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Respublika Byelarus' |
53 00 N, 28 00 E |
La Biélorussie
(ou Belarus) est un Etat de l'Est de l'Europe,
formé à la disparition de l'Union Soviétique La Biélorussie est divisée administrativement
en une municipalité (horad), celle de la capitale, Minsk, et en
6 provinces (voblastsi; singulier : voblasts'), dont les
noms sont les mêmes que ceux de de leurs chefs-lieux : Brest, Homyel',
Hrodna, Mahilyow, Minsk et Vitsyebsk. La superficie de la Biélorussie
est de 207,600 km² et sa population de 9,3
millions d'habitants (2025).
Carte de la Biélorussie. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Géographie physique de la BiélorussieRelief.La Biélorussie se caractérise avant tout par un relief généralement plat et peu élevé, typique de la partie occidentale de la grande plaine d'Europe orientale. Son altitude moyenne est relativement basse (environ 160 mètres au-dessus du niveau de la mer). Cette topographie a été fortement façonnée par les glaciations quaternaires, qui ont laissé un héritage visible sous la forme de dépôts morainiques, de drumlins, d'eskers et de vastes zones d'épandage fluvio-glaciaire. Le point culminant du pays est le mont Dzyarzhynskaya Hara, qui n'atteint que 346 mètres d'altitude. Il est situé sur la crête biélorusse, une zone de moraines plus élevées qui traverse le centre du pays du sud-ouest au nord-est. Cette crête principale est entourée de basses plaines et de dépressions, notamment la vaste et célèbre région de Polésie (Palesse) au sud, une des plus grandes zones de marais et de tourbièresd'Europe. Hydrographie.
Climat.
Végétation.
Géographie humaine de la BiélorussieDémographie.La population actuelle de la Biélorussie est d'environ 9,3 millions d'habitants, un chiffre qui a connu un déclin constant depuis le début des années 1990. Ce déclin est principalement attribué à une faible fécondité, bien en deçà du taux de remplacement nécessaire au renouvellement des générations, ainsi qu'à une mortalité relativement élevée, bien que l'espérance de vie ait augmenté depuis l'époque soviétique. La structure par âge de la population reflète ces tendances, avec un vieillissement progressif et une proportion croissante de personnes âgées par rapport aux jeunes générations. Un nombre important de Biélorusses, souvent des jeunes et des professionnels qualifiés, choisissent de partir, principalement vers la Russie, l'Union européenne (notamment les pays voisins comme la Pologne et la Lituanie) et d'autres destinations, motivés par des raisons économiques, éducatives ou politiques. Cette fuite des cerveaux a des implications sociales et économiques notables. L'immigration vers la Biélorussie est limitée. Le pays est fortement urbanisé, avec une majorité de la population qui réside dans les villes. Minsk, la capitale, concentre une part importante de la population et de l'activité économique, ce qui crée un déséquilibre par rapport aux zones rurales qui connaissent un dépeuplement et un vieillissement plus marqués. Sur le plan ethnique, la Biélorussie est majoritairement slave et se compose principalement de Biélorusses (autour de 84% de la population), avec une minorité russe importante (environ 8%). D'autres groupes minoritaires sont les Polonais (historiquement concentrés dans l'ouest), les Ukrainiens et une petite population juive. Les relations interethniques sont généralement perçues comme stables, bien que la question de l'identité nationale biélorusse distincte de l'identité russe soit un sujet complexe, enjeu de l'histoire et de la politique actuelle. La structure sociale biélorusse porte encore l'empreinte du système soviétique, et est caractérisée par une forte présence de l'État dans tous les domaines de la vie. La stratification sociale, bien que formellement moins prononcée dans l'idéologie que dans les sociétés capitalistes occidentales, existe bel et bien, et est influencée par l'accès aux positions au sein de l'appareil d'État, la gestion des entreprises publiques et, dans une moindre mesure, le secteur privé. La famille reste une institution centrale, bien que soumise aux pressions de la modernisation et de l'émigration. Le système éducatif est développé, avec un taux d'alphabétisation élevé et un accès généralisé à l'enseignement secondaire et supérieur, héritage également de la période soviétique. Cependant, la rétention des diplômés qualifiés est un défi majeur en raison de l'émigration. Le système de santé est principalement publi. Il offre un accès universel, mais est confronté à des défis de financement, d'équipement et de répartition géographique, notamment dans les zones rurales. Les pays doit lutter contre l'alcoolisme et d'autres problèmes de santé publique, ainsi que contre la dépendance à l'égard des allocations et pensions d'État pour une partie de la population. Le régime politique autoritaire limite fortement les libertés civiles, la liberté d'expression et d'association. La société civile est fragile et constamment sous pression étatique. La participation politique est faible en dehors des structures contrôlées par l'État. Le "contrat social" tacite implique une certaine stabilité économique et sociale fournie par l'État en échange de la non-ingérence ou de la loyauté politique, mais ce modèle a été remis en question par des mouvements de protestation sporadiques, notamment en 2020, qui ont révélé des tensions latentes et des aspirations à un changement politique et social. Quelques-unes des principales villes de la Biélorussie
L'histoire biélorusse est intrinsèquement liée à celle de la Rus' de Kiev, puis du Grand-Duché de Lituanie dont elle fut une composante majeure pendant plusieurs siècles, éléments qui ont acontribué à l'émergence d'une langue et d'une identité proto-biélorusse. L'époque de l'Union polono-lituanienne, des partitions de la Pologne et de l'annexion par l'Empire russe, suivie par l'ère soviétique et finalement l'indépendance en 1991, ont toutes laissé des empreintes distinctes. Cette complexité historique se reflète notamment dans la question linguistique. Bien que le biélorusse soit l'une des deux langues officielles (avec le russe), le russe est largement dominant dans la vie quotidienne et l'administration, particulièrement dans les zones urbaines. Le biélorusse est généralement perçu comme un marqueur d'identité nationale plus profond, associé aux traditions rurales et à l'histoire pré-soviétique, bien que des efforts soient faits pour promouvoir son usage. L'État est officiellement laïc, mais contrôle les activités religieuses.. La vie religieuse est dominée par le christianisme orthodoxe, majoritaire, mais une importante minorité catholique témoigne des liens historiques avec la Pologne et la Lituanie. L'histoire du pays comprend également une présence juive significative, tragiquement décimée pendant la Seconde Guerre mondiale, mais dont l'héritage culturel subsiste. Cette diversité religieuse, bien que parfois source de tensions historiques, a aussi contribué à une certaine tolérance et à la coexistence de différentes communautés. La littérature a connu plusieurs périodes florissantes, avec des figures majeures comme Yanka Kupala, Yakub Kolas ou Vasil Bykov, qui ont traité de l'identité nationale, de l'histoire paysanne et ds tragédies du XXe siècle. La musique folklorique, riche et mélodieuse, utilise des instruments traditionnels comme le cymbalum et l'accordéon, et accompagne les danses et les rituels populaires. Il existe également une tradition de musique classique et une scène contemporaine dynamique dans divers genres, allant du rock à la pop en passant par l'électro. L'art visuel biélorusse, influencé par les écoles russes et européennes, est connu pour ses paysages, ses portraits et ses scènes de la vie rurale. L'artisanat, notamment le tissage (avec les célèbres ceintures de Slutsk et les chemises brodées appelées vyshyvanka), la sculpture sur bois, la poterie et l'art de la paille tressée, est particulièrement développé. De nombreux rituels liés aux cycles agricoles et aux fêtes religieuses, souvent d'origine païenne christianisée, sont encore pratiqués. Le Kupalle (fête de la Saint-Jean d'été) est l'une des célébrations les plus importantes, marquée par des feux de joie, des couronnes de fleurs jetées dans l'eau et des chants. Dzyady (fête des ancêtres) est un autre rituel significatif honorant la mémoire des défunts. Le costume traditionnel, caractérisé par des motifs géométriques et floraux brodés en rouge et blanc (et parfois noir), est porté lors des fêtes nationales et des événements culturels. La cuisine biélorusse partage des traits communs avec celles de ses voisins slaves orientaux, mais possède ses propres spécificités. Les pommes de terre (bulba) sont un ingrédient de base, utilisées dans une multitude de plats comme les draniki (galettes de pommes de terre), les babka (gratin) ou les kalladuny (sorte de raviolis). Les soupes (comme le bortsch ou la solianka), les plats de viande en sauce (machanka) et les produits laitiers fermentés font également partie du régime traditionnel. Les forêts fournissent des baies et des champignons, abondamment utilisés. Les boissons traditionnelles incluent le kvass (boisson fermentée non alcoolisée) et diverses formes d'alcool fort comme la vodka et la kroupnik (liqueur de miel). Economie.
Héritier de la concentration d'usines de l'ère soviétique, le secteur industriel reste le pilier de l'économie biélorusse. Les entreprises d'État dominent largement ce secteur, . Elles produisent une gamme variée de biens, notamment des véhicules lourds (camions MAZ, engins miniers BelAZ), des tracteurs et équipements agricoles (MTZ), des produits chimiques et engrais potassiques (Belaruskali), des textiles, et des produits pétroliers raffinés. Ces entreprises sont généralement de très grande taille, emploient une part importante de la population active et bénéficient d'un soutien, parfois massif, de l'État sous forme de subventions ou de prêts dirigés. Bien que confrontée à la nécessité de moderniser ses équipements et ses processus pour être plus compétitive sur les marchés internationaux, l'industrie reste un employeur majeur et une source clé d'exportations. L'agriculture est organisée autour de grandes exploitations collectives ou d'État qui dominent le paysage rural. La Biélorussie est un producteur significatif de pommes de terre, de céréales, de betteraves sucrières, ainsi que de produits laitiers et de viande. Le secteur est fortement subventionné et soutenu par l'État pour assurer la sécurité alimentaire et maintenir les emplois ruraux. L'efficacité et la rentabilité de certaines de ces exploitations restent cependant un défi structurel. Le secteur des services a vu sa part dans le PIB augmenter au fil du temps, mais il est également marqué par la présence de grandes entreprises d'État dans les domaines du transport, de la logistique et de la finance. Un secteur privé plus dynamique émerge, particulièrement dans des niches comme les technologies de l'information (IT). Le parc de haute technologie de Minsk (HTP) est devenu un centre d'innovation et d'exportation de services IT, qui attire des investissements et des talents, et opère avec une relative autonomie par rapport au modèle économique général. Ce secteur représente l'une des rares réussites en matière de diversification et de compétitivité internationale hors des industries traditionnelles. L'économie biélorusse est très ouverte aux échanges internationaux, avec un rapport exportations/PIB élevé, mais elle est fortement dépendante de la Russie, qui est le principal partenaire commercial. La Russi fournit l'essentiel des importations énergétiques (pétrole et gaz à des prix souvent préférentiels) et constitue le principal marché pour les produits biélorusses (machinerie, produits alimentaires, etc.). Cette dépendance rend l'économie vulnérable aux fluctuations économiques russes et aux relations politiques entre les deux pays. Les exportations vers l'Union Européenne et d'autres marchés sont également importantes, mais ont été significativement affectées ces dernières années par les sanctions internationales imposées en réponse à la situation politique intérieure. Les principaux produits d'exportation sont les produits pétroliers raffinés, les engrais potassiques, les véhicules lourds, les métaux et les produits alimentaires. En matière de politique macroéconomique, les autorités ont historiquement privilégié la stabilité, notamment le maintien de l'emploi et la croissance régulière, souvent au détriment de réformes structurelles plus profondes ou de la lutte contre l'inflation. La Banque Nationale de Biélorussie gère la politique monétaire en cherchant à contrôler l'inflation et stabiliser le taux de change, mais son indépendance peut être limitée. La gestion budgétaire doit jongler entre le soutien aux grandes entreprises d'État, les dépenses sociales et la nécessité de financer les investissements. Le secteur bancaire est dominé par des banques publiques, essentielles dans le financement de l'économie et des entreprises d'État, mais qui peuvent aussi accumuler des créances douteuses. L'investissement étranger direct reste relativement modeste en dehors de quelques secteurs ou projets spécifiques, en raison d'un environnement des affaires perçu comme difficile, marqué par une bureaucratie lourde, une prévisibilité juridique limitée, et la concurrence ou la domination des entreprises d'État. La privatisation a été très lente et sélective. Les principaux défis de l'économie biélorusse sont sa forte dépendance à la Russie, la nécessité de diversifier ses marchés d'exportation et sa structure économique, la modernisation des entreprises d'État pour améliorer leur compétitivité, le développement d'un secteur privé plus robuste et la création d'un environnement des affaires plus favorable à l'investissement. Les sanctions internationales, imposées depuis 2020 et renforcées en 2022, ont accentué ces défis en limitant l'accès aux marchés occidentaux, aux technologies et au financement. Elles affectent particulièrement des secteurs clés comme les engrais potassiques, l'énergie et la finance. |
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