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L'Évolutionnisme
(d'Évolution) est un système sur l'origine des espèces et la
descendance de l'humain : ses deux grandes lois, formulées par Darwin,
sont la lutte pour la vie ou concurrence vitale et la sélection naturelle
ou la survivance des mieux doués. Parmi les partisans de cette théorie,
les uns ont admis avec Darwin une transformation lente et graduelle des
formes ou types des êtres sous l'influence des circonstances extérieures
( Transformisme);
les autres, une métamorphose par laquelle les animaux inférieurs auraient
successivement évolué de manière à se transformer en animaux supérieurs,
évolution qui serait représentée dans l'embryologie animale où le mammifère,
par exemple, reproduit d'une manière plus ou moins abrégée les divers
types de l'échelle au sommet de laquelle il est placé.
Herbert
Spencer a généralisé et, peut-être même, devancé cette explication;
il l'a étendue à l'objet entier de la science humaine. Il définit l'évolution
comme suit :
L'évolution
est « une intégration de matière accompagnée d'une dissipation de mouvement
pendant laquelle la matière passe d'une homogénéité indéfinie, incohérente,
à une hétérogénéité définie, cohérente, et pendant laquelle aussi
le mouvement retenu subit une transformation analogue. »
Cette définition demanderait
de bien longs commentaires qu'il suffise de dire que Spencer explique ainsi
toutes choses depuis la nébuleuse primitive jusqu'à l'humain, jusqu'Ã
la science la plus parfaite et le dernier terme du progrès individuel
et social.
Dans la philosophie
de Hegel, le mot évolution désigne le progrès
de la pensée représentant le progrès de la nature et de l'histoire et
plutôt identifiée avec la nature ou l'histoire et passant indéfiniment
par trois moments successifs : thèse, antithèse et synthèse.
Dans un sens beaucoup
plus restreint, l'expression évolution organique désigne la théorie
de la préexistence ou de l'emboîtement des germes opposée à la théorie
de l'épigénèse. |
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