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Athènes

Athènes, Athenae est la capitale de la Grèce. C'est une ville de l'Attique, à kilomètres de la mer; 721 500 habitants (jusqu'à 80 000 habitants, dans l'Antiquité). Elle avait 3 ports : Phalère, Munychie et le Pirée; 13 portes; 7 quartiers principaux : l'Acropole ou quartier de la citadelle, l'Aréopage, l'Académie, le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre. On y admirait une foule de monuments, parmi lesquels il faut remarquer l'Aréopage, le Prytanée, l'Odéon, le Pécile, l'Académie, le Lycée, tous détruits, et le Parthénon la tour octogone ou temple des Vents, le temple de Zeus Olympien, le temple de Thésée, le temple de la victoire, la porte d'Hadrien, le théâtre de Dionysos, celui d'Hérode Atticus, l'Erechtheum, dont les ruines sont encore debout. 
Le Théâtre de Dionysos est un des plus beaux monuments de l'ancienne Athènes, situé au Sud-Est. et sur la pente de l'Acropole, où l'on en voit encore les ruines. Il ressemblait, par sa construction, par son toit en pente douce, à la tente des rois de Perse. Bâti au temps de Périclès, détruit pendant la guerre de Mithridate, et réédifié par Hérode Atticus, il contenait les statues de Sophocle, d'Eschyle d'Euripide de Ménandre, etc.
Des fouilles ont fait découvrir le Pnyx, ou place des assemblées populaires. Tous ces monuments étaient ornés, les uns des chefs-d'œuvre de la sculpture et de la peinture, les autres d'inscriptions; aussi les ruines dont le sol est couvert ont-elles fourni une riche mine de documentation archéologique. Dans l'enceinte de l'Acropole était la fontaine de Pan, retrouvée au XIXe siècle. Deux longs murs joignaient le Pirée à la ville. L'amour des Athéniens pour les beaux-arts et la littérature est assez connu : il suffit de rappeler les noms de Platon, Phidias, Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane. Thucydide, Xénophon, Démosthène, Eschine.
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Athènes.
Athènes, vue depuis l'Acropole. Source : The World factbook.

Selon son histoire mythologique, la ville d'Athènes aurait été fondée vers 1643 av. J.-C. par une colonie égyptienne que conduisait Cécrops. Toujours selon les légendes et les mythes de fondation, elle devint bientôt le centre de l'Attique, qui jusque-là était divisée en bourgades indépendantes : son nom vint de celui d'Athéna, à laquelle elle était consacrée. Les mythes et légendes lui donnent pour rois, après Cécrops I, Cranaüs, Amphictyon, Erichthonius, Pandion I, Erechthée, Cécrops Il, Pandion II, Egée, Thésée, Ménesthée, Démophoôn, Oxynthès, Aphidas, Thymète, Mélanthe, Codrus, qui se dévoua an 1132 av. J.-C. A cette période monarchique succède la période aristocratique qui se subdivise en 3 époques :

1° les archontes perpétuels, de 1132 à 754. 

2° les archontes décennaux jusqu'en 684; 

3° enfin les archontes annuels et le gouvernement tyrannique ou des Pisistratides (560-510). 

Après la chute d'Hippias et avec les lois de Clisthène commence la période de la démocratie pure, qui va jusqu'à la réduction de la Grèce en province romaine, 146 av. J.-C. La puissance exécutive était partagée entre les 9 archontes : la nomination de ces magistrats et de tous les fonctionnaires importants, le droit de paix et de guerre, le pouvoir de faire les lois, appartenaient aux assemblées populaires; le droit de suffrage était universel; tout citoyen pouvait siéger à son tour comme juge. Les habitants étaient divisés en trois classes : citoyens, habitants non citoyens, mais libres; esclaves.

Les faits principaux de l'histoire d'Athènes et de l'Attique, après la fondation de la ville, l'abolition de la royauté et l'établissement de l'archontat en 1132, sont : la législation de Dracon, 624; celle de Solon, 594; la tyrannie de Pisistrate, 560; l'expulsion d'Hippias, 510; les trois guerres médiques, 492-449, à la suite desquelles Athènes devient la première puissance de la Grèce; l'administration de Périclès, 461-429; la guerre du Péloponnèse, 431-404. A la fin de cette guerre, Athènes est prise par les Lacédémoniens et la suprématie passe à Sparte. Le retour triomphal de Thrasybule, 403, fait cesser la domination lacédémonienne et Athènes se relève pendant la lutte de Sparte avec Thèbes (378-362). Néanmoins, elle fait de vains efforts pour reconquérir le premier rang; après avoir résisté quelque temps à Philippe, elle finit par succomber et être assujettie à la Macédoine malgré l'éloquence de Démosthène, 338. Son histoire offre encore quelques alternatives d'indépendance et d'asservissement pendant le partage de l'empire d'Alexandre et sous les rois de Macédoine, 323-168 : un moment libre à la mort d'Alexandre, elle tombe en 296 sous le joug de Démétrius Poliorcète et est prise en 287 par Antigone Gonatas; délivrée par Aratus (229), elle est assiégée en 200 par Philippe III, puis se soumet aux Romains, avec le reste de la Grèce, en 146. Ayant voulu secouer le joug lors de la guerre de Mithridate, elle fut assiégée, prise et ruinée par Sylla, 87 avant J.-C. 

Anéantie dès lors comme puissance, Athènes demeura longtemps encore l'asile des sciences et des lettres. La philosophie et l'éloquence surtout y eurent de dignes représentants et de célèbres écoles : Alexandrie seule lui disputa cette gloire (Les Ecoles d'Alexandrie). L'histoire d'Athènes disparaît dans celle des empires romain et grec jusqu'en 1205. A cette époque, par suite de la conquête de Constantinople par les Latins, elle forma avec Thèbes, une seigneurie, puis un duché vassal de la principauté d'Achaïe qui appartint successivement aux seigneurs de La Roche et aux Brienne. En 1312, peu après le meurtre de Roger de Flor, leur chef, les Catalans l'enlevèrent à Gautier de Brienne; en 1326, ils se soumirent au roi de Sicile, Frédéric II. Vers 1370, Renier Acciajuoli, de Florence, conquit ce duché à l'aide des Vénitiens et d'Amurat I, mais en 1456 Méhémet II le dépouilla de ses possessions (L'Empire ottoman). Athènes resta aux Turcs jusqu'à l'insurrection de 1821. Horriblement dévastée pendant la guerre de l'indépendance (1821-27), elle s'est peu à peu relevée de ses ruines. Elle devint en 1834 la capitale du royaume de Grèce. Une université y fut créée en 1837, et un musée d'antiquités en 1860. Les jeux olympiques qu'Athènes a accueillis en 2004 ont été l'occasion d'importantes transformations de son urbanisme.

Plusieurs villes et plusieurs comtés des Etats-Unis, dans les États de Géorgie, Ohio, Alabama, New-York, Maine, Pensylvanie, ont reçu le nom d'Athènes. La ville la plus importante de ce nom est celle de Géorgie, à 135 kilomètres au Nord-Ouest d'Augusta.

Édimbourg et Weimar, villes éminemment littéraires, ont été surnommées l'une l'Athènes du Nord, l'autre l'Athènes de l'Allemagne.

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Dictionnaire Villes et monuments
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