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G
Gabbro. - Roche ign√©e intrusive √† texture grenue qui est principalement compos√©e de min√©raux mafiques (pyrox√®ne/clinopyrox√®ne et olivine, notamment) avec une quantit√© variable de feldspath plagioclase et d'autres min√©raux accessoires peuvent (amphibole, quartz, orthopyrox√®ne, biotite, etc.). Les gabbros font partie du groupe des roches intrusives appel√©es plutoniques, ce qui signifie qu'ils se forment √† partir de la solidification lente du magma en profondeur de la cro√Ľte terrestre. Il sont g√©n√©ralement associ√© aux complexes plutoniques et aux intrusions de roches basaltiques. Le refroidissement lent du magma permet la croissance de cristaux de grande taille, ce qui donne la texture grenue caract√©ristique.

Gadolinite. - Minéral rare du groupe des silicates de béryllium. Formule chimique : (Ce,La,Nd,Y)2Fe2+Be2Si2O10. La gadolinite a été découverte en 1800 en Suède dans une mine près du village de Ytterby et doit son nom au chimiste Johan Gadolin, qui a découvert l'élément yttrium. Elle se présente généralement sous forme de masses granulaires ou de cristaux prismatiques, souvent de couleur noire à brun foncé. Sa couleur peut varier en fonction de sa composition chimique et des impuretés présentes. La gadolinite est une source importante d'yttrium. Elle peut également contenir divers lanthanides, tels que le cérium, le lanthane et le néodyme. Cependant, en raison de sa rareté et de sa faible teneur en lanthanides, l'extraction de la gadolinite n'est pas économiquement viable dans de nombreux cas. De nos jours, la gadolinite est surtout recherchée par les collectionneurs de minéraux.

Gadolinium (Gd). - Métal de la série des lanthanides découvert en 1890. C'est le corps simple de numéro atomique 64; masse atomique : 157,25.

Gaize = marne-calcaire. - Roche sédimentaire qui se forme à partir de l'accumulation de sédiments fins, tels que des particules d'argile, de limon et de carbonate de calcium (calcite). Elle est caractérisée par une texture lisse, feuilletée ou stratifiée. La gaize est généralement de couleur claire et peut être utilisée comme matériau de construction ou comme matériau réfractaire.

Galaxie. - Groupement de tr√®s nombreuses √©toiles (de plusieurs  centaines de milllions √† plusieurs centaines de milliards), unies par la gravit√©. On classe les galaxies en plusieurs types selon leur morphologie (galaxies spirales, lenticulaires, elliptiques, irr√©guli√®res, etc). Les √©toiles, le gaz et la poussi√®re qui composent une galaxie sont r√©partis dans diff√©rentes r√©gions. Le centre de la galaxie, appel√© noyau galactique, contient souvent un trou noir supermassif. - Au singulier et avec une majuscule, le mot Galaxie designe la Voie lact√©e, qui est une galaxie spirale. 

Gal√®ne. - Min√©ral compos√© de sulfure de plomb, avec la formule  PbS. Il s'agit du principal minerai de plomb et a √©t√© historiquement utilis√© dans la production de plomb m√©tallique. La gal√®ne a une couleur gris m√©tallique brillant et une structure cristalline cubique. Sa duret√© sur l'√©chelle de Mohs est d'environ 2,5, ce qui signifie qu'elle est relativement tendre. Elle peut contenir des traces d'autres √©l√©ments, comme par exemple des quantit√©s variables de zinc, de cuivre, d'arsenic, d'antimoine et de bismuth. Cependant, ces √©l√©ments sont g√©n√©ralement pr√©sents en quantit√©s beaucoup plus faibles que le plomb. Dans certains cas, la gal√®ne peut m√™me contenir des quantit√©s significatives d'argent, ce qui en fait une source secondaire d'argent dans certains gisements min√©raux. En outre, la gal√®ne est g√©n√©ralement associ√©e √† d'autres min√©raux sulfur√©s et peut √™tre trouv√©e dans divers types de gisements min√©raux, notamment les veines hydrothermales et les d√©p√īts de min√©raux m√©talliques. En plus de sa valeur √©conomique en tant que minerai, la gal√®ne est parfois appr√©ci√©e pour sa beaut√© et est utilis√©e dans la fabrication de bijoux et d'objets d√©coratifs. Cependant, la manipulation de la gal√®ne peut pr√©senter des risques pour la sant√© en raison de la du plomb. 

Gallium (Ga). - Corps simple de num√©ro atomique 31; masse atomique : 69,72. C'est un m√©tal dont la temp√©rature de fusion est tr√®s basse ( 29,76 ¬įC).

Galvanom√®tre. - Instrument de mesure utilis√© pour d√©tecter et mesurer de faibles courants √©lectriques. Il est bas√© sur le principe de l'effet magn√©tique produit par un courant √©lectrique passant √† travers une bobine de fil conducteur. Un galvanom√®tre est ainsi g√©n√©ralement constitu√© d'une bobine de fil conducteur enroul√©e autour d'un noyau ferromagn√©tique, formant un √©lectroaimant. Une aiguille ou un miroir est attach√© √† la bobine et est libre de se d√©placer sur une √©chelle gradu√©e. Lorsqu'un courant √©lectrique traverse la bobine du galvanom√®tre, un champ magn√©tique est cr√©√© autour de la bobine. Ce champ magn√©tique agit sur l'aiguille ou le miroir, exer√ßant une force qui d√©vie le mouvement de l'aiguille. La d√©viation de l'aiguille est proportionnelle √† l'intensit√© du courant √©lectrique. Les galvanom√®tres sont con√ßus pour d√©tecter des courants √©lectriques tr√®s faibles. Ils sont g√©n√©ralement sensibles et peuvent mesurer des courants de l'ordre de quelques microamp√®res (¬ĶA) √† milliamp√®res (mA). 

Gamma (rayonnement). - Rayonnement électromagnétique de très haute énergie. Dans les conditions de laboratoire, il est produit par les noyaux des atomes (radioactivité gamma). En astrophysique, il peut également correspondre à des phénomènes de désintégration radioactives d'éléments expulsés notamment par l'explosion de supernovae. Et de façon générale il sera associé aux évenements les plus violent observés dans l'univers.

Garni√©rite. - Min√©ral compos√© d'hydrates de nickel et de magn√©sium, avec des traces de fer. Sa formule chimique est (Ni, Mg)3Si2O5(OH)4. Ce min√©ral est souvent associ√© aux gisements de nickel plus importants, et il est g√©n√©ralement trouv√© dans les sols alt√©r√©s des zones o√Ļ le nickel est pr√©sent.La garni√©rite est d'une grande importance √©conomique car elle est une source primaire de nickel.

Gay-Lussac (lois de ) ( = lois des gaz parfaits). - Relations entre la pression, le volume et la temp√©rature d'un gaz. 

‚ÄĘ La loi de Gay-Lussac sur la pression et la temp√©rature stipule que, √† volume constant, la pression P d'une quantit√© fixe de gaz parfait est directement proportionnelle √† sa temp√©rature T en kelvins (K) : P1/T1 = P2/T2, o√Ļ P1 et P2 sont les pressions initiale et finale respectivement, et T1 et T2 sont les temp√©ratures initiale et finale respectivement.

‚ÄĘ La loi de Gay-Lussac sur le volume et la temp√©rature stipule que, √† pression constante, le volume V d'une quantit√© fixe de gaz parfait est directement proportionnel √† sa temp√©rature T : V1/T1 = V2/T2, o√Ļ V1 et V2 sont les volumes initiale et finale respectivement, et T1 et T2 sont les temp√©ratures initiale et finale respectivement.

Les gaz réels peuvent dévier légèrement de ces lois idéales, en particulier à des pressions et des températures extrêmes.

Gaz. - ensemble d'atomes, de mol√©cules ou d'ions √† l'√©tat fluide susceptible de compressions ou d'extensions. L'√©tat gazeux s'oppose √† celui d'autres fluides, les liquides, r√©sistants √† la compression, et √† des √©tats tels que l'√©tat solide, pour lequel les atomes constituants sont li√©s rigidement. Un gaz ionis√© prend le nom de plasma. L'√©tat de plasma est le plus fr√©quent dans l'univers. 

Gaz parfait. - Un gaz parfait est un gaz théorique, dans lequel les dimensions des particules sont négligeables par rapport au volume considéré ainsi que les collisions entre particules (ces deux conditions sont réalisées en pratique dans un gaz très dilué). Un tel gaz obéit à l'équation des gaz parfaits :

PV = NkT

o√Ļ P est la pression, V le volume, N le nombre de particules, k la constante de Boltzmann et T la temp√©rature.

Gaz volcaniques. - Gaz libérés par les volcans. Les gaz volcaniques les plus courants sont composés de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre, de monoxyde de carbone et de chlorure d'hydrogène

Géante (planète) = Planète gazeuse. - Type de planète qui se distingue par son épaisse atmosphère et sa grande taille. Elles sont principalement composées d'hydrogène et d'hélium. Notre Système solaire compte quatre planètes géantes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, par ordre de distance au Soleil. Elles possèdent toutes un système d'anneaux et de nombreux satellites. Les orbites de ces planètes se situent dans les régions extériures et froides du Système Solaire. On a également découvert des exoplanètes appartenant à ce type. Certaines plus grosses que Jupiter, d'autres, de tailles intermédiaires entre celles les planètes géantes de notre système et celle de la Terre.

Géante (étoile). - Etoile qui se trouve à une phase avancée de son évolution et qui a considérablement augmenté en taille par rapport à sa taille d'origine en tant qu'étoile de séquence principale. Il existe plusieurs types d'étoiles géantes en fonction de leur position dans le diagramme de Hertzsprung-Russell, qui représente la luminosité en fonction de la température effective des étoiles. On distingue :

‚ÄĘ Les g√©antes rouges sont des √©toiles qui se sont √©loign√©es de la s√©quence principale et ont augment√© consid√©rablement en taille et en luminosit√©. Elles sont caract√©ris√©es par une couleur rouge√Ętre due √† leur temp√©rature plus basse. Pendant cette phase, elles ont g√©n√©ralement √©puis√© l'hydrog√®ne dans leur cŇďur et ont commenc√© √† fusionner de l'h√©lium dans les enveloppes entourant le cŇďur.

‚ÄĘ Les g√©antes bleues sont g√©n√©ralement plus massives et ont des temp√©ratures de surface plus √©lev√©es que les g√©antes rouges

‚ÄĘ Les g√©antes de la branche asymptotique sont des g√©antes rouges dans une phase √©volu√©e de leur vie. Elles sont affect√©es par une forte perte de mati√®re sous forme de vent stellaire. Ces √©toiles sont impliqu√©es dans des processus de formation de poussi√®re et jouent un r√īle important dans l'enrichissement en √©l√©ments lourds du milieu interstellaire.

 ‚ÄĘ Les superg√©antes sont des √©toiles encore plus massives et plus lumineuses que les g√©antes proprement dites. Elles se trouvent g√©n√©ralement dans les derni√®res √©tapes de leur vie et peuvent √©ventuellement exploser pour donner lieu √† une supernova.

Gegenschein. - Faible luminosit√© du ciel nocturne observ√©e √† l'oppos√© du Soleil. Il s'agit d'un ph√©nom√®ne rare d√Ľ √† la diffusion de la lumi√®re solaire par des particules de poussi√®re interplan√©taire dans le plan du Syst√®me solaire. Le terme gegenschein est d'origine allemande et signifie lueur contraire ou √©clat oppos√©. Il a √©t√© introduit par Oskar Backlund en 1916. 

Geiger-M√ľller (compteur). - Instrument de mesure utilis√© pour d√©tecter et mesurer les radiations ionisantes. Le compteur Geiger utilise un tube Geiger-M√ľller rempli de gaz, g√©n√©ralement de l'argon ou du n√©on, √† basse pression. Lorsqu'une particule ionisante, telle qu'un photon gamma ou une particule alpha, p√©n√®tre dans le tube, elle ionise le gaz en cr√©ant une br√®ve d√©charge √©lectrique. Cette d√©charge est d√©tect√©e et amplifi√©e, ce qui g√©n√®re un signal audible ou visuel, indiquant la d√©tection de la radiation. Les compteurs Geiger sont sensibles √† diff√©rents types de radiations ionisantes, sans permettre d'en diff√©rencier la nature. Cependant, leur sensibilit√© peut varier en fonction du type de rayonnement et de l'√©nergie des particules. Ces instruments sont g√©n√©ralement √©quip√©s d'un dispositif d'affichage, tel qu'un cadran analogique ou un √©cran num√©rique, qui indique le nombre de d√©tections de radiation par unit√© de temps, g√©n√©ralement exprim√© en comptes par minute (CPM) ou en microsieverts par heure (¬ĶSv/h).

Gel collo√Įdal. - Substance compos√©e de particules solides ou liquides dispers√©es dans un milieu liquide. Les particules sont r√©parties de mani√®re homog√®ne dans le milieu liquide, formant un r√©seau tridimensionnel, qui conf√®re au gel des propri√©t√©s de viscosit√© et de structure similaires √† celles des solides, tout en conservant sa capacit√© √† se d√©former sous l'effet de forces externes.

Gel√©e blanche. - La gel√©e consiste dans l'abaissement de la temp√©rature au-dessous de 0 ¬įC,  √† la suite duquel l'eau se convertit en glace. La moins forte des gel√©es est la gel√©e blanche, qui se produit durant les nuits √©toil√©es, au printemps et √† l'automne; l'absence de nuages augmente l'√©mission de chaleur de la terre vers les espaces c√©lestes, et le refroidissement est suffisant pour faire condenser sur le sol et les v√©g√©taux la vapeur d'eau contenue dans les couches inf√©rieures de l'atmosph√®re; ce d√©p√īt constitue la ros√©e, et, si le refroidissement est suffisant, les gouttelettes se cong√©lent et donnent la gel√©e blanche. D'autre part, les jeunes bourgeons laissent transsuder leur eau, et les premiers rayons du soleil en les frappant les br√Ľlent; d'o√Ļ l'expression de bourgeons grill√©s.

Géocentrique. - Système de référence ou perspective qui place la Terre au centre. Historiquement, le modèle géocentrique était une conception du cosmos dans laquelle la Terre était considérée comme le centre de l'univers et que tous les objets célestes, y compris le Soleil, les planètes et les étoiles, orbitaient autour d'elle.

Géochimie. - Branche de la géologie qui étudie les processus chimiques et les interactions entre les éléments chimiques dans la Terre, ainsi que leur répartition et leur évolution à travers le temps géologique.

G√©ocroiseur. - Ast√©ro√Įde ou une com√®te dont l'orbite autour du Soleil croise l'orbite de la Terre. Cela signifie que leur trajectoire peut potentiellement les amener √† proximit√© de notre plan√®te. Les g√©ocroiseurs sont class√©s en fonction de leur proximit√© avec la Terre. Les plus proches d'entre eux sont appel√©s les "approcheurs g√©ocroiseurs", qui sont des objets dont les orbites s'approchent de moins de 0,05 unit√© astronomique (UA) de la Terre (1 UA √©tant la distance moyenne entre la Terre et le Soleil, soit environ 150 millions de kilom√®tres). Certains g√©ocroiseurs, connus sous le nom de "g√©ocroiseurs potentiellement dangereux" (PHAs pour Potentially Hazardous Asteroids), sont suffisamment grands et peuvent passer suffisamment pr√®s de la Terre pour repr√©senter un risque potentiel de collision dans un avenir pr√©visible.

Géodésie*. - Science qui étudie la forme, les dimensions et le champ de gravité de la Terre, ainsi que les méthodes pour mesurer et représenter ces caractéristiques. Elle vise à déterminer la taille, la forme et la topographie précises de la Terre, ainsi que les variations de la gravité à sa surface.

Géodésique. - Ligne de courbure minimale sur une surface donnée. Plus précisément, une géodésique est une courbe qui suit la plus courte distance entre deux points d'une surface, en prenant en compte la courbure intrinsèque de cette surface.

G√©ographie*. - Science qui √©tudie tous les ph√©nom√®nes (physiques, humains, environnementaux) observables √† la surface du globe terrestre. 

+ La géographie physique étudie les éléments physiques de la Terre (relief, climat, végétation, cours d'eau, océans, sols, ressources naturelles). Elle cherche à comprendre les processus géologiques, météorologiques et biologiques qui façonnent le paysage terrestre.

 + La g√©ographie humaine se concentre sur les activit√©s et les comportements humains (population, urbanisation, √©conomie, culture, migrations, syst√®mes politiques et interactions sociales). Elle √©tudie comment les individus et les groupes s'organisent, vivent et interagissent avec leur environnement.

+ La g√©ographie environnementale  examine les interactions complexes entre les √™tres humains et leur environnement naturel. Elle se concentre sur les enjeux environnementaux tels que le changement climatique, la gestion des ressources naturelles, la d√©gradation de l'environnement, la durabilit√© et les politiques environnementales.

+ La géographie régionale analyse les caractéristiques géographiques spécifiques d'une région donnée, qu'il s'agisse d'un continent, d'un pays, d'une région ou d'une ville. Elle étudie les particularités physiques, humaines, culturelles et économiques d'une région et examine les liens entre ces facteurs.

G√©o√Įde. - Repr√©sentation math√©matique de la forme de r√©f√©rence de la Terre, qui correspond √† une surface √©quipotentielle de la pesateur. En d'autres termes, c'est une surface sur laquelle tous les points du champ de gravitation terrestre ont la m√™me valeur. Le g√©o√Įde pr√©sente une forme irr√©guli√®re en raison des variations locales de la gravitation terrestre, dues √† la distribution in√©gale de la masse √† l'int√©rieur de la Terre, les montagnes, les oc√©ans, et m√™me les variations de densit√© de la cro√Ľte terrestre. Le g√©o√Įde est utilis√© comme surface de r√©f√©rence pour d√©finir les altitudes et les coordonn√©es g√©ographiques. Les altitudes mesur√©es par rapport au g√©o√Įde sont appel√©es altitudes orthom√©triques et sont utilis√©es pour des applications g√©od√©siques pr√©cises.

G√©ologie*. - Science qui √©tudie la constitution, la structure et l'√©volution de la Terre et, par extension, celles des autres corps c√©lestes pr√©sentant une surgface solide. 

Géomagnétisme. - Branche de la géophysique qui se concentre sur les propriétés magnétiques de la Terre et sur les processus qui les génèrent.

Géomorphologie. - Branche de la géographie physique qui étudie les formes, les processus et l'évolution du relief terrestre. Elle se concentre sur l'analyse et la compréhension des formes du paysage, de leur origine et de leur évolution, en examinant les processus géologiques, climatiques, hydrologiques et biologiques qui les façonnent.

Géophysique. - Branche des sciences de la Terre qui étudie les propriétés physiques et les processus qui se produisent à l'intérieur de la Terre et à sa surface. Elle englobe des domaines d'étude tels que la sismologie, la géodynamique, ou le géomagnétisme.

Germanite. - Min√©ral de sulfure de germanium et de cuivre, avec la formule chimique Cu26Ge4Fe4S32. Ce min√©ral a √©t√© d√©couvert en Allemagne, d'o√Ļ son nom. La germanite se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux opaques, souvent prismatiques ou massifs, avec une couleur variant du gris acier au noir. Sa duret√© sur l'√©chelle de Mohs est d'environ 3,5 √† 4. Elle se trouve g√©n√©ralement dans les gisements de sulfures m√©talliques associ√©s √† des min√©raux de cuivre, de plomb et de zinc. La germanite est importante en tant que minerai de germanium. La germanite est relativement rare et les gisements de germanite exploitables commercialement sont limit√©s. En cons√©quence, la production de germanium repose √©galement sur d'autres sources, telles que les r√©sidus de traitement des minerais et le recyclage.

Germanium (Ge). - Corps simple découvert en 1885. Numéro atomique : 32; masse atomique : 72,6. Utilisé dans les technologies à base de semi-conducteurs.

Geyser. - Source d'eau chaude qui, de manière intermittente, éjecte de l'eau et de la vapeur dans les airs. Ce phénomène, associé de caractère paravolcanique,, se produit lorsque de l'eau souterraine chauffée par du magma ou des roches chaudes atteint un point d'ébullition et est brusquement libérée à travers un conduit étroit vers la surface. Le cycle d'éruption d'un geyser typique se divise généralement en plusieurs phases. Tout d'abord, de l'eau s'accumule dans une cavité souterraine appelée le réservoir. En raison de la chaleur, l'eau dans le réservoir atteint progressivement son point d'ébullition, formant de la vapeur. La pression de la vapeur augmente jusqu'à ce qu'elle expulse brusquement l'eau vers le haut à travers le conduit étroit du geyser, provoquant une éruption. Après l'éruption, l'eau restante dans le réservoir se refroidit et le cycle recommence. La durée et la hauteur des éruptions varient d'un geyser à l'autre. Certains geysers peuvent atteindre des hauteurs impressionnantes de plusieurs dizaines de mètres, tandis que d'autres sont plus modestes.

Gibbs  (loi de) ou loi de Gibbs-Duhem. - Relation math√©matique fondamentale en thermodynamique qui lie les variables thermodynamiques d'un syst√®me multiphase en √©quilibre. Une expression courante en est : 

F = C - P + 2
o√Ļ F est le nombre de degr√©s de libert√© du syst√®me, C est le nombre de composants chimiques du syst√®me et P est le nombre de phases pr√©sentes. 

Gibbs (phase de). -  Etat d'√©quilibre d'un syst√®me thermodynamique. Un syst√®me peut exister sous diff√©rentes phases, telles que solide, liquide ou gazeuse. La phase de Gibbs prend en compte diverses variables thermodynamiques pour d√©crire l'√©tat du syst√®me. Par exemple, pour l'eau, la phase de Gibbs d√©pendra de la pression et de la temp√©rature, ce qui peut conduire √† des phases telles que la glace, l'eau liquide ou la vapeur.

Givre. - Très fine couche de glace recouvrant les corps solides exposés à un air très froid.

Glace. - Etat solide de l'eau, form√© lorsque l'eau se refroidit suffisamment pour que les mol√©cules d'eau se lient entre elles et forment une structure cristalline. La glace est moins dense que l'eau liquide, ce qui fait qu'elle flotte sur l'eau. Cela est d√Ľ √† l'agencement des mol√©cules d'eau dans une structure cristalline qui forme des liaisons hydrog√®ne, cr√©ant des espaces vides entre les mol√©cules et augmentant ainsi le volume occup√©. La glace peut prendre diff√©rentes formes en fonction des conditions de temp√©rature et de pression. La forme la plus courante est la glace hexagonale, qui pr√©sente une structure cristalline r√©guli√®re. On mentionnera aussi la glace cubique, la glace rhombo√©drique, la glace amorphe et plusieurs autres formes exotiques qui se forment √† des pressions extr√™mes.

Glaciation. - Ph√©nom√®ne naturel dans lequel une grande partie de la surface terrestre est recouverte de glace et de neige. Il se produit lorsque la temp√©rature moyenne de la Terre diminue de mani√®re significative, entra√ģnant une expansion des calottes glaciaires, des glaciers et des inlandsis sur les continents. Au cours de l'histoire de la Terre, il y a eu plusieurs p√©riodes glaciaires, √©galement appel√©es √®res glaciaires. La derni√®re p√©riode glaciaire, connue sous le nom de glaciation du Pl√©istoc√®ne, a d√©but√© il y a environ 2,6 millions d'ann√©es et s'est termin√©e il y a environ 11 700 ans. Au cours de cette p√©riode, d'√©normes calottes glaciaires se sont form√©es dans les r√©gions polaires et se sont √©tendues vers les r√©gions temp√©r√©es, recouvrant de vastes portions de l'Europe, de l'Am√©rique du Nord et d'autres continents. Les glaciations sont g√©n√©ralement caus√©es par des variations cycliques dans les param√®tres orbitaux de la Terre, connues sous le nom de cycles de Milankovi√ß. Ces variations modifient la quantit√© de rayonnement solaire re√ßue √† diff√©rentes latitudes et saisons, ce qui peut entra√ģner une augmentation ou une diminution de la temp√©rature moyenne.

Glacier. - Masse de glace permanente en mouvement, issue de la compression d'√©paisses couches de neige accumul√©es au cours du temps. Les glaciers se forment principalement dans les r√©gions polaires et les r√©gions montagneuses o√Ļ les temp√©ratures sont suffisamment basses pour que la neige persiste et s'accumule.

Globe. - En géographie, c'est une sphère sur laquelle est figurée la surface de la Terre.

Globe de feu. - 1) Ph√©nom√®ne lumineux observ√© dans le ciel nocturne lorsqu'un m√©t√©ore p√©n√®tre dans l'atmosph√®re terrestre et se consume en raison de la friction avec l'air. Lorsqu'un m√©t√©ore est particuli√®rement brillant et intense, il peut √™tre d√©crit comme un "globe de feu". Ces boules de feu m√©t√©oriques peuvent produire une tra√ģn√©e lumineuse persistante et peuvent √™tre visibles pendant quelques secondes √† plusieurs minutes avant de s'√©teindre. - 2) Boule de gaz incandescent qui est √©ject√©e du volcan. Lorsque du magma est projet√© dans l'air et entre en contact avec l'oxyg√®ne, il peut s'enflammer et former une boule de feu br√Ľlante qui se d√©place rapidement dans l'atmosph√®re. Ces globes de feu volcaniques sont g√©n√©ralement de courte dur√©e et peuvent √™tre accompagn√©s d'autres ph√©nom√®nes volcaniques tels que des projections de cendres et de roches.

Gluon. - Particule de masse nulle v√©hiculant l'interaction nucl√©aire forte, l'une des quatre forces fondamentales de l'univers, celle qui lie les quarks ensemble pour former les hadrons (baryons et m√©sons). Les gluons se diff√©rencient notamment des autres bosons de jauge (bosons transmetteurs des forces) par une type de charge particulier, la charge de couleur, √† laquelle ne sont sensibles qu'eux-m√™mes et les quarks. 

GlycolDiol.

Gneiss (mot emprunt√© √† l'allemand) . - Les gneiss sont des roches essentiellement compos√©es de feldspath lamellaire ou grenu et de mica en paillettes. Leur structure est toujours plus ou moins feuillet√©e. Outre ces substances, les gneiss contiennent tr√®s souvent du quartz, du talc ou du graphite : il en r√©sulte trois vari√©t√©s distinctes de gneiss que l'on nomme gneiss quartzeux, talqueux et graphiteux. Lorsque les cristaux de feldspath sont tr√®s apparents, le gneiss re√ßoit le nom de gneiss porphyro√Įde. Les gneiss peuvent encore, mais accidentellement, renfermer des tourmalines, des grenats, et diff√©rents m√©taux, tels que le fer et le molybd√®ne, qui y sont diss√©min√©s. Consid√©r√©s sous le point de vue g√©ologique, les gneiss forment de vastes syst√®mes de terrains dont la stratification est toujours distincte, et qui renferment un grand nombre de filons. Ces gneiss reposent ordinairement sur les granits. (DV.).

Gnomon. - Type de cadran solaire dont le style est une tige verticale projetant son obre sur une surface horizontale.

Golfe, baie. - En termes de géographie, on nomme baie un enfoncement de la mer dans l'intérieur des terres; mais, comme cette définition convient également au mot golfe, on ajoute que la baies présente à son entrée une ouverture plus étroite, tandis que le golfe, au contraire, présente sa plus grande largeur à l'entrée même. La baie d'Audierne, en France, celle de Naples, en Italie, ainsi que bien d'autres, sont loin d'offrir ce caractère; cependant toutes les cartes leur donnent ce nom. Quelques auteurs disent que la baie diffère seulement du golfe en ce que la première est plus petite. Ceci est généralement vrai, mais souffre pourtant de nombreuses exceptions; nous nous contenterons de citer la baie d'Hudson. La confusion entre les deux termes de golfe et de baie est à peu près complète, et il sera fort difficile de la faire cesser. Elle tient à ce que les navigateurs et les cartes ont souvent accepté sans examen, les noms géographiques imposés par les géographes anglo-saxons. Or, en anglais les termes gulf et bay une signification complètement opposée à celle que les géographes français, donnent à golfe et à baie. Le gulf des Anglais est plus étroit à l'entrée (exemple : le golfe Arabo-persique), et leur bay, au contraire, est plus large.

Gondwana. - Pal√©ocontinent h√©ritier d'un Protogondwana existant d√®s le N√©oprot√©rosoz√Įque et qui, apr√®s avoir √©t√© une composante de la Pang√©e,entre la fin du Carbonif√®re et le d√©but du Jurassique, a commenc√© s'en s√©parer  il y a environ 600 millions d'ann√©es, en m√™me temps que la Laurasie, au nord. Il y a 180 millions d'ann√©es, le Gondwana a commenc√© √† se fragmenter √† son tour en plusieurs continents distincts en raison des mouvements tectoniques de la lithosph√®re terrestre. Cette fragmentation a finalement conduit √† la s√©paration de plusieurs des masses continentales que nous connaissons aujourd'hui : Am√©rique du Sud, Afrique, Antarctique, Australie, Inde, Madagascar et P√©ninsule arabique. L'Am√©rique du Sud et l'Afrique se sont s√©par√©es, formant l'oc√©an Atlantique Sud. L'Inde a migr√© vers le nord et a fini par entrer en collision avec le continent asiatique, formant l'Himalaya. L'Antarctique s'est √©loign√©e des autres continents et a fini par se recouvrir de glace, tandis que l'Australie s'est s√©par√©e de l'Antarctique et a migr√© vers sa position actuelle.

Gouffre. - Cavit√© profonde ou un trou b√©ant dans la surface terrestre. 

+ Les gouffres karstiques se forment dans les r√©gions calcaires o√Ļ l'eau s'infiltre dans la roche soluble, cr√©ant des r√©seaux de cavit√©s souterraines. Au fil du temps, l'√©rosion continue peut provoquer l'effondrement du plafond de ces cavit√©s, formant ainsi des gouffres.

 + Les gouffres volcaniques peuvent √™tre cr√©√©s par les volcans lors d'√©ruptions explosives ou effusives. Lorsque du magma est √©ject√© du volcan, il peut laisser derri√®re lui une cavit√© vide, souvent appel√©e caldeira. 

 + Les gouffres glaciaires, connus sous le nom de crevasses, sont des fissures qui se forment lorsque la glace d'un glacier se d√©forme en raison de la pression exerc√©e par le mouvement de celui-ci. 

 + Les gouffres marins peuvent se former dans les oc√©ans et les mers, g√©n√©ralement pr√®s des c√ītes ou dans des zones de subduction tectonique. Ils sont souvent associ√©s √† des ph√©nom√®nes g√©ologiques tels que les failles, les chenaux sous-marins ou les effondrements de grottes c√īti√®res. 

Graben. - D√©pression allong√©e et √©troite dans laquelle le bloc central s'enfonce par rapport aux blocs adjacents, cr√©ant ainsi une vall√©e ou un bassin d'effondrement. Ce type de structure g√©ologique r√©sulte de l'effondrement de la cro√Ľte terrestre le long de deux failles normales parall√®les. Les grabens se forment ainsi g√©n√©ralement dans des r√©gions o√Ļ la cro√Ľte terrestre est soumise √† une extension tectonique, c'est-√†-dire lorsque les plaques tectoniques s'√©cartent l'une de l'autre. Cette extension provoque l'affaiblissement de la cro√Ľte, ce qui conduit √† la formation de failles normales parall√®les. Les blocs bordant les failles (appel√©s horsts) se d√©placent vers le bas, cr√©ant ainsi un espace d'effondrement. Exemples  : le graben du Rhin en Europe, le grand foss√© de l'Est-africain en Afrique de l'Est, le foss√© du Jourdain au Moyen-Orient.

Grand axe. - Axe le plus long d'une ellipse. Le demi-grand axe est donné pour synonyme de distance moyenne d'un corps au corps autour duquel il est en orbite.

Grandeur physique. - Propriété ou une caractéristique mesurable d'un système physique. Exemples : la longueur, la massae, la durée, la vitesse, la force, l'énergie, la température, la charge électrique, etc.

Granit. - Roche formée d'un agrégat de cristaux de feldspath, de quartz et de mica (biotite / muscovite) ou d'amphibole. C'est une roche intrusive d'origine magmatique qui se forme lentement à partir du refroidissement et de la solidification du magma.

Granulation solaire. - Motif granuleux visible sur le Soleil, et form√© par de petites structures lumineuses appel√©es granules, qui sont des cellules de convection dans la couche la plus externe du Soleil, appel√©e la photosph√®re. Les granules solaires ont une taille typique d'environ 1 000 kilom√®tres de diam√®tre et une dur√©e de vie de quelques minutes √† quelques dizaines de minutes. Chaque granule est form√© d'un noyau brillant et chaud entour√© par une zone sombre. Les granules brillants sont constitu√©s de plasma chaud qui remonte √† la surface, tandis que les zones sombres correspondent aux r√©gions o√Ļ le plasma plus frais et plus dense s'enfonce dans la photosph√®re. La granulation solaire est due aux mouvements de convection qui se produisent dans la photosph√®re. La chaleur produite par les r√©actions thermonucl√©aires √† l'int√©rieur du Soleil est transport√©e √† la surface par convection, o√Ļ elle est lib√©r√©e dans l'espace sous forme de rayonnement. Ce processus de convection cr√©e des cellules de convection o√Ļ le plasma chaud monte et le plasma plus frais descend.

Graphite. - Le graphite est la forme rhombo√©drique du carbone. Les cristaux les plus purs contiennent en outre du carbone une petite quantit√© de sesquioxyde de fer. Le graphite se pr√©sente en petites lamelles hexagonales et le plus souvent en masses foliac√©es, √©cailleuses ou compactes.  Clivage basique parfait; les lames de clivages sont flexibles. L'√©clat est m√©tallique; la couleur varie du noir de fer au noir gris d'acier; le graphite laisse sur le papier une trace noire; son toucher est gras. Duret√©, 1 √† 2. Densit√©, 2,09 √† 2,29. Bon conducteur de l'√©lectricit√©. Le graphite se trouve parfois en masses exploitables dans les granites, les gneiss, les micaschistes et les calcaires cristallins. Les vari√©t√©s terreuses d√©sign√©es sous le nom de mine de plomb ou de plombagine sont utilis√©es pour divers usages et particuli√®rement pour le noircissement des objets de fer. Les gisements de Sib√©rie (Russie) sont consid√©rables; les Etats-Unis fournissent aussi beaucoup de ce min√©ral. On en trouve aussi On en trouve en diff√©rentes localit√©s de la France, de l'Espagne, de la Corse. La tremenheerite est une vari√©t√© impure de graphite. Le nom de graphito√Įde a √©t√© donn√© par Sauer √† une vari√©t√© de carbone, brillant √† la flamme d'un bec Bunsen et impr√©gnant les micaschistes de l'Erzgebirge. La schungite d'Olonetz est aussi une vari√©t√© de carbone, interm√©diaire entre le graphite et l'anthracite.  (A. Lacroix).

Grauwacke. - Ce terme, emprunt√© aux mineurs allemands et souvent employ√©, dans un sens ind√©termin√©, pour toutes sortes de roches schisteuses anciennes qui ne sont pas exclusivement argileuses, doit rester appliqu√© aux schistes grossiers, originairement siliceux et calcarif√®res, qu'une disparition de leurs parties calcaires, sous l'influence des eaux d'infiltration, a rendu vacuolaires. Dans les Ardennes, les grauwackes d√©voniennes de Montigny et d'Hierges offrent de bons types de ces roches o√Ļ les fossiles ne sont plus conserv√©s qu'√† l'√©tat de moules internes et externes, le test calcaire de la coquille qui s√©parait ces deux moules ayant disparu par dissolution. Leur coloration brune habituelle est √©galement produite par un ph√©nom√®ne ult√©rieur de suroxydation de leurs √©l√©ments ferrugineux.

Grave. - Corps grave = corps pesant, c'est-à-dire sensible à la gravitation.

Gravimétrie. - Méthode utilisée en géophysique pour mesurer les variations du champ de gravitation terrestre. Elle permet d'étudier la répartition des masses à l'intérieur de la Terre et de cartographier les variations de densité dans le sous-sol. Le principe de base de la gravimétrie repose sur la mesure de l'accélération de la pesanteur à différents points de la surface de la Terre. Cette accélération est directement liée à la distribution de la masse à l'intérieur de la planète. En mesurant avec précision les variations de l'accélération gravitationnelle, on peut déduire les changements de densité du sous-sol.

Gravitation. - Dans la physique classique, c'est le phénomène par lequel deux corps matériels s'attirent avec une force proportionnelle au produit de leurs masses (masses gravitationnelles) respectives et inversement proportionnelle à leur distance (attraction universelle de Newton). Dans la relativité générale, c'est l'effet d'une masse (masse inertielle idéntifiée à la masse gravitationnelle) ou d'une énergie sur la courbure de l'espace-temps. Lorsque le champ gravitationnel étudié est faible, les formules de calcul classiques sont utilisables avec un bon degré de précision.

Gravitationnelles (ondes). - Perturbations de l'espace-temps pr√©dites par Einstein dans sa th√©orie de la relativit√© g√©n√©rale (1915), comme faisant partie de la description de la gravitation en tant que courbure de l'espace-temps. Ces ondes se propagent √† la vitesse de la lumi√®re √† partir d'√©v√©nements cosmiques massifs et acc√©l√©r√©s, tels que des collisions de trous noirs, des fusions d'√©toiles √† neutrons ou des explosions de supernovae. Elles se manifestent sous forme d'ondulations dans l'espace-temps lui-m√™me, cr√©ant des variations infinit√©simales de longueur dans des objets √† grande √©chelle, comme des bras d'interf√©rom√®tres s√©par√©s par des kilom√®tres. Les ondes gravitationnelles transportent de l'√©nergie, mais elles interagissent extr√™mement faiblement avec la mati√®re, ce qui rend leur d√©tection complexe. En septembre 2015, le Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (LIGO), situ√© aux Etats-Unis, a annonc√© la premi√®re d√©tection directe d'ondes gravitationnelles. Depuis lors, plusieurs autres d√©tections ont √©t√© effectu√©es. Outre le LIGO, il existe d'autres observatoires d'ondes gravitationnelles, √† commencer par Virgo, un interf√©rom√®tre g√©ant qui se trouve en Italie, pr√®s de Pise. 

Graviton. - Particule hypothétique considérée comme la médiatrice de la force gravitationnelle dans le cadre de la gravité quantique. La théorie prévoit que cette particule serait dépourvue de masse et serait de spin = 2.

Gray (symbole Gy). - Unit√© d√©riv√©e de dose absorb√©e du Syst√®me international (SI) d'unit√©s.  (Cette unit√© remplace le rad dans le SI : 1 Gy est √©quivalent √† 100 rads). Un gray repr√©sente l'√©nergie d'un rayonnement ionisant apportant une √©nergie d'un joule √† un milieu homog√®ne d'une masse d'un kilogramme de mati√®re. Le gray est notamment utilis√© pour appr√©cier les effets d√©terministes de fortes irradiations sur l'humain. Quand on veut √©valuer les effets stochastiques de faibles doses, ou les effets d'une irradiation sur les animaux, on utilise une autre unit√© d√©riv√©e, le sievert, de m√™me dimension. 

Greenockite. - Min√©ral rare compos√© de cadmium et de soufre, avec une formule chimique CdS. Elle cristallise dans le syst√®me cristallin hexagonal et est souvent trouv√©e sous forme de cristaux tabulaires ou prismatiques de couleur jaune √† jaune-orange. La greenockite est un min√©ral de faible duret√©, et elle est couramment associ√©e √† des min√©raux de zinc et de plomb dans les gisements min√©raux. La greenockite est consid√©r√©e comme un min√©ral secondaire, autrement dit, elle se forme g√©n√©ralement dans des environnements g√©ologiques o√Ļ le cadmium est pr√©sent en quantit√©s limit√©es et o√Ļ des conditions particuli√®res sont r√©unies pour sa cristallisation. Elle peut √™tre trouv√©e dans des gisements hydrothermaux, des veines min√©ralis√©es et des d√©p√īts de sulfures m√©talliques. En raison de sa raret√© et de sa toxicit√©, la greenockite n'est pas largement exploit√©e √† des fins commerciales et est principalement √©tudi√©e pour des fins de recherche min√©ralogique et g√©ologique.

Gr√™le. - Eau congel√©e tombant de l'atmosph√®re en grains arrondis (gr√™lons). Cette forme de pr√©cipitation solide se forme g√©n√©ralement dans les nuages d'orage qui pr√©sentent des courants ascendants tr√®s forts. Ces courants ascendants permettent √† l'eau sous forme de gouttelettes de se soulever dans le nuage jusqu'√† atteindre la partie sup√©rieure du nuage o√Ļ la temp√©rature est inf√©rieure √† z√©ro degr√© Celsius. Dans la partie sup√©rieure du nuage d'orage, les gouttelettes d'eau superrefroidies (eau en dessous de z√©ro degr√© mais toujours liquide) entrent en contact avec des particules, telles que de la poussi√®re ou des cristaux de glace, qui servent de noyaux de cong√©lation. Lorsqu'une gouttelette d'eau superrefroidie se cong√®le sur un noyau de cong√©lation, un gr√™lon commence √† se former. Le gr√™lon form√© initialement descend ensuite vers la partie inf√©rieure du nuage o√Ļ il entre en contact avec des gouttelettes d'eau liquide. Ces gouttelettes d'eau se cong√®lent en glace lorsqu'elles entrent en contact avec la surface glac√©e du gr√™lon, ce qui conduit √† une accumulation de couches de glace concentriques autour du noyau initial. Le gr√™lon grandit ainsi par accr√©tion de couches successives de glace. Le gr√™lon peut √™tre emport√© par des courants d'air ascendants et descendants √† l'int√©rieur du nuage, ce qui permet √† d'autres gouttelettes d'eau superrefroidies de s'accrocher et de geler sur le gr√™lon en formation. Ce processus de cyclisation peut se r√©p√©ter plusieurs fois, conduisant √† la formation de gr√™lons plus gros. Lorsque le gr√™lon devient trop lourd pour √™tre soutenu par les courants ascendants, il tombe du nuage et atteint le sol sous la forme de gr√™le. La taille des gr√™lons peut varier consid√©rablement, allant de quelques millim√®tres √† plusieurs centim√®tres de diam√®tre.

Grenat. - Min√©ral  de couleur variable, le plus ordinairement rouge. Tous les grenat cristallisent dans le syst√®me cubique. Ils fondent √† la flamme du chalumeau et donnent un verre transparent de densit√© inf√©rieure √† celle du grenat qui l'a produit. G√©n√©ralement, l'acide chlorhydrique n'attaque pas les grenats, √† moins que ceux-ci ne renferment une forte proportion de calcium ; mais, apr√®s avoir subi la fusion, ces mi n√©raux sont compl√®tement d√©compos√©s par l'acide chlorhydrique, qui en pr√©cipite de la silice g√©latineuse. Il suffit m√™me, pour qu'un grenat acqui√®re cette propri√©t√©, de le chauffer au rouge sans le fondre, s'il est riche en calcium
le grenat constitue une pierre précieuse (escarboucle, gemme rouge); on le trouve dans une foule de roches, de granits, de gneiss, etc. Les principales variétés employées dans la bijouterie sont : le grenat grossulaire, le grenat almanpin, le grenat mélanite.

Gr√®s. - Roches d√©tritiques constitu√©es de grains de sable ciment√©s ensemble. Les grains de sable peuvent √™tre compos√©s de quartz, de feldspath, de micas et d'autres min√©raux.  Les grains de sable sont souvent arrondis et bien tri√©s. Le ciment qui lie les grains peut √™tre constitu√© de silice, de carbonate de calcium ou d'autres min√©raux. Les gr√®s sont des roches primitivement d√©pos√©es √† l'√©tat de sable, mais dont les √©l√©ments meubles ont √©t√© soud√©s par un ciment siliceux, calcaire ou ferrugineux. Les gr√®s siliceux ont une grande duret√©. Parfois, l'agglom√©ration est si parfaite que la cassure pr√©sente un aspect luisant : c'est le cas des gr√®s dits lustr√©s. Chez d'autres types, le grain de la roche n'est plus visible, le microscope y r√©v√®le m√™me une structure cristalline : ce sont les quartzites. Les gr√®s ferrugineux ont une couleur rouge due √† l'oxyde de fer. Les gr√®s psammites sont √† ciment argileux; ils sont micac√©s et schisteux. Les grauwackes sont siliceux et d√©calcifi√©s par les eaux d'infiltration. Les macignos sont argileux et calcarif√®res. Les gr√®s verts doivent leur couleur √† la glauconie.

Gr√©sil. - Quand au moment de la chute de la neige, il vient √† se produire des coups de vent brusques, les flocons neigeux rout√©s les uns contre les autres s'agglutinent, se durcissent et prennent en m√™me temps une forme arrondie. Ils constituent alors ce que l'on appelle le gr√©sil. Le gr√©sil est une forme rudimentaire de la gr√™le, qui n'appara√ģt jamais en √©t√©, au moins dans les climats chauds ou temp√©r√©s. Les grains de gr√©sil, peu consistants et blancs √† la surface, n'ont que quelques millim√®tres de diam√®tre; ils sont parfois arrondis, parfois en pyramides √† trois pans; leur structure est cristalline. Ils se produisent toujours √† la suite d'un coup de vent. Ce coup de vent m√™le et met en contact les menus cristaux de glace et les gouttelettes des nuages en surfusion qui coexistent dans des couches d'air tr√®s voisines, un peu au-dessus de la couche isotherme de 0 ¬įC. Les nuages d'eau surfondue, qui atteignent de grandes √©paisseurs en √©t√©, ne peuvent occuper, dans la saison froide qu'une couche atmosph√©rique tr√®s mince et tr√®s basse : les menus cristaux de glace ne peuvent donc pr√©cipiter autour d'eux qu'une tr√®s faible quantit√© d'eau surfondue, ce qui explique leur petitesse en comparaison des gr√™lons. Une observation de Kaemtz a montr√© la n√©cessit√© du coup de vent dans la gen√®se du grain de gr√©sil : la neige tombante peut se transformer en corps sph√©riques ou pyramidaux d√®s que le vent soufflait par rafales, et reprendre la forme de flocons d√®s que le vent cesse.

Grotte. - Cavité souterraine formées par l'action de l'eau sur des roches solubles (calcaire, par exemple). L'eau dissout lentement les minéraux dans la roche, créant des passages et des salles souterraines.

Gypse. - Sulfate hydrat√© de calcium. Le gypse se pr√©sente en masses compactes et grenues comme l'alb√Ętre gypseux et le gypse saccharo√Įde et en cristaux. La forme cristalline du gypse d√©rive, d'un prisme rhombo√Įdal oblique. Ce corps jouit de la double r√©fraction √† deux axes; il pr√©sente trois plans de clivage, dont deux faciles et un plus difficile. Les deux premiers sont inclin√©s de 60¬į; le troisi√®me leur est perpendiculaire. Le syst√®me cristallin du sulfate de calcium offre plusieurs vari√©t√©s. Les macles sont tr√®s communes; c'est la macle de deux cristaux lenticulaires qui produit la vari√©t√© connue sous le nom de fer de lance, et c'est la section de cette macle qui offre la forme qui lui a valu son nom; sa couleur est jaun√Ętre. Des lits de gypse enti√®rement, mais confus√©ment cristallis√©, sont d√©sign√©s, selon leur √©paisseur, sous les noms de grignard et pied d'alouette. Ces diff√©rentes vari√©t√©s sont tr√®s communes dans la pierre √† pl√Ętre du Bassin parisien. Les cristaux trap√©ziens sont assez abondants dans les marnes qui recouvrent cette roche; ils sont souvent incolores et transparents. Les marnes jaunes sont particuli√®rement p√©tries de veinules cristallis√©es, form√©es d'une quantit√© prodigieuse de petites lentilles. - En g√©ologie, on conna√ģt sous le nom de gypse parisien, une importante assise de gypse saccharo√Įde, grenu, de formation lagunaire, qui occupe une grande √©tendue dans le Bassin parisien, dans un vaste cercle limit√© par Villers-Cotterets, Reims, Melun, Chevreuse, Montfort, Mantes et Beaumont. Le gypse n'affleure nulle part, car il est soluble; il n'existe que l√† o√Ļ les marnes du gypse, imperm√©ables, l'ont prot√©g√© contre les eaux d'infiltration. Le gypse parisien est divis√© en quatre couches ou masses tr√®s fossilif√®res, qui sont g√©n√©ralement s√©par√©es par des lits de marnes.

Gyromagn√©tique (effets). - Ph√©nom√®nes qui r√©sultent de l'interaction entre le moment magn√©tique intrins√®que (spin) d'une particule charg√©e et un champ magn√©tique externe. Ces effets sont observ√©s principalement dans le domaine de la physique des particules et de la physique des solides. Ils comprennent la pr√©cession de Larmor, o√Ļ le moment magn√©tique pr√©cessionne autour de la direction du champ magn√©tique, et l'effet Hall, o√Ļ les charges √©lectriques sont d√©vi√©es par la force de Lorentz lorsqu'elles se d√©placent dans un mat√©riau soumis √† un champ magn√©tique.

Gyroscope. - Instrument utilis√© pour mesurer et maintenir l'orientation et la rotation d'un objet. Il est bas√© sur le principe de conservation du moment cin√©tique, selon lequel un objet en rotation conserve sa rotation √† moins qu'une force externe ne soit appliqu√©e pour la modifier. 

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