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Grèce
Elliniki Dhimokratia

39 00 N, 22 00 E
La Grèce est un Etat de l'Europe mĂ©ridionale, dans la partie Sud de la presqu'Ă®le des Balkans. La partie continentale du pays est bornĂ© Ă  l'Ouest par la mer Ionienne, au Sud par la MĂ©diterranĂ©e, Ă  l'Est par la Mer EgĂ©e Ă  l'Ouest. Le pays est frontalier, au Nord de l'Albanie, de la MacĂ©doine, de la Bulgarie et, au Nord-Est, de la Turquie. La superficie totale est de 131,940 km². La population  est estimĂ©e Ă  environ millions d'habitants (2025). La Grèce est une rĂ©publique. Elle est divisĂ©e administrativement en 51 prĂ©fectures (nomoi, singulier :  nomos). Capitale : Athènes. Autres grandes villes : Thessalonique, Le PirĂ©e, Patras, Kalamata, Agrinion, Larissa, Lamia, Kerkira.

Carte de la Grčce.
Carte de la Grèce. Source : The World Factbook.
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Géographie physique de la Grèce

La Grèce occupe la pointe sud de la pĂ©ninsule balkanique, et offre un paysage physique d'une grande diversitĂ©, fortement marquĂ© par le relief montagneux et une fragmentation insulaire majeure. Le caractère dominant du pays est son extrĂŞme rugositĂ© topographique. 

Les cĂ´tes.
Le littoral grec est l'un des plus longs et des plus découpés du monde, avec une quantité innombrable de caps, de golfes, de baies, de rades, d'enfoncements grands et petits, dépasse 4000 km (13,676 km en comptant les îles). Les principaux caps sont-

  • 1° sur la mer Ionienne : les caps Doukato, au Sud-Sud-Ouest de Leucade; Daphnoudi, Ă  la pointe Nord de l'Ă®le de CĂ©phalonie; Kapri et Skala, au Sud-Est et au Sud de la mĂŞme Ă®le; Kalogria, au Nord-Ouest de l'AchaĂŻe; Skinari, au Nord de Zacynthe (Zante); Kalakolon, sur la cĂ´te de l'Élide

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  • 2° sur la MĂ©diterranĂ©e : les caps Gallo, au Sud de la MessĂ©nie; Matapan (anc. TĂ©nare) et Malia (anc. MalĂ©e), Ă  chacune des deux pointes mĂ©ridionales de la Laconie; Skyli, au Sud-Sud-Est de l'Argolide

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  • 3° sur la mer EgĂ©e : le cap Kalonnoes, l'anc. Sunium, au Sud de l'Attique; Mandilon, au Sud d'EubĂ©e; Doro, au Sud-Est de la mĂŞme Ă®le. 
  • Les golfes sont ceux d'Arta (anc. golfe d'Ambracie), de Patras, de Corinthe ou de LĂ©pante, formĂ©s par la mer Ionienne; d'Arcadie, de Coron, de Marathonisi, formĂ©s par la MĂ©diterranĂ©e; de Nauplie ou d'Argos, d'Égine, de Petali, entre EubĂ©e et l'Attique; de Lantia, au Nord-Ouest du canal d'Atalante; de Volo, sur les cĂ´tes de Thessalie; de Salonique.

    Parmi les détroits ou canaux, on distingue le canal d'Euripe et le canal d'Atalante, entre Eubée et le continent.
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    Les îles.
    La Grèce se signale Ă©galement par son très grand nombre d'Ă®les, dont le nombre exact varie selon la dĂ©finition (rocher, Ă®lot, Ă®le), mais qui se compte en milliers. Elles parsèment principalement la mer ÉgĂ©e et la mer Ionienne. Ces Ă®les sont regroupĂ©es en archipels distincts comme les Cyclades, le DodĂ©canèse, les Sporades, et les Ă®les Ioniennes. Les Ă®les majeures incluent la Crète, la plus grande et la plus mĂ©ridionale, l'EubĂ©e près de la Grèce continentale, et Rhodes dans le DodĂ©canèse. La composante insulaire  de la Grèce reprĂ©sente environ un cinquième de la surface totale du pays et façonne profondĂ©ment son identitĂ© gĂ©ographique et culturelle. Ces Ă®les relativement riches et fertiles sont :

    1° dans la mer Ionienne, les îles Ioniennes, Corfou, Paxos, Leucade, Céphalonie, Theaki (Ithaque), Zacynthe (Zante);

    2° dans la Méditerranée : Cérigo (Cythère) et Cérigotto;

    3° dans la Mer EgĂ©e : Hydra, Salamine et Egine, dans le golfe d'Égine; les Cyclades : Andros, Skionia (Tinos), ZĂ©a, Syra (Syros), DĂ©los, Mykonos, Livadion (SĂ©riphos), Minoa (Paros), Naxia (Naxos), Milo, Potykandros, Nios (Jos), Amouryos, Santorin (ThĂ©ra), Anaphi; la grande Ă®le d'EubĂ©e, sur les cĂ´tes de l'Attiqueet BĂ©otie et de la Phthiotide et Phocide;  les Sporades septentrionales : Skiatos, SkopĂ©los, Chelidromia, Pelagonisi, Giuria, Piperi et Skyros; enfin, le long des cĂ´tes de la Turquie : Samothrace, Limnos, Lesbos, Chios, Samos, Cos, Rhodes, etc.

    4° la Crète, qui ferme au Sud la mer Egée, et qui est la plus grande île grecque.

    Le relief.
    Le système montagneux de la Grèce, qui prĂ©sente de nombreuses traces de l'action volcanique, est une dĂ©pendance de la chaĂ®ne du Pinde, dont le noeud principal, le Metzovo, se dresse au Nord du pays. Le Pinde envoie, au Nord-Est le massif de l'Olympe, point culminant de la Grèce (2917 m), Ă  l'Est, la chaĂ®ne de l'Othrys (1727 m), au Sud-Est celle de l'Oeta; de nombreux chaĂ®nons couvrent Ă  l'Ouest l'Acarnanie et l'Étolie; toutefois aucun sommet n'atteint l'altitude des neiges persistantes. De l'Oeta se dĂ©tachent des massifs d'une mĂ©diocre altitude qui couvrent l'Attique et la BĂ©otie; on y rencontre le Liakoura (anc. Parnasse, haut de 2459 m), le Zagora (HĂ©licon), l'ElatĂ©ras (CithĂ©ron), l'Osia (Parnès), le PentĂ©lique, l'Hymette, le Laurion, cĂ©lèbre par ses mines de plomb argentifère. 

    Dans le Péloponnèse, un plateau montueux occupe l'Arcadie; une chaîne se porte au Sud-Est à travers l'Argolide, trois au Sud à travers la Laconie et la Messénie; une au Nord-Ouest, entre l'Achaïe et l'Élide. La plus élevée et la plus massive de toutes est celle du Taygète (point culminant à 2404 m), qui se termine au cap Matapan. En outre, des chaînes considérables, des massifs et des groupes élevés parcourent en tous sens l'île d'Eubée

    Aujourd'hui, dans le voisinage de la mer, presque toutes les montagnes sont dépouillées de leurs grands arbres et il n'y reste plus que des arbrisseaux; les pluies torrentielles enlèvent la terre végétale; la roche se montre à nu. Cependant des forêts persistent dans l'intérieur.

    Géologie.
    La Grèce se situe dans une zone de forte activité tectonique, à la convergence des plaques africaine et eurasienne, où la plaque de la mer Égée subducte. Cette situation explique la fréquence des tremblements de terre, particulièrement ressentis dans le sud du pays et les îles. Si l'activité volcanique est aujourd'hui limitée à quelques foyers notables comme Santorin et Nisyros (qui font partie de l'arc volcanique sud-égéen), les traces du volcanisme ancien sont nombreuses. La présence de vastes formations calcaires favorise également le développement de reliefs karstiques, avec des grottes, des dolines et des réseaux d'écoulement souterrain.

    L'Hydrographie.
    Les cours d'eau de la Grèce, Ă  cause de l'Ă©troitesse des bassins, n'ont que peu d'Ă©tendue. Les principaux sont : l'Arta, qui la sĂ©pare de l'Épire et se jette dans le golfe de mĂŞme nom; l'Aspro-Potamo (anc. AchĂ©loos), qui tombe dans la mer Ionienne vis-Ă -vis de CĂ©phalonie; le Rouphia (AlphĂ©e), le Gastouni (PenĂ©e d'Élide), la Pirnatza (Pamisos), l'Iri (Eurotas); le Podoniphti (CĂ©phissos), qui reçoit l'Ilissos et coule dans l'Attique; l'Oropo (Asopos), qui se jette dans le canal d'Euripe; le Potami ou Mavronero, qui se perd dans le Topolias (anc. lac CopaĂŻs); la Hellada (Sperchios), qui arrose une des vallĂ©es les plus spacieuses de la Grèce; la Salembria (PĂ©nĂ©e de Thessalie), qui baigne Larisse, traverse la vallĂ©e de TempĂ© et tombe dans le golfe de Salonique. Quelques-uns de ces fleuves se perdent dans des sables ou disparaissent dans des cavitĂ©s souterraines qui appartiennent surtout aux terrains calcaires et sont appelĂ©es katavothra. Quand ces conduits sont obstruĂ©s, il en rĂ©sulte souvent des inondations dĂ©sastreuses. 

    Les deux plus grandes nappes d'eau de l'intérieur sont le lac Topolias (Copaïs), en Béotie, qui communique avec la mer par des conduits souterrains, et le lac de Vrakhori (Trichonis), en Étolie.

    Le climat.
    Le climat de la Grèce est majoritairement de type méditerranéen, caractérisé par des étés chauds et secs et des hivers doux et humides, particulièrement le long des côtes et sur les îles. Cependant, l'intérieur du pays et les hautes altitudes présentent des variations significatives. Les régions montagneuses connaissent un climat alpin avec des hivers froids et enneigés et des étés frais. Le nord de la Grèce continentale a des influences plus continentales, avec des hivers plus froids, des étés plus chauds et des précipitations potentiellement plus importantes et moins concentrées sur la saison hivernale qu'au sud. En Béotie, les hivers sont froids et les étés brûlants; la rive orientale d'Eubée est alternativement rafraîchie et réchauffée par la brise de la mer. Les pluies sont beaucoup plus abondantes sur les côtes occidentales que sur les rivages orientaux. Le printemps est la saison des orages; ils sont surtout fréquents dans les campagnes de l'Acarnanie et de l'Élide
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    La Grčce vue depuis l'espace.
    La Grèce continentale vue depuis l'espace. Image : Nasa.

    Biogéographie de la Grèce

    Au niveau le plus bas, on trouve la végétation méditerranéenne typique : maquis dense (dominé par le chêne vert, l'arbousier, le myrte, le lentisque) dans les zones moins dégradées, et garrigue (phrygana) plus ouverte et basse (riches en cistes, genêts, plantes aromatiques comme le thym, la sauge, l'origan) dans les zones soumises à l'érosion, aux incendies ou au pâturage intensif. Les forêts de basse et moyenne altitude comprennent des pinèdes (Pin d'Alep, Pin brutia, Pin maritime) fréquemment associées aux côtes et aux sols pauvres, des chênaies sempervirentes, et des forêts de feuillus caducs (chênes pubescents, châtaigniers, érables) dans les zones plus humides ou d'altitude moyenne. L'étage montagnard abrite des forêts de conifères (sapin de Céphalonie, sapin blanc, pin noir) et de feuillus (hêtre). Au-dessus de la limite des arbres se trouvent les prairies subalpines et la végétation alpine adaptée aux conditions extrêmes (froid, vent, courte saison de végétation), avec de nombreuses espèces naines ou en coussinet.

    Les zones humides sont d'une importance capitale pour la biodiversité, en particulier pour les oiseaux migrateurs. La Grèce possède de grands deltas fluviaux (Evros, Axios, Nestos) et des plaines inondables, de nombreux lacs (certains grands et importants comme Prespa, Kerkini, Volvi, Koronia, d'autres plus petits ou temporaires), et de vastes zones côtières (lagunes, prés salés). Ces milieux constituent des étapes vitales sur les voies de migration entre l'Europe et l'Afrique, ainsi que des sites de reproduction et d'hivernage pour des milliers d'oiseaux d'eau, dont des espèces menacées comme le Pélican frisé et l'Oie naine.

    La flore grecque est parmi les plus riches d'Europe, avec environ 6000 espèces de plantes vasculaires, dont un taux d'endémisme très élevé, estimé entre 15% et 20% au niveau spécifique. Ce sont surtout les montagnes isolées et les îles qui abritent le plus d'espèces endémiques, adaptées à des conditions locales spécifiques (types de sol, microclimats). La Crète est un centre d'endémisme particulièrement remarquable, avec plus de 10% de sa flore totale exclusive à l'île. De nombreuses plantes bulbeuses fleurissent au printemps, profitant des pluies hivernales avant la sécheresse estivale. Les plantes aromatiques du maquis et de la garrigue sont emblématiques du paysage olfactif grec.

    La faune grecque reflète également cette diversité d'habitats et cette position biogéographique. Les grands mammifères comprennent des espèces menacées comme l'ours brun (dans le nord), le loup gris, le chacal doré, ainsi que le cerf élaphe, le chevreuil, le sanglier et le chamois des Balkans (principalement dans les montagnes du nord). Les petites îles ou les massifs isolés peuvent abriter des sous-espèces ou des espèces endémiques, comme la célèbre Chèvre sauvage de Crète (Kri-Kri). La diversité des oiseaux est exceptionnelle, avec plus de 400 espèces observées, en raison de la présence d'espèces sédentaires (rapaces de montagne, passereaux forestiers, oiseaux côtiers) et surtout de l'importance du pays comme couloir de migration (une des principales voies de migration entre l'Afrique et l'Europe orientale passe par la Grèce). De nombreuses espèces de rapaces, de cigognes, de limicoles et de passereaux transitent ou hivernent en Grèce. Les vautours (Vautour fauve, Percnoptère d'Égypte, Vautour moine) nichent dans les régions montagneuses ou insulaires.

    Grâce au climat chaud et de la fragmentation du paysage qui a favorisé la spéciation allopatrique, la faune des reptiles et amphibiens est particulièrement riche. On trouve de nombreuses espèces de serpents (couleuvres, vipères), de lézards (geckos, lézards des murailles, caméléon commun à Crète et dans d'autres îles égéennes), et de tortues terrestres (Tortue grecque, Tortue d'Hermann) et aquatiques. Les grenouilles, crapauds, tritons et salamandres sont présents dans les zones humides et forestières, avec aussi un certain degré d'endémisme régional.

    Le milieu marin est également d'une grande richesse, notamment en mer Égée qui présente une complexité géologique et bathymétrique (nombreuses îles, fonds variés, présence de sources hydrothermales). On y trouve une grande diversité de poissons, de mollusques, de crustacés et d'autres invertébrés. La Grèce abrite des populations significatives d'espèces marines emblématiques et menacées comme le Phoque moine de Méditerranée et plusieurs espèces de tortues marines (Tortue Caouanne, Tortue verte), qui viennent pondre sur certaines plages.

    Cependant, cette richesse de la flore et de la faune grecques est confrontée à de nombreuses menaces, principalement d'origine humaine. L'histoire millénaire de l'occupation humaine a profondément modifié les paysages (déforestation antique pour l'agriculture, le bois d'oeuvre, la construction navale). Aujourd'hui, les principales menaces sont la perte et la fragmentation des habitats dues à l'urbanisation (particulièrement sur les côtes et les îles), l'agriculture intensive, le surpâturage, le développement touristique incontrôlé, les incendies de forêt de plus en plus fréquents (souvent d'origine anthropique ), la pollution (industrielle, agricole, domestique, marine), l'introduction d'espèces exotiques envahissantes qui concurrencent les espèces indigènes, et le changement climatique qui modifie la répartition des espèces et la fréquence des événements extrêmes.

    La Grèce a mis en place un rĂ©seau d'aires protĂ©gĂ©es, incluant des parcs nationaux (montagneux, forestiers, lagunaires, marins), des zones humides protĂ©gĂ©es par la Convention de Ramsar, et un vaste rĂ©seau de sites Natura 2000 qui couvrent une part significative du territoire continental et marin. Cependant, l'efficacitĂ© de ces mesures varie et de nombreux dĂ©fis persistent en matière de gestion, de financement, de surveillance et d'application de la loi face aux pressions Ă©conomiques et sociales. 

    Géographie humaine de la Grèce

    Population.
    La Grèce compte actuellement (2025) un peu plus de 10 millions d'habitants, un chiffre qui a connu une baisse notable au cours de la dernière décennie. Cette diminution s'explique principalement par un taux de natalité parmi les plus bas d'Europe, largement en deçà du seuil de renouvellement des générations (environ 1,4 enfant par femme), combiné à une émigration accrue, en particulier parmi les jeunes et les diplômés, depuis la crise de la dette souveraine débutée en 2010. En conséquence, la Grèce fait face à un vieillissement rapide et prononcé de sa population. L'espérance de vie est élevée, ce qui contribue à une proportion croissante de personnes âgées dans la population totale, et met sous pression les systèmes de retraite et de santé. Les décès dépassent désormais structurellement les naissances, ce qui renforce le déclin naturel de la population.

    La Grèce a été un pays d'émigration majeure au cours du XXe siècle, mais elle est devenue une destination d'immigration significative à partir des années 1990, principalement en provenance des Balkans et d'Europe de l'Est. Plus récemment, le pays s'est trouvé en première ligne des flux migratoires et de réfugiés en provenance du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie. Cette nouvelle vague migratoire pose d'importants défis d'intégration et de gestion, et a des répercussions directes sur la composition démographique et la structure sociale, notamment dans les zones d'accueil.

    Bien que cette structure familiale, épine dorsale de la société grecque traditionnelle, reste forte, elle connaît des évolutions sous l'effet de l'urbanisation, de l'éducation supérieure, des influences occidentales et des contraintes économiques. On observe ainsi une augmentation du nombre de familles nucléaires, un recul du mariage traditionnel (bien que le mariage religieux garde une forte connotation), une augmentation des divorces et des cohabitations, ainsi qu'un report de l'âge du premier enfant. La religion, en particulier l'Église orthodoxe grecque, continue de jouer un rôle culturel et social significatif, bien que la pratique religieuse active puisse varier selon les générations et les régions.

    La structure sociale a été profondément remodelée par la crise économique, qui a entraîné une augmentation drastique du chômage (particulièrement élevé chez les jeunes), une baisse des revenus, une montée de la pauvreté et une aggravation des inégalités sociales. La classe moyenne a été fortement érodée, tandis que la précarité et la vulnérabilité ont touché de larges segments de la population. Le système éducatif, bien que valorisé, est confronté à des défis pour adapter les compétences des diplômés aux besoins du marché du travail, contribuant au phénomène de "fuite des cerveaux". Les relations sociales sont souvent basées sur des réseaux personnels forts et une culture de l'hospitalité, mais la crise a parfois tendu ces liens face aux difficultés.

    Quelques-unes des principales villes de la Grèce

    • Athènes, la capitale de la Grèce, est le cœur historique, politique, économique et culturel du pays. Riche en antiquités, elle abrite des sites emblématiques comme l'Acropole, le Parthénon, l'Agora antique et le musée national archéologique. Ville dynamique et moderne, elle allie passé glorieux et vie urbaine trépidante, avec des quartiers animés comme Plaka, Monastiraki ou Exarchia, et constitue le centre administratif du gouvernement grec.

    • Thessalonique, la deuxième plus grande ville du pays, est située au nord, en Macédoine centrale. C'est un carrefour culturel influencé par des siècles de présence romaine, byzantine, ottomane et juive. Elle est renommée pour sa vie nocturne, ses universités, ses festivals et ses monuments tels que la Tour Blanche, l'église Saint-Démétrios et les remparts byzantins. Elle est aussi un port important et un moteur économique du nord de la Grèce.

    • Patras, troisième ville du pays, se trouve dans le Péloponnèse occidental. C'est une ville portuaire stratégique, un centre de commerce vers l'Italie et l'Europe occidentale. Elle est connue pour son carnaval, l'un des plus importants d'Europe, ainsi que pour sa cathédrale Saint-André et son pont à haubans Rion-Antirion. Patras est aussi une ville universitaire avec une vie étudiante active.

    • Héraklion, la plus grande ville de Crète, est un centre touristique et économique majeur. Elle possède un riche patrimoine minoen avec le palais de Knossos à proximité. La ville moderne regorge de musées, de marchés et de fortifications vénitiennes. Elle est également un noeud de transport important pour accéder au reste de l'île.

    • Larissa, situĂ©e dans la plaine de Thessalie, est un centre agricole et commercial important. C'est une ville ancienne avec des origines remontant Ă  l'Ă©poque nĂ©olithique. Elle possède un 

    théâtre antique bien conservé, de nombreux parcs et une atmosphère provinciale dynamique. Elle joue aussi un rôle central dans les transports terrestres du pays.

    • Volos, une ville portuaire au pied du mont Pélion, se distingue par sa beauté naturelle, entre mer et montagne. Elle est réputée pour sa gastronomie, notamment les tsipouradika (petits restaurants servant du tsipouro). Ville universitaire et industrielle, Volos est un point de départ pour explorer les villages traditionnels du Pélion.

    • Ioannina, située en Épire, au nord-ouest de la Grèce, est construite autour du lac Pamvotida. Elle a une forte identité ottomane et byzantine, visible dans ses mosquées, fortifications et musées. Ioannina est aussi une ville universitaire, dotée d'une vie culturelle riche et de traditions locales fortes.

    • Kavala, ville du nord-est, surplombe la mer Égée. Anciennement appelée Néapolis dans l'Antiquité, elle possède un aqueduc impressionnant, un château byzantin et des plages prisées. Elle fut un centre important de l'industrie du tabac au XIXe siècle. Son port moderne joue un rôle vital pour le commerce régional.

    • Rhodes, capitale de l'île éponyme, est une ville médiévale classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Elle est marquée par la présence des Chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean et son palais grandiose. Ville très touristique, elle combine architecture médiévale, mer turquoise et animation estivale, tout en étant un point stratégique du sud-est de la mer Égée.

    • Chania, sur la cĂ´te nord-ouest de la Crète, est cĂ©lèbre pour son vieux port vĂ©nitien, ses ruelles pittoresques et son mĂ©lange d'architecture ottomane, vĂ©nitienne et grecque. Elle sĂ©duit par son ambiance romantique, sa proximitĂ© avec les gorges de Samaria, et ses plages somptueuses comme Elafonissi. 

    Groupes ethnolinguistiques.
    La Grèce est un pays dont la population est majoritairement ethniquement et linguistiquement grecque. Le grec moderne est la langue officielle de l'État et l'élément central de l'identité nationale. Cependant, la Grèce abrite également plusieurs groupes ethnolinguistiques minoritaires, dont la reconnaissance officielle, le statut et la visibilité varient considérablement en raison de l'histoire complexe de la région et des politiques nationales axées sur l'homogénéité culturelle.

    La minorité musulmane de Thrace.
    La principale minorité reconnue en Grèce est définie par le Traité de Lausanne de 1923, qui a établi un échange de populations et a garanti des droits à une minorité musulmane en Thrace occidentale. Cette minorité est basée sur la religion et non sur l'ethnie ou la langue, et englobe plusieurs groupes ethnolinguistiques distincts :

    • Les Turcs de Thrace occidentale. - C'est le groupe le plus important au sein de la minorité musulmane. Ils parlent turc et s'identifient ethniquement comme Turcs. Ils bénéficient de droits spécifiques en matière d'éducation (écoles bilingues) et de pratique religieuse dans le cadre du traité.

    • Les Pomaks. - Ce sont des Slaves musulmans. Ils vivent principalement dans les montagnes des Rhodopes, dans la partie grecque de la Thrace occidentale. Ils parlent un dialecte slave du sud distinct, parfois considéré comme lié au bulgare. Leur identité est complexe : certains s'associent à la minorité turque, d'autres affirment une identité pomak distincte.

    • Les Roms musulmans. - Une partie de la population Rom (Tsigane) en Thrace est également musulmane et fait donc partie de cette minorité reconnue. Ils parlent le romani (ou Romani) et/ou d'autres langues des groupes avec lesquels ils cohabitent (turc, pomak), en plus du grec.

    Au-delà de cette minorité reconnue par traité, il existe d'autres groupes en Grèce qui possèdent des langues ou des identités ethnolinguistiques distinctes, mais qui ne sont généralement pas reconnus officiellement comme des minorités nationales ou ethniques distinctes par l'État grec :

    Les locuteurs de langues slaves.
    On trouve des populations parlant des dialectes slaves du sud dans les régions de Macédoine (grecque) et, dans une moindre mesure, en Thrace. L'identité et la terminologie associées à ces populations sont historiquement très sensibles et contestées. Certains individus ou groupes s'identifient comme Gréco-Slavophones, locaux (ντόπιοι), tandis que d'autres, souvent affiliés à des organisations minoritaires, s'identifient comme Macédoniens ethniques et appellent leur langue macédonien. La langue parlée est un continuum dialectal lié au macédonien et au bulgare standard. L'État grec a historiquement encouragé l'assimilation linguistique et nationale de ces populations, ce qui rend les discussions sur leur identité et leur langue délicates.

    Les Albanais.
    Ce groupe comprend deux composantes principales distinctes :

    • Les Arvanites sont une population indigène présente historiquement dans de nombreuses régions (Attique, Béotie, Péloponnèse, îles Égées) qui parlent l'arvanitika, un dialecte archaïque de l'albanais avec de fortes influences grecques, considéré comme en danger critique. Les Arvanites s'identifient généralement fortement comme Grecs ethniquement et nationalement, tout en conservant, à des degrés divers, leur héritage linguistique.

    • Les immigrants albanais récents sont une population arrivée principalement après les années 1990 depuis l'Albanie. Ils parlent l'albanais moderne. Bien qu'ils constituent une population nombreuse avec une langue distincte, ils sont généralement considérés dans le contexte grec comme une population immigrée plutôt qu'une minorité ethnolinguistique historique du pays.

    Les Roms.
    Présents dans toute la Grèce, aussi bien orthodoxes que musulmans. Ils maintiennent leur langue, le romani, et une culture distincte. Ils sont souvent marginalisés socialement et économiquement.

    Les Valaques.
    Également connus sous le nom d'Aroumains (Aromâni) ou de Koutsovalaques, les Valques sont des locuteurs de langues romanes orientales (l'aroumain) traditionnellement présents dans les régions montagneuses du nord de la Grèce (Pinde, Macédoine, Thessalie, Épire). Il existe aussi un très petit groupe de Mégleno-roumains (Megleno-Români) près de la frontière nord, qui parle le mégleno-roumain, une langue en danger critique. Les Valaques en Grèce s'identifient majoritairement comme Grecs de nationalité, tout en valorisant leur héritage linguistique et culturel valaque. La reconnaissance de leur langue et de leur identité spécifique est un sujet de discussion.

    Les Juifs sépharades.
    Historiquement, il existait une communauté juive sépharade très importante, notamment à Thessalonique, qui était un centre majeur de la culture sépharade et de la langue judéo-espagnole (ladino). La quasi-totalité de cette population a été exterminée pendant l'Holocauste. Une petite communauté subsiste, mais le ladino n'est plus guère parlé en Grèce.

    Autres groupes.
    De plus petites populations historiques existent également, comme les Arméniens, qui maintiennent leur langue et leur identité culturelle. Par ailleurs, l'immigration plus récente a apporté une diversité linguistique supplémentaire (locuteurs de russe, géorgien, ukrainien, anglais, langues asiatiques, etc.). Ces populations sont principalement définies par leur statut d'immigrants plutôt que comme des minorités ethnolinguistiques établies sur le long terme dans le paysage grec.

    Culture.
    La culture grecque s'est tissĂ©e sur des millĂ©naires, avec des  fils de l'AntiquitĂ© classique, de l'Empire byzantin, de l'occupation ottomane et de l'identitĂ© europĂ©enne moderne. Au coeur de cette culture se trouve l'hĂ©ritage prodigieux de la Grèce antique, une pĂ©riode qui a vu l'Ă©mergence de la dĂ©mocratie Ă  Athènes, les fondations de la philosophie posĂ©es par des figures monumentales comme Socrate, Platon et Aristote, l'Ă©panouissement du théâtre avec les tragĂ©dies d'Eschyle, Sophocle et Euripide et les comĂ©dies d'Aristophane, et le dĂ©veloppement de l'architecture, de la sculpture et des sciences. Les mythes et les lĂ©gendes, peuplĂ©s de dieux olympiens, de hĂ©ros Ă©piques et de crĂ©atures fantastiques, imprègnent l'imaginaire collectif et se retrouvent encore dans l'art, la littĂ©rature et mĂŞme le langage courant. Cette pĂ©riode antique n'est pas simplement une page d'histoire lointaine, elle est une prĂ©sence vivante, une source constante de fiertĂ© et d'inspiration, dont les vestiges physiques – temples, théâtres, statues – parsèment le paysage et rappellent la grandeur passĂ©e.

    Après l'ère classique et hellénistique, l'Empire byzantin, dont Constantinople fut le centre pendant plus de mille ans, a ajouté une couche significative à la culture grecque. La religion chrétienne orthodoxe est devenue un pilier central, et a remplacé le panthéon antique. Les traditions byzantines en matière d'art (icônes, mosaïques), de musique (chant byzantin) et de structure ecclésiastique ont profondément marqué la culture grecque. Les monastères, tels que ceux des Météores ou du Mont Athos, restent des centres religieux et culturels importants. La période de domination ottomane, qui a duré près de quatre siècles, a également laissé des traces, notamment dans la musique, la cuisine et certains aspects de la vie sociale, bien qu'elle ait aussi été une période de résistance et de préservation de l'identité grecque, souvent regroupée autour de l'Église orthodoxe et de la langue.
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    Grčce : un monastčre des Météores.
    Le monastère d'Agio Triada. C'est l'un des six monastères du XIVe s. qui existent encore dans
    la région des Météores, sur les contreforts du Pinde (près de Kalabaka, enThessalie), et qui sont répertoriés par l'Unesco comme sites du patrimoine mondial. Chacun de ces monastères est
    construit sur une colonne naturelle de grès. Images : The World factbook.

    La culture grecque moderne est donc un amalgame de ces influences successives. La langue grecque, avec ses racines antiques et sa forme moderne, est un élément unificateur puissant. Le christianisme orthodoxe reste une force majeure, qui structure le calendrier avec ses fêtes et joue un rôle social important, même si la société est devenue plus laïque.

    La vie sociale en Grèce est caractérisée par la chaleur, la convivialité. La famille joue un rôle central et les liens sociaux sont forts. Le concept de φιλοξενία (philoxenia), l'hospitalité envers les étrangers, est profondément enraciné et constitue une valeur fondamentale. Le φιλότιμο (filotimo), un concept complexe qui englobe l'honneur, la dignité, le sens du devoir, la générosité et le respect de soi et des autres, est également très important. La vie publique se déroule volontiers dans les cafés (καφενείο), qui sont des lieux de rencontre, de discussion et d'échange essentiels, ou sur les places des villages et des villes.

    La cuisine grecque est un autre pilier culturel. L'huile d'olive est omniprésente. Les repas sont fréquemment des affaires communautaires, partagées autour d'une variété de petits plats (mezze). Des plats emblématiques comme la moussaka, le souvlaki, la salade grecque, les fruits de mer frais et les pâtisseries au miel comme le baklava font partie intégrante de l'expérience culturelle.

    La musique et la danse occupent une place primordiale dans la vie grecque. La musique traditionnelle, ordinairement jouée avec des instruments comme le bouzouki, le klarino ou le laouto, accompagne les célébrations et les moments de vie. Les danses folkloriques, dont le sirtaki rendu célèbre internationalement, sont une expression de joie, d'émotion et d'unité, pratiquées lors des fêtes, des mariages et autres rassemblements. Chaque région a ses propres danses et musiques caractéristiques.

    Les arts continuent d'évoluer, avec des écrivains contemporains, des artistes visuels, des musiciens et des cinéastes qui puisent dans cet héritage riche tout en abordent des thèmes modernes. La relation à la mer est également fondamentale. Elle façonne le mode de vie de nombreuses populations côtières et insulaires, et se refléte dans la littérature, la musique et l'art.

    L'intĂ©gration dans l'Union EuropĂ©enne a Ă©galement influencĂ© les normes sociales et les perceptions. La sociĂ©tĂ© civile, bien que parfois perçue comme moins structurĂ©e qu'en Europe du Nord, a montrĂ© une rĂ©silience et une capacitĂ© d'action, notamment dans la gestion de la crise humanitaire liĂ©e aux rĂ©fugiĂ©s et dans la fourniture d'aide sociale durant la crise Ă©conomique. 
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    Grčce : Athčnes.
    Athènes, la capitale de la Grèce.

    Economie.
    La Grèce, membre de l'Union Européenne et de la zone euro, possède une économie de petite taille au sein du bloc communautaire. Cette économie est historiquement et structurellement marquée par son ouverture et sa position géographique stratégique en Méditerranée, ainsi que par une crise économique et financière sans précédent qui a débuté à la fin des années 2000 et dont les séquelles sont encore perceptibles aujourd'hui, bien qu'une phase de redressement soit solidement engagée. Avant la crise, l'économie avait connu une période de croissance, alimentée en partie par l'accès facilité au crédit et aux fonds structurels européens, qui avaient conduit cependant à des déséquilibres macroéconomiques significatifs, notamment un déficit budgétaire et une dette publique élevés.

    La structure actuelle de l'Ă©conomie grecque est fortement dominĂ©e par le secteur des services, qui reprĂ©sente la part la plus importante du produit intĂ©rieur brut (PIB) et de l'emploi. Parmi ces services, le tourisme occupe une place absolument centrale et constitue un vĂ©ritable moteur de l'Ă©conomie. La Grèce est l'une des destinations touristiques majeures au niveau mondial. Elle attire des millions de visiteurs chaque annĂ©e grâce Ă  son riche patrimoine historique et culturel, ses Ă®les nombreuses et ses paysages variĂ©s. Ce secteur gĂ©nère d'importantes recettes en devises Ă©trangères, soutient l'emploi sur l'ensemble du territoire et stimule d'autres secteurs connexes comme la construction, les transports et le commerce de dĂ©tail. 

    Un autre pilier historique et d'importance mondiale pour la Grèce est le secteur du transport maritime. Bien que la contribution directe de l'activité navale au PIB grec soit moins élevée que celle du tourisme, les armateurs grecs contrôlent l'une des plus grandes flottes marchandes du monde, et génèrent des revenus importants à l'étranger et soutenant une gamme de services maritimes connexes (courtage, assurance, gestion) basés en Grèce, ce qui fait du pays un acteur majeur de l'industrie maritime internationale.

    L'agriculture, bien que représentant une part plus modeste du PIB qu'autrefois, conserve une importance régionale et culturelle, et produit des biens de qualité tels que l'huile d'olive, les olives, les fruits, les légumes, le vin et les produits laitiers (comme la feta). Le secteur fait face à des défis de modernisation, de fragmentation des exploitations et de concurrence, mais présente un potentiel d'exportation accru avec une meilleure valorisation des produits locaux.

    Le secteur industriel, quant à lui, est comparativement moins développé que dans d'autres économies européennes et représente une part plus faible du PIB. Il comprend des activités telles que la transformation agroalimentaire, la production de matériaux de construction, l'industrie chimique, le textile et la métallurgie. Les efforts récents visent à stimuler l'investissement dans l'industrie, notamment dans des niches à plus forte valeur ajoutée et orientées vers l'exportation, tout en favorisant la transition énergétique.

    Le niveau élevé de la dette publique, bien qu'il ait été restructuré et que sa soutenabilité soit gérée dans le cadre européen, reste une préoccupation majeure et limite les marges de manoeuvre budgétaire. La bureaucratie et la complexité administrative constituent un frein à l'investissement et à l'entrepreneuriat. Le taux de chômage, bien qu'en baisse significative depuis le pic de la crise, reste supérieur à la moyenne de la zone euro, et touche particulièrement les jeunes. La fuite des cerveaux conséquence de la crise et du manque de débouchés, a privé le pays d'une partie de sa main-d'oeuvre qualifiée. L'investissement, notamment l'investissement direct étranger (IDE), bien qu'en augmentation, a été historiquement plus faible que dans d'autres pays comparables.

    Cependant, au cours des dernières années, notamment depuis la sortie des programmes d'assistance financière en 2018, l'économie grecque a entamé une phase de redressement. Soutenue par la consommation, l'investissement et les exportations, notamment touristiques, l croissance économique est revenue (interrompue par la pandémie de covid-19, mais avec un fort rebond par la suite). Des réformes structurelles ont été mises en oeuvre, qui visent à améliorer l'efficacité de l'administration publique, à moderniser le système judiciaire, à libéraliser certains marchés et à renforcer le secteur financier, notamment en réduisant le volume des prêts non performants (NPL) dans les bilans bancaires. La numérisation de l'administration et de l'économie progresse. Le gouvernement s'efforce d'améliorer le climat des affaires pour attirer les investissements. Les fonds du plan de relance européen NextGenerationEU représentent une opportunité majeure pour financer la transition verte et numérique et moderniser l'économie.

    Les perspectives économiques pour la Grèce sont ainsi considérées désormais avec un optimisme prudent. Les efforts de consolidation budgétaire ont permis de réduire les déficits et d'atteindre des excédents primaires (hors service de la dette) avant la pandémie. La croissance devrait se poursuivre, bien que potentiellement à un rythme plus modéré après le fort rebond post-pandémie. La capacité à attirer et à retenir les talents, à stimuler l'investissement productif, à diversifier l'économie au-delà du tourisme (tout en renforçant sa résilience face aux chocs et en promouvant le tourisme durable), et à réduire progressivement le poids de la dette publique par la croissance seront des facteurs déterminants pour assurer une prospérité à long terme.
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    Le palais du Parlement (ancien Palais royal construit en 1843,
    il accueil le Parlement grec depuis 1934). 


    Jacques Lacarrière, Dictionnaire amoureux de la Grèce, Plon, 2006. - "Un dictionnaire amoureux? L'amour peut-il vraiment s'Ă©peler de A Ă  Z ou, lorsqu'il s'agit d'un dictionnaire amoureux de la Grèce, d'alpha Ă  omĂ©ga? Qu'auraient dit en leur temps ArtĂ©mise, Aphrodite, ClĂ©opâtre, Ismène et ThĂ©odora si je leur avais murmurĂ© : vous ĂŞtes l'alpha ou vous ĂŞtes l'omĂ©ga de ma vie? J'imagine dĂ©jĂ  leur rire olympien! Et pourtant, depuis que j'ai entrepris l'Ă©criture de ce dictionnaire, j'ai rarement Ă©prouvĂ© un tel plaisir Ă  construire, inventer un livre en choisissant amoureusement les mots qui lui conviennent. 

    A l'inverse de l'essai, du récit ou du roman, le dictionnaire n'implique aucune continuité dans son parcours et l'on peut parfaitement - ce qui fut mon cas - rédiger un texte sur Pégase sans être obligé pour autant de continuer par Périclès! Ce type de livre procure donc une liberté à la fois totale et révélatrice. Totale dans la mesure où l'on est seul juge des mots à dire - ou en l'occurrence à écrire - et libératrice en cela qu'il permet de s'attarder sur des mots inconnus, oubliés, voire intimes et d'éviter, de refuser tout sujet stéréotypé, tout guide académique ou parcours universitaire.

    Cela devient et cela est un inventaire personnel, c'est Ă  dire subjectif, de lieux, thèmes, objets, personnages rĂ©els ou lĂ©gendaires, ĂŞtres et amis aimĂ©s. Il y a donc fatalement des absences qui ne sont pas des manques puisqu'elles sont volontaires et des prĂ©sences inattendues. 

    En conclusion, je dirai que le principe du dictionnaire m'a permis de revisiter la Grèce et ma mémoire d'une façon totalement neuve. Pour moi, un tel ouvrage n'est pas fait de mots disant la vie, mais de vie traduite par des mots". (couv.).

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