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L'époque pharaonique L'Ancien
Empire
L'époque hellénistique et romaine |
La
langue et l'écriture
La
religion
Les
arts
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La
chronologie des époques les plus reculées de l'histoire égyptienne
est mal connue. Chaque fois que cela a été possible, on a
adopté ici les dates données par Jaromir Malek et John Baines
dans leur Atlas de l'Égypte ancienne (Fernand Nathan, 1981).
Les auteurs justifient ainsi leurs propres choix :
Les dates sont comptées d'après les listes anciennes, et en particulier d'après le papyrus de TurinOn a repris par ailleurs la périodisation habituelle de l'histoire égyptienne. Elle est commode, même si les limites données pour chaque période ont évidemment une part importante d'arbitraire. Suivant les auteurs mentionnés ci-dessus on adoptera ainsi les divisions suivantes : 2290 av. J.-C - début de la période pharaonique (première dynastie). |
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L'Ancien empireDes dix dynasties de l'Ancien Empire ou période memphite, les deux premières furent thénites ( ou thinites), c'est-à-dire originaires de Théni, la IIIe, la IVe, la Ve, la VIIe et la VIIIe furent memphites, la VIe fut éléphantine; les deux dernières sont dites héracléapolitanes parce que leurs fondateurs appartenaient a des familles d'Héracléopolis, ville de la moyenne Égypte-
Le Sphinx de Gizeh, devant la pyramide de Kephren. (Source : FreeStockPhotos.com). Jusqu'à l'avènement de la VIe dynastie, l'Égypte de l'Ancien Empire semble avoir joui d'une prospérité extraordinaire, si nous en jugeons d'après les magnifiques et prodigieuses constructions datant de cette époque qui sont parvenues jusqu'à nous. Ces constructions sont des tombeaux, édifices auxquels les Égyptiens, pour des motifs d'ordre religieux, attachaient une importance extrême. A quelques kilomètres seulement à l'Ouest de Memphis, sur un dernier plateau de la chaîne libyque, à Gizeh, à Saqqarah, se trouve la nécropole de la capitale ale l'Ancien Empire. Les rois y reposent dans des pyramides; les particuliers, sous des massifs de maçonnerie appelés auujourd'hui mastaba, ou dans des hypogées. En fouillant ces monuments funéraires, on a découvert une grande quantité d'oeuvres d'art qui nous donnent une haute idée du mérite des sculpteurs de l'Ancien Empire. Les monuments de la IVe dynastie et ceux de la Ve y sont surtout nombreux; mais il y a aussi quelques sculptures qui datent de la IIe dynastie. La IVe dynastie s'est surtout signalée par l'érection des trois grandes pyramides. La plus gigantesque est la tombe du roi Khéops, que ce souverain se fit bâtir de son vivant; les deux autres sont les tombeaux des rois Khéphren et Mykérinos. Le Moyen EmpireIl y a un contraste étonnant entre l'Egypte du Moyen Empire et celle de l'Ancien. La langue et l'écriture paraissent avoir subi de profondes modifications; les noms propres usités dans les anciennes familles ne se retrouvent plus après la XIe dynastie et les titres des fonctionnaires, dans l'ordre civil et dans l'ordre sacerdotal, ne sont plus les mêmes.Le Moyen Empire
ou première période thébaine s'ouvre avec la XIe
dynastie qui transporta le siège du gouvernement dans la ville de
Thèbes A la mort du dernier d'entre eux, la XIIe
dynastie occupa le trône pendant 243 ans 4 mois et 27 jours. C'est,
sans contredit, la dynastie la plus illustre de cette époque. Elle
eut huit souverains, qui portèrent à peu près alternativement
les noms d'Amenemhat et d'Ousortesen (Sésostris).
Ces rois, à la fois ingénieurs, soldats, amis des arts, protecteurs
de l'agriculture, procurèrent à l'Égypte une prospérité
sans égale. Ils construisirent des temples et d'autres édifices
dans les grandes villes, à Héliopolis Aux grands princes de la XIIe dynastie succédèrent les Sevekotep (Sebekhotep) et les Nowrehotep (Neferhotep) de la XIIIe, sous lesquels l'Égypte compta encore quelques siècles prospères. On estime que cette XIIIe dynastie occupa le trône pendant 453 ans. Elle fut remplacée par la XIVe dynastie, dite de Xoïs, dont l'histoire nous est inconnue. Elle aurait régné 484 ans, sous 75 rois. Les Hyksos.
Après la IIe dynastie des Hyksos, il y en eut une IIIe qui exaspéra la population en la surchargeant d'impôts et en l'assujettissant aux plus rudes travaux publics. Le pays, ayant à sa tête les princes thébains, se révolta, et à la suite d'une lutte de 150 ans environ, recouvra son indépendance. Les étrangers, définitivement chassés du delta, reprirent le chemin du désert de Syrie. Le Nouvel EmpireL'expulsion des Hyksos fut presque immédiatement suivie d'une restauration de la civilisation égyptienne,qui inaugura la période du Nouvel Empire. Les instruments de cette restauration furent les dynasties thébaines dont les règnes constituent le second empire thébain de Maspéro. Ce fut pour les Nubiens l'ère de l'expansion au dehors, l'ère des conquêtes. Ils s'assujettirent la Syrie jusqu'au Taurus et jusqu'à l'Euphrate. Les trois dynasties qui accomplirent cette oeuvre furent la XVIIIe, la XIXe et la XXe, les deux premières surtout. Le premier souverain de la XVIIIe dynastie, Ahmès (Ahmose), après avoir purgé le delta du reste des Hyksos, rétablit l'empire dans son intégrité et restaura les temples de ThèbesMais bientôt cette dynastie s'acheminait à sa décadence par la folie d'Amenhotep IV (Aménophis IV) ou Khounaten (Akhenaton), qui se mit en tête de proscrire le culte national et traditionnel des Égyptiens et d'y substituer l'adoration du Soleil. Cette tentative amena une guerre civile et religieuse à la faveur de laquelle les gouverneurs de plusieurs nomes se rendirent indépendants. On vit passer successivement sur le trône des princes éphémères dont les noms ne nous sont pas parvenus. Cependant le dernier roi de la XVIIIe dynastie, Horemheb, rétablit la paix, supprima le culte solaire et reconquit la Nubie un instant perdue. Presque tous les rois de la XVIIIe dynastie avaient porté les noms de Thotmès (Thoutmôsis) et d'Amenhotep (Aménophis). Ils avaient été de grands bâtisseurs de temples. Horemheb n'ayant pas laissé d'héritier,
la couronne passa dans une nouvelle famille. Le chef de cette XIXe
dynastie que les Egyptiens surnommèrent la grande, à cause
de ses conquêtes, fut Ramsès Ier,
qui ne se signala que par une expédition contre la Nubie Pendant la vieillesse de Séti, un
grand danger menaca l'Égypte : des peuples de l'Asie Mineure désignés
sous les noms de Shardanes et de Tourshà (Tyrsènes) s'allièrent
aux Libyens et tous ensemble vinrent fondre
sur la partie occidentale du delta. Mais ils furent complètement
défaits par le fils du vieux monarque, Ramsès, qui bientôt
lui succéda sous le nom de Ramsès
Il. C'est le grand Ramsès, le Sésostris des Grecs. La
quatrième année de son règne, il lui fallut combattre
une levée formidable de boucliers : à l'instigation des Khètas
ou Hittites, peuple qui habitait les montagnes situées entre le
golfe d'Issus et l'Euphrate, toutes les nations de la Syrie se soulevèrent,
appelant à leur aide les Dardaniens, les Mysiens,
les Lyciens et jusqu'aux Troyens
de l'Asie Mineure Ramsès II
eut ensuite à lutter en détail contre tous les peuples syriens.
Des combats, des sièges continuels le retinrent dans le pays un
grand nombre d'années, et il ne conclut la paix avec le roi des
Hittites qu'en l'an 21 de son règne. Ramsès dirigea ensuite
contre l'Arabie une expédition qui semble n'avoir pas eu de grands
résultats. Les historiens anciens ont démesurément
exagéré l'importance des conquêtes de Ramsès
II : ils ont avancé qu'après avoir soumis la Syrie, il avait
porté ses armes victorieuses en Médie La paix ne fut plus troublée pendant
les quarante-six dernières années de sa vie, qu'il passa
à bâtir des temples dans toutes les grandes villes de l'Egypte,
à construire des canaux, à creuser des citernes et des puits
le long des grandes voies de communication, à élever sur
la limite du désert syrien une ligne de postes fortifiés.
Sous son fils et son successeur, Ménephtah (Merenptah), nouvelle
tentative du monde européen contre l'empire : les flottes de la
Mer Egée débarquèrent sur la côte de Libye des
bandes de Tyrsènes, de Shardanes, de Lyciens, d'Achéens,
de Shakalash. Les Libyens, les Tamahou, les Mashouach de la côte
d'Afrique Après la mort de Ménephtah, l'Égypte retomba encore une fois dans un état de confusion complète et d'anarchie. C'est pendant ces troubles que les populations sémites qui n'avaient pas suivi les Hyksos dans leur retraite et que l'on tenait en esclavage, se soulevèrent et quittèrent le pays. Des Hébreux furent peut-être du nombre. La XIXe
dynastie s'éteignit au milieu des guerres civiles, supplantée
par les grands prêtres d'Amon La Basse-EpoqueLa prépondérance de ThèbesAlors l'Égypte fut conquise par
les Nubiens qui lui imposèrent successivement
deux de leurs propres souverains, Sabacon (Shabaka), Shabataka et Tahraqa,
considérés comme formant la XXVe
dynastie. Le dernier de ces princes n'empêcha pas Thèbes Nous ne dirons rien des quatre dernières
dynasties indigènes (de la XXVIIe
à la XXXe) qui tentèrent
de délivrer la terre des Pharaons du joug de l'empire des Perses.
Le dernier de ces rois, Nectanébo II,
abandonnant lâchement Péluse L'Egypte hellénistique et romaineAprès la mort d'Alexandre, elle échut à la famille des Ptolémées (ou Lagides). Ces princes, tout en se considérant comme les successeurs des anciens Pharaons, essayèrent de faire coexister ensemble dans le royaume, sans qu'elles se pénétrassent, la civilisation grecque et la civilisation égyptienne. Alexandrie, leur capitale, avec sa fameuse école qui devait leur survivre, devint le foyer des lumières de l'ancien monde expirant. Mais les discordes qui éclatèrent dans la famille royale et la corruption des moeurs qui de la cour s'était étendue à toutes les classes de la population, désarmèrent le pays devant l'intervention des Romains, et l'an 30 av. J.-C., après la bataille navale d'Actium |
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