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Les Poissons
Les Poissons forment un goupe hétérogène de vertébrés ovipares, à sang froid et rouge respirant toujours par des branchies; seuls les dipneustes possèdent également des poumons. Ces animaux, sont organisés pour vivre toujours et uniquement ans l'eau. Le corps est généralement allongé et comprimé latéralement; la locomotion se fait l'aide de nageoires, les unes paires, correspondant aux membres, les autres impaires, sur la ligne médiane du corps.

La bouche est munie de mâchoires, et disposée pour la mastication, sauf chez un petit nombre d'espèces, où elle est disposée pour la succion. Le coeur est composé seulement d'une oreillette et d'un ventricule, et il est placé sur le trajet du sang veineux. La respiration branchiale se fait pour les uns dans l'eau douce, pour les autres dans l'eau salée, quelques espèces pouvant alternativement vivre dans l'eau douce ou l'eau salée. Beaucoup de poissons, auxquels la respiration aquatique ne fournit pas assez d'oxygène, viennent souvent à la surface de l'eau respirer l'air en nature. 
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Poisson perroquet.
Un poisson-perroquet, au Panama. Source : The World Factbook.

Un grand nombre de poissons ont une vessie aérienne ou vessie natatoire; on appelle ainsi une poche remplie de gaz, de forme variable, située au-dessous de la colonne vertébrale; c'est un organe accessoire de respiration. Les gaz de la vessie natatoire ne proviennent pas du dehors; ils se dégagent du sang. Le poisson n'a aucune action sur sa vessie; celle-ci augmente ou diminue de volume suivant la pression; quand le poisson monte, il est soumis à une pression moindre, et sa vessie se gonfle; le contraire se produit quand le poisson descend. La vessie natatoire manque chez un grand nombre de poissons, qui alors sont toujours plus lourds que l'eau et ne peuvent rester immobiles sans descendre; la plupart de ces poissons reposent sur le fond de la mer (raies, soles), ou sont des poissons de rapine (requins) effectuant des mouvements brusques de montée ou de descente.

Les poissons se reproduisent par des oeufs. En général la femelle dépose ses oeufs, en fort grand nombre, au fond de l'eau, et le mâle, pour les féconder, les arrose de sa laitance. Presque toujours les oeufs sont abandonnés à eux-mêmes; cependant certains poissons en prennent soin. Ainsi les mâles des épinoches construisent des nids pour la ponte, gardent les oeufs, protègent les petits. Chez certaines espèces, les mâles possèdent une poche d'incubation pour les oeufs. 

La progression des poissons dans l'eau est due aux mouvements de flexion du corps. La nageoire caudale, par ses mouvements, agit à la manière d'une hélice située à l'arrière d'un bateau. Les nageoires latérales servent surtout au maintien de l'équilibre et à la marche en arrière. Quelques poissons à nageoires pectorales énormes peuvent sortir de l'eau, monter sur le vent, à la manière d'un cerf-volant, après s'être donné une vitesse initiale plus ou moins considérable en agitant fortement leur queue dans l'eau; on les nomme poissons volants.

La peau est généralement recouverte d'écailles; rarement nue (requins, raies)). On distingue plusieurs sortes d'écailles. Quelques poissons émiettent de véritables sons qui paraissent se produire dans la vessie aérienne (grondins, harengs). Les sens sont généralement peu développés.

Les poissons, pour la plupart, sont comestibles et de digestion facile, mais leur chair est moins nourrissante que celle des autres vertébrés. La chair de certains poissons peut être toxique; telle est la chair du thon, du germon, du maquereau, qui détermine des accidents quand elle commence à s'altérer; le barbeau est nuisible au moment du frai et doit à ses oeufs ses propriétés deletères. D'une façon générale, les oeeufs de poissons sont indigestes. La chair de plusieurs espèces est toxique en tous temps. L'ingestion des poissons vénéneux détermine des vomissements, une dilatation de la pupille des crampes suivies d'une paralysie partielle des membres; quelquefois la mort.

Voyageant souvent en grandes bandes, les poissons effectuent des migrations lointaines.

Certains poissons causent, quand on les touche, une commotion électrique
très douloureuse; tels sont la torpille le gymmnote, le silure. L'organe électrique qui produit ce phénomène varie de position et de structure avec les espèces. Il se compose de cellules prismatiques recevant de nombreux vaisseaux et des nerfs d'une grosseur plus considérable que ceux qui se rendent aux autres parties du corps. Ces appareils électriques servent aux animaux qui les portent à.paralyser leur proie, ou à se défendre contre leurs ennemis.

Appareil circulatoire des Poissons.
Appareil circulatoire des Poissons (schéma).
a, artère branchiale.
Chez certains poissons, la durée de la vie est considérable. On connaît actuellement à peu près 30 000 espèces différentes de poissons; et il est bien certain que beaucoup d'espèces marines sont encore inconnues, surtout celles des eaux profondes. 

La classification d'un nombre si considérable d'espèces est difficile. On distingue deux cllasses : celle des Poissons Osseux (Ostéichtyens) et celle des Poissons cartilagineux (Chondrichtyens). Les Agnates rangés autrefois parmi les poissons sont aujourd'hui considérés comme un groupe complètement distinct.

Chondrichtyens
(Poissons cartilagineux)
Elasmobranches
(Requins et Raies)
Requins
(Squales)
Galéomorphes (Requins évolués)
Squalomorphes (Requins primitifs)
Squalinomorphes
Raies (Batoïdes)
Holocéphales (Chimères) 
Chimérides, Rhinochimérides, Callorinchidés
Ostéichtyens
(Poissons osseux)
Actinoptérygiens Téléostéens Cypriniformes, Cupléiformes, Tétraondontiformes (Plectognathes), Anguilliformes, Saccopharyngiformes, Béloniformes, Gastérostéiformes, Syngnathiformes, Cyprinondontiformes, Mugiliformes, Gadiformes, Perciformes, Pleuronectiformes, Lophiiformes.
Chondrostéens
Holostéens
Brachioptérygiens
Dipneustes
Crossoptérygiens


Neil Shubin, Au commencement était le poisson, Robert Laffont, 2009. - C'est à un voyage fantastique de centaines de millions d'années que nous convie le paléontologue Neil Shubin, à la découverte de ce qu'il appelle « ce poisson qui vit en nous » ! Aussi extraordinaire voire bizarre que cela puisse paraître, nos mains furent autrefois des nageoires de poisson, notre tête organisée à l'instar de celle d'un poisson (disparu voilà bien longtemps) dépourvu de mâchoires. Quant à notre génome, sorte de collier de perles de tous nos gènes, il est extrêmement proche de celui que possèdent les bactéries apparues il y a trois milliards et demi d'années, nous explique de façon savoureuse le spécialiste d'anatomie de l'université de Chicago. Le 31 mars 2006, après l'avoir cherché pendant des années, Neil Shubin et son équipe ont fini par découvrir dans des zones très hostiles situées au-delà du cercle arctique un animal primitif, vieux de trois cent soixante-quinze millions d'années, sorte de croisement entre un poisson et un alligator. Baptisé Tiktaalik (« grand poisson des basses eaux », dans la langue inuktitut que parlent les Inuits de cette région), ce fossile très étonnant est une sorte de chaînon manquant entre les poissons et les amphibiens. Non seulement l'animal avait des nageoires mais aussi des poignets et des doigts lui permettant de se soulever. Ce poisson très spécial nous montre donc comment les êtres vivants ont pu finir par sortir des eaux et conquérir la terre ferme.  (couv.).
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Dictionnaire Les mots du vivant
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