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| Venise (lat.
Venetia,
ital. Venezia) est une ville maritime de l'Italie De ces trois îles,
divisées elles-mêmes par des canaux en 117 îlots, la
Giudecca, au Sud, est assez isolée; les deux autres, au centre,
constituent la Venise proprement dite. La ville est sillonnée de
canaux, qui y remplacent les rues. D'abord, le canal de la Giudecca, large
de 400 mètres; puis le Grand
Canal, en forme de S, long de 3700 mètres,
large de 45 à 72; puis 177 autres canaux, franchis par 430 ponts
reliant 118 îles et îlots; le tout parcouru par des canots
à moteur, des petits bateaux pour le transport collectif (appelés
vaporetti,
parce qu'ils étaient autrefois à vapeur) et par les célèbres
gondoles,
aujourd'hui dévolues aux touristes (
Plan de Venise en 1900 (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Le climat, du reste,
malgré les préjugés contraires, est excellent. Si
l'air y est souvent humide, il est, par contre, absolument pur des poussières
qui chargent celui des villes continentales. De plus, le voisinage immédiat
de la mer adoucit les écarts atmosphériques et tempère
les transitions. La moyenne annuelle de température est de +13 °C,
celle du mois le plus chaud est de + 23,9 °C, celle du mois le plus
froid est de + 1,8 °C ; l'écart annuel n'est donc que de 22,10
°C.
Gondoles sur le quai de la Piazzetta. Au fond, l'île de San Giorgio Maggiore, avec sa basilique. Photo : © Thierry Labat, 2010. Le port, après avoir été
le plus important du monde, était complètement déchu
pendant la période autrichienne; après que Venise ait été
rendue à I'Italie |
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Les monuments de Venise. Mais Venise attire surtout le voyageur par sa beauté. Après le gigantesque pont de 3603 mètres avec 222 arches sur lequel passe le chemin de fer, le touriste va d'abord au centre de la ville, à l'admirable place Saint Marc, entourée de constructions à arcades, les Procuratie Vecchie et Nuove, la basilique de Saint-Marc. On y admire le Campanile dominant le bijou de sculpture qu'on appelait la Loggetta. Ce campanile, haut de 98 m, qui datait des XIIIe et XIVe siècles, s'est écroulé en 1902 et a été reconstruit ensuite à l'identique. La place, dallée de pierres unies et polies qui n'ont jamais été frappées par le pied des chevaux, est animée par le vol d'innombrables pigeons. En retour d'équerre, la Piazzetta, bornée par le palais ducal. Deux colonnes de granit supportent l'une le lion ailé de saint Marc, l'autre un Saint Théodore terrassant un dragon. Le Grand Canal, bordé de plus de cent cinquante palais du style byzantin du XVe siècle, enjambé par le magnifique pont du Rialto, attire aussi les visiteurs. -
Partie supérieure de la façade Nord de la basilique Saint-Marc. Les monuments sont dignes de leur renom.
Des quatre-vingt-dix églises de
Venise, la basilique byzantine
de San Marco (Saint-Marc)
est la plus intéressante. Parmi les autres églises, citons
San
Zanipolo (Santi Giovanni e Paolo), panthéon où sont ensevelis
la plupart des grands hommes dont s'enorgueillit Venise; Santa
Maria della Salute, somptueuse, du XVIIe
siècle; Santa Maria
dei Miracoli, écrin de marbre, San Salvatore, véritable
musée, etc. Parmi les édifices civils, le palais
des Doges (palais ducal), reconstruit au XVe
siècle, restauré après deux incendies, en 1483 et
1574, est une merveille un peu étonnante au premier abord. Le musée
et la bibliothèque de Saint-Marc, riche de plus de 200 000 volumes
et de 10 000 manuscrits précieux, s'y trouvent. Le palais communique
avec les célèbres prisons, autrefois appelées les
Plombs et les Puits, par le pont des Soupirs. L'opéra de la Fenice,
construit au XVIIIe siècle, initialement
appelé Teatro San Benedetto, doit son nom actuel à ce que,
comme l'oiseau mythologique (le Phénix),
il a survécu à plusieurs incendies. Le dernier en janvier
1996 a obligé a le reconstruire entièrement; sa réouverture
n'a eu lieu qu'en novembre 2003.
Le Grand canal, à la tombée de la nuit. Plans de Venise.
L'Histoire
de Venise.
Venise en 1493 (gravure de Hartmann Schedel). Dans le partage des dépouilles, Venise obtint plus du quart de l'Empire grec et, notamment la Crète et la Morée (Péloponnèse). Ayant ainsi développé leur puissance, les Vénitiens commencèrent au siècle suivant à s'étendre sur le territoire italien. En 1336, leur alliance avec Florence contre les della Scala leur valut Trévise et Castelfranco. Deux guerres contre Gênes (1350-1354 et 1378-1381 ou guerre de Chioggia); le procès de Marino Faliero (1355); d'autres luttes contre les Carrare, auxquels elle enleva Vérone et Padoue (1405-1406), les Visconti (1426), les Sforza (14361450); le procès de Carmagnola (1432) marquèrent l'histoire agitée de la république au début du XVe siècle. En 1453, Venise, qui vient, la première des Etats chrétiens, de traiter avec les Turcs, est à l'apogée de sa grandeur. Son territoire, peuplé d'environ 3 600 000 habitants, se composait alors de trois parties distinctes : 1° le Duché (DogadoLe développement du luxe et des arts répond à cette prospérité. Les Bellini commencent l'école vénitienne et Alde Manuce établit ses presses à Venise en 1480 ( Venise perd la Crète en 1669, et, si les victoires de Morosini lui reconquièrent la Morée à la paix de Carlowitz (1699), elle la perd définitivement à Passarowitz (1718). Elle n'est plus, dès lors, qu'une cité de luxe et de plaisir. Sa conduite hésitante sous la Révolution amena sa chute et sa cession à l'Autriche
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