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E
Eau. - Liquide (dans les conditions ordinaires) transparent, incolore, inodore et insipide dont la formule chimique est H2O (ce qui signifie qu'elle est compos√©e de deux atomes d'hydrog√®ne (H) li√©s √† un atome d'oxyg√®ne (O). L'eau peut √©galement exister sous forme solide (glace) ou gazeuse (vapeur d'eau). Elle est pr√©sente sur Terre dans les oc√©ans, les lacs, les rivi√®res, les glaciers et les nappes souterraines, ainsi que dans les nuages et m√™me sous forme de vapeur dans l'atmosph√®re. Ce comportement de transition entre les diff√©rents √©tats de la mati√®re permet √† l'eau d'avoir un impact important sur les processus g√©ologiques, climatiques et biologiques de la plan√®te. Parmi ses autres  caract√©ristiques, citons : 
‚ÄĘ Solvant universel. -  L'eau a la capacit√© de dissoudre de nombreuses substances. En raison de sa polarit√©, les mol√©cules d'eau peuvent interagir avec d'autres substances ioniques ou polaires, ce qui permet √† de nombreux solut√©s de se dissoudre dans l'eau.

 ‚ÄĘ Coh√©sion et adh√©sion. -  L'eau a une forte coh√©sion :  les mol√©cules d'eau sont fortement attir√©es les unes aux autres. Cela se manifeste par des propri√©t√©s telles que la tension superficielle. L'eau pr√©sente √©galement une adh√©sion : elle peut adh√©rer √† d'autres surfaces, ce qui est important pour le transport de l'eau dans les plantes, par exemple.

 ‚ÄĘ Chaleur sp√©cifique √©lev√©e. -  L'eau a une capacit√© calorifique √©lev√©e : elle peut absorber et lib√©rer une grande quantit√© de chaleur sans subir de changements de temp√©rature significatifs. Cela contribue √† la r√©gulation thermique des organismes et joue un r√īle important dans le maintien des conditions m√©t√©orologiques.

√Čchange. - Interaction entre deux syst√®mes ou particules, o√Ļ il y a un transfert ou une transformation d'une quantit√© physique (√©nergie,  quantit√© de mouvement, charge √©lectrique, etc.). Qelques exemples d'√©changes :
‚ÄĘ √Čchange d'√©nergie. - L'√©nergie peut √™tre √©chang√©e entre deux syst√®mes par le biais de processus tels que le transfert thermique (conduction, convection, rayonnement), le travail m√©canique, les r√©actions chimiques, etc. Ex. :  lorsqu'un objet est chauff√©, il y a un √©change d'√©nergie thermique entre l'objet et son environnement.

 ‚ÄĘ √Čchange de quantit√© de mouvement . - La quantit√© de mouvement peut √™tre transf√©r√©e entre deux objets lorsqu'ils see heurtent, ce qui entra√ģne des changements dans leur vitesse et leur direction.

‚ÄĘ √Čchange de charge √©lectrique. -  Les particules charg√©es √©lectriquement peuvent √©changer leurs charges par l'interm√©diaire des forces √©lectriques. Par exemple, lorsqu'un √©lectron est transf√©r√© d'un atome √† un autre, il y a un √©change de charge √©lectrique.

‚ÄĘ √Čchange de particules . - Des particules √©l√©mentaires peuvent √™tre √©chang√©es entre diff√©rentes particules ou syst√®mes lors d'interactions fondamentales. Ex. : dans les interactions nucl√©aires, des protons, des neutrons ou d'autres particules peuvent √™tre √©chang√©s, entra√ģnant des modifications dans les noyaux atomiques.

√Čcho. - R√©p√©tition d'un son due √† la r√©flexion des ondes sonores qui, heurtant un ou plusieurs corps, changent de direction et produisent sur l'ou√Įe, apr√®s l'impression directe, une ou plusieurs impressions nouvelles.

√Čclairement. - Grandeur photom√©trique qui mesure la quantit√© de lumi√®re incidente sur une surface. L'√©clairement, symbolis√© par la lettre E, est mesur√© en lux (lx) dans le syst√®me international d'unit√©s (SI). Un lux correspond √† un √©clairement d'un lumen par m√®tre carr√© (lm/m¬≤).
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√Čclat. - La notion d'√©clat (ou de luminance ou encore de brillance, pour reprendre un terme qui tend √† devenir obsol√®te) d√©signe la densit√© spatiale d'un flux lumineux (luminosit√©). Le terme est plut√īt employ√© en r√©f√©rence √† la mani√®re dont une surface r√©fl√©chit ou diffuse la lumi√®re. C'est une propri√©t√© optique qui permet de d√©crire l'apparence visuelle d'un mat√©riau ou d'une substance (ex. √©clat m√©tallique, soyeux, nacr√©, terne etc.). L'√©clat est souvent utilis√© comme un moyen de caract√©riser les min√©raux dans le domaine de la g√©ologie.

√Čclipse. - En astronomie on parle d'√©clipse √† propos de la situation dans laquelle un astre est temporairement occult√©, totalement (√©clipse totale) ou partiellement (√©clipse partielle), par l'interposition d'un autre astre. Il y a √©clipse de Soleil, quand la Lune s'interpose entre la Terre et le Soleil; il y a √©clipse de Lune lorsque la Terre s'interpose entre la Lune et le Soleil. 

√Čcliptique. - Grand cercle de la sph√®re c√©leste qui correspond √† l'intersection avec cette sph√®re du plan de l'orbite terrestre autour du Soleil. 

Ecologie. - Science qui √©tudie les relations entre les organismes vivants  et leur environnement, ainsi que les interactions entre ces organismes.

√Čcorce. - Couche ext√©rieure solide d'une plan√®te ou d'un corps c√©leste. Elle est g√©n√©ralement compos√©e de roches, de min√©raux et parfois de glace, et recouvre le manteau, qui est une couche interm√©diaire plus chaude et visqueuse. L'√©corce terrestre, par exemple, est la couche sup√©rieure de la Terre et comprend la cro√Ľte continentale et la cro√Ľte oc√©anique. La cro√Ľte continentale est g√©n√©ralement plus √©paisse et compos√©e de roches granitiques, tandis que la cro√Ľte oc√©anique est plus mince et principalement compos√©e de basalte. Sur d'autres plan√®tes, l'√©corce peut diff√©rer en composition et en structure. Par exemple, sur la Lune, l'√©corce est principalement compos√©e de roches basaltiques et anorthositiques. Sur Mars, l'√©corce est √©galement principalement constitu√©e de roches basaltiques, mais pr√©sente des variations r√©gionales.

√Čcosyst√®me. - Syst√®me complexe compos√© d'organismes vivants (bioc√©nose ou communaut√©) et de leur environnement physique (biotope) interagissant les uns avec les autres (La biosph√®re). Les organismes interagissent entre eux et avec leur environnement de diff√©rentes mani√®res. Ils se nourrissent les uns des autres, se reproduisent, se d√©placent, se comp√©titionnent pour les ressources, et sont √©galement influenc√©s par des facteurs abiotiques tels que la temp√©rature, l'humidit√©, la lumi√®re et les conditions climatiques. Il existe des √©cosyst√®mes terrestres comme une for√™t, une prairie ou un d√©sert, ou des √©cosyst√®mes aquatiques comme un lac, une rivi√®re ou un r√©cif corallien, etc.

Effet de serre. - Processus qui affecte les plan√®tes qui poss√®dent une atmosph√®re et qui consiste en une r√©tention de l'√©nergie re√ßue du Soleil par cette atmosph√®re. Sur Terre, par exemple, le rayonnement solaire qui atteint le sol est en partie r√©fl√©chi dans l'espace, mais une partie est absorb√©e et sert √† chauffer le sol et l'atmosph√®re. L'√©nergie ainsi absorb√©e est r√©√©mise dans le domaine infrarouge du spectre et pourrait elle aussi √™tre √©vacu√©e dans l'espace. Mais certaine mol√©cules contenues dans l'atmosph√®re - en particulier  le dioxyde de carbone (CO2), le m√©thane (CH4) et l'ozone (O3), ainsi d'ailleurs que la vapeur d'eau - sont opaques au rayonnement infrarouge et emp√™chent son √©vacuation dans l'espace. Il s'ensuit une augmentation de la temp√©rature de l'atmosph√®re. Cet effet de serre a exist√© de tout temps, mais depuis la r√©volution industrielle, les activit√©s humaines ont consid√©rablement augment√© la concentration dans l'atmosph√®re des gaz qui en sont responsables, √† commencer par celle du CO2 issu de la combustion des combustibles fossiles. Cet exc√®s de gaz √† effet de serre provoque d√©sormais une augmentation inqui√©tante de la temp√©rature moyenne de notre plan√®te. Ce r√©chauffement climatique global est responsable de la fonte des calottes glaciaires, de l'√©l√©vation du niveau de la mer, de la fr√©quence accrue de ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques extr√™mes (temp√™tes, canicules, s√©cheresses, etc.), avec pour cons√©quences de nombreux d√©siquilibres √©conomiques.

Effondrement gravitationnel. - Processus par lequel une masse de matière s'effondre sous l'effet de son propre poids, formant une structure plus dense. Ce processus est observé à différentes échelles, allant des nuages moléculaires géants dans l'espace aux étoiles et aux trous noirs.

L'effondrement gravitationnel des nuages moléculaires est à l'origine de la formation des étoiles. Ces nuages sont composés de gaz et de poussières, et sous l'influence de la gravité, ils commencent à se contracter. Lorsque la contraction continue, la température et la pression augmentent au centre du nuage, ce qui déclenche des réactions nucléaires qui conduisent à la formation d'une étoile

Dans le cas des √©toiles massives, un nouvell'effondrement gravitationnel peut se poursuivre √† la fin de leur existence. Lorsque le carburant nucl√©aire au centre de l'√©toile est √©puis√©, la gravit√© prend le dessus et l'√©toile s'effondre sur elle-m√™me, et aboutit √† une explosion cataclysmique appel√©e supernova. 

L'effondrement gravitationnel peut également se produire au niveau des étoiles à neutrons. Ce sont les noyaux d'étoiles massives qui se sont effondrées lors d'une supernova, laissant derrière elles une étoile extrêmement dense composée principalement de neutrons. La gravité à la surface d'une étoile à neutrons est si forte qu'elle peut écraser la matière à des densités extrêmes.

EGG (= evaporation gazeous globule ouglobule gazeux en évaporation). - Il s'agit de condensations de matière interstellaire qui enrobe une étoile ou un groupe d'étoiles en formation. On peut les observer par exemple dans la Nébuleuse de l'Aigle (M 16) dans le Serpent, comme les extrémités de "piliers" ou de "projections" se détachant sur fond de nébuleuse. Des indices existent qui laissent penser que notre Système solaire est issu lui aussi d'un EGG.

Einstein (ascenseur d'). - Exp√©rience de pens√©e utilis√©e pour illustrer le principe d'√©quivalence dans la th√©orie de la relativit√© g√©n√©rale d'Einstein : imaginez un observateur se trouvant √† l'int√©rieur d'un ascenseur en chute libre dans un champ gravitationnel uniforme. L'observateur ne peut pas voir l'ext√©rieur de son ascenseur. Pendant cette chute libre, il ne ressent pas de poids, et toutes les lois de la physique s'appliquent de la m√™me mani√®re qu'en l'absence de gravitation. Cela illustre le fait que l'inertie et la gravitation sont √©quivalentes dans le cadre de la relativit√© g√©n√©rale (principe d'√©quivalence). 

Einstein (Equation ou relation d'). - Deux √©quation dues √† Einstein  portent ce nom :

a) l'√©quation d'Einstein proprement dite est une √©quation fondamentale de la th√©orie de la relativit√© restreinte, formul√©e par Albert Einstein en 1905. Cette √©quation √©tablit une relation entre l'√©nergie E (exprim√©e en joules) d'un objet et sa masse m (exprim√©e en kilogrammes) traduisant  le fait que l'√©nergie et la masse sont √©quivalentes et peuvent √™tre converties l'une en l'autre selon une √©chelle donn√©e par la vitesse de la lumi√®re c ( = 299 792 458m.s-1) au carr√©. Soit : 

E = mc¬≤ 

b) La deuxième équation, également dite équation de champ d'Einstein a été publiée par celui-ci en 1915 et appartient à la relativité générale. Elle décrit comment la courbure de l'espace-temps est liée à la distribution de la matière et de l'énergie et s'exprime dans sa forme la plus simple comme suit :

GőľőĹ = 8ŌÄTőľőĹ
o√Ļ : GőľőĹ repr√©sente le tenseur de courbure d'Einstein, qui d√©crit la courbure de l'espace-temps, et TőľőĹ‚Äč est le tenseur √©nergie-impulsion, qui d√©crit la distribution de la mati√®re et de l'√©nergie dans l'espace-temps; őľ et őĹ √©tant des indices qui varient de 0 √† 3, correspondant aux composantes temporelles et spatiales de l'espace-temps.
Einstein-de Haas (effet). -  Ph√©nom√®ne par lequel le mouvement m√©canique d'un mat√©riau ferromagn√©tique entra√ģne un changement dans son aimantation. Lorsqu'un mat√©riau ferromagn√©tique est soumis √† une force m√©canique ou √† une torsion, les moments magn√©tiques des domaines magn√©tiques se r√©orientent pour s'aligner avec la nouvelle direction impos√©e par le mouvement. Cela provoque un changement de l'aimantation globale du mat√©riau.  L'effet Einstein-de Haas est une manifestation de la conservation du moment cin√©tique. Lorsque le mat√©riau ferromagn√©tique est mis en rotation, les moments magn√©tiques des √©lectrons individuels (spin) du mat√©riau se r√©orientent pour aligner leur direction avec celle de la rotation. 

Einsteinium (Es). - El√©ment chimique de la s√©rie des actinides. Num√©ro atomique 99. Masse atomique :  252.

√Člectricit√©. - Forme d'√©nergie li√©e √† la propri√©t√© de certains corps de s'attirer ou de se repousser mutuellement. Elle correspond √† l'existence de  caract√©ristiques propres √† certaines particules √©l√©mentaires (leur charge √©lectrique : les √©lectrons, par exemple, portent une charge √©lectrique n√©gative; les protons portent une charge positive ). Quand il y a d√©placement collectif de telles particules charg√©es √©lectriquement (√©lectrons en particulier), on par le de courant √©lectrique. L'√©lectricit√© est une expression de l'√©lectromagn√©tisme l'un des quatre interactions fondamentales de la nature.

√Člectrode. - Conducteur √©lectrique utilis√© pour √©tablir un contact avec un milieu √©lectrolytique (comme une solution ionique) ou une r√©gion sp√©cifique d'un syst√®me √©lectrochimique. Dans une pile ou une batterie, une √©lectrode est charg√©e positivement (anode) et l'autre n√©gativement (cathode). Lorsque la pile est en circuit ferm√©, des r√©actions chimiques se produisent au niveau des √©lectrodes, permettant la conversion d'√©nergie chimique en √©nergie √©lectrique. Par exemple, lors de l'√©lectrolyse de l'eau, l'eau est d√©compos√©e en hydrog√®ne et en oxyg√®ne √† l'aide d'une √©lectrode positive (anode) et d'une √©lectrode n√©gative (cathode).

√Člectrodynamique. - Branche de la physique qui √©tudie les ph√©nom√®nes √©lectriques et magn√©tiques en relation avec le mouvement des charges √©lectriques. L'√©lectrodynamique est bas√©e sur les √©quations de Maxwell, qui d√©crivent les relations entre les champs √©lectriques et magn√©tiques, les charges √©lectriques et les courants ((loi de Gauss pour l'√©lectricit√©, la loi de Gauss pour le magn√©tisme, la loi de Faraday et la loi d'Amp√®re-Maxwell).  Elles permettent de comprendre les propri√©t√©s des champs √©lectriques et magn√©tiques, leur g√©n√©ration, leur propagation et leur interaction avec les charges √©lectriques. 

√Člectrodynamique quantique. - Approche relativiste de la m√©canique quantique. L'√©lectrodynamique quantique (QED = Quantum Electrodynamics) repose sur le concept de champs quantiques, o√Ļ les particules sont consid√©r√©es comme des excitations des champs fondamentaux. Dans le formalisme de la QED, les interactions √©lectromagn√©tiques sont d√©crites par des diagrammes de FeynmanFeynman.htm, qui sont des repr√©sentations graphiques des diff√©rents processus d'√©mission, d'absorption et de diffusion des particules. L'un des aspects remarquables de la QED est la possibilit√© de d√©composer les interactions complexes en une s√©rie d'interactions plus simples, permettant ainsi de calculer les probabilit√©s des diff√©rents processus avec une pr√©cision croissante. La QED pr√©dit plusieurs ph√©nom√®nes observ√©s exp√©rimentalement, tels que l'effet Compton (la diffusion des photons par des √©lectrons), l'effet Lamb (les d√©calages des niveaux d'√©nergie dans l'atome d'hydrog√®ne) et l'effet Casimir (l'attraction entre des plaques m√©talliques dans le vide). 

√Člectroluminescence. - Type de luminescence est observ√© dans les diodes √©lectroluminescentes (LED) et les √©crans √† cristaux liquides (LCD). L'√©lectricit√© appliqu√©e provoque l'excitation des √©lectrons, qui √©mettent de la lumi√®re lorsqu'ils retournent √† leur √©tat fondamental.

√Člectrolyse. - Proc√©d√© utilisant de l'√©nergie √©lectrique pour provoquer un processus chimique non spontan√©, g√©n√©ralement afin de d√©composer une substance chimique. L'√©lectrolyse se produit dans une cellule √©lectrolytique, qui est compos√©e d'un √©lectrolyte, un mat√©riau conducteur qui peut √™tre un liquide ou une solution, et de deux √©lectrodes : une anode (√©lectrode positive) et une cathode (√©lectrode n√©gative). Lorsque le courant √©lectrique est appliqu√© √† la cellule √©lectrolytique, des r√©actions chimiques se produisent aux √©lectrodes. √Ä l'anode, l'oxydation se produit, ce qui signifie que des √©lectrons sont perdus et des ions positifs sont form√©s. √Ä la cathode, la r√©duction se produit, ce qui signifie que des √©lectrons sont gagn√©s et des ions n√©gatifs sont form√©s. Exemple, l'√©lectrolyse de l'eau. Elle consiste en la s√©paration, par le passage dans une solution aqueuse l√©g√©rement acide, des atomes constituant des mol√©cules d'eau H2O pour lib√©rer de l'hydrog√®ne (H2), √† la cathode, et de l'oxyg√®ne (O2) √† l'anode. On peut aussi utiliser l'√©lectrolyse pour  extraire les m√©taux √† partir de leurs minerais. C'est ce qui est fait en particulier pour produire de l'aluminium √† partir de la bauxite.

√Člectromagn√©tisme*. - Branche de la physique qui √©tudie les interactions entre les charges √©lectriques et les champs √©lectromagn√©tiques. Il englobe √† la fois l'√©lectricit√© et le magn√©tisme, qui sont intimement li√©s comme le montrent les √©quations de Maxwell, qui d√©crivent math√©matiquement le comportement des champs √©lectriques et magn√©tiques. Les quatre √©quations de Maxwell sont :

 ‚ÄĘ La loi de Gauss pour l'√©lectricit√©, qui relie le flux √©lectrique √† travers une surface ferm√©e √† la charge √©lectrique totale contenue √† l'int√©rieur de cette surface.

‚ÄĘ La loi de Gauss pour le magn√©tisme, qui  stipule que le flux magn√©tique √† travers une surface ferm√©e est nul, ce qui signifie qu'il n'existe pas de monop√īles magn√©tiques isol√©s.

 ‚ÄĘ La loi de Faraday, qui √©tablit qu'un changement du champ magn√©tique dans le temps g√©n√®re un champ √©lectrique circulaire.

 ‚ÄĘ La loi d'Amp√®re-Maxwell, qui d√©crit comment un champ magn√©tique variable peut induire un courant √©lectrique.

Ces équations permettent de décrire les propriétés fondamentales de l'électromagnétisme, notamment la propagation des ondes électromagnétiques (comme la lumière), les interactions entre les charges électriques et les champs électromagnétiques, et les phénomènes tels que l'induction électromagnétique.

√Člectrom√®tre. - Appareil utilis√© pour mesurer les charges √©lectriques ou les potentiels √©lectriques. 

√Člectron. - Particule √©l√©mentaire stable entrant dans la constitution des atomes. Sa charge √©lectrique est n√©gative √©gale √† l'unit√© (elle est donc aussi √©gale en valeur et oppos√©e en signe √† celle du proton). C'est la mani√®re dont se structurent les √©lectrons (e‚ĀĽ) autour des atomes qui expliquent les propri√©t√©s chimiques des corps, ainsi que les propri√©t√©s spectrales de la lumi√®re qu'ils peuvent √©mettre ou absorber. L'electron appartient √† la famille des leptons.

√Člectron√©gativit√©. - Mesure de la capacit√© d'un atome √† attirer vers lui des √©lectrons  dans une mol√©cule. Si deux atomes d'√©lectron√©gativit√©s diff√©rentes sont r√©unis, une liaison polaire se forme. Les atomes faiblement √©lectron√©gatifs sont parfois appel√©s √©lectropositifs (par exemple le sodium)  : ils forment assez facilement des ions positifs.

√Člectrovalence. - Ce terme sert √† d√©finir, √† partir de la charge √©lectrique d'un ion, la possibilit√© pour celui-ci de se combiner avec un autre dans une liaison ionique. Par exemple, l'√©lectrovalence de l'ion hydronium (H3O+) est +1; celle de l'ion nitrate (NO3-) est -3. Les ions se combinent dans des proportions telles que la charge totale du compos√© qu'ils forment soit nulle.

√Člectronvolt (eV). - Unit√© de mesure de l'√©nergie utilis√©e en physique des particules, en physique atomique et en physique nucl√©aire. Il est d√©fini comme l'√©nergie acquise par un √©lectron lorsqu'il est acc√©l√©r√© √† travers une diff√©rence de potentiel d'un volt. L'√©lectronvolt n'appartient pas au Syst√®me international (SI), mais est une unit√© pratique pour exprimer les √©nergies associ√©es aux particules subatomiques, car celles-ci peuvent avoir des √©nergies tr√®s faibles par rapport √† d'autres unit√©s d'√©nergie telles que le joule. Les √©lectrons dans les atomes ont des √©nergies de l'ordre de quelques √©lectronvolts. Les photons de la lumi√®re visible ont des √©nergies de l'ordre de 1 √† 3 √©lectronvolts. Les protons et les neutrons, ont des masses d'environ 1 giga√©lectronvolt (GeV), soit 1 milliard d'√©lectronvolts. Certaines particules de haute √©nergie, telles que celles produites dans les acc√©l√©rateurs de particules, peuvent avoir des √©nergies allant de quelques giga√©lectronvolts (GeV) √† plusieurs t√©ra√©lectronvolts (TeV).

√Člectrophor√®se. -Technique de s√©paration des mol√©cules charg√©es dans un champ √©lectrique. Le principe de base de l'√©lectrophor√®se repose sur le fait que les mol√©cules charg√©es se d√©placent sous l'influence d'un champ √©lectrique. Lorsque le champ √©lectrique est appliqu√©, les mol√©cules se d√©placent vers l'√©lectrode oppos√©e en fonction de leur charge √©lectrique et de leur taille. Les mol√©cules charg√©es positivement se dirigent vers la cathode (√©lectrode n√©gative), tandis que les mol√©cules charg√©es n√©gativement se dirigent vers l'anode (√©lectrode positive).

√Člectrostatique. - Branche de la physique qui √©tudie les ph√©nom√®nes li√©s aux charges √©lectriques immobiles, c'est-√†-dire les charges √©lectriques en √©quilibre statique. L'√©lectrostatique recourt notamment aux notions de charge √©lectrque, de conducteur et d'isolant, de potentiel et de champ √©lectrostatiques, ainsi qu'aux lois de Coulomb.

√Člectroluminescence. - Ph√©nom√®ne physique dans lequel la lumi√®re est √©mise par un mat√©riau lorsqu'il est soumis √† un champ √©lectrique ou √† un courant √©lectrique. L'√©lectroluminescence se produit lorsqu'une tension √©lectrique est appliqu√©e √† un mat√©riau semi-conducteur sp√©cifique (nitrure de gallium (GaN), phosphure d'indium-gallium (InGaP), etc.). Cette tension excite les √©lectrons pr√©sents dans le mat√©riau. Lorsque les √©lectrons retournent √† leur √©tat d'origine, ils √©mettent de l'√©nergie sous forme de lumi√®re. C'est sur ce principe que reposent diverses technologies d'√©clairage et d'affichage, notamment les diodes √©lectroluminescentes (LED).

√Čl√©ment. - Le sens du terme √©l√©ment varie consid√©rablement selon le contexte.  - En math√©matiques, les √©l√©ments sont constituants des ensembles. - En chimie, ce sont les corps les plus simples (El√©ments chimiques), au regard des transformations consid√©r√©es. C'est, par exemple, l'hydrog√®ne, le carbone, l'oxyg√®ne, le fer, le silicium, le soufre, etc. - En m√©canique c√©leste, on parle d'√©l√©ments orbitaux √† propos des param√®tres (au nombre de six) utilis√©s pour d√©crire l'orbite d'un corps c√©leste.

√Čl√©ments (air, terre, eau, feu...). D'apr√®s l'ancienne philosophie, les √©l√©ments ont form√© toutes choses (La mati√®re antique). On en reconnaissait quatre : l'eau, l'air, la terre, et le feu. Au Moyen √Ęge, on adopta quatre animaux comme pr√©sidant aux √©l√©ments, le hareng √† l'eau, le cam√©l√©on √† l'air, la taupe √† la terre, et la salamandre au feu. - Air : c'√©tait le principe et la substance universelle suivant les philosophes ioniens' Anaxim√®ne et Diog√®ne d'Apollonie. (B-E.). - Eau. : c'√©tait le premier principe et la mati√®re premi√®re de toutes choses suivant Thal√®s. Cette physique et cette cosmogonie ont √©t√© renouvel√©es en partie par B. de Maillet, qui pensait que tous les √™tres sont sortis du sein des mers, et que leur √©tat pr√©sent est d√Ľ √† des transformations successives, opinion dont s'est aussi inspir√© le naturaliste Lamarck. - Feu : le premier principe de toutes choses suivant les philosophes ioniens Hippase de M√©taponte et H√©raclite d'√Čph√®se. - Terre  : l'opinion qui fait de la Terre un √©l√©ment et l'un des principes substantiels de la Nature para√ģt remonter √† Emp√©docle, qui, suivant ce que rapporte Aristote, l'ajouta √† l'Air, √† l'Eau et au Feu, reconnus au m√™me titre par les autres philosophes de l'√©cole Ionienne, et les soumit tous ensemble au pouvoir de l'Amour et de la Discorde, pris comme principes moteurs. 

√Čl√©ments natifs. - Classe de min√©raux qui se composent presque exclusivement d'un seul √©l√©ment chimique dans leur structure cristalline. Contrairement √† d'autres classes de min√©raux qui sont des compos√©s chimiques, les √©l√©ments natifs sont des substances simples et pures. Exemples :

‚ÄĘ L'or (Au) est l'un des √©l√©ments natifs les plus pr√©cieux. Il se pr√©sente prafois sous forme de cristaux cubiques, octa√©driques ou dendritiques, mais il peut √™tre trouv√© plus couramment sous forme de p√©pites, de paillettes ou de grains dans les d√©p√īts alluvionnaires ou les veines aurif√®res.

‚ÄĘ L'argent (Ag) est un autre √©l√©ment natif pr√©cieux qui se trouve g√©n√©ralement sous forme de cristaux cubiques ou dendritiques. Il peut √™tre associ√© √† des minerais de plomb, de zinc ou de cuivre dans les gisements m√©tallif√®res.

‚ÄĘ Le cuivre (Cu) est un √©l√©ment natif qui se pr√©sente souvent sous forme de cristaux octa√©driques ou dendritiques, ainsi que sous forme de masses massives ou filiformes. Il est souvent trouv√© dans des gisements de cuivre natif ou associ√© √† des min√©raux de cuivre tels que la malachite et l'azurite.

‚ÄĘ Le platine (Pt) : La platine est un m√©tal pr√©cieux rare qui se trouve souvent sous forme de grains ou de petits cristaux dans les d√©p√īts alluvionnaires. Il est √©galement trouv√© associ√© √† des min√©raux de chrome, de nickel et de fer dans les complexes min√©ralis√©s.

‚ÄĘ Le diamant (C) est un min√©ral compos√© enti√®rement de carbone, mais il est class√© comme √©l√©ment natif en raison de sa composition chimique simple. Il se forme sous des conditions de temp√©rature et de pression extr√™mes dans le manteau terrestre.

‚ÄĘ Le plomb (Pb) se trouve parfois sous forme de cristaux cubiques dans la nature, mais il est plus courant sous forme de masses massives ou de nodules dans les gisements de min√©raux de plomb tels que la gal√®ne.

‚ÄĘ Le fer (Fe) se trouve  dans les m√©t√©orites ferreuses, mais il peut √©galement √™tre trouv√© sous forme de grains ou de petits cristaux dans certains gisements m√©tallif√®res.

√Člongation. - Position apparente d'un objet c√©leste par rapport au Soleil, vu depuis la Terre,donn√©e par l'angle form√© entre le Soleil, l'objet c√©leste et l'observateur. Lorsqu'une plan√®te est en √©longation maximale, elle se trouve √† son point le plus √©loign√© du Soleil depuis notre point de vue sur Terre. Cette configuration permet souvent d'observer la plan√®te plus facilement, car elle est g√©n√©ralement plus √©loign√©e de la lueur du cr√©puscule. On distingue deux types d'√©longation-:
+ L'√©longation est a lieu lorsque la plan√®te est situ√©e √† l'est du Soleil depuis notre point de vue sur Terre. la plan√®te est visible dans le ciel apr√®s le coucher du Soleil. 

 + L'√©longation ouest a lieu lorsque la plan√®te est situ√©e √† l'ouest du Soleil depuis notre point de vue sur Terre. La plan√®te est alors visible dans le ciel avant le lever du Soleil.

Embouchure. - Point o√Ļ un fleuve se jette dans un autre cours d'eau, un lac ou la mer. L'embouchure peut prendre diff√©rentes formes, comme un delta (lorsque le fleuve se divise en plusieurs bras) ou un estuaire (lorsque le fleuve s'√©largit en rencontrant la mer).

√Čmersion. - L'√©mersion d'un astre correspond √† sa r√©apparition lorsqu'il a √©t√© momentan√©ment occult√© par un autre, et plus sp√©cialement par la Lune, lorsque le premier √©tait √©clips√©. L'√©mersion, qui est la sortie de l'ombre s'oppose √† l'immersion qui est au contraire l'entr√©e dans l'ombre. 

√Čmission. - Production ou projection d'un rayonnement, d'une particule. Un spectre en √©mission correspond √† la gamme des diff√©rentes √©nergies que poss√®de un rayonnement en provenance d'un corps.

√Čmission √©lectronique. - Processus par lequel des √©lectrons sont lib√©r√©s d'une surface ou d'un mat√©riau. Exemples de ph√©nom√®nes donnant leiu √† une √©mission √©lectronique : 

‚ÄĘ L'effet photo√©lectrique. - Lorsque des photons d'une certaine √©nergie frappent une surface m√©tallique ou un mat√©riau semi-conducteur, ils peuvent transf√©rer suffisamment d'√©nergie aux √©lectrons li√©s dans le mat√©riau, ce qui les lib√®re de leur liaison et les √©jecte de la surface.

‚ÄĘ L'√©mission thermionique. - Dans ce processus, des √©lectrons sont √©mis d'un mat√©riau lorsqu'il est chauff√© √† une temp√©rature suffisamment √©lev√©e pour fournir aux √©lectrons une √©nergie cin√©tique leur permettant de surmonter la barri√®re de potentiel de surface. C'est le principe sur lequel reposent les tubes √† vide, les cathodes des lampes √©lectroniques, etc.

 ‚ÄĘ L'√©mission de champ. - Lorsqu'un champ √©lectrique intense est appliqu√© √† une surface, il peut suffisamment acc√©l√©rer les √©lectrons pour qu'ils surmontent la barri√®re de potentiel de surface et soient √©mis. Cela se produit dans des dispositifs tels que les tubes √† rayons cathodiques et les √©crans d'affichage √† plasma.

 ‚ÄĘ L'effet tunnel. - Dans certains cas, des √©lectrons peuvent traverser une barri√®re de potentiel m√™me s'ils n'ont pas une √©nergie cin√©tique suffisante pour la franchir classiquement. Cela se produit gr√Ęce √† un ph√©nom√®ne quantique appel√© effet tunnel, o√Ļ les √©lectrons se comportent √† la fois comme des corpuscules et comme des ondes.

√Čmulsion. - Syst√®me dispers√© constitu√© de deux liquides non miscibles entre eux, g√©n√©ralement de l'eau et d'un autre liquide (par exemple, de l'huile). Dans une √©mulsion, de petites gouttelettes du liquide dispers√© sont dispers√©es dans le liquide dispersant. Les √©mulsions sont des syst√®mes thermodynamiquement instables, ce qui signifie que les liquides ont tendance √† se s√©parer naturellement au fil du temps. La formation et la stabilit√© des √©mulsions sont souvent facilit√©es par l'utilisation d'√©mulsifiants, √©galement appel√©s agents √©mulsifiants. Ces substances ont des propri√©t√©s tensioactives ( = elles r√©duisent la tension superficielle entre les liquides non miscibles) et aident √† stabiliser les gouttelettes dispers√©es. Les √©mulsifiants peuvent √™tre des substances naturelles, (prot√©ines, phospholipides), ou des substances synth√©tiques (tensioactifs).

√Čnantiom√®res. - Isom√®res d'une substance chimique qui sont des images miroir l'un de l'autre et ne peuvent pas √™tre superpos√©s, tout comme notre main gauche et notre main droite. La paire d'√©nantiom√®res est g√©n√©ralement d√©sign√©e par des termes tels que R/S , D/L ou +/-, selon la convention utilis√©e pour d√©crire la configuration absolue de la mol√©cule. Les √©nantiom√®res sont √©galement appel√©s isom√®res optiques car ils ont la capacit√© de faire tourner le plan de polarisation de la lumi√®re. Les √©nantiom√®res peuvent pr√©senter des diff√©rences significatives dans leurs interactions avec d'autres mol√©cules, en particulier dans les syst√®mes biologiques. Cela signifie que les √©nantiom√®res peuvent avoir des effets biologiques diff√©rents, tels que des activit√©s pharmacologiques distinctes.

√Čnergie. - En physique, on d√©fini l'√©nergie comme la capacit√© d'effectuer un travail. math√©matiquement, l'√©nergie E est une grandeur scalaire et est identique au travail W d'une force F. L'unit√© de mesure S.I. utilis√©e pour l'√©nergie et pour le travail est le joule

L'√©nergie se manifeste sous diverses formes : √©nergie m√©canique (√©nergie cin√©tique + √©nergie potentielle), √©nergie thermique, √©nergie √©lectrique, √©nergie chimique, √©nergie nucl√©aire, etc. 

De fa√ßon g√©n√©rale tout corps ou tout syst√®me mat√©riel (un ou plusieurs corps dans une portion d√©finie de l'espace) poss√®de une √©nergie totale √©gale √† la somme de tous les types d'√©nergie qui lui sont attach√©s. Si ce syst√®me n'a pas d'interactions avec le reste du monde, la quantit√© totale d'√©nergie est conserv√©e. Par exemple, en m√©canique, l'√©nergie totale E d'un syst√®me isol√© s'exprime comme la somme de l'√©nergie cin√©tique K = ¬Ĺ .mv¬≤ et de l'√©nergie potentielle U, soit E = K + U, o√Ļ K et U peuvent varier (en se transformant l'une dans l'autre), mais avec E qui reste constante. L'√©nergie peut aussi √™tre transf√©r√©e √† un autre syst√®me ou √©chang√©e, avec sous sans transformation. Les diverses formes d'√©nergie peuvent se transformer les une dans les autres au cours des processus qui affectent le corps ou le syst√®me de corps concern√©.

√Čnergie interne. - Forme d'√©nergie associ√©e √† l'agitation mol√©culaire et aux interactions entre les particules d'un syst√®me. Elle repr√©sente l'√©nergie totale (√©nergie cin√©tique + √©nergie potentielle de ses composants) contenue √† l'int√©rieur d'un syst√®me.  C'est une grandeur extensive : elle d√©pend de la quantit√© de mati√®re pr√©sente dans le syst√®me. Elle est g√©n√©ralement repr√©sent√©e par la lettre U et est mesur√©e en joules (J) dans le syst√®me international d'unit√©s.

√Čnergie libre (= √©nergie de Gibbs). - Grandeur thermodynamique correspondant √† l'√©nergie disponible pour effectuer un travail utile √† pression constante et √† temp√©rature constante. Si l'√©nergie libre d'un syst√®me diminue au cours d'un processus, cela signifie que le processus est spontan√© et peut se produire sans intervention externe. En revanche, si l'√©nergie libre augmente, le processus n√©cessitera une d√©pense d'√©nergie externe pour se produire.  Elle  est li√©e √† l'enthalpie (H) et √† l'entropie (S) d'un syst√®me par l'√©quation de Gibbs-Helmholtz : G = H - T S, o√Ļ T est la temp√©rature absolue. 

‚ÄĘ L'√©nergie libre standard (őĒG¬į) est l'√©nergie libre d'une r√©action chimique √† l'√©quilibre, c'est-√†-dire lorsque les concentrations des r√©actifs et des produits sont dans leurs √©tats standard. L'√©nergie libre standard permet de pr√©dire la faisabilit√© d'une r√©action chimique √† une temp√©rature donn√©e.

‚ÄĘ L'√©nergie libre de r√©action (őĒG) est l'√©nergie libre d'une r√©action √† des concentrations non standard de r√©actifs et de produits. Elle est utilis√©e pour pr√©dire la faisabilit√© d'une r√©action √† des conditions sp√©cifiques.

En g√©n√©ral, une r√©action est spontan√©e si őĒG est n√©gatif, ce qui signifie que l'√©nergie libre diminue et que le syst√®me tend √† √©voluer vers un √©tat plus stable. Une r√©action est non spontan√©e si őĒG est positif, ce qui signifie que l'√©nergie libre augmente et que le processus ne se produira pas spontan√©ment sans apport d'√©nergie externe. Si őĒG est √©gal √† z√©ro, la r√©action est √† l'√©quilibre.

√Čnergie de liaison. -  √Čnergie requise pour rompre les liaisons chimiques entre les atomes constituant une mol√©cule, ou bien √©nergie lib√©r√©e lors de la formation de nouvelles liaisons chimiques. Elle est une indication de la solidit√© d'une liaison chimique. L'√©nergie de liaison est g√©n√©ralement exprim√©e en √©lectronvolts (eV) ou en kilojoules par mole (kJ/mol). Elle varie en fonction des types d'atomes impliqu√©s et du type de liaison chimique form√©e. Par exemple, les liaisons covalentes, dans lesquelles les atomes partagent des paires d'√©lectrons, ont des √©nergies de liaison diff√©rentes de celles des liaisons ioniques, o√Ļ les atomes transf√®rent des √©lectrons pour former des ions. L'√©nergie de liaison d√©pend √©galement de la longueur de liaison, c'est-√†-dire de la distance entre les noyaux des atomes li√©s. En g√©n√©ral, plus la longueur de liaison est courte, plus l'√©nergie de liaison est √©lev√©e.

Enthalpie. - Grandeur d'état thermodynamique utilisée pour mesurer l'énergie totale d'un système. On la définit comme la somme de l'énergie interne (U) du système et du produit du volume (V) du système par sa pression (P) :

H = U + PV
Comme les autres grandeurs d'état, sa valeur dépend uniquement de l'état initial et final du système, et non du chemin suivi pour atteindre cet état.

Entropie. - Concept cl√© en thermodynamique et en physique statistique qui mesure le degr√© de d√©sordre, de d√©sorganisation ou d'incertitude dans un syst√®me. L'entropie est une grandeur d'√©tat thermodynamique  associ√©e √† la notion de r√©partition de l'√©nergie et des particules dans un syst√®me. Elle est une mesure du nombre de micro-√©tats possibles d'un syst√®me donn√©, √©tant donn√© son √©tat macroscopique. 

L'entropie quantifie la dispersion de l'énergie ou des particules à travers les différentes configurations microscopiques du système. Un système hautement ordonné, avec toutes les particules et l'énergie concentrées en un seul état, aura une entropie relativement faible. En revanche, un système très désordonné, avec une répartition aléatoire des particules et de l'énergie, aura une entropie élevée.

L'entropie est souvent li√©e au second principe de la thermodynamique, qui √©nonce que l'entropie totale d'un syst√®me isol√© (c'est-√†-dire ne subissant aucune interaction avec son environnement) ne peut que cro√ģtre ou rester constante, mais ne peut pas diminuer au fil du temps :  les syst√®mes tendent naturellement vers des √©tats de plus en plus d√©sordonn√©s ou vers une plus grande dispersion de l'√©nergie.

Enveloppe. - 1) Enveloppe stellaire : couche externe d'une √©toile qui entoure le coeur stellaire. Cette enveloppe peut √™tre compos√©e de gaz et de plasma, et sa structure et ses propri√©t√©s d√©pendent du stade d'√©volution de l'√©toile. Par exemple, lorsqu'une √©toile √©volue vers la fin de sa vie, elle peut perdre de la mati√®re en expulsant une enveloppe externe pour former une n√©buleuse plan√©taire. - 2)   Enveloppe de gaz et de poussi√®re : r√©gion de gaz et de poussi√®re qui entoure une √©toile en formation ou une √©toile √©volu√©e. Ces enveloppes peuvent √™tre le r√©sultat de l'activit√© stellaire ou des processus de formation stellaire. - 3) Enveloppe atmosph√©rique : couche de gaz entourant la surface solide ou liquide de l'objet. Cette enveloppe peut √™tre compos√©e de diff√©rents types de gaz, tels que l'azote, l'oxyg√®ne, le dioxyde de carbone, etc., et elle peut jouer un r√īle important dans les processus climatiques et g√©ologiques de l'objet. 4) Enveloppe galactique : structure √©tendue de gaz, de poussi√®re et d'√©toiles qui entoure le disque principal de la galaxie. Cette enveloppe peut prendre la forme d'un halo galactique, d'une couronne stellaire ou d'autres structures similaires, et elle joue un r√īle dans la dynamique et l'√©volution des galaxies.

√Čoc√®ne. - P√©riode du Pal√©og√®ne suivant le Pal√©oc√®ne (il y a 55,8 millions d'ann√©es, et pr√©c√®dant l'Oligoc√®ne (il y a 33,9 millions d'ann√©es). C√©nozo√Įque. Pendant l'√Čoc√®ne, la Terre a connu un climat relativement chaud, avec des temp√©ratures globalement plus √©lev√©es qu'aujourd'hui. Sur le plan g√©ologique, l'√Čoc√®ne est marqu√© par la formation de nombreux d√©p√īts s√©dimentaires, notamment des roches marines et des s√©diments continentaux. 

√Čph√©m√©rides*. - Tables o√Ļ sont consign√©s en fonction du temps les positions des corps c√©leste, et  plus sp√©cialement les corps c√©lestes du Syst√®me solaire.

√Čpidote. - Les √©pidotes sont des min√©raux du groupe des n√©sosilicates. Ils sont compos√©s de silice, d'alumine, de fer et de chaux. Les cristaux sont g√©n√©ralement verts : on les trouve en groupe de b√Ętonnets implant√©s dans les roches cristallines basiques. Il existe plusieurs vari√©t√©s : allanite, clinozo√Įte, pistacite, thulite, zo√Įsite; On les rencontre dans le Dauphin√© (Oisans), le Tyrol, la Norv√®ge, l'Oural.

√Čpist√©mologie*. - Branche de la philosophie qui se consacre √† l'√©tude critique des sciences visant √† conna√ģtre leurs m√©thodes, leurs bases, leur port√©e, etc.

√Čpicycle*. - Ancien concept utilis√© dans le mod√®le g√©ocentrique pour d√©crire le mouvement apparent des plan√®tes autour de la Terre. Un √©picycle est un petit cercle dont le centre se d√©place le long du d√©ferent, tandis que la plan√®te elle-m√™me se d√©place le long de l'√©picycle. Cette combinaison de mouvements circulaires permettait de reproduire les mouvements observ√©s des plan√®tes, y compris les r√©trogradations apparentes.

√Čpoque de r√©f√©rence (Le rep√©rage des astres*). - Afin de tenir compte de la modification au fil du temps des coordonn√©es des astres du fait de la pr√©cession des √©quinoxes, ces coordonn√©es sont rapport√©es sur les cartes et les catalogues √† une √©poque de r√©f√©rence. Le choix de la date a chang√© plusieurs fois dans le pass√©. Actuellement, on rapporte le plus souvent les coordonn√©es des astres aux valeurs qu'elles avaient (ind√©pendamment de leur mouvement propre) le 1er janvier 2000 √† midi (heure de Greenwich). Ce que l'on note conventionnellement J2000,0. Le J faisant r√©f√©rence √† la p√©riode julienne, dans laquelle les ann√©es ont 365,25 jours.

EPR (paradoxe) = Paradoxe d'Einstein-Podolsky-Rosen. - Probl√®me conceptuel de la m√©canique quantique, expos√© sous la forme d'une exp√©rience de pens√©e, et qui a √©t√© soulev√© en 1935 par Albert Einstein, Boris Podolsky et Nathan Rosen, destin√© √† mettre en √©vidence une apparente incompatibilit√© entre la m√©canique quantique et le r√©alisme local. Le paradoxe EPR repose sur l'id√©e que deux particules peuvent √™tre intriqu√©es de telle mani√®re que leurs √©tats quantiques soient li√©s, m√™me si elles sont spatialement s√©par√©es. Selon la m√©canique quantique, si les deux particules sont dans un √©tat intriqu√©, la mesure de l'une des particules affectera instantan√©ment l'√©tat de l'autre, peu importe la distance qui les s√©pare. Cela d√©fie l'id√©e classique selon laquelle l'information ne peut pas se propager plus rapidement que la vitesse de la lumi√®re. Le paradoxe EPR met en avant l'id√©e que si l'√©tat quantique d'une particule peut √™tre instantan√©ment influenc√© par une mesure sur une autre particule distante, cela signifie que les propri√©t√©s physiques d'une particule sont d√©termin√©es √† l'avance, m√™me avant que la mesure ne soit effectu√©e, ce qui remet en question l'id√©e de la r√©alit√© locale, selon laquelle les propri√©t√©s d'une particule ne sont pas fix√©es tant qu'elles ne sont pas mesur√©es. En 1964, John Bell a montr√© le possibilit√© (In√©galit√©s de Bell)  de trancher la question √† partir d'exp√©riences qui ont √©t√© men√©es de fa√ßon d√©cisive dans les ann√©es 1980-1982 (travaux d'Alain Aspect √† l'Institut d'Optique d'Orsay). Ces exp√©riences ont montr√© que les corr√©lations observ√©es entre les particules intriqu√©es ne peuvent pas √™tre expliqu√©es par des th√©ories  r√©alistes locales d√©fendues par Einstein et ses collaborateurs, mais sont en accord avec les pr√©dictions de la m√©canique quantique.

√Čquateur. - L'√©quateur est le grand cercle de la sph√®re terrestre, perpendiculaire √† l'axe de rotation de notre plan√®te. Il partage notre globe en un deux h√©misph√®res  : nord et sud.

√Čquateur c√©leste (Le Rep√©rage des astres). - L'√©quateur c√©leste est le grand cercle de la sph√®re c√©leste, perpendiculaire √† l'axe du monde, c'est √† dire √† l'axe de rotation de la Terre. Son intersection avec la Terre est l'√©quateur terrestre. Quant aux deux intersections de l'axe du monde avec la sph√®re c√©leste, ils constituent le p√īle Nord c√©leste (pr√®s de l'√©toile Polaire, dans la Petite Ourse) et le p√īle Sud c√©leste (pr√®s de l'√©toile Sigma de la constellation de l'Octant).

√Čquation annuelle (Equation personnelle), in√©galit√© du mouvement lunaire, d√©couverte par Kepler, d'apr√®s les observations de Tycho Brah√©. Elle a pour expression : (0¬į11' 16") sin m, m d√©signe l'anomalie moyenne du Soleil. Elle d√©pend de la distance de la Terre au Soleil, et par cons√©quent de la position de la Terre sur son orbite, d'o√Ļ le nom d'√©quation annuelle.

√Čquation du centre, aussi appel√©e √©quation de l'orbite, et que les anciens astronomes nommaient prostaph√©r√®se est la diff√©rence entre la longitude moyenne du Soleil et sa longitude vraie, quantit√© √©gale entre l'anomalie moyenne et l'anomalie, vraie. On  a √† consid√©rer l'√©quation du centre chaque fois √©tudie le mouvement des plan√®tes, le mouvement apparent du Soleil, ou le mouvement r√©el de la Terre, celui de la Lune dans son orbite, etc. Elle intervient en particulier dans le calcul de l'√©quation du temps

Connaissant l'√©quation du centre et la longitude moyenne du Soleil, il est facile d'en d√©duire sa longitude vraie; car si l'on nomme E, M et L ces trois quantit√©s, et PI la longitude du p√©rig√©e, on a √©videmment : 
L = PI + v et M = PI + m,
v représentant l'anomalie vraie et m l'anomalie moyenne, on en déduit :
L-M = v-m = E.
On op√©rerait de la m√™me mani√®re pour la Lune. Un calcul analogue serait applicable √† la longitude h√©liocentrique d'une plan√®te. 

Pour la Lune, l'√©quation du centre, d√©couverte par Hipparque, est exprim√©e par la formule (6¬į 16' 24"8). sin m', dans laquelle m' repr√©sente l'anomalie moyenne de la lune.

√Čquation personnelle. - En astronomie, c'est la quantit√© qu'il faut ajouter ou soustraire √† la valeur moyenne d'une quantit√© astronomique pour √©galer sa valeur vraie. 

√Čquatorial. -Type d'instrument astronomique con√ßu pour faciliter le suivi pr√©cis des objets c√©lestes en compensant la rotation de la Terre.Un tel instrument repose sur un axe principal align√© avec l'axe de rotation de la Terre, c'est-√†-dire l'axe des p√īles. Cet axe principal est g√©n√©ralement inclin√© par rapport √† l'horizontale pour correspondre √† la latitude du lieu d'observation. Lorsque l'instrument est correctement align√©, l'axe principal pointe vers le p√īle c√©leste, qui est situ√© pr√®s de l'√©toile Polaire dans l'h√©misph√®re nord et pr√®s de la constellation de la Croix du Sud dans l'h√©misph√®re sud.

√Čquilibre. - Etat dans lequel les forces, les r√©actions chimiques ou les processus en jeu se compensent mutuellement, aboutissant √† une stabilit√© globale du syst√®me. 

‚ÄĘ √Čquilibre des forces - L'√©quilibre des forces se produit lorsque les forces appliqu√©es sur un objet se compensent mutuellement, entra√ģnant l'absence de mouvement d'un mouvement √† vitesse constante. Selon la premi√®re loi du mouvement de Newton, un objet reste en √©quilibre si la somme vectorielle des forces appliqu√©es sur lui est nulle.

‚ÄĘ √Čquilibre √©lectrostatique. - Dans un syst√®me en √©quilibre √©lectrostatique, la somme des charges positives est √©gale √† la somme des charges n√©gatives, et le champ √©lectrostatique est g√©n√©ralement nul √† l'int√©rieur des conducteurs en √©quilibre.

‚ÄĘ √Čquilibre thermodynamique. - Un syst√®me est en √©quilibre thermodynamique lorsque ses variables d'√©tat ( = grandeurs qui caract√©risent l'√©tat du syst√®me, telles que la pression, le volume, la temp√©rature, l'√©nergie interne, l'entropie, etc.) ne changent pas avec le temps. Dans cet √©tat, les propri√©t√©s macroscopiques du syst√®me sont stables et constantes.

‚ÄĘ √Čquilibre thermique. - L'√©quilibre thermique se produit lorsque deux objets ou syst√®mes sont √† la m√™me temp√©rature et qu'il n'y a pas de transfert net de chaleur entre eux. Lorsqu'un syst√®me atteint l'√©quilibre thermique, il n'y a plus de gradient de temp√©rature √† l'int√©rieur du syst√®me et la chaleur est r√©partie de mani√®re uniforme.

 ‚ÄĘ √Čquilibre chimique. - L'√©quilibre chimique se produit lorsqu'une r√©action chimique atteint un point o√Ļ la vitesse de la r√©action directe est √©gale √† celle de la r√©action inverse. Dans cet √©tat d'√©quilibre, les concentrations des r√©actifs et des produits restent constantes au fil du temps. L'√©quilibre chimique est d√©crit par la loi de l'action des masses, qui √©tablit la relation entre les concentrations des diff√©rentes esp√®ces chimiques dans une r√©action chimique. 

√Čquinoxe (L'ann√©e et les saisons*). - Les √©quinoxes ou points √©quinoxiaux sont les deux points de l'√©cliptique, qui correspondent aux √©poques, √©galement appel√©es √©quinoxes, o√Ļ, comme le sugg√®re l'√©tymologie, le jour naturel est √©gal √† la nuit (Les Jours et les nuits). A ces moment de l'ann√©e, qui correspondent au 20 ou 21 mars et  au 22 ou 23 septembre, le Soleil se l√®ve exactement √† l'Est et se couche exactement √† l'Ouest et l'axe de la Terre est inclus sur un plan tangent de son orbite. Le point √©quinoxial de mars est aussi appel√© point vernal.  Il sert de base √† la d√©finition des syst√®mes de coordonn√©es √©cliptiques et c√©lestes. Le passage du Soleil par ce point marque aussi dans l'h√©misph√®re Nord le d√©but du printemps. L'axe qui joint les deux points √©quinoxiaux est appel√© ligne des √©quinoxes; il est perpendiculaire √† la ligne des solstices.

√Čquinoxiales (r√©gions). - Nom donn√© autrefois aux r√©gions comprises entre le 10e ou 12e degr√© au-dessus de l'√©quateur et le 10e ou 12e degr√© au-dessous. Ce sont le Nord de l'Am√©rique m√©ridionale, le milieu de l'Oc√©an Pacifique, les √ģles Salomon, la Nouvelle-Guin√©e, les √ģles Moluques, les √ģles de la Sonde, le Nord de l'Oc√©an Indien l'Afrique int√©rieure, une partie de la Guin√©e et le milieu de l'Oc√©an Atlantique. C'est la partie la plus chaude de la zone torride. - On appelait oc√©an Equinoxial la partie de l'Oc√©an Pacifique qui s'√©tend du tropique du Cancer au tropique du Capricorne, entre l'Asie et l'Am√©rique, baignant la plupart des √ģles de l'Oc√©anie.

√Čquivalence. - Concept de la physique relativiste qui √©tablit une relation entre la gravitation et l'acc√©l√©ration. Selon le principe d'√©quivalence, un observateur ne peut pas faire la distinction entre une acc√©l√©ration gravitationnelle et une acc√©l√©ration due √† une force dans un champ gravitationnel uniforme. Autrement dit, dans un r√©f√©rentiel en chute libre sous l'effet de la gravit√©, les lois de la physique apparaissent les m√™mes que dans un r√©f√©rentiel acc√©l√©r√© sans gravit√©. Le principe d'√©quivalence a conduit √† introduire la notion de courbure de l'espace-temps due √† la pr√©sence de la masse et de l'√©nergie : la gravitation est une manifestation de la courbure de l'espace-temps caus√©e par la distribution de la masse et de l'√©nergie. Ainsi, l'influence gravitationnelle d'un corps massif peut √™tre comprise comme une courbure de l'espace-temps autour de lui, et les objets en mouvement suivent les trajectoires d√©termin√©es par cette courbure.

Erbium (Er). - Corps simple de numéro atomique 68 et de masse atomique 167,259. Isolé en 1864, c'est un métal appartenant au groupe des lanthanides. Oxyde terreux : l'erbine.

Ere. -  Unit√© de temps qui divise l'histoire de la Terre en p√©riodes majeures. l'√®re permet de regrouper des p√©riodes g√©ologiques en fonction de caract√©ristiques communes, telles que les √©v√©nements g√©ologiques, les changements climatiques, l'√©volution du vivant et les formations g√©ologiques distinctives. Le d√©coupage le plus couramment utilis√© est celui de la chronologie g√©ologique de l'histoire de la Terre, qui est divis√©e en quatre grandes √®res : l'√®re pr√©cambrienne, l'√®re pal√©ozo√Įque, l'√®re m√©sozo√Įque, l'√®re c√©nozo√Įque.

√Črosion. - Processus par lequel les mat√©riaux de la surface terrestre sont d√©grad√©s et transport√©s par l'action des agents externes (eau, vent, glace, vagues, courants marins). C'est un processus continu qui fa√ßonne le relief terrestre en enlevant et en d√©pla√ßant les particules et les roches de leur lieu d'origine. L'√©rosion se produit principalement dans les r√©gions expos√©es aux intemp√©ries et aux forces d'usure (montagnes, rivi√®res, c√ītes, d√©serts). Elle peut modifier les cours d'eau, cr√©er de nouvelles formes de relief, exposer les sols fertiles, d√©placer les s√©diments dans les √©cosyst√®mes aquatiques, causer des glissements de terrain et contribuer √† la perte de terres agricoles. Elle joue auusi un r√īle important dans le cycle des √©l√©ments nutritifs, en transportant des min√©raux et des nutriments essentiels d'un endroit √† un autre. L'√©rosion peut √™tre acc√©l√©r√©e par des activit√©s humaines telles que la d√©forestation, l'urbanisation, l'agriculture intensive et l'extraction mini√®re. Ces activit√©s peuvent augmenter le ruissellement de l'eau, diminuer la couverture v√©g√©tale protectrice et perturber l'√©quilibre naturel des √©cosyst√®mes, conduisant √† une √©rosion accrue.

√Čruption. - Une √©ruption est un d√©gagement soudain d'√©nergie de forte amplitude et de dur√©e br√®ve. 

‚ÄĘ Les √©ruptions volcaniques sont  les phases d'activit√© des volcans . Une √©ruption volcanique se produit lorsque le magma et les gaz sous pression sont expuls√©s du crat√®re ou de fissures lat√©rales. Les √©ruptions peuvent varier en intensit√©, allant des √©ruptions explosives majeures aux √©ruptions plus calmes et constantes.

‚ÄĘ Les √©ruptions solaires, ou √©ruptions chromosph√©riques correspondent aux √©pisodes pendant lequels notre Soleil  conna√ģt une phase de perturbations magn√©tiques (L'Activit√© du Soleil) dont les cons√©quences sont diverses : projection de mati√®re au-dessus de sa surface (protub√©rances), √©mission d'un vent rapide. Les autres √©toiles, particuli√®rement les naines rouges, qualifi√©es de variables √©ruptives, connaissent des crises de m√™me nature. On parle d'√©ruptions stellaires.

√Črythrite. - Min√©ral relativement commun qui appartient √† la famille des ars√©niates. Sa composition chimique est principalement de l'ars√©niate hydrat√© de cobalt, avec la formule chimique (Co3(AsO4)2¬∑8H2O). Visuellement, l'√©rythrite est g√©n√©ralement de couleur rose √† rouge violet, bien que sa teinte puisse varier selon la quantit√© de cobalt et d'autres facteurs. Ce min√©ral se trouve ordinairement dans les gisements hydrothermaux de basse temp√©rature, ainsi que dans les d√©p√īts de min√©raux oxyd√©s associ√©s √† des min√©raux contenant du cobalt et de l'arsenic. Il peut se pr√©senter sous forme de cristaux prismatiques, de masses botryo√Įdales (arrondies et bulbeuses) ou de cro√Ľtes sur les surfaces rocheuses. L'√©rythrite est consid√©r√©e comme un min√©ral esth√©tique en raison de sa couleur vive et de sa cristallisation parfois spectaculaire. Elle est √©galement parfois exploit√©e comme source de cobalt, bien que ce ne soit pas une source majeure de ce m√©tal. De plus, en raison de sa teneur en arsenic, l'√©rythrite peut √™tre toxique et n√©cessite des pr√©cautions lors de sa manipulation.

Espace. - Etendue ind√©finie dans laquelle se situent les corps et dans laquelle on peut d√©finir leurs positions et leurs distances respectives, et qui sert de cadre aux √©v√©nements et interactions qui affectent ces corps.  Traditionnellement, l'espace est consid√©r√© comme un cadre tridimensionnel, g√©n√©ralement repr√©sent√© par les dimensions x, y et z. En physique relativiste, l'espace tridimensionnel est associ√© √† la dimension temporelle, pour constituer l'espace-temps √† quatre dimensions. Outre par sa dimension, qui est le nombre de coordonn√©es n√©cessaires pour y d√©finir la position d'un point, l'espace peut √™tre caract√©ris√© par sa courbure et sa topologie. La relativit√© g√©n√©rale explique comment la courbure de l'espace peut varier en fonction de la distribution de mati√®re et d'√©nergie dans l'univers. La topologie de l'espace fait r√©f√©rence √† la structure globale de l'espace, en termes de connexions et de d√©formations possibles. Par exemple, l'espace peut √™tre topologiquement √©quivalent √† une sph√®re, √† un tore, ou m√™me √† des espaces beaucoup plus complexes.

Espace-temps. - Concept de la relativit√© d'Einstein dans laquelle il n'y a pas d'espace absolu ou de temps absolu, cette caract√©ristique ne pouvant √™tre atribu√©e qu'√† la combinaison de l'espace et du temps. L'espace et le temps sont li√©s de mani√®re intrins√®que et doivent √™tre trait√©s conjointement. Dans la formulation de la relativit√© restreinte, l'espace-temps est d√©crit par une structure math√©matique appel√©e espace-temps de Minkowski (V. ci-dessous).  Dans l'espace-temps, les objets physiques se d√©placent √† travers le continuum formant des trajectoires appel√©es ligne d'univers. La relativit√© g√©n√©rale, qui est une extension de la relativit√© restreinte, enrichit la conception de l'espace-temps en incluant la gravit√©. Selon la relativit√© g√©n√©rale, la pr√©sence de masse et d'√©nergie courbe l'espace-temps lui-m√™me, ce qui donne lieu √† la gravit√©. 

Espace-temps de Minkowski. - Repr√©sentation math√©matique de l'espace-temps utilis√©e dans la th√©orie de la relativit√© restreinte. L'espace-temps de Minkowski est bas√© sur la g√©om√©trie euclidienne √† quatre dimensions, o√Ļ les trois dimensions spatiales sont combin√©es avec la dimension temporelle, celle-ci √©tant trait√©e de mani√®re diff√©rente des dimensions spatiales, puisqu'elle este est multipli√©e par la constante c qui repr√©sente la vitesse de la lumi√®re dans le vide.

Mathématiquement, l'espace-temps de Minkowski est décrit par l'équation suivante (dite métrique de l'espace-temps de Minkowski) :

ds² = dx² + dy² + dz² - c².dt²
o√Ļ ds¬≤ est le carr√© de l'intervalle qui mesure l'invariant relativiste entre deux √©v√©nements, dt est la diff√©rence de temps entre les √©v√©nements, dx, dy et dz sont les diff√©rences spatiales entre les √©v√©nements, et c est la vitesse de la lumi√®re.

La signature n√©gative de l'intervalle spatio-temporel (+, +, +, -) dans l'√©quation indique que le temps est trait√© avec un signe oppos√© par rapport aux dimensions spatiales et  refl√®te la diff√©rence fondamentale entre l'espace et le temps dans la relativit√© restreinte. 

Espace de phase. - Concept utilisé pour décrire l'évolution d'un système dynamique dans un espace abstrait. Dans l'espace de phase, chaque état du système est représenté par un point, appelé point de phase, qui correspond à un ensemble de valeurs des variables d'état. Les coordonnées de ce point de phase sont les valeurs des variables d'état, et les axes de l'espace de phase représentent les différentes variables d'état du système. L'évolution du système dans le temps est représentée par un trajet ou une trajectoire dans l'espace de phase, qui montre comment les variables d'état changent au fil du temps. Cette trajectoire peut être tracée en reliant les points de phase successifs correspondant à différents instants. L'espace de phase permet de visualiser et d'analyser le comportement dynamique d'un système. Il peut révéler des structures géométriques intéressantes telles que des points fixes (équilibres), des cycles périodiques, des trajectoires chaotiques, des bifurcations, etc. L'étude de l'espace de phase permet ainsi de comprendre les propriétés fondamentales du système et d'identifier les comportements caractéristiques.

Essaim (de m√©t√©oro√Įdes). - Ph√©nom√®ne astronomique dans lequel une grande quantit√© de m√©t√©oro√Įdes, qui sont de petits corps c√©lestes, entrent dans l'atmosph√®re terrestre depuis la m√™me direction et √† peu pr√®s au m√™me moment. Les m√©t√©oro√Įdes sont des fragments de roche ou de poussi√®re qui proviennent de com√®tes ou d'ast√©ro√Įdes. Lorsqu'ils p√©n√®trent dans l'atmosph√®re, ils br√Ľlent en raison de la friction avec l'air, cr√©ant des tra√ģn√©es lumineuses visibles depuis la surface de la Terre, que l'on appelle commun√©ment des √©toiles filantes. Les essaims de m√©t√©oro√Įdes sont associ√©s √† des com√®tes sp√©cifiques ou √† des r√©gions de l'espace o√Ļ se trouvent des d√©p√īts d'ast√©ro√Įdes. Les com√®tes, en particulier, laissent souvent des tra√ģn√©es de d√©bris le long de leur orbite lorsqu'elles se rapprochent du Soleil. Lorsque la Terre traverse cette tra√ģn√©e de d√©bris, les m√©t√©oro√Įdes entrent dans l'atmosph√®re et provoquent un essaim de m√©t√©ores. Certains essaims de m√©t√©oro√Įdes sont r√©guliers et pr√©visibles, se produisant chaque ann√©e √† la m√™me p√©riode. D'autres essaims peuvent √™tre sporadiques, se produisant de mani√®re impr√©visible et n'√©tant associ√©s √† aucune com√®te ou d√©p√īt d'ast√©ro√Įdes en particulier.

Est. - Point cardinal correspondant à la position du Soleil sur l'horizon lorsqu'il se lève au moment des équinoxes.

Estuaire. - Se dit de la partie du cours √©largi de certains fleuves √† leur embouchure.  Il se caract√©rise par un m√©lange d'eau douce provenant du fleuve et d'eau  provenant de l'oc√©an ou du lac. Lorsqu'il s'agit d'un estuaire maritime,  les mar√©es y sont souvent sensibles. Elles  influencent la circulation de l'eau dans l'estuaire, ainsi que les apports de nutriments et de mati√®res organiques. Les estuaires servent de zones de filtration naturelle pour les s√©diments et les polluants provenant des terres environnantes. Ils agissent comme des puits de carbone, stockant une quantit√© significative de dioxyde de carbone.



J. Hussenot - V. Buchet, Les estuaires français, évolution naturelle et artificielle, Ifremer, 2004.

√Čtain (Sn) . - L'√©tain est un m√©tal de couleur argentine, plus dur et plus brillant que le plomb, mall√©able, br√Ľlant avec une lumi√®re vive : lorsqu'on le plie, il fait entendre un bruit ou cri caract√©ristique. On s'en sert pour, √©tamer les m√©taux et les pr√©server ainsi de la rouille et de l'oxydation avec le mercure, il forme l'amalgame connu sous le nom de papier d'√©tain et de tain des glaces avec le cuivre, il constitue le bronze; c'est lui qui rend le verre blanc; il est la base des √©maux opaques. Dans la nature, l'√©tain se rencontre √† l'√©tat d'oxyde; ou cassit√©rite (SnO2). La cassiterite se pr√©sente tant√īt en cristaux prismatiques termin√©s par deux pyramides, tant√īt en concr√©tions. La couleur varie du brun clair au noir. Le minerai est infusible mais, sur le charbon, additionn√© de soude, il se r√©duit  facilement en √©tain. La cassit√©rite est en filons dans les roches granitiques du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de la Boh√®me, de la Hongrie, de Malacca, du Chili, du P√©rou et du Mexique.

√Čtats de la mati√®re. -  Forme g√©n√©rale sous laquelle se pr√©sentent les corps mat√©riels selon la coh√©sion des √©l√©ments qui les composent. On reconna√ģt principalement l'√©tat solide, l'√©tat liquide, l'√©tat gazeux et l'√©tat de plasma (ce dernier correspondant √† celui d'un gaz partiellement ou totalement ionis√©). Des transitions d'un √©tat √† un autre peuvent avoir lieu en fonction des changements de temp√©rature et de pression. Par exemple, la fusion est la transition d'un solide √† un liquide, et l'√©vaporation est la transition d'un liquide √† un gaz. 

√Čt√© (L'Ann√©e et les saisons*). -  L'une des quatre saisons astronomiques de l'ann√©e. Il se place entre le printemps et l'automne et commence lorsque le Soleil, s'approchant de plus en plus du z√©nith, a atteint sa plus grande hauteur m√©ridienne; c'est-√†-dire, lorsqu'il est arriv√© au point de l'√©cliptique, qui coupe le colure des solstices; et il finit, lorsque le Soleil, s'√©loignant ensuite de plus en plus du z√©nith, est parvenu √† une hauteur m√©ridienne moyenne; c'est-√†-dire, lorsqu'il est arriv√© au point de l'√©cliptique qui coupe l'√©quateur. Ainsi pour ceux qui habitent l'h√©misph√®re septentrional, au moins pour les habitants de la zone temp√©r√©e septentrionale, l'√©t√© commence le 21 ou 22 juin; et il finit  le 22 ou 23 septembre. Mais, pour les habitants de la zone temp√©r√©e m√©ridionale, l'√©t√© commence le 21 ou 22 d√©cembre; et il finit le 20 ou le 21 mars. 

Le jour le plus long. - Le jour o√Ļ l'√©t√© commence, correspond au jour naturel le plus long de l'ann√©e, et √† la nuit la plus courte; c'est-√†-dire, que le Soleil demeure au-dessus de l'horizon le plus longtemps et au-dessous le moins de temps qu'il est possible pour chaque lieu : et la diff√©rence de la longueur du jour √† celle de la nuit est d'autant plus grande, que le lieu dont il s'agit, a une plus grande latitude. (Les Jours et les Nuits).
√Čther. - Ancien concept qui a jou√© un r√īle important dans l'histoire de la physique, en particulier au XIXe si√®cle. L'id√©e de l'√©ther remonte √† l'Antiquit√©, o√Ļ il √©tait consid√©r√© comme un milieu omnipr√©sent et immat√©riel qui remplissait l'espace et permettait la propagation des ondes et de la lumi√®re. Cependant, c'est au cours de la p√©riode de d√©veloppement de la physique classique et de l'√©lectromagn√©tisme que l'√©ther a acquis une signification plus sp√©cifique. L'√©ther √©tait alors consid√©r√© comme un support n√©cessaire pour la propagation des ondes √©lectromagn√©tiques, y compris la lumi√®re. Selon cette conception, l'√©ther √©tait consid√©r√© comme un milieu √©lastique et sans friction √† travers lequel les ondes √©lectromagn√©tiques se propageaient. Les physiciens pensaient que la lumi√®re n√©cessitait un milieu mat√©riel pour se propager, tout comme les ondes sonores se propagent √† travers l'air ou l'eau. Cependant, √† la fin du XIXe si√®cle et au d√©but du si√®cle suivant, plusieurs exp√©riences ont √©t√© r√©alis√©es pour d√©tecter le mouvement de la Terre par rapport √† l'√©ther, mais elles n'ont donn√© aucun r√©sultat positif. Finalement, Einstein a propos√© sa th√©orie de la relativit√© restreinte en 1905, dans laquelle il a rejet√© l'id√©e de l'√©ther en tant que milieu mat√©riel distinct. Selon Einstein, il n'y avait pas besoin d'un √©ther pour expliquer la propagation de la lumi√®re ou des ondes √©lectromagn√©tiques. 

√Čthers. - Compos√©s organiques notamment caract√©ris√©s par la pr√©sence d'un groupe fonctionnel √©ther (‚ÄēO‚Äē). Les √©thers sont g√©n√©ralement stables et volatils, et ils peuvent √™tre liquides ou solides √† temp√©rature ambiante. Ils ont des propri√©t√©s physiques similaires aux alcanes et aux alcanols, car ils sont souvent utilis√©s comme solvants et comme interm√©diaires dans la synth√®se chimique.

‚ÄĘ √Čther di√©thylique ( = √©thoxy√©thane). -  C'est l'√©ther le plus simple, avec deux groupes √©thyle li√©s √† un atome d'oxyg√®ne. Il est largement utilis√© comme solvant en chimie organique.

‚ÄĘ √Čther m√©thyl-tertiobutylique ( = MTBE). -  Il est utilis√© comme additif dans l'essence pour am√©liorer l'indice d'octane et r√©duire les √©missions polluantes.

‚ÄĘ √Čther √©thylique ( = √©thoxy√©thane). - Il est utilis√© comme anesth√©sique g√©n√©ral dans certains proc√©dures m√©dicales.

‚ÄĘ √Čther de p√©trole ( = di√©thyl√©ther). - Il est utilis√© comme solvant et comme anesth√©sique en m√©decine.

√Čtiage. - 1) Niveau le plus bas d'un cours d'eau. 2 ) P√©riode de l'ann√©e pendant laquelle un cours d'eau √† son d√©bit le plus faible.

√Čtoile. - Corps c√©leste de forme globalement sph√©rique, compos√© de gaz ionis√© et qui est la source de l'√©nergie qu'il √©met, principalement sous forme de lumi√®re. Les √©toiles sont form√©es par la contraction gravitationnelle de nuages de gaz et de poussi√®re dans les galaxies. Elles sont principalement compos√©es d'hydrog√®ne (environ 70 %) et d'h√©lium (environ 28 %) avec de petites quantit√©s d'autres √©l√©ments. La fusion nucl√©aire de l'hydrog√®ne en h√©lium qui a lieu dans leur r√©gion centrale g√©n√®re une √©norme quantit√© d'√©nergie. Certaines √©toiles sont beaucoup plus grandes et plus lumineuses que notre Soleil, tandis que d'autres sont beaucoup plus petites et moins lumineuses. Les √©toiles sont class√©es en fonction de certaines de  leurs caract√©ristiques physiques (temp√©rature, luminosit√©, taille), dans un diagramme appel√© diagramme de Hertzsprung-Russell (HR). Les √©toiles de faible masse, comme notre Soleil, peuvent br√Ľler leur hydrog√®ne pendant des milliards d'ann√©es avant d'√©voluer en g√©antes rouges et en naines blanches. Les √©toiles massives, en revanche, peuvent avoir une vie beaucoup plus courte et finir leur existence en supernovae, en laissant derri√®re elles des objets compacts (√©toile √† neutrons, trous noirs).

√Čtoile filante. - M√©t√©ore lumineux caus√© par l'ionisation de l'ai d√Ľ √† la combustion d'un m√©t√©oro√Įde (g√©n√©ralement de la taille d'une une poussi√®re) lors de son entr√©e dans l'atmosph√®re terrestre. Lorsqu'un m√©t√©oro√Įde entre dans l'atmosph√®re terrestre √† grande vitesse, il est soumis √† une r√©sistance atmosph√©rique intense. Cette friction g√©n√®re une chaleur qui excite et ionise les atomes et les mol√©cules de l'atmosph√®re, ce qui entra√ģne leur √©mission de lumi√®re. C'est cette lumi√®re qui cr√©e le ph√©nom√®ne brillant et rapide que nous observons dans le ciel. Les √©toiles filantes sont g√©n√©ralement tr√®s rapides, se d√©pla√ßant √† des vitesses √©lev√©es dans l'atmosph√®re terrestre, souvent sup√©rieures √† 50 000 kilom√®tres par heure. Leur dur√©e de visibilit√© est g√©n√©ralement tr√®s courte, ne durant que quelques fractions de seconde √† quelques dizaines de secondes. Lors des "pluies d'√©toiles filantes" (essaims), ce sont les poussi√®res issues de la d√©sagr√©gation d'un noyau de com√®te et dispers√©es sur son orbite, qui sont impliqu√©es.

√Čtranget√©. - Propri√©t√© des particules subatomiques, telles que les quarks et les m√©sons. Cette notion a √©t√© introduite pour la premi√®re fois dans les ann√©es 1950 par Murray Gell-Mann et Kazuhiko Nishijima pour expliquer certaines particules instables observ√©es dans les collisions de particules. L'√©tranget√© est une valeur quantifi√©e qui est conserv√©e dans les interactions fortes, c'est-√†-dire qu'elle reste constante lors des processus de d√©sint√©gration. La particule la plus couramment associ√©e √† l'√©tranget√© est le quark √©trange, not√© s (s = strange). Les quarks √©tranges portent une charge d'√©tranget√© de -1. Les m√©sons contenant un quark √©trange, comme le kaon (K) et le m√©son ő∑, sont des exemples de particules √©tranges. Ils sont appel√©s √©tranges car ils se d√©sint√®grent plus lentement que d'autres particules et pr√©sentent des caract√©ristiques inhabituelles dans leurs d√©sint√©grations.

Europium (Eu). - Le plus réactif des lanthanides. C'est le corps simple de numéro atomique 63 et de masse atomique 151,964. L'europium et ses composés sont souvent utilisés pour leurs propriétés luminescentes.

√Čvaporation. - Processus par lequel un liquide se transforme en gaz √† une temp√©rature inf√©rieure √† son point d'√©bullition. Lorsque les mol√©cules d'un liquide gagnent suffisamment d'√©nergie cin√©tique, elles peuvent surmonter les forces d'attraction mutuelle et s'√©chapper dans l'atmosph√®re sous forme de vapeur. L'√©vaporation se produit √† la surface libre d'un liquide, o√Ļ les mol√©cules les plus √©nerg√©tiques ont la possibilit√© de s'√©chapper. Ces mol√©cules gagnent de l'√©nergie en empruntant l'√©nergie thermique de l'environnement, ce qui entra√ģne un refroidissement de la substance restante. La temp√©rature joue un r√īle crucial, car plus la temp√©rature est √©lev√©e, plus les mol√©cules du liquide auront d'√©nergie cin√©tique pour s'√©vaporer. La surface expos√©e du liquide est √©galement un facteur, car une plus grande surface permet √† davantage de mol√©cules de s'√©chapper. La pression atmosph√©rique a √©galement un effet, car une pression plus basse favorise l'√©vaporation.

√Čvasion. - Mouvement d'un objet ou d'une particule qui parvient √† s'√©chapper ou √† quitter une certaine zone ou un champ d'influence. Dans le contexte de la gravit√©, l'√©vasion est souvent associ√©e √† la vitesse n√©cessaire pour quitter la gravit√© d'un corps c√©leste, comme une plan√®te ou une √©toile. Pour qu'un objet puisse s'√©chapper de la gravit√© d'un corps, il doit atteindre une vitesse d'√©vasion suffisante. Cette vitesse, appel√©e vitesse d'√©vasion, d√©pend de la masse de l'objet et de la gravit√© du corps c√©leste. Si un objet acquiert une vitesse sup√©rieure ou √©gale √† la vitesse d'√©vasion, il peut √©chapper √† l'attraction gravitationnelle et se d√©placer dans l'espace.

√Čvection (astronomie). - Seconde in√©galit√© produite dans le mouvement de la Lune par l'attraction du Soleil. C'est la plus grande des perturbations subies par notre satellite. Sa valeur est donn√©e par la formule m.sin (2a - b), dans laquelle m = 1¬į 20'; a = diff√©rence de longitude du Soleil et de la Lune, b = l'anomalie moyenne de la Lune. L'√©vection, connue des anciens astronomes, fut √©tudi√©e par Hipparque, puis par Ptol√©m√©e et bien plus tard par Horrocks, Flamsteed et Clairaut. (L. Barr√©).

√Čv√©nement. - Point pr√©cis de l'espace-temps o√Ļ une ou plusieurs interactions ou observations se produisent. Les √©v√©nements sont fondamentaux dans la description des ph√©nom√®nes physiques et sont utilis√©s pour d√©crire et √©tudier les interactions entre les particules, les processus cosmiques, les exp√©riences en laboratoire, etc. Un √©v√©nement peut √™tre repr√©sent√© par un ensemble de coordonn√©es spatio-temporelles, indiquant sa position dans l'espace et le moment o√Ļ il se produit. Dans le formalisme de la relativit√© restreinte, les coordonn√©es spatio-temporelles sont regroup√©es dans une quadri-coordonn√©e (t, x, y, z), o√Ļ t repr√©sente le temps et (x, y, z) repr√©sentent les coordonn√©es. 

√Čvolution. - Suite des changements progressifs et transformations qui se produisent dans les syst√®mes physiques au fil du temps, parfois sur des dur√©es tr√®s longues. Exemples : evolution, g√©ologique, √©volution stellaire, √©volution cosmologique, etc.

Excentricité. - Nombre qui mesure l'allongement de l'orbite elliptique d'un corps céleste par rapport à une orbite parfaitement circulaire.

Excentrique (histoire de l'astronomie). - Dans l'astronomie précopernicienne (Hipparque, Ptolémée), on appelait ainsi les circonférences dont le centre est sur l'orbite d'une planète ou sur une circonférence ainsi décrite (Epicycle).

Excitation. - Etat d'un syst√®me physique qui a gagn√© de l'√©nergie ou a subi une perturbation, ce qui le rend plus √©nerg√©tique ou instable par rapport √† son √©tat de base. L'excitation est souvent suivie d'une d√©sexcitation, o√Ļ le syst√®me revient √† un √©tat moins √©nerg√©tique ou plus stable. Cela peut se faire par l'√©mission de photons, de particules, de chaleur ou par d'autres processus de relaxation.

+ Excitation √©lectronique. - Les √©lectrons dans un atome peuvent √™tre excit√©s en absorbant de l'√©nergie, qui leur parvient g√©n√©ralement sous forme de photons. Les √©lectrons passent alors √† des niveaux d'√©nergie sup√©rieurs, ce qui entra√ģne des changements dans les propri√©t√©s des atomes, tels que leur √©mission de lumi√®re ou leur r√©activit√© chimique.

+ Excitation nucléaire. - Les noyaux atomiques peuvent être excités par des collisions avec d'autres particules ou par l'absorption de photons. Ces excitations peuvent conduire à des désintégrations radioactives, à l'émission de rayonnements gamma ou à d'autres processus nucléaires.

 + Excitation des particules. - Les particules subatomiques peuvent √™tre excit√©es par des interactions avec d'autres particules ou par l'absorption d'√©nergie. Ces excitations peuvent conduire √† des r√©actions nucl√©aires, √† des d√©sint√©grations ou √† d'autres processus d'interaction.

 + Excitation des solides. - Les atomes dans un r√©seau cristallin peuvent √™tre excit√©s par des vibrations, des fluctuations thermiques ou des interactions avec d'autres particules. Ces excitations peuvent conduire √† des ph√©nom√®nes tels que la conductivit√© √©lectrique, la conductivit√© thermique, la magn√©tisation, etc., qui d√©pendent de l'√©tat √©nerg√©tique des atomes dans le solide.

Exclusion (principe d') ou Principe d'exclusion de Pauli. - Concept formulé par Wolfgang Pauli en 1925, et qui énonce que deux particules identiques ne peuvent pas occuper le même état quantique simultanément. Le principe d'exclusion de Pauli s'applique spécifiquement aux particules appelées fermions (électrons, protons, neutrons, etc.) qui sont des particules ayant un spin demi-entier : ainsi, deux fermions ne peuvent-ils pas se trouver dans le même état quantique avec les mêmes nombres quantiques. Cela signifie qu'ils ne peuvent pas occuper les mêmes niveaux d'énergie, les mêmes positions spatiales et les mêmes états de spin. Une conséquence importante du principe d'exclusion de Pauli est la structure des niveaux d'énergie des atomes et des molécules. Il explique pourquoi les électrons dans un atome remplissent les niveaux d'énergie de manière séquentielle, en respectant une configuration électronique spécifique. Chaque niveau d'énergie peut accueillir un certain nombre d'électrons, avec des spins opposés, mais deux électrons ne peuvent pas occuper exactement le même état quantique.

Exoplan√®te (ou plan√®te extrasolaire). - Plan√®te situ√©e hors du Syst√®me solaire. Depuis la d√©couverte de la premi√®re exoplan√®te en 1992, des milliers d'exoplan√®tes ont √©t√© d√©tect√©es et confirm√©es, et de nombreuses autres candidates sont en cours de recherche. Le premier constat qui a p√Ľ √™tre fait est que les exoplan√®tes peuvent pr√©senter une grande diversit√© en termes de tailles, de compositions, d'orbites et de conditions environnementales. Elles peuvent √™tre de taille similaire √† la Terre (exoplan√®tes telluriques), de plus grandes tailles (superterres, jupiters, superjupiters...) ou m√™me des objets plus massifs similaires aux naines brunes. Certaines exoplan√®tes orbitent tr√®s pr√®s de leur √©toile (exoplan√®tes chaudes) et sont soumises √† des temp√©ratures extr√™mes, tandis que d'autres sont situ√©es dans la zone habitable de leur √©toile, o√Ļ les conditions pourraient permettre la pr√©sence d'eau liquide et potentiellement la vie.

Exosph√®re. - Couche la plus externe et la plus rare de l'atmosph√®re d'une plan√®te. Elle se situe au-dessus de la thermosph√®re, qui est elle-m√™me au-dessus de la m√©sosph√®re, la stratosph√®re et la troposph√®re. L'exosph√®re marque la transition entre l'atmosph√®re terrestre et l'espace. L'exosph√®re est principalement compos√©e de particules tr√®s dispers√©es, telles que des atomes neutres, des ions, des mol√©cules l√©g√®res et des particules subatomiques. Les types de particules pr√©sentes dans l'exosph√®re d√©pendent de la plan√®te sp√©cifique. Sur Terre, l'exosph√®re est principalement compos√©e d'hydrog√®ne (H) et d'h√©lium (He), avec de petites quantit√©s d'autres gaz tels que l'oxyg√®ne (O) et le diazote (N2). La densit√© de l'exosph√®re est extr√™mement faible, avec des particules tr√®s espac√©es. Les particules peuvent parcourir de grandes distances sans se heurter les unes aux autres. La densit√© de l'exosph√®re diminue avec l'altitude. Contrairement aux autres couches de l'atmosph√®re, l'exosph√®re n'a pas de limite nette sup√©rieure. Les particules s'√©chappent progressivement dans l'espace, o√Ļ elles peuvent √™tre influenc√©es par les forces gravitationnelles de la plan√®te ou par d'autres forces ext√©rieures. Bien que la densit√© soit faible, les particules individuelles de l'exosph√®re peuvent avoir des temp√©ratures tr√®s √©lev√©es en raison de leur exposition directe au rayonnement solaire. Cependant, en raison de la faible densit√©, cette chaleur n'est pas significativement ressentie.

Expansion de l'univers. - Selon le mod√®le cosmologique dominant appel√© le mod√®le du big bang, l'univers est en expansion. Cela signifie que les galaxies, les amas de galaxies et tout l'espace entre eux s'√©tendent avec le temps. L'id√©e de l'expansion de l'univers a √©t√© propos√©e pour la premi√®re fois dans les ann√©es 1920 par Georges Lema√ģtre, puis d√©velopp√©e et confirm√©e par les travaux ult√©rieurs d'Edwin Hubble et de Milton Humason. Les observations ont montr√© que les galaxies s'√©loignent les unes des autres et que plus elles sont √©loign√©es, plus leur vitesse d'√©loignement est grande. Ceci est interpr√©t√© comme une indication que l'espace lui-m√™me s'√©tend. L'expansion de l'univers est souvent d√©crite en utilisant la loi de Hubble-Humason, qui √©nonce que la vitesse d'√©loignement d'une galaxie est proportionnelle √† sa distance. Cela signifie que plus deux galaxies sont √©loign√©es l'une de l'autre, plus leur vitesse d'√©loignement est grande. Cependant, il est important de noter que l'expansion de l'univers ne signifie pas que les galaxies se d√©placent √† travers un espace d√©j√† existant, mais plut√īt que l'espace lui-m√™me se dilate, emportant les galaxies avec lui. L'expansion de l'univers a des implications profondes pour notre compr√©hension de l'histoire et de l'√©volution de l'univers. Elle est en accord avec le mod√®le du big bang, selon lequel l'univers a commenc√© son expansion dans un √©tat extr√™mement dense et chaud il y a environ 13,8 milliards d'ann√©es. Depuis lors, l'univers s'est √©tendu et refroidi, permettant la formation des √©toiles, des galaxies et des structures cosmiques que nous observons aujourd'hui.

Exp√©rience de pens√©e (= exp√©rience par la pens√©e = exp√©rience en imagination). -  Exp√©rience possible en principe (parce qu'elle reposerait enti√®rement sur les lois physiques connues au moment de la discussion) mais dont on ne se pr√©occupe pas de la faisabilit√© pratique. Un exemple d'exp√©rience de pens√©e est l'exp√©rience de la chute des corps du haut de la tour de Pise attribu√©e √† Galil√©e. 

Autres exemples : le d√©mon de Maxwell; le d√©mon de Laplace; le chat de Schr√∂dinger; le paradoxe des jumeaux; l'ascenseur d'Einstein et le paradoxe EPR (ci-contre); etc. 
En physique, de telles exp√©riences, qui sont souvent r√©alis√©es bien apr√®s avoir √©t√© discut√©es, sont d'abord des outils intellectuels offrant un moyen puissant de tester des id√©es et des hypoth√®ses. Les exp√©riences de pens√©e permettent ainsi d'√©tudier des sc√©narios hypoth√©tiques dans lesquels se confrontent notre compr√©hension actuelle des ph√©nom√®nes avec ces situations imaginaires, ce qui conduit √†identifier les limites de notre connaissance et les zones o√Ļ nos th√©ories pourraient √™tre incompl√®tes. En examinant les implications des exp√©riences de pens√©e, le chercheur est amen√© √† r√©fl√©chir sur la mani√®re dont sont acquises les connaissances, les types de preuves n√©cessaires pour les soutenir, et les crit√®res que utilis√©s pour √©valuer leur validit√©. Cela soul√®ve des questions √©pist√©mologiques sur la nature de la v√©rit√©, la justification et la croyance. Les exp√©riences de pens√©e peuvent aussi √™tre utilis√©es comme des outils heuristiques servant √† g√©n√©rer de nouvelles hypoth√®ses et des id√©es nouvelles. En √©tudiant des sc√©narios imaginaires, des connexions ou des cons√©quences  inattendues peuvent se faire jour,  qui pourraient ensuite √™tre test√©es dans des exp√©riences r√©elles. Les exp√©riences de pens√©e peuvent √©galement aider √† mettre en √©vidence des probl√®mes, des contradictions ou des paradoxes dans nos conceptions existantes du monde. Elles peuvent servir √† identifier des questions sans r√©ponse ou des incoh√©rences dans les th√©ories actuelles, stimulant ainsi la recherche de solutions et de nouvelles th√©ories plus coh√©rentes. Enfin, elles peuvent jouer un r√īle p√©dagogique en aidant √† clarifier des concepts complexes et en les pr√©sentant dans des sc√©narios simples et imaginaires. Cela peut faciliter la compr√©hension et la communication des id√©es scientifiques et philosophiques en les rendant plus accessibles √† un large public.

Exp√©rimentation*. - Pratique scientifique consistant √† provoquer un ph√©nom√®ne pour en √©tudier les caract√©ristiques. C'est une m√©thode essentielle dans le processus scientifique qui consiste √† tester des hypoth√®ses et √† obtenir des donn√©es empiriques pour valider ou invalider des th√©ories ou des mod√®les. Elle implique la manipulation de variables contr√īl√©es dans un environnement contr√īl√© afin d'observer les effets et de recueillir des donn√©es quantitatives ou qualitatives. L'objectif principal de l'exp√©rimentation est de g√©n√©rer des preuves empiriques et reproductibles pour √©tudier les relations de cause √† effet entre les variables. Les √©tapes de l'exp√©rimentation comprennent la formulation d'une hypoth√®se, la conception de l'exp√©rience, la manipulation des variables, la collecte de donn√©es, l'analyse des r√©sultats et l'interpr√©tation des conclusions.

Extinction de la lumi√®re. - L'extinction de la lumi√®re se produit lorsqu'une onde lumineuse se propage √† travers un milieu et est progressivement affaiblie ou totalement absorb√©e. Ce ph√©nom√®ne est g√©n√©ralement d√Ľ √† l'interaction de la lumi√®re avec les particules ou les mol√©cules pr√©sentes dans le milieu. Lorsque la lumi√®re est compl√®tement absorb√©e, on parle d'extinction totale. L'extinction peut √™tre mesur√©e en termes d'att√©nuation de l'intensit√© lumineuse en fonction de la distance parcourue dans le milieu.

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