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Lyon
[Histoire de Lyon]
Lyon (Lugdunum, colonia Copia, Claudia Augusta), est la troisième ville la plus peuplée de France après Paris et Marseille, chef-lieu du département du Rhône, au confluent du Rhône et de la Saône, à 470 kilomètres au Sud-Est de Paris; 455 000 habitants.

La ville, dominée au Nord par les monts Fourvière et Saint-Sébastien, offre un aspect magnifique : belles promenades; quartiers de la Guillotière, de la Croix-Rousse (traboules, vieux quartier des canuts) et de Vaise, anciennes communes réunies à Lyon en 1852; places Bellecour (310 m sur 200), des Terreaux (avec une fontaine monumentale de Bartholdi, Carnot, devant la gare de Perrache, et l'hôtel de ville qui date du XVIIe siècle); beaux et vastes quais, plusieurs ports; nombreux ponts, parmi lesquels on remarque le pont Saint-Jean ou de l'Archevêché, le pont Morand, le pont des Cordeliers, ou encore les passerelles Saint-Georges et du Palais de justice, sur la saône.

Monuments principaux : cathédrale Saint-Jean (construite du XIIe au XVe siècle, 350 bas-reliefs gothiques, beaux vitraux), églises Saint-Nizier, Saint-Irénée, avec une crypte curieuse, basilique romane de Saint-Martin d'Ainay, sur l'emplacement d'un temple d'Auguste; Notre-Dame-de-Fourvière, dont le clocher a été surmonté en 1853 d'une statue colossale de la Vierge, et qui est un but de pèlerinage; l'église des Chartreux, de style baroque, dont on admire le dôme, le choeur et l'autel; le palais archiépiscopal (l'Archevêché date du IIe siècle et son titulaire est Primat des Gaules), le Grand-Théâtre, le Palais de Justice, oeuvre de P. Baltard; l'Antiquaille, sur les ruines du palais où naquirent Claude et Germanicus; etc. 

Topographie

La ville de Lyon est située en amont du confluent du Rhône et de la Saône, dans la presqu'île formée par ces cours d'eau et sur les deux rives opposées, à l'Est du Rhône, à l'Ouest de la Saône. Elle occupe la vallée et les collines qui la bornent. A l'Ouest, les contreforts des monts du Lyonnais bordent la Saône; au Nord, l'étroite presqu'île allongée entre les deux rivières est dominée par le plateau des Dombes. La configuration du terrain a imposé à la ville grandissante une marche inverse de celle qui a poussé vers l'Ouest la plupart des villes européennes. Fondée à l'Ouest, sur le plateau de Fourvière, elle est descendue dans la presqu'île et s'est ensuite étendue sur la rive gauche du Rhône vers l'Est. L'altitude varie de 165 à 310 m, créant entre les quartiers bas et les quartiers hauts des difficultés aux communications.

Au centre, dans la presqu'île, longue de 4,5 km, large de 600 à 900 m, se trouve la cité proprement dite, avec au centre la place Bellecour; le Sud forme le quartier Perrache, le Nord celui des Terreaux, dominé par la colline de la Croix-Rousse au pied de laquelle s'étend, le long de la Saône, le faubourg de Serin. A l'Ouest, de l'autre côté de la Saône, l'abrupte colline de Fourvière fait vis-à-vis à la cité et à la Croix-Rousse; plus au Nord, le faubourg de Vaise s'étend en face de celui de Serin. A l'Est de l'autre côté du Rhône, se trouve, en face de la cité, le quartier de la Guillotière, continué au Nord par celui de la Part-Dieu et celui des Brotteaux, que borne au Nord par le parc de la Tête-d'Or.
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Plan de Lyon.
Plan de Lyon en 1900.
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Le centre de Lyon est la vaste place Bellecour. Au Nord sont les grands magasins, les banques, les foyers de la vie commerciale; au Sud, le quartier de la haute bourgeoisie et de l'aristocratie. Il est séparé par le cours de Verdun, l'autoroute du Soleil et la gare centrale du quartier de Perrache (et Perrache-Charlemagne), conquis au XVIIIe siècle sur les marécages du confluent; le Rhône et la Saône s'unissaient jadis près de l'église d'Ainay, à 2 km en amont du point où leurs eaux se mêlent aujourd'hui; c'est l'ingénieur Perrache qui, par ses digues, prolongea la presqu'île, consolidant et unissant les îles basses et les bancs marécageux du confluent; on a donné son nom au quartier créé sur ces terres qu'il a gagnées à la ville. Ce quartier de Perrache est isolé par la gare édifiée en contre-haut. II a de larges rues se coupant à angle droit et est creusé, du côté de la Saône d'une marina. 

Au Nord du quartier Bellecour, la région du grand commerce aboutit au quartier des Terreaux, qui emprunte ce nom à la place des Terreaux sise à la racine de la presqu'île; c'est le quartier lyonnais par excellence, le vieux quartier du commerce de la soie et des soieries; il a gardé son aspect ancien avec ses rues souvent étroites et tortueuses, ses maisons du XVIIe, du XVIe et même du XVe siècle, tandis qu'au voisinage de la place Bellecour les rues ont été rectifiées et élargies, les maisons rebâties depuis le milieu du XIXe siècle.

Le quartier de la Croix-Rousse, qui domine celui des Terreaux, est plus populaire; dans ses ruelles montueuses, encadrées de hautes maisons, vivait le « canut » lyonnais. Au bas des pentes de la Croix-Rousse se développent, le long de la Saône, les quartiers des Chartreux et de Serin; sur l'autre rive, en face de cette « montagne du travail », se dresse la « montagne mystique » de Fourvière. Elle s'élève à 145 m au-dessus de la ville basse. C'est de là, du haut de sa basilique ou de la tour métallique de 80 m, qu'il faut contempler le panorama de Lyon, sa double vallée dans un cirque de collines derrière lesquelles s'aperçoivent les cimes du Jura, des Alpes de Savoie et du Dauphiné jusqu'au mont Blanc et au Pelvoux, et, plus près, les monts du Lyonnais. Sur le plateau de Fourvière (forum vetus), sur ses pentes escarpées et au pied, le long de la Saône, s'étend la vieille ville autour de la cathédrale, du palais de justice et de l'église Saint-Paul; nulle part ne s'est mieux conservée l'antique physionomie de Lyon : ouvriers, employés, petits bourgeois s'y mélangent. Au Sud de Fourvière sont les faubourgs de Saint-Georges, Saint-Just, et au Sud-Est celui de Saint-Irénée; plus loin, au Sud, isolés, le faubourg de Sainte-Foy, et, au droit du confluent, celui de la Mulatière. Au Nord-Ouest de Fourvière, le long de la Saône, s'est construit, à partir de 1840, le faubourg de Vaise, quartier industriel, d'une existence un peu artificielle.

La grande ville industrielle moderne est celle de l'Est, sur la rive gauche du Rhône. Le vaste quartier de la Guillotière, inélégant malgré la largeur de ses rues bien aérées, est essentiellement populaire, sauf dans la partie méridionale qui forme le quartier universitaire, avec les universités Lyon 3 Jean-Moulin et Lyon 2 Lumière. Au Nord de la Guillotière s'étend le quartier des Brotteaux, tout pareil à une ville américaine par la symétrie absolue de ses rues qui se coupent à angle droit; il est peuplé de négociants et d'employés; quelques avenues renferment de luxueux hôtels particuliers.

Les Brotteaux confinent à l'admirable parc de la Tête d'Or qui les limite au Nord et derrière lequel se trouve le faubourg de Saint-Clair. A l'Est de ces quartiers populaires s'étendent les faubourgs plutôt industriels : Les Charpennes, Villeurbanne, avec son campus universitaire (Lyon 1 Claude Bernard, Enssib, Insa, etc.), Montplaisir, Montchat, La Mouche, etc. 

La position de Lyon suffit à expliquer son importance. Au confluent du Rhône et de la Saône, sur la grande route naturelle entre l'Océan Atlantique et la Méditerranée, au voisinage de passages vers le bassin de la Loire, tandis que par le val du Rhône on accède à la Suisse, elle occupe un carrefour stratégique et commercial entre l'Europe centrale et les pays méditerranéens. La subordination politique des contrées du Rhône et de la Saône, longtemps tiraillées entre la France et l'Allemagne, la scission de la région rhénane détachée de la Gaule sont apparemment les principales raisons qui ont entravé les progrès de Lyon, malgré le grand rôle international conservé par son industrie et son commerce, tandis que, au milieu d'un bassin plus large, Paris devenait le centre de la nation française, qui n'occupe qu'une partie de l'ancienne Gaule, dont Lyon avait été la capitale. Les avantages naturels de la position de Lyon n'ont pas suffi à contre-balancer l'infériorité politique, mais lui ont maintenu longtemps le second rang.

Description de la ville

Le climat lyonnais est très caractéristique, d'autant qu'il a imprégné à la ville une physionomie spéciale. Au confluent de deux grands cours d'eau, la ville basse est fréquemment enveloppée de brouillard; ceux-ci sont particulièrement épais dans le quartier de Perrache. La largeur du Rhône est en moyenne de 200 m; celle de la Saône varie de 80 à 150 m. Le fleuve fait toujours peser la menace d'inondations à cause du rétrécissement de son lit; en amont, dans la plaine de Miribel, il ne s'élève que de 3 m, tandis qu'entre les Brotteaux et les Terreaux il monte de 6,25 m. Les digues qui protègent les quartiers bas n'ont pas toujours suffi à le contenir. La Saône a aussi causé parfois de grands ravages. On cite les débordements de 1711, de décembre 1840 et de mai 1856. Le Rhône et la Saône sont bordés d'une double ligne continue de quais qui ont un développement total d'une quarantaine de kilomètres; le premier en amont est celui de Ia Tête d'Or adossé à la digue du Grand-Camp qui abrite le parc.

La ville compte environ 400 rues ou places; dans la péninsule les maisons sont très hautes, atteignant couramment 6 et 7 étages; cette habitude imposée par l'exiguïté de l'ancien emplacement s'est conservée même sur la rive gauche du Rhône. Les différents quartiers sont réunis par de nombreux ponts; les plus anciens sont ceux du Change sur la Saône en face de l'église Saint-Nizier, et de la Guillotière sur le Rhône; mais tous ont été refaits à l'époque moderne. 

Le centre de Lyon, on l'a dit, est à la place Bellecour. Son  nom lui vient, dit-on , de celui de Bella Curia, que ce lieu portait depuis le IIe siècle de l'ère chrétienne. On prétend qu'il y avait eu dans cet endroit, près du temple d'Auguste, un tribunal célèbre, appelé Curia, comme tous les tribunaux romains. La beauté du lieu et la splendeur de l'édifice avaient valu à cette cour la qualification de belle, Bella Curia. En tant que place, elle ne fut tracée qu'en 1713 sur une prairie dépendant de l'abbaye d'Ainay.

Cette place fut ensuite nommée Louis-le-Grand; sous le consulat elle reçut le, nom
de Buonaparte, et lorsque celui-ci monta sur le trône, elle prit naturellement le nom de Napoléon. Presque au centre de la ville, entre le Rhône et la Saône; elle forme un trapèze très allongé, de 310 m de long sur 200 m de large; ses extrémités sont, dans toute leur largeur, décorées de deux bâtiments parallèles et symétriques.

On voyait autrefois au centre de deux pièces de gazon fort étendues, deux fontaines, exécutées dans Ia même forme, qui offraient chacune un bassin soutenu par un groupe de génies en bronze, et au milieu de la place s'élevait un piédestal en marbre blanc, surmonté d'une magnifique statue équestre, en bronze, de Louis XIV, qui fut renversée en 1793, ainsi que les deux jolies fontaines qui l'accompagnaient. On démolit aussi les façades principales, et ce vaste local fut couvert de ruines pendant plusieurs années;

Lorsque l'ordre fut revenu en France (1805), on répara les dégâts commis par les révolutionnaires, en relevant les deux grands bâtiments qui avaient été détruits. Chacun comprend cinq maisons présentant une façade composée de trois étages. Un avant-corps occupe le centre; huit pilastres le décorent , ils sont terminés par un fronton de forme carrée, dans le tympan duquel on a essayé de sculpter les attributs du commerce et des arts; une balustrade couronne l'édifice.
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Lyon : la place Bellecour.
La place Bellecour au début du XXe siècle
avec la statue de Louis XIV et, au fond, la colline de Fouvière.

A la place de la statue de Louis XIV détruite, on en a élevée une autre due au ciseau de Lemot , qui n'a pas joui longtemps de son ouvrage : la mort l'a enlevé aux arts en 1827. Il était né à Lyon; il a consacré à sa ville natale le dernier fruit d'un beau talent : sa statue du roi est un véritable chef-d'oeuvre. Coulée à Paris, elle fit le trajet de la capitale à Lyon en douze jours; elle était conduite par vingt chevaux, et son entrée fut faite avec appareil et au milieu d'un concours immense de spectateurs. Placée ensuite sur son piédestal, ce fut le 3 novembre 1826, veille de la fête de Charles X, qu'elle fut inaugurée, découverte et livrée aux regards du peuple. Un très beau cirque avait été élevé pour recevoir les autorités et les principaux notables de Lyon; des médailles furent distribuées, etc. Le piédestal est entouré d'une grille d'un très bon goût, faite d'après les dessins de Chenavard. A cette époque, Guedfaldy, architecte, dirigea tous les travaux.

La promenade des tilleuls qui orne cette place, est fort belle. Pendant les troubles de l'année 1834, les soldats ont coupé une partie des arbres pour se chauffer; on en a replanté d'autres. Des jardins et des bassins remplaçant les anciens complètent la décoration de cette place qui est la promenade favorite des Lyonnais. 
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Lyon : la fontaine de Bartholdi.
La fontaine de Bartholdi, place des Terreaux, à Lyon.

De la place Bellecour partent au Nord les rues Edouard-Herriot et  Gasparin (continuée par la rue de Brest et la rue Paul Chenavard), artères centrales de la presqu'île, qui, par la place des Jacobins (belle fontaine), vont aboutir à la place des Terreaux. Celle ci est entourée de trois côtés par la façade de l'hôtel de ville, du palais des Arts et du massif des Terreaux, et ornée au centre d'une fontaine monumentale en plomb, oeuvre de Bartholdi (1889).

De l'angle Nord-Est de la place Bellecour se détache encore la rue de la République (1200 m de long), la plus belle de Lyon (percée en 1855-1856), qui est parallèle à celle de l'Hôtel-de-Ville et aboutit, à l'Est de la place des Terreaux, à la place de la Comédie, entre l'hôtel de ville et le grand Théâtre. Au Sud de la place de Bellecour, la rue Victor-Hugo mène à la place Carnot (ancienne place Perrache) qui renferme le monument de la République française (1890), oeuvre de Blavette et Peynot. 

Au Sud de la place Carnot s'étend de la Saône au Rhône le cours Verdun, de l'autre côté duquel est la gare de Lyon-Perrache. Au droit du cours du Midi sont les deux ponts du Midi (pont Gallieni, sur le Rhône, et pont Kitchener sur la Saône); à celui du Rhône aboutit l'avenue Berthelot qui mène au cimetière de la Guillotière. 

Au droit de la place Bellecour sont, sur la Saône, le pont Bonaparte (anc. pont Tilsitt) qui mène à la cathédrale et à la place Saint-Jean, sur le Rhône le pont de la Guillotière auquel aboutit le cours Gambetta, artère médiane de la Guillotière. 

Au droit de la place des Jacobins, sur la Saône, l'élégante passerelle du Palais, sur le Rhône le pont Wilson 'anc. pont de l'Hôtel-Dieu). 

Au droit de la place des Terreaux sont sur la Saône le pont de la Feuillée, sur le Rhône le pont Morand menant à la place du Maréchal-Lyautey et au cours Franklin-Roosevelt, qui forme la rue centrale des Brotteaux. La place du Maréchal-Lyautey est décorée d'une fontaine monumentale (1865) dessinée par Desjardins. Des boulevards, qui longent le tracé des anciens fossés de l'enceinte ou des forts, enveloppent les quartiers des Brotteaux et de la Guillotière, les séparant des faubourgs. 
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Lyon : le parc de la Tête d'Or.
Le parc de la Tête d'or et ses cygnes du temps jadis.

Le parc de la Tête-d'Or, vaste de 114 hectares, forme sur la rive gauche du Rhône, à son entrée dans la ville, le bois de Boulogne des Lyonnais; il est compris entre le tracé de l'ancienne enceinte fortifiée des Brotteaux au Sud, le fleuve au Nord et le remblai du chemin de fer de Genève à l'Est. Il a été dessiné en 1857 par Bühler. Un vaste lac et de beaux pâturages lui conservent un aspect rustique; une fraction forme un beau jardin des plantes; au Sud sont de superbes serres renfermant de rares collections de palmiers, de cycadées, d'orchidées. Dans ce parc furent installées les expositions universelles de 1872 et de 1894. Le chemin de fer le sépare du champ de courses. A l'entrée, vers le quai, s'élève le monument des enfants du Rhône morts en 1870-1871, oeuvre de Coquet et Pagny (1887).

Entre Fourvière et Vaise, il ne reste que des vestiges du rocher qui porta le château de Pierre-Seize ou Pierre-Encise, bastille des archevêques de Lyon; au pied se place la statue de Jean Cléberger, dit l'Homme de la Roche; elle a remplacé une statue de bois en costume romain qui était l'objet d'une sorte de culte et dont la légende fit l'image du philanthrope allemand Jean Cléberger, bienfaiteur de la ville au XVIe siècle.

Les monuments de Lyon

Il ne subsiste pas grand souvenir de l'époque romaine; les colonnes de Saint Martin d'Ainay, des réservoirs dits Bains romains, sous le grand séminaire, dans le quartier Saint-Just, des vestiges d'un théâtre, cinq tombeaux, des arcs d'aqueducs à Saint Just; des murs du palais impérial sous l'hospice de l'Antiquaille à Fourvière; les traces d'une naumachie au pied de la Croix-Rousse. Dans la campagne se discernent les débris de trois aqueducs venant du mont d'Or, et de Craponne ou Montromant et du mont Pilat.

Monuments religieux.
Eglise Saint-Martin-d'Ainay.
Le plus ancien édifice de la ville est l'église d'Ainay ou Saint-Martin-d'Ainay, au Nord-Ouest de la place Carnot. Elle occupe le lieu dit Athenaeum, peut-être situé près de l'autel de Rome et d'Auguste, centre religieux de la Gaule romaine et de la sépulture légendaire de sainte Blandine. Construite au VIe siècle, elle fut bientôt flanquée d'une opulente abbaye bénédictine (sécularisée en 1791)). On la rebâtit aux Xe et XIe siècles, et le pape Pascal II la consacra en 1106. Elle avait trois nefs, un transept, trois absides. Vers le XIIe ou le XIIIe siècle, on lui ajouta deux collatéraux, portant à cinq le nombre des nefs, Elle a deux tours, l'une entre la nef et le choeur, l'autre au centre de la façade, surmontée d'une pyramide quadrangulaire entourée à sa base de quatre acrotères triangulaires; l'extérieur des absides et le centre de la façade sont décorés d'incrustations rouges en losange. Les quatre colonnes qui portent la coupole centrale sont celles de l'autel d'Auguste. Les trois absides sont décorées de peintures d'H. Flandrin (le Christ, saint Badulf à droite, saint Benoît à gauche); dans le choeur est une mosaïque du temps de Pascal II; au pied du maître-autel (oeuvre de Poussielgue), l'architecte Questel en a dessiné une autre; à côté de la chapelle absidale de droite, la sacristie occupe une ancienne église du XIe siècle. Une crypte s'étend sous l'église d'Ainay.

Eglise Saint-Nizier.
Saint-Nizier occupe la place de l'ancienne cathédrale, entre les places des Jacobins et des Terreaux, près du pont au Change. C'est une église du XVe siècle dont la façade est bizarre : entre deux tours gothiques s'ouvre une porte centrale percée dans une demi-rotonde qu'on attribué à Philibert de L'Orme; les balustrades des combles sont jolies; à l'intérieur, formé d'un vaste vaisseau, on remarque les arcades du triforium, les roses du transept, etc. 
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Lyon : Saint Nizier.
Abside de l'église Saint-Nizier, à Lyon.

Cathédrale Saint-Jean.
La cathédrale primatiale Saint-Jean, adossée au quai de la Saône, au pied de la colline de Fourvière; est un des édifices les plus intéressants de la France. Commencée vers 1110, elle fut reprise complètement vers 1165-1180; seule la chapelle Saint-Pierre au Nord du choeur peut dater de 1110. Après le choeur, on travailla à la nef au XIIIe siècle; on n'acheva la façade qu'au XVe. L'église a
95 m de long, 32 de haut dans la nef et est dominée par quatre tours sans flèche. Les portails de la façade, à profondes embrasures, sont de la fin du XIIIe siècle; une galerie ajoutée au XVe les surmonte ; les tours furent achevées en 1480, ainsi qu'un gâble jadis à jour, défiguré par un maladroit restaurateur; la balustrade du comble, avec ses demi-cercles renversés, est caractéristique de l'architecture lyonnaise. 
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Lyon : pont Bonaparte, sur la Saône.
La Saône et le pont Bonaparte, près de l'évêché et de la cathédrale Saint-Jean.

Les tours du transept, plus élégantes que celles de la façade, sont des XIIIe et XVe siècles; le choeur et le transept sont de la fin du XIIe, l'abside, sans déambulatoire ni chapelles, a deux rangs de fenêtres séparées au dehors par une galerie à curieux cintres trilobés. Dans la cathédrale, on remarque la chapelle de Saint-Louis, en gothique flamboyant, bâtie par le cardinal Charles de Bourbon (mort en 1488), les beaux vitraux du XIIIe et du XIVe siècles, l'horloge de N. Lippius (1598), retouchée en 1660 par Nourrisson, en 1780 par Charmy et vers le milieu du XIXe siècle par Maurier, deux croix remontant au concile oecuménique de 1274, et symbolisant l'union des Eglises grecque et latine. 
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Lyon : la cathédrale Saint-Jean.
La cathédrale Saint-Jean.

A l'Ouest de la façade de Saint-Jean est la maîtrise ou Manécanterie, avec une curieuse façade romane. Au Sud-Est sont le palais archiépiscopal (XVe et XVIIIe siècles) et l'ancien palais des chanoines (1770). 

Basilique Notre-Dame de Fourvière.
A côté des anciennes églises, il faut citer la basilique de Notre-Dame-de-Fourvière, pèlerinage vénéré du monde entier. Le vieux forum de Trajan, qui a laissé son nom à la colline, s'écroula en 840, et de ses matériaux fut édifiée la première église. Elle a été si souvent remaniée qu'elle a perdu tout caractère; on ne peut guère admirer son lourd clocher roman moderne de 52 m de haut. L'église neuve a été bâtie à côté; projetée dès 1868, elle fut commencée en exécution d'un voeu fait en 1870 pour écarter les Allemands. La première pierre fut posée le 7 décembre 1872, la dernière le 2 juin 1884, la décoration terminée en 1894. Le plan est dû à Pierre Bassan qui adopta un style éclectique combinant des éléments romans, gothiques, byzantins, siciliens; l'effet est singulier. L'église se compose d'un vaisseau sans bas côtés (86 m de long, 19 de large, 27 de haut), flanqué aux quatre angles de tours octogonales (48,50 m de haut), terminé par une abside en fer à cheval qu'enveloppe un portique ouvert sur la pente de la colline; de la loggia qui en forme le point extrême, l'archevêque bénit la ville le jour de la Nativité de la Vierge. L'intérieur est divisé en trois travées, voûtées en coupole; les murs sont décorés en mosaïque de Venise; la décoration est très somptueuse. Au-dessous règne une crypte. 
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Lyon : la basilique de Fourvière.
La basilique N.-D. de Fourvière sur une ancienne photographie.

Les autres églises.
Parmi les autres églises, il faut citer Saint-Bonaventure est un peu à l'Est de Saint-Nizier, le long de la place des Cordeliers, qui est une médiocre église gothique du XVe siècle, très restaurée; Saint-Paul (XIIe et XVe siècles), pour sa tour centrale octogonale; Saint-Pierre (XVIIIe siècle), pour son portail et son porche romans du XIIe siècle; Saint-Just (1761), qui a remplacé l'église du Ve siècle où furent employés les premiers vitraux peints; Saint-Irénée (moderne), avec ses cryptes du Xe siècle; Saint-Georges, bâtie en style flamboyant par Bossan à la place d'une église des chevaliers de Malte; l'église de l'Hôtel-Dieu (XVIIIe siècle, boiseries, châsse de Sainte-Valentine), et un grand nombre d'autres bâties au XIXe siècle en style gothique ou roman. Un temple protestant occupe l'ancienne loge du Change, chef-d'oeuvre de Soufflot.
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Lyon : église saint paul.
L'église Saint-Paul, à Lyon.

Monuments civils.
Les monuments civils principaux sont, en premier lieu, ceux de la place des Terreaux. 

Hôtel de ville.
L'hôtel de ville, bâti par Simon Maupin de 1646 à 1655, remanié par Mansart en 1702, s'élève à la place d'un ancien canal comblé avec des « terreaux »; ce palais a deux façades, l'une assez lourde (avec la statue équestre de Henri IV et un beffroi, ou tour de l'Horloge [50 m]), sur la place des Terreaux; l'autre, plus gracieuse, sur la place de la Comédie; deux ailes les relient, Dans le vestibule, à voûte très hardie, sont les groupes des frères Coustou, figurant le Rhône et la Saône (bronze). 
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Lyon : l'hôtel de ville.
L'Hôtel de Ville L. Pradel, de Lyon.

Palais du Commerce.
Le palais du Commerce et de la Bourse (auj. Chambre de commerce et d'industrie de Lyon), édifié dans la rue de la République, de 1854 à 1861, par l'architecte Dardel, est très admiré; ses deux façades, en style classique, sont monumentales; un grand vestibule donne, au centre, accès dans la cour centrale entourée de deux rangs de portiques et d'un étage de fenêtres, et dont le plafond, haut de 21,45 m, est porté par 24 caryatides de bois sculptées par Bonnet; on admire aussi le double escalier et les sculptures de l'horloge, où Bonnassieux a symbolisé l'heure passée, présente et future, en trois femmes de marbre blanc; dans la salle de la Bourse, une toile de Hesse représente le Commerce.
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Lyon : palais du commerce et de la bourse.
Le palais du Commerce et de la Bourse, vers 1900.

Palais des Arts.
Le palais des Arts ou Saint-Pierre (XVIIIe siècle) est une ancienne abbaye bénédictine abritant aujourd'hui le musée et l'école des beaux-arts; il offre une superposition des ordres dorique et corinthien, un bel entablement; au centre et sur les angles Sud, de gracieux belvédères. Dans le jardin sont exposées des sculptures de Bourdelle, Duret, Rodin.

La section archéologique renferme d'importantes pièces gallo-romaines, belles mosaïques, inscriptions, statues, poteries, bijoux, la fameuse table de bronze sur laquelle est gravé le discours de l'empereur Claude. La section consacrée au Moyen âge et à la Renaissance est d'un intérêt moindre; celle consacrée à la céramique comprend de belles faïences, des oeuvres de Bernard Palissy, etc. Le cabinet des médailles en renferme plus de 30,000, outre une belle collection de sceaux. Une salle est consacrée aux bustes des Lyonnais célèbres. 

Les parties consacrées à la peinture et à la sculpture, fort enrichies par l'importante galerie Bernard (ancien maire de la Guillotière), possèdent des tableaux des principales écoles françaises et étrangères (le Pérugin, Francia, A. del Sarto, Titien, Véronèse, Palma, Salv. Rosa, les Carrache, Murillo, Zurbaran, Holbein, Denner, Rubens, Van Dyck, Jordaens, Rembrandt, Ruysdaël, Teniers, Mieris, Ph. de Champaigne, Poussin, Le Sueur, Le Brun, Mignard, Watteau, Greuze, Boucher, les Vernet, H. Flandrin, Français, Corot, Meissonier, Courbet, etc.); parmi les oeuvres d'artistes modernes et contemporains, on peut remarquer celles de Max Ernst,  Bazaine, hartung, Dubuffet, etc.; l'escalier est décoré de célèbres tableaux de Puvis de Chavannes; une salle est réservée aux oeuvres des peintres lyonnais; les sculptures modernes sont belles. Citons les oeuvres de Canova, Pradier, Fabisch, Bonnassieux, Barye, Jeanclos, Guzman, Kemeny, Comby, etc. 

Le musée des tissus.
Le musée historique des tissus (rue de la Charité) possède une collection chronologique depuis la XVIIIe dynastie égyptienne jusqu'à nos jours; celle des soieries remonte au IXe siècle. 

Les autres monuments.
Le palais de Justice (1835) borde la Saône d'une longue colonnade corinthienne, quai Romain Rolland. Le Grand-Théâtre (1817-1830), entre l'hôtel de ville et le Rhône, est une oeuvre de Chenavard et Pollet, remanié par Dardel, avec plafond d'Abel de Pujol. L'hôtel-Dieu a, sur le quai du Rhône, une façade de 325 m de long avec dôme, dessinée par Soufflot, achevée en 1843. 
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Lyon : vieux palais de justice.
Le palais de justice historique de Lyon et sa colonnade.

Sur la rive gauche du Rhône se sont élevés la préfecture (1890), les palais universitaires,  quai Claude Bernard, bâtis par Hirsch (1880-1890) le long du fleuve.
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Le vieux pont de la Guillotère sur le Rhône, et l'Hôtel-Dieu.

Histoire

Fondée ou agrandie vers 41 av. J.-C. par Lucius Munatius Plancus, la ville prit de là le nom de Lucii Dunum, d'où Lugdunum (D'autres dérivent ce nom du celtique lok ou log, petit temple, et de dun colline). Favorisée par Auguste et par ses successeurs, elle devint bientôt assez importante pour donner son nom à toute la Gaule Celtique ( Lyonnaise). Détruite en une nuit par un terrible incendie, en 59, elle fut relevée par Néron et embellie par Trajan, qui fit construire sur une des collines qui dominent la ville un édifice magnifique, le Forum Trajani, appelé plus tard Forum Vetus, dont on fit Fortvieil, par corruption, Fourvières, Fourvière, nom que porte encore le quartier ou s'élevait cet édifice. Lyon brillait surtout alors par ses écoles d'éloquence. Décimée en 197 par Septime-Sévère, à qui elle avait résisté et qui défit Albinus sous ses murs elle eut ensuite à subir tous les maux des invasions barbares, auxquels se joignirent les inondations, la peste et la famine. 

Au Ve siècle, Lyon, fut, sous les fils de Gondioc, la capitale d'un des démembrements du royaume de Bourgogne : mais sa prospérité date surtout des XIeet XIIe siècles, après la réunion du royaume des deux Bourgognes à l'empire elle devint alors à peu près ville libre, bien que les seigneurs lyonnais et les archevêques de Lyon s'y disputassent sans cesse la souveraineté. Pour leur échapper, elle se mit sous la protection du roi de France Philippe le Bel, qui la réunit à la couronne en 1307. Ce prince érigea la seigneurie de Lyon en comté et en laissa l'administration à l'archevêque et au chapitre de Saint-Jean conjointement avec les échevins ou Lyon consuls. LouisXI, Louis XII et François ler accrurent par leurs faveurs la prospérité de Lyon : c'est François Ier qui y introduisit la fabrication des étoffes de soie et des draps d'or et d'argent.

L'église de Lyon fut une des plus florissantes des Gaules; elle fut fondée au IIe siècle par Saint Pothin, qui en fut le premier évêque, et par Saint Irénée. Il se tint à Lyon plusieurs conciles, notamment deux oecuméniques, en 1245 et 1274 : dans le dernier on s'occupa de la réforme du clergé et de la réunion des églises grecque et latine. Lyon possédait un chapitre célèbre où l'on ne recevait que des nobles, et dont les membres portaient le titre de Comtes de Lyon.
Le voisinage de Genève favorisa à Lyon l'établissement de la Réforme. En 1560, les Calvinistes, exaspérés par la persécution, s'emparèrent de la ville : ils la gardèrent jusqu'en 1563. Redevenu maître de la place, Charles IX, par un édit rendu dans cette ville en 1563, interdit aux ministres protestants l'enseignement ainsi que les synodes. Les massacres des Vêpres lyonnaises, qui suivirent de quelques jours ceux de la Saint-Barthélemy (1512) y furent presque aussi sanglants qu'à Paris. Lyon prit parti pour la Ligue; mais, après la mort de Henri III, elle reconnut Henri IV, qui vint la visiter en 1596. Sous Louis XIV, sa prospérité fut portée à un très haut degré; mais la révocation de l'édit de Nantes faillit ruiner son industrie. En 1709, les misères d'un hiver rigoureux vinrent encore aggraver la situation. 

Néanmoins Lyon comptait plus de 200 000 habitants en 1793, lorsqu'elle se révolta contre la Convention : elle eut alors à subir un siège terrible, dirigé par le général Dubois-Crancé, et dont le résultat fut la destruction presque entière de la ville; elle fut ensuite décimée par les commissaires de la Convention Collot-d'Herbois, Couthon, Fouché; le nom même de Lyon fut effacé, et remplacé par celui de Commune- Affranchie. Elle se releva sous l'Empire : l'introduction du métier Jacquard donna alors un grand essor à la fabrique, mais les révoltes d'ouvriers qui eurent lieu en 1831, 1834, 1848 et 1849, et l'inondation de 1840 l'ont encore cruellement fait souffrir; en outre, les fabriques de soie fondées au commencement du XIXe siècle en Suisse, en Allemagne, en Italie, lui enlevèrent d'importants débouchés.

Les premières décennies du XXe siècle sont marqués par de grands aménagements urbains conduits par l'architecte Tony Garnier, à l'initiative d'Edouard Herriot (quartier des Brotteaux, quartier des Etats-Unis, stade Gerland, hôpital Grange-Blanche, place Antonin-Poncet, etc.). Pendant le Seconde Guerre mondiale, la ville, occupée par les troupes nazies à partir de 1943, devient un centre important de la Résistance, dont Jean Moulin (qui sera arrêté en juin 1943 par la Gestapo, à Caluire, dans la banlieue lyonnaise) est chargé d'unifier les différents mouvements. Lyon sera par ailleurs la cible de bombardements alliés en 1944.

De la seconde moitié du XXe siècle datent les aménagement du quartier de la Part-Dieu, avec sa gare TGV, et du quartier de la Duchère. Parmi les grands travaux, on mentionnera encore le percement du tunnel de Fourvière et le métro. 
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Personnalités lyonnaises

Parmi les hommes célèbres nés à Lyon les principaux sont : les empereurs romains Claude (10 av. J.-C. - 54 ap. J.-C.), Géta (mort en 212) et Caracalla (mort en 217), Germanicus (16 av.J.-C. - 19 ap. J. -C.); Afranius Syagrius, poète, préfet des Gaules (IVe siècle); Sidoine-Apollinaire, littérateur (430-489); Jean Perréal, dit Jean de Paris, architecte (1445-1529); Grollier, philologue (1479-1565); Meigret, grammairien (1510-1565); Claude Corneille, peintre (1517-1574); Philibert Delorme, architecte (1518-1577); Louise de Charly, dite Louise Labé, la belle Cordière, femme de lettres (1596-1566); Pomponne de Bellièvre, diplomate (1529-1607); Jacob Spon, érudit (1547-1635); les imprimeurs Barbou et de Tournes (XVIe siècle); Claude Audran, peintre (1591-1677); Gaspard Désargues, géomètre (1593-1662); Jacques Stella, peintre (1596-1657); Simon Maupin, architecte (mort en 1668); Charles Spon, médecin (1609-1684); Barrème, calculateur (1630-1703); Ménestrier, érudit (1631-1705 ); Gérard Audran, graveur (1640-1703);  Coysevox, sculpteur (1640-1720); Jacques Vergier, poète (1635-1720); Truchet, mécanicien (1657-1729); Nicolas Coustou, sculpteur (1658-1773); Camille Falconet, érudit (1671-1762); Guillaume Coustou, sculpteur (1678-1746); de Boze, érudit (1680-1753) ; Antoine de Jussieu, botaniste (1686-1758); Servandoni, architecte (1695-1766); Bernard de Jussieu, botaniste (1699-1770); Desrochers, graveur (mort en 1740); Joseph de Jussieu, botaniste (1704-1779); Bourgelat, vétérinaire (1712-1779); Pierre Poivre, naturaliste (1719-1786); Pouteau, médecin (1725-1775); Perrache, sculpteur et ingénieur (1726-1779); l'abbé Morellet, littérateur (1727-1849); Morel, dessinateur de jardins (1728-1810); Pillement, peintre (1723-1808); Bossut, géomètre (1730-1814), Rondelet, architecte (1734-1829); Rozier, agronome (1734-1793); Claude Martin, fondateur de la Martinière (1735-1800); J.-J. de Boissieu, peintre (1736-1810); Daudet, graveur (1737-1824); Claret de Fleurieu, marin (1738-1810), Gilibert, médecin (1741-1814); Patrin, conventionnel (1742-1815); Mongez, érudit (1747-1835); Laurent de Jussieu, botaniste (1748-1836); Michallon, sculpteur (1751-1799); Jacquart, inventeur de la machine à tisser (1752-1834); Chinard, sculpteur (1756-1813); Clavier, érudit (1762-1817); Lemontey, érudit (1762-1826); Hennequin, peintre (1762-1833); Allier de Hauteroche, érudit (1766-1827); Lenfant, prédicateur (mort en 1792); M.-A. Petit, médecin (1766-1811); le général Duphot (1770-1798); Camille Jordan, littérateur (1771-1821); Terrasson, Montucla, Sonnerat, Lemot, sculpteur (1774-1827); De Gérando, littérateur (1772-1842); Benjamin Delessert, financier (1773-1847); Ampère (André-Marie), illustre physicien (1775-1836); P. Révoil, peintre (1776-1842); Ballanche, philosophe (1776-1847); Mee Récamier (1777-1849); Suchet, maréchal de France (1778-1826); Aimé Martin, littérateur (1781-1847); Lajard, érudit (1783-1858); Dugas-Montbel; Bouchet, médecin (1785-1839); J. B. Say, économiste (1787-1832); Thierriaz, peintre (1789-1870); Bonnefond, peintre (1790-1860); Berjon, peintre (mort en 1843); Lortet, médecin (1792-1878); Jal, érudit (1795-1873); Bignan, littérateur (mort en 1861); Dardel, architecte (1796-1871); Gensoul, médecin (1797-1858); Carmouche, littérateur (1797-1868); Trimolet, peintre (1798-1868); Biard, peintre (1798-1881); J.-J. Ampère, érudit (1800-1864); Paul Sauzet, avocat (1800-1876); Sébastien Cornu, peintre (1804-1871); Montessuy, peintre (1804-1876); Claudius Jacquand, peintre (1805-1878); Jean Reynaud, philosophe (1806-1863); Paul Chenavard, peintre (1808-1895); Achard (P.-F.), acteur (1808-1856); Jules Favre, avocat et homme politique (1809-1880), Francisque Michel, érudit (1809-1886); Hippolyte Flandrin, peintre (1809-1864); Paul Flandrin, peintre (1811-1902); Bossau, architecte (mort en 1888); Antoine Desjardins, architecte (1814-1863); Janmot, peintre (1844-1892); Meissonier, peintre (1815-1891); Puvis de Chavannes, peintre (1824-1898) Perraud, cardinal-évêque d'Autun (né en 1828); Achard (Léon), chanteur (né en 1831), Emile Guimet, archéologue (né en 1836); Burdeau, homme politique (1851-1894); Antoine de saint-Exupéry (1900-1944), etc.

Les armoiries de Lyon sont : de gueules au lion d'argent, tenant de sa patte dextre un glaive de même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis. Le lion est l'emblème qui dans toutes les oeuvres d'art désigne la ville. (A.-M. B.).

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Dictionnaire Villes et monuments
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