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Les végétaux
Hystologie végétale
Les cellules
Les fibres
Les vaisseaux
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Organographie
La racine
La tige
Les feuilles
La fleur
Le calice
La corolle
Les étamines (androcée)
Le pistil (gynécée)
Les inflorescences
Le fruit
La graine
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Physiologie végétale
Germination des plantes
Nutrition et croissance
Reproduction
La fécondation
Semis, dissimination des graines
La division des racines
Bouturage et marcottage
La greffe
La greffe en fente
La greffe en écusson
Reproduction des cryptogames
Les Végétaux (en latin : vegetabilis, de vegere, pousser) sont des organismes vivants, formés d'éléments anatomiques dans la composition desquels il n'entre que des principes immédiats non azotés. Comparés aux animaux, on peut les dire pratiquement dépourvus de sensibilité, de contractilité et de mobilité, mais néanmoins ils ont la faculté de se nourrir, de croître et de se reproduire. 

Un organisme végétal peut être entièrement composé de cellules, ou même être constitué par une cellule unique; mais le plus souvent il se compose à la fois de cellules, de tubes celluleux et de fibres. Chez les végétaux, comme chez les animaux, les organes se classent facilement d'après les fonctions auxquelles ils servent, ainsi la nutrition, qui entretient la vie des individus; la reproduction, qui assure la durée des espèces. Placés à l'extérieur et développés, pour ainsi dire, au dehors, les organes des plantes frappent facilement tous les yeux; mais leur ténuité en rend souvent l'étude difficile, et pourtant elle est d'autant plus essentielle pour l'intelligence des caractères que ces organes sont plus extérieurs et plus visibles.

Chez le végétal, la nutrition s'opère au moyen de l'absorption et de l'assimilation des substances inorganiques à l'état fluide qui l'entourent; en conséquence, les végétaux ont seuls la puissance de fabriquer de la matière organique. De là le rôle immense qu'ils jouent dans le monde vivant, où ils sont la condition sine qua non de l'existence des organismes animaux. 

Le nombre des végétaux est considérable, même en ne tenant compte que des espèces actuellement vivantes, c.-à-d. en faisant abstraction des espèces qui ont disparu au fil de l'évolution des espèces. Il s'élève à plusieurs centaines de milliers pour les plantes déjà décrites par les botanistes; mais ce chiffre s'accroît chaque jour.
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Procaryotes Bactéries : Cyanobactéries, Myxobactéries, Spirochètes, Eubactéries, Rickettsies, Chlamydies, Mycoplasmes. 

Archées (Archéobactéries).

Eucaryotes Algues Euglénophytes, Chlorophycophytes (Diatomées), Dinophytes, Chromophycophytes, Rhodophycophytes.
Champignons Myxomycètes.
Eumycètes Phycomycètes, Ascomycètes, Basidiomycètes.
Particuliers : Lichens.
Bryobiontes (Bryophytes) Mousses, Hépatiques.
Cormobiontes
plantes vasculaires
Ptéridophytes Fougères, Prêles, Lycopodinées, Psilotes.
Phanérogames
plantes à fleurs et à graines.
 Angiospermes Monocotylédones.
Dicotylédones.
Gymnospermes

L'origine du nom des plantes

On a fait souvent procès à la botanique pour ses termes techniques, empruntés au grec et au latin, oubliant trop que, pour des choses inconnues auparavant, il faut bien forger des noms nouveaux. Toutes les plantes ne peuvent s'appeler chou, betterave, oignon. D'ailleurs, la nécessité des termes techniques est tellement absolue que nulle science n'a pu s'y soustraire : minéralogie, géologie, zoologie ont leurs substantifs savants pour désigner des objets inconnus des non-professionnels. La mécanique, les métiers un peu spéciaux même ont des appellations inusitées de la plupart pour désigner des appareils, des machines, des organes, des outils qui ne sont pas d'un usage courant. A la longue, l'usage a rendu ces noms très acceptables à l'oeil quand ils sont écrits, à l'oreille quand ils sont prononcés. Il en est de même des noms de plantes qui ont acquis droit de cité. On dit sans s'offusquer : des fuchsia, des géranium, des reseda, et même dahlia, aspedistra. Avec l'usage, tout devient familier.

Mais les noms scientifiques en général, les termes botaniques en particulier, sont extrêmement nombreux... C'est que les plantes aussi sont presque innombrables. Il est difficile de retenir tous ces termes savants, même si, n'étant pas botaniste, mais médecin, horticulteur, jardinier, l'on ne doit se préoccuper que d'une faible partie du monde végétal. Il y a, cependant, un moyen de venir en aide à la mémoire; ce moyen, c'est l'étymologie raisonnée avec la formation des mots, leurs origines, leur histoire, leurs vicissitudes, leur imprévu, leur fantaisie. Cette science spéciale doit être d'un grand avantage en botanique, où il y a tant de mots à retenir, par conséquent à comprendre.

Parcours ludique.
Supposons un botaniste, un chercheur, élaborant la flore d'une contrée peu connue. Il vient de travailler une plante, de l'observer dans tous ses organes; il la connaît donc bien ; mais cela ne suffit pas pour en parler; il faut lui donner un nom. De deux choses l'une, ou bien elle est commune à l'endroit étudié et à une des flores circonvoisines, et elle a des chances d'être déjà nommée, donc connue des botanistes; ou bien elle est étudiée pour la première fois, aucun chercheur ne l'a observée, nommée, ni fait connaître. Suivons les opérations de ce botaniste, et nous assisterons en quelque sorte à la naissance d'un nom, à son étymologie.

L'idée qui vient à notre naturaliste, c'est de donner à son genre nouveau le nom de celui qui l'a découvert, afin de le récompenser des peines qu'il s'est données et des dangers qu'il a affrontés dans son métier de pionnier de la botanique. Impossible, on lui a déjà dédié un genre! Le botaniste donnera donc à sa nouveauté le nom de son pays d'origine; mais c'est, imaginons, Xieng-Kouang, au Laos. Une piste possible. Mais notre botaniste est plutôt conservateur. Pensez donc, à l'heure d'Internet et des robots sur Mars, il est devenu... botaniste! Il cherchera donc ailleurs. 

Les caractères des feuilles, des fleurs exprimés en grec ne lui donnent rien d'acceptable; puis, dans ses combinaisons, il est content d'avoir fait phonétiquement deux trouvailles heureuses. Pas de chance, l'une et l'autre sont déjà employées à désigner deux plantes depuis longtemps connues. S'il donnait à la plante le nom d'un botaniste qui a bien mérité de la flore et de l'endroit étudié? Pierre, par exemple. Non, il y a déjà le genre Pierrea. Ouvrons le dictionnaire grec et traduisons en grec un caractère très remarquable, très curieux de sa graine. Elle est en forme d'un animal bizarre : un pou, avec un corps ramassé, des pattes. C'est tout à fait cela) phtheir, phtheiros, pou et sperma, graine. Phtheirospermum, voilà! Le malheur, c'est que Bunge, botaniste russe, en 1835, a déjà appelé de ce nom une plante de Sibérie, de Chine, appartenant à la famille des scrofulariacées et voisine des pédiculaires (lat. pediculus, pou). Mais il tient à ce caractère bizarre de la graine, et notre botaniste sera peut-être plus heureux en adoptant le terme acareosperrna (du gr. akari, akareôs, ciron, mite, acarien).

Aux prises avec tant de difficultés, ce n'est pas toujours heureusement que le botaniste réussit. Aussi certains noms de plantes sont-ils d'une fantaisie extraordinaire. N'importe! si le nom n'est pas trop long, trop dur à l'oreille ou à la langue. Nous avons déjà signalé quelques catégories sous lesquelles se rangent Ies étymologies botaniques : nom du découvreur, du pays d'origine, d'un botaniste méritant; nom tiré du grec ou du latin et rappelant un caractère remarquable. Il y a bien d'autres cas étymologiques; emprunts à la mythologie, à l'histoire, à la botanique ancienne (grecque, latine, arabe), à une langue quelconque, à des usages médicaux, industriels, etc. Parfois, le botaniste, situant son genre auprès d'un autre, trouve plus facile d'adopter le nom de ce dernier en le modifiant dans sa terminaison ou en faisant danser sans ordre ses syllabes ou ses lettres (anagramme), etc.

Des difficultés inhérentes à ces sortes de recherches sont telles qu'un botaniste de quelque expérience et doué de quelque sagacité y réussira mieux qu'un étymologiste de profession. Et d'abord :

1° Il n'y a aucun ouvrage d'ensemble, assez récent pour être complet, traitant de cette matière; 

2° Ceux qui existent ne comportent souvent qu'une érudition de seconde main, donc sujette à caution. 

Il faut, en effet - c'est une règle absolue - toujours remonter à la source, si l'on veut avoir toutes garanties de rencontrer la vérité étymologique; et, par source, il faut entendre la description princeps du genre où l'auteur a créé son nom, l'a forgé de toutes pièces et où, peut-être, il a donné les raisons pour lesquelles il a préféré ce nom à tout autre. Or, ce principe absolu admis, les difficultés commencent :
1° Disposant d'une bibliothèque spéciale et même de plusieurs, toutes très importantes, comme sont celles du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, voire des ressources d'Internet (tiens, ça peut servir!) on n'est pas certaine d'avoir à sa disposition toute l'information existante. Il faut donc écrire à de lointains confrères et se l'aire comminiquer des extraits;

2° L'auteur du genre donne l'étymologie, mais, si le nom est emprunté aux botanistes anciens, grecs ou latins, on se trouve en pleine obscurité sans pouvoir en sortir;

3°Si le genre est de Linné et s'il le tient des auteurs prélinnéens, c'est toute une série de recherches à faire parmi les ouvrages des XVIe et XVIIe siècles;

4° Le plus souvent, quand l'auteur ne donne pas l'étymologie du genre qu'il vient de nommer, c'est par le texte qu'on la trouve à travers des descriptions latines et des termes désuets; d'où nécessité d'être un botaniste et de connaître soi-même la plante ou quelque plante affine.

Il ne saurait être question, ici, de citer beaucoup d'étymologies, mais il sera bon de présenter quelques exemptes bien choisis, curieux, typiques, qui donneront une idée du puissant intérêt, des difficultés qui s'attachent à ces recherches, en même temps que des exemples seront puisés dans chaque catégorie. On a vu plus haut qu'il faut remonter aux sources, de toute necessité. Pour le prouver, nous citerons d'abord quelques étymologies trompeuses :

Adenia de Forskal, de la famille des passifloracées, publié dans la Florae Aegyptiaco-Arabica, p.77 (1775). On supposerait vraisemblablement qu'il s'agit d'une plante portant des glandes (aden, adenos, glande). Pas du tout, on trouve dans Forskal, p. CX et p. 77 : « Etymologie : du nom vernaculaire aden ».

Anguillaria de R. Brown, famille des liliacées, publié dans le Prodromus forae novae Holl., p. 273 (1810). On pourrait croire que le nom vient du latin anguis, serpent, anguille, petit serpent, d'où anguille, poisson. Un dessin (dans Gaertner, De fructibus) montre un embryon contourné en spirale, et cela ajoute à la vraisemblance de cette étymologie risquée. Elle est fausse, puisque R. Brown prend soin de nous dire lui-même, p. 273 :

« En mémoire de Aloys Anguillaria, professeur de botanique à Padoue, botaniste éminent de son époque, d'après le jugement de Haller. »
Dianthus de Linné, l'oeillet, famille des caryophyllacées, publié dans les Genera plantarum de Linné, n° 565 (1736). Le chercheur croit être sûr de lui en disant : dis, deux et anthos, fleur (qui porte deux fleurs), comme le Dianthus prolifer L., par exemple. Mais Linné lui donne un double démenti : 
1° dans sa Philosophia botanica, p. 177, car il écrit expressément :
« Dios, de Dieu, de Jupiter et anthos, fleur »; 
2° dans la Flora Lapponica, p. 133, où il est plus explicite : 
« Comme qui dirait fleur de Jupiter ou fleur des dieux, à cause de l'odeur et de la couleur remarquables de la fleur dans certaines espèces. »
Microtaena, genre de Prain, de la famille des labiacées, publié dans les Icones plantarum de Hooker, pl. 1872, en 1889. Voici ce qui se présente à l'esprit du chercheur superficiel : micro, préfixe grec très employé, signifant « petit » et tainia, terme grec, bien semblable au latin taenia, signifant « bandelette». Les dictionnaires grecs ne donnent rien de mieux. Va donc pour microtaena, petite bandelette, petit ruban. Mais, si l'on se reporte à la pl. 1872 des Icones, c'est-à-dire à la source, on lit :
« Raison étymologique : du nom de Craniotome; lettres disposées par anagramme ». 
Craniotome est un genre voisin.

Et nous n'avons cité que quelques exemples des erreurs que l'on peut commettre en ne remontant pas aux sources.

Dédicaces
On peut deviner assez facilement à qui sont dédiés les genres Jussieua, Herschellia, Copernicia, Thiersia, Torricellia, Newtonia, Bremontiera, Columbia et même Urvillea et Nicotiana; plus difficilement la dédicace de Peyrousea (le navigateur), Hausmannia (de Haussmann, l'architecte de la ville de Paris), mais voici Gustavia de Linné, une myrtacée ou lécytbidacée. C'est Linné fils qui prend soin de nous dire, dans son Supplementum, p.51 (1781) :

« En mémoire du très puissant et très clément Gustave lll, notre roi, qui donna très gracieusement la merveilleuse collection des plantes de l'Inde à mon père. » 
Nous savons de manière indubitable qu'il s'agit du roi de Suède, qui régna de 1772 à 1792 et périt assassiné.

Il y a des dédicaces où le créateur a déformé le nom de son personnage. Ainsi, Gundelia L. « est préféré, dit Linné dans sa Critica botanica, p. 88 et 95, par euphonie, à Gundelsheimera ». Dès lors, nous savons de qui il est question : c'est de Gundelsheimer (André), médecin allemand très versé en archéologie qui accompagna Tournefort dans son voyage en Orient (1700-1702). Tournefort aimait, paraît-il, à abréger en Gundel le nom de son compagnon. 

Herminiera, une légumineuse, est dédiée par Guillemin et Perrottet, dans leur Florae Senegalensis Tentamen (1830-1833), I, p. 201, « à Lherminier, naturaliste très distingué de la Guadeloupe, qui a enrichi le Muséum d'histoire naturelle de Paris d'un grand nombre d'objets intéressants et, particulièrement, de plantes des Antilles ».

Barleria de Linné, une acanthacée, « est préférée, par euphonie, à Barrelieria », dit le créateur dans sa Critica botanica, pp. 88 et 91. Sans cette indication concise, mais suffisante, qui donc aurait deviné qu'il s'agissait de Barrelier (Jacques), dominicain, né et mort à Paris (1606-1673), qui a écrit une Histoire des plantes observées en France, Espagne et ltalie, publiée par Antoine de Jussieu en 1714? Muellerargia, de Cogniaux, est une cucurbitacée, dédiée, dit son auteur, dans les Monographiae phanerogamarum (1881), III, p. 630 « à J. Mueller d'Argovie, botaniste genevois ». On l'appelait Argoviensis pour le distinguer des autres Mueller, botanistes, qui sont légion. Un autre botaniste, Pax, devait  créer un genre Argomuellera.

Aublet, dans ses Plantes de la Guiane françoise, a fait un genre Bertiera, I, p. 180 (1775, sans dire quelle personne il voulait immortaliser. Mais une dame Bertier demeurait à Aroura, en Guyane, comme on l'apprend en compulsant l'ouvrage d'Aublet, où elle est citée çà et là, à propos d'un genre ou d'un autre. Sans doute, le Bertiera est dédié à cette dame Bertier, mais pourquoi Aublet n'en dit-il rien?...

Voici deux genres historiques : Carlina L. n'est pas dédié à un Carlin, s'il en existe, ou même à un vulgaire Charles. « Tiré du nom d'un roi », dit Linné [Philosophia botanica (1751), p. 171] »;  « Charles V le Grand, empereur d'Allemagne », complète-t-il dans sa Critica botanica (1737), p. 76. Mais voici venir le grand botaniste Ray (Rajus), l'Anglais, qui nous dit dans son Historia plantarum 1686), p. 288 : 

« Cette plante a été dédiée à Charles le Grand, empereur; il en a utilisé les racines contre la peste qui contaminait son armée. » 
Un effort de mémoire, et l'on se rappelle le siége de Metz, si vaillamment défendue par le duc de Guise en 1553.

Eugenia Linné, une myrtacée, aurait-il été dédié galamment à une Eugénie? Point. «-Dédié à un prince », dit Linné dans sa Phil. bot., p. 171 : « Eugène, prince de Savoie-Carignan », précise-t-il dans la Crit. bot., p. 76. Mais, alors, c'est du fameux prince Eugène qu'il s'agit, celui qui, dédaigné de Louis XIV, a su battre ses armées dans la guerre de succession d'Espagne, à Oudenarde et Malplaquet.

Comme si ce n'était assez de ce double témoignage, voici celui de Candolle (Mémoire sur les myrtacées, p. 24) : « Genre établi par Micheli, en 1729, sur une espèce qui porte aujourd'hui le nom d'Eugenia MicheIii. Le nom générique est destiné à rappeler celui du prince Eugène de Savoie, qui se délassait de ses occupations militaires par le soin de ses jardins et qui avait donné à Micheli toutes les plantes d'Allemagne décrites par Clusius. »

Voici une bien jolie dédicace présentée par le genre Bauhinia Linné, famille des légumineuses : « Du nom des botanistes», dit Linné dans sa Phil. bot., p. 172. « Bauhinia est à feuilles bilobées ou à deux folioles presque nées de la même base, comme est la noble paire des frères Bauhin », dit encore Linné dans la Critica botanica, p. 79 et 91. Jean Bauhin (1541-1613) et Caspar Bauhin (1550-1624) ont été inséparables dans leurs beaux travaux : la feuille des Bauhinia en est une élégante image.

Goûtez cette toute charmante et toute modeste appréciation de Linné par lui-même à propos du genre Linnaea, de la famille des caprifoliacées « Dédié à Linnaeus Car., Suédois qui florissait en 1732 » (Linné lui-même, dans la Critica botanicae, p. 93). « Ce genre est fait par Gronovius sur une plante de Suède, petite, vile, négligeable, fleurissant dans un temps très court. Il en est de même de Linné ». Et cela est signé de Linné lui-même, dans le même ouvrage, p. 81. Charmante modestie (ou coquetterie...) du botaniste!

Deux dédicaces de Baillon, pour finir : la première. Dedea major, dans l'Adansonia, XII, p. 339 (1876-1879); la seconde, Marcellia mirabilis, dans le Bulletin de la Société linnéenne de Paris (6 oct. 1886, p. 625): Dédé, c'est André, son fils aîné (major); Marcelle, c'est sa petite fille (mirabilis, admirable). C'est la tradition conservée au Muséum qui explique ces dédicaces.

Nous terminons par l'extraordinaire dédicace que voici : Didiciea doit rappeler le Dr Cunningham (?l). Personne ne trouverait l'étymologie sans l'explication des auteurs du genre, King et Pantling, deux Anglais : 

« Le genre (d'orchidées) est dédié à son collecteur, le Dr D. D. Cunningham, de la Société royale de Londres, légionnaire de l'ordre impérial de l'Inde, et les consonnes dans le nom proposé pour lui sont dérivées des initiales. » 
Les consonnes initiales sont D. D. C. En anglais, cela se prononce di di ci : Didiciea. Mais qui aurait trouvé cette étymologie fantaisiste sans remonter aux sources?

Anagrammes.
Deux genres déjà cités : Microtaena, venant de Craniotome, genre voisin, et Argomuellera, venant de Mueller Argoviensis, botaniste, sont des anagrammes. Il y en a des multitudes d'autres, au moins aussi imprévus : Anogra de Spach, genre voisin de Onagra, une oenothéracée : Gurania de Cogniaux, voisin de Anguria, une cucurbitacée; Mirtana de Pierre, voisin de Anamirta, une ménispermacée; Vausagesia de Baillon, qui a le port d'un Sauvagesia; Obbea de Hooker, comparable à Bobea; Philopis du même, comparable à Hippotis; Rapona de Baillon, qui a les fleurs de Porana, deux convolvulacées, etc. Et l'anagramme est loin d'être toujours signalée. C'est pour l'étymologiste une question de perspicacité.

Pour finir, deux anagrammes : Rajania Linné est dédié au grand botaniste Rajus (Ray en anglais); c'est Linné lui-même qui prend soin de nous l'apprendre dans sa Critica botanica, p. 94. Mais, p. 713, il nous signale que la même plante était d'abord appelée Janraya, de Jean Ray. Or, Rajania est, avec variante, une anagramme de Janraya. Norantea, de Aublet, vient du nom donné en Guyane par les Galibie. Ce nom vernaculaire est Corono-antegri, dit Aublet (Histoire des plantes de la Guiane françoise, I, p. 555). Dans ce mot, il y a ron ante en choisissant et en rejetant certaines lettres; par inversion, on a nor, ante. Il n'y a plus qu'à ajouter la finale latine a. C'est aussi simple que cela. Mais Aublet s'est bien gardé de nous donner la clef de l'énigme.

Noms vernaculaires.
Aublet, qui fut le premier à étudier la végétation de la Guyane « françoise », devait découvrir des genres nouveaux en quantité. Nous venons de voir qu'il a tiré Norantea d'un nom vernaculaire. C'est par centaines que se chiffrent les exemples du même emploi. En voici quelques-uns : Qualea, une marcgraviacée appelée Qualé par les Guyanais (p. 91); Ouratea, une ochnacée, appelée Oura-ara par les Galibis (p.297); Malayba, une sapindacée, nommée Malabaiba par la même population (p333); Couepia, une rosacée, désignée par les Galibis par le nom de Couepi (p. 519); Couma, une apocynacée, ainsi appelée par les mêmes (Suppl., p. 40); Couratari, une myrtacée, ainsi nommée par les Noirs (p. 725); Coupoui, une rubiacée, appelée par les Garipons Coupoui-rana (Suppl., p. 17); Coumarouna, une légumineuse, appelée Coumarou par les Galibis et les Garipons (p.742), etc.

D'autres botanistes avaient agi de même : Rotang L., famille des palmiers, est ainsi appelé par les Malais. au dire de Pison, Rajus, Rumphius, Burmann; l'Ailantus Desfontaines, une simaronhacée, le vernis du Japon des boulevards des villes d'Europe, était appelé Aylantlo, c'est-à-dire arbre du ciel, au dire du vieux Rumphius (Herbarium Amboinense, Ill, 1755, p. 206), selon la langue d'Amboine, ce que Desfontaines traduit par Ailanthe, cause d'une faute orthographique, comme si le nom venait du gr. anthos, fleur.

Petunga de Candolle, une rubiacée, est appelée Peetunga en Inde, au témoignage de Candolle lui-même (Prodromus, VI, p. 399); Coffea de Linné, notre café, était utilisé par les Arabes, les Egyptiens, les Turcs, sous le nom de Coava, au dire de Ray [Historia plantarum (1686), p. 1691]. 

Terminons cette énumération, qui pourrait donner cent exemples, par un nom vernaculaire portugais habillé à la grecque : le Basitoxylon est une sterculiacée du Brésil, ainsi nommée par K. Schumann dans la Flora Brasiliensis, XII, 3, p. 12, et cet auteur nous dit que le nom vernaculaire est Pao-Rey, c'est-à-dire Bois royal (du gr. basileios, royal, et xylon, bois).

Pays d'origine ou station.
Parfois, une plante tire son nom de son pays d'origine; ainsi l'Aframomum K. Schumann. Dans le Pflanzenreich, p. 201 (1904), son créateur nous dit de cette zingibéracée : 

« Composé de Amomum (un genre voisin) et de Africa, parce que ses espèces ne vivent pas en dehors de cette partie du monde. » 
Comparez aussi : Afrardisia, une ardisiacée; Afrocalathea, voisin de Calathea; Afrodaphne, une daphnacée; Afromendocia, voisin de Mendocia; Afroraphidophora, voisin de Raphidophora, tous genres africains au témoignage de leurs divers auteurs. Le grenadier est nommé Punica par Linné, après le vieux Dodoens. Celui-ci fait venir ce nom de malus Punica, pomme de Carthage (réminiscences : guerres puniques, foi punique), et Linné dit littéralement: « Tiré du nom de la ville de Carthage ». (Philos. bot. p. 169). Autrelois, on connaissait davantage le Thapsia aux cuisants souvenirs. La plante qui donne ce médicament est de Linné, qui nous dit, dans sa Philosophia botanica, p 169: « Du nom de la localité africaine. » Avant lui, Tournefort avait décrit ce genre en disant : « Dioscoride nous apprend que la plante reçut ce nom du fait qu'elle fut découverte d'abord dans l'île de Thapsus », non loin de la Sicile, aujourd'hui Manghisi. Bien malin qui trouverait l'étymologie du genre Coublondia, si son créateur ne nous la faisait connaître. Est-il dédié à un certain Coubland? « Cet arbrisseau, dit Aublet, croît dans l'île de Cayenne, sur les bords de la crique Fouillée, du côté de la Descoublandière » (Hist. pl. Guiane françoise, p. 937-938). On chercherait vainement cette localité sur les cartes. Tout au plus trouverait-on Les Coublandières,  un lieu-dit à Jallais, dans le Maine-et-Loire, et l'on se fourvoierait alors sur une fausse piste...

Bien nombreuses et bien connues sont les renoncules (Ranunculus L.). Tournefort nous dit dans ses Institutiones, I, p. 293 :

« Ainsi nommé parce que plusieurs espèces de ce genre aiment les endroits où vivent les grenouilles ».
Et Linné confirme cette étymologie : « La plante habite avec les grenouilles » (Phil. bot., p. 167) [latin rana = grenouille, ranunculus, grenouillette]. Comparez à rainette, la grenouille verte des buissons. 

Saxifraga, encore un nom bien connu des botanistes et des horticulteurs; Tournefort nous dit : « les stations que préfère le Saxifraga (du lat. saxum, roc, et frangere, briser), c'est-à-dire plante brisant les rochers ou qui s'élance de leurs fissures... » (lnstitutiones, I, p.253).

Propriétés, usages.
Les propriétés vraies ou supposées ont donné l'idée du nom d'une plante. Ainsi, Pulmonaria L. : « Les feuilles de la plante portent, la plupart, des macules rappelant les taches d'un poumon malade. » (Tournefort, Institutiones, I, p. 137.) « Nom tiré de l'usage médicinal. » (Linné, Phil. bot., p. 168.) De même, Matricaria L. (de matrix, matrice ou femme « était réputée utile dans le traitement des maladies des femmes ». (Tournefort, Inst., I, p. 493.) La Sanguisorbe est hémostatique, si l'on en croit l'étymologie : sanguis, sang [du latin sorbere, absorber, qui absorbe le sang] (voy. Linné, Phil. bot., p. 169). La Scrofulaire (Scrophularia) partageait avec les rois de France le pouvoir de guérir les écrouelles (scrophulae), au dire de Tournefort et de Linné. L'honnête Pas-d'âne, nom peu noble, s'appelle Tussilago en botanique, et ce nom vient du latin tussis (toux) selon Linné et Rajus. Remarquable concordance : le même Tussilago s'appelle Bechion en grec et passe pour béchique, naturellement.

La Balsamine (Balsamina, aujourd'hui Impatiens) servait à la confection d'un baume (balsamum); pour cela, dit C. Bauhin, avant la maturité, les fruits de Balsamine étaient jetés dans l'huile et exposés au soleil; il en résultait un baume.

Certaines plantes, classées autrefois dans les Malpighia, ont mérité de former un genre distinct appelé Byrsonima Richard et Jussieu, « parce qu'elles sont employées dans leur patrie au tannage des cuirs ». (A.-L. de Jussieu, dans les Annales du Muséum, XVIII, p. 481 [du gr. byrsa = peau apprêtée, cuir]; à comparer bourse, petit sac de cuir pour la monnaie).

Les Latins disaient scopae, balai; scoparius, balayeur; de là le genre Scoparia de Linné, « nom tiré de l'usage économique », dit Linné (Phil. bot., p. 168).

Religion.
La mythologie a donné leur nom au Cerbera, au Centaurea, au Circaea, à Appolonias, Achillea, Dejanira, Mercurialis, Atropa, et nous n'insistons pas, l'allusion est trop claire. Le Neptunia Loureiro « est ainsi nommé, dit celui-ci, parce que c'est une plante aquatique non fixée au sol » (Flora Cochinchinensis, p. 654). Tel le dieu Neptune, elle marche sur les ondes.

Une perle étymologique, c'est Andromeda Linné . Goûtez toute la poésie qui s'exhale d'une citation du grand botaniste [Flora Lapponica, p. 127 (1737)] :

« Andromède, cette vierge très distinguée et très belle, s'enorgueillit de son col altier (pédoncule), de sa face aux lèvres roses (corolle), beaucoup plus belle que la pourpre de l'amour. Cette frêle jeunesse est jetée à genoux et les pieds liés (tige inférieurement couchée), entourée d'eau (au printemps), fixée à un rocher (ou petite montagne), exposée aux horreurs des dragons (monstres des eaux). Elle penche vers la terre sa face consternée (sa fleur) et lève, très innocente, ses bras vers le ciel (ses rameaux). Enfin, digne d'un meilleur sort, elle est soustraite aux eaux et aux monstres vaincus par le généreux Persée (l'été), qui fait de la vierge désolée une mère féconde, dont la face se relève (son fruit) ».
Admirable poésie, pleine de vérité si on la compare à l'image même de la plante telle qu'elle est donnée par Linné lui-même dans sa Flora Lapponica!

La Passiflora Linné (du latin passio, la passion, et flos, floris, fleur) est ainsi nommée à cause des instruments de la Passion (Linné, Phil. bot., p. 169) de Jésus. L'imagination du botaniste et du peuple a vu  la couronne d'épines de Jésus (la rangée circulaire formée par les divisions du disque), le marteau qui servit au supplice (les anthères oscillantes sur leur filet), et les clous qu'il enfonça dans les pieds et les mains du crucifié (les stigmates en forme de clous à large tête).

Caractères botaniques.
Pour le botaniste, de toutes les étymologies, les plus importantes, les plus instructives sont tirées des caractères botaniques et, fort heureusement, c'est par milliers qu'on les rencontre. Elles ont cet avantage de dire, en grec ou en latin, un trait remarquable de la plante, si bien que le botaniste averti voit ce trait par transparence à travers le nom. S'il connaît ce caractère, il trouve plus facilement le nom, et c'est l'heureuse contrepartie de l'opération intellectuelle. Ici, pour trouver des exemples, nous n'avons que l'embarras du choix :

Acridocarpus Guillemin et Perrottet, une malpighiacée : « du gr. akris, akridos, sauterelle, et karpos, fruit, comme qui dirait fruit ayant l'aspect d'une sauterelle au vol » (Guillemin et Perr., dans Florae Senegalensis Tentamen, p. 123 et pl. 29.) 
Aegiceras Gaertner, une myrsinacée. Ici, l'auteur (dans son De fructibus, I, p. 216, pl. 46) ne donne pas les racines du nom, mais son texte est si clair : « capsule arquée, ronde, acuminée, coriace, très glabre », et sa figure est si explicative qu'il n'y a qu'à consutler le dictionnaire grec aix, aigos, chèvre et keras, corne  : littéralement, corne de chèvre.

Aspicarpa L. C. Richard, une malpighiacée, « Fruit transversal, orbiculaire-discoïde et presque caréné, avec un mamelon en dessus », dit l'auteur dans les Mémoires
du Muséum de Paris, II, p. 396. Le texte représente assez bien un bouclier à l'imagination, (xaspis, bouclier rond,et karpos, fruit). C'est  simple et amusant, et de la vie on n'oubliera ce bouclier-fruit.

Aspidistra Ker, une liliacée. Il y a encore un bouclier sans doute. Lisez Ker dans le Botanical Register (1822), pl. 628, et vous trouvez « aspidiskos, petit bouclier » d'où aspidistra, sorte de bouclier. Le bouclier, c'est « le stigmate charnu, épais, large, en forme de chapeau, orbiculaire, convexe » qui ferme la fleur comme le couvercle ferme une marmite.

Cordilocarpus Desfontaines, une crucifère. « Silique (fruit) en massue, cylindrique, globuleuse au sommet ». (Desfontaines, Flora Atlantica, II, p. 79) et plus loin : koroulè, massue, et karpos, fruit [même ouvrage]. 

Condylocarpon Desfontaines, une apocynacée. « Follicules (fruits) composés chacun de 2-3-4 lobes oblongs, aplatis, un peu épais, articulés les uns à la suite des autres, rétrécis au point de jonction...» (Desfontaines, Mémoire du Muséum de Paris [1822], p. 120.) Ces fruits ressemblent aux phalanges noueuses d'un squelette. Le dictionnaire grec nous donne l'étymologie kondylos, articulation des os, surtout des doigts, et karpos, fruit.

Digitalis Tournef., Linné, une scrofulariacée bien connue en France. « Digitalis, dé ou qui concerne le doigt. A cause de la ressemblance de la fleur avec un dé, que les femmes ont l'habitude de se mettre au doigt ». (Tournefort; Institutiones [1700], I, p. 166.) « Tiré de la forme en doigt de la corolle ». [Linné, Phil. bot., p. 169.].

Delphinium Tournef., Linné, renonculacée commune dans les jardins. « De la forme des fleurs, non encore ouvertes, qui figurent le dauphin, tel que les peintres le représentent ». (Tournef., lnstitutiones [1700], I, p. 428.) Vue de côté, en effet, avec son éperon courbé, la fleur a quelque analogie avec le dauphin (delphinum) classique.

Etymologies douteuses.
Quand les auteurs modernes out emprunté un nom à la littérature grecque ou latine, on sait rarement à quelle plante les Grecs ou les Latins avaient affaire. Si, par exemple, Rosa, la rose, Lens, la lentille, ne laissent aucune équivoque, le Lilium de nos ouvrages n'est pas celui de la Bible. Notre Peucedanum, ainsi nommé par Linné, est-il celui dont parlent Dioscoride et Pline? Cela est très prohlématique.Ce que nous savons parfaitement, c'est que notre Lotus, petite légumineuse des prés, n'est pas le Lotos des Grecs, cher aux Lotophages dont parle Homère. Les anciens botanistes, grecs ou latins, décrivaient si incomplètement leurs plantes que, le plus souvent, nous ne les connaissons pas et, pour en revenir au Lotos des Grecs, que d'encre il a fait couler! Après des discussions interminables, notre opinion n'est pas plus fixée, et nous hésitons encore entre une nymphéacée, herbe, ou un grand arbre, peut-être un Pistachier. Le mieux, dans ce cas, est de s'en tenir, en étymologie, à une citation deLinné comme celles-ci; nom emprunté à Pline, à Dioscoride, à Hippocrate.
Comme exemple de plante vulgaire, à étymologie très contestée, citons le Portulaca Linné. « Portula, petite porte » (Linné, Phil. bot., p. 167). « Portulaca, nom de plante qui se trouve dans Pline « (même ouvr., p. 195). - « Les récents auteurs grecs appellent choirobotanon, plante du porc, le pourpier (Portulaca), qu'ils appellent également andrachyé, comme les Grecs anciens ». (Vossius, Etymologia Romana, p. 402). Pline ou ses copistes auraient donc écrit Portulaca, au lieu de Porculata, plante du porc, porcelle, en intervertissant deux lettres. Se non è vero...

Famille de mots.
Quand les noms de plantes ont été forgés par les botanistes, ils sont le plus souvent empruntés au grec et peuvent se rapprocher par une de leurs racines. Cette racine est une clef qui aide à comprendre une multitude de noms de plantes. Ainsi, brachy, signifiant court, a donné : 

Brachionidion, - petit bras; Brachistus, - tube; Brachyactis, - rayon; Brachyandra, - étamine; Brachybotrys, - grappe; Brachycarpae, - fruit; Brachychaeta, - paillette; Brachychilus, - lèvre; Brachychiton, - disque; Brachycorythis, - casque; Brachyelytrum, - élytre; Brachyglottis, - langue; Brachylaena, - involucre; Brachylophon, - crinière; Brachyloma, - frange; Brachynema, - filet; Brachyotum, - oreille; Brachypodium, - pied; Brachypterys, - aile; Brachysema, - étendard; Brachysiphon, - tube; Brachystegia,couverture; Brachystelma, - ceinture; etc.
La racine crypto, caché, peu visible, est commune dans les noms de plantes. De même, on rencontre fréquemment dactylon, doigt; dendron, arbre; acantha, épine; ambly, obtus; aniso, inégal; antho, fleur; anti, contre ou près; aster et astro, astre; calo et calli, beau; etc. 

Ces racines sont naturellement groupées dans un lexique et se suivent alphabétiquement, ou à peu près; mais la seconde ou la troisième racines ne sont jamais groupées, bien entendu. Il y aurait intérêt à les rassembler en familles de mots dans un dictionnaire étymologique bien compris, et ainsi voisineraient, par exemple, tous les noms de plantes qui renferment le mot dendron, arbre, soit au commencement, soit à latin, comme Dendrobium, Dendrocalamus, Dendrochilum, Dendrodaphne..., et Alsinodendron, Ammodendron, Anadendron, Anodendron, Calodendron, Caryodendron, Archidendron, Aydendron, Balfourodendron, etc., et les... phyllum et les... apermum, etc.

Avec un peu d'habitude et de pratique, on devient habile à discerner les étymologies. Beaucoup de ces noms composés représentant un caractère de la plante, l'esprit va du nom au caractère, ou vice versa. (P. Gaonepain).

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