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V
Vagin, du latin vagina = gaine. - Canal auquel aboutit le col de l'utérus, et qui s'ouvre dans la vulve. - Le vagin, qui est l'organe femelle de l'accouplement, a une forme cylindrique un peu aplatie d'avant en arrière, à paroi contigues dans l'état de vacuité. Sa longueur moyenne est de 12 centimètres : il est très extensible. 

Vaisseau (Planche anatomique : angéiologie). - Les vaisseaux (vasa) en anatomie sont les canaux dans lesquels circulent les liquides de l'organisme. L'ensemble des vaisseaux artériels constitue le système vasculaire à sang rouge; l'ensemble des vaisseaux veineux, le système vasculaire à sang noir; l'ensemble des vaisseaux lymphatiques (y compris les ganglions), le système vasculaire à sang blanc (système des vaisseaux absorbants, lymphatiques généraux et chylifères).

Vaisseaux capillaires. - Petits vaisseaux extrêmement fins, intercalés entre les dernières ramifications des artères et celles des veines, et par l'intermédiaire desquels se font les échanges organiques.

Vaisseaux courts (vasa breviora). - Branches de l'artère splénique et de la veine splénique qui vont au grand cul-de-sac de l'estomac. Ils sont compris dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-splénique. (C. D.).

En botanique, on donne le nom de vaisseaux aux éléments allongés mis en communication les uns avec les autres par la destruction des cloisons transversales qui, à l'état jeune, séparaient leurs extrémités contiguës. On distingue des vaisseaux poreux, ponctués, scalariformes, annulaires et spiraux. Les expériences de Dutrochet ont montré que l'ascension des liquides venant du sol se fait au début du printemps par les gros tubes de la vigne, tandis que plus tard, pendant l'été, quoique l'ascension continue à se aire, les gros tubes ne renferment plus que de l'air. Les Cryptogames vasculaires et les Phanérogames possèdent seuls des vaisseaux. Cependant chez certains Cryptogames cellulaires (Mousses), on trouve des cellules disposées en filet et formant des nervures qui paraissent être la première ébauche d'un appareil vasculaire. (Dr L. Laloy).

Valve, valva des Latins, qui signifie battant de porte on de fenêtre. - Employé d'abord, en zoologie, pour désigner les deux pièces d'une coquille bivalve, ce mot a ensuite été étendu, sans qu'il y ait similitude, à toute pièce solide qui revêt le corps d'un mollusque, d'où sont venues les dénominations d'univalve, bivalve, multivalve données aux coquilles à une, deux ou plusieurs pièces. Elles servent en général de caractères pour distinguer les groupes. - En botanique, on appelle valves les différentes pièces qui entrent dans la formation des péricarpes et qui le plus souvent s'ouvrent et s'isolent au moment de la maturité. On a encore donné ce nom, mais improprement, aux diverses folioles qui entrent dans la composition des spathes, aux folioles ou bractées des glumes des graminées. Ainsi on dit une spathe univalve, bivalve, etc.

Valvule, valvula. - Nom donné à divers replis membraneux que l'on rencontre dans les vaisseaux, particulièrement dans les veines et les Lymphatiques, et dans certains organes creux, ayant pour usage soit de diriger ou de retarder le cours des liquides, soit de s'opposer au mouvement rétrograde qu'ils pourraient éprouver. Ainsi on, peut signaler la valvule iléo-cœcale, la valvule pylorique et les valvules du coeur, telles que la valvule mitrale, à l'ouverture auriculo-ventriculaire gauche, la valvule tricuspide ou triglochine, à l'ouverture auriculo-ventriculaire droite; les valvules sigmoïdes, à l'orifice de l'aorte et à celui des artères pulmonaires; la valvule d'Eustache, à l'orifice de la veine cave inférieure.
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Valvule mitrale.
Valvule mitrale et ses piliers.
1, piliers. - 2, cordelettes tendineuses.
 - 3, valvule mitrale.

Vasculaire ou vasculeux, du latin vasculum = vaisseau. - Qui appartient aux vaisseaux : membrane vasculaire. Formé de vaisseaux : tissu vasculaire. - Plantes vasculaires, plantes dont le tissu possède des vaisseaux.

Végétation. -  Développement, accroissement progressif des parties constituantes des végétaux. - Ensemble des végétaux d'une région (Flore). 

Végétaux. - Organismes vivants parmi lesquels on range des procaryotes (bactéries, archées) et des eukaryotes (algues, champignons, bryophytes, plantes vasculaires)

Veine. -  Vaisseau qui reçoit le sang à sa sortie des capillaires et le conduit au coeur. Les veines sont fort nombreuses; elles sont superficielles ou profondes. Elles présentent de distance en distance des valvules, sortes de soupapes, qui empêchent le sang de retourner vers la périphérie. La progression du sang dans les veines se fait par l'arrivée constante du sang des capillaires et par les pressions produites par les contractions musculaires qui forcent le sang à refluer vers le coeur, puisque les valvules ne lui permettent pas de retourner en arrière. Tout le sang des veines vient aboutir à la veine cave supérieure et à la veine cave inférieure; il faut cependant signaler la veine porte, qui reçoit le sang veineux des viscères abdominaux, et les veines pulmonaires, qui reçoivent du poumon du sang rouge oxygéné.

Venin. - Un grand nombre d'animaux possèdent des appareils à venin constituant des armes de défense. Le dispositif de ces appareils varie avec les espèces. Chez les insectes, c'est généralement du coté de l'appareil génital que l'on trouve le système venimeux, tels l'aiguillon et la glande de l'abeille. Cependant l'araignée possède son appareil venimeux dans la cavité buccale. Certains poissons, comme la vive, le machoiron, ont des nageoires dorsales garnies d'épines manies d'un appareil venimeux. Les batraciens crapaud, salamandres, etc., possèdent des glandes cutanées venimeuses; les serpents ont un système dentaire organisé spécialement pour permettre l'inoculation dans la plaie du venin sécrété par une glande labiale. Parmi les mammifères, certains rongeurs et l'ornithorynque possèdent également du venin. - Les premières recherches sur le venin des serpents ont été faites en 1843 par le prince Lucien Bonaparte; il vit que le principe toxique était précipitable par l'alcool et lui donna le nom de vipérine. En 1860, Weir Mitchel reconnut que la substance active était de nature albumineuse, et depuis on a été conduit à admettre l'existence de plusieurs substances différentes du groupe des protéines, d'une toxicité variable.

Ventouses. - Organes de succion dont sont pourvus certains animaux et qui leur servent pour saisir leur proie, pour s'attacher aux corps extérieurs ou pour se mouvoir. C'est ainsi que les mollusques céphalopodes ont leurs tentacules garnies de nombreuses ventouses ou suçoirs, que les sangsues aident leur locomotion au moyen des ventouses dont elles sont pourvues à chacune de leurs extrémités.

Ventre, Venter, synonyme d'abdomen. - On désigne aussi quelquefois sous ce nom une partie renflée d'un organe, c'est ainsi que les deux portions du muscle digastrique ont été nommées Ventre antérieur et Ventre postérieur de ce muscle.

Ventricule. - Ce nom a été quelquefois employé comme synonyme d'Estomac; il sert aussi à désigner les excavations latérales résultant du rapprochement des cordes ou replis du Larynx; on appelle encore Ventricules les cavités à parois contiguës qu'on observe dans l'Encéphale; enfin ce mot désigne encore plus spécialement les deux grandes cavités du coeur.

Ver. - Les noms Ver et Vers sont employés vulgairement pour désigner un certain nombre d'invertébrés appartenant en fait à des divisions très diverses (Nématodes, Annélides, etc.). On applique aussi ce mot au larves de la plupart des insectes.

Verge Pénis

Verger. - Un verger est un champ planté d'arbres fruitiers à haute tige et dans lequel la culture se fait de façon extensive; le verger planté sur prairie est souvent nommé préverger; planté sur un champ soumis à la culture courante des plantes agricoles, il reçoit encore le nom de verger agreste. La plantation est ordinairement effectuée en lignes et sur défoncement partiel; la végétation se développe à peu près librement; on taille seulement pendant les trois ou quatre premières années pour former la tête des arbres, on se contente ensuite d'élaguer tous les deux ou trois ans; la récolte est généralement bisannuelle, quelquefois même trisannuelle; les fruits sont moins beaux et de plus petit volume, la maturation est moins précoce et moins régulière que dans les jardins fruitiers : enfin la production maximum se fait attendre longtemps, vingt-cinq ans et plus, après la plantation.

Vermiculaire (zoologie, physiologie). - Epithète par laquelle on caractérise certains objets qui ont du rapport avec les Vers. - Appendice vermiculaire, vermiforme ou caecale. Mouvement vermiculaire; on a donné ce nom aux contractions successives des fibres musculaires de l'intestin, parce qu'elles sont analogues au mouvement de vers. Pouls vemiculaire; on appelle ainsi le pouls qui donne au doigt une sensation onduleuse et faible qui ressemble à la reptation des vers.

Vertébral, -ale. - Qui a rapport aux vertèbres, par exemple la colonne vertébrale, le segment vertébral.
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Vertèbre. - Chacun des petits os formant I'épine dorsale : les vertèbres sont percées d'un trou par où passe la moelle épinière. - Le nombre et la forme des vertèbres peuvent varier, mais elles présentent toujours des caractères constants, et elles sont le type distinctif de tout un embranchement du règne animal, l'embranchement des vertébrés, qui comprend les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons. Chez l'humain, on distingue vingt-quatre vertèbres vraies, placées les unes au-dessus des autres et reliées par des disques fibro-cartilagineux : les disques intervertébraux. Elles se divisent en trois groupes : sept vertèbres cervicales, dont les deux premières, modifiées pour supporter la tête, prennent le nom d'atlas et d'axis; douze dorsales, supportant douze paires de côtes, et cinq lombaires. A ces vertèbres typiques il faut ajouter d'autres vertèbres atrophiées et soudées, constituant le sacrum et le coccyx. Dans toute vertèbre, on distingue : un corps, en arrière duquel, rattaché par deux pédicules, se trouve un arc osseux circonscrivant un trou, ou mieux un canal, le trou vertébral. Tout autour sont des saillies ou apophyses. L'ensemble des corps superposés constitue le rachis ou colonne vertébrale, sur laquelle les membres prennent leur point d'appui. L'ensemble des trous vertébraux forme le canal médullaire, qui renferme la moelle épinière.

Vertébrés. - Se dit des animaux qui ont des vertèbres, par opposition â ceux qui n'en ont pas. C'est une grande division du règne animal, renfermant les mammifères, les oiseaux, les batraciens, les reptiles, les poissons et les agnathes. Les caractères essentiels des vertébrés sont le squelette osseux ou cartilagineux et un système nerveux. Les os servent de charpente solide pour les parties molles et sont toujours internes ou tout au moins recouverts par une couche musculaire mince et par la peau. La colonne vertébrale chez les types inférieurs n'est pas composée de vertèbres calcifiées, mais est une corde cartilagineuse, dite corde dorsale ou notocorde, ont les prolongements dorsaux constituent une gaine pour la moelle épinière. Les membres sont en général au nombre de quatre une paire dite thoracique et une paire dite pelvienne, mais ils subissent des modifications profondes suivant les classes et constituent tantôt des nageoires, tantôt des ailes, tantôt des pattes. Le système nerveux, qui atteint son plus haut degré chez les mammifères et l'humain en particulier, a pouur appareil principal l'encéphale ou cerveau, abrité dans la boîte cranienne et se continuant en une moelle épinière. Il existe une complication extrême dans les divers appareils nerveux affectés aux organes des sens. L'appareil circulatoire a pour organe essentiel le coeur : la respiration, branchiale chez les formes purement aquatiques, est pulmonaire chez les vertébrés terrestres; mais certains poissons dipnoïques et certains, batraciens possèdent les deux sortes d'organes. Le système digestif est toujours commandé par deux orifices distincts et éloignés l'un de l'autre. Enfin, sauf de rares exception, les vertébrés ont des sexes séparés et, à part les mammifères, sont ovipares.

Vertex. - Mot latin  que  l'on emploie  pour désigner le sommet de la tête; on l'appelle, encore sinciput.

Verticille. - L'ensemble des feuilles ou des branches insérées à la même hauteur porte le nom de verticille. Le verticille le plus simple est composé de deux feuilles situées l'une en face de l'autre. Dans ce cas, les feuilles ou les branches sont dites opposées, et leur disposition générale est dite verticellée. Si le verticille a trois feuilles, celles-ci sont dites ternées. Les pièces florales sont généralement disposées en verticilles. (W. R.).

Verumontanum. - Chez les mammifères, membrane interne formant un renflement ou pli longitudinal, qui se trouve au point où les canaux déférents, et en général les canaux excréteurs des glandes séminales, accessoires et prostatiques, s'ouvrent dans le canal de l'urètre; il renferme quelquefois un profond cul-de-sac, comme chez I'Eléphant

Vésical, -ale , qui a rapport à la vessie. - Exemples : les artères vésicales, leur nombre et leur origine sont variables; elles viennent surtout de l'hémorrhoïdale, de l'iliaque interne, etc.; le trigone vésical.

Vésicule. - Petite vessie, petite poche. - Vésicule adipeuse : vésicule pleine de graisse. - Vésicule auditive : Vésicule détachée de l'ectoderme et donnant naissance au labyrinthe membraneux.- Vésicule de Baer : l'ovule dont on attriube la découverte à Baer (1827), mais qu'avaient vu avant lui De Graaf, Prévost et Dumas. - Vésicule biliaire. - Vésicule blastodermique. - Vésicule cérébrale : le cerveau embryonnaire qui est d'abord en forme de vésicule à paroi mince. - Vésicule de Graaf. - Vésicule oculaire : expansion creuse du cerveau embryonnaire d'où dérivent la rétine et le nerf optique. - Vésicule ombilicale : le sac vitellin. - Vésicule pulmonaire : les alvéoles des acini du poumon. - Vésicules séminales : les deux pochettes annexées aux canaux déférents. (Ch. D).

Vessie. - Sac membraneux, qui reçoit et contient l'urine. La vessie occupe la partie antéro-supérieure de la cavité pelvienne en avant du rectum chez l'homme, en avant de l'utérus chez la femme. Vide, elle a une forme triangulaire. En arrière, elle reçoit les uretères; en avant et en bas, elle s'ouvre dans l'urètre par une partie amincie, le col, qui est entoure par la prostate chez l'homme.  

Vessie natatoire. - Poche remplie de gaz que l'on trouve dans l'abdomen de la plupart des poissons et qui leur sert à s'équilibrer dans l'eau aux différentes profondeurs.

Vestibule, petite cavité ovoïde, située dans l'os temporal, au centre du  rocher entre la caisse du tympan à la partie moyenne de l'oreille laquelle il répond et le conduit auditif interne, d'une part, d'autre part entre les canaux demi-circulaires et le limaçon. Son diamètre n'est guère que de 4 à 5 mm.

Vidien, -ienne. - On appelle trous vidiens, deux conduits percés à la base des apophyses-ptérygoïdes de l'os sphénoïde, parce qu'ils ont été découverts par Vidus (ou Vidius), médecin de Florence. Ils livrent passage à des vaisseaux et des nerfs que l'on a désignés sous les noms de vidiens ou ptérygoïdiens.

Vincétoxine. -  Glucoside solide, incristallisable, trouvé dans la solution aqueuse de l'extrait hydro-alcoolique des racines d'asclépias ou dompte-venin (vincetoxicum officinal). Ses effets physiologiques sont presque nuls.

Virion : particule virale individuelle à l'extérieur d'une cellule hôte.

Viroïde: pathogène végétal qui ne produit qu'un seul ARN spécifique.

Virus. - Micro-organisme acellulaire se reproduisant en infectant des cellules d'autres organismes (parasite absolu). La classification de Baltimore répartit les virus dans sept groupes-: 1° groupe I : virus avec un génome d'ADNdb (db = double brin); 2° groupe II : virus avec un génome ADNsb (sb = simple brin); 3° groupe III: virus avec un génome d'ARNdb : 4° groupe IV : virus avec un génome d'ARNss à polarité positive; 5° groupe V: virus avec un génome d'ARNsb à polarité négative; 6° groupe VI: virus avec un génome d'ARNsb converti en ADNdb par transcriptase inverse; 7° groupe VII : virus avec un ARNm (=ARN messager) simple brin converti en ADNdb pour la réplication du génome.

Virus oncogène. - Virus qui a la capacité de provoquer le cancer.

Virus oncolytique. - Virus conçu pour infecter et tuer spécifiquement l'agent pathogène des cellules cancéreuses ayant la capacité de provoquer des maladies.

Viscères. - Sous ce nom on désigne en principe les organes des cavités crânienne, thoracique et abdominale, mais plus spécialement ceux qui sont logés dans la cavité abdominale et servent à la digestion.

Vision. - Perception par l'organe de la vue. La vision est une sensation particulière qui nous révèle la présence des corps et nous donne la notion de leur forme et de leur couleur. Elle exige un excitant qui est la lumière et un appareil (l'oeil) destiné à recevoir la sensation. Les différentes parties constituantes de l'oeil concourent au phénomène ultime, qui est la vision; mais chacune d'elles a une fonction déterminée. Très schématiquement, on peut ramener l'ensemble de ces organes à une lentille, donnant une image renversée d'un objet placé en avant, sur une membrane sensible et nerveuse, la rétine, qui reçoit l'impression lumineuse et la transmet au cerveau en la redressant. L'iris, par ses contractions, ses dilatations, gradue l'intensité lumineuse qui passe à travers la pupille. Le cristallin, sous l'influence des muscles ciliaires, modifie ses courbures, s'accommode, pour que l'image de l'objet se lasse au point sensible de la rétine. L'ensemble de ces phénomènes constitue la vision monoculaire ou par un seul oeil. Ajoutons que pour que l'image de l'objet se fasse toujours au point le plus sensible de la rétine (tache jaune), les muscles déplacent l'oeil par des mouvements de rotation. 

Vitelline, du latin vitellus, jaune d'oeuf. - Substance azotée contenue dans le jaune d'oeuf, examinée pour la première fois par Dumas et Cahours, qui lui ont donné ce nom. On l'isole facilement en traitant à plusieurs reprises, par l'éther, le jaune d'oeuf cuit, débarrassé de ses membranes et grossièrement fragmenté; l'éther le débarrasse de ses matières grasses, et le résidu est la vitelline, sous forme d'une poudre blanche ayant la composition de l'albumine, et n'en différant que par quelques propriétés peu importantes.

Vitellocytes. - Eléments, plus ou moins nettement limités, chargés de sphérules grasses, qui apparaissent dans le vitellus blanc (latébra de l'oeuf de poule notamment) et se transforment en cellules des feuillets, avec différenciation progressive de la chromatine et des noyaux aux dépens des matières lécithiques, ainsi que l'ont montré Lavdowski et Tischutkin.

Vitellogène. - Glande qui, chez les animaux possédant des oeufs composés, comme les Cestodes, les Trématodes, etc., fournit les cellules vitellines.Ces cellules renferment les réserves alimentaires qu'utilise la cellule-oeuf proprement dite, fournie par la glande germigène. L'oeuf composé est donc formé d'une cellule-ceuf (qui seule est fécondée et donne naissance à l'embryon) et de plusieurs cellules vitellines; cet ensemble est entouré de membranes secondaires, qui isolent l'oeuf composé.

Vitellus. - Ensemble des substances qui constituent l'oeuf, en dehors du noyau et de la membrane d'enveloppe. Il y a deux sortes de vitellus : le vitellus formatif ou cytoplasme proprement dit, formé de matière plastique, vivante, qui seul forme l'embryon, et le vitellus nutritif, deutoplasme ou lécithe, qui est formé de matières non vivantes : albumine, graisse, hydrate de carbone, destinées à la nutrition des blastomères et de l'embryon. C'est la quantité et la distribution du vitellus nutritif qui servent à classer les oeufs chez les animaux. Enfin, dans les oeufs des oiseaux en particulier, on distingue, dans le vitellus nutritif, le vitellus jaune et le vitellus blanc, lesquels se différencient l'un de l'autre par leur coloration, leur structure, les dimensions de leurs granulations et leur rôle.

Vitré (corps, humeur). - Une des composantes de l'oeil (corps hyaloïde).

Vivaces (plantes), en latin vivace, perennis, qui vit longtemps. - On donne ce nom aux plantes dont l'existence se prolonge au delà de deux années, autrement elles sont dites annuelles. Parmi les plantes vivaces, il y en a dont les tiges ariennes périssent chaque année à l'époque où cesse la végétation, de sorte que la vie se conserve seulement dans la portion souterraine du végétal, d'où partiront au printemps de nouvelles pousses aériennes; on les désigne généralement sous le nom de plantes à tige annuelle et à racine vivace. Dans ce cas, les tiges n'ont jamais le temps de devenir ligneuses. Les autres végétaux vivaces, dits aussi pérennes, ont une tige qui devient ligneuse et qui dure autant que la plante; ce sont les arbrisseaux, les arbustes, les arbres

Vivipares, vivipara, du latin vivus, vivant, et parere, mettre au jour. - Ce sont les animaux qui mettent au jour leurs petits vivants et débarrassés des enveloppes de l'oeuf (Ovipares, Ovovivipares). 

Vocal, -ale, qui a rapport à la voix. - L'appareil vocal ou qui sert à la production de la voix se nomme larynx. Les cordes vocales sont des replis membraneux du larynx.

Voies, Viae. - On a donné ce nom à différents conduits de l'organisme des animaux; ainsi les voies aériennes sont les divers canaux servant à la respiration pulmonaire; les voies digestives sont constituées par la série des organes creux de la digestion, bouche, oesophage, estomac, intestins. On dit encore les voies biliaires, les voies lacrymales, les voies urinaires, etc.

Voile du palais. - Demi-cloison mobile, membraneuse, qui, suspendue au bord postérieur de la voûte du palais, forme comme une espèce de rideau la communication de la bouche avec le pharynx. Il est concave en devant, adhère postérieurement à la lame horizontale des os-palatins, se continue latéralement avec le pharynx, et est libre par son bord inférieur, du milieu duquel descend un appendice conoïde nommé luette.  De chaque côté de la luette le bord inférieur du voile du palais présente une espèce d'arcade et donne naissance en dehors à deux replis nommés piliers, rapprochés l'un de l'autre supérieurement et séparés inférieurement par les amygdales; les piliers antérieurs se terminent sur les parties latérales de la base de la langue, les postérieurs dans les parties latérales du pharynx. Le voile du palais est formé en avant par la muqueuse buccale, en arrière par l'épithélium-olfactif; au-dessous, on trouve une couche de follicules muqueux recouvrant un plan charnu formé par les muscles-péristaphylins, d'autres muscles existent dans les piliers. Il reçoit des filets nerveux du tri-facial et du glosso-pharyngien, des artères de la palatine, de la linguale et de la maxillaire interne. (F.-N.).

Voix. - Son qui sort des poumons et de la bouche de l'humain; faculté d'émettre ce son. La voix se produit dans le larynx lorsque, pendant l'expiration, cet organe, et surtout la glotte se modifient d'une façon déterminée. On doit rapprocher le fonctionnement du larynx de celui des instruments de musique dits à anche. Les cordes vocales inférieures représentent des anches membraneuses dont la longueur, l'épaisseur, la largeur et la tension peuvent varier; les cavités supérieures de la glotte, du larynx, du pharynx. les fosses nasales, la bouche constituent le tuyau sonore. Quand on vent émettre un son, on emmagasine dans les poumons de l'air à une forte pression, puis les cordes vocales se tendent, la glotte se ferme ou se rétrécit et, l'émission se produisant, les cordes, vocales vibrent. La voix possède des caractéristiques déterminées, variables pour chaque personne et aussi chez le même individu. Ce sont : l'intensité, la hauteur comprenant aussi l'étendue, le timbre, la tenue, la justesse et la fausset, l'agilité. La souplesse et la flexibilité servent à rendre les nuances. La parole est la voix articulée.

Vol. - La faculté du vol, chez les animaux, se trouve assurée par des organes présentant une grande variété. Chez les Mammifères, les Chiroptères sont les seuls qui jouissent réellement de cette faculté le membre antérieur, puissamment développé, soutient une membrane mince, élastique et résistante, offrant à l'air une large surface, et qui remplace les pennes de l'aile des Oiseaux; mais l'agent moteur est identique, étant représenté chez les uns comme chez les autres par les muscles de l'épaule et du bras. Cette membrane, en raison de sa continuité même, est inférieure à l'aile formée de plumes distinctes et mobiles à la manière des lames d'une persienne : l'Oiseau peut lutter contre le vent, tandis que le Chiroptère en est incapable et évite de s'aventurer au vol dès que l'air est agité. Chez d'autres Mammifères (Polatouche, Anomalure, Pétauriste), il n'existe qu'un parachute. Au mot Aile, on trouvera une description de l'organe chez les Oiseaux et les Insectes. Chez les Reptiles, il n'existe plus, à l'époque actuelle, que des organes analogues au parachute des Mammifères (Dragon). Mais à l'époque secondaire il a existé des Reptiles (Ptérodactyles), munis d'un organe du vol comparable à celui des Chauves-Souris, avec cette différence que la membrane alaire n'était soutenue que par un seul doigt (le second), tandis que chez les Chiroptères les quatre derniers doigts servent à tendre cette membrane : il est vraisemblable que le vol de ces Reptiles était beaucoup moins soutenu que celui des Chauves-Souris. Chez les Poissons dits volants, les nageoires pectorales servent alternativement à la nage et au vol, mais ce vol ne peut dépasser quelques mètres et ne peut être comparé à celui des Oiseaux ou des Chauves-Souris : il tient le milieu entre le vol des Ptérodactyles et le simple glissement dans l'air que possèdent les animaux pourvus d'un parachute. Parmi les Invertébrés, les Insectes seuls présentent un véritable vol; quelques Crustacés, paraît-il, peuvent se soutenir dans l'air à la manière des Poissons volants. Ce qu'on a appelé le vol des Araignées n'est pas un véritable vol : mais en projetant dans l'air un long fil, les jeunes de certaines espèces peuvent se laisser entraîner par le vent d'un lieu élevé jusqu'à une grande distance. (E. Trouessart).

Volubiles (plantes). - On appelle ainsi les plantes susceptibles de s'enrouler en spirale sur les corps qui leur servent d'appui, du latin volvere, enrouler. Le sens de l'enroulement est constant dans chaque espèce, le plus souvent même dans chaque famille; il est de gauche à droite (dextrorsum), dans le houblon, par exempte, mais c'est le plus souvent de droite à gauche (sinistrorsum), comme cela a lieu dans le haricot et dans les papillonacées en général, dans les convolvulacées, les passiflores, les cucurbitacées, etc. Pour déterminer le sens de l'enroulement, l'observateur se supposera placé au centre de la spirale et tourné vers le midi. Pour ne s'être pas entendu sur ce point, les auteurs présentent quelquefois une divergence assez curieuse.

Volva, volve, volva des Latins, de volvere, entourer. - Membrane plus ou moins consistante, dans laquelle est contenu le Champignon dans son jeune âge et qui se déchire par suite de son développement.

Vomer. - Mot latin qui signifie soc de charrue, et dont on s'est servi en français pour désigner, à cause de sa forme, l'os qui constitue une partie de la cloison des fosses-nasales. Il est impair, mince, aplati, irrégulièrement quadrilatère, situé plus ou moins verticalement à la partie postérieure de la cloison des fosses nasales. Cet os s'articule en bas avec les maxillaire supérieures, les palatins; en haut avec le sphénoïde l'ethmoïde et les cornets.
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Vomer.
Vomer. - 1. Bord supérieur.

Vulve. - Ensemble des parties génitales externes, chez la femme et les femelles des animaux. - La vulve comprend l'ensemble des parties génitales externes de la femme, à savoir-: le pénil ou mont de Vénus, les grandes et les petites lèvres, entre lesquelles se trouve le vestibule; le clitoris, le méat urinaire. Elle est limitée intérieurement par l'hymen. Elle comprend de nombreuses glandes.

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