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Hayastani Hanrapetut'yun |
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La République
d'Arménie Les provinces de la République d'Arménie
L'actuelle Arménie correspond à l'ancienne
Arménie russe, devenue ensuite République soviétique d'Arménie, dont
elle a conservé les frontières lors de son accession à l'indépendance
en 1991 ( L'Arménie est sillonnée dans tous les sens par un grand nombre de rivières et de torrents, couverte de lacs très considérables, hérissée partout de hautes montagnes qui rendent le terrain extrêmement difficile, et divisée en une quantité de vallées profondes qui forment autant de petits cantons distincts. Le sol de l'Arménie a subi de grands bouleversements tectoniques. Les séismes sont fréquents, et parfois très destructeurs, comme celui du 7 décembre 1988 (magnitude 6,9) qui a fait près de 30 000 victimes et plus de 500 000 sans-abri. Les pierres volcaniques, les sources thermales, et les cratères attestent aussi que là furent jadis des volcans. La culture n'est guère possible que par
irrigation (Erevan Géographie physique de l'ArménieOrographie du Massif arménien.Karl Bitter dit avec raison que l'Arménie, considérée dans son ensemble, est une "île-montagne". Tout le pays, en effet, est un massif de 1500 m d'altitude moyenne; les ramifications des chaînes qui le traversent découpent le pays en vallées, entre lesquelles les communications sont difficiles, et que couronnent des pics d'une grande altitude. Vers les cours supérieurs de l'Euphrate et du Tigre, des rameaux montagneux s'abaissent, par gradins successifs, par-delà la Turquie d'Asie, jusqu'aux plaines de l'Irak.
Si l'on part du Sud pour remonter vers le Nord, on gravit donc une suite d'assises, un gigantesque escalier jusqu'au moment où, arrivé à l'extrémité du Massif arménien, on domine brusquement les rives de la mer Noire et de la Caspienne. On peut rattacher à quatre chaînes principales l'ensemble de ce système orographique : 1° Un premier rameau part de l'Ararat (en Turquie) et se dirige du Sud-Est au Nord-Ouest; l'un de ses chaînons latéraux est connu sous le nom de Soghanli-Dagh;Le Massif d'Arménie domine les communications de cette partie de l'Asie. Erzouroum Hydrographie.
Léonce Alischan, dans la Topographie de la Grande-Arménie qu'il a publiée à la suite de sa Géographie politique, Venise, 1853, in-4, divise en sept groupes « les lieux des sources, c. -à -d. les lieux d'où descendent les grands fleuves de l'Arménie » : 1° La Haute-Arménie, où prennent leur source le Tchorouk, l'Euphrate et l'Aras. Le Tchorouk, sorti des montagnes de Sber, se jette dans la mer Noire, entre Gounié et Batoum.Climat, flore et faune.« Le Iép'rad (Euphrate, Fourat) naît du mont Doumlou, au Nord de Garin (Erzéroum); il porte d'abord la nom de Siyah-Djou, ou Kara-Sou (Eau-Noire); dans la plaine de Garin, il s'unit à un autre bras qui descend des montagnes à l'Ouest (la rivière de Sartcham), prend le nom commun de Siyah-Djou, ou Kara-Sou (Eau-Noire) et tend vers l'Ouest. Après avoir traversé la plaine de Garin, il pénètre au Sud, dans le district de Terdjan, dont il reçoit la rivière à gauche, c. -à -d. du côté de l'Est; ensuite, il prend la dénomination d'Euphrate, et, se dirigeant vers le Sud-Ouest, jusqu'à Erzenga et Kiébà n-Mâdèn, il sépare la Grande-Arménie de la Petite-Arménie. A droite, il reçoit le Kaïl (Lycus), le Komer-sou, le Kourou Tchaï, le Kara-bounar, le Kourma et autres rivières de la Petite-Arménie. A gauche, son affluent le plus considérable est le Bingöl-Sou. Un peu au-dessus de KiébanMaden, il reçoit un autre affluent important, l'Euphrate armé, nien (Aradzâni), Mourad-Tchaï ou Mourad-Sou, qui vient de l'Est, du côté de Pakrévant, Grossi par ce tribut, il roule ses ondes vers le Sud, puis vers l'Ouest et forme un grand coude au mont Mouchèr, dont il entoure la base; ensuite, il tourne au Sud-Est en bornant le territoire arménien jusqu'au mont Mihrab. Là , après avoir reçu le Kizil-Tchébouk, sur la gauche, il continue vers le Sud-Ouest en dehors de la Grande-Arménie, roulant entre la Petite-Arménie et l'Euphrate, et se précipitant, par une suite de cataractes, à travers des défilés et des vallées sans s'écarter des confins de l'Arménie. A partir de la vallée de Biredjik et au dessous, il tourne au Sud-Est et, suivant toujours la mème direction. il va, hors l'Arménie, arroser la Mésopotamie ». (Alischan, op. cit.).Quant à l'Aras (l'ancien Araxe, Iérask), qui a son cours tout entier en Arménie, et qui reçoit un certain nombre d'affluents, il se jette dans la mer Caspienne après sa jonction avec le Kour (ancien Cyrus); Bien que la position géographique de l'Arménie comporte le climat des zones tempérées, le froid qui y règne pendant huit mois de l'année (d'octobre à mai) est beaucoup plus sensible que celui qui se fait sentir dans des régions plus septentrionales de l'Europe : dans la Haute-Arménie, la neige tombe sans discontinuer durant cette période; à Erevan Il faut remarquer aussi que les plaines fertiles sont à des hauteurs très variables et que, par suite, les conditions de la vie animale varient parfois de province à province. La végétation
est riche : on cultive le froment, le seigle,
l'orge, la vigne, l'abricotier,
le prunier, le grenadier, le pommier,
le poirier, le pêcher,
le mûrier, le melon et la pastèque; dans quelques endroits croissent
l'olivier, le caroubier, le figuier, le cotonnier, le sésame, le tabac;
ailleurs, on trouve des plantes médicinales et tinctoriales.
Le plateau arménien au début du XXe siècle : caravane aux environs d'Erevan. Les bords des rivières et des étangs sont peuplés d'oiseaux aquatiques : arôs, cygne ordinaire, geai, courlis, oie et canards sauvages, etc. La bécasse, la caille, la perdrix, le faisan, le moineau abondent, et les mammifères sauvages ou domestiques sont nombreux : gazelles à longues cornes, sangliers, loups, renards, chacals, onagres, lynx, etc. L'Arménie est riche en bétail. Le miel
des provinces méridionales est savoureux et, quant aux poissons,
ils pullulent, paraît-il, dans les bassins lacustres. Signalons, parmi
les espèces entomologiques, un gros scorpion, très nuisible, et des moucherons
d'Erevan Nous les compléterons ces renseignements par les lignes suivantes empruntées à Elisée Reclus. « L Arménie, dit-il, est un des pays de l'Asie occidentale où les arbres fruitiers donnent les produits les plus savoureux et où les botanistes croient avoir retrouvé la patrie d'espèces nombreuses, entre autres la vigne et le poirier. [...] Dans l'intérieur des terres, les montagnes sont presque toutes dépouillées de végétation arborescente; on ne voit que rochers et pâturages. Maint district n'a d'autre combustible que la bouse de vache Les fauves, qui appartiennent aux mêmes espèces que ceux des montagnes de Transcaucasie, manquent de retraites sur ces espaces nus ou gazonnés; presque toutes les pentes sont le domaine des bergers et de leurs moutons à grosse queue, gardés par des chiens à demi sauvages, plus dangereux souvent que l'ours ou le loup. Les chevaux sont de belle race, mais ils le cèdent en force aux chevaux turkmènes et en grâce des mouvements aux animaux persans; quoique pleins de feu, ils sont toujours d'une extrême douceur Les pâtis de l'Arménie turque, plus herbeux que ceux de la Perse, à cause de la plus grande humidité de l'air et de l'abondance des sources, nourrissent des milliers de bêtes qui servent à l'alimentation de Constantinople et des nombreuses cités de l'Asie Mineure. » Géographie humaine de l'ArménieDémographie.La population de l'Arménie s'élève officiellement à environ 2,9 millions d'habitants selon les estimations récentes, bien que le chiffre réel puisse être inférieur en raison d'une émigration significative non toujours entièrement comptabilisée. Historiquement, la population a atteint un pic à la fin de la période soviétique. Elle dépassait alors les 3,5 millions d'habitants, avant de connaître un déclin marqué après l'indépendance en 1991, principalement sous l'effet de la crise économique, du conflit du Haut-Karabakh et de l'ouverture des frontières qui a favorisé un exode important. Le taux de natalité est relativement bas, avec un indice synthétique de fécondité qui se situe en dessous du seuil de remplacement (autour de 1,6 à 1,7 enfant par femme). Bien que le taux de mortalité soit modéré, le solde naturel (naissances moins décès) est faible et peut être légèrement positif ou négatif selon les années. Cependant, c'est le solde migratoire qui a l'impact le plus profond et le plus négatif sur l'effectif de la population. L'émigration, principalement économique, touche particulièrement les jeunes adultes et les personnes qualifiées, entraînant une unfuite des cerveaux et un vieillissement relatif de la population restante. Cette émigration se dirige majoritairement vers la Russie, mais aussi vers l'Europe et l'Amérique du Nord. La structure par âge reflète ces tendances : la proportion de personnes âgées augmente progressivement, tandis que celle des jeunes diminue, bien que l'Arménie conserve une proportion de jeunes plus élevée que certains pays d'Europe occidentale. La capitale, Erevan, est le centre névralgique du pays et regroupe à elle seule une part très importante de la population totale, souvent estimée à plus d'un tiers, voire près de la moitié si l'on inclut sa banlieue immédiate. Cette primauté d'Erevan crée un déséquilibre marqué entre la capitale, qui concentre l'activité économique, culturelle et politique, et les autres régions et villes du pays. Les autres villes importantes comme Gyumri et Vanadzor sont beaucoup plus petites. Les zones rurales, bien qu'occupant une grande partie du territoire, abritent une population moins dense et souvent confrontée à des difficultés économiques et d'accès aux services, ce qui alimente également l'exode rural vers Erevan ou l'étranger. La densité de population varie considérablement entre la région d'Erevan, très dense, et les régions montagneuses périphériques, beaucoup moins peuplées. Environ 98% de la population sédentaire est d'origine arménienne. Les minorités ethniques sont peu nombreuses et comprennent principalement des Yézidis, des Russes, des Kurdes, des Assyriens, des Ukrainiens et des Grecs, qui vivent généralement dans des régions spécifiques ou dispersées dans les centres urbains. Quelques-unes des principales villes de l'Arménie
Culture. Située au carrefour de l'Europe et de l'Asie, l'Arménie a développé une culture distincte, marquée par une résilience remarquable face aux défis historiques. Au coeur de cette identité culturelle se trouve sa religion. L'Arménie a été la première nation à adopter le christianisme comme religion d'État en 301 ap. JC, établissant l'Église apostolique arménienne. Cette religion a été le pilier de l'unité et de la préservation culturelle à travers les âges, en particulier pendant les périodes de domination étrangère. L'architecture religieuse arménienne, avec ses églises en pierre robustes aux dômes coniques et aux motifs complexes, témoigne de cette dévotion profonde et d'une ingéniosité architecturale particulière. L'alphabet arménien, créé en 405 ap. JC par Saint Mesrop Mashtots, est un autre fondement essentiel de la culture. Sa création a non seulement permis la traduction de la Bible et le développement d'une littérature nationale, mais il a aussi joué un rôle important dans la préservation de la langue et de l'identité arméniennes à une époque où la nation était menacée. La langue arménienne, qui appartient à une branche indépendante de la famille indo-européenne, est parlée sous deux formes principales (orientale et occidentale) et est un puissant lien unissant les Arméniens du monde entier. Le russe reste une langue importante, largement comprise par une partie de la population, en particulier les générations plus âgées, et utilisée dans les relations avec la Russie. L'anglais gagne en importance, surtout parmi les jeunes et dans les milieux d'affaires et touristiques. L'art arménien est d'une grande diversité. Les khachkars, ou pierres à croix, sont peut-être l'une des expressions artistiques les plus emblématiques de l'Arménie. Ces stèles sculptées dans la pierre, ornées de croix finement travaillées entourées de motifs géométriques et végétaux, sont présentes partout dans le paysage arménien et sont considérées comme une forme d'art unique, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. L'art de la miniature, en particulier pour l'illustration de manuscrits religieux, est également une tradition ancienne et sophistiquée. La musique occupe une place importante, du duduk mélancolique, un instrument à anche double à la sonorité unique, aux chants folkloriques qui racontent l'histoire et les légendes, en passant par une tradition de musique classique et contemporaine florissante. L'artisanat, comme le tissage de tapis colorés et complexes, la poterie et la joaillerie, perpétue également des techniques ancestrales. La famille est considérée comme le pilier de la société, et l'hospitalité est une vertu sacrée. Les visiteurs sont accueillis avec une chaleur et une générosité sincères. Les fêtes et les célébrations, qu'elles soient religieuses ou séculières, sont souvent accompagnées de musique, de danse (comme le kochari ou le shalakho) et de banquets. La cuisine arménienne est savoureuse et variée, mettant l'accent sur des ingrédients frais, des herbes aromatiques et des épices. Des plats emblématiques comme le lavash (pain traditionnel cuit dans un four en terre, le tonir), le khorovats (brochettes de viande grillée), le dolma (feuilles de vigne farcies) et divers ragoûts et soupes riches font partie intégrante de l'expérience culturelle. Le café arménien, épais et aromatique, et les cognacs arméniens sont également réputés. Enfin, la mémoire collective et la résilience sont des traits fondamentaux de la culture arménienne. L'histoire du peuple arménien est marquée par des épreuves, notamment le génocide arménien de 1915, qui a entraîné la dispersion d'une grande partie de la population et l'émergence d'une diaspora mondiale significative. Cette histoire tragique a renforcé le sentiment d'identité et le désir de préserver l'héritage culturel. La diaspora joue un rôle vital dans le maintien des liens culturels et dans la promotion de la culture arménienne à l'échelle internationale. Economie.
Depuis l'éclatement de l'Union soviétique
Erevan et le mont Ararat. L'Arménie est particulièrement tributaire
de la Russie, dont dépendent encore la plupart
des infrastructures clés, en particulier dans le secteur de l'énergie.
Ainsi, le système de distribution d'électricité a été privatisé en
2002 et acheté par le RAO-UES russe en 2005. La construction d'un pipeline
pour transporter le gaz naturel de l'Iran à l'Arménie a été achevée
en décembre 2008, mais il est peu probable d'importantes quantités de
gaz circule à travers, jusqu'à ce que la rénovation de la centrale thermique
d'Erevan Le grave déficit commercial du pays a été quelque peu compensé par l'aide internationale, les transferts des Arméniens travaillant à l'étranger, et les investissements directs étrangers. L'Arménie a rejoint l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en janvier 2003. Le gouvernement a apporté quelques améliorations dans l'administration fiscale et douanière ces dernières années, mais les mesures anti-corruption ont été inefficaces et la récession économique a entraîné une forte baisse des recettes fiscales et forcé le gouvernement à emprunter auprès de la Russie, du FMI et d'autres institutions financières internationales.
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