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Les diverses régions
de l'atmosphère inférieure contiennent des quantités de vapeur constamment
variables dues à l'évaporation des mers,
des nappes d'eau, des terrains humides, des plantes .
On mesure l'humidité absolue d'une masse d'air
par le nombre de grammes de vapeur d'eau contenus dans 1 m3
de cet air, ou, ce qui est équivalent, par la tension en millimètres
de mercure de la même vapeur. L'humidité relative est quelque chose de
plus complexe; elle dépend non seulement de la quantité absolue de vapeur
d'eau, mais encore de la température. Un air qui semble très sec peut
contenir des masses énormes de vapeur, s'il est à une température
élevée, au contraire, à une température très basse, il pourra sembler
très humide, même s'il en contient beaucoup moins.
La vapeur d'eau se conduit, dans l'air,
à peu près comme un sel qui serait dissous dans un liquide
à chaque température correspond une certaine quantité par laquelle le
dissolvant est saturé. Si, au moment où la saturation est atteinte, la
température du dissolvant diminuait, une partie du corps dissous se précipiterait.
Si le corps dissous est en moins grande quantité pour une même température,
il faudra refroidir davantage le dissolvant pour atteindre le point de
saturation qui correspond à cette quantité.
Quand il s'agit de vapeur d'eau, la température
de saturation s'appelle point de rosée. Supposons qu'à un endroit donné,
en été, l'atmosphère inférieure contienne 15 g de vapeur d'eau par
mètre cube.
Si l'air est, par exemple, à 40°C, il
paraîtra sec; il influencera peu l'hygromètre ou l'hygroscope, parce
que ces 15 g sont peu de chose comparés aux 50 g qu'il lui faudrait pour
être saturé; son humidité relative sera 15/55 = 0,27. (Pour plus de
commodité, on exprime ce rapport non en centièmes, mais en unités, sur
une échelle de 0 à 100 : dans le cas actuel l'humidité relative serait
27). Pendant la fin de l'après-midi, l'air se refroidit graduellement.
Supposons-le à 22°C, son humidité absolue étant toujours 15; à cette
température, il ne pourrait contenir au maximum que 20 g de vapeur d'eau
: son humidité relative sera 15/20 = 0,75; il paraîtra donc très humide.
Abaissons encore la température de 5°
C, nous avons atteint le point de saturation, le point de rosée, correspondant
à l'humidité absolue 15, car l'air à 15° ne peut contenir au maximum
que 15 g par m3; son humidité relative
est maintenant maximum : 15/15 =1, soit 100, sur l'échelle de l'hygromètre.
A partir de ce moment, si l'air continue à se refroidir, il déposera
son excédent sous forme de gouttelettes d'eau, nuage,
brouillard ou rosée,
et l'excédent augmentera tant que la température diminuera.
Les traités de météorologie donnent
une table indiquant pour chaque poids de vapeur par m3
d'air le point de rosée correspondant, c.-à -d. la plus basse température
à laquelle l'air puisse descendre sans perdre de son humidité sous forme
d'eau. Plus la quantité d'humidité est petite, plus le point de rosée
est bas. Un mètre cube d'air qui ne contiendrait que 1/2 g de vapeur ne
déposerait d'eau - sous forme de cristaux de glace - qu'à 20°C et même
davantage au-dessous de zéro. Pour 5 g de vapeur, son point de rosée
serait à 6°C au-dessus; pour 10 g, 11°C; pour 20 g,17° C; pour 30 g,
29° C; pour 35 g, 32°C; pour 44 g, 36 °C, etc., en chiffres ronds.
La quantité d'eau contenue dans l'atmosphère
diminue très rapidement avec l'altitude; cela s'explique facilement par
les condensations, sous forme de cristaux de glace, qu'amène le froid
dans les hautes régions. De même, si on compare les diverses parties
du globe, on trouvera le maximum d'humidité absolue, de tension de la
vapeur d'eau, dans les régions intertropicales; le minimum dans les régions
polaires. La distribution des lignes d'égale tension de vapeur sur tout
le globe monte et descend avec le soleil; elle est fort analogue à celle
des isothermes.
Il y a quelques irrégularités, par exemple
l'influence desséchante des déserts de sable,
l'influence inverse des courants d'eau chaude
sur les océans. La distribution de l'humidité
relative avec l'altitude est variable avec les saisons;
elle passe par un maximum dans la région des nuages
moyens pour diminuer ensuite très rapidement. Sur la surface du globe,
elle est encore plus variable avec les lieux et les saisons. Sur la mer,
elle ne varie guère qu'entre 70° et 80°. (E. D.-G.). |
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