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Republik Indonesia |
5 00 S, 120 00 E ![]() |
L'Indonésie
est un vaste Etat insulaire de l'Asie
du Sud-Est ( Ces îles, dont trois sont partagées avec d'autres Etats, forment un arc qui s'étend sur 4800 km le long de l'équateur. En allant de l'Ouest à l'Est, Sumatra avec ses dépendances (Babi (Simuluë), Nias, Bangka et Billiton), Java, Bali, Lombok, Sumbawa, Sumba, Florès et la partie occidentale de Timor, forment l'arc le plus méridional du système. A l'intérieur de ce grand arc de cercle s'étendent Kalimantan (c'est-à -dire l'île de Bornéo, sauf la partie Nord-Ouest, partagée entre la Malaisie (Sarawak), et le petit Emirat indépendant de Brunéi), Sulawesi (Célèbes), les Moluques et plus à l'Est la partie occidentale de la Nouvelle-Guinée, ou Irian Jaya (la partie orientale formant l'Etat indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée). L'Indonésie est divisée administrativement en 30 provinces (propinsi-propinsi, au singulier propinsi), 2 régions spéciales (daerah-daerah istimewa, au singulier daerah istimewa), et un district spécial pour la capitale (daerah khusus ibukota), Djakarta (Jakarta). Les divisions administratives de l'Indonésie
Coupée par l'équateur,
l'Indonésie a un climat très chaud et très humide, nettement équatorial
(température moyenne à Djakarta : +25°C; pas de période sèche). Ce
climat est favorable au développement de la végétation la plus puissante,
la plus variée; sur les côtes, les palétuviers
et les palmiers aquatiques, puis à l'intérieur, la forêt
pluviale avec le cocotier, le palmier à bétel, le bambou, le banian,
le bois de teck, le palanquium gutta qui produit la gutta-percha; les clairières
sont favorables aux plantations tropicales et aux épices.
A mesure que l'on s'avance vers l'Est, la flore
et la faune prennent un caractère australien;
l'eucalyptus apparaît.
Carte de l'Indonésie. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Géographie physiqueLa géographie de l'Indonésie résulte en premier lieu de sa position stratégique à la confluence de plusieurs plaques tectoniques majeures : la plaque indo-australienne, la plaque Pacifique, la plaque eurasienne et la plaque de la mer des Philippines. Cette intense activité géologique place l'archipel au coeur de la ceinture de feu du Pacifique, une zone caractérisée par une forte sismicité et un grand nombre de volcans.Relief.
Hydrographie.
Climat.
Géologie.
Les îles, plus
en détail.
Sumatra.
Les sommets principaux sont les monts Abong Abong (3485 m), le Mont Leuser (3381 m), le Sinabung (2451 m), le Talakmau ou Mont Ophir (2912), le Mont Marapi (2891 m), le Mont Kerenci ou Indrapura (3805 m), Bukit Masurai (2933 m), le Dempo (3159 m). Souvent la chaîne se dédouble, enfermant dans l'intervalle des crêtes, des lacs alpestres, des cirques sauvages et des plateaux verdoyants (hautes terres de Padang, plateau de Toba). Les principaux fleuves sont : le Rokan, le Kampar, l'lnderagiri, le Batang Hari ou Djambi (600 km navigables), le Musi. Le climat est équatorial sur la côte, tempéré dans les montagnes. On y trouve toutes les cultures tropicales (caoutchouc et de riches gisements miniers (houille, fer, soufre, pétrole. Sumatra a plus de 35 millions d'habitants. Les principales villes sont : à l'intérieur, Palembang, sur le delta du Musi; sur la côte Ouest, Padang, dont l'histoire a fait la ville du caoutchouc. Java.
Sans être aussi redoutables que le volcan voisin de l'île Krakatoa, dont l'explosion formidable (27 août 1883) s'entendit à 4000 km, jusqu'au Sri lanka et même en Australie, les volcans de Java manifestent fréquemment leur activité par des éruptions, des torrents d'eau chaude, de boue, des jets de scories et de cendres. On compte Vingt-huit volcans actifs sur quarante-quatre : le Ghedê, le Slamet, le Mermabu, le Lamongan, le Raung, le Semeru, le Merapi, Ie Taungkuban, le Prahu sont les principaux. Dix dépasent 3000 m d'altitude; le Gunrung Semeru est le géant de la chaîne (3676 m). Au Nord et au Sud, surtout au Nord, s'étendent d'assez vastes plaines. Du climat équatorial de celles-ci, on passe successivement dans la zone tempérée (de 600 à 1400 m), dans la zone fraîche (1400 à 2400 m) et dans la zone froide au-dessus de 2400 m). Les cultures se distribuent suivant ces zones d'altitude. Dans la plaine et jusqu'à 600 mètres, la végétation est luxuriante. Partout luisent les bassins inondés des rizières qui escaladent les coteaux. Plus haut, les grandes cultures étagées de cacaoyers et de thé; plus haut encore, les vastes caféières aux beaux arbres verts, à la fleur blanche, au fruit rouge; enfin les plantations de quinquina. Ainsi favorisée par la nature, Java est extrêmement peuplée. Elle a autour de 150 millions d'habitants. Les principales viles sont : Djakarta (la capitale, et ancienne Batavia), Surabaya, Bandung, Yokyakarta, Semarang, Surakarta et Malang. Bali.
Les falaises d'Uluwatu, au sud de Bali. Source : The World Factbook. Lombok.
Sumbawa.
Timor
(Ouest) et Florès.
Kalimantan.
Sulawesi
(Célèbes)
Moluques.
Irian
Jaya.
Au Nord-Ouest, le golfe Mc Cluer (Teluk Berau et Teluk Bintuni) s'enfonce entre deux vastes presqu'îles : la plus septentrionale (Jazirah Doberai), à la forme caractéristique, est connue sous le nom de Tête d'oiseau. Les côtes Sud sont très escarpées, bordées de falaises calcaires au-dessus desquelles s'étendent d'impénétrables forêts. La ligne des falaises est parfois coupée par des terres marécageuses. Au Nord, la côte est plus unie du côté de la baie de Geelvink (Teluk Cenderawasih). C'est dans la chaîne centrale formée des Mont Maoke (Pegunungan Maok), qui traverse toute l'île d'Ouest en Est, que l'on trouve les plus sommets, et, notamment le point culminant de toute l'Indonésie : le Puncak Jaya (5030 m) ou Mont Carstensz. Au Nord de cette chaîne, se trouve un autre massif, moins haut, les Monts van Rees (Penunungan Van Rees), entre lesquels se faufile le fleuve Mamberamo. Quant à la vaste plaine marécageuse, au Sud de la chaîne centrale, elle est parcourue par quantité de cours d'eau dont le plus important est le Digul. Biogéographie de l'IndonésieL'histoire géologique tumultueuse de l'Indonésie a façonné un paysage fragmenté et diversifié, qui a joué un rôle essentiel dans l'évolution et la répartition de sa faune et de sa flore exceptionnelles. La fragmentation en milliers d'îles, les changements du niveau de la mer au cours des périodes glaciaires et interglaciaires, ainsi que l'intense activité volcanique ont créé des conditions idéales pour la spéciation et l'isolement, ce qui a conduit à un taux d'endémisme très élevé.Cette position unique, à cheval entre les influences biogéographiques de l'Asie (région orientale ou indo-malaise) et de l'Australie (région australasienne), est l'aspect le plus célèbre de la biogéographie indonésienne. C'est ici qu'Alfred Russel Wallace, au XIXe siècle, a observé un changement radical dans la composition des faunes entre certaines îles, menant à la proposition de la célèbre Ligne de Wallace. Cette ligne, qui passe entre Bornéo et Sulawesi, et entre Bali et Lombok, marque une frontière nette entre les espèces d'origine asiatique à l'ouest (caractérisées par des mammifères placentaires comme les tigres, les rhinocéros, les éléphants et les orangs-outans, ainsi que des familles d'oiseaux typiques de l'Asie) et les espèces d'origine australasienne à l'est (avec une dominance de marsupiaux comme les cuscus, et d'oiseaux tels que les cacatoès et les oiseaux de paradis). Cependant, la réalité est plus nuancée et la zone située entre la Ligne de Wallace et une autre ligne, la Ligne de Weber (qui passe plus à l'est, à peu près au milieu des Moluques), est souvent considérée comme une zone de transition distincte appelée la Wallacea. Cette région, qui englobe Sulawesi, les petites îles de la Sonde (Nusa Tenggara) et les Moluques, possède une faune et une flore particulières, qui résultent d'un mélange d'éléments asiatiques et australasiens, mais aussi d'un grand nombre d'espèces qui ont évolué indépendamment en raison de l'isolement des îles. La Wallacea est caractérisée par une biodiversité plus pauvre en nombre total d'espèces que les zones continentales adjacentes, mais avec un taux d'endémisme par île extrêmement élevé. Par exemple, Sulawesi abrite des espèces uniques comme l'anoa (buffles nains), le babiroussa (cochon à défenses recourbées) et plusieurs espèces de macaques et de tarsiers que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Les petites îles de la Sonde sont célèbres pour le dragon de Komodo. Les îles de la Wallacea n'ont jamais été connectées aux grandes masses continentales asiatiques ou australiennes, ce qui a limité les migrations mais favorisé la spéciation locale. À l'ouest de la Ligne de Wallace se trouve la partie indonésienne du plateau de la Sonde. Pendant les périodes de bas niveau marin, ces îles (Sumatra, Java, Bornéo, Bali) étaient reliées au continent asiatique, ce qui permettait un échange faunique et floristique. C'est pourquoi l'on y trouve une faune et une flore très similaires à celles de la Malaisie et de la Thaïlande. Ces îles abritent de vastes forêts tropicales humides et ont historiquement supporté de grandes populations de grands mammifères asiatiques. À l'est de la Ligne de Weber (et parfois considérée comme faisant partie du plateau de Sahul), on trouve la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée (Papouasie et Papouasie occidentale) et les îles Aru. Ces régions étaient reliées à l'Australie pendant les périodes de bas niveau marin. Leur biote montre donc une forte affinité avec celui de l'Australie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, caractérisé par la présence de marsupiaux (kangourous arboricoles, cuscus) et une avifaune dominée par les Psittaciformes (perroquets, cacatoès) et les Passériformes emblématiques comme les oiseaux de paradis. Le paysage est également dominé par des forêts tropicales, mais on trouve aussi des zones de savane dans les parties les plus méridionales. Outre les divisions terrestrres, l'Indonésie est au coeur du Triangle de Corail, reconnu comme l'épicentre mondial de la biodiversité marine. Ses eaux abritent une concentration inégalée d'espèces de coraux, de poissons récifaux, de mollusques et d'autres organismes marins, qui reflète une histoire évolutive complexe et une grande variété d'habitats marins, des mangroves aux herbiers marins et aux récifs coralliens profonds et peu profonds. Les courants océaniques jouent également un rôle important dans la distribution des larves et la connectivité écologique à travers l'archipel. Cette biodiversité est cependant soumise à des pressions énormes dues à la déforestation (conversion des forêts en plantations d'huile de palme, exploitation forestière illégale), à l'expansion agricole, au développement d'infrastructures, à l'exploitation minière, à la surexploitation des ressources marines et au commerce illégal d'espèces sauvages. Le changement climatique exacerbe également ces menaces, affectant à la fois les écosystèmes terrestres et marins. La biogéographie de l'Indonésie n'est donc pas seulement une étude de la distribution actuelle et passée des espèces, mais aussi un domaine vital pour la conservation et la gestion durable de l'un des patrimoines naturels les plus précieux et les plus menacés de la planète.
Géographie humaine de l'IndonésiePopulation.L'Indonésie, en tant que quatrième pays le plus peuplé du monde avec plus de 270 millions d'habitants, présente un paysage démographique et sociologique d'une immense complexité et d'une richesse remarquable. Cette population est extrêmement jeune historiquement, mais le pays connaît un vieillissement progressif. La répartition de la population est extraordinairement inégale : l'île de Java, bien que représentant seulement environ 7% de la superficie totale du pays, abrite plus de la moitié de la population, ce qui en fait l'une des zones les plus densément peuplées du monde, en fort contraste avec les îles moins peuplées comme Bornéo (Kalimantan) ou la Papouasie. Cette disparité géographique alimente des mouvements migratoires internes importants, principalement des zones rurales vers les centres urbains et de certaines îles vers d'autres dans le cadre de programmes de transmigration historiques ou spontanés. L'urbanisation est rapide, et concentre la population et les activités économiques dans de grandes villes comme Jakarta, Surabaya ou Bandung, ce qui transforme les modes de vie, les structures familiales et crée de nouveaux défis en matière d'infrastructures, d'emploi et de cohésion sociale. L'espérance de vie a augmenté de manière notable au cours des dernières décennies, grâce aux améliorations dans les domaines de la santé et de l'éducation, mais des disparités régionales persistent. Le pays compte des centaines de groupes ethniques distincts parlant preque autant de langues et dialectes différents. La Constitution et la philosophie d'État Pancasila reconnaissent officiellement six religions, mais la gestion de cette diversité est un défi constant, avec des périodes de tensions interconfessionnelles et une montée de l'influence de l'islam conservateur dans certaines sphères de la vie sociale et politique, qui coexiste avec des formes d'islam plus syncrétiques ou traditionnelles. La structure sociale indonésienne est influencée par un mélange de hiérarchies traditionnelles (dans les zones où les systèmes féodaux ou basés sur l'adat restent forts) et de stratification socio-économique moderne. L'urbanisation rapide et la croissance économique (malgré des ralentissements ponctuels) ont créé une classe moyenne croissante, mais aussi exacerbé les inégalités entre les riches urbains connectés et les populations rurales ou périurbaines moins favorisées. L'accès à l'éducation est largement perçu comme un moteur essentiel de la mobilité sociale, bien que des disparités significatives subsistent en termes de qualité et d'accès, particulièrement dans les régions éloignées. Le sens de la communauté et de l'entraide mutuelle (gotong royong) est une valeur culturelle importante, bien que son application puisse varier en fonction des contextes urbains ou ruraux et des changements sociaux. Les défis sociologiques majeurs comprennent la gestion de la diversité ethnique et religieuse pour maintenir la cohésion nationale, la lutte contre les inégalités régionales et sociales, l'adaptation aux impacts de la modernisation et de la mondialisation sur les cultures locales, et la consolidation des institutions démocratiques dans un contexte de fortes disparités et de défis persistants comme la corruption. Quelques-unes des grandes villes de l'Indonésie
Groupes ethnolinguistiques. L'Indonésie, avec ses milliers d'îles, possède une diversité ethnolinguistique extraordinaire, fruit de siècles de migrations, de commerce et d'isolement géographique. Ce vaste pays abrite, selon les estimations, plus de 1300 groupes ethniques et compte plus de 700 langues distinctes, ce qui en fait l'une des nations les plus complexes sur le plan culturel. Cette richesse se répartit principalement entre les populations parlant des langues de la famille austronésienne, originaire de Taïwan et diffusée à travers les océans Pacifique et Indien, et ceux parlant diverses langues papoues, que l'on rencontre principalement en Nouvelle-Guinée et dans les îles voisines, et dont l'histoire linguistique est beaucoup plus ancienne et complexe. La majorité de la population indonésienne appartient aux groupes austronésiens qui habitent les parties occidentales et centrales de l'archipel, incluant Java, Sumatra, Kalimantan (Bornéo), Sulawesi, Bali et certaines parties de Nusa Tenggara et des Moluques. La langue nationale, le Bahasa Indonesia, basé sur le malais, sert de lingua franca. Elle est utilisée dans le gouvernement, l'éducation, les affaires et la communication interethnique, et comble efficacement les fossés linguistiques tout en permettant aux langues régionales de prospérer dans les contextes locaux. La philosophie d'État du Pancasila, qui met l'accent sur l'unité dans la diversité, joue également un rôle dans la promotion de la cohésion nationale. Les expériences historiques, en particulier la lutte pour l'indépendance contre la domination coloniale, ont créé un récit commun. Cependant, la réalité est complexe; les frontières ethnolinguistiques ne sont pas nécessairement rigides, des variations internes existent au sein des groupes, et les migrations (notamment dans le cadre du programme historique de transmigration qui a déplacé des populations d'îles denses comme Java vers des îles moins peuplées) ont créé de nouveaux mélanges et des dynamiques sociales potentielles. Les centres urbains à travers l'Indonésie sont des creusets où des personnes de diverses origines ethniques vivent et interagissent quotidiennement, en utilisant souvent le Bahasa Indonesia comme langue principale de communication en dehors du foyer. Les
Javanais.
Les
Soundanais.
Les
populations de Sumatra.
Les Minangkabau de l'ouest de Sumatra sont uniques par leur grande société matrilinéaire, leur architecture complexe (rumah gadang) et leur tradition de merantau (migration volontaire), qui a répandu largement leur culture et leur cuisine; leur langue, le minangkabau, est étroitement liée au malais. Au nord de Sumatra, les Acehnais ont une identité distincte façonnée par leur histoire en tant que sultanat indépendant et leur adoption précoce de l'Islam. Le sud de Sumatra abrite des groupes comme les Lampung. Les
habitants de Suwalesi.
Les
Dayaks.
Les
populations orientales.
Les
Papous.
Culture.
Les arts sont un domaine où cette diversité s'exprime avec éclat. La danse traditionnelle est incroyablement variée. Chaque ethnie possède son propre répertoire, qui reflète autant de mythes, histoires et modes de vie. Des danses courtoises raffinées de Java et Bali aux danses guerrières de Bornéo ou de Papouasie, chaque mouvement, chaque costume raconte une histoire. La musique gamelan, orchestre composé principalement d'instruments à percussion en bronze, est l'une des formes musicales les plus emblématiques, particulièrement développée à Java et Bali, avec des styles et des sonorités distincts entre les deux îles. Le théâtre traditionnel est également fondamental, notamment le wayang kulit (théâtre d'ombres) et le wayang golek (théâtre de marionnettes sur bois), qui mettent en scène des épopées issues des grands récits indiens (le Ramayana Les arts visuels et l'artisanat sont tout aussi riches. Le batik, technique complexe de teinture sur tissu utilisant de la cire, est un art textile majeur, reconnu patrimoine culturel immatériel par l'Unesco. Les motifs et les styles varient selon les régions et les fonctions du tissu. L'ikat (tissage où les fils sont teints avant d'être tissés) et le songket (tissu brodé de fils d'or ou d'argent) sont d'autres exemples de textiles précieux. La sculpture sur bois et sur pierre est omniprésente, décorant temples, maisons traditionnelles et objets du quotidien, avec des styles distincts comme les motifs complexes de Bali ou les sculptures funéraires des Toraja. L'architecture traditionnelle, avec ses rumah adat (maisons coutumières), offre une incroyable variété de formes, de matériaux et de significations symboliques, adaptées aux climats et aux modes de vie locaux (comme les toits en forme de bateau des Batak ou les maisons sur pilotis des Minangkabau). Les valeurs sociales sont profondément ancrées dans la culture indonésienne. Le gotong royong, ou l'entraide mutuelle et la coopération communautaire, est un principe fondamental qui régit de nombreux aspects de la vie collective. Le respect des aînés, l'importance de la famille et de la communauté, ainsi qu'une approche souvent indirecte et harmonieuse de la communication sont caractéristiques. La prise de décision se fait traditionnellement par le musyawarah mufakat, la délibération pour atteindre un consensus, plutôt que par un vote majoritaire simple. La gastronomie indonésienne reflète également la diversité de l'archipel. Le riz est l'aliment de base, souvent accompagné d'une grande variété de plats régionaux, souvent épicés et utilisant une profusion d'herbes et d'épices. Le sambal, une pâte de piment, est un condiment omniprésent. Des plats comme le nasi goreng (riz frit), le sate (brochettes grillées), le rendang (curry de bœuf mijoté) ou le gado-gado (salade de légumes avec sauce aux cacahuètes) sont internationalement reconnus. Enfin, les fêtes et cérémonies, qu'elles soient religieuses (comme l'Aïd al-Fitr, Nyepi à Bali, Noël, Waisak - la fête bouddhiste) ou traditionnelles (rites de passage, récoltes, funérailles), jouent un rôle important dans la vie sociale et culturelle, en renforçant les liens communautaires et en transmettant les traditions de génération en génération. Economie.
Historiquement dépendante des exportations de matières premières (charbon, huile de palme, gaz naturel, caoutchouc, minerais), l'Indonésie s'efforce de diversifier sa base économique. Le secteur des services est désormais prédominant dans la composition du PIB. Il englobe notamment le commerce, les télécommunications, la finance et le tourisme. L'industrie manufacturière joue également un rôle significatif, et couvre des domaines variés qui vont du textile et de l'habillement à l'électronique, en passant par l'automobile et les biens de consommation. Le gouvernement pousse à l'industrialisation en aval des ressources naturelles pour créer de la valeur ajoutée sur place, notamment dans le secteur minier avec des interdictions d'exportation de minerais bruts pour encourager la transformation locale (comme le nickel). L'agriculture, bien que son poids dans le PIB diminue relativement, conserve une importance pour l'emploi, en particulier dans les zones rurales, et pour la sécurité alimentaire, avec des productions clés comme le riz, l'huile de palme et les produits de la pêche. Les exportations de l'Indonésie sont un mélange de produits primaires et de produits manufacturés, tandis qu'elle importe principalement des biens d'équipement, des composants industriels et des matières premières. Ses principaux partenaires commerciaux incluent la Chine, le Japon, les États-Unis et les pays de l'ASEAN. Le pays cherche activement à attirer les investissements directs étrangers (IDE) pour stimuler la croissance, moderniser son économie et créer des emplois. Des efforts de simplification réglementaire et d'amélioration du climat des affaires ont été entrepris, notamment via des lois qui visent à réduire la bureaucratie et à faciliter l'investissement. Les investissements domestiques jouent également un rôle vital dans le développement économique. L'infrastructure, bien qu'en amélioration grâce à d'importants programmes d'investissement gouvernementaux, reste insuffisante dans de nombreuses régions, ce qui entraîne des coûts logistiques élevés et entrave la connectivité. La bureaucratie et la complexité réglementaire continuent de représenter des obstacles pour les entreprises et les investisseurs. L'inégalité de revenus et les disparités régionales sont marquées, et nécessitent des politiques de développement inclusives. La dépendance aux matières premières expose l'économie à la volatilité des prix mondiaux. La nécessité de renforcer la compétitivité et la productivité, d'améliorer l'éducation et la formation professionnelle pour élever le niveau de la main-d'oeuvre, et de s'adapter aux défis environnementaux liés à l'exploitation des ressources sont des enjeux majeurs. Le secteur informel reste important, ce qui pose des défis en termes de protection sociale et de collecte fiscale. Parallèlement, le grand marché intérieur est un moteur potentiel énorme pour la croissance tirée par la consommation. L'économie numérique connaît une expansion rapide, avec un développement fort du commerce électronique, de la fintech et d'autres services en ligne, portés par l'adoption croissante des technologies mobiles. Le potentiel du tourisme, grâce à la richesse culturelle et naturelle du pays, reste important. Les réformes en cours, qui visent à améliorer l'environnement des affaires et à investir dans les infrastructures portent l'espoir d'une plus grande efficacité et d'une attraction accrue pour les capitaux. En tant que membre de l'ASEAN, l'Indonésie bénéficie également de l'intégration régionale, et sa participation active dans des forums mondiaux comme le G20 lui confère une influence sur la scène économique internationale. Cartes de l'Indonésie
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