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La critique kantienne
de la raison pure est proprement une théorie
de la science. Comme Newton
a cherché le principe du système des corps célestes, ainsi Kant
cherche le principe du système de nos connaissances.
La science est donnée, comme l'univers est donné : la philosophie
ne se demande pas si elle est possible, mais
comment elle est possible, c. -Ã -d. concevable sans contradiction.
La science consiste dans deux disciplines, les mathématiques et la physique,
et dans l'union de ces deux disciplines : il s'agit de rendre compte de
ces faits. Les mathématiques se composent de jugements
synthétiques a priori, c. à -d. de jugements
où le sujet est lié a priori à un prédicat qui n'y est pas contenu.
Il en est de même de la physique; et, depuis Newton, la certitude
de cette dernière, qui traite des choses elles-mêmes, ne le cède en
rien à celle des mathématiques, qui ne traitent que des rapports de grandeur.
Comment ces caractères sont-ils intelligibles,
d'où procèdent-ils, et qu'est-ce que la science, considérée dans ses
principes générateurs? Résoudre ces questions, tel est le mobile des
recherches de Kant. C'est à la philosophie qu'il appartient d'instituer
ces recherches. Or le principe inviolable qu'elle fournit en cette matière
est le suivant : toutes nos connaissances ont leur point de départ dans
l'expérience. Il s'agit de savoir si de ce
principe se peut déduire la théorie de la science, telle qu'elle nous
est donnée? Le problème se ramène à la question suivante : Qu'est-ce
que l'expérience? Est-elle une unité irréductible, ou l'analyse
y peut-elle discerner des éléments divers? Parmi ces éléments, en est-il
d'a priori? Ces éléments aà priori rendront-ils compte, et en quel sens,
de la nécessité propre aux jugements de la science?
Dans l'expérience, un objet nous est premièrement
donné, secondement pensé. Comment cela est-il possible? Pour qu'un objet
nous sait donné, il faut qu'il se présente à nous dans l'espace
et dans le temps. Les notions d'espace et de temps
nous sont-elles fournies par l'expérience? Non, car, avant toute expérience,
nous savons que les objets qui nous seront donnés le seront dans l'espace
et dans le temps. Ce sont donc des éléments a priori. De quelle nature?
Sont-ce des concepts? Non, car l'espace et le
temps sont des objets uns, homogènes et infinis,
caractères opposés à ceux que présentent les objets des concepts. L'espace
et le temps sont des substrats des choses et des objets d'intuition. Sont-ils
donc des réalités suprasensibles situées en dehors de nous? Non, car
la conception de deux non-êtres infinis comme substances est impossible.
La représentation de l'espace et du temps
ne peut être, en définitive, qu'une intuition portant sur la forme de
notre sensibilité même. L'espace et le temps sont notre manière de voir
les choses. Mais, s'il en est ainsi, nos idées de lieu et de durée ne
sont-elles pas purement subjectives? Que va devenir, dans une telle doctrine,
la vérité des mathématiques .
L'objection est mal fondée, car, en réalité, c'est dans les théories
dogmatiques, isolant le sensible du mathématique, que l'accord de l'un
avec l'autre est indémontrable? Entendue selon sa vraie nature, comme
un système de jugements synthétiques à priori, la mathématique est
justifiée, du moment où les objets ne peuvent nous affecter qu'en se
soumettant aux lois de l'espace et du temps. Sans doute nous ne pouvons
dire que les choses possèdent, en elles-mêmes, des manières d'être
que nous ne nous expliquons que comme formes de notre facultés de sentir.
Mais nous savons que tout objet de notre sensibilité sera conforme Ã
la mathématique, ce qui suffit à assurer l'objectivité de cette science.
Idéalité transcendantale, réalité empirique,
tels sont les deux caractères de l'espace et du temps. Ils expliquent
et déterminent la possibilité des mathématiques.
Mais il ne suffit pas qu'un objet soit
donné, il faut en outre qu'il soit pensé. La pensée
suppose-t-elle des éléments a priori? Elle consiste à établir entre
deux termes un rapport objectif de sujet à prédicat,
c.-à -d. à affirmer l'un de l'autre comme lui appartenant réellement
et nécessairement. C'est ce qui a lieu, par exemple, quand nous disons
qu'une chose est la cause ou la substance
d'une autre. Une telle liaison ne peut être fournie par l'expérience,
qui ne donne rien de nécessaire. Quant à la logique
telle qu'elle est conçue depuis Aristote, elle
fournit bien des liaisons nécessaires, mais elle est impuissante à déterminer
un terme vis-à -vis de l'autre comme sujet réel. Il y a dans toute déclaration
relative à l'existence quelque chose qui dépasse la logique. Affirmer
d'un objet qu'il est cause, c'est franchir les limites de son concept.
D'autre part, nous n'avons pas cette intuition intellectuelle du tout,
qui permettrait d'en découvrir les parties par analyse. Nous allons des
parties au tout par voie discursive. De quel principe dépendent donc les
différents rapports qui constituent la pensée? En dehors de ceux que
nous avons du rejeter il ne reste que l'entendement lui-même ou faculté
de juger. De même que les relations de grandeur ne sont, au fond, que
les formes de notre sensibilité, de même les relations qualitatives des
choses ne peuvent être que les catégories
de notre entendement. S'il en est ainsi,
la fonction logique de l'entendement nous permet de découvrir et de systématiser
tous les concepts qui président aux jugements
d'existence. Car des deux côtés il s'agit pour l'entendement d'unifier.
Seule la portée de l'unification diffère. La table des modes de l'unification
logique fournit ainsi le modèle de la table des catégories.
Voici la première :
1 ° Quantité
: propositions universelles, particulières,
individuelles;
2° Qualité
: propositions affirmatives, négatives, indéterminées;
3° Relation
: propositions catégoriques, hypothétiques, disjonctives;
4° Modalité
: propositions problématiques, assertoriques, apodictiques.
Voici la seconde :
1 ° Quantité : unité,
multiplicité, universalité;
2° Qualité : réalité,
négation, limitation;
3° Relation : inhérence et subsistance,
causalité
et dépendance, action réciproque;
4° Modalité : possibilité
ou impossibilité, existence ou non-existence,
nécessité
on contingence.
Tel est le système des concepts à l'aide
desquels nous unissons nos représentations
des choses. Ces concepts n'étant que les modes
d'action de notre entendement sont, en eux-mêmes, vides de tout contenu.
Ils ne peuvent trouver leur emploi que si une matière leur est fournie;
et la seule matière dont nous disposions est l'intuition
sensible. Les concepts n'ont-ils donc qu'une valeur subjective; et, tandis
que l'esthétique transcendantale ou analyse
de la sensibilité a pu conclure à un réalisme
mathématique, l'analyse de l'entendement ou logique transcendantale devra-t-elle
s'en tenir à cet idéalisme logique qui résout les choses en modes de
la pensée? Ici se place la fameuse déduction transcendantale, dont l'objet
est d'établir la valeur objective des catégories, c. -à -d. la possibilité
d'obtenir, au moyen des catégories telles qu'elles ont été définies,
la connaissance, non seulement de notre
manière de penser, mais des choses elles-mêmes. Cette possibilité sera
démontrée, si l'on peut prouver que les catégories sont elles-mêmes
la condition de l'existence de réalités à notre point de vue. Les catégories
s'appliquent aux choses, si les choses, pour nous, ne sont possibles que
par elles. Or, selon notre condition, pour qu'il y ait connaissance d'une
chose, il faut qu'il y ait distinction d'un sujet et d'un objet. Le «
je pense » doit pouvoir accompagner toutes nos représentations. Mais,
pour qu'une telle distinction soit possible, il faut qu'il existe entre
les deux termes un rapport analogue à celui des quantités positives et
négatives des mathématiciens, un rapport d'opposition sur un terrain
commun. Le sujet étant une action unifiante, il
faut que l'objet soit un multiple unifié. C'est donc par le fait d'être
unifiées, et d'être unifiées pour le sujet, que des choses peuvent être
données comme objet. Or, comment cette condition pourrait-elle être remplie,
si le multiple n'était pas unifié par le sujet lui-même? Sans doute
la conscience empirique ne perçoit pas cette formation de l'objet. L'opération
a lieu dans la région profonde de l'aperception transcendantale; et quand
se pose le moi particulier, il trouve devant lui l'objet tout formé et
le prend pour une chose brute. Mais cette chose est l'oeuvre de la pensée,
et c'est pourquoi la pensée, en chacun de nous, y retrouve ses lois.
Les catégories s'appliquent donc nécessairement aux choses elles-mêmes
en tant qu'il en existe pour nous, et ainsi elles ont une valeur objective.
D'autre part, comme les seules intuitions
dont notre entendement dispose pour en former des objets sont nos intuitions
sensibles, et comme celles-ci ne représentent pas les choses en soi, mais
seulement les exigences de notre sensibilité, c'est une suite de notre
condition que notre connaissance, même intellectuelle, ne puisse atteindre
à l'absolu, mais reste enfermée dans le monde de l'expérience.
Réalisme empirique, idéalisme
transcendantal demeurent termes associés et corrélatifs. Par là même,
en revanche, une place se trouve réservée pour le suprasensible lui-même.
En effet, le concept de chose en soi, en même temps qu'il est limitatif
des prétentions de notre science, nous permet de concevoir un monde autre
que celui que nous connaissons, susceptible, par suite, d'être affranchi
des conditions de notre connaissance, notamment de la liaison nécessaire
qui s'oppose à la liberté. Au phénomène,
il nous est permis de superposer le noumène.
En cette doctrine consiste essentiellement la révolution philosophique
opérée par Kant. Au lieu d'admettre, conformément
aux apparences, que la pensée gravite autour
des choses, Kant, nouveau Copernic, fait graviter
les choses autour de la pensée. De ce point de vue, dit-il, la désordre
et l'inexplicable font place à l'ordre et à l'intelligible. L'accord
des lois de la nature avec les lois de notre esprit n'est plus un problème
ou un objet de foi: c'est une vérité scientifiquement démontrée. Et
cette révolution, qui garantit la valeur objective de la science, n'est
pas moins propice à la morale, laquelle, dans le champ ouvert par la critique,
peut se développer sans entraves, suivant les lois qui lui sont propres.
«
Ce n'était qu'en abolissant le savoir, dit Kant à propos de la prétendue
science du suprasensible, que je pouvais faire une place à la croyance.
»
Cependant il ne suffit pas d'établir que,
pour être pensés et devenir objets, les éléments divers de l'intuition
doivent être rangés sous les concepts de l'entendement.
Comment le concept, qui est l'un et l'universel, s'unira-t-il au phénomène,
qui est le divers et le particulier ? Comment serons-nous déterminés
à appliquer à l'intuition telle catégorie
plutôt que telle autre? Un moyen terme est nécessaire. Ce moyen terme
est fourni par une faculté intermédiaire entre l'entendement et la sensibilité
: l'imagination. Dans la forme du sens interne,
c.-Ã -d. dans l'intuition temporelle, l'imagination trace a priori des
cadres où peuvent entrer les phénomènes et qui indiquent la catégorie
sous laquelle ils doivent être rangés. Kant appelle ces cadres schèmes
des concepts de l'entendement pur. Chaque catégorie a son schème.
Ainsi celui de la quantité est le nombre, celui de la substance
est la permanence du réel dans le temps, celui de la causalité
est la succession régulière des phénomènes. La vue d'une telle succession,
par exemple, est pour nous le signal de l'emploi de la catégorie de cause.
Les schèmes, toutefois, ne suffisent pas
encore à objectiver les phénomènes, parce qu'ils ne font que provoquer
l'emploi d'une catégorie donnée, sans en donner la justification.
Mais ils rendent possibles des jugements synthétiques
à priori qui achèveront l'élimination du subjectif.
Ces jugements sont les principes de l'entendement
pur. L'entendement les forme à priori en déterminant les conditions d'un
emploi objectif des schèmes. Tels sont : le principe
de la quantité : « Toutes les intuitions sont des grandeurs extensives
»; le principe de la qualité : « Dans tous les phénomènes la sensation,
ainsi que le réel qui y correspond dans l'objet, a une grandeur intensive,
un degré ». Le principe de la relation est le suivant : « Tous les phénomènes
ont une liaison nécessaire dans le temps »; le principe de la modalité
indique en quel sens une chose doit s'accorder avec les conditions de l'expérience
pour être possible, réelle ou nécessaire. La démonstration
de ces principes consiste à montrer que, sans eux, la signification des
schèmes reste indéterminée, et que le sensible ne peut être fixé,
objectivé que par l'intellectuel. C'est ainsi que la succession, par exemple,
loin qu'elle fonde la causalité, ne peut elle-même être considérée
comme objective que si elle repose sur la causalité.
Arrivé à ce point, Kant est en mesure
d'accomplir la seconde des deux tâches qu'il s'était imposées et qui
était de justifier la physique et son alliance
avec les mathématiques. Les deux premiers
principes, dits mathématiques, fondent l'application de la mathématique
à la science de la nature. Les deux autres, appelés
dynamiques, fondent les lois physiques proprement
dites. Dans leur ensemble, les principes de l'entendement pur constituent
les premiers linéaments de la philosophie naturelle. Cette théorie, en
même temps qu'elle était la justification métaphysique
de la science newtonienne, fut le point de départ de la spéculation qui,
sous le nom de philosophie de la nature,
brilla, avec Schelling, d'un éclat dangereux.
Kant a jusqu'ici analysé la sensibilité
et l'entendement. Reste la raison proprement dite.
L'objet de cette faculté est l'unification complète de la connaissance.
Ses syllogismes supposent un inconditionné
comme point de départ. La raison est ainsi la faculté des idées,
ou concepts de la synthèse
totale des conditions. Il est certain, d'après ce qui précède, que les
idées de la raison n'ont pas d'objet. Dépassant l'expérience possible,
elles ne peuvent être que des principes régulateurs, non constitutifs,
de la connaissance. Mais l'illusion qui nous
fait croire à leur objectivité est naturelle comme celle de l'homme qui
croit la Lune
plus grosse à son lever qu'à son passage au méridien.
Il ne suffit pas, pour la faire cesser, de démontrer la fausseté de notre
opinion, il faut en découvrir la source : il faut démontrer qu'en ce
domaine, contrairement à ce qui a lieu quand il s'agit d'objets d'expérience
possible, il est entièrement illégitime de passer du logique au réel;
il faut dénoncer la dialectique qui se cache au fond de la métaphysique.
La raison croit pouvoir édifier :
1° une psychologie
rationnelle, sur l'idée de l'âme-substance;
2° une cosmologie
rationnelle, sur l'idée du monde comme réalité absolue;
3° une théologie
rationnelle, sur l'idée de Dieu comme fondement
absolu de la possibilité de l'être en général.
Mais dans chacun de ces domaines, elle s'abuse
sur sa puissance. Quand elle conclut de la réalité de l'être
pensant à l'existence d'un sujet'
absolu,
elle passe illégitimement d'une unité de forme à une unité substantielle,
et commet un paralogisme. Lorsqu'elle essaye de
déterminer l'existence absolue qu'elle attribue au monde, elle s'engage
dans des antinomies insurmontables. Elle prouve,
en effet, avec une égale rigueur, par l'absurdité de la contradictoire,
que la monde a des limites, et qu'il n'en a pas; qu'il est composé de
parties simples, et qu'il est divisé à l'infini;
que la liberté existe, et qu'il n'est rien de
libre; qu'il y a un être nécessaire, et qu'il n'existe que des êtres
contingents.
Le fait même de ces antinomies prouve
l'illégitimité du point de vue qui leur donne naissance, c.-à -d. de
la supposition d'un monde existant en soi. Dans les deux premières antinomies,
thèse et antithèse
sont également fausses. Dans les deux dernières, elles deviennent vraies
l'une et l'autre, si l'on recourt à cette distinction du phénomène
et du noumène, qu'a provoquée l'analyse
de l'entendement. Le libre et l'absolu sont possibles dans le monde des
noumènes, tandis que la causalité naturelle et la contingence
se rapportent à l'ordre des phénomènes. Quand enfin la raison spécule
sur l'être parfait, elle ne fait qu'ériger gratuitement en réalité,
en substance; en personne, l'idéal en qui elle rassemble toutes les manières
d'âtre des choses finies. Aussi les raisonnements qu'elle forme pour démontrer
l'existence de cette personne suprême ne se soutiennent-ils pas.
L'argument ontologique, sur lequel reposent
tous les autres, suppose à tort que l'existence est un prédicat
que l'analyse peut tirer d'un concept : l'existence
est la position d'une chose hors de la pensée, et demeure invinciblement
inaccessible à l'analyse. L'argument
cosmologique ajoute à cette erreur l'affirmation dune cause
première au nom du principe de causalité,
lequel précisément, dans la mesure où il est garanti, exclut la possibilité
d'une première cause. Enfin l'argument physico-théologique ou des causes
finales ajoute aux vices des deux premiers la fausse assimilation du monde
à une oeuvre humaine et le passage arbitraire d'un Dieu architecte Ã
un Dieu créateur et parfait. La cause générale
de cette dialectique de notre raison, c'est la disposition naturelle Ã
croire que les conditions de notre pensée sont aussi tes conditions de
l'être, que les lois de notre connaissance sont les lois de la réalité.
Seule, la critique peut dissiper cette illusion; or la nécessité de la
critique ne ressort que des conséquences de cette illusion
même. Les idées ne correspondent à rien de réel : elles n'en sont pas
moins utiles, comme principes excitateurs et. régulateurs. Elles nous
défendent de nous reposer dans la recherche des causes. Nous ne pouvons
commencer par Dieu, nous devons y tendre.
Ainsi se trouve constituée la critique,
où Kant voit le terme de l'éducation de la raison.
L'esprit humain a débuté et a dû débuter par
le dogmatisme, ou croyance aveugle à l'existence absolue des objets de
nos pensées le leibnitio-wolfianisme en est l'expression achevée. Puis
est venu le scepticisme, excellemment représenté
par Hume, qui, des vices du dogmatisme,
conclut à l'impossibilité de connaître la réalité, à la subjectivité
pure de la connaissance, Mais le scepticisme n'est qu'un avertissement
de se défier du dogmatisme. La critique, ou science de notre ignorance,
nous interdit de spéculer sur la nature des choses telles qu'elles sont
en elles-mêmes; mais, par contre, elle soustrait l'expérience
à l'imagination et au sens individuel, pour en faire un objet commun Ã
toutes les intelligences humaines, réel par conséquent et substantiel
pour nous. Et en même temps la critique affranchit l'être en soi du fatum
que la présomption de l'entendement faisait peser sur lui elle rend concevable
un monde ou régneraient sans partage la liberté et les lois morales double
utilité, tant pratique que spéculative, qui atteste l'accord providentiel
de nos besoins avec nos moyens de connaître. (Emile Boutroux;
sources : Critique de la raison pure; Prolégomènes). |
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