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Byzance, Constantinople |
| Constantinople,
Constantinopolis,
auparavant Byzance Lors du partage de
l'empire romain Les conciles de Constantinople. - Le concileLes croisés n'y trouvèrent jamais qu'un accueil perfide. Ils la prirent en 1203, et y rétablirent sur le trône Isaac l'Ange, qui en avait été renversé par son frère Alexis III, en lui adjoignant son fils Alexis le Jeune. Mais. ces deux princes furent détrônés et mis à mort par Alexis Ducas Murzuphle, dont l'usurpation sanguinaire obligea les croisés de s'emparer de Constantinople une seconde fois en 1204, et amena la fondation de l'empire latin d'Orient De
Constantinople à Istanbul.
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Mehemet fit aviser
tous les Grecs émigrés qu'ils pouvaient rentrer et vivre librement selon
leurs moeurs et leur religion. Ils se concentrèrent dans le quartier du
Phanar. En même temps Mehemet envoyait à Constantinople des musulmans Cependant la ville
devenait de plus en plus asiatique et le sultan, bien qu'il eût adopté
le croissant
Istanbul d'autrefois. Istanbul
depuis le XVe siècle.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la ville demeure la capitale d'un empire vaste mais de plus en plus confronté à des difficultés internes et externes. Les révoltes de janissaires, les luttes de pouvoir au sein du palais et l'instabilité politique affectent la vie urbaine. Néanmoins, Istanbul continue de se développer. De nouveaux styles architecturaux apparaissent, notamment sous l'influence européenne à partir du XVIIIe siècle, donnant naissance à une esthétique ottomane baroque visible dans des édifices comme la mosquée Nuruosmaniye. La cour impériale et les élites adoptent progressivement certains usages occidentaux, tandis que les quartiers européens de Péra (aujourd'hui Beyoğlu) prennent de l'importance avec la présence de diplomates, de commerçants et de communautés levantines. Les réformes des Tanzimat, lancées à partir de 1839, visent à moderniser l'Empire ottoman et ont un impact direct sur Istanbul. L'administration est réorganisée, de nouvelles institutions apparaissent, et la ville se dote d'infrastructures modernes : éclairage public, réseaux de transport, premiers tramways, nouvelles routes et ponts. L'architecture évolue avec la construction de palais inspirés de modèles européens, comme Dolmabahçe, qui remplace progressivement Topkapı comme résidence impériale. La population augmente rapidement et la diversité ethnique et religieuse demeure une caractéristique majeure de la ville, où cohabitent musulmans, Grecs orthodoxes, Arméniens, Juifs et communautés européennes. Le début du XXe
siècle est une période de crises. Les guerres balkaniques, la Première
Guerre mondiale et l'effondrement de l'Empire ottoman fragilisent Istanbul.
Après la défaite ottomane en 1918, la ville est occupée par les forces
alliées jusqu'en 1923. Cette occupation suscite une forte tension politique
et sociale. À l'issue de la guerre d'indépendance menée par Mustafa
Kemal, la République de Turquie Tout au long du XXe siècle, Istanbul connaît une croissance démographique spectaculaire. À partir des années 1950, l'exode rural entraîne l'arrivée massive de populations venues d'Anatolie. La ville s'étend rapidement, souvent de manière désordonnée, avec l'apparition de quartiers informels appelés gecekondu. Cette urbanisation accélérée pose des défis majeurs en matière de logement, de transports et d'infrastructures, mais contribue aussi à faire d'Istanbul une métropole dynamique et diverse. Les transformations économiques, notamment l'industrialisation puis la tertiarisation, renforcent son rôle de centre économique national. À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, Istanbul s'affirme comme une métropole mondiale. Les grands projets urbains, les ponts sur le Bosphore, les tunnels, les lignes de métro et les nouveaux aéroports transforment profondément la ville. Elle devient un pôle touristique majeur, qui attire des millions de visiteurs grâce à son patrimoine historique exceptionnel, mais aussi un centre culturel vivant, reconnu pour ses universités, ses festivals, sa scène artistique et sa production intellectuelle. La ville reste marquée aussi par de fortes inégalités sociales, des tensions politiques récurrentes et des enjeux environnementaux liés à la densité urbaine et à la pression sur les ressources. Les
monuments.
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Dans le petit golfe appelé Corne d'Or s'étend le magnifique port de la ville (photo ci-dessus). Les principaux faubourgs sont ceux d'Eyoub, du Phanar, de Kassim-Pacha, de Péra, de Galata et de Top-Hanah, c. à d. arsenal (du turc top, c. à d. canon et du persan khanah ou khaneh, c. à d. maison). Péra et Galata, longtemps habités par des populations franque, grecque et arménienne, étaient autrefois, le premier le séjour de la diplomatie, et le second un foyer chrétien, représenté particulièrement par les lazaristes et par les soeurs de Saint-Vincent de Paul. Usküdar (Scutari), sur la côte d'Asie, est encore un faubourg de la ville. -
La mosquée Bleue (ou du Sultan Ahmed), à Istanbul. On remarque, parmi
les mosquées, celles de Sainte-Sophie, de
Soliman,
d'Ahmed (Mosquée bleue), de Bajazet, de Mehemet
Il, de Sélim II et d'Eyoub, et, parmi les principaux
monuments, Topkapi, l'ancien palais des sultans, le château des Sept-Tours,
la tour de Galata, l'arsenal, les vastes casernes, les bazars, les bains
et le grand pont construit sur la Corne-d'Or pour unir Péra et Galata
au reste de la ville. La plus vaste place de la ville est celle de l'At-Meidan,
l'ancien hippodrome, qu'il ne
faut pas confondre avec l'Et-Meidan, la place où ont été exterminés
les janissaires. Les sites des rives
du Bosphore
La cour du palais de Topkapi, à Istanbul. Ce palais fut la résidence officielle des sultans ottomans pendant 400 ans. Ce site, classé au patrimoine mondial, contient de nombreuses reliques saintes du monde musulman. Sa construction a été commencée en 1459, et à son apogée, il abritait 4000 personnes. En 1924, un décret gouvernemental a transformé le palais en musée de l'époque impériale. |
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Contre ses murailles se sont brisées les invasions des Huns, des Perses, des Arabes ou des Tatars. Grâce à elle, le christianisme a survécu, quadrillant le continent de ses monastères, et assurant sa survie intellectuelle. Constantinople, cependant, n'était pas qu'une forteresse. C'était d'abordune université et une fête. Immense métropole frivole et dévergondée, elle avait allumé les mille bougies de la culture, de la mode et de l'art. A l'heure où les Mérovingiens paressaient dans leurs déserts moisis, on y enseignait Platon et la danse, Aristote et la parfumerie. Cité des Mille et Une Nuits, la capitale des basileus et des courtisanes inventait notre future civilisation. Le Roman de Constantinople ne se veut pas un traité encyclopédique d'histoire. Il entend rappeler des lieux, des personnages, des fêtes et des drames qui donnent le sentiment de ce que fut la Ville des villes. Du sacre de Théodora, la prostituée devenue impératrice, à la passion de Soliman le Magnifique pour son trop beau vizir, de l'impératrice Irène faisant crever les yeux de son fils à l'intronisation de Mehmet III ordonnant la mort de ses dix-neuf frères, on va de bain de san en cérémonie fastueuse, dépuration impitoyable en savante intrigue de sérail. A la fois roman noir et roman-photo, ce livre est une promenade cocasse et atroce à travers l'histoire de Constantinople. Notre histoire. (couv.).
Elle a été le guide de Merlin, artiste en quête de rencontres, d'images et de sensations. Ils ont pris ensemble le pouls d'Istanbul et de ses habitants au moment où le monde entier lui rappelle qu'elle est coupée en deux par le Bosphore, tiraillée en Europe et Asie, et partagée entre de multiples communautés. Ils nous invitent à les suivre à travers les rues, la culture et l'histoire, en nous présentant des Stambouliotes dont les portraits superposés dessinent celui de l'immense métropole, du patriarche grec de Fener à l'imam de Tophane, du ramasseur d'or du grand bazar au joueur de saz de Beyoglu, et de l'étudiante kurde au propriétaire de palais. (couv.). |
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