|
|
| . |
|
||||||
|
Preahreacheanacha Kampuchea |
13 00 N, 105 00 E ![]() |
Le Cambodge,
superficie 181,040 km², population
16,7 millions d'habitants (2023) . est un Etat d'Asie
du Sud-Est, dans la péninsule indochinoise.
Sa longueur est de 500 km du Nord-Est au Sud-Ouest et sa plus grande largeur
est d'environ 225 km. Le pays est une monarchie
constititutionnelle, divisée administrativement en 20 provinces (khaitt)
et 4 municipalitées (krong). la capitale est Phnom
Penh. Autres grandes villes : Battambang, Kompong Chhnang, Kompong
Cham, etc.
Les divisions administratives du Cambodge
Le Cambodge est borné au Nord par le Laos et la la Thaïlande, à l'Ouest par la Thaïlande, à l'Est et au Sud-Est par le Vietnam, au Sud-Ouest par le Golfe de Thaïlande. Les côtes, longues de 443 km , présentent deux grandes baies,celle de Kompong-Som et celle de la Table, le long desquelles se trouvent de plusieurs îles dont les principales sont l'île Kong (Kas Kong), l'île Rong (Kans Rong), l'île Kong-Sam-Lem, les petites îles Tangouala et l'île Trone ou Quan Phu-Quoc, la plus considérable de toutes, mais qui appartient au Vietnam. Géographie physiqueLe régime des eaux.De même que l'on a souvent dit que le Nil fait l'Egypte, on peut avancer que le Mékong constitue le Cambodge. Ce grand fleuve, appelé autrefois Kambodge par les Européens, descend de l'extrémité orientale des montagnes du Tibet, et il a déjà traversé une immense étendue de pays, notamment le Laos et la Thaïlande, lorsqu'il pénètre dans le Cambodge. Jusqu'à cette limite, son cours, fréquemment embarrassé de rapides et de chutes grandioses, est bordé sur chaque rive de hautes berges presque verticales. Depuis son entrée dans le Cambodge, le Mékong coule directement du Nord au Sud en passant devant Sambor et Kratié; en aval de cette localité, il se détourne vers le Sud-Ouest jusqu'à Pnom-Penh. -
Carte du Cambodge. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Là , au point que l'on nomme les Quatre-Bras, ou Chadô-Mulhk en cambodgien, prenant la direction du il se partage en deux branches principales, qui sont le fleuve Antérieur à l'Est et le fleuve Postérieur à l'Ouest. Ces deux branches atteignent bientôt la frontière du Vietnam (Basse-Cochinchine) et parcourent ce pays où, après s'être subdivisées en un grand nombre de bras secondaires, au nombre desquels sont six embouchures principales, elles finissent par porter leurs eaux dans la mer de Chine, après avoir donné naissance à un vaste delta qui s'agrandit chaque année. Mais ce n'est pas lit le système complet des eaux du Mékong. A Pnom-Penh se détache du fleuve, dans la direction du une nouvelle branche qui, sur les confins de la Thaïlande, s'étale en un grand lac fusiforme, le Tonlé-Sap, long de 120 kilomètres, large eu moyenne de 25 kilomètres et formant un réservoir naturel où les eaux viennent s'amasser pendant les crues du Mékong. La branche qui aboutit au Tonlé-Sap porte le même nom que ce lac. Sur tout son parcours, elle est eu communication avec des sortes de fossés naturels par lesquels les eaux pénètrent à des distances considérables. Dans les deux parties du Cambodge contiguës aux rives de ce lac, des fossés de même nature, en nombre considérable, partent aussi du Tonlé-Sap et lui servent d'émissaires. Toutes ces eaux, à savoir celles du lac, de la branche qui s'y rend, du fleuve Antérieur et du fleuve Postérieur, sont les derniers vestiges d'un grand golfe qui occupait naguère presque toute la surface du Cambodge et de la basse Cochinchine. Les sédiments charriés par le Mékong, comblant peu à peu ce golfe, l'ont converti en terre ferme. Le régime fluvial du Mékong nous donne
une idée de ce qui se passa en France dans le
Bassin parisien au début de l'époque géologique actuelle. Alors la Seine
se rendait à la mer par un grand nombre de bras dont plusieurs de ses
affluents actuels dessinent ancien lit. Quelques-unes de ces branches présentaient
ce singulier phénomène que leurs eaux coulaient alternativement en sens
contraire; de sorte que, suivant les saisons, la partie d'amont devenait
la partie d'aval, et réciproquement. Un état de chose s'observe pour
le diverticule qui va de Pnom-Penh au lac Tonlé-Sap : de juin à septembre,
les eaux coulent de Pnom-Penh vers le lac dont elles augmentent considérablement
l'étendue; et d'octobre à février, le lac se vide par le reflux en sens
contraire de la masse liquide qu'il contient. A la fin de la saison
sèche, il n'a plus en moyenne que 1 mètre à 1,50 m de profondeur. Il
est alors peuplé d'une multitude innombrable de
poissons
qui sont l'objet d'une pêche si fructueuse qu'elle constitue la principale
ressource alimentaire des populations.
Sur le Tonlé-Sap. Pendant l'époque des inondations, c'est-à -dire tant que le lac continue à se remplir, les nombreuses tranchées qui en sont les dérivations ont aussi des crues considérables, et la majeure partie du Cambodge se trouve plus ou moins submergée. Puis vient le mouvement des eaux en sens opposé et, à mesure qu'elles se retirent, elles laissent çà et là des mares, des étangs, des lacs temporaires, des marais. Ce régime exceptionnel apporte la fertilité dans toutes les terres composées du limon que les eaux ont déposé, et ce limon va sans cesse en augmentant d'année en année. Le relief du sol.
Au Nord et à l'Est du Tonlé-Sap, il existe un massif, le Pnom-Dangrék, qui est une succession de plateaux dont les flancs méridionaux peuvent être comparés à des falaises escarpées. Au Sud du Tonlé-Sap, tout l'angle Sud-Ouest
du pays est couvert de massifs de collines boisées, parmi lesquelles on
remarque : le Pnom-Bek (colline de fer), le Pnom-Pacri, le Battheay, le
Phnum Aoral, point culminant du Cambodge, qui atteint l'altitude de1810
m. Cette région montueuse est limitée à l'Est par la chaîne de l'Eléphant
qui atteint le rivage vis-à -vis de l'île de Phu-Quoc.
La plaine cambodgienne est très étranglée à la hauteur de Kompong-Chhnang, car en cet endroit le massif montagneux du Sud-Ouest s'avance jusqu'au Tonlé-Sap qui le traverse; puis les monts se continuent sur la rire septentrionale où ils forment les sommets du Pnom-Néang-Kangrvy. Le climat.
Un champ de lotus, au Cambodge. Photos : © Angel Latorre, 2008. Les régions naturelles
du Cambodge.
1° La bande fertile des rives du fleuve, comprise entre les deux berges de celui-ci et occupant l'espace enserré entre le fleuve Antérieur et le fleuve Postérieur. Sa largeur est partout peu considérable; mais c'est la portion la plus peuplée du territoire. Elle offre une suite presque ininterrompue de villages et de maisons isolées. C'est sur ce terrain du Pléistocène que l'on cultive surtout le coton, le mûrier, l'indigo, le tabac, etc. 2° Chaque côté de la bande précédente
est entouré en bordure d'une nouvelle bande, la bande noyée. Celle-ci
est parsemée de lacs, d'étangs, de marais,
et sa végétation consiste en nénuphars, en plantations
de sésame, de pêchers, etc.
4° En continuant à s'éloigner du fleuve, on arrive dans la zone des plateaux peu ou pas inondée, revêtue de forêts dans lesquelles abondent les arbres à huile et à laque. Pendant la saison sèche, cette quatrième zone est souvent ravagée par des incendies. 5° Enfin, la dernière zone est celle des montagnes, presque entièrement boisée et où se récoltent la gomme-gutte, la vanille, le cardamome, les bois résineux, les bois de teinture, etc. Les ressources
minérales.
La faune.
Géographie humaine du CambodgeDémographie.La population du Cambodge, estimée à environ 16,7 millions d'habitants en 2023, présente des caractéristiques démographiques fortement marquées par son histoire récente et complexe, notamment le génocide perpétré par le régime Khmer Rouge dans les années 1970. Ce passé a profondément remodelé la structure par âge du pays, et a entraîné une perte massive de population et un déséquilibre démographique qui a mis des décennies à se résorber. Aujourd'hui, la population cambodgienne est encore relativement jeune, bien qu'elle connaisse un processus de vieillissement progressif. La pyramide des âges montre un segment important de la population en âge de travailler, mais aussi un nombre croissant de personnes âgées, tandis que le creux créé par les pertes de la période 1975-1979 reste visible dans les cohortes d'âge supérieures. L'espérance de vie a considérablement augmenté depuis les années difficiles. Elle atteint désormais environ 70-72 ans, mais reste inférieure à celle des pays plus développés de la région. Le taux de croissance démographique, bien que modéré par rapport à des périodes antérieures de forte natalité, est d'environ 1,2 % à 1,5 % par an. Le taux de fécondité total a diminué de manière significative au fil des décennies, et est passé de niveaux très élevés à environ 2,5 à 3 enfants par femme. Bien qu'encore au-dessus du seuil de remplacement, cette baisse contribue à la transition démographique du pays. La mortalité infantile a également été considérablement réduite grâce aux améliorations de la santé publique. Elle demeure toutefois un défi par rapport aux normes internationales. La répartition spatiale de la population cambodgienne est inégale. Le pays reste majoritairement rural, avec une forte concentration de population dans les plaines fertiles le long du Mékong et autour du lac Tonle Sap. Cependant, l'urbanisation s'accélère, particulièrement autour de la capitale, Phnom Penh, qui attire une migration interne importante des zones rurales en quête d'opportunités économiques. Les taux d'alphabétisation ont augmenté, mais des écarts subsistent entre les sexes et entre les zones urbaines et rurales. Une part importante de la population travaille dans le secteur informel. La migration, tant interne vers les centres urbains que vers l'étranger (notamment vers la Thaïlande) pour le travail, est un phénomène important. Quelques-unes des principales villes du Cambodge
La population cambodgienne est très homogène, les Khmers constituant la grande majorité. Les minorités significatives comprennent les Vietnamiens, les Chinois, les Chams (majoritairement musulmans) et divers groupes indigènes connus collectivement sous le nom de Khmers Loeu, qui habitent principalement les régions montagneuses et isolées. Khmers.
Vietnamiens.
Chinois.
Chams.
Khmers
des hauteurs.
Culture.
L'histoire mouvementée du pays, de la grandeur de l'Empire khmer (IXe-XVe siècles) avec ses réalisations architecturales et artistiques exceptionnelles comme Angkor Wat, aux périodes de déclin, au protectorat français, puis au traumatisme du régime des Khmers Rouges et à sa tentative d'éradiquer le patrimoine culturel, a façonné une identité à la fois ancienne et en constante reconstruction. La période récente a vu un effort considérable pour faire revivre les traditions supprimées, notamment les arts. La danse classique khmère, souvent appelée danse apsara, est mondialement reconnue. Originaire des cours royales, elle est caractérisée par des mouvements lents, gracieux et très codifiés des mains et du corps, racontant des épopées ou des légendes. Après avoir été presque anéantie par le régime génocidaire, elle a été patiemment reconstruite et figure désormais sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Les danses folkloriques, plus énergiques et liées à la vie rurale, existent également. La musique traditionnelle utilise une variété d'instruments, dont des xylophones (roneat), des tambours et des instruments à cordes. L'architecture des temples d'Angkor témoigne du génie créatif et de l'ambition des anciens Khmers, alliant symbolisme cosmique et prouesses techniques. L'artisanat est également important, avec la sculpture sur bois et pierre, la vannerie, et surtout le tissage de la soie, souvent avec des motifs complexes et colorés comme l'ikat. La structure sociale est traditionnellement axée sur la famille (souvent étendue) et la communauté villageoise. Le respect des anciens, des parents, des moines et des enseignants est fondamental. La politesse est exprimée à travers le sampeah, une salutation où l'on joint les mains devant la poitrine (le niveau des mains indiquant le degré de respect). L'évitement de la confrontation et la préservation de l'harmonie sociale sont des valeurs importantes. L'hospitalité est une caractéristique marquante du peuple cambodgien, qui malgré les épreuves de l'histoire, conserve une chaleur et une gentillesse souvent désarmantes. La cuisine cambodgienne est moins connue internationalement que celles de ses voisins, mais elle est riche et savoureuse. Elle met l'accent sur la fraîcheur des ingrédients, l'équilibre des saveurs et l'utilisation généreuse d'herbes et d'épices. Le riz est l'aliment de base incontournable, consommé à chaque repas. Le poisson, notamment celui pêché dans le Tonle Sap, est essentiel, et le prahok, une pâte de poisson fermenté à l'odeur forte, est un ingrédient clé qui ajoute de la profondeur à de nombreux plats. L'amok (un curry de poisson cuit à la vapeur dans une feuille de bananier) est souvent considéré comme le plat national. On y trouve également de délicieuses soupes, des currys, des nouilles et une grande variété de fruits tropicaux. Les fêtes et célébrations rythment l'année. La plus importante est le Nouvel An Khmer (Chaul Chnam Thmey), célébré en avril, et qui marque la fin de la saison sèche et le début de la saison des pluies. C'est une période de purification, de visites familiales et d'activités joyeuses. Pchum Ben, en septembre ou octobre, est une fête religieuse majeure dédiée aux ancêtres, où les familles visitent les pagodes pour faire des offrandes aux moines au nom des défunts. Le Festival de l'Eau (Bon Om Touk), généralement en novembre, célèbre l'inversion du courant de la rivière Tonle Sap et la fin de la saison des pluies, avec des courses de pirogues spectaculaires sur le fleuve devant le Palais Royal à Phnom Penh. Economie.
Historiquement dominée par l'agriculture, qui employait la majorité de la population, l'économie s'est progressivement diversifiée. Le secteur agricole, bien que son poids dans le PIB ait diminué, reste crucial pour l'emploi rural et la sécurité alimentaire. La riziculture est la culture principale, mais d'autres cultures comme le maïs, le manioc, les plantations d'arbres (caoutchouc, noix de cajou), et l'aquaculture prennent de l'importance. Les défis dans ce secteur concernent la faible productivité, la vulnérabilité aux chocs climatiques, les problèmes d'irrigation et l'accès limité aux marchés et au financement pour les petits exploitants. Le secteur industriel a été le principal moteur de croissance ces dernières années, tiré par l'industrie manufacturière orientée vers l'exportation. Le segment dominant est celui de l'habillement et de la chaussure, et représente une part considérable des exportations totales. Ce secteur a bénéficié de coûts de main-d'oeuvre relativement bas et d'un accès préférentiel aux grands marchés comme l'Union européenne (via l'initiative "Tout sauf les armes" - TSA) et les États-Unis (via le Système Généralisé de Préférences - SGP). Cependant, cette forte dépendance à l'industrie textile la rend vulnérable aux fluctuations de la demande mondiale, aux changements dans les préférences commerciales et à l'augmentation des coûts de production. Plus récemment, le Cambodge a vu le développement d'autres industries manufacturières, comme l'assemblage d'équipements électroniques et électriques, la fabrication de bicyclettes et la transformation de produits agricoles, signe d'une diversification émergente. Le secteur de la construction a également connu un essor considérable, alimenté par l'investissement étranger, notamment en provenance de Chine. Le tourisme est une composante majeure. Il attire des millions de visiteurs chaque année, principalement grâce aux sites archéologiques d'Angkor. Ce secteur génère d'importantes recettes en devises et soutient une large chaîne de valeur (hôtels, restaurants, transports, artisanat). D'autres services comme la finance, les télécommunications, le commerce de détail et la logistique se développent également rapidement. La pandémie de covid-19 a lourdement frappé le secteur touristique, mais il a montré des signes de reprise significative avec la réouverture des frontières. La croissance économique du Cambodge est largement tirée par les exportations et les investissements directs étrangers (IDE). Les IDE sont essentiels pour financer le développement des infrastructures, stimuler la capacité de production et créer des emplois. La Chine est devenue le principal investisseur et partenaire commercial du Cambodge ces dernières années. Elle joue un rôle déterminant dans les secteurs de la construction, de l'immobilier, de l'industrie et du tourisme. La Corée du Sud, le Vietnam, Singapour et le Japon constituent d'autres sources d'IDE. Malgré ses progrès, l'économie cambodgienne reste confronté à pauvreté, même si celle-ci est en déclin constant. Elle demeure un problème majeur, en particulier dans les zones rurales, et les inégalités de revenus sont significatives. Les infrastructures, notamment le réseau routier, l'approvisionnement en électricité et l'accès à l'eau potable, nécessitent d'importants investissements. Le capital humain est un autre défi, avec un besoin d'améliorer le système éducatif et de développer des compétences plus qualifiées pour soutenir la diversification économique et l'ascension de la chaîne de valeur. La gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption sont des domaines où des améliorations sont nécessaires pour renforcer le climat des affaires et attirer des investissements de qualité. La forte dollarisation de l'économie (l'utilisation généralisée du dollar américain en parallèle du riel cambodgien) présente également des défis pour la politique monétaire nationale. Face à ces défis, le gouvernement cambodgien s'est engagé dans des réformes visant à améliorer l'environnement des affaires, à attirer et retenir les investisseurs, à moderniser les infrastructures, à développer le capital humain et à diversifier l'économie au-delà de l'habillement pour inclure des industries à plus forte valeur ajoutée. L'intégration régionale au sein de l'ASEAN et la participation à des accords commerciaux comme le Partenariat économique régional global (RCEP) sont également considérées comme des opportunités pour le commerce et l'investissement. L'avenir de l'économie cambodgienne dépendra de sa capacité à maintenir un environnement macroéconomique stable, à mettre en oeuvre efficacement les réformes structurelles nécessaires et à gérer les risques externes, notamment les fluctuations économiques mondiales et les tensions géopolitiques, tout en poursuivant son chemin vers la diversification et l'amélioration des niveaux de vie de sa population.
|
| . |
|
|
|
||||||||
|