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Il y a aujourd'hui
123 églises à Venise. Le nombre des églises
a d'ailleurs toujours été considérable dans cette ville; pendant longtemps,
la population ecclésiastique y a été supérieure à celle des premiers
Etats de la catholicité.
D'après
le travail des commissaires nommés par le gouvernement vénitien en 1763,
afin de répri mer l'excessive richesse du clergé,
travail extrait avec soin par Daru, le nombre des
ecclésiastiques s'élevait a quarante-cinq. mille sept cent soixante et
treize, ce qui donnait une personne du clergé sur cinquante-quatre habitants,
tandis qu'en France il n'y en avait qu'un
sur cent cinquante, et en Espagne sur soixante
et treize. D'après les tableaux statistiques des provinces vénitiennes
publiés par Quadri en 1827, la population ecclésiastique n'y était plus
que d'une personne sur deux cent seize; elle était descendue en France
à une sur huit cent trente-trois.
Malgré les querelles du gouvernement et du
clergé avec la cour de Rome, on sent
que la dévotion du peuple a du être un obstacle invincible à une rupture.
Ce clergé opulent et populaire (le peuple élisait les curés) était
exclu des conseils et des emplois de la République
et, à un fort petit nombre d'exemples près, il se rangea toujours du
côté de l'autorité civile contre la puissance spirituelle.
Les libertés de l'Église vénitienne
se rapprochaient bien plus du schisme grec, toujours si docile au pouvoir,
que de l'esprit séditieux de la réforme. Chose singulière, le divorce
était au nombre de ces libertés; il était également permis en Pologne,
au moyen de nullités ménagées d'avance.
La tolérance dont Venise
a été louée, et qu'elle dut sans doute à la position du clergé en
dehors du gouvernement, parait s'être affaiblie plus tard lors de la décadence
de la république : le vertueux Maffei fut exilé pour quelques opinions
de son livre sur l'usure; et la même rigueur atteignit un patricien qui,
dans ses voyages, avait visité Voltaire et
Rousseau.
Les églises
de Venise offrent le double intérêt de souvenirs historiques reculés,
éclatants, et des merveilles de l'art, dues aux grands maîtres vénitiens.
On ne donnera ici que quelques exemples de ces églises. Certaines bénificient
de présentations plus complètes sur des pages séparées.
San
Marco
Saint-Marc.
L'église-basilique
Saint-Marc, se situe sur l'un des côtés de la place
du même nom. L'art chrétien n'a rien produit d'aussi original : c'est
un mélange des styles byzantin, romanetgothique,
un musée de dépouilles apportées de la Grèce ,
de Constantinople ,
de Syrie, d'Espagne ,
de tous les pays où Venise vit flotter son pavillon, et une magnifique
galerie de peintures nationales. L'édifice
fut commencé en 977, sur l'emplacement d'une première église bâtie
en 828 et détruite par le feu; on n'en fit la consécration solennelle
qu'en 1111. Il n'est devenu église cathédrale
qu'en 1817, et fut considéré jusque-là comme la simple chapelle
des doges, destinée aux cérémonies
qui avaient un caractère national. Le doge nommait le primicier et les
26 chanoines du chapitre.
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La
basilique Saint-Marc, Ã Venise.
Santa
Maria Zobenigo (Santa Maria del Giglio).
L'église Santa
Maria Zobenigo ou du Giglio s'élève sur le campo homonyme . Cette
église fut construite par la famille Barbaro
en 1680, qui en confia l'exécution à l'architecte Giuseppe Sardi. La
façade est en style baroque,
avec des niches spéciales dans lesquelles furent placées les statues
des principaux personnages de ladite famille. Sur les piédestaux
des colonnades,
il y a des bas-reliefs avec les plans topographiques
de diverses villes. A l'intérieur de I'église, on admire deux petits
monuments en l'honneur de Jules et Justinien Contarini,
par A. Vittoria et quelques tableaux très appréciables.
San
Moisè.
L'église Saint Moïse (San Moisè) a
été bâtie, sur les ruines d'une autre très ancienne, à l'initiative
de la famille Fini, qui donna 30 mille ducats en vue de cette reconstruction.
La façade, exécutée par l'architecte Termignan
en 1668, est l'oeuvre la plus baroque qu'on puisse imaginer, si bien que
Selvatico la jugea le comble de la folie architecturale. Ici, à San Moisè,
il y a aussi l'ancien Ridotto, auquel se rattachent tant de faits historiques
et tant de vicissitudes. Construit sur l'ordre de Marc Dandolo
au XIVe siècle, il subit différentes
modifications et transformations, de façon que sa disposition originaire
se trouva presque entièrement changée, surtout à l'intérieur. Ce fut
d'abord la résidence de l'ambassadeur de France,
Guillaume Pellicier, évêque de Rhodes, qui
y cacha le traître Augustin Abbondio, coupable d'avoir communiqué Ã
la Porte Ottomane les délibérations
de la République. Puis cet édifice devint
le Ridotto ou Casino des Nobles, où les patriciens corrompus gaspillaient
au jeu et dans l'oisiveté les richesses de leurs aïeux; enfin les salles
de l'édifice furent louées pour des bals et des amusements carnavalesques.
Dans ce même endroit se réunirent les exilés de la Vénétie
pour discuter de quelle manière on pourrait empêcher les anciennes provinces
vénitiennes de tomber à nouveau sous la domination autrichienne.
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L'église
San Moisè
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L'église
San Salvador.
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San
Salvatore
L'église du Saint Sauveur (San Salvatore
ou san Salvador), Ã l'Est de la Riva del Carbon, est une des plus belles
églises de Venise. Commencée en 1506 par
Georges Spaventa, elle fut achevée en 1534 par Tullio Lombardo. La façade,
construite par Sardi en 1663, en est plutôt de style baroque et dissemblable
à l'intérieur de l'édifice se développant simple et sévère dans les
trois nefs en forme de croix grecque, où sont
placés les monuments grandioses du procureur André Dolfin et de sa femme;
du doge André Venier, de Sansovino;
de l'ex-reine de Chypre, Catherine
Cornaro de Contino, etc. Dans le maître-autel, un tableau de Titien
avec la Transfiguration de Jésus sur le Mont Tabor sert à garder
la sublime auréole en argent avec des travaux précieux, au ciseau et
en relief, exécutés par un auteur inconnu vers la fin du XIIIe
siècle (1290). Le cloître voisin fut commencé
par Tullio Lombardo et achevé par Sansovino. On dit que c'est sous le
vestibule de cette église que se réfugia en 1177 le pape Alexandre
III, pour se soustraire aux persécutions de Frédéric
Barberousse. Du haut du clocher on jouit
d'une vue splendide sur la ville.
Santo
Stefano.
L'église
Saint-Etienne (San Stefano), dont la construction remonte à la fin
du XIIIe ou au début du XIVe
siècle. L'intérieur est à trois nefs et contient des motifs architecturaux
splendides, ainsi que des ornements, des sculptures
et des peintures insignes. Dans le pavé
de l'église, au milieu de la nef centrale, on
voit la pierre tombale couvrant la tombe du valeureux Francesco Morosini.
Le clocher, en style
gothique, comme la façade de l'église, est attribué à Antoine dalle
Masegne. Plusieurs monuments funèbres sont scellés dans le portique du
cloître, parmi lesquels celui du doge André Contarini
avec des figures et des ornements dorés, qui remonte à peu de temps après
1382. Sur la porte vers le Campo San Angelo, on voit un bas-relief polychrome
en marbre, représentant Saint
Augustin en train de dicter aux moines les principes de son ordre.
San
Vitale.
L'église, aujourd'hui désaffectée,
de San Vitale (ou San Didal), au fond du campo homonyme, élevée par le
doge
Vitale Falier en 1084, fut réédifiée deux
fois consécutivement, jusqu'à ce qu'en 1700 elle prit la forme qu'elle
a encore.
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L'église
San Vidal, entre les palais Cavalli-Franchetti et, Ã droite,
Loredan.
San
Maurizio.
L'église de Saint-Maurice, en style
grec, construite en 1806 par les architectes Antoine Selva et Antoine
Diedo sur les restes d'une autre, très ancienne, élevée par la famille
Candiani.
Les bas-reliefs en sont des sculpteurs Ferrari
et Zandomenaghi. La fresque avec la Vierge
est d'Horace da Castelfranco.
San
Zulian.
L'église San Zulian (Julien), s'élève
sur les ruines d'une autre église édifiée en 829 par Jean Marturio.
Elle fut reconstruite en 1553 d'après le plan de Jacob Sansovino
et d'Alexandre Vittoria, qui exécuta aussi la statue en bronze
du médecin Thomas Rangone de Ravenne, le
fondateur de l'église. L'intérieur renferme des tableaux
et des statues de grande valeur, et au plafond,
divisé en plusieurs compartiments, on voit des peintures de Palma
le Jeune et des stucs d'Alexandre Vittoria.
Castello
Santi
Giovanni e Paolo.
La basilique Santi
Giovanni e Paolo (San Zanipolo, en dialecte vénitien) est une
église
de style gothique italien (1240-1430),
à trois nefs, très haute, remarquable surtout parce qu'elle était le
mausolée de la République, le panthéon
de ses grands hommes, et qu'on peut y suivre, sur une rangée sépulcres,
l'histoire de son génie. Le plus ancien-tombeau est celui du doge Morosini
(mort en 1382); le plus moderne, celui du doge
' Giovanni Pesaro;
un monument d'assez mauvais goût a été élevé Ã
Titien.
Devant l'église se dresse une statue de Colleoni (en 1475) par Verrocchio,
que Burckhardt a pu appeler « le monument équestre le plus grandiose
du monde ».
Santa
Maria Formosa.
L'église Sainte Marie Formosa est comprise
dans le nombre des sept églises fondées
par Saint Magne et ensuite reconstruite plusieurs fois pendant la période
du IXe au XVe
siècle, où elle eut sa forme actuelle par l'architecte Moro ou Moretto
Bergamasco. La façade vers le rio en fut
construite plus tard, soit en 1541, par un autre architecte; sur le portail
on voit le sarcophage du Général Vincent
Cappello, avec sa statue en costume romain, oeuvre de Dominique da Salo.
La façade du côté du campo est de date encore postérieure, car elle
fut construite en 1604 moyennant un legs de la famille Cappello; en souvenir
de cette générosité, on y placa les bustes de trois membres de ladite
famille. C'est de cette église que par le passé sortait la procession
des Maries, le jour où l'on célébrait la fête
pour rappeler l'enlèvement des jeunes filles vénitiennes par les pirates
Narentais. Dans cette occurrence, le doge, accompagné
de la Seigneurie, visitait l'église et recevait l'hommage des travailleurs
de casse (caisses), qui demeuraient dans ce bout de rue; cette rue
prit justement le nom de casselleria.
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L'église
Santa Maria Formosa.
Santa
Maria della Fava.
L'église Sainte-Marie de la Consolation
ou de la Fava, comme on l'appelle vulgairement. Elle surgit en 1705 d'une
petite chapelle, qui y avait été bâtie
en 1480. Les dessins de la construction furent
exécutés par l'architecte Antoine Gaspari, et le maître-autel
dessiné par Georges Massari.
San
Francesco della Vigna.
L'église San
Francesco della Vigna est une église à une seule nef.
Elle a été bâtie sur l'endroit où s'élevait autrefois une vieille
petite église, dont le terrain appartenait à la famille Ziani,
terrain occupé par une Vigne, ce qui fit que l'église prit ce nom. La
tradition dit que saint Marc s'étant réfugié
ici pour échapper à une tempête. En conséquence la petite église fut,
à l'origine, dédiée à saint Marc; mais ensuite les moines Franciscains
en construisirent une autre qu'ils appelèrent Saint François de la Vigne,
détruite au XVIe siècle, et sur les ruines
de cette dernière se dressa celle que nous admirons aujourd'hui, construite
en 1534 d'après le plan de Sansovino. La façade
en fut exécutée après plusieurs années, à savoir entre 1568 et 1572,
par Palladio et successivement Titien Aspetti,
qui la décora des deux statues en bronze représentant saint Moïse et
saint Paul. L'intérieur aussi, divisé en une nef centrale et en deux
latérales en forme de croix latine, est de Sansovino; il renferme des
oeuvres très intéressantes de sculpture et de peinture.
San
Zaccaria.
San
Zaccaria (1457-1515) marque la transition du gothique
à la Renaissance. Façade Ã
six étages et clocher de style vénéto-byzantin.
L'intérieur contient plusieurs tableaux intéressants (Tintoret,
Tiepolo,
Bellini).
Santa
Maria della Pietà .
L'église de la Pitié, contiguë à un
ancien hospice où Vivaldi enseignait le violon,
a été construite par George Massari en 1745 et complétée plus tard
dans sa façade, demeurée inachevée, grâce au legs généreux fait par
Fiorentini. Il n'y a rien de bien remarquable à l'intérieur de cette
église, si ce n'est son beau plafond contenant
le Triomphe de la Foi, peint par Giovani Batta
Tiepolo, et la grisaille du grand autel
représentant le Roi David, cette dernière du même auteur. Sur
le côté extérieur on lit une inscription du 12 novembre 1548 et dont
l'initiative est papale, par laquelle on menace de malédiction et d'excommunication
ceux qui envoeint leurs enfants légitimes ou naturels à l'hospice de
la Charité, bien qu'ayant les moyens de les élever.
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L'église
Santa Maria della Pieta.
San
Giorgio degli Schiavoni
San Giorgio degli Schiavoni, de la Renaissance.
Cette église est ainsi appelée, parce qu'elle fut construite pendant
la seconde moitié du XVIe siècle, par
les Esclavons composant la nombreuse colonie Dalmate
résidant alors à Venise pour des raisons de commerce. L'auteur de l'église
et de la façade fut Zuanne de Zonne, maître-maçon de l'Arsenal.
Les deux bas-reliefs très précieux qu'on
voit sur la façade, renfermés dans le même cadre et représentant celui
d'en-haut saint Georges tuant le Dragon, l'autre
la Vierge et des Saints, sont le premier de Fracesco da Salo et le second
d'un auteur inconnu. A l'intérieur on admire de superbes tableaux de Vittore
Carpaccio et de Catena.
San
Giorgio dei Greci.
San Giorgio dei Greci (Saint-Georges des
Grecs) est une église de style de
la Renaissance, commencée en 1539 par Santo Lombardo et achevée en
1548 par Giannantonio Chiona. La coupole
fut exécutée par un certain Mastro Andrea en 1571 et le clocher,
qui actuellement présente une inclinaison notable vers le rio, fut élevé
en 1592 par Siméon Sarella. A l'intérieur il y a des tableaux
et des mosaïques remarquables de facture
grecque, ainsi que des évangiles précieux, en langue
grecque du Xe siècle, et un papyrus
de Ravenne de l'année 553 avant J.-C.
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Clocher
de San Giorgio dei Greci
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L'église
San Martino
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San
Martino.
L'église de Saint Martin qui se trouve
à proximité de l'entrée de l'Arsenal
même le long des « Fondamenta ». Les origines de cette église sont
très anciennes, mais celle qu'on voit actuellement fut commencée par
Sansovino
en 1540 et achevée seulement en 1653, la façade exceptée, qui fut exécutée
au XIXe s. dans la forme simple et élégante,
telle qu'on la voit aujourd'hui. On y voit une des fameuses gueules de
lion, qui, au temps jadis, servaient à recevoir les délations secrètes
contre les hérétiques. Dans l'oratoire voisin il y a un bas-relief avec
une inscription; et aux fondamenta della Pegola (poix) on voit un autre
bas-relief de saint Martin. Le clocher
est du XIVe siècle.
San
Giovanni in Bragora.
L'église de san Giovanni in Bragora serait,
au dire d'aucuns, l'une des sept églises construites à Venise
au VIle siècle par Saint Magno, Evêque
d'Oderzo. Cet édifice subit plusieurs modifications; il fut réédifié
deux fois en 1178 et en 1475 puis nouvellement restauré en 1738. L'intérieur
est d'un style moyenâgeux à trois nefs,
mais il porte l'empreinte des diverses époques où il fut restauré et
contient des oeuvres d'art remarquablement précieuses.
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L'église
San Giovani in Bragora
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L'église
San Blasio
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San
Biagio.
L'église de Saint Blaise (San Biagio
ou San Blasio) a été reconstruite complètement en 1754 d'après le plan
de Philippe Rossi, prote de l'Arsenal.
Elle fut fermée en 1810, rouverte ensuite en 1817 et affectée au service
du corps de la Marine royale. Anciennement elle était desservie par le
rite patriarcal et grec mixte. Elle garde un beau monument à la mémoire
d'Ange Emo, le dernier amiral de la République
Vénitienne, oeuvre du sculpteur Jean Ferrarriz-Torretti, le maître
de Canova; et quelques fresques de bonne école.
Les quatre bas-reliefs qui ornaient le monument
furent transportés à l'Arsenal.
San
Pietro in Castello.
Dans une petite île voisine de l'Arsenal
s'élève San Pietro di Castello
(église Saint Pierre), ancienne église patriarcale de Venise.
L'église de Saint-Pierre est spécialement renommée pour ses souvenirs
historiques; elle est particulièrment riche en décorations et oeuvres
d'art, parce que de 1451 à 1807, elle fut la cathédrale
de Venise; c'est tellement vrai qu'à côté de l'église même il y avait,
comme on le voit encore aujourd'hui, l'ancien palais du patriarche, construit
par un architecte inconnu du VIIe siècle
et agrandi en 1251 par l'Evêque Pietro Pino. Au palais était annexé
le séminaire, qui fut transformé en caserne après la chute de la République,
soit en 1807, quand le siège patriarcal fut transféré à Saint
Marc.
Cannaregio
Santa
Maria dei Miracoli.
L'église Sainte-Marie
des Miracles (chiesa di Santa Maria dei Miracoli) est une très belle
construction du XVe siècle de Pierre Lombardo,
jugée l'une des plus belles oeuvres dans le style
de la Renaissance. La façade ainsi que les autres parties extérieures
en sont entièrement incrustées de marbres
orientaux très fins. Au-dessus du portail
il y a un haut-relief, à demi-buste, de la Vierge, portant gravé le nom
de Pyrgotele attribué à Giammaria Zorzi. Dans l'intérieur, à une seule
nef,
on remarque la chapelle du maître-autel
surmontée d'une coupole, et tout autour un ensemble de colonnettes, de
piliers, de sculptures. Le plafond de l'église
est à panneaux, divisé en 50 compartiments, sur lesquels on voit des
peintures de Piermaria Pennacchi.
San
Giovanni Crisostomo.
San Giovanni Crisostomo (Saint Jean Chrisostome)
date de 1497. Elle a été contruite d'après le plan de Tullio Lombardo
en face d'une autre église qui avait été construite en 1080 par la famille
Cataneo. La nouvelle construction fut commencée par Sébastien da Lugano
et achevée en 1497 par Alloro Coducci. On attribue à Stringa la construction
du clocher.
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San
Giovanni Crisostomo
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San
Marcuola
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San
Marcuola.
L'église San Marcuola tire ses origines
des premiers temps de la fondation de la ville; la bâtisse actuelle en
fut faite entre 1728 et 1736 d'après le plan de l'architecte Massari,
la façade qui donne sur le Grand
canal étant encore en rustique. A l'intérieur il possède plusieurs
peintures de prix. Sur le campo. on admire une très belle margelle de
puits
du XVIIe siècle. On voit derrière l'église
l'École du Christ, construite en 1635 et agrémentée de belles peintures.
Santi
Apostoli.
L'église des Santi Apostoli (église
des saints-Apôtres) est l'une des sept élevées par saint Magnus au VIle
siècle. Toutefois, il ne reste plus rien de la vieille construction
et l'édifice actuel construit par Giuseppe Pedolo remonte au XVIIIe
siècle. Dans l'intérieur, à une seule nef, on voit la chapelle
Cornaro, où gisait la dépouille mortelle de la reine dépossédée Catherine
Cornaro, maintenant transportée à San Salvatore. Le clocher
est dû à l'architecte Tirali et il doit avoir été construit au XVIIesiècle.
Sur la place des Saints Apôtres on a placé le monument à la mémoire
de l'artiste dramatique vénitien Gustavo Modena, monument exécuté par
le sculpteur Carlo Lorenzetti.
Santa
Maria Assunta.
L'église des Gesuiti (chiesa Santa Maria
Assunta ou Chiesa dei Gesuiti), commencée en 1715 et terminée en 1730
d'après le plan de Dominique Rossi. Sa façade,
revêtue de marbre blanc et vert, type achevé de style baroque, est de
Tintoret
et les statues sont de Bonazza, Gropello et d'autres encore. A l'intérieur
il y a des peintures appréciables de
Titien (le
Martyre de saint Laurent), Palma le Jeune,
Tintoret, etc.; l'on admire : le mausolée des Procureurs de Saint Marc,
Priame Jean et André da Lezze, élevé au XVIe
siècle sur le mur de la porte; le monument du doge
Pascal Cicogna par Jérôme Campagna, monument qui se trouve dans la chapelle
à gauche du maître-autel. Cet autel est du
moine Dal Pozzo, il a un tabernacle recouvert de lapis lazuli et de jaspe,
et surmonté d'un groupe représentant le Père éternel assis sur le
monde. Le plafond aussi est peint par Palma le Jeune.
Santa
Maria dell' Orto.
Santa
Maria dell' Orto (Madone du Potager) ou de saint Christophe, parce
qu'elle fut fondée en 1371 par Tiberio da Parma, général de l'ordre
des Humiliés et dédiée à saint
Christophe. La tradition dit qu'ayant trouvé dans un jardin tout près
de là une grande image de la Madone, cette
image fut transportée dans l'église, et à partir de cette époque l'église
prit le nom de Madone du Potager. C'est une église de style
gothique tertiaire. L'intérieur est à trois nefs subdivisées par
des colonnes en marbre grec et contenant,
ainsi que la façade, des oeuvres très précieuses de peinture, sculpture
et d'ornementation, dont beaucoup sont de Tintoret
(notamment : l'Adoration du veau d'or et le Jugement dernier),
les cendres duquel et celles de ses fils et de son gendre, furent déposées,
sur une délibération de la municipalité, à droite du choeur.
Le clocher en style lombard, très élancé
remonte au XVe siècle.
Sant'Alvise.
L'église de saint Alvise (ou Ludovic)
a un monastère annexe. L'origine de cette
église, en style gothique, remonte
à 1388 par les soins d'Antoine Venier; mais elle fut réédifiée en 1430
et restaurée ensuite au XVIIe siècle.
Sur la porte extérieure on voit un bas-relief
en couleurs du XIVe siècle, représentant
le saint. A l'intérieur il y a des oeuvres en
peinture très précieuses de Véronèse, Tintoret,
Carpaccio,
Jacobello del Fiore, Pierre Vecchia,
Tiepolo,
Palma le Jeune, Bonzfacio et de beaucoup d'autres
grands artistes. On voit scellée dans la façade de l'église une de ces
habituelles inscriptions lapidaires avec des ordonnances des Très Illustres
et Très Excellents Exécuteurs du blasphème.
L'Eglise
des Scalzi.
L'église
degli Scalzi (des déchaussés); elle a pour titulaire Sainte Marie
de Nazareth et est desservie par les Franciscains
déchaussés. Elle ne comprend qu'une seule nef
avec des chapelles latérales, nef construite,
dit-on, par Longhena entre 1649 et 1689. La
façade en style baroque est de Sardi. Une profusion excessive de marbres,
de statues, et d'ornementations rend l'intérieur extrêmement lourd; derrière
l'autel, le tableau de Giambellino représentant la Vierge.
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La
façade baroque des Scalzi.
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L'église
San Geremia.
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San
Geremia.
L'église San Geremia (Saint Jérémie)
se trouve sur le Grand Canal dès
aussitôt passé l'embouchure du canal
de Cannaregio. La construction de cette église remonte au XVIIIe
siècle, mais n'offre pas de mérites dignes de mention. La façade donnant
sur le rio est due à la munificence du Baron Rivoltella, un vénitien
qui demeurait à Trieste.
San
Giobbe.
San Giobbe (Job) est une petite église
de la Renaissance, blanche et
nue à l'extérieur, sauf une porte délicatement ornementée. En style
lombard, construite en 1451 grâce à la donation du doge Christophe Moro.
Elle s'élève sur l'emplacement d'un antique et modeste oratoire de Frères,
dont le clocher est resté, tandis que qu'il ne reste que quelques éléments
ogivaux
de leur cloître du côté de la petite place
voisine. On remarque dans la façade d'ailleurs modeste la porte finement
travaillée, ornée d'un bas-relief rond
représentant les saints Job et François. A l'intérieur il y a des précieux
autels d'auteurs inconnus, plusieurs tableaux de prix et quelques
assiettes
en terre-cuite vernissée attribués à Luca della Robbia.
Santa
Croce et San Polo
Les quartiers à l'Ouest du Grand
Canal (San Polo et Santa Croce) contiennent également de beaux monuments
:
Santa
Maria Gloriosa dei Frari.
Les Frari,
une des plus grandes et des plus belles églises de Venise;
de style gothique (1280-1338), Ã
trois nefs, avec des tombeaux de personnages célèbres et un superbe tableau
d'autel du Titien.
San
Rocco.
L'église de saint Roch (San Rocco) a
été édifiée à l'origine par Bartolomeo Buon
en 1489 et reconstruite ensuite par Jean Scalfarotto en i725. La façade
en fut exécutée en 1771 d'après le plan de Bernardin Maccaruzzi, et
les sculptures qu'on y voit, représentant David et Sainte Cécile,
sont de Jean Marchiori.
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L'église
San Rocco.
San
Polo.
L'église
Saint Paul (San Polo ou San Paolo), d'origine très ancienne
(837); mais successivement réformée et réduite à l'état actuel par
l'architecte David Rossi en 1805. Un ancien bas-relief
représentant la Madone, au milieu de saint
Pierre et de saint Paul, est sculpté sur le mur extérieur de l'abside;
à l'intérieur on admire des tableaux de Véronèse,
Palma
le Jeune, Tiepolo, Salviati et d'autres encore.
Les statues en bronze de saint Antoine et de saint Paul sont de Vittoria.
San
Giacomo di Rialto.
L'église
saint Jacques de Rialto, sur le Campo homonyme, vulgairement appelée
San Giacometto, qui est parmi les plus anciennes de Venise;
on a même prétendu que c'était la première église fondée dans la
ville. La tradition dit qu'elle fut élevée pour accomplir un voeu, par
Eutinofra de Crète, constructeur de navires
vers l'an 421 ou 428.
San
Giacomo dall'Orio
L'église Saint
Jacques dell'Orio a été reconstruite en 1225 par les familles Badoer
et Da Mula, puis restaurée au XVIe siècle
tout en respectant plusieurs parties de la construction primitive. Cet
édifice offre l'atmosphère typique du christianisme
primitif. Un superbe exemplaire de plafond en bois en carène caractérise
l'édifice ainsi que des oeuvres remarquables de Palma
le Jeune, de Paul Véronèse et la belle
Madone
à l'Enfant et aux Saints de Lorenzo Lotto. On peut y voir également
un très beau pupitre octagonal, ouvrage de l'année 1400 et sur la magnifique
colonne en vert antique.
San
Cassiano.
L'église Saint
Cassien a été construite en 1611 sur l'emplacement d'un autre très vieil
édifice érigé par Michieli au Xe siècle.
San
Pantalon.
L'église Saint
Pantaléon est d'origine très ancienne. On croit que la construction actuelle
en est du XVIIe siècle. A l'intérieur
on y conserve beaucoup de peintures et sculptures remarquables; mais ce
qui éveille la plus grande admiration, c'est le plafond
de l'église, peint à l'huile par Giannantonio
Fumiani, où se déroule une composition grandiose avec plusieurs faits
de la vie du saint, jusqu'à son apothéose. La construction du clocher
remonte à 1732.
San
Giovanni Elemosinario.
L'église de Saint-Jean
l'Aumonier, l'église des marchands, est très ancienne. On conserve
à l'intérieur deux sarcophages de membres de la famille Badoer,
par laquelle, dit-on, elle fut édifiée; on peut y voir divers témoignages
des confréries d'art et de métiers qui la fréquentaient; il s'y trouve
aussi plusieurs tableaux et peintures de Titien
(San Giovanni Elemosinario), Pordenone
(Saints catherine, Sébastien et Roch), Palma le Jeune,
Tintoret,
Vicentino, Aliense et d'autres encore.
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San
Giovanni Elemosinario
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L'église
San Stae
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San
Stae.
L'église de San Stae (ou Saint Eustache),
à riche façade baroque de mauvais goût, façade exécutée en 17 09
par Dominique Rossi aux frais du doge Aloïse Mocenigo
II. Les statues en sont de Pierre Baratto, Joseph Torretti, Jean CÃ Bianca
et d'autres. L'édifice fut construit en 1678 d'après le plan de Jean
Grassi. On remarque à l'intérieur un tableau représentant le martyre
de Saint Barthélemy (c'est de Tiepolo); d'autres
tableaux de Lazzerini et Maffeo de Vérone ainsi que le monument expiatoire
érigé par la République à la mémoire
d'Antoine Foscarini, égorgé en prison en
1622 pour avoir été soupçonné de haute trahison.
Dorsoduro
Santa
Maria della Salute.
Près de la Douane de Mer, il y a l'église
Sainte Marie de la Santé (Santa Maria
della Salute) , qui est le chef-d'oeuvre de Baldassarre
Longhena du XVIIe siècle. Sa coupole
apparaît imposante en raison des grandes volutes qui font office
de contre fort aux angles du tambour octogonal. Par son architecture elle
sert aussi à rendre encore plus imposante l'embouchure du Grand
Canal. L'intérieur est en forme d'une vaste rotonde dans laquelle
s'ouvrent les chapelles. Aux autels de trois
premières, la Présentation de la Vierge au temple, l'Assomption, et
la Naissance de la Vierge, par Luca Giordano.
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L'église
Santa
Maria della Salute et la pointe de la Douane, au débouché du
Grand canal.
Santa
Maria del Carmelo (Chiesa dei Carmini).
L'église sainte Marie du Carmel (ou des
Carmes) a été fondée, croit-on, par les moines carmélitains provenant
de la Thrace, au XIIIe
siècle. Mais la construction primitive dut subir plusieurs réédifications
et plusieurs restaurations, dont la dernière au XVIIe
siècle. L'intérieur est à trois nefs
subdivisées par des colonnes et contient
plusieurs peintures et sculptures, dont beaucoup sont cependant de valeur
médiocre. Au-dessus du portail principal, on voit le monument du général
Jacob Foscarini. Le clocher, surmonté d'une
statue en bronze de la Vierge, fut redressé en 1688 par Joseph Sardi.
San
Sebastiano.
L'église
de Saint Sébastien (San Sebastiano), pour la richesse de ses oeuvres
d'art, et particulièrement pour les peintures qu'y prodigua le génie
de Paul Véronèse, est considérée comme l'un
des plus insignes monuments religieux de la ville. Elle fut édifiée entre
1506 et 1548 par François Castiglione sur l'emplacement d'une autre église
plus ancienne; on dit que Scarpagnino et Guillaume Grigi Bergamasco ont
contribué à sa construction actuelle. A l'intérieur, parmi beaucoup
d'oeuvres de sculpture et d'architecture, il y a des travaux inestimables
de Paul Véronèse, qui peignit aussi les petites portes de l'orgue,
le plafond de l'église et celui de la sacristie.
C'est ici que fut ensevelie la dépouille mortelle de Véronèse, comme
il ressort de la pierre tombale avec inscription existant sur les dalles.
San
Nicolo dei Mendicoli.
L'église Saint
Nicolas des Mendiants est ainsi appelée parce que dans cette rue
demeuraient jadis les pauvres gens. La construction primitive en remonte
au VIIe siècle,
mais l'édifice actuel est postérieur à 1700. Il contient plusieurs toiles
de bons auteurs, tels que Leonard Corona, Alvise da Friso, le Schiavone
et d'autres. Le clocher est formé d'une
vieille tour en style italo-byzantin, du XIIIe
siècle.
San
Barnaba.
L'église San Barnaba
a été construite par l'architecte Boschetti en 1749 sur les restes de
l'église antérieure, qui remontait au IXe
siècle. Le clocher, en style byzantin,
est très ancien; mais il a été restauré, car il menaçait de tomber
en ruine.
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L'église
San Barnaba
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San
Trovaso
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San
Trovaso.
L'église des Saints Gervais et Protais
(ou vulgairement San Trovaso), d'origine très ancienne, puis reconstruite
après 1584 par un architecte inconnu, ou, comme d'aucuns croient, par
Palladio.
A l'intérieur, en forme de croix latine, il y a de très beau autels en
style de la Renaissance, et particulièrement
splendide est le bas-relief du parapet de
l'autel dans le bras droit du transept.
On y admire aussi des tableaux appréciables de Tintoret,
Giambellino, Jacobello del Flore, Palma le Jeune
et d'autres bons artistes de l'époque en question.
Santa
Maria del Rosario (Chiesa dei Gesuati).
L'église
Sainte-Marie du Rosaire, vulgairement connue sous le nom de Les
Gesuati, parce que c'était là le siège de la Compagnie des pauvres
Gesuati (Jésuates), transformée ensuite en celle des Dominicains.
L'église fut élevée en 1726 par l'architecte Georges Massari qui y construisit
aussi la façade. Elle se caractérise par son luxe froid, sa pompeuse
façade de gigantesques colonnes composites,
de colonnade corinthienne et de petites
chapelles
revêtues de marbres bigarrés.
Dans
les îles environnantes
Giudecca.
Chiesa
del Redentore.
L'église
du Rédempteur (chiesa di Redentore) a été construite par André
Palladio, pour exaucer le voeu fait par le Sénat de la République
( Les Institutions
de Venise) en 1576 pour implorer la cessation de la peste. En effet
la première pierre en fut posée le 3 mai 1577. Les deux statues qu'on
voit dans les niches de la façade, représentent saint Marc et saint François;
elles sont de Gérôme Campagna. A l'intérieur on admire des oeuvres en
bronze de Mazza et de Campagna, puis des tableaux très précieux de Tintoret,
Palma
le jeune, Cellini, Cagliari, etc.
San Giorgio Maggiore.
San
Giorgio Maggiore.
L'église saint
Georges Majeur a été construite, telle quelle, par André Palladio
à partir de 1565 et achevée par Vincent Scamozzi en 1610. Les bustes
et les statues ornant sa façade sont de Jules del Moro. Elle renferme
beaucoup de peintures et de sculptures de Jacob Bassano,
de Michelazzo Michelazzi, de Tintoret, de Campagna, etc. Les stalles
du choeur, au nombre de 48, sont un ouvrage
sublime de sculpture sur bois par Albert de Brule, flamand (1598), qui
y reproduisit plusieurs scènes de la vie de Saint Benoît. Les candélabres
en bronze sont du génois Nicolas Roccatagliata (1594). Le clocher,
d'où l'on jouit d'une belle vue, fut construit en 1791 par le père Benoît
Buratto sur le même emplacement que le précédent, tombé en 1774.
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L'église
de San Giorgio Maggiore. © Photos :Serge
Jodra, 2012.
Lido.
San
Nicolo.
l'église de Saint-Nicolas, à Malamocco,
est construite dans le style de la décadence, cette dernière fondée
en 1626 par le doge Dominique Contarini,
dont le monument est au-dessus du portail.
A l'intérieur on conserve de bonnes peintures et des oeuvres sculpturales
de vaillants artistes, ainsi que le choeur
ayant 27 stalles sculptées, ornées de scènes
de la vie de saint Nicolas, d'un auteur inconnu.
San Michele.
San
Michele in Isola.
Un couvent et une église sont annexés
au cimetière communal qui occupe presque
la totalité de l'île. L'église Saint-Michel a été reconstruite
vers 1470 par Moretto Bergamasco. Sa façade de style lombard, est en marbres
d'Istrie. L'intérieur de l'église est riche en marbres précieux et en
oeuvres d'art vraiment insignes; sur les dalles on voit la pierre tombale
indiquant l'endroit où furent déposés les restes de Fra Paolo Sarpi.
Murano et Burano.
Eglises
de Murano.
L'île de Murano possède trois belles
églises : la basilique
de Santa Maria e San Donato, saint Pierre Martyr, sainte Marie des
Anges, dont la première en style italo-byzantin est très ancienne, c'est
à -dire antérieure à l'an mil. Cette église fut restaurée fidèlement
au XIVe siècle. Les deux autres sont du
XVIe siècle. On y admire des tableaux
très précieux, des fresques splendides et
des mosaïques de Paul
Véronèse, Bartolomeo Vivarini, Santacroce, Basaiti Pierre Maria Pennacchi
et d'autres. Dans l'église des Anges on conserve aussi des gobelins de
grande valeur.
Eglise
de Burano.
Dans l'île se trouve de Burano l'église
de Saint Martin, où l'on conserve plusieurs tableaux précieux et un beau
calice en argent doré, travail vénitien.
Torcello
Le
Dôme (Cathédrale).
Le Dôme,
église dédiée à Santa Maria Assunta, fut construit vers 1640 et puis
réédifié plusieurs fois; on conserva toutefois sa forme basilicale primitive
à trois nefs avec colonnes en marbre grec. On y admire la grande mosaïque
sur le portail, le bénitier, le dallage,
la grille du presbytère et les encadrements de marbre mis aux fenêtres.
Le clocher est une construction grandiose
du XIe siècle. En face du portail s'élève
le baptistère de forme octogonale du Xe siècle.
Un péristyle extérieur, supporté par
des colonnes et des piliers avec des décorations de bas-reliefs et d'inscriptions,
relie le Dôme à l'église de Santa-Fosca
Santa
Fosca.
La construction de l'église Sainte Fosca
remonte à l'an 1000. A l'intérieur on voit un seul autel,
où il y a une pale peinte par Jules Del Moro. (A.
Scrocchi). |
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