.
-

Arbre

Arbre (botanique), du celtique ar, article, bor, arbre, d'où arbor en latin; de ce même mot bor nous avons fait le mot bois). - On nomme ainsi tout végétal-ligneux qui dépasse sensiblement la hauteur d'un humain. Pour les jardiniers, l'arbre ne commence qu'à 6 mètres; au-dessous de cette dimension, les végétaux ligneux sont des arbrisseaux et des arbustes. L'arbre se divise en branches à sa partie supérieure. Sa base, qui en est dépourvue, porte le nom de tronc. Il peut s'élever à une très grande hauteur. Il n'est pas rare de rencontrer, dans les forêts de l'Amérique du Nord, des arbres atteignant 150 mètres. Comme intermédiaires entre les arbres proprement dits et les arbrisseaux, on désigne souvent dans les descriptions sous le nom de arbusculae (= petits arbres) des arbres de petite dimension, tels que pommiers, certains pruniers, etc. 

Les rameaux ou branches des arbres se développent ordinairement à l'aisselle des feuilles; ils sont dits alors rameaux axillaires. Quelquefois, leur position est un peu au-dessus des feuilles, en face ou à côté. Dans ces conditions les rameaux sont supra-axillaires ou extra-axillaires. La ramification de ces rameaux a lieu en général d'une manière analogue. Ceux-ci divergent plus ou moins de la tige principale, ou bien ils sont dressés et donnent à l'arbre une forme pyramidale, comme dans le peuplier. Lorsque leur divergence a lieu d'une manière pour ainsi dire horizontale, les rameaux sont dits étalés, comme dans le cèdre du Liban. Dans certaines variétés de frêne et de gincko, les rameaux sont rebroussés et inclinés vers la terre. On dit alors quelquefois qu'ils sont pendants, mais on préfère réserver ce terme à des rameaux qui, naissant dressés, retombent vers la terre à partir d'un certain point de leur origine, subissant ainsi l'influence de leur poids et de leur grande flexibilité. Les rameaux du saule pleureur offrent cette disposition. Quant au frêne pleureur, il diffère en ce que ses rameaux sont, dès leur origine, dirigés vers la terre sans que le poids et la mollesse en soient cause, puisqu'ils sont doués d'une rigidité très appréciable.

Les rameaux, par leur ensemble, forment ce qu'on appelle la cime de l'arbre, laquelle offre des différences de forme suivant les espèces. Il existe des différences sensibles entre les arbres qui habitent les pays chauds et ceux qui doivent subir les variations atmosphériques des climats tempérés et froids et résister quelquefois à des hivers très rigoureux. Dans ces derniers, les bourgeons, composés, comme on sait, d'organes à leur premier développement et par conséquent très délicats, sont garnis d'écailles résistantes, enduites d'une matière résineuse qui les garantit des atteintes de la gelée. Au contraire, dans les arbres des pays chauds, les bourgeons sont dépourvus de ces parties préservatrices; aussi ne peut-on parvenir à cultiver ces arbres dans les climats tempérés qu'en leur donnant des soins tout particuliers et en les abritant pendant l'hiver. 

En agriculture, on distingue les arbres en arbres de haute futaie, de haut vent, de demi-vent ou de demi-tige. Les premiers sont ceux qui, abandonnés à eux-mêmes dans les forêts, y atteignent quelquefois des dimensions considérables et parviennent à un grand âge; tels sont les chênes, les hêtres, les châtaigniers, les pins, les sapins, etc., dans les climats tempérés. Les autres expressions s'appliquent aux arbres fruitiers. Ceux qu'on abandonne à leur nature dans les jardins et auxquels on laisse la dimension que leur organisation leur fait acquérir sont les arbres de plein vent. On cultive d'habitude comme arbres de plein vent les pruniers, les pommiers, etc. Ceux qu'on fait venir en espalier et dont on limite la hauteur à 2 mètres environ sont des arbres de demi-vent ou de demi-tige; tels sont ordinairement les pêchers, les amandiers, les abricotiers, etc. Enfin, on distingue encore dans les jardins fruitiers les arbres nains (ex. bonsaï), qui sont ceux dont on a restreint la taille à une très petite dimension, ainsi que leur nom l'indique. (G-s.).



Sophie Bogrow, Reconnaître les arbres, EPA, 2008. - Chêne, bouleau, aulne, buis... Plus de 40 espèces sont présentées ici par ordre alphabétique à travers des dessins détaillés, de nombreuses photos, des fiches d'identité pour chacune d'entre elles. Véritable guide pour les amoureux de la nature, cet ouvrage vous apprendra à différencier les différents arbres et arbustes. Il s'inscrit dans une nouvelle collection sur la nature Reconnaître, Reconnaitre les oiseaux, Reconnaître les arbres et les arbustes, Reconnaître les plantes et baies sauvages, Reconnaître les milieux naturels, qui vous invite à une balade au coeur de la nature et de ses richesses. (couv.). 

Tony Russel, C. Cutler, Encyclopédie mondiale des arbres, Hachette Editiens, 2008.

Schwegler, Quel est donc cet arbre?, Nathan, 2005.

Jacques Brosse, Larousse des arbres, dictionnaire des arbres et des arbustes, Larousse, 2004.

Andrée Corvol, L'arbre en Occident, Fayard, 2009; de la même, Eloge des arbres, Robert Laffont, 2004.

Collectif, Face aux arbres : Apprendre à les observer pour les comprendre, Les Editions Eugen Ulmer, 2009.

.


Dictionnaire Les mots du vivant
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

[Pages pratiques][Aide][Recherche sur Internet]

© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.