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| La pensée et ses outils > Philosophie > Morale |
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La personne |
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La
notion de personne renvoie à un statut particulier qu'on accorde
à certains êtres, un statut qui les distingue de simples choses ou de
simples animaux. Une personne est généralement un être considéré non
seulement comme un individu singulier, mais
comme un sujet doté d'une identité,
d'une valeur propre, de droits, de devoirs, d'une
capacité d'action et d'une certaine autonomie. La notion se distingue
ainsi de celle d' individu : l'individu renvoie davantage à l'unité biologique
ou sociale singulière, tandis que la personne désigne l'individu considéré
comme sujet de relations, de normes, de responsabilités
et de droits. Elle se distingue également de la notion de sujet, qui insiste
davantage sur la capacité à penser, vouloir, connaître ou agir, tandis
que personne comporte une dimension éthique,
juridique et relationnelle particulièrement forte.
Le terme français provient du latin 'persona, qui désigne notamment le masque porté par un acteur de théâtre, puis le personnage ou le rôle joué. Cette origine est philosophiquement suggestive : la personne semble d'abord être ce qui apparaît dans un espace social à travers un rôle, une identité et une relation aux autres. Mais la philosophie occidentale va progressivement détacher la notion de personne de la seule apparence sociale pour en faire une catégorie fondamentale permettant de penser l'identité, la responsabilité et la dignité. Dans la philosophie antique, le concept de personne au sens moderne n'est pas encore constitué. La pensée grecque utilise plutôt des notions telles que psychè, sôma, zôon, polites ou prosôpon pour désigner respectivement l'âme, le corps, l'être vivant, le citoyen ou le visage/personnage. Chez Platon et Aristote, l'être humain est principalement pensé à partir de son appartenance à une certaine nature et à une communauté politique. Aristote définit l'être humain comme un animal politique (zôon politikon) : l'humain accomplit sa nature dans la cité, au sein d'un ensemble de relations politiques et sociales. La notion moderne de personne n'est donc pas encore au centre de l'analyse. Le concept prend une importance considérable avec la philosophie chrétienne et les débats théologiques sur la Trinité et la nature du Christ. Les théologiens des premiers siècles doivent déterminer comment parler d'un Dieu unique en trois personnes et d'un Christ possédant à la fois une nature divine et une nature humaine. Ces débats conduisent à une conceptualisation extrêmement précise de la notion de personne. La personne ne peut plus être simplement assimilée à une substance individuelle au sens d'un objet isolé; elle devient progressivement une catégorie permettant de penser une individualité irréductible au sein d'une relation. Boèce joue un rôle majeur dans cette conceptualisation. Dans sa définition célèbre, la personne est une "substance individuelle de nature rationnelle" (naturae rationalis individua substantia). Cette formule exerce une influence considérable sur la philosophie médiévale. Elle associe quatre dimensions : l'individualité, la substantialité, la rationalité et l'appartenance à une certaine nature. Une personne est ainsi une réalité singulière qui possède une nature rationnelle. Cette conception permet de distinguer la personne d'une simple chose ou d'un être vivant dépourvu de rationalité. Thomas d'Aquin reprend et transforme cette tradition. Pour lui, la personne désigne ce qui existe de manière particulièrement subsistante dans une nature rationnelle. L'individu humain n'est donc pas une personne simplement parce qu'il possède certaines propriétés psychologiques; il est personne en vertu de son mode d'être. Cette approche aura une influence durable sur la pensée occidentale de la dignité humaine. La philosophie
moderne modifie cependant profondément cette conception. Avec John
Locke, le concept de personne devient étroitement associé à la conscience
de soi et à l'identité personnelle. Dans l'Essai sur l'entendement
humain Cette conception introduit une distinction essentielle entre identité biologique et identité personnelle. Un même organisme humain peut connaître des transformations profondes de son corps au cours du temps tout en restant considéré comme la même personne. Locke déplace donc la question de l'identité personnelle vers la conscience, la mémoire et la continuité psychologique. Cette conception aura une influence majeure sur la philosophie contemporaine de l'esprit et sur les discussions relatives à la responsabilité personnelle. Chez David Hume, la critique est plus radicale. Lorsque l'individu tente d'observer ce qu'il appelle son moi, il ne rencontre jamais, selon Hume, une substance personnelle simple et permanente. Il découvre seulement une succession de perceptions, de sensations, de souvenirs, de passions et d'états mentaux. Le moi apparaît ainsi comme une sorte de faisceau de perceptions plutôt que comme une substance immuable. La conception humienne remet en question l'idée d'une identité personnelle métaphysique stable. Avec Emmanuel
Kant, la notion de personne acquiert une dimension morale fondamentale.
Kant distingue les choses, qui ont un prix relatif, et les personnes, qui
possèdent une dignité. Une personne est un
être capable de moralité, c'est-à-dire capable de se donner à lui-même
des lois rationnelles et de déterminer sa conduite conformément à des
principes. Dans les Fondements de la métaphysique des moeurs Cette distinction constitue l'un des fondements philosophiques les plus importants de la conception contemporaine des droits humains. La personne possède une valeur qui ne dépend pas de son utilité sociale, de sa richesse, de ses capacités économiques ou de son statut politique. La dignité est intrinsèque : elle appartient à la personne en tant que telle. Chez Kant, la personne est donc inséparable de l'autonomie. Être une personne signifie notamment être capable de participer à l'ordre moral en tant qu'agent responsable. L'autonomie ne signifie pas que l'individu peut faire tout ce qu'il veut. Elle désigne plutôt la capacité de se déterminer selon des principes rationnels que l'on peut reconnaître comme universalisables. La personne est ainsi simultanément sujet de liberté et sujet d'obligation. La philosophie contemporaine a considérablement enrichi cette conception. Les analyses de Paul Ricoeur, notamment dans Soi-même comme un autre, insistent sur la dimension narrative, relationnelle et temporelle de l'identité personnelle. La personne ne se réduit ni à une substance métaphysique immuable ni à une simple succession d'états psychologiques. Elle se comprend également à travers les récits qu'elle construit sur elle-même et que les autres construisent à son propos. Ricoeur distingue notamment l'identité-idem, qui correspond à la permanence de certaines caractéristiques, et l'identité-ipse, qui renvoie à la fidélité à soi-même, à la capacité de tenir parole et d'assumer ses engagements. Cette distinction permet de comprendre comment une personne peut profondément changer au cours de son existence tout en demeurant responsable de ses actions passées. L'identité personnelle comporte donc une dimension temporelle et éthique. La notion de personne est également fondamentalement relationnelle. Une personne n'existe jamais dans une complète isolation sociale. Elle naît dans un environnement humain, acquiert une langue, apprend des normes, reçoit un nom, construit des relations d'attachement et développe son identité à travers des interactions avec autrui. La personne est donc simultanément un être singulier et un être social. Cette dimension relationnelle est particulièrement importante dans la philosophie dialogique et dans la phénoménologie. Chez Martin Buber, par exemple, la relation à autrui n'est pas un élément secondaire de l'existence personnelle. La distinction entre la relation "Je-Tu" et la relation "Je-Cela" montre que l'autre peut être rencontré soit comme une réalité objectivée, soit comme un autre sujet avec lequel s'établit une relation véritable. La personne apparaît ainsi dans l'espace de l'intersubjectivité. Chez Emmanuel Levinas, cette dimension acquiert une portée éthique radicale. Autrui ne peut être réduit à un objet de connaissance ou à un simple élément du monde. La rencontre du visage d'autrui constitue une expérience fondamentale de responsabilité. Le sujet est appelé à répondre de l'autre avant même de pouvoir le réduire à une catégorie conceptuelle. La personne apparaît ainsi à travers une relation éthique qui précède même certaines formes de connaissance théorique. La sociologie apporte une autre dimension au concept. Une personne n'est pas seulement un individu doté de caractéristiques psychologiques; elle est également le produit d'une socialisation. La famille, l'école, les groupes de pairs, les institutions, les médias, le travail et les différentes appartenances sociales contribuent à façonner les dispositions, les comportements et les représentations de soi. La personne possède donc une singularité qui se construit dans des contextes sociaux déterminés. Chez George Herbert Mead, le soi se constitue notamment à travers l'interaction sociale. L'individu apprend progressivement à se considérer lui-même du point de vue d'autrui. La conscience de soi implique ainsi l'intériorisation des attentes et des perspectives sociales. Mead distingue notamment le "I" et le "Me" : le premier correspond à la dimension spontanée et imprévisible de l'action, tandis que le second renvoie à l'intériorisation des attitudes d'autrui et des normes sociales. Erving Goffman analyse quant à lui la présentation de soi dans la vie quotidienne. En mobilisant une métaphore théâtrale, il montre que les individus adaptent leur comportement aux différents contextes interactionnels. Une personne peut donc occuper différents rôles sociaux sans que cette pluralité implique nécessairement une absence d'identité. La personne possède plusieurs dimensions identitaires et adapte sa présentation aux situations. Cette approche permet de revenir à l'étymologie de persona. L'individu social est effectivement un être qui joue différents rôles : enfant, parent, étudiant, professionnel, citoyen, ami, membre d'une association, etc. Mais il serait réducteur d'en conclure que la personne n'est qu'un ensemble de rôles. Les individus peuvent réfléchir à leurs rôles, les accepter, les refuser, les modifier ou les combiner. La personne possède donc une capacité réflexive qui lui permet de prendre une certaine distance à l'égard des identités sociales qui lui sont attribuées. La psychologie contemporaine distingue elle aussi plusieurs dimensions qui participent à la construction de la personne : conscience de soi, mémoire autobiographique, sentiment de continuité, personnalité, identité sociale, identité narrative, agentivité et capacité à établir des relations. L'identité personnelle constitue un processus dynamique dans lequel interviennent des dimensions biologiques, psychologiques, sociales et culturelles. Le concept de personne est particulièrement important en droit. Le droit ne considère pas uniquement les êtres humains comme des individus biologiques; il leur reconnaît une personnalité juridique. La personnalité juridique est l'aptitude à être titulaire de droits et de devoirs. Elle constitue ainsi une construction normative fondamentale. Il faut distinguer ici la personne physique et la personne morale. La personne physique est l'être humain auquel le droit reconnaît la personnalité juridique. La personne morale est une entité à laquelle l'ordre juridique reconnaît également une personnalité : société, association, fondation, collectivité territoriale, établissement public, etc. Cette distinction montre que la notion juridique de personne ne coïncide pas exactement avec la notion biologique d'être humain. La personne juridique est ainsi un sujet de droit. Elle peut posséder un patrimoine, conclure des contrats, agir en justice, engager sa responsabilité, recevoir une succession ou bénéficier de droits fondamentaux. La personnalité juridique constitue donc l'une des principales formes institutionnelles de reconnaissance de l'existence sociale de la personne. Dans les systèmes juridiques modernes, la personne humaine est également titulaire de droits de la personnalité. Ceux-ci protègent notamment le nom, l'image, la vie privée, l'intégrité corporelle, l'honneur et certaines dimensions de l'identité. Ils témoignent d'une transformation historique du droit : l'individu n'est plus seulement considéré comme un acteur économique ou un citoyen, mais comme une personne dont certaines caractéristiques fondamentales doivent être protégées. Le droit contemporain associe ainsi étroitement personne, dignité, liberté, intégrité et égalité. Cette évolution est particulièrement visible dans le droit international des droits humains. La Déclaration universelle des droits de l'homme affirme l'égalité en dignité et en droits de tous les êtres humains. La personne devient ainsi une catégorie juridique universelle qui ne dépend plus, en principe, de la citoyenneté, de la classe sociale ou de la position politique. La notion de personne soulève cependant des questions difficiles concernant les limites de la personnalité. À partir de quel moment une personne humaine possède-t-elle une personnalité juridique? Quelles sont les conséquences juridiques et philosophiques de la naissance? Comment penser la mort et la fin de la personnalité juridique? Comment distinguer l'être humain biologique du sujet de droit? Ces questions sont particulièrement importantes en droit de la famille, en bioéthique et en droit médical. Elles deviennent également complexes lorsqu'on examine les situations dans lesquelles les capacités cognitives ou relationnelles d'un individu sont fortement altérées. La conception juridique contemporaine tend néanmoins à distinguer la personnalité juridique de la capacité d'exercer personnellement certains droits. Une personne peut être juridiquement titulaire de droits tout en bénéficiant d'un régime de représentation ou d'assistance pour certains actes. Cette distinction est fondamentale : si l'on faisait dépendre la qualité de personne de la possession effective de certaines capacités intellectuelles, on risquerait de créer une hiérarchie entre les êtres humains selon leur niveau de conscience, d'autonomie ou de rationalité. La conception juridique moderne affirme au contraire, en principe, l'universalité de la personnalité humaine. La notion de personne est également centrale en anthropologie. Toutes les sociétés ne conçoivent pas nécessairement la personne de la même manière que les sociétés occidentales modernes. Dans certaines cultures, l'individu est pensé avant tout à travers ses relations de parenté, ses obligations rituelles, son appartenance communautaire ou ses relations avec les ancêtres et les êtres non humains. L'anthropologie a ainsi remis en question l'idée selon laquelle la personne serait partout conçue comme un individu autonome, propriétaire de lui-même et séparé de son environnement. Certaines traditions anthropologiques ont montré que la personne peut être conçue comme une réalité composite et relationnelle. Elle peut être constituée par des relations avec la famille, le groupe, les ancêtres, les divinités, les animaux ou le territoire. La conception moderne occidentale de l'individu autonome constitue donc une configuration historique et culturelle particulière plutôt qu'une évidence anthropologique universelle. Cette question rejoint les débats contemporains sur l'individualisme. Dans les sociétés modernes, l'individu est fréquemment présenté comme autonome, libre et responsable de lui-même. Mais cette autonomie repose sur des conditions sociales : éducation, ressources économiques, institutions juridiques, protection sociale, réseaux relationnels et reconnaissance par autrui. La personne autonome est donc aussi le produit d'un ensemble de relations et d'institutions. Le concept de personne possède également une dimension politique. Être reconnu comme personne signifie être reconnu comme un sujet politique légitime. L'histoire moderne peut ainsi être interprétée, en partie, comme une extension progressive du cercle des personnes reconnues comme titulaires de droits politiques et civils. L'abolition de l'esclavage, l'extension du suffrage, l'émancipation juridique des femmes et la reconnaissance de différents groupes historiquement marginalisés peuvent être analysées comme des processus d'élargissement de la reconnaissance juridique et politique de la personne. L'esclavage constitue à cet égard un cas particulièrement révélateur. La personne humaine pouvait être juridiquement traitée comme une propriété. L'abolition de l'esclavage implique donc non seulement une transformation économique et politique, mais une transformation fondamentale du statut juridique de l'être humain : celui-ci cesse d'être susceptible d'appropriation et devient sujet de droit. Le concept de personne permet ainsi de comprendre la différence fondamentale entre une chose et un sujet. Une chose peut être possédée, utilisée ou échangée selon les règles juridiques applicables aux biens. Une personne, au contraire, possède une capacité juridique et une valeur qui interdit de la traiter simplement comme un objet. Cette distinction n'est toutefois pas toujours facile à appliquer. Le droit autorise certaines formes de contractualisation, de travail ou d'utilisation du corps humain, mais impose simultanément des limites destinées à empêcher que la personne elle-même devienne un objet de commerce. Les débats sur la bioéthique, la transplantation d'organes, la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, les données personnelles ou l'intelligence artificielle montrent que la frontière entre personne, corps, information et objet juridique demeure constamment discutée. Les transformations technologiques renouvellent d'ailleurs profondément le problème. Le développement de l'intelligence artificielle, des interfaces cerveau-machine, de la robotique et des techniques de modification biologique conduit à s'interroger sur les critères permettant d'attribuer le statut de personne. Une machine dotée d'une apparente conscience devrait-elle être considérée comme une personne? La seule intelligence suffit-elle? Faut-il une conscience phénoménale, une continuité psychologique, une capacité morale ou une forme d'autonomie? À l'heure actuelle, ces questions relèvent principalement de la philosophie et de la prospective juridique, mais elles mettent en évidence la difficulté de définir la personne par un seul critère. La notion de personne ne peut donc être réduite à la rationalité. Une telle réduction poserait immédiatement des difficultés pour les nourrissons, certaines personnes lourdement handicapées ou certains individus dont les capacités cognitives sont temporairement ou durablement altérées. Une conception strictement fonctionnaliste de la personne pourrait conduire à distinguer les êtres humains selon leurs capacités, alors que la conception moderne de la dignité humaine tend précisément à affirmer leur égalité fondamentale. On peut alors distinguer plusieurs dimensions de la personne. La première est ontologique : qu'est-ce qu'une personne et quel est son mode d'existence? La deuxième est psychologique : comment une personne se constitue-t-elle comme sujet conscient et comme identité relativement stable? La troisième est relationnelle : comment devient-elle personne dans ses relations avec autrui? La quatrième est morale : pourquoi possède-t-elle une dignité et des obligations? La cinquième est juridique : comment l'ordre juridique reconnaît-il et protège-t-il cette personne? La sixième est politique : comment la personne devient-elle titulaire de droits et membre d'une communauté politique? La septième est anthropologique : comment différentes sociétés définissent-elles ce qui constitue une personne? Ces dimensions se renforcent mutuellement mais peuvent également entrer en tension. Une personne peut être juridiquement reconnue même lorsque certaines de ses capacités psychologiques sont absentes ou diminuées; elle peut être socialement définie par certains rôles tout en se percevant autrement; elle peut posséder une identité personnelle continue malgré des transformations considérables de son corps et de sa personnalité. La notion de personne est donc finalement un concept pluridimensionnel qui permet de penser simultanément la singularité et la relation, l'autonomie et la dépendance, la permanence et le changement, les droits et les obligations, l'individualité et l'appartenance sociale. Elle désigne un être qui n'est pas simplement quelque chose dans le monde, mais quelqu'un auquel peuvent être attribuées une identité, une responsabilité, une dignité et une capacité de relation. Le concept de personne permet ainsi de dépasser l'opposition trop simple entre l'individu isolé et la société. La personne est un individu singulier, mais cet individu devient et se maintient comme personne à travers des relations, des institutions, des normes, une histoire personnelle et une reconnaissance réciproque. Elle possède une dimension intérieure (conscience, mémoire, identité) et une dimension extérieure ( statut, rôle, relations, droits et responsabilités). C'est précisément cette articulation qui explique la place centrale de la personne dans la pensée contemporaine : elle constitue le point où se rencontrent l'ontologie de l'être humain, la psychologie du soi, l'éthique de la dignité, la sociologie de l'identité, l'anthropologie des relations et le droit des sujets. |
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