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On donne généralement
le nom de montagne à une élévation un peu considérable de la
surface terrestre; les collines sont de petites montagnes, et quand
les collines sont isolées, on les appelle monticules et buttes.
Mais plus que l'altitude, c'est le caractère accidenté et les dénivellations
rapides du terrain qui le définissent comme montagneux. Nous allons décrire
les diverses parties d'une montagne, puis nous dirons comment les montagnes
se groupent entre elles pour former ces grandes masses, ces chaînes, que
nous présente la surface du globe.
Afin d'introduire de façon simplifiée
le vocabulaire utilisé pour décrire les montagnes, admettons qu'une montagne
ait exactement la forme d'un prisme triangulaire, et que ce prisme soit
placé sur une de ses faces : cette face se nomme la base de la montagne;
son périmètre en est le pied; les deux autres faces adjacentes,
qui viennent se réunir à l'arête opposée, en sont les flancs;
cette arête elle-même en est la crête ou le faîte; les
deux bases du prisme sont les extrémités de la montagne. Dans
la nature les plans de ces extrémités sont en général obliques à la
base; et quand ils sont verticaux, ou à peu près, on les nomme escarpements;
il en est de même pour les flancs. Ainsi, dans une montagne un escarpement
est un flanc ou une extrémité dont la direction est voisine de
la verticale.
Si on coupe le prisme triangulaire par
un plan vertical passant par la crête, on formera deux montagnes, dont
l'un des flancs sera un escarpement. La perpendiculaire abaissée de la
crête sur la base mesure la hauteur de la montagne. Si par un point de
cette ligne on fait passer un plan parallèle à la base, on aura alors
un prisme quadrangulaire, et la crête sera remplacée par la portion du
plan sécant comprise entre les flancs et les extrémités; c'est là ce
que l'on nomme un plateau : on voit que le
plateau peut être plus ou moins étendu, suivant qu'il est plus ou moins
rapproché de la base. Si par un point pris sur la crête, et par le pied
des extrémités de la montagne, on fait passer deux plans, on déterminera
ainsi une pyramide quadrangulaire. Les deux faces opposées les plus étendues
seront les flancs, et les deux autres les extrémités; le sommet de la
pyramide sera le sommet de la montagne. Par des modifications, très
concevables on peut avoir un cône; alors toute la surface prend le nom
de flancs : presque tous les cônes sont volcaniques.
Quand le sommet d'une montagne est très aigu, on lui donne le nom d'aiguille
: on appelle aussi aiguilles les pointes élevées qui se trouvent sur
les crêtes, les plateaux, etc.
-
Le
massif du K-2 (le second plus haut sommet du monde après l'Everest),
vu depuis l'espace.
Cette
montagne, située au Nord du Pakistan, culmine à 8611 m. Image
: Nasa.
Dans la nature les choses ne se trouvent
pas disposées aussi régulièrement que nous venons de le dire : une montagne
n'est jamais exactement un prisme triangulaire, une pyramide ou un cône;
mais par des abstractions sa forme peut toujours se ramener à celle d'un
de ces trois solides. Les flancs et les extrémités sont des surfaces
courbes, plus ou moins compliquées, et dont la forme dépend essentiellement
de la nature des roches qui composent la montagne. Dans les escarpements
on voit des parties plus ou moins inclinées et même horizontales; ce
n'est que l'inclinaison générale qui approche de la verticale. Les faîtes
ne sont jamais des ligues droites, ni même des lignes courbes, mais des
surfaces étroites. Les sommets ne sont pas des points, mais de petits
plateaux, dont les dimensions ne sont jamais comparables à celles de la
base de la montagne. Les plateaux peuvent être assez réguliers; cependant
ils présentent ordinairement beaucoup d'inégalités; ils penchent plus
ou moins vers telle ou telle partie de la montagne; on y distingue toujours
une espèce de crête qui forme la ligne de partage des eaux.
On rencontre fort peu de montagnes isolées
dans la nature; elles se trouvent ordinairement réunies, et forment des
massifs plus ou moins considérables, qui s'étendent en longueur dans
de certaines directions, en jetant des ramifications à droite et à gauche.
C'est à ces massifs que les géographes ont donné le nom de chaînes.
Pour les former, les montagnes se sont groupées d'une infinité de manières.
La chaîne la plus simple que l'on puisse
imaginer est celle qui serait formée par une série de montagnes placées
sur une même ligne droite; les montagnes étant du reste disposées Ã
côté les unes des autres d'une manière quelconque. Alors l'ensemble
des pieds de chaque montagne forme le pied de la chaîne, de même que
l'ensemble des flancs forme les flancs de la chaîne, que l'on désigne
en les rapportant aux points cardinaux. Les flancs d'une chaîne portent
aussi le nom de versants, parce qu'ils versent les eaux dans les
plaines;
les extrémités d'une chaîne sont les points où elle se termine dans
le sens de sa longueur. On appelle axe d'une chaîne la ligne imaginaire
qui passerait par le centre de chaque montagne. Le faîte de la chaîne
est formé par l'ensemble des crêtes, des sommets et des lignes de partage
des eaux sur les plateaux des montagnes qui la
composent. On conçoit, d'après cela, que cette ligne doit être une couche
très compliquée et toujours discontinue. Le faîte détermine le partage
des eaux qui coulent sur les deux versants opposés; c'est là sa propriété
caractéristique, celle qui doit servir à le déterminer dans toutes les
circonstances. Dans une chaîne, il y a toujours des protubérances qui
s'élèvent au-dessus des parties adjacentes; c'est ce que l'on nomme des
cimes : souvent les cimes sont assez loin du faîte; telle est par exemple,
la situation du pic du Midi de Bigorre, et du Mont Perdu, dans les Pyrénées.
Les montagnes, en se réunissant, laissent
entre elles des dépressions plus ou moins considérables, qui sont les
vallées; les flancs qui laissent entre eux la dépression forment ceux
de la vallée : on les nomme aussi versants. La courbe résultant
de l'intersection de ces deux surfaces, celle que suivent les eaux qui
tombent dans la vallée, se nomme le thalweg. D'après
la forme générale des montagnes, on conçoit qu'ordinairement il doit
y avoir deux vallées opposées de chaque côté d'une chaîne; c'est effectivement
ce qui a lieu. Les deux vallées se réunissent par l'espace, plus ou moins
étendu suivant la forme et le rapprochement des montagnes, qui sépare
les deux sommets ou les deux crêtes; cet espace porte le nom de col.
Ainsi les cols sont des crans dans le faîte d'une chaîne, qui font communiquer
entre elles les vallées de deux versants opposés.
Il n'existe pas de chaîne aussi simple
que celle que nous venons de considérer; c'est là seulement la masse
principale. Dans son cours, chaque chaîne jette à droite et à gauche
des ramifications plus ou moins étendues, plus ou moins rapprochées les
unes des autres; on nomme rameaux celles qui partent de la masse
principale. Chaque rameau peut lui-même être considéré comme une chaîne
simple; on y distingue toutes les parties dont nous avons donné la définition.
Les ramifications qu'il jette se nomment contreforts. Ainsi, toute
chaîne de montagnes présente une masse principale, des rameaux et des
contre-forts.
Les rameaux laissent entre eux des vallées
qui partent du faîte. Entre les diverses ramifications de ces vallées
principales se trouvent d'autres vallées, qui viennent tomber dans les
premières. Il en existe également entre les ramifications des contre-forts,
qui viennent tomber dans les secondes, etc. Les vallées sont désignées
par les noms de vallées du 1er,
du 2e, du 3e
ordre, etc. Il existe des vallées dont la direction est parallèle Ã
celle de la chaîne; on les nomme vallées longitudinales.
Nous avons réduit les choses à leur plus
simple expression pour mieux faire comprendre les relations qui existent
entre les différentes parties d'une masse de montagnes; mais dans la nature
les montagnes sont beaucoup plus compliquées; les unes forment des courbes
très irrégulières et souvent interrompues; les rameaux prennent toutes
sortes de directions; ils se coupent et laissent entre eux de vastes plaines;
et néanmoins, en examinant la carte géographique d'une chaîne quelconque,
on y reconnaît très bien toutes les parties dont nous venons de parler.
Les chaînes de montagnes sont rarement
isolées : elles tiennent plus ou moins directement les unes aux autres;
les limites qu'on leur assigne ne sont, le plus souvent, que de convention;
il est même rare que les géographes s'accordent dans cette détermination.
L'Europe et l'Asie sont
traversées, chacune dans leur plus grande longueur, par une grande bande
élevée. Celle de l'Europe a sa partie centrale au Saint-Gothard; et de
là l'inclinaison générale baisse dans tous les sens, vers la Baltique,
la mer Noire, l'Atlantique et la Méditerranée;
enfin, toutes ces pentes sont découpées, par les lits des fleuves,
en diverses chaînes. (Rozet).
Les montagnes
de la Terre
Sur le tableau suivant (adapté de la classification
de Huot), les montagnes sont regroupées selon des principes simples :
on distingue des systèmes, des groupes, des chaînes et des rameaux.
Nous entendons par rameau un assemblage
de montagnes peu considérables, partant d'une chaîne. Une chaîne
est une réunion de montagnes importantes, qui change quelquefois de nom
lorsqu'elle occupe, une grande étendue. Elle peut être isolée, comme
elle peut faire partie d'un groupe. Un groupe est la réunion de
plusieurs chaînes qui se prolongent dans diverses directions. Un système
se compose de plusieurs groupes liés, entre eux, quelles que soient leur
étendue et leur altitude.
Ces principes une fois admis; les montagnes
de l'Europe formeront six systèmes, celles de
l'Asie quatre, celles de l'Afrique
quatre également, et celles de l'Amérique
cinq. Un peu à part sont l'Océanie, qui est
composée d'archipels, dont certains montagneux (Hawaii, Nouvelle-Zélande,
etc.), et d'une grande île, l'Australie,
que l'on peut considérer comme un continent (avec deux groupes de montagnes),
et l'Antarctide, pour laquelle on retiendra
un seul grand système, composé de deux groupes, placés dans l'alignement
l'un de l'autre.
-
| Europe |
Système hispanique.
Se
compose des Pyrénées et de toutes les montagnes de l'Espagne et du Portugal. |
Pyrénées.
Le groupe pyrénaïque est composé de toutes les chaînes appartenant
aux Pyrénées. Point culminant : le Pic d'Aneto. |
| Groupe ibérique, qui se
rattache au précédent, ainsi que l'a montré Bory de Saint-Vincent, mais
qui cependant doit en être distingué par de fortes dépressions, comprend
la Sierra de Occa, celle de Moncayo, celle de Molina, ainsi que plusieurs
autres, et va terminer un de ses rameaux au cap Saint-Martin et l'autre
près des rives de la Segura. Point culminant : Sierra de Moncayo. |
| Groupe carpétano-vettonique,
qui se rattache au précédent et sépare le cours du Duero de celui du
Tage. Points culminants : Sierra de Guadarrama,
Sierra de Gredos. |
| Groupe lusitanique, qui
se dirige vers le sud du Portugal. Point culminant : Sierra
de Guadalupe. |
| Sierra
Morena |
| Groupe mariano-cunéique,
composé de la réunion des deux systèmes marianique et cunéique de Bory
de Saint-Vincent. Point culminant : Sierra Sagra. |
| Groupe bétique, le moins
important par son étendue, mais le plus considérable par sa hauteur,
forme un des bassins du Guadalquivir, et produit, par le prolongement d'un
de ses rameaux, le rocher de Gibraltar. Point culminant : Cerro de Mulhacen. |
Système alpique
Ce
système couvre de ses ramifications la sixième partie de toute
l'Europe. Point culminant : le Mont-Blanc. |
Groupe occidental ou franco-celtique,
comprenant toutes les montagnes de la France (Massif
central et Cévennes, Massif
armoricain, Vosges), des Pays-Bas et d'une
partie de l'Allemagne (Forêt Noire), et
composé de chaînes plus ou moins distinctes. Point culminant : le Puy
de Sancy. |
| Groupe central ou helvétique,
comprenant : 1° la chaîne du Jura
et 2° celle des Alpes. |
| Groupe méridional ou italique,
composé des différentes branches de l'Apennin
et de leur prolongement dans la Sicile. Points culminants : le Monte Cavallo,
dans les Abruzzes et le mont Etna en Sicile. |
| Groupe oriental ou slavo-hellénique,
composé de plusieurs chaînes et de branches qui s'étendent en Bosnie,
en Serbie et en Bulgarie, en Thrace, en Macédoine, en Albanie, en Grèce.
Points culminants : le mont Dinara, la chaîne du Pinde,
le Balkan, la chaîne du Rhodope. |
| Carpates
et annexes (Sudètes, Monts Métallifères, etc.),
qui forment le groupe septentrional ou slavo-germanique, séparé du groupe
central par le cours du Danube. Points culminants, dans les Carpates orientales,
le Ruska-Poyana; dans les Carpates occidentales, Eisthaler-Spitze. |
Système sarmatique.
Composé
seulement de petites montagnes et de plateaux fort étendus, qui occupent
la Russie d'Europe, la Fionie, la Poméranie et l'Oust de l'Allemagne et
la Pologne. Point culminant : chaîne de la rive droite de la Volga. |
Système scandinavique.
S'étend
depuis l'extrémité septentrionale de l'Europe ou le Finmark, jusqu'Ã
l'extrémité méridionale de la Suède. |
Groupe du Koelen, dont le
point culminant est le Sulitelma. |
| Groupe du Dovez, dont le
point culminant est le Snee-haetta. |
| Groupe du Herdamguerfield,
dont le point culminant est le sommet du Sognefield. |
Système britannique.
|
Groupe septentrional.
Composé
des montagnes de Caithness et de l'Inverness, comprend aussi les îles
Orcades et les Hébrides, qui ne sont que
les extrémités de leurs ramifications. |
| Monts Grampians. Point culminant
le mont Ben-Nevis. |
| Monts Cheviot. |
| Chaîne Pennine et monts
du Cumberland |
| Monts Cambriens et Monts
Noirs (montagnes du Pays de Galles) |
| Hauteurs de la Cornouailles
et du Devon (auxquelles on peut rattacher les South et North Downs, Cotswold
Hills, Chiltren Hills, Mendip Hills, Dorset Downs, etc.) |
| Groupe irlandais, formé
de toutes les petites hauteurs qui couvrent l'Irlande
(monts Mourne, monts de Connemara, monts du Kerry, monts de Wicklow, etc.). |
Système sardo-corse.
Ainsi
appelé par Bourguine dans son Tableau des montagnes. |
Groupe de la Corse,
dont le point culminant est le Monte-Rotondo. |
| Groupe de la Sardaigne,
dont le point le plus élevé est le Genargentu. |
| Asie |
Système
himalayen.
Ce
système est le plus considérable, non seulement de l'Asie, mais du monde
entier. |
Grouge ouralien, constitué
par l'Oural, et qui sépare l'Europe de l'Asie.
Point culminant : le mont Tanagaï. |
| Groupe altaïque, constitué
par l'Altaï, et qui succède au précédent dans
la direction de l'ouest à l'est. Montagnes de Kolyvan. |
Groupe indo-iranien, qui
comprend :
à l'Est, le Pamir,
les Monts Lahori, l'Hindou
Kouch, le Karakoram et l'Himalaya
(points culminants : l'Everest, le Lhotse, le Daulaghiri etc.);
à l'Ouest, le Kopet-Dagh, les
monts Alborz et les monts Zagros, que l'on peut
aussi voir comme des composantes du système caucasique.
|
| Groupe sinique, avec notamment
les monts Kouen-Loun et le Tian
Chan, au Nord du groupe indo-iranien. |
Système indien.
Séparé
du système l'himalayen par le cours du Gange. |
Monts Kimour, dont les ramifications
paraissent s'unir aux montagnes qui couvrent la péninsule du Gujarat. |
| Monts Gandwana, qui s'unissent
au sud-ouest aux monts Bundeh. |
| Groupe des Ghâts, qui s'étend
sur tout le littoral occidental de l'Inde. Point culminant : le mont Taddiandamalla; |
| Montagnes de l'île de Sri
Lanka, qui ne sont que la suite des Ghâts. Point culminant :
le pic d'Adam. |
Système caucasique.
Sépare
l'Europe et l'Asie. |
Groupe du Caucase,
dont la cime la plus élevée est celle de l'Elbrouz. |
| Groupe du Taurus et le Massif
arménien, dont le point culminant est le mont Ararat.
Mont
Liban et Anti-Liban. |
Système arabique.
Entièrement
séparé du précédent, se compose des trois groupes qui s'élèvent au
milieu des déserts sablonneux de l'Arabie. |
Le groupe du Sinaï. |
| Groupe de Téhama.
Projette des rameaux dans diverses directions. |
| Groupe d'Oman. Borde
le littoral du golfe Persique. |
| Afrique |
Système abyssinien.
Composé
de la grande chaîne des monts de la Lune, de celle des monts Tegla, et
de celle qui borde la mer Rouge. |
Point culminant : le mont
Amba-Geshen. |
Système cafro-guinéen.
Commence
au nord de la ligne équinoxiale, comprend les monts Lupata, ceux du cap
de Bonne-Espérance, et se termine en collines sur la côte de Guinée. |
Point culminant : la plus
haute cime des monts Nieuweveld. |
| Système sénégambien. |
Fouta-Djalon.
Donne naissance aux fleuves du Sénégal et à la Gambie. |
| Système maghrébin. |
La chaîne du mont Atlas
(avec le massif du Djurjura, Ã l'Est, le Djebel
Dira, au Sud d'Alger, etc.) et les monts Ammer forment son principal
groupe. |
| Amérique |
Le Système
orego-mexicain. Commence à l'extrémité la plus
septentrionale de l'Amérique, et se termine vers le golfe de Darien. |
Groupe occidental, comprenant
la Cordillère du Nouveau-Cornouaille et celle de la Californie. |
| Groupe oriental, comprenant
les Montagnes Rocheuses, les monts
Ozark, la Cordillère du Nouveau-Mexique, celle de Durango, celles
d'Oaxaca et de Mexico; celles du Guatemala, de Veragua et de Costa-Rica. |
Système Alléghanien.
Formé
de plusieurs chaînes réunies comme un seul groupe. |
Appalaches,
King's
Mountain. |
Cordillère
des Andes.
Le
Système ando-péruvien pourrait être considéré comme formé de quatre
groupes, qui seraient à proprement parler les quatre grandes divisions
adoptées par Humboldt. Les points de jonction de chacune de ces divisions
déterminent la limite de chaque groupe. |
Cordillères de la Colombie. |
| Andes du Pérou. |
| Andes du Chili et du Potosi
(Bolivie). |
| Andes patagoniques. |
Système parimien.
Composé
de plusieurs chaînes, dont la plus importante est la Sierra Parime. |
Point culminant : le Duida. |
Système brésilien.
S'étend
sur le côté oriental de l'Amérique, depuis le 4e degré de latitude
méridionale jusqu'à l'embouchure du Rio de la Plata. |
Point culminant : l'Itambe. |
| Océanie |
Système australien. |
Groupe oriental, formé
d'un ensemble de massif, et culminant aux mont Musgrave |
| Groupe oriental, formé
du Great dividing range, qui longe toute la façade Est de l'Australie. |
| Systèmes divers |
Montagnes de Nouvelle-Zélande |
| ÃŽles montagneuses de Hawaii |
| Antarctide |
Chaîne antarctique |
Groupe de la Terre Victoria
à la Chaîne de la Reine Maud. |
| Groupe de la Péninsule
de Palmer et de la Terre de Graham. |
Le résultat ainsi obtenu est commode
pour l'exposition, mais n'a rien d'absolu. Déjà la division en continents
est assez artificielle : la distinction de l'Europe
et de l'Asie a une origine historique et n'est pas
motivée d'un point de vue géologique : placer, dès lors le Caucase et
l'Oural en Asie a quelque chose d'arbitraire. De la même façon, si l'on
se place au point de vue des structures géologiques, l'Afrique
et la Péninsule arabique appartiennent à un même ensemble. Pour regrouper
plus convenablement les montagnes, il faudrait se placer à une échelle
plus globale. On reconnaîtra alors, à côté de systèmes isolés, deux
grand ensembles : la ceinture péripacifique, qui longe tout l'Est
de l'Asie et tout l'Ouest des deux Amériques,
et qui est aussi le siège d'une importante activité volcanique (ceinture
de feu du Pacifique), et , se développant
dans une direction quasiment perpendiculaire, la ceinture mésogéenne
ou théthysienne (parfois aussi appelée alpine) : elle s'étend
de l'Ouest de l'Europe (Espagne,
Pyrénées,
Alpes)
à la Péninsule indochinoise (Monts de l'Annam),
en passant par l'Anatolie et le Caucase, l'Iran
et l'Himalaya.
 |
Collectif,
Petit
atlas des animaux de montagne, Delachaux et Niestlé, 2010. - Les
montagnes sont, à bien des égards, un milieu qui nous apparaît hostile
: cimes enneigées, pentes infinies, déserts de roches et de glace… Mais
ce sont aussi de verdoyants alpages, des forêts superbes, des milieux
moins élevés où il fait bon vivre. Ces milieux très diversifiés abritent
une faune tout à fait remarquable, parfaitement adaptée aux conditions
de cet environnement. Mieux que l'homme encore, certaines espèces sont
capables de vivre ici en parfaite harmonie avec leur habitat. Mammifères,
oiseaux,
reptiles,
amphibiens
et insectes sont décrits minutieusement dans
ce petit atlas. (couv.).
Jean
Terrisse, Petit atlas des fleurs de montagne, Delachaux et
Niestlé, 2008. - Qu'il s'agisse de hautes montagnes
comme les Alpes (4807 m au Mont Blanc) et les Pyrénées (3404 m au pic
d'Aneto), ou de moyennes montagnes comme le Massif Central (1 886 m au
Puy de Sancy) ou le Jura (1 723 m au Reculet), la France possède une variété
exceptionnelle de massifs montagneux, inégalée en Europe.
Cette diversité se reflète dans la richesse de sa flore
montagnarde qui comprend près de 1250 espèces différentes, soit environ
30% des 4500 espèces recensées à ce jour sur le territoire national.
Ce guide vous propose de découvrir par la couleur 80 de ces espèces,
représentatives des familles et des genres typiques des étages alpins
(2 200-3 000 m) et subalpins (1 600-2 200 m), choisies en raison de leur
fréquence et de leur facilité d'identification.
Olivier
Holblan, L'invention de l'alpinisme, Belin, 2008 -
L'ascension du Mont Blanc, à la fin du XVIIIème siècle, est généralement
considérée, au moins symboliquement, comme l'acte de naissance de l'alpinisme.
Cet exploit s'inscrit dans le vaste mouvement d'inventaire du monde et
d'affirmation de l'individu, initié par "les lumières". Une ère nouvelle
s'ouvre, celle de l'exploration des terres inconnues, des "voyages de découverte",
des expéditions scientifiques,... La curiosité suscitée par les cimes
enneigées des Alpes et des Pyrénées tient également aux effets du romantisme.
La contemplation "des glacières de Suisse et de Chamonix", les excursions
au pied des crêtes immaculées, la sensibilité aux formes grandioses
de la nature constituent les prémices du tourisme cultivé. Dès lors,
toutes les conditions semblent réunies pour que commence la conquête
des sommets encore vierges. Les fractions cultivées de la bourgeoisie
vont se saisir de ce projet pour afficher leur foi dans le progrès,
le travail et l'utilitarisme, se démarquant
ainsi du style de vie aristocratique, caractérisé par le gaspillage ostentatoire
du temps libre et la célébration de l'oisiveté. Dans tous les pays de
l'Europe occidentale, leurs représentants
vont fonder les premiers clubs alpins. Un des apports originaux de l'ouvrage
est de montrer cette influence des milieux cultivés dans le processus
d'institutionnalisation de l'alpinisme et sur les orientations adoptées
par les différents clubs européens. Les Anglais
jouent un rôle précurseur en créant dès 1857, l'alpine club. Leur exemple
inspire des initiatives identiques en Suisse,
en Italie, en Autriche,
en Allemagne en Pologne
et en France dans les années suivantes.
Au-delà des dimensions communes, les contributions de chacun des auteurs
soulignent les points de divergence entre les différents clubs. Certaines
de leurs finalités ont eu en effet un développement variable en fonction
des configurations culturelles et des traditions propres à chaque nation.
Les débats autour de la définition légitime de l'alpinisme au moment
où émerge "l'alpinisme acrobatique" au sein des sections académiques
et la diversité du niveau d'engagement des clubs dans la conquête des
massifs extra-européens, frilosité des uns, initiatives pionnières des
autres, en fournissent d'excellentes illustrations. La prise en compte
parmi les facteurs explicatifs des divergences, de la perception singulière
du rapport au corps et aux exercices physiques qui prévaut dans certains
de ces pays, constitue un autre des apports inédits de cet ouvrage. (couv.).
Walter
Bonatti, Montagnes d'une vie, Arthaud, 2005. - Walter
Bonnati, grimpeur solitaire, pionnier de l'alpinisme extrême, rescapé
d'aventures dramatiques comme celle du pilier du Fréney, raconte ses mémoires.
Chaque chapitre est consacré à l'une de ces montagnes qui ont marqué
sa vie et jalonné sa carrière : le Grand Capucin, le Dru, le K2, les
Grandes Jorasses, le Cervin, les sommets de Patagonie
et, plus particulièrement, le massif du Mont-Blanc, où Bonatti a frôlé
la mort et sauvé des vies. Il explique par ailleurs pourquoi il a abandonné
l'alpinisme en 1963 et s'interroge sur l'évolution de ce dernier. L'auteur
détaille les situations, les décisions, les méthodes, l'éthique, qui
ont fait de lui une figure des plus atypiques de l'alpinisme du XXe siècle
(couv.).
R.
Fritsch et al., Flore des montagnes, Didier Richard, 2004.-
Cette
Flore
des montagnes, régulièrement rééditée, constitue un aide-mémoire
indispensable pour tous les amoureux de la nature. De la primevère au
lis martagon, des "simples" que l'on effleure au fil des sentiers aux plus
précieuses parfois menacées, les fleurs, classées selon la couleur de
leur robe, livrent tous leurs secrets. (couv).
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