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| Arrière-plans | ||
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| L'époque
coloniale
Les premiers établissements Les treize colonies Français et Anglais La
Révolution américaine
Au
temps des « Pères fondateurs »
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La
nouvelle démocratie américaine
Les règles du jeu changent Le Nord et le Sud La
guerre de Sécession
L'Empire
américain
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| L'époque
coloniale
L'existence des États-Unis comme
État indépendant ne date que de 1776
: mais l'histoire des Européens dans ce pays remonte plus haut.
Rapidement après les premières explorations, Français Les Hollandais, marchant sur leurs traces, colonisèrent en 1614 l'État de New York, auquel ils donnèrent le nom de Nouveaux Pays-Bas. Des Puritains, émigrés de la Grande-Bretagne, vinrent en 1620s'établir dans le Massachusetts. Le New Hampshire fut colonisé en 1621. En 1627 le Delaware reçut une colonie suédoise; le Maryland fut colonisé en 1632, le Connecticut en 1635, le Rhode Island en 1638 : tous ces pays durent leurs premiers habitants aux persécutions religieuses. Charles Il, roi d'Angleterre, donna en 1662 au comte Clarendon et à sept autres seigneurs le pays qui forma depuis les deux Carolines, et en 1681 au quaker William Penn la contrée appelée de son nom Pennsylvanie. L'Angleterre n'était pas la seule
puissance européenne présente en Amérique du Nord
à cette époque. L'Espagne Après la guerre que s'étaient
livrés en Amérique du Nord Français L'indépendance n'était pourtant
pas le but premier de ce conflit, que les Américains qualifient
de Révolution. Il s'agissait au départ, pour les riches propriétaires
coloniaux d'échapper à la pression fiscale de l'Angleterre,
l'indépendance, acquise au terme d'une guerre opiniâtre, ne
fut pour eux que le moyen qui s'offrit, au terme diverses luttes juridiques,
afin de préserver leur prospérité. Après cette
guerre qui offrit des chances diverses, la victoire de Saratoga (1777)
et la reddition du général Burgoyne donnèrent aux
insurgés une supériorité décidée. En
1778,
la France, poussée par son hostilité à l'Angleterre,
fit un traité d'alliance avec les États-Unis, et les aida
tant sur mer que sur terre, à combattre les Anglais : Lafayette,
Rochambeau et une foule d'autres officiers français s'illustrèrent
dans ces combats. Un traité fut également conclu par les
insurgés avec l'Espagne Au temps des « Pères fondateurs » La guerre d'indépendance terminée,
le Congrès s'était occupé d'établir une constitution
qui fut acceptée par tous les États en 1787,
et en 1789 Washington
avait été appelé à la présidence. Pendant
la guerre qui éclata peu après entre la France et l'Angleterre,
le président s'empressa de déclarer la neutralité
des États-Unis. Il maintint ainsi la paix avec l'Europe A l'abri de sa neutralité le pays continua de prospérer sous la présidence de ses successeurs. Adams, puis Jefferson, qui avaient été les ministres de Washington, furent successivement présidents. Le territoire s'agrandit par l'achat de vastes terres prises aux tribus indiennes, que l'on commença dès cette époque à parquer dans des réserves, ainsi par l'acquisition, sous Jefferson, de la Louisiane (1803). Mais Madison, élu à la présidence en 1808 fut confronté rapidement à de nouvelles difficultés, qui s'élevèrent entre l'Angleterre et les États-Unis, surtout à l'occasion de la question de la liberté des mers, et la guerre fut déclarée en 1812 : elle dura jusqu'en 1815, et se termina encore à l'avantage de la République. La paix revenue, semble se replier sur lui-même, l'armée est réduite - elle est surtout requise pour mener des "opérations de police" contre les Indiens. Les États-Unis, sous les présidences de Madison (1809) et Monroe (1817), s'engagent de fait dans la prise de possession leur propre territoire, symbolisée par la Frontière, un front de colonisation qui s'avance progressivement vers l'Ouest. En même temps, s'installe un débat autour de l'esclavage qui polarisera la vie politique pendant plusieurs décennies. Au Nord, on le refuse, au Sud ont bâti sur lui toute l'économie. Le compromis du Missouri, en 1920, qui établit le partage entre les États esclavagistes et les États abolitionnistes ne réglera aucune tension. Après Washington, qui invitait les
États-Unis à ne pas se mêler des affaires de l'Europe,
Monroe avertit l'Europe de ne pas se mêler des affaires de l'Amérique.
La "doctrine Monroe" (1823), comme
on désignera cette option, parfaitement en phase avec les tendances
traditionnellement isolationnistes de l'opinion publique, dominera dans
une large mesure la politique extérieure des États-Unis jusqu'à
la fin du XIXe
siècle La nouvelle démocratie américaine A partir des années 1820
et pendant près de quatre décennies, les États-Unis
se sont principalement occupés de leur consolidation. Cela est passé
par des transformations dans les règles du jeu politique et plus
spécialement à une modification du mode d'élection
présidentielle, évoluant ainsi vers le régime présidentiel
actuel. La forte personnalité d'Andrew Jackson,
président entre et 1829 et 1836,
contribuera amplement à cette évolution des moeurs politique.
Un autre point crucial aura été pendant cette période
la croissance démographique exceptionnelle du pays, devenu une terre
d'immigrants (près de cinq millions d'Européens Le territoire a été investi
peu à peu sous la poussée de cette affluence de populations
nouvelles. La Frontière a progressivement reculé,
en même temps que se perpétrait le génocide des Indiens,
qui ne sont plus seulement spoliés de leurs territoires, mais aussi
exterminés physiquement. Les États-Unis s'agrandiront par
ailleurs au détriment du Mexique Et, contrairement à ce que l'on
pourrait imaginer aujourd'hui, le débat revêt alors
moins un caractère moral qu'économique. Les États
du Nord ont bâti leur économie sur l'industrie et sont riches;
ceux du Sud, sur l'agriculture et sont nettement plus pauvres. Sans leurs
esclaves, ils le seraient encore davantage. Ce constat, cynique, allait
conduire à un compromis, en 1850,
selon lequel les deux grands partis, whig et démocrate, s'entendirent
pour faire passer leur réticences sur la question de l'esclavage
après ce qu'ils considéraient comme l'intérêt
supérieur de l'Union Depuis le compromis de 1850 qui avait apaisé pour un temps les luttes violentes à propos de l'esclavage au sein du Congrès, dans la presse et dans toutes les manifestations de la vie politique et sociale entre les adversaires et les défenseurs de l'esclavage, la lutte avait repris, plus ardente que jamais, aux élections de 1856, où un président démocrate, Buchanan, fut nommé, et elle atteignit son maximum d'acuité en 1860, lorsque le parti républicain du Nord triompha avec son candidat, Abraham Lincoln, pour la présidence. Le 10 novembre 1860, lorsque le résultat de l'élection fut connu, la législature de la Caroline du Sud ordonna l'élection d'une Convention chargée de considérer la question de la sortie de l'Union. Elle fit le choix de la scission entre les États du Sud, partisans de l'esclavage, et les États du Nord, opposés à cette institution. Dix États les deux Carolines, la Floride, la Géorgie, l'Alabama, le Mississippi, la Louisiane, le Texas, l'Arkansas, le Tennessee, et une partie de la Virginie, déclarèrent successivement (20 décembre 1860-12 juin 1861) se détacher de l'union, se constituèrent en gouvernement séparé : la Confédération sudiste. Une constitution fut adoptée, et on nomma Jefferson Davis comme président et Alexander Stephens comme vice-président. Les Sudistes adoptèrent une nouvelle capitale (Richmond), et opposèrent une armée à celle de l'Union. A Washington, le Congrès, pendant
les dernières semaines de la présidence de Buchanan, tenta
quelques mesures de conciliation qui ne purent aboutir. Il quitta
la Maison-Blanche le 4 mars 1861, léguant
à son successeur et à son pays ce qui allait être une
effroyable guerre civile. La guerre fut engagée à partir
du bombardement du fort Sumter, 12 avril. Au cours de ce mois, la Virginie
et le Tennessee, en mai l'Arkansas et la Caroline du Nord, se joignirent
aux autres États déjà confédérés,
ce qui en porta le nombre à onze. Le Congrès confédéré
s'ajourna à Montgomery, le 21 mai, et se réunit le 20 juin
à Richmond. La constitution définitive était à
ce moment ratifiée par tous les États. Ayant désormais
les mains libres, le gouvernement confédéré, sous
la direction omnipotente de Jefferson Davis, mena à partir de là
les opérations de guerre avec une extrême énergie et
délivra des lettres de marque et de représailles. Il ne réussit
pas cependant à faire reconnaître en Europe la Confédération
comme puissance indépendante, malgré les sympathies qu'ils
trouva de la part de la France Pendant quatre ans, les Confédérés,
commandés par Beauregard, Jackson et Lee, livrèrent aux Fédéraux,
commandés par Scott, Mac Clellan, Burnside, Sherman et Grant, une
suite de batailles meurtrières, où les succès
et les revers se balancèrent longtemps. La résistance du
Sud contre les masses sans cesse renouvelées du Nord commença
à cependant s'épuiser après la bataille de Gettysburg
et la prise de Vicksburg (1863). L'expédition
de Sherman dans le Sud et les victoires répétées de
Grant autour de Richmond eurent enfin raison du courage désespéré
des derniers régiments levés par Jefferson Davis et commandés
par Lee. Dans les premiers mois de 1865
la prise de Richmond amena la reddition de Lee et la chute définitive
du gouvernement confédéré. Les États qui avaient
fait sécession en 1860 et 1861
furent tour à tour réintroduits dans l'Union entre 1865
et 1870
La Maison Blanche, à Washington. La fin de la Guerre de sécession, les États-Unis connaissent une période cataclysmique. L'assassinat du président Lincoln, qui plonge la classe politique dans le chaos apparaît presque comme une péripétie au regard de la situation apocalyptique dans laquelle est plongée la société civile pendant encore près d'une décennie. Le XIIIe amendement de la constitution abolit certes l'esclavage dès 1865. Mais aucune place n'a été faite à cette nouvelle population libre, et même après que le droit de vote leur soit accordé par le XVe amendement, ils resteront des citoyens de seconde zone. De plus, l'attitude revancharde du Congrès, rend pratiquement impossible toute reconstruction dans le Sud, occupé militairement par les troupes de l'Union. Sur ce Sud dévasté vont rapidement faire main-basse des crapules venues du Nord (Carpetbaggers), suscitant à leur tour des réactions extrémistes, dont la formation de cliques racistes comme le Ku-klux-klan ne sont que la manifestation la plus spectaculaire. Une société ségrégationniste, dans laquelle racisme est érigé en valeur, se met durablement en place. La situation chaotique est progressivement
contenue à partir du début des années 1870,
et la priorité pour tout le pays consiste bientôt à
se bâtir une nouvelle prospérité. L'espace compris
entre la côte atlantique et la côte pacifique aura été
maillé par de nouveaux États (seuls l'Arizona et le Nouveau-Mexique
conserveront jusqu'en 1912 le statut
de territoires). La Frontière disparaît ainsi en 1890,
en même temps que sont vaincues les dernières résistances
indiennes (Sitting Bull, Géronimo, Chief Joseph, etc.). Quatre lignes
de chemin de fer transcontinentales drainent les populations vers la Californie L'isolationniste prôné par
la doctrine Monroe n'a sans doute jamais été absolu ( Aussi les Congrès
panaméricains qui se réunirent à partir de 1889
déçurent-ils les espérances des États-Unis
: ils n'aboutirent ni à la création d'une union douanière,
ni à la construction d'un Transcontinental qui relierait New-York
L'Oncle Sam (= les Etats-Unis) se prépare à intervenir dans le conflit mettant aux prises l'Espagne et Cuba. "Pour la cause de l'humanité, dit-il, il est de mon devoir de les séparer." Gravure humoristique parue dans le Puck, le 20 avril 1898. Les États-Unis n'ont pas moins poursuivi
depuis la fin du XIXe
siècle une politique qui leur a conféré
dans les Antilles et sur tout le pourtour du golfe du Mexique une situation
prépondérante. Une insurrection des Cubains contre leurs
maîtres espagnols leur fournit un prétexte d'intervention.
Le président Cleveland, puis son successeur Mac Kinley, protestèrent
au nom de l'humanité contre les excès des gouverneurs espagnols
: l'explosion fortuite d'un cuirassé américain, le Maine,
dans la rade de La Havane, déchaîna la guerre (avril-août
1898).
Deux escadres espagnoles furent anéanties : l'une dans la baie de
Manille, par l'amiral Dewey (2 mai); la seconde par l'amiral Sampson, lorsqu'elle
essaya de s'échapper de la rade de Santiago-de-Cuba, où elle
se trouvait embouteillée (3 juillet). Quelques jours après,
la place de Santiago capitulait, après avoir vaillamment résisté
aux efforts des volontaires et soldats américains (16 juillet).
A bout de souffle, l'Espagne Ensuite, les États-Unis ont mis
fin à l'anarchie des deux Républiques de l'île de Haïti Hors du continent, les États-Unis
imposèrent à Bismarck un condominium
sur les îles Samoa (1889), puis
partagèrent l'archipel avec l'Allemagne Enfin, les États-Unis se sont intéressés,
non sans quelque répugnance, à la politique européenne.
Ils ont pris part en 1906 à
la Conférence d'Algésiras qui essaya de régler le
problème marocain. En 1917,
au cours de la Grande Guerre, après de longues hésitations,
les États-Unis ont jeté dans la balance tout le poids de
leur force et précipité la défaite des Empires centraux.
Leur président, Wilson, fut pendant cette période tragique
l'animateur de ses concitoyens et l'un des principaux artisans du traité
de Versailles |
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