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Jomhuri-ye Eslami-ye Iran |
32 00 N, 53 00 E ![]() |
La République
islamique d'Iran -
Carte de l'Iran. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). La population de l'Iran est de près de
88 millions d'habitants (2025). Le pays est administrativement divisée
en 30 provinces (ostanha, singulier : ostan). La capitale
est Téhéran Les divisions administratives de l'Iran
L'Iran est une république'
théocratique,
dirigée par un clergé chiite Le président de la République est élu pour un mandat de quatre ans, renouvelable une fois. Il dirige le gouvernement et est responsable de la gestion des affaires courantes du pays. Le président nomme les ministres et d'autres hauts fonctionnaires avec l'approbation du Parlement. Le Parlement iranien, ou Majles-e Shoura-ye Eslami, est composé de 290 députés élus pour un mandat de quatre ans. Le Parlement vote les lois et approuve le budget national. Toutefois, les lois doivent être validées par le Conseil des gardiens de la Constitution, qui examine si elles sont conformes à la charia et à la Constitution. Le Conseil des gardiens de la Constitution est composé de six juristes nommés par le Guide suprême et six théologiens choisis par le Conseil des experts. Ce conseil a le pouvoir de valider les lois, d'annuler les élections, et de contrôler la conformité des candidats aux postes électifs avec les principes de l'islam. Le système judiciaire iranien est théoriquement indépendant du pouvoir exécutif, mais il reste sous la coupe du Guide suprême. Le juge de la Révolution, nommé par le Guide, supervise les affaires impliquant des violations de la sécurité de l'État et des infractions à la charia. Les tribunaux réguliers traitent des affaires civiles et pénales selon le droit civil iranien. L'Iran dispose également d'une force armée distincte, les Gardiens de la Révolution, qui sont responsables de la défense de la Révolution islamique et de la sécurité intérieure. Ils jouent un rôle central dans la politique étrangère et la sécurité nationale. Enfin, le système politique iranien repose sur une forte participation de la population dans les institutions religieuses et politiques, notamment via le vote consultatif dans certaines instances, tout en étant largement contrôlé par les institutions islamiques. Géographie physique de l'IranL'orographie de l'Iran.Le plateau iranien se maintient à la hauteur de 1500 à 2500 m au-dessus du niveau de la mer. Il est délimité par deux grandes chaînes de montagnes, dont plusieurs pics dépassent 5000 m. La chaîne du Nord se sépare des montagnes d'Arménie sous le nom de Karadagh, contourne la côte méridionale de la mer Caspienne sous le nom d'Albourz, Alborz ou Elbourz (Hara-Berezaïti de l'Avesta La chaîne du Sud commence également dans
les monts d'Arménie ( Géologiquement, les chaînes du Sud et de l'Est forment un seul système, composé en grande partie de calcaire à nummulites (début du Cénozoïque). Dans le Zagros, on rencontre le granit, qui commence au lac d'Ourmia (Daryâcheh-ye Orûmiyeh) et forme l'Alvend (3571 m), au-dessus de Hamadân. L'intérieur du plateau est coupé, dans l'angle Nord-Ouest, de masses volcaniques, telles que les deux volcans éteints du Sahènd (3712 m) et du Sabalan (4814 m). Ce plateau
lui-même est loin d'être uniforme; il est coupé de petites chaînes,
généralement de médiocre hauteur, mais qui, dans les chaînes qui bordent
l'Iran à l'Est peuvent aussi atteindre 4000 m (comme au Taftân, haut
de 4002 m, dans le Baloutchistan Les
ressources minérales.
L'hydrographie
de l'Iran.
Le Sefid ou Qezel-Owzan forme une remarquable exception à cette distribution; né dans les montagnes du Kurdistan, il se dirige vers le Nord, perce l'AIbourz au moyen de vallées profondément creusées et se jette dans la Caspienne, non loin de Rasht. Il rentre donc dans le système de la périphérie et il faut lui adjoindre le Lâr, sorti du Damavând, l'Atrek (Atrak) et le Gorgân, qui ont leurs sources dans les montagnes du Khoraçan : tous se jettent dans la Caspienne. Le Silup, le Shûr Kûl, le Mand sont de petits fleuves qui se jettent dans l'Océan Indien ou dans le Golfe Arabo-Persique. Le Kârûn, rivière de Shûshtar et d'Ahvâz, navigable jusqu'à 180 kilomètres au-dessus de son embouchure, unit ses eaux au Chatt-el-Arab, dans le delta que forme celui-ci avant de tomber dans le golfe Arabo-Persique; la Karkheh, rivière du Luristan, se perd dans des marais entre Ahvâz et le Tigre; enfin, la Sirvân et Petit Zab, tous deux nés en Iran, atteignent le Tigre et forment ses principaux affluents de gauche. Dans le Seistan (Sîstân) Le climat.
Biogéographie de l'IranL'Iran se situe majoritairement dans le royaume paléarctique, mais il présente des affinités avec le royaume afrotropical au sud et le royaume indomalais au sud-est. Cette position de carrefour se reflète dans sa faune, qui inclut des espèces aux origines diverses. De nombreux endémiques se trouvent dans les montagnes isolées et les déserts, résultat d'une longue histoire d'isolement et d'adaptation. Les conditions environnementales qui prévalent en Iran donnent ainsi naissance à plusieurs grandes écorégions :Les forêts hyrcaniennes de la Caspienne, le long du littoral nord et sur les pentes de l'Alborz, sont un trésor de biodiversité, reconnues par l'Unesco. Ces forêts humides et tempérées, considérées comme des reliques de l'ère tertiaire, abritent une grande variété d'arbres feuillus comme le chêne de l'Est (Quercus castaneifolia), le hêtre oriental (Fagus orientalis), l'aulne, l'érable, et de nombreuses espèces endémiques. La faune y est également riche, incluant le léopard de Perse, l'ours brun, le sanglier, le cerf élaphe et une avifaune diversifiée. La chaîne du Zagros est dominée par des forêts claires de chênes de Perse (Quercus brantii) et des steppes montagnardes. Cette région, bien que soumise à une aridité estivale, abrite une flore et une faune adaptées, notamment le mouflon d'Arménie, la chèvre sauvage (Capra aegagrus), divers félins (lynx, chat sauvage) et une avifaune rupestre. L'altitude crée des gradients écologiques, avec des prairies alpines au-dessus de la limite des arbres. Le plateau central est largement occupé par des déserts et des steppes arides. Les deux déserts les plus célèbres, le Dasht-e Kavir (Désert de Sel) et le Dasht-e Lut (l'un des endroits les plus chauds du monde), présentent des conditions extrêmes. La végétation y est rare et hautement spécialisée (plantes xérophytes, halophytes), adaptée à la sécheresse, à la salinité et aux températures extrêmes. La faune comprend des espèces résilientes comme le guépard asiatique (en danger critique), la gazelle, divers rongeurs, reptiles et oiseaux. Les steppes arides environnantes sont le domaine des graminées clairsemées et d'arbustes épineux. Les montagnes de l'Alborz présentent une zonation altitudinale marquée, similaire au Zagros mais influencée par la proximité de la Caspienne et des sommets plus élevés (comme le Damavand). On y trouve des forêts claires sur les pentes sud, des steppes montagnardes, des prairies alpines et des zones de haute altitude au climat froid et venteux. Les plaines côtières du sud, étroites le long du Golfe Persique et de la mer d'Oman, ont un climat subtropical à tropical sec et chaud. La végétation est différente, incluant des plantes adaptées à la chaleur et à la salinité, ainsi que des zones de mangroves (forêts de palétuviers, comme celle d'Hara près de Qeshm) qui constituent un habitat essentiel pour les oiseaux migrateurs et la vie marine. Les activités humaines, telles que l'agriculture intensive (gourmande en eau dans un pays aride), le surpâturage, la déforestation historique, l'urbanisation rapide, la pollution et le développement des infrastructures, ont eu un impact considérable sur les habitats naturels et la biodiversité. De nombreuses espèces, notamment les grands mammifères comme le guépard asiatique, le léopard de Perse, l'ours noir d'Asie ou le dugong (dans le Golfe Persique), sont menacées. La gestion de l'eau et la lutte contre la désertification sont des enjeux majeurs pour la préservation des écosystèmes iraniens. Géographie humaine de l'IranPopulation.L'Iran compte aujourd'hui environ 88 millions d'habitants. L'une des caractéristiques les plus frappantes de sa démographie récente est la rapidité de sa transition démographique. Après la Révolution islamique de 1979, la politique a encouragé une forte natalité, qui a entraîné un baby-boom dans les années 1980. Cependant, dès les années 1990, le gouvernement a mis en place des programmes de planification familiale très efficaces, menant à une chute spectaculaire du taux de fécondité. L'Iran a ainsi connu l'une des baisses de natalité les plus rapides au monde. Cette évolution se traduit aujourd'hui par une population relativement jeune dans l'ensemble, avec une proportion importante d'adultes jeunes et d'âge moyen qui sont les enfants du baby-boom, mais aussi par un vieillissement progressif de la population qui deviendra un défi majeur dans les décennies à venir. L'espérance de vie a également augmenté de manière significative au cours des dernières décennies. La population est fortement concentrée dans les zones urbaines, les grandes villes comme Téhéran (la capitale, une mégalopole), Mashhad, Ispahan, Tabriz et Shiraz qui concentrent une part majeure de la population, de l'économie et de la vie culturelle. L'exode rural a été un phénomène constant, bien que les vastes zones rurales et désertiques restent habitées, souvent par des groupes ethniques spécifiques. Sur le plan religieux, l'Iran est défini comme une République Islamique. L'Islam chiite duodécimain est la religion d'État et est pratiqué par la grande majorité de la population (environ 90-95%). C'est une caractéristique majeure qui distingue l'Iran de la plupart des autres pays de la région à majorité sunnite. La structure sociologique et politique est intrinsèquement liée à cette identité religieuse, avec un clergé chiite qui joue un rôle central dans la gouvernance et la société. Il existe cependant une minorité sunnite significative, principalement. Le pays reconnaît également constitutionnellement de petites minorités religieuses non musulmanes : les Zoroastriens (l'ancienne religion de Perse), les Juifs et les Chrétiens (principalement Arméniens et Assyriens). D'autres minorités, comme les Baha'is, ne sont pas reconnues et font face à des discriminations. La vie religieuse, pour la majorité chiite, est très présente dans l'espace public et privé, bien que l'observance et l'interprétation des préceptes religieux varient considérablement au sein de la population, notamment entre les générations et entre les milieux urbains et ruraux. On observe des disparités économiques importantes. Une élite génréalement liée aux sphères du pouvoir politique, religieux ou économique (comme les Bazari, marchands traditionnels) coexiste avec une large classe moyenne urbaine composée de fonctionnaires, de professionnels, d'enseignants et de petits entrepreneurs, dont la situation économique a été rendue précaire par les sanctions et les difficultés économiques. La pauvreté est également présente, notamment dans les zones périphériques des grandes villes et les régions moins développées. Les facteurs économiques, fortement impactés par la dépendance aux hydrocarbures et les sanctions internationales, jouent un rôle majeur dans la dynamique sociale et la stabilité. La famille reste une institution fondamentale dans la société iranienne, jouant un rôle central dans le soutien social, l'identité et les réseaux. Les liens de parenté sont très importants. Bien que les valeurs traditionnelles restent fortes, la famille iranienne moderne, particulièrement en milieu urbain, est confrontée à des changements, tels que l'augmentation de l'âge au mariage, l'accroissement des taux de divorce et l'évolution des rôles au sein du couple. L'éducation est très valorisée en Iran, avec des taux d'alphabétisation élevés, notamment chez les jeunes. L'accès à l'enseignement supérieur s'est largement développé, avec une présence remarquée des femmes dans les universités. Cependant, l'adéquation entre la formation et le marché du travail, ainsi que les débouchés professionnels, constituent des défis importants, notamment le chômage des jeunes diplômés. Depuis la Révolution, des restrictions légales et sociales ont été imposées aux femmes, notamment l'obligation du port du voile (hijab) et des limitations dans certains domaines du droit familial. Néanmoins, les femmes iraniennes sont très présentes dans la sphère publique (éducation, santé, arts, certains métiers), actives sur les plans social et culturel, et ont constamment cherché à repousser les limites imposées. Elles constituent une force majeure dans la société civile et ont été au coeur de mouvements sociaux significatifs. Pour cette seul raison, aujourd'hui 20 000 femmes sont emprisonnées. La jeunesse, qui constitue une part importante de la population bien qu'en diminution relative, est confrontée à des aspirations du plus en plus en décalage avec les contraintes sociales et économiques. Ouverte aux influences mondiales (via internet et les réseaux sociaux malgré la censure), elle recherche des perspectives économiques, des libertés sociales et une plus grande autonomie. La culture jeune urbaine, dynamique et diverse, est devenue un lieu de négociation et parfois de tension avec les normes plus conservatrices. Quelques-unes des grandes villes de l'Iran
Groupes ethnolinguistiques. L'Iran se présente comme une mosaïque de peuples et de cultures, bien au-delà de l'image souvent simplifiée d'une nation uniformément persane. Sa position géographique stratégique, carrefour entre différentes civilisations et empires, a façonné au cours des millénaires un paysage ethnolinguistique d'une grande richesse. Si le persan (farsi) est la langue officielle et le vecteur principal de la culture et de l'identité nationale, une part importante de la population appartient à d'autres groupes ethniques et linguistiques, chacun avec sa propre histoire, sa langue ou son dialecte, ses traditions et son territoire d'origine. Les relations entre le gouvernement central et les groupes minoritaires, ainsi qu'entre les groupes eux-mêmes, sont complexes et dynamiques, avec à la fois par des périodes d'intégration et de coexistence pacifique et par des moments de tension liés à des questions de droits linguistiques, culturels, socio-économiques ou politiques. La constitution iranienne reconnaît l'existence des minorités et garantit certains droits, mais la pratique et l'accès à la pleine expression culturelle et linguistique varient considérablement selon les groupes et les périodes. Perses.
Azéris.
Kurdes.
Lors
et Bachtiari.
Arabes.
Baloutches.
Gilakis
et Mazandaranis.
Turkmènes
et Qashqai.
Autres
groupes.
• Les Tats et les Talyshes, des populations iraniennes du Nord-Ouest et du Nord, parlant des langues distinctes;On trouve également des groupes comme les Géorgiens, les Circassiens et diverses tribus et groupes linguistiques locaux. Culture.
L'histoire est omniprésente dans la culture iranienne. Des ruines majestueuses de Persépolis, témoins de l'empire achéménide il y a 2500 ans, aux vestiges des empires sassanides, l'Iran porte le poids et la gloire de son passé. L'arrivée de l'Islam au VIIe siècle a marqué un tournant majeur, mais loin d'effacer la culture persane, elle l'a enrichie, en créant une symbiose très spéciale. L'Iran est devenu un centre majeur de la civilisation musulmane, et a contribué de manière significative à la philosophie, aux sciences, à la médecine et aux arts pendant l'âge d'or de l'Islam. Le choix du chiisme comme religion d'État sous les Safavides au XVIe siècle a ajouté une couche distinctive à l'identité iranienne, la différenciant de ses voisins majoritairement sunnites et forgeant un sentiment national fort autour d'une identité religieuse particulière. Langue indo-européenne, le langue persane (farsi) possède une littérature parmi les plus riches et les plus importantes du monde. Les grands poètes comme Firdousi, Hâfiz, Saadi, Roumi (bien qu'associé à la Turquie, il a écrit en persan) sont vénérés non seulement comme des figures littéraires mais aussi comme des guides moraux. Leur poésie, volontiers imprégnée de mysticisme soufi, aborde des thèmes universels comme l'amour (divin et terrestre), la condition humaine, la quête de la sagesse et la beauté du monde. La poésie fait partie intégrante de la vie quotidienne, récitée lors de réunions familiales, chantée dans la musique, et même utilisée comme source de divination informelle. La calligraphie, l'art d'écrire magnifiquement le persan et l'arabe, est également une forme d'art très respectée. L'art iranien est d'une diversité éblouissante. L'architecture, qu'il s'agisse des mosquées aux dômes turquoise et aux minarets élancés, des palais ornés de miroirs et de fresques, ou des maisons traditionnelles avec leurs cours intérieures paisibles, est un témoignage de raffinement et d'ingéniosité. Les motifs géométriques complexes, les arabesques, et les calligraphies ornent les bâtiments religieux et profanes. Illustrant des scènes de poésie, d'histoire ou de la vie de cour, les miniatures persanes sont célèbres pour leur détail exquis et leurs couleurs vives. L'artisanat est également central, avec le tapis persan comme emblème national. Chaque tapis est une oeuvre d'art, qui raconte fréquemment une histoire ou représente des symboles complexes, et sa fabrication est une tradition transmise de génération en génération. La musique traditionnelle iranienne, avec ses instruments comme le setar, le tar, le santour, le kamancheh, et sa structure modale (dastgah), est profondément expressive et souvent contemplative. Les Iraniens sont réputés pour leur accueil chaleureux et généreux envers les invités, qu'ils soient étrangers ou amis. Le partage d'un repas est un élément essentiel de l'interaction sociale. La famille joue un rôle central dans la vie iranienne, avec une importance accordée aux réunions familiales. Une caractéristique sociale est le taarof, un système complexe de politesse ritualisée et d'échanges formels où les gens offrent humblement des choses ou refusent des offres par courtoisie, ce qui crée une danse sociale subtile de respect et d'humilité affichée. Le calendrier iranien est ponctué de célébrations importantes. La plus significative est Norouz, le Nouvel An persan, célébré au moment de l'équinoxe de printemps. C'est une fête joyeuse d'origine pré-islamique, axée sur le renouveau, la famille, les visites et les festivités. D'autres célébrations comme Shab-e Yalda (la nuit la plus longue de l'année, célébrée par la lecture de poésie et le partage de fruits secs), ou des commémorations religieuses importantes, notamment celles liées au calendrier chiite comme Ashura, font partie intégrante du tissu culturel et social. La cuisine iranienne utilise des ingrédients frais, des herbes abondantes, des épices subtiles comme le safran, la cardamome et le curcuma. Les plats de riz (chelow ou polo), ordinairement cuits avec une croûte dorée au fond (tahdig), sont centraux. Les ragoûts (khoresh) variés, les brochettes (kebab), les soupes épaisses (ash), et une grande variété de pains plats accompagnent les repas. Les fruits secs, les noix et les sucreries occupent également une place importante, en particulier lors des festivités. La culture iranienne est vivante et dynamique, naviguant entre le poids des traditions et les influences du monde moderne. Le cinéma iranien a acquis une reconnaissance internationale. Il aborde souvent des thèmes sociaux et existentiels avec une sensibilité et une subtilité uniques. La jeunesse iranienne, bien que confrontée à des défis, est connectée au monde et contribue à une scène artistique contemporaine dans les domaines de la musique, des arts visuels et du théâtre. La relation entre la vie privée, souvent plus libérale, et la sphère publique, soumise aux règles religieuses, est encore une dimension notable de la culture iranienne contemporaine. Economie. L'économie de l'Iran est caractérisée par une forte dépendance aux hydrocarbures, une intervention significative de l'État, et surtout, l'impact majeur et persistant des sanctions internationales. Riche en vastes réserves de pétrole et de gaz naturel, le pays tire une part considérable de ses revenus d'exportation et de ses recettes budgétaires de ce secteur, le positionnant comme un acteur énergétique clé sur la scène mondiale. Cette rente pétrolière a historiquement financé le développement, mais a également contribué à freiner la diversification et a rendre l'économie vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux et, de manière cruciale, aux restrictions sur ses exportations. La structure de l'économie est un mélange d'entreprises d'État, de grandes fondations quasi-publiques (bonyads) qui détiennet des actifs importants dans divers secteurs, et d'un secteur privé qui peine parfois à se développer pleinement face à la concurrence ou à l'influence de ces entités. Le rôle de l'État reste prépondérant dans des domaines clés comme la banque, la finance, l'industrie lourde, et bien sûr, le secteur énergétique. Outre les hydrocarbures, l'agriculture joue un rôle non négligeable. Elle contribue à l'emploi et à la sécurité alimentaire. L'Iran produit une large gamme de produits aqui va du blé aux fruits, en passant par les pistaches, le safran et les dattes. L'industrie est relativement diversifiée. Elle comprend la production automobile, la pétrochimie, les métaux, le textile et les matériaux de construction, bien que beaucoup de ces secteurs souffrent d'un manque d'investissement, de technologies obsolètes et des difficultés d'accès aux intrants et marchés internationaux dues aux sanctions. Le secteur des services est également en croissance. Il englobe la finance (largement sous contrôle étatique), le commerce, le transport, et un potentiel touristique freiné par les restrictions. Les performances économiques de l'Iran sont marquées par une grande volatilité, étroitement corrélée à l'évolution des sanctions et des prix du pétrole. Le PIB réel a connu des contractions sévères lors de l'intensification des sanctions, suivies de périodes de croissance modérée lorsque certaines restrictions étaient levées ou que le pays parvenait à contourner les obstacles. Cependant, l'un des défis les plus persistants et dommageables est l'inflation élevée, qui érode le pouvoir d'achat des ménages et nuit à la stabilité macroéconomique. Le chômage, en particulier chez les jeunes, demeure également une préoccupation majeure. Les sanctions imposées par les États-Unis et d'autres pays en raison du programme nucléaire iranien et d'autres politiques géopolitiques constituent le principal facteur de contrainte de l'économie. Elles limitent sévèrement les exportations de pétrole, restreignent l'accès de l'Iran au système financier international (ce qui rend les transactions bancaires et le commerce extrêmement difficiles), dissuadent l'investissement étranger direct, et entravent l'accès aux technologies et équipements modernes. Cet isolement financier contraint l'Iran à recourir à des mécanismes de commerce alternatifs, généralement plus coûteux et moins efficaces, et rend la gestion de ses réserves de change très complexe. Face à ces défis, l'Iran cherche à diversifier son économie en promouvant les exportations non pétrolières, notamment les produits pétrochimiques, les métaux, les produits agricoles et l'artisanat. Des efforts sont faits pour développer les secteurs manufacturiers et des services, mais ces initiatives sont ralenties par les contraintes structurelles internes (bureaucratie, corruption, manque de transparence) et les obstacles externes (sanctions). Le commerce extérieur de l'Iran a vu ses partenaires évoluer sous l'effet des sanctions, avec une dépendance accrue vis-à -vis de l'Asie, notamment la Chine et l'Inde, ainsi que des pays voisins, pour ses échanges. Les difficultés de paiement et les risques associés au commerce avec l'Iran compliquent les relations commerciales traditionnelles.-
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