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Taches solaires. - Le disque solaire laisse couramment appara√ģtre des taches sombres √† sa surface, qui correspondent √† des zones un peu moins chaudes que le reste de la phostosph√®re.. Une tache d√©bute g√©n√©ralement par un point sombre de la surface; une p√©nombre l'entoure rapidement, et la tache se forme ; certains groupes de taches atteignent 200.000 kilom√®tres de diam√®tre, et peuvent devenir visibles au simple verre fum√©; elles sont quelquefois persistantes, mais subsistent rarement au del√† d'une centaine de jours. On a mis en √©vidence l'existence de taches similaires √† la surface des autres √©toiles.

Talus continental. - Zone de transition entre la pente continentale et le plancher océanique profond. Il est caractérisé par des pentes très raides et des dénivelés importants. On peut y trouver des canyons et des ravins sous-marins.

Tantalates. - Groupe de composés chimiques contenant du tantale (Ta) et de l'oxygène (O). Le composé le plus courant dans ce groupe est le tantalate de sodium (NaTaO3), mais il existe également d'autres variantes telles que le tantalate de potassium (KTaO3) et le tantalate de lithium (LiTaO3). Le tantalate de sodium (NaTaO3) est un matériau catalytique potentiel pour les réactions d'oxydation, de réduction et de conversion chimique. Il est étudié pour son utilisation dans la production d'hydrogène, les piles à combustible et d'autres processus chimiques.

Tantale (Ta). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 73; masse atomique : 180,95. C'est un m√©tal d√©couvert en 1802 par Eckberg. Il est obtenu sous forme de poudre noire, de densit√© 16,5; il fond vers 2250 ¬įC et brille √† l'air quand il est pr√©alablement chauff√©. Son poids atomique est 181,5. Il n'est attaqu√© que par l'acide fluorhydrique. On conna√ģt d'assez nombreux compos√©s, les oxydes, chlorure, etc. Il est fourni par des niohotantalates de fer ou de mangan√®se, plus ou moins purs (tantalite, columbite, hielmite, tapiolite, etc.), que l'on trouve aux Etats-Unis, en Su√®de et en Laponie. La poudre noire est du tantale impur, que l'on fond au four √©lectrique dans le vide, pour obtenir le m√©tal pur.

Tantalite. - Min√©ral de tantalate de fer et de mangan√®se, de la formule chimique (Fe, Mn)(Ta, Nb)2O6. Elle appartient √† un groupe de min√©raux comprenant √©galement la columbite, avec laquelle elle est ordinairement associ√©e. La tantalite est une source importante de tantale. En raison de la forte demande, la tantalite est exploit√©e dans des gisements de min√©raux, souvent en association avec d'autres min√©raux, tels que la columbite et la cassit√©rite. Les principaux pays producteurs de tantalite comprennent le Br√©sil, le Rwanda, la RD du Congo et l'Australie. La tantalite se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques noirs √† brun fonc√©, bien qu'elle puisse √©galement appara√ģtre sous forme de masses granulaires. Parmi les vari√©t√©s et formes de tantalite, on peut mentionner les suivantes :

‚ÄĘ La tantalite-(Fe) est principalement compos√©e de fer et de tantale, avec une formule chimique (Fe,Mn)(Ta,Nb)2O6. Elle peut contenir √©galement des traces de mangan√®se. Les cristaux de tantalite-(Fe) sont g√©n√©ralement prismatiques et peuvent √™tre de diff√©rentes couleurs, allant du noir au brun rouge√Ętre.

‚ÄĘ La tantalite-(Mn) ( = manganotantalite) contient principalement du mangan√®se et du tantale, avec une formule chimique (Mn,Fe)(Ta,Nb)2O6. Elle est souvent plus riche en mangan√®se que la tantalite-(Fe) et peut avoir une teinte plus rouge√Ętre en cons√©quence.

‚ÄĘ La tantalite-(Mg) est une vari√©t√© rare de tantalite qui contient principalement du magn√©sium et du tantale, avec une formule chimique (Mg,Fe)(Ta,Nb)2O6. Elle est moins courante que les autres vari√©t√©s et peut √™tre trouv√©e dans des zones o√Ļ le magn√©sium est pr√©sent en abondance.

‚ÄĘ La tantalite-(Y) contient de l'yttrium en plus du tantale. Sa formule chimique est (Y,Fe)(Ta,Nb)2O6. Cette vari√©t√© est relativement rare et peut se former dans des environnements g√©ologiques sp√©cifiques riches en yttrium.

‚ÄĘ La tantalite-(Ca), une autre vari√©t√© rare de tantalite,  contient principalement du calcium et du tantale, avec une formule chimique (Ca,Fe)(Ta,Nb)2O6. Cette vari√©t√© est moins courante que les autres et se trouve dans des contextes g√©ologiques particuliers.

Tauon ou lepton Tau (). - Particule √©l√©mentaire instable de la famille des leptons. Elle porte une charge √©lectrique √©l√©mentaire  n√©gative et a une masse environ 3500 fois sup√©rieure √† celle de l'√©lectron. Le tauon a un spin de 1/2.

Tautomérie. - Phénomène chimique dans lequel une molécule peut exister sous différentes formes isomères en équilibre dynamique. Ces formes isomères, appelées tautomères, diffèrent dans la position d'un atome d'hydrogène et la répartition des doubles liaisons dans la molécule. Les tautomères sont interconvertibles par un processus de transfert d'hydrogène appelé tautomérisation. Les tautomères sont généralement classés en deux catégories principales : le tautomère céto et le tautomère énol. Dans un tautomère céto, un groupe carbonyle (C=O) est présent, tandis que dans un tautomère énol, une double liaison carbone-carbone (C=C) est présente avec un groupe hydroxyle (-OH). L'équilibre entre les tautomères dépend notamment de la température, du pH et de la présence de catalyseurs. La stabilité relative des tautomères, l'effet du solvant et la présence de groupes fonctionnels spécifiques dans la molécule peuvent influencer la prédominance d'un tautomère par rapport à l'autre. La tautomérie est courante dans de nombreux composés organiques, tels que les cétones, les aldéhydes, les acides carboxyliques et les composés à base d'azote. Par exemple, l'énolisation du cétone acétophénone produit le tautomère énol, l'énolacétophénone. De même, l'adénine et la guanine, deux bases azotées présentes dans l'ADN, peuvent exister sous forme de tautomères énoliques. Les tautomères peuvent présenter des différences significatives dans leur activité biologique, leur réactivité chimique et leur stabilité, ce qui peut avoir des implications dans les processus de réactions chimiques, la catalyse enzymatique et les interactions moléculaires.

Tcherenkov (effet). = rayonnement Tcherenkov. -  Ph√©nom√®ne qui se produit lorsqu'une des particule charg√©e traverse un milieu di√©lectrique travers un milieu di√©lectrique (tel que l'eau, le verre ou l'air) √† une vitesse sup√©rieure √† celle de la lumi√®re dans ce milieu. Cette particule perturbe le champ √©lectromagn√©tique dans le milieu et provoque la polarisation des mol√©cules du milieu, cr√©ant un front d'onde √©lectromagn√©tique, l'onde de choc ou onde de Tcherenkov. L'onde de Tcherenkov est une onde de lumi√®re coh√©rente qui se propage dans un c√īne de Tcherenkov avec un angle caract√©ristique. Cet angle est d√©termin√© par la vitesse de la particule charg√©e, la vitesse de la lumi√®re dans le milieu et les propri√©t√©s optiques du milieu.

Technétium (Tc). - Elément chimique de numéro atomique 43; masse atomique 98. Tous ses isotopes sont instables. Il a a été découvert en 1937. C'est le premier élément à avoir été produit artificiellement. Il a une couleur argentée brillante et présente des propriétés chimiques similaires à celles des métaux de transition.

Tectonique. - Partie de la g√©ologie qui recherche les relations mutuelles des diff√©rentes assises du sol dans les r√©gions disloqu√©es. On parle de tectonique des plaques pour d√©signer les diff√©rentes plaques rigides mobiles qui divisent la lithosph√®re terrestre et pour d√©crire leurs relations. Les plaques lithosph√©riques sont compos√©es de la cro√Ľte terrestre sup√©rieure et de la partie rigide du manteau. Leur mouvement est principalement caus√© par la convection dans le manteau. Il s'ensuit des zones de divergence, o√Ļ les plaques s'√©loignent les unes des autres, des zones de convergence, o√Ļ les plaques entrent en collision, et des zones transformantes, o√Ļ les plaques glissent lat√©ralement l'une contre l'autre. La tectonique des plaques est responsable de nombreux ph√©nom√®nes g√©ologiques, √† commencer par les tremblements de terre, les √©ruptions volcaniques, la formation de montagnes, la cr√©ation de bassins s√©dimentaires et la distribution des oc√©ans et des continents.

Télescope. - Instrument d'optique utilisé pour l'observation des astres et l'objectif est un miroir (contrairement aux lunettes dont l'objectif est une lentille ou un système de lentilles). C'est Newton qui semble avoir construit le premier télescope (1671). L'idée de cet instrument est d'ailleurs plus ancienne, et plusieurs savants avaient avant lui, proposé de remplacer dans la lunette astronomique la lentille de l'objectif par un miroir. Malheureusement, ils ne purent trouver d'opticien assez habile pour réaliser cette conception. Les télescopes que l'on emploie aujourd'hui, tout en conservant le principe du miroir comme objectif reposent souvent sur des montages optiques plus complexes que celui du télescope de Newton. Une des plus utiles améliorations apportées à l'instrument a été conçue par Foucault, qui a substitué aux miroirs métalliques employés un miroir parabolique en verre argenté.

Tellurates. - Compos√©s qui contiennent l'ion tellurate (TeO42-). Les tellurates sont utilis√©s dans la fabrication de verre et de c√©ramique, ainsi que dans certains processus chimiques. 

Tellure (Te). - Corps simple de num√©ro atomique 52; masse atomique : 127,6. C'est un m√©tal blanc bleu√Ętre lamelleux et fragile. d√©couvert en 1783 par Muller de Richenstein et ensuite isol√© par Martin Klaproth. Le tellure est de la famille de l'oxyg√®ne. On le rencontre √† l'√©tat natif et com bin√© √† l'oxyg√®ne (tellurine ou acide tellureux TeO2 on le retire aussi des tellurures de plomb, de bis muth, d'or et d'argent. Il poss√®de un √©clat m√©tallique, mais conduit m√©diocrement la chaleur et l'√©lectricit√©. Il se pr√©sente, √† l'√©tat natif, en cristaux rhombo√©driques; sa densit√© est 6,25; il fond √† 450 ¬įC, et bout a 1390 ¬įC. Le tellure fortement chauff√© s'enflamme √† l'air, en donnant de l'anhydride tellureux. Avec l'hydrog√®ne, il forme un compos√© gazeux, l'acide trllurhydrique, H2Te ; avec l'oxyg√®ne, plusieurs composes, anhydrides et acides tellureux et telluriques.

Tellurique (planète). - Type de planète qui partage certaines caractéristiques avec la Terre. On distingue dans le Système solaire quatre planètes telluriques : Mercure (rangée dans ce site parmi les planètes naines), Vénus, la Terre et Mars. Les planètes telluriques sont principalement constituées de roches et de métaux. Elles contiennent généralement des éléments tels que le silicium, l'oxygène, le fer, le magnésium et d'autres matériaux similaires. Contrairement aux planètes géantes comme Jupiter et Saturne, les planètes telluriques ont des surfaces solides. Les planètes telluriques sont situées plus près du Soleil par rapport aux planètes géantes.

Temp√©rature. - La temp√©rature est une mesure de l'√©nergie. Plus sp√©cialement, elle mesure l'√©nergie cin√©tique moyenne des particules qui constituent un corps (par exemple, la temp√©rature d'un gaz mesure l'√©nergie d'agitation moyenne des mol√©cules qui le composent). Lorsqu'on place en pr√©sence deux corps in√©galement chauds, il se produit entre eux un √©change de chaleur, et; le plus chaud se refroidit, tandis que le plus froids √©chauffe : ce ph√©nom√®ne cesse au bout d'un temps variable. Les deux corps se sont alors constitu√©s dans un √©tat d'√©quilibre mutuel, et on dit qu'ils sont √† une m√™me temp√©rature. Si ensuite on fait agir sur eux une cause de r√©chauffement, on dit que leur temp√©rature augmente, on dit qu'elle diminue, si les pla√ßant dans un milieu plus froid; ils se refroidissent. Il en est de m√™me, pour l'atmosph√®re. Elle se compose de couches d'air et de vapeur entre lesquelles se fait un √©change r√©ciproque et incessant de chaleur et qui sont, en outre, soumises √† l'action r√©chauffante ou refroidissante du Soleil, de la Terre, des vents, etc.  Lorsque, par l'effet d'une de ces causes, la couche atmosph√©rique, en un point donn√©, s'√©chauffe, on dit que la temp√©rature monte; lorsqu'elle se refroidit, on dit que la temp√©rature baisse. On peut donc d√©finir la temp√©rature l'√©tat relatif de chaleur d'un corps ou de l'atmosph√®re. Cet √©tat est appr√©ciable √† nos organes. Mais leurs appr√©ciations peuvent ne pas √™tre justes; elles ne sont jamais, en outre, qu'approximatives, et il faut recourir, pour conna√ģtre exactement la temp√©rature, √† des instruments d'une grande sensibilit√©, les thermom√®tres, qui la mesurent, on plus exactement, qui la rep√®rent, en prenant, d'ordinaire, pour termes de comparaison la temp√©rature de la glace fondante et celle de l'eau bouillante. L'√©cart est divis√© en degr√©s √©gaux. On peut prendre aussi comme point de d√©part. de la graduation le z√©ro absolu, qui correspond √† la temp√©rature de - 273¬į C. On a alors ce qu'on appelle la temp√©rature absolue, √©gale √† la temp√©rature centigrade augment√©e de 273¬į. Notons d'ailleurs que lorsqu'il y a eu √©change de chaleur, sans change-ment d'√©tat, entre deux corps ou entre deux couches atmosph√©riques de temp√©ratures diff√©rentes, l√† temp√©ra-ture finale est interm√©diaire aux temp√©ratures initiales et qu'en tout cas, la temp√©rature finale ne peut jamais, √™tre sup√©rieure √† la temp√©rature du corps, le plus chaud. 

Tempête. - Violente perturbation de l'atmosphère. Elle est souvent accompagnées de vents violents, de précipitations abondantes, de changements rapides de température, de grêle, de foudre et parfois de phénomènes plus intenses tels que les tornades ou les ouragans.

Temps. - Cadre ind√©fini dans lequel se d√©roule la succession irr√©versible des ph√©nom√®nes. En tant que dimension fondamentale de la physique, le temps permet de mesurer et de quantifier le d√©roulement des √©v√©nements. En physique classique, le temps est g√©n√©ralement consid√©r√© comme une quantit√© absolue, ind√©pendante de la mati√®re et de l'espace. Il est repr√©sent√© par une √©chelle lin√©aire et est souvent mesur√© en secondes, minutes, heures, jours, etc. Dans le cadre de la relativit√© restreinte et de la relativit√© g√©n√©rale, le concept de temps est plus complexe. Selon la relativit√© restreinte, le temps n'est plus absolu, mais relatif √† la vitesse de d√©placement d'un observateur par rapport √† un autre (le temps s'√©coule plus lentement pour un objet en mouvement rapide par rapport √† un observateur au repos). Dans la relativit√© g√©n√©rale, le temps est √aussi influenc√© par la gravitation. La pr√©sence d'une masse ou d'une √©nergie courbe l'espace-temps, ce qui a pour effet de ralentir l'√©coulement du temps dans les r√©gions o√Ļ r√®gne un fort champ gravitationnel. En physique quantique, le temps est trait√© comme un param√®tre dans les √©quations et mod√®les, mais il peut √©galement √™tre consid√©r√© comme une observable dynamique, soumise √† des op√©rateurs et √† des √©volutions quantiques.

Temps (équation du). - Différence entre l'heure moyenne et l'heure vraie.

Temps moyen civil. - Temps dans lequel le jour commence √† minuit moyen et se compte sans interruption de 0 heure √† 24 heures. 

Tennessine (Ts). - √Čl√©ment chimique de num√©ro atomique 117. Il s'agit d'un √©l√©ment super lourd synth√©tique, cr√©√© pour la premi√®re fois en 2010 √† l'Institut unifi√© de recherche nucl√©aire (JINR) √† Dubna, en Russie, et √† l'Institut Oak Ridge en Tennessee, aux √Čtats-Unis. Il √©t√© nomm√© en l'honneur de l'√Čtat du Tennessee. En raison de sa courte dur√©e de vie et de sa raret√©, ses propri√©t√©s chimiques et physiques sont difficiles √† √©tudier et restent en grande partie inconnues. On estime sa masse atomique √† environ 294. Sa configuration √©lectronique  est pr√©vue pour √™tre [Rn] 5f146d107s27p^5, ce qui en ferait un √©l√©ment du bloc p du tableau p√©riodique. En raison de sa position dans ce tableau, le tennessine est probablement un non-m√©tal. Il est probable qu'il ait des points de fusion et d'√©bullition relativement bas.

Tension. - Force exercée sur un objet ou un système. - 1) En mécanique, il s'agit d'une force qui étire ou déforme un objet ou une structure. Lorsqu'une force est appliquée pour tirer ou étirer un matériau (par exemple dans un ressort), la tension se développe dans le matériau pour résister à cette force. - 2) En électricité, la tension ( = différence de potentiel), mesure la force électromotrice entre deux points dans un circuit électrique. Elle est responsable du déplacement des charges électriques dans le circuit. La tension électrique est mesurée en volts (V) et indique la quantité d'énergie potentielle par unité de charge disponible pour effectuer un travail électrique.

Tension superficielle. - Ph√©nom√®ne qui se produit √† la surface d'un liquide, o√Ļ les mol√©cules √† la surface du liquide interagissent entre elles de mani√®re diff√©rente de celles √† l'int√©rieur du liquide. Cela cr√©e une sorte de membrane ou une interface √† la surface du liquide, qui a une tension plus √©lev√©e que l'int√©rieur du liquide. La tension superficielle est due aux forces de coh√©sion entre les mol√©cules du liquide. Les mol√©cules √† la surface du liquide sont soumises √† une force d'attraction plus forte avec les mol√©cules adjacentes √† la surface qu'avec celles dans le liquide. Par cons√©quent, elles sont attir√©es vers l'int√©rieur du liquide, ce qui cr√©e une tension √† la surface. La tension superficielle se mesure en unit√© de force par unit√© de longueur, comme la force par unit√© de longueur (N/m) ou la dyne par centim√®tre (dyn/cm). Cette tension superficielle est notamment responsable de la formation de gouttelettes de liquide et de la forme arrondie des gouttes, car la tension superficielle tire les mol√©cules du liquide vers l'int√©rieur, minimisant ainsi la surface expos√©e.

Tension de vapeur = pression de vapeur. - Pression exerc√©e par la phase vapeur d'une substance au-dessus de sa phase liquide ou solide √† une temp√©rature donn√©e. C'est une mesure de la tendance d'une substance √† s'√©vaporer ou √† passer √† l'√©tat gazeux. Lorsqu'une substance est dans un √©tat liquide ou solide, les mol√©cules individuelles sont maintenues ensemble par des forces d'attraction intermol√©culaires. La tension de vapeur est  caus√©e par le fait que certaines mol√©cules poss√®dent cependant une √©nergie suffisante pour surmonter ces forces et passer √† l'√©tat gazeux. La tension de vapeur d√©pend de la temp√©rature. √Ä des temp√©ratures plus √©lev√©es, les mol√©cules ont une √©nergie cin√©tique plus √©lev√©e, ce qui augmente la probabilit√© qu'elles s'√©vaporent. Par cons√©quent, la tension de vapeur augmente avec la temp√©rature. La tension de vapeur est sp√©cifique √† chaque substance et peut varier consid√©rablement. basse √† une temp√©rature donn√©e.

T√©phra = √©jectas volcaniques = pyroclastes. - Nom collectif des des mat√©riaux solides  √©ject√©s lors d'une √©ruption volcanique

Terbium (Tb). - Corps simple de num√©ro atomique 66 et de masse atomique 158,9. Ce m√©tal  de la s√©rie des lanthanides a √©t√© isol√© par G. Urbain. Ses sels sont incolores. C'est un m√©tal mou, argent√©, qui est relativement stable dans l'air sec, mais qui peut s'oxyder l√©g√®rement lorsqu'il est expos√© √† l'humidit√©. 

Terminateur. - Limite entre la région d'un corps du Système solaire éclairée par le Soleil et la région restée dans l'obscurité.

Terra. - Nom donné aux vastes étendues claires et fortement cratérisées de la Lune. Parfois appelés "continents" lunaires, par opposition aux mers lunaires qui sont des étendues plus sombres et plus jeunes (moins de cratères à leur surface).

Terrain. - En g√©ologie, portion plus ou moins √©tendue et √©paisse de l'√©corce terrestre, consid√©r√©e au point de vue de sa nature, de sa structure, de son hydrologie, de son √Ęge et de sa formation. 

Terres raresLanthanides

T√©thys (oc√©an). - Pal√©o-oc√©an qui s√©parait  les masses continentales de Laurasie (au nord) et de Gondwana (au sud), apr√®s la fragmentation de la Pang√©e. Cette mer a exist√© pendant une grande partie du M√©sozo√Įque. La T√©thys a commenc√© √† se refermer pendant le Cr√©tac√© tardif et le Pal√©og√®ne et a caus√© la surrection de nouvelles cha√ģnes de montagnes, comme les Alpes, l'Himalaya et les Pyr√©n√©es.

Tertiaire (√®re). -  Division de l'√©chelle des temps g√©ologiques suivant le M√©sozo√Įque et aujourd'hui r√©unie au Quaternaire pour former le C√©nozo√Įque. L'√®re Tertiaire (entre 65,5 et 1,81 millions d'ann√©es) correspondait √† deux syst√®mes actuels-: le Pal√©og√®ne, et le N√©og√®ne.

Tesla (symbole : T). - Unité de la densité de flux magnétique, et qui mesure l'intensité d'un champ magnétique. Un tesla équivaut à un flux magnétique d'un weber par mètre carré (1 T = 1 Wb/m²).

T√©trah√©drite. - Min√©ral sulfureux complexe qui appartient √† la classe des sulfures et des sulfosels. Sa formule chimique id√©ale est Cu12Sb4S13, mais elle peut varier en composition avec la substitution d'autres √©l√©ments. La t√©trah√©drite est souvent associ√©e √† des minerais de cuivre et d'argent dans les gisements hydrothermaux. Ce min√©ral se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques, souvent agr√©g√©s en masses granulaires ou en veines dans les roches h√ītes. Il peut avoir une couleur variant du gris argent√© au noir, et sa cassure est g√©n√©ralement concho√Įdale √† irr√©guli√®re. La t√©trah√©drite est un minerai important de cuivre et d'argent. Son exploitation peut √™tre rentable en raison de sa teneur √©lev√©e en ces m√©taux. En plus de son int√©r√™t √©conomique, la t√©trah√©drite est √©galement recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa beaut√© et sa complexit√© cristalline. Elle peut √™tre trouv√©e dans des environnements g√©ologiques associ√©s √† des syst√®mes hydrothermaux et √† des zones de m√©tamorphisme r√©gional.
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Thallium (Tl), du grec thall os = rameau, parce que le thallium donne dans le spectre une raie verte. - Corps simple de num√©ro atomique 81 et de masse atomique  204,4. C'est un m√©tal blanc, d√©couvert en 1861, et qui existe dans certaines pyrites. Le thallium peut s'extraire des boues des chambres de plomb, obtenues dans la fabrication de l'acide sulfurique. Il se rapproche beaucoup du plomb par ses propri√©t√©s physiques : il a √† peu pr√®s m√™me couleur et m√™me duret√©. Il fond √† 302 ¬įC et bout √† 1515 ¬įC ; sa densit√© est 11,85. Le thallium est tr√®s oxydable, et s'alt√®re rapidement dans l'air et dans l'eau. Ses sels et en g√©n√©ral toutes ses combinaisons sont toxiques.

Thalweg. -  Le mot thalweg, emprunt√© √† l'allemand, veut dire chemin de la vall√©e. C'est le fond du lit du cours d'eau, le point le plus profond de la goutti√®re o√Ļ se rassemblent et coulent les eaux. Si l'on consid√®re une surface, on sait que ses sections horizontales sont ce que l'on appelle des courbes de niveau, les trajectoires orthogonales des courbes de niveau sont les lignes de pente de la surface. Enfin le lieu des points les plus bas des lignes de pente sont les lignes de thalweg. En g√©n√©ral, si M est un point d'une ligne de thalweg, la ligne de pente qui passe en M a sa tangente horizontale, et la ligne de thalweg est le lieu des points o√Ļ les lignes de pente ont leurs tangentes horizontales. (A.-M. B.).

Thermique (rayonnement). - Rayonnement électromagnétique dépendant directement de la température de la source qui l'émet. ontrairement à la conduction et à la convection, qui nécessitent un milieu matériel pour se propager, le rayonnement thermique peut se propager dans le vide. Lorsqu'un objet est chauffé, les atomes et les molécules qui le composent se mettent en mouvement et émettent de l'énergie sous forme d'ondes électromagnétiques. Ces ondes électromagnétiques, qui appartiennent au domaine infrarouge du spectre, peuvent être absorbées par d'autres objets ou être émises dans l'environnement. Le rayonnement thermique suit la loi de Stefan-Boltzmann, qui énonce que la quantité totale d'énergie émise par unité de surface d'un objet est proportionnelle à la quatrième puissance de sa température absolue (en kelvins).

Thermocline. - Zone de transition dans une masse d'eau (lac, mer, etc.) o√Ļ la temp√©rature change rapidement avec la profondeur. Elle est caract√©ris√©e par un gradient vertical de temp√©rature plus abrupt par rapport aux couches d'eau situ√©es au-dessus et en dessous. La thermocline est principalement caus√©e par les diff√©rences de densit√© de l'eau en fonction de sa temp√©rature. √Ä la surface, l'eau est chauff√©e par l'√©nergie solaire, ce qui la rend plus chaude et moins dense. En dessous, l'eau est plus froide et plus dense. Entre ces deux couches, la thermocline se situe g√©n√©ralement √† une profondeur sp√©cifique o√Ļ la temp√©rature diminue rapidement.

Thermodynamique. - Branche de la physique qui étudie les propriétés et les transformations de l'énergie, ainsi que les relations entre le travail, la chaleur et l'énergie.Elle est basée ordinairement sur trois lois fondamentales, connues sous le nom de lois (ou principes) de la thermodynamique, qui établissent les principes fondamentaux régissant les systèmes thermodynamiques : première loi (conservation de l'énergie), deuxième loi ou principe d'évolution (principe de l'entropie), troisième loi ou principe de Nernst (l'entropie d'un système parfaitement cristallin tend vers zéro à une température absolue de zéro). (Notons que eux ou trois autres "principes" de la thermodynamique sont parfois considérés dans des contextes spécifiques).

Thermomètre. - Instrument destiné à mesurer les températures.

Thermonucléaire. - Terme appliqué aux phénomènes de fusion des noyaux atomiques, au cours desquels s'observent d'importants dégagements d'énergie.

Thermosphère. - Couche de la haute atomosphère, s'étendant entre 80 km et 500 ou 600 km, dans laquelle la température augmente avec l'altitude. Elle se situe entre la mésosphère et l'exosphère.

Thorite. - Min√©ral compos√© principalement de thorium et de dioxyde de thorium (ThO2). Il appartient √† la classe des silicates et est souvent associ√© √† d'autres min√©raux contenant du thorium. Sa formule chimique est ThSiO4. La thorite se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques, souvent en agr√©gats massifs ou en roches. Sa couleur peut varier du jaune au brun, et elle peut parfois √™tre transparente √† translucide. La thorite est g√©n√©ralement radioactive en raison de sa teneur en thorium. La thorite, malgr√© sa radioactivit√©, est √©galement parfois recherch√©e comme sp√©cimen min√©ral pour les collectionneurs. 

Thorium (Th). - El√©ment chimique de la s√©rie des actinides. Num√©ro atomique : 90; masse atomique : 232. 

Thulium (Tm). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 69; masse atomique : 168,9.  C'est un m√©tal de la s√©rie des lanthanides, mou, argent√© et mall√©able. 

Titane (Ti). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 22; masse atomique : 47,9. Identifi√© pour la premi√®re fois en 1791. Ce m√©tal est de couleur noire. Par ses propri√©t√©s, il se rapproche du silicium et de l'√©tain. Il  se trouve dans de nombreuses roches, argiles, minerais de fer; on le trouve √† l'√©tat d'oxyde (rutile, anatase, etc.), de titanate ou sillico-titanate (sph√®ne), ou combin√© au fer (fers titan√©s, etc.). Le titane s'obtient par r√©duction de l'anhydride titanique par le charbon, dans le four √©lectrique de Moissan. C'est un m√©tal tr√®s dur, rayant l'acier, de densit√© 4,6; il fond vers 1800 ¬įC. On en conna√ģt de nombreux compos√©s : chlorures, fluorures, oxydes (l'anhydride titanique que l'on extrait du rutile sert √† le pr√©parer), sulfure, etc. Il donne un alliage l√©ger et r√©sistant avec l'aluminium, avec le fer et le carbone des acides particuliers. L'anhydride titanique peut servir de mati√®re r√©fractaire; on l'utilise aussi comme peinture (blanc de titane). - Le chlorure de titanium a √©t√© employ√© comme fumig√®ne pendant la Grande Guerre.

Titius-Bode (loi de). - Relation empirique permettant de calculer les distances moyennes au Soleil (d, en unit√©s astronomiques) des principales plan√®tes et de la ceinture d'ast√©ro√Įdes. d= 0,3.2n + 0,4. Le nombre n correspondant au rang de la plan√®te, et vaut 0 pour Mercure, 1 pour V√©nus, etc.

Tonnerre. - Bruit qui accompagne la foudre, dont l'éclair est la manifestation visible. Quand le ce bruit ne suit pas immédiatement la fulguration, on peut compter le nombre de secondes qui les séparent, et, en multipliant par 340 (nombre de mètres que le son parcourt à la seconde) calculer approximativement a quelle distance s'est produit le phénomène.

Topaze. - La topaze, connue des bijoutiers sous le nom d'aigue-marine orientale, est minéral rangé parmi les nésosilicates. C'est une combinaison de silice, d'alumine et de fluor [Al2(SiO4),FlOH2]. C'est une substance transparente, d'un jaune plus ou moins éclatant, dure comme le rubis. La variété du Brésil, calcinée, prend une teinte rose. La topaze se trouve le plus souvent parmi les roches 'granitiques, les gneisset les micaschistes.

Topographie*, du grec topos =. lieu, et graphein = d√©crire. - Description et repr√©sentation graphique pr√©cises d'un lieu. Art de repr√©senter graphiquement un lieu avec les accidents de la surface. 

Tornade. - Cyclone tr√®s violent. Plus sp√©cialement, vent tournant tr√®s violent sur la c√īte occidentale d'Afrique.

Torsion. - Phénomène mécanique qui se produit lorsque des forces sont appliquées à un objet solide, provoquant une rotation autour de son axe longitudinal. Lorsqu'une force de torsion est appliquée à un objet, elle crée un couple (moment de torsion) qui tente de faire tourner l'objet autour de son axe central.

Tourbe. - Charbon d'origine végétale qui contient 50 a 67% de carbone et qui se forme dans des conditions anaérobies (en l'absence d'oxygène). Elle est légère et tendre. Sa couleur varie, tirant d'autant plus sur le noir que le gisement est plus ancien; sa structure est fibreuse et spongieuse. La tourbe se forme sur de longues périodes de temps, généralement des milliers d'années. Elle est constituée principalement des restes de mousses, de sphaignes, de plantes aquatiques et de débris végétaux accumulés dans des zones humides. La matière organique se décompose lentement en raison de l'environnement acide et de la faible teneur en oxygène, formant progressivement des couches de tourbe.

Tourbillon. - Masse d'air qui, à l'image des cyclones, se déplace impétueusement, avec un double mouvement de translation et de rotation rapide. Les tourbillons sont des structures caractéristiques de la turbulence. Ils se forment lorsque les différentes couches de fluide glissent les unes contre les autres, créant des régions de rotation. Ces tourbillons varient en taille et en intensité, allant des tourbillons de grande échelle aux tourbillons plus petits et plus turbulents.

Tourmaline. - Sous le nom de tourmalines, on distingue des min√©raux aussi vari√©s par l'aspect que par la composition. Ce sont des borosilicates d'alumine o√Ļ interviennent le fer, le magn√©sium, le mangan√®se, la potasse et la soude. Il y a des tourmalines brunes ou noires, d'autres sont vertes, d'autres sont roses. Leur duret√© est plus grande que celle du quartz. Souvent on les rencontre en baguettes au milieu des roches 'granitiques. En optique, les tourmalines vertes ont √©t√© tr√®s recherch√©es pour l'analyse des rayons lumineux. En joaillerie, au contraire, elles sont peu estim√©es.

Tournesol(papier). - Type de papier utilisé en chimie pour déterminer si une substance est acide ou basique (alcaline) en fonction de sa réaction avec le papier. Si le papier devient rouge, rose ou orangé, cela signifie que la substance est acide (pH bas); si le papier devient bleu ou vert, cela indique que la substance est basique (pH élevé); si le papier reste inchangé, cela peut signifier que la substance est neutre (pH proche de 7).

Trachyte. - Le trachyte (d'un mot grec qui signifie raboteux) est une roche' feldspathique, constitu√©e par une p√Ęte microlithique, en g√©n√©ral rude et caverneuse, de couleur grise, dans laquelle sont diss√©min√©s de gros cristaux de sanidine et des cristaux plus petits de plagioclase, d'hornblende, de pyrox√®ne et de mica noir. Les grains sont souvent fins, impossibles √† distinguer au microscope et laissant entre eux des vides qui donnent aux trachytes une texture poreuse, une cassure in√©gale, un toucher raboteux. Dans d'autres vari√©t√©s, la masse est vitreuse. La couleur des trachytes est en g√©n√©ral le gris clair ou le rouge tirant sur le vert. La p√Ęte se compose de microlithes feldspathiques, que certains auteurs rapportent √† la sanidine et d'autres √† l'oligoclase. La magn√©tite abonde en g√©n√©ral, ainsi que l'apatite et la tridymite. Dans les trachytes proprement dits, les √©l√©ments essentiels sont des feldspaths auxquels s'ajoutent l'amphibole ou l'augite. Le feldspath dominant est en g√©n√©ral la sanidine ou orthose sodique. On y trouve aussi la hornhlende en grains ou en grands cristaux, le mica en lamelles hexagonales. La domite est un trachyte friable terreux, gris, o√Ļ l'on distingue des cristaux de feldspath de grosseur moyenne. On cite aussi des trachytes globulaires, sph√©rolithiques, br√©chiformes. A la famille des roches trachytiques appartiennent les liparites, les sanidophyres ou porphyres trachytiques, les and√©sites, les phonolithes et certains tufs ou conglom√©rats trachytiques. En Allemagne, les roches trachytiques semblent avoir surgi pendant l'√©oc√®ne sup√©rieur dans la r√©gion du Sieben Gebirge. En Am√©rique du Nord, dans les montagnes Rocheuses, c'est au mioc√®ne qu'on rapporte l'apparition des and√©sites √† amphibole ou √† augite. En France, les domites ont apparu, pendant le plioc√®ne, en massifs isol√©s au travers de la cha√ģne des Puys. En Italie, les premi√®res liparites des √ģles Lipari, de Vulcano, du Stromboli; en Gr√®ce, les dacites de Santorin sont de la m√™me √©poque, ainsi que les trachytes et les phonolithes du Brisgau. Au plioc√®ne appartiennent encore le mont Dore, les trachytes √† sanidine et les and√©sites √† augite. 

Train d'ondes. - Succession d'ondes se propageant dans un milieu donné. Chaque onde du train d'ondes transporte de l'énergie et se propage à une certaine vitesse. Un exemple courant de train d'ondes est la lumière visible, qui est composée d'un spectre de différentes longueurs d'onde et de différentes fréquences. Lorsque les ondes lumineuses se propagent dans l'air ou dans un autre milieu transparent, elles forment un train d'ondes qui peut être perçu par nos yeux. Un prisme ou un réseau de diffraction permettent de séparer les ondes individuelles (de fréquence déterminée) d'un tel train d'ondes.

Tra√ģn√©eR√©sistance a√©rodynamique.

Trajectoire. - Chemin suivi au fil du temps par un corps en mouvement dans l'espace. C'est la ligne continue que l'objet trace √† mesure qu'il se d√©place. La trajectoire peut √™tre d√©finie en deux ou trois dimensions, en fonction de la nature du mouvement. Dans le cas d'un mouvement en deux dimensions, la trajectoire est g√©n√©ralement repr√©sent√©e sur un plan cart√©sien avec des coordonn√©es x et y. Dans le cas d'un mouvement en trois dimensions, la trajectoire est repr√©sent√©e √† l'aide de coordonn√©es x, y et z. La trajectoire d'un objet peut √™tre d√©termin√©e par divers facteurs, tels que sa vitesse initiale, sa direction, la force appliqu√©e sur l'objet et les conditions telles que la gravit√© ou la r√©sistance de l'air. 

Transgression. - Le nom de transgression s'applique en géologie à une extension plus ou moins brusque, dans une région, du domaine occupé par la mer. Par opposition, on nomme régression une diminution du même domaine. Dans une succession de terrains, l'existence d'une transgression se manifeste par une plus grande extension horizontale d'une couche déterminée par rapport aux couches antérieurement; déposées. On dit alors que cette couche est transgressive par rapport aux précédentes on qu'elle se présente en transgressivité. Presque toujours une transgression est graduelle, et les termes successifs, dans l'ordre ascendant, ont une extension horizontale de plus en plus grande. L'inverse a lieu pour une régression graduelle. Que la transgression se produise très brusquement ou qu'elle se manifeste d'une manière graduelle, il arrivera fréquemment que la mer, en s'étendant sur une région précédemment exondée, nivellera toutes les aspérités, remaniera tous les éléments épars, de manière à former tout d'abord un conglomérat qui remplira toutes les dépressions et finira par aplanir le fond : c'est ce qu'on appelle un conglomérat de base. C'est ainsi, par exemple, que le Cambrien, transgressif dans le Massif Armoricain, débute le plus souvent par un conglomérat de base, le conglomérat pourpré.

Transition de phase = changement d'√©tat. - Ph√©nom√®ne qui se produit lorsqu'un syst√®me physique passe d'un √©tat √† un autre en r√©ponse √† des variations de temp√©rature, de pression ou de composition. Lors d'une transition de phase, la densit√©, la viscosit√©, l'ordre mol√©culaire ou la conductivit√© √©lectrique, peuvent subir des changements significatifs. Les transitions de phase sont r√©gies par les principes de la thermodynamique et sont souvent associ√©es √† des transferts d'√©nergie : absorption ou  lib√©ration de chaleur (chaleur latente). Parmi les transitions de phase on peut mentionner : la fusion ou transition solide-liquide; la vaporisation (par √©bullition ou par √©vaporation) ou  transition liquide-gaz, la sublimation ou transition solide-gaz (sans passer par l'√©tat liquide); la cristallisation ou transition entre l'√©tat liquide et l'√©tat cristallin. On notera que des transitions de phase sont possibles dans des contextes tr√®s diff√©rents. Par exemple, dans le cas de la transition magn√©tique o√Ļ les propri√©t√©s magn√©tiques d'un mat√©riau changent en r√©ponse √† des variations de temp√©rature ou de champ magn√©tique appliqu√©. On parle aussi de transitions de phase pour d√©crire les changements qui se sont op√©r√©s dans l'univers tr√®s primodial (L'expansion de l'univers).

Transposition (chimie). - R√©action chimique o√Ļ les atomes ou les groupes fonctionnels √† l'int√©rieur d'une mol√©cule sont d√©plac√©s ou r√©arrang√©s pour former une nouvelle structure mol√©culaire. Les transpositions peuvent aussi se produire entre diff√©rentes mol√©cules (transpositions intermol√©culaires). Exemples : 

‚ÄĘ Transposition d'hydrog√®ne. - Cette r√©action implique le d√©placement d'atomes d'hydrog√®ne √† l'int√©rieur d'une mol√©cule pour cr√©er une nouvelle structure mol√©culaire. Elle est souvent utilis√©e dans la chimie organique pour cr√©er des isom√®res.

‚ÄĘ Transposition de groupes fonctionnels. - Des groupes fonctionnels tels que les groupes hydroxyle (‚ÄĒOH), les groupes amino (‚ÄĒNH2), les groupes acyle (‚ÄĒCOCH3), etc., sont d√©plac√©s ou r√©arrang√©s √† l'int√©rieur d'une mol√©cule.

Transuraniens = transactinides. - Eléments chimiques radioactifs situés au-delà de l'uranium dans le tableau périodique des éléments. Ils ont un numéro atomique supérieur à 92 et sont tous artificiels. Les premiers éléments transuraniens ont été synthétisés dans les années 1940 et 1950. Le premier élément transuranien à être produit était le neptunium (Z=93), suivi du plutonium (Z=94) et de l'américium (Z=95). Par la suite, d'autres éléments transuraniens ont été créés, tels que le curium (Z=96), le berkélium (Z=97), le californium (Z=98), l'einsteinium (Z=99), le fermium (Z=100), le mendelevium (Z=101), le nobélium (Z=102) et le lawrencium (Z=103). Au-delà du lawrencium, les éléments transuraniens sont très instables, ce qui rend leur synthèse et leur étude très difficile.

Trapp. - Sous les noms de trapps, de basanites, de greenrocks , etc., les g√©ologues anglais ont d√©sign√© tout un groupe de roches √©ruptives, √† texture porphyro√Įde et microlithique, qu'on rencontre notamment dans la plupart des bassins houillers du Massif Central et d'Angleterre et qui se confondent presque compl√®tement avec les porphyrites micac√©es de Michel L√©vy et avec les dioritines. Les roches trapp√©ennes du Morvan, notamment, pr√©sentent des cristaux d'augite dans une p√Ęte microlithique de mira noir et de feldspath renfermant souvent une certaine proportion de mati√®re amorphe, Elles sont, d'ordinaire, en filons minces, de 1 √† 2 m de puissance, se poursuivant parfois sur plusieurs kilom√®tres. Beaucoup de vari√©t√©s contiennent du p√©ridote : elles passent alors aux m√©laphyres. (L. S.).

Travail d'une force. - Grandeur scalaire définie comme le produit d'une force par la longueur du déplacement de son point d'application, suivant la direction de la force : W = F.d. Les dimensions du travail [ML²T-²] sont celles de l'énergie, et se mesure aussi en joules.

Travail virtuelVirtuel.

Tremblement de terreSéisme.

Triassique (ou Trias). - Plus ancienne p√©riode du M√©sozo√Įque. Elle succ√®de au Permien et pr√©c√®de le Triassique. Le Triassique s'√©tend entre 251 et 200 millions d'ann√©es avant le pr√©sent. Les continents √©taient alors regroup√©s en un supercontinent appel√© Pang√©e. Au d√©butde cette p√©riode , la Terre √©tait relativement chaude et s√®che, mais elle a connu des variations climatiques s ignificatives au fil du temps.

Triboluminescence. - Luminescence produite par le frottement ou la rupture de certains matériaux, tels que le sucre, le quartz ou le verre.

Tritium. - Isotope radioactif de l'hydrogène. Il est représenté par le symbole T ou 3H et possède un noyau composé de deux neutrons et d'un proton. Contrairement à l'hydrogène ordinaire, qui n'a pas de neutrons dans son noyau, le tritium est instable et se désintègre spontanément avec une demi-vie d'environ 12,3 ans.

Trois corps (problème des). - Il s'agit d'une des questions traditionnelles de mécanique céleste. Il consiste à essayer de déterminer les trajectoires de trois corps soumis mutuellement à leur attraction gravitationnelle. En général, il n'est pas possible de résoudre ce problème analytiquement (c'est-à-dire sous la forme d'une simple équation). On ne peut en donner une solution que par des calculs approchés.

Trombe. - Cyclone de petit rayon soulevant une masse d'eau en colonne et l'animant d'un mouvement rapide. Les trombes sont accompagnées généralement d'un vent violent soufflant en tempête et qui renverse tout sur son passage, puis d'éclairs, de grêle, de pluie. Elles se compliquent souvent encore d'un mouvement d'aspiration, qui peut dessécher, les petits cours d'eau et les mares, quand la trombe circule sur le continent, ou, quand elle évolue sur la mer, élever avec grand bruit une colonne d'eau dangereuse pour les navires que celle-ci vient à rencontrer. Les marins d'autrefois avaient recours au canon pour briser la colonne liquide et arrêter l'eau de la trombe, mais ils ne réussissaient qu'à atténuer momentanément le phénomène.

Tropique. - En astronomie, c'est le nom donn√© aux parall√®les passant par les points solsticiaux. Les petits cercles de la sph√®re c√©leste dont les plans sont parall√®les √† celui de l'√©quateur et passent par les solstices re√ßoivent les noms de tropique du Cancer et de tropique du Capricorne; le premier est situ√© dans l'h√©misph√®re bor√©al, le second dans l'h√©misph√®re austral. Les c√īnes qui ont pour sommet le centre de la Terre, suppos√© en co√Įncidence avec le centre de la sph√®re c√©leste, et pour bases les tropiques, d√©terminent sur la  Terre des parall√®les qui portent les m√™mes noms et qui, avec les cercles polaires, partagent la surface de la Terre en cinq zones, glaciaires, temp√©r√©es et tropicale, comprise entre les deux tropiques. 

Tropique (année). - Intervalle de temps qui s'écoule entre deux passages successifs du Soleil à l'équinoxe du printemps.

Troposph√®re. - Nom donn√© √† la couche atmosph√©rique qui se trouve au contact de la Terre, et dont l'√©paisseur est d'une dizaine de kilom√®tres. Sa temp√©rature moyenne pr√®s du sol est de 15 ¬įC et √† son sommet (tropopause) de -50 ¬įC environ. C'est la couche o√Ļ la plupart des ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques se produisent. La variation de la temp√©rature dans cette couche joue un r√īle crucial dans la formation des nuages, des pr√©cipitations et des syst√®mes climatiques. La troposph√®re contient d'ailleurs la majorit√© de l'humidit√© atmosph√©rique. L'eau y est pr√©sente sous forme de vapeur et de goutelettes liquides dans les nuages.

Trou coronal. - Région de l'atmosphère solaire, ordinairement observée dans les hautes latitudes, dont les diverses caractéristiques (absence de rayonnement ultraviolet et X) semblent indiquer l'absence de couronne. C'est des trous coronaux que se dégage le vent solaire.

Trou noir. - R√©gion de l'espace temps dans laquelle r√®gne un champ de gravitation tel que rien ne peut s'en lib√©rer, pas m√™me la lumi√®re. 

Trou de ver. - Objet théorique envisagé dans le cadre de la relativité générale, souvent décrit comme une sorte de tunnel reliant deux points éloignés de l'univers, et permettant potentiellement de voyager rapidement entre eux. Une extrémité du tunnel serait analogue à un trou noir, l'autre en serait l'exact inverse (un trou blanc). Un tel raccourci dans l'espace-temps exigerait pour se former des conditions physiques extrêmes et pour se maintenir des formes exotiques de matière, dont nous ne savons pas encore si elles existent dans l'univers. Les trous de ver soulèvent également des questions concernant la violation de la causalité, puisqu'il pourraient rendre possible le voyage dans le temps, et, partant, susciteraient des paradoxes.

Troyens (ast√©ro√Įdes). - Se dit des petits corps, normalement des ast√©ro√Įdes, plac√©s √† proximit√© d'un des points de Lagrange (L4 ou L5) d'une plan√®te. C'est-√†-dire sur la m√™me orbite qu'elle, mais 60¬į devant ou derri√®re. Dans le Syst√®me solaire, Jupiter poss√®de deux essaims de troyens. On conna√ģt √©galement des troyens de Mars.

Tsunami. - Nom donn√© initialement aux seuls ras de mar√©e √©prouv√©s par les c√ītes de l'oc√©an Pacifique, et devenu synonyme de ras de mar√©e.

T Tauri. - Les T Tauri forment une classe de très jeunes étoiles, dont le prototype est l'étoile T de la constellation du Taureau(La Formation des étoiles*). Avec des masses et des température superficielles comparables à celles du Soleil, mais avec une luminosité plus importante, les points représentatifs des T Tauri se placent dans un diagramme HR, entre la séquence principale et la branche des géantes


T Tauri (Taureau).

En fait, ces objets tr√®s jeunes, le plus souvent group√©es en associations, connaissent une √©volution rapide. Encore au stade de la contraction gravitationnelle, les T Tauri se sont tout juste d√©gag√©es du cocon de poussi√®res opaques au sein duquel la mati√®re qui les compose √† commenc√© √† s'accumuler, et rejoindront bient√īt la s√©quence principale, c'est-√†-dire le stade au cours duquel l'√©nergie qu'elles rayonneront proviendra de r√©actions de fusion thermonucl√©aire se d√©roulant dans  leurs r√©gions centrales. Pour l'instant l'√©nergie qu'elles √©mettent en abondance est directement issue de l'√©chauffement du gaz qui les compose, et que la contraction gravitationnelle comprime. Encore instables,  les T Tauri connaissent de fr√©quentes sautes d'humeur : cela peut se manifester par des flashes X, mais aussi plus simplement par de fortes variations de leur √©mission dans leur domaine radio, et par des vents stellaires puissants. Elles sont √©galement des sources de rayonnement infrarouge, qui la plupart du temps semble pouvoir s'expliquer par la pr√©sence autour d'elles d'un disque de poussi√®res.

Tube √©lectronique. - Dispositif qui utilise le contr√īle du flux d'√©lectrons dans un vide plus ou moins pouss√©  pour effectuer diverses fonctions √©lectroniques. Les tubes √©lectroniques sont aujourd'hui  en grande partie remplac√©s par des composants √©lectroniques √† semi-conducteurs plus petits et plus efficaces, tels que les transistors.

Tuf. -  Roche s√©dimentaire, d'origine pyroclastique, d√©pos√©e par des √©ruptions volcaniques. Il existe aussi des tufs autour des sources chaudes et des geysers, lorsque des min√©raux pr√©cipitent √† partir de l'eau charg√©e en min√©raux et enveloppent les particules d'origine volcaniques. Les tufs peuvent varier en taille de particules, de la fine cendre volcanique aux fragments de lapilli et de blocs plus gros. Leur composition peut varier en fonction de celle du magma d'origine et des processus d'√©ruption. On peut dire cependant que la silice (SiO2) est l'un des composants majeurs des tufs volcaniques. Elle peut √™tre pr√©sente sous forme de verre volcanique, de cristaux de quartz ou d'autres min√©raux silicat√©s. L'alumine (Al2O3) est une autre substance commune; elle est souvent associ√© √† des feldspaths et des argiles. Le fer (Fe) peut aussi se rencontrer sous forme oxydes et les sulfures. On peut enfin rencontrer dans les tufs, parmi d'autre substances, g√©n√©ralement en proportions plus faibles, des oxydes de calcium (CaO), de magn√©sium (MgO), de sodium  (Na2O) et de potassium (K2O).

Tungstates. - Compos√©s chimiques form√©s de l'ion tungstate (WO‚āĄ¬≤‚ĀĽ) combin√© √† un cation. Les tungstates sont des sels ou des esters de l'acide tungstique (H2WO4). Exemples : tungstate de sodium (Na2WO4); la scheelite ou tungstate de calcium (CaWO4); tungstate de baryum (BaWO4); tungstate de plomb (PbWO4); tungstate de zinc (ZnWO4); tungstate de fer (FeWO4); tungstate de molybd√®ne (MoWO4), etc.  Les tungstates sont souvent utilis√©s dans l'industrie pour diverses applications telles que les pigments, les catalyseurs et les mat√©riaux luminescents. 

Tungst√®ne (W). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 74; masse atomique 183,8.  C'est un m√©tal tr√®s dur, d'un gris presque noir, ayant l'aspect du fer. Il a √©t√© d√©couvert par Scheele en 1783. Le tungst√®ne se rencontre dans la nature √† l'√©tat de tungstate de fer et de mangan√®se ou de tungstate de calcium (scheelite).  Il a pour densit√© 19,1; il fond vers 3400 ¬įC. On l'emploie industriellement en alliage avec le fer (ferro-tungst√®ne) et le cuivre; il communique √† ces m√©taux plus de duret√© et de t√©nacit√©.

Tungstique. - Se dit d'un oxyde et d'un acide d√©rivant du tungst√®ne. 

Tunnel (effet). - Ph√©nom√®ne quantique correspondant √† la possibilit√© qu'a une particule de traverser une barri√®re de potentiel m√™me si elle n'a pas suffisamment d'√©nergie pour surmonter cette barri√®re selon les lois de la physique classique. Cet effet est d√Ľ √† la nature ondulatoire des particules. Selon la physique quantique, les particules sont d√©crites par des fonctions d'onde qui d√©crivent leur comportement probabiliste. Lorsque ces particules rencontrent une barri√®re de potentiel, la fonction d'onde se propage √† travers la barri√®re plut√īt que d'√™tre compl√®tement r√©fl√©chie ou absorb√©e. Il existe donc une probabilit√© non-nulle de d√©tecter la particule au-del√† de la barri√®re de potentiel, comme si elle avait "creus√© un tunnel" √† travers elle.

Turbulence. - Ecoulement chaotique et irrégulier d'un fluide (air, eau, etc.). Elle se produit lorsque l'écoulement d'un fluide devient instable parce que les forces agissant sur lui dépassent un certain seuil. Elle se manifeste par des tourbillons, des fluctuations rapides de la vitesse et de la pression, ainsi que des changements aléatoires dans la direction de l'écoulement. Dans un écoulement turbulent, l'énergie est transférée à travers différentes échelles spatiales. Les grandes structures de tourbillons transmettent leur énergie aux structures plus petites par un processus connu sous le nom de cascade d'énergie. Cette cascade continue jusqu'à ce que l'énergie soit dissipée sous forme de chaleur en raison de l'effet de la viscosité du fluide.

Turquoise. - La turquoise est un phosphate hydrat√© d'alumine. Son nom vient de ce qu'elle a √©t√© introduite en Europe par la Turquie. En Iran, on trouve la turquoise en rognons enclav√©s dans les argiles. C'est une pierre pr√©cieuse, opaque, d'un bleu clair, plus dure que le verre et susceptible de prendre un beau poli. La turquoise orientale est inattaquable aux acides et infusible au chalumeau. La turquoise occidentale ou fausse turquoise consiste en fragments d'os ou d'ivoire' fossile p√©n√©tr√©s de phosphate de fer; elle est attaqu√©e par les acides et br√Ľle en donnant une odeur animale.

Tyndall (effet). - Ph√©nom√®ne optique qui se produit lorsque des particules de petite taille dispersent la lumi√®re quand celle-ci passe √† travers un milieu contenant ces particules. Cela cr√©e un faisceau de lumi√®re visible qui est g√©n√©ralement plus visible dans certaines directions que dans d'autres. La lumi√®re dispers√©e par les particules peut donner une couleur apparente au faisceau de lumi√®re, qui peut varier du bleu au vert, en fonction de la taille des particules et de la longueur d'onde de la lumi√®re incidente. On peut √™tre tent√© de  rapprocher l'effet Tyndall de la diffusion Rayleigh, mais cette derni√®re concerne des particules beaucoup plus petites que la lumi√®re incidente et et, dans ce cas la diffusion de la lumi√®re est isotrope, sans couleur apparente. 

Type spectral (des √©toiles). - Mode de classification des √©toiles en fonction des caract√©ristiques de leur spectre , et notamment de leur temp√©rature. Le spectre d'une √©toile est la r√©partition de son rayonnement √©lectromagn√©tique en fonction de la longueur d'onde. La classification spectrale des √©toiles utilise une s√©quence de lettres, appel√©e s√©quence de Harvard, et est bas√©e principalement sur les caract√©ristiques d'absorption (raies spectrales) des √©l√©ments chimiques pr√©sents dans l'atmosph√®re des √©toiles. Chaque type spectral est associ√© √† des caract√©ristiques physiques sp√©cifiques de l'√©toile, telles que sa temp√©rature de surface, sa luminosit√© et sa masse. Les types spectraux principaux, du plus chaud au plus froid  sont :

O : étoiles très chaudes et massives, avec un spectre riche en raies d'ionisation.

B : étoiles chaudes avec un spectre caractérisé par des raies d'hydrogène et des raies d'ions neutres et ionisés.

A : étoiles chaudes, souvent appelées étoiles blanches, avec un spectre dominé par les raies de l'hydrogène.

F : étoiles plus chaudes que le Soleil, avec un spectre contenant des raies d'absorption de métaux ionisés.

G : étoiles jaunes, semblables au Soleil, avec un spectre riche en raies de métaux ionisés.

K : étoiles oranges à rouges, avec un spectre caractérisé par des raies d'absorption de métaux neutres.

M : étoiles rouges et froides, avec un spectre présentant de nombreuses raies d'absorption de métaux neutres et des bandes d'absorption moléculaires.

Typhon. - Violente temp√™te tropicale qui se forme dans l'oc√©an Pacifique occidental. Les typhons sont essentiellement les m√™mes ph√©nom√®nes que les ouragans dans l'oc√©an Atlantique et les cyclones dans l'oc√©an Indien. Ce sont des syst√®mes m√©t√©orologiques intenses caract√©ris√©s par des vents puissants, des pr√©cipitations abondantes et des conditions atmosph√©riques instables. Les typhons se forment g√©n√©ralement au-dessus des eaux chaudes de l'oc√©an, o√Ļ l'√©vaporation de l'eau cr√©e de l'humidit√© et de l'√©nergie pour alimenter la temp√™te. Lorsque cette chaleur et cette humidit√© s'√©l√®vent dans l'atmosph√®re, elles cr√©ent un syst√®me de basses pressions. L'air environnant se pr√©cipite vers la zone de basse pression, ce qui entra√ģne des vents forts en rotation autour du centre de la temp√™te, connu sous le nom d'Ňďil. Les typhons peuvent √™tre extr√™mement destructeurs, avec des vents violents pouvant d√©passer les 200 km/h, de fortes pr√©cipitations qui entra√ģnent des inondations, des vagues de temp√™te et des glissements de terrain. Ils peuvent causer des dommages mat√©riels importants aux structures, aux infrastructures et √† l'environnement, ainsi que des perturbations majeures aux syst√®mes de transport et aux activit√©s √©conomiques. Les r√©gions les plus touch√©es par les typhons sont g√©n√©ralement les pays situ√©s dans le bassin du Pacifique occidental, tels que les Philippines, le Japon, la Chine et les nations insulaires du Pacifique. Ces r√©gions sont souvent expos√©es √† des typhons pendant la saison des typhons, qui s'√©tend g√©n√©ralement de juin √† novembre.
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