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Republika ng Pilipinas (Pilipinas) |
13 00 N, 122 00 E ![]() |
Les Philippines -
Carte des Philippines. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). Cet archipel a reçu divers noms qui ne
furent pas retenus celui d'archipel de Saint-Lazare, attribué aussi primitivement
aux îles des Larrons ou Mariannes; de Magellanie,
en souvenir de son découvreur, en 1521; d'lles occidentales, rappelant
que son voyage s'effectua de l'Est à l'Ouest; c'étaient aussi les Indes
espagnoles. Le nom qui est resté lui fut donné par Lopez de Villalobos
(1543) en l'honneur du prince des Asturies, le futur Philippe II Géographie physique des PhilippinesRelief.Reliées aux îles de l'archipel indonésien par un plateau sous-marin (210 m) à peu près continu, mais bordées à l'Est. et à l'Ouest par des profondeurs considérables (Fosse des Philippines, -10 497 m), les Philippines se trouvent situées dans une des zones de rencontre de plaques tectoniques, ce qui lui vaut une activité volcanique et sismique importante. Les plus célèbres volcans sont : le Mayon, réputé pour sa forme conique parfaite, et le Taal, l'un des volcans les plus dangereux du pays, le Bulusan, le Babuyan, le Pinatubo (grande éruption en 1991) dans Luçon, et le volcan d'Apo (2954 m), point culminant du pays, dans l'île de Mindanao. Le relief volcanique est ainsi une caractéristique majeure de la géographie philippine. Le pays se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone d'intense activité tectonique. Les Philippines comptent plus de 50 volcans actifs. La topographie est dominée par le caractère montagneux des îles, la majorité de leur surface étant constituée de terrains élevés. Luzon.
Mindanao.
Visayas
et autres îles.
Au nord-ouest des Visayas, (près de Luzon) se trouve Mindoro (40,200 km²), qui a des montagnes élevées (2585 m au mont Halcon), mais à pentes douces, et, le long des côtes, une bordure de collines basses couvertes de forêts. Ville principale : Calapan. Plus à l'écart à l'ouest, s'étirant entre Mindoro est Bornéo se trouve Palawan ou Paragua, au Sud-Ouest, qui a 520 km de long et une largeur moyenne de 42 km. Sommet le plus élevé : le mont Mantalingajan (2054 m). Les Visayas sont entourées de mers peu profondes, avec des plateaux continentaux abritant des récifs coralliens étendus, notamment dans la région de Palawan, au sud-ouest, connue pour ses paysages karstiques spectaculaires et sa biodiversité marine exceptionnelle. Hydrographie.
Climat.
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Biogéographie des PhilippinesLes Philippines constituent l'un des hauts lieux mondiaux de la biodiversité, classées parmi les 17 pays dits mégadivers. Leur situation géographique dans le triangle de la biodiversité corallienne, combinée à l'isolement insulaire de l'archipel et à une topographie variée, a favorisé l'émergence d'un grand nombre d'espèces endémiques. Le pays héberge plus de 52 000 espèces connues, dont plus de la moitié sont endémiques. La biogéographie philippine est le fruit d'un long isolement géologique, d'une mosaïque d'habitats complexes et de conditions climatiques diverses.L'archipel se divise en plusieurs régions biogéographiques, chacune présentant une faune et une flore spécifiques. La ligne de Huxley, une variante de la ligne de Wallace, traverse le sud du pays, et sépare les faunes asiatiques et australo-pacifiques. Luzon est un noyau biogéographique à part entière, avec ses propres espèces endémiques de mammifères, d'oiseaux et de reptiles. On y trouve notamment le rat à nuque rayée de Luzon (Tryphomys adustus), l'aigle des Philippines (Pithecophaga jefferyi) dans la Sierra Madre, ou encore la civette palmiste. Les forêts de montagne de Luzon renferment des écosystèmes uniques allant de la forêt tropicale humide aux forêts de conifères subtropicales à haute altitude. Mindanao constitue un autre foyer biogéographique important. Elle est le principal habitat de l'aigle des Philippines, l'un des plus grands et des plus rares rapaces du monde, vivant dans les forêts humides de haute altitude. Mindanao abrite également le tarsier philippin (Carlito syrichta), primate nocturne emblématique, ainsi que le cerf de Mindanao et plusieurs espèces de rats, grenouilles et serpents endémiques. Ses hautes chaînes montagneuses et ses plateaux boisés conservent encore d'importantes zones de forêts primaires. Les Visayas sont composées d'îles plus petites, souvent soumises à une déforestation intense. Malgré cela, certaines espèces subsistent, comme le céphalophe des Visayas (Cervus alfredi), le calao à joue rouge et plusieurs espèces de chauves-souris rares. Ces îles ont servi de refuges fragmentés pour des espèces forestières menacées, ce qui a entraîné un fort taux de spéciation locale. Palawan, parfois considérée comme une extension biogéographique de Bornéo, possède une biodiversité distincte de celle du reste des Philippines. Elle présente des espèces proches des faunes malaises, telles que le pangolin de Palawan (Manis culionensis), le chat-léopard (Prionailurus bengalensis) et de nombreuses espèces de lézards, amphibiens et oiseaux tropicaux. Ses récifs coralliens, mangroves, forêts de plaine et karsts calcaires en font une zone de biodiversité terrestre et marine exceptionnellement riche. La biodiversité marine est tout aussi impressionnante : les Philippines se trouvent au coeur du Triangle de corail, reconnu comme le plus riche écosystème marin de la planète. On y recense plus de 500 espèces de coraux constructeurs de récifs, plus de 2000 espèces de poissons, dont le napoléon, le poisson-clown, des requins-marteaux et de nombreuses espèces de céphalopodes. Les mangroves bordent de vastes portions du littoral, agissant comme nurseries pour les poissons et barrière naturelle contre les tempêtes. Les herbiers marins, présents dans les zones peu profondes, servent de refuge à des espèces emblématiques comme les dugongs et les tortues vertes. Malgré cette richesse exceptionnelle, la biodiversité philippine est gravement menacée. Le taux de déforestation est parmi les plus élevés d'Asie, avec moins de 20 % de couverture forestière originelle intacte. L'expansion agricole, l'exploitation minière, la coupe illégale de bois et l'urbanisation non planifiée sont les principaux facteurs de destruction des habitats terrestres. La surpêche, le blanchissement des coraux lié au réchauffement climatique et la pollution marine affectent les écosystèmes côtiers. Environ un tiers des mammifères philippins sont aujourd'hui menacés d'extinction, tout comme un grand nombre d'oiseaux, de reptiles et de plantes. Les efforts de conservation
se développent depuis les années 2000. Plusieurs parcs nationaux et réserves
naturelles ont été créés, notamment la réserve naturelle de la Sierra
Madre, le parc naturel du récif de Tubbataha classé au patrimoine mondial
de l'Unesco, ou encore le parc national de Puerto Princesa Ă Palawan.
Des programmes de reproduction en captivité et de réintroduction concernent
l'aigle des Philippines, le tamarau (bufflon nain de Mindoro) et le crocodile
des Philippines.
Les collines de Chocolat, aux Philippines. - Cette formation géologique inhabituelle, à Bohol, est constituée de près de 1300 collines en forme de cône, toutes de la même taille, étalées sur près de 50 km². Le nom de ces collines vient de ce que l'herbe qui couvre les couvre brunit pendant la saison sèche. Source : The World Factbook. Géographie humaine des PhilippinesPopulation.Les Philippines comptent une population de plus de 118 millions d'habitants en 2025, ce qui en fait l'un des pays les plus peuplés d'Asie du Sud-Est. Le pays connaît une croissance démographique soutenue, avec un taux de natalité relativement élevé, bien que ce dernier tende à diminuer lentement sous l'effet de l'urbanisation, de l'amélioration de l'éducation et des politiques de planning familial. La population est majoritairement jeune, avec une médiane d'âge d'environ 25 ans. La majorité de la population vit sur les îles de Luzon, particulièrement dans la région métropolitaine de Manille, qui forme une vaste conurbation de plus de 13 millions d'habitants. Cette zone urbaine souffre de surpopulation, de congestion, de précarité urbaine et d'une forte informalité. Les régions rurales, en particulier celles de Mindanao et certaines îles des Visayas, restent plus faiblement peuplées, bien que la migration intérieure et les déplacements forcés, notamment dus à des conflits armés ou à des catastrophes naturelles, affectent la distribution démographique. La famille occupe une place centrale dans la société philippine, structurée autour de réseaux étendus généralement multigénérationnels. Le système de parenté et les obligations familiales influencent aussi bien les choix économiques que politiques. La société conserve également des traits patriarcaux, bien que les femmes jouissent d'un niveau élevé d'éducation et de participation dans certains secteurs, notamment les services, la santé et les migrations internationales. Environ 12 millions de Philippins vivent à l'étranger comme travailleurs migrants, principalement au Moyen-Orient, aux États-Unis, au Canada, à Singapour et en Europe. Ces migrations alimentent l'économie nationale par le biais des transferts de fonds, qui représentent plus de 9 % du PIB. Ce phénomène influence les structures familiales, la culture populaire, les aspirations sociales et la consommation. Le niveau d'éducation est relativement élevé, avec un taux d'alphabétisation supérieur à 95 %. Le pays possède un système éducatif influencé par le modèle américain, avec une scolarisation obligatoire jusqu'à 12 ans. Toutefois, des disparités subsistent entre les zones urbaines et rurales, et le système éducatif fait face à des défis en termes de qualité, d'infrastructure et de formation des enseignants. La pauvreté, bien qu'en diminution relative, touche encore une part importante de la population, notamment dans les régions reculées et les zones rurales. L'économie informelle est très répandue, et les inégalités sociales restent importantes. L'accès aux soins de santé, à l'eau potable, au logement décent et à la sécurité sociale est inégalement réparti. Le développement humain est freiné par des problèmes structurels liés à la corruption, à la centralisation excessive du pouvoir, à l'instabilité politique locale et à la violence armée dans certaines régions. Enfin, les catastrophes naturelles fréquentes (typhons, tremblements de terre, éruptions volcaniques) ont une influence directe sur les dynamiques sociales, avec des déplacements internes importants, une précarité renforcée des populations vulnérables, et une résilience communautaire mise à rude épreuve. Quelques-unes des principales villes des Philippines
Groupes ethnolinguistiques. On y recense officiellement aux Philippines plus de 175 groupes ethnolinguistiques, presque tous appartenant à la famille des langues austronésiennes. Ces multiples groupes, répartis de manière inégale à travers l'archipel, coexistent dans un système sociopolitique centralisé, mais leur reconnaissance légale est encadrée par la loi sur les droits des peuples indigènes (Indigenous Peoples' Rights Act – IPRA, 1997), qui vise à protéger leur identité, leurs territoires ancestraux et leur droit à l'autodétermination. Malgré cela, beaucoup continuent de lutter contre la discrimination, l'assimilation forcée et l'exclusion économique. Tagalog.
Bisaya.
Cebuano.
Les Cebuano, forment le deuxième groupe en importance. Ils vivent principalement dans les Visayas centrales (notamment Cebu, Bohol, Negros oriental) ainsi que dans certaines régions de Mindanao. Leur langue, le cebuano, est la plus parlée après le tagalog. Ce groupe est fortement ancré dans la tradition chrétienne catholique et a une forte culture urbaine et commerciale, en particulier à Cebu City, deuxième pôle économique du pays. Ilocano.
Bicolano.
Kapampangan.
Pangasinense.
Igorot.
Moro.
Lumad.
Un quai à l'abandon sur la petite île de Corregidor, près de Manille. Culture.
La religion joue un rôle fondamental dans la culture quotidienne. Environ 80 % de la population est catholique romaine, héritage de trois siècles de colonisation espagnole. La foi catholique s'exprime à travers une pratique religieuse fervente, de nombreuses fêtes patronales (fiestas), des processions spectaculaires comme celle du Nazaréen noir à Manille, et des rites populaires mêlant christianisme et éléments précoloniaux. Les autres confessions chrétiennes, telles que l'Église indépendante philippine, les protestants et les évangéliques, sont également présentes. L'islam est pratiqué par environ 6 % de la population, principalement dans le sud, à Mindanao, dans l'archipel de Sulu et la région autonome Bangsamoro. D'autres religions comprennent l'Église indépendante philippine, diverses confessions protestantes, les Témoins de Jéhovah, les bouddhistes et les animistes, en particulier chez les populations indigènes. Les relations familiales sont hiérarchisées, avec un fort respect pour les parents et les aînés. Les familles élargies vivent fréquemment sous un même toit ou à proximité, et les décisions importantes sont prises collectivement. Cette structure renforce la solidarité, notamment dans les contextes de migration ou de précarité. Les valeurs de pakikisama (harmonie sociale), utang na loob (dette morale) et hiya (honte sociale) régulent les comportements individuels au sein du groupe. La musique et la danse sont omniprésentes dans la vie culturelle philippine. Les formes traditionnelles comprennent les chants rituels indigènes, les instruments à percussion en bambou, les gongs en bronze (kulintang), ainsi que les danses folkloriques comme le tinikling, inspiré des mouvements d'oiseaux entre les bambous. La période coloniale a introduit les haranas (sérénades), les rondallas (orchestres à cordes) et les danses de salon hispanisées. Aujourd'hui, la musique pop, la chanson sentimentale (OPM – Original Pilipino Music) et la culture karaoké sont extrêmement populaires dans toutes les couches sociales. Les arts visuels sont variés et reflètent à la fois les traditions autochtones et les influences occidentales. Les arts indigènes comprennent la sculpture sur bois, la fabrication de textiles, les tissages tribaux, les tatouages rituels et la vannerie. L'art religieux colonial est visible dans les églises baroques, les retables et les peintures murales sacrées. L'art contemporain philippin, quant à lui, mêle critique sociale, esthétique urbaine, graffiti et performances multimédias. La littérature philippine est produite dans plusieurs langues, principalement en tagalog, cebuano, ilocano et anglais. Elle remonte aux épopées orales indigènes comme le Biag ni Lam-ang, et a été profondément marquée par la période coloniale, avec des écrivains comme José Rizal, dont les romans Noli Me Tangere et sa suite El Filibusterismo ont inspiré la lutte pour l'indépendance. La poésie, la nouvelle, les essais politiques et les pièces de théâtre sont des formes d'expression vivantes, volontiers utilisées comme outils de contestation ou d'affirmation identitaire. La gastronomie philippine combine des éléments austronésiens, chinois, espagnols et américains. Les plats emblématiques sont l'adobo (viande marinée au vinaigre et à l'ail), le sinigang (bouillon acide), le lechón (porc rôti entier), les nouilles chinoises (pancit), le riz omniprésent sous toutes ses formes, et les halo-halo (desserts glacés multicolores). Chaque région possède ses spécialités, souvent influencées par les produits locaux et les coutumes religieuses. Les repas sont des moments sociaux et familiaux importants, ordinairement accompagnés de musique ou de célébrations. Le cinéma philippin est l'un des plus anciens d'Asie, avec une tradition riche allant des films propagandistes de l'ère coloniale aux oeuvres contemporaines reconnues dans les festivals internationaux. Le cinéma de masse (mainstream) produit des mélodrames, comédies romantiques et films d'action, tandis que le cinéma indépendant (indie) aborde des thèmes plus complexes : pauvreté, identité, diaspora, violence politique. Des réalisateurs comme Lino Brocka, Brillante Mendoza ou Lav Diaz sont internationalement reconnus. Les coutumes vestimentaires combinent vêtements modernes occidentaux et habits traditionnels. Le barong tagalog pour les hommes et le terno pour les femmes sont portés lors des cérémonies officielles. Les tenues tribales, souvent richement décorées de perles, de tissages et de plumes, sont encore utilisées dans les festivals culturels et certaines communautés indigènes. Les fêtes sont des moments majeurs de la culture philippine. Chaque village ou ville a sa propre fiesta, souvent en l'honneur d'un saint protecteur, mêlant rites religieux, parades colorées, spectacles de rue et concours artistiques. Certaines célébrations comme le Sinulog à Cebu, le Ati-Atihan à Kalibo ou le Kadayawan à Davao attirent des milliers de visiteurs. Ajoutons que la culture numérique prend une place croissante. Les Philippines sont l'un des pays les plus connectés d'Asie en termes d'usage des réseaux sociaux. Internet devient un espace d'expression culturelle, politique et artistique, où les jeunes en particulier créent de nouvelles formes d'identité hybride mêlant tradition et modernité, ruralité et globalisation. Economie.
L'un des moteurs clés de l'économie philippine est le secteur des services, qui représente plus de 60 % du PIB. Parmi les branches les plus dynamiques figure l'industrie de l'externalisation des processus métiers (BPO), notamment dans les centres d'appels, la comptabilité, l'informatique et les services juridiques. Ce secteur emploie des millions de jeunes diplômés anglophones et attire des investissements étrangers constants. Le tourisme, bien que sensible aux aléas politiques et climatiques, constitue également une source de revenus significative, avec des destinations populaires comme Boracay, Palawan et Cebu. Le secteur industriel contribue à environ 30 % du PIB. Il comprend principalement la fabrication de composants électroniques, le textile, la transformation agroalimentaire, les matériaux de construction, et de plus en plus, l'assemblage de pièces automobiles. La zone économique spéciale de Cavite et d'autres pôles industriels dans le centre de Luzon et autour de Manille accueillent de nombreuses multinationales. Le pays mise sur les zones franches et les incitations fiscales pour attirer les investissements étrangers directs, notamment en provenance du Japon, de la Corée du Sud et des États-Unis. L'agriculture, bien que déclinante en part relative dans l'économie (moins de 10 % du PIB), emploie encore près d'un quart de la population active. Les principales cultures sont le riz, la noix de coco, le maïs, la canne à sucre, la banane et l'ananas, destinés à la fois à la consommation intérieure et à l'exportation. La pêche est également un secteur vital, surtout pour les communautés côtières. Toutefois, l'agriculture philippine reste vulnérable aux typhons, à la dégradation des terres et au manque d'investissements dans l'irrigation, la technologie et les infrastructures rurales. Les transferts de fonds envoyés par les travailleurs philippins à l'étranger représentent une composante centrale de l'économie nationale, atteignant chaque année environ 10 % du PIB. Plus de 12 millions de Philippins vivent et travaillent à l'étranger, principalement dans les pays du Golfe, à Hong Kong, aux États-Unis, au Canada et en Europe. Ces envois de fonds soutiennent la consommation des ménages, l'éducation et la construction résidentielle, tout en jouant un rôle stabilisateur pour la balance des paiements. Le commerce extérieur est orienté vers les exportations de semi-conducteurs, de composants électroniques, de fruits tropicaux et de produits marins, tandis que les importations concernent principalement les carburants, les machines, les matières premières et les biens de consommation. Les Philippines ont conclu plusieurs accords de libre-échange, notamment avec l'ASEAN, le Japon, la Chine et l'Union européenne. Le déficit commercial est toutefois chronique, aggravé par la dépendance aux importations énergétiques et aux produits intermédiaires. La politique monétaire est gérée par la Banque centrale des Philippines (Bangko Sentral ng Pilipinas), qui veille à la stabilité des prix et au contrôle de l'inflation. Le peso philippin reste relativement stable, bien que vulnérable aux fluctuations mondiales et aux chocs exogènes. L'inflation a été un défi majeur dans les années récentes, notamment en raison de la hausse des prix de l'énergie, de l'alimentation et du transport. L'économie informelle touche environ 60 % de la population active. Elle englobe le commerce de rue, les services domestiques, l'agriculture de subsistance et les activités artisanales. Ce phénomène reflète la faiblesse de la protection sociale, la difficulté d'accès au crédit et la fragmentation du tissu productif. L'urbanisation rapide accentue également la précarité du travail informel, surtout à Manille, Quezon et Cebu. Les défis structurels restent nombreux. L'inégalité des revenus, la pauvreté persistante dans les zones rurales, la faiblesse des infrastructures de transport, la corruption administrative et la vulnérabilité face aux catastrophes naturelles freinent le développement économique. Le changement climatique accentue les risques de pertes agricoles, d'inondations et de déplacements forcés. Le pays dépend fortement de sa capacité à renforcer la résilience économique, à diversifier ses sources de croissance et à moderniser son appareil productif. Les perspectives à long terme restent néanmoins prometteuses, portées par une démographie jeune, une classe moyenne en expansion, des réformes fiscales récentes et une intégration régionale accrue. Des investissements dans l'éducation, l'économie verte, la technologie numérique et les infrastructures durables sont indispendables pour transformer le potentiel économique du pays en un développement équitable. |
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