO) et les start-ups, grâce à une main-d'œuvre qualifiée et relativement bon marché. Des villes comme Cluj-Napoca, Timișoara ou Iași sont devenues des pôles technologiques majeurs, et attirent des investissements de multinationales dans les domaines de l'IT, de la finance, de l'ingénierie et du design numérique. L'industrie reste un pilier stratégique de l'économie. Elle est concentrée autour de la construction automobile, la pétrochimie, la métallurgie, l'électromécanique et l'aéronautique. Le secteur automobile, porté par les usines Dacia-Renault à Mioveni et Ford à Craiova, constitue un levier d'exportation massif. L'industrie aéronautique, bien que plus réduite, maintient des capacités via des entreprises comme Romaero ou Aerostar. La production industrielle est soutenue par des zones franches, des clusters et des chaînes logistiques transnationales intégrées. L'agriculture, bien que sa part dans le PIB soit tombée à environ 4 %, emploie encore près de 20 % de la population active. Le pays dispose de vastes terres arables, notamment dans la plaine du Danube et les régions du sud et de l'ouest. La production céréalière, les cultures maraîchères et la viticulture y sont bien développées, mais le secteur souffre d'un morcellement des propriétés, d'un faible niveau de mécanisation et d'un accès inégal aux subventions européennes. Le commerce extérieur est fortement orienté vers l'Union européenne, qui représente environ 70 % des exportations et 75 % des importations. L'Allemagne, l'Italie et la France sont les principaux partenaires commerciaux. Les exportations sont dominées par les biens industriels, les composants automobiles, les équipements électriques et les produits agricoles. Les importations concernent surtout les machines, les équipements de transport, les produits chimiques et l'énergie. Le secteur énergétique est diversifié mais dépendant en partie des importations. La Roumanie dispose de ressources naturelles en gaz, pétrole, charbon et uranium, ainsi que d'un parc hydroélectrique développé. Des investissements sont en cours pour renforcer la production d'énergie renouvelable, notamment éolienne et solaire, ainsi que pour le développement de l'énergie nucléaire, avec les projets d'extension de la centrale de Cernavodă. L'économie roumaine bénéficie de financements européens importants via les fonds structurels, qui soutiennent les infrastructures, l'innovation, l'éducation et la cohésion sociale. Toutefois, les problèmes de bureaucratie, de corruption et de capacité administrative limitent l'absorption totale de ces fonds. Le pays a aussi été affecté par une inflation élevée ces dernières années, en partie due aux effets post-pandémiques et à la crise énergétique consécutive à la guerre en Ukraine. Le marché du travail est marqué par une pénurie croissante de main-d'œuvre dans certains secteurs, conséquence de l'émigration massive et du vieillissement démographique. Pour y répondre, le gouvernement a autorisé l'entrée de travailleurs non européens dans le bâtiment, l'agriculture ou l'hôtellerie. En parallèle, le salaire minimum a connu plusieurs hausses successives, mais reste inférieur à celui des pays d'Europe occidentale. Le système bancaire, stable et bien capitalisé, est largement contrôlé par des banques étrangères. La digitalisation des services financiers a progressé rapidement, et l'économie numérique connaît un développement soutenu, notamment grâce aux initiatives de fintech locales. Cependant, une partie importante de l'économie reste informelle, ce qui pose des défis pour la fiscalité et la protection sociale. |
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