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V

Vacuisme (de Vacuum, vide). - C'était la théorie des Vacuistes, c'est-à-dire de ceux qui admettaient l'existence du vide dans la nature.

Vacuum formarum : expression fréquente chez Leibniz. Exemple : 

« ... Utrum datur vacuum formarum, c'est-à-dire s'il y a des espèces possibles, qui pourtant n'existent point, et qu'il pourrait sembler que la nature ait oubliées [...]. Je crois qu'il y a nécessairement (les espèces qui n'ont jamais été et qui ne seront jamais, n'étant pas compatibles avec cette suite des créatures que Dieu a choisie  ». (Nouveaux Essais..., L. III, Ch. VI, § 12).


Vaïçeshika. - C'est la deuxième des six Darçanas ou grandes écoles fondamentales de la philosophie indienne, qui fut instituée par le philosophe Kanâda, peu après l'époque où Gotama créait l'école Nyâya, dont on la considère généralement comme une branche.

Valeur (Valorem, de valere, être fort, avoir de l'efficacité, du prix) : caractère des choses qui fait : a) qu'elles sont plus ou moins estimées par un individu ou un groupe (ex. : un tableau a plus de valeur pour un connaisseur que pour un profane); - b) qu'elles méritent plus ou moins d'estime, à des titres divers, c'est-à-dire selon la qualité qu'elles possèdent : Valeur de la connaissance [réponses diverses : Scepticisme; Relativisme; Dogmatisme]; Valeur du monde. [réponses diverses : Optimisme; Pessimisme]. - Les Pragmatistes appellent jugements de valeur ceux qui se rapportent aux moyens à prendre pour atteindre une fin obligatoire ou souhaitable. -  En mathématiques, c'est un terme qui revient à tout instant; d'une manière générale, la valeur est le nombre qui sert de mesure à une quantité, lorsqu'on a fait choix de l'unité. Mais il ne faudrait pas cependant attribuer exactement cette signification au mot dont il s'agit. C'est ainsi que, cherchant une inconnue x, et en ayant trouvé une expression purement algébrique, on dira fréquemment que l'inconnue a pour valeur cette expression. C'est une forme abrégée qui ne porte pas atteinte à la précision de l'idée. Il importe toutefois de remarquer que, lorsqu'il s'agit de quantités complexes (imaginaires habituelles de l'algèbre, vecteurs, etc.), la valeur de la quantité devient complexe aussi bien que la quantité elle-même. Une fois choisies les diverses unités applicables à chacun des éléments qui entrent dans la formation de la quantité complexe, on pourrait dire que la valeur de celle-ci est représentée par l'ensemble des nombres qui précisent les divers éléments et caractérisent par conséquent la quantité, de manière à la distinguer de toute autre de même nature.). 

Valide, Validité (Validitas, validas, vigueur, bien portant, résistant, puissant, de valere, être fort) : a) Ce qui a une valeur démonstrative (ex. :  syllogisme valide, concluant). - b) Ce qui est apte à produire l'effet auquel il est destiné (ex. : contrat valide).

Vanité (Vanitas, vide, vanité, de vanus, vide, vain, pour vac-nus, même racine que vac-nus) : a) Caractère de ce qui est sans consistance, illusoire(ex. : la vanité des choses mondaines). - b) Caractère de celui qui est vaniteux.

Variabilité, Variable (Variabilis, de variare, changer, de varius, bigarré, tacheté, nuancé) : caractère de ce qui change. - En mathématiques, le mot variable est  usité, soit substantivement, soit comme qualificatif. Une figure variable, en géométrie, est une figure qui se déplace ou se déforme, par opposition à une figure fixe. En algèbre, on oppose l'expression « variable » à celle de « constante »; et le substantif alors n'est autre chose qu'une abréviation remplaçant l'expression « quantité variable ». Toute la théorie des fonctions repose sur cette idée fondamentale, et notamment sur la notion de continuité dans la variation. Une fonction peut dépendre d'une seule variable x, ou de plusieurs x, y, z,... n'ayant aucun lien entre elles. Ces quantités x, y, ... Sont les variables indépendantes, ou plus simplement les variables. On pourrait dire, et on a dit quelquefois, que les fonctions elles-mêmes sont des variables dépendantes, mais c'est un mode de langage qui paraît aujourd'hui abandonné, avec juste raison.

Variation (Variatio, de variare, variatum, changer, de varias, bigarré, nuancé) : changements successifs dans un ordre de faits. 

Variétés (histoire naturelle). - On entend par variétés des coupes zoologiques et botaniques généralemient restreintes basées sur des modifications superficielles dans leurs couleurs, leurs dimensions, leur aspect, leur port, etc., et déterminées par des circonstances de localité, de température, d'altitude, etc., et qui disparaissent aussitôt que ces influences cessent de se faire sentir. C'est surtout à l'état sauvage que ces variétés prennent un caractère. de fixité qui se perpétue comme les circonstances qui les ont déterminées, sans intervention humaine. Dans l'état de domesticité, au moyen de ces influences que l'humain peut varier à l'infini, il se forme des groupes plus ou moins divers, plus ou moins nombreux, auxquels on à donné le nom de races en zoologie, c'est ce une l'on observe dans le chien, le cheval, etc. En botanique on a généralement conservé à ces groupes le nom de variétés.

Varsovie (Cercle de). - Le Cercle (ou école) de Varsovie-Lwow comprenait un certain nombre de logiciens, portés vers un déductivisme extrême, et principalement des disciples de K. Twardowski : Lukasiewicz, Lesniewski, Zawirski; Alfred Tarski, élève de Lukasiewicz, peut également être rattaché à ce cercle. Comme les logiciens de l'école analytique de Cambridge, ils s'incrivaient dans les pas des Frege, Peano, Russell et Whitehead, aussi bien que dans ceux de Couturat et de Hilbert.

Vecteur (mathématiques). - Dans le passé, les vecteurs ont surtout leur place dans la théorie des quaternions. Cependant l'expression de vecteur a pénétré dans le langage mathématique et dans l'enseignement, en dehors même de la remarquable méthode d'Hamilton; et bien des questions peuvent être traitées heureusement, soit en géométrie, soit en mécanique, avec la seule ressource des méthodes vectorielles. Mais il importe de dissiper une confusion funeste : on voit souvent appliquer indifféremment le mot de vecteur ou celui de segment, pour désigner une droite limitée AB, ayant A pour origine et B pour extrémité. Or, tandis qu'un segment a une position précise, le vecteur au contraire peut être transporté où l'on voudra dans l'espace sans être altéré, pourvu qu'il conserve sa longueur, sa direction et son sens un vecteur est par conséquent la représentation symbolique complète d'un couple statique. 

Vedânta. - C'est le dernier venu des six Darçanas ou grands systèmes philosophiques de l'Inde et de beaucoup plus important en tant que fondement de la religion hindouiste. Il a pour objet l'explication métaphysique, mystique des Védas.

Velléité (du latin scolastique Velleitas, de velle, vouloir) : semblant de volonté.

Vengeance (de Venger, de vindicare, réclamer en justice, revendiquer, venger, de vim dicere, menacer de violence) : punition d'une offense pour assouvir son ressentiraient. 

Véracité (du latin scolastique Veracitas, de verax, véridique, sincère, de verus, vrai) : caractère de celui qui respecte la vérité. - Qualité requise dans les témoins, les documents. Chez Descartes, la véracité divine est le critérium du vrai.

Verbal (Verbalis, de verbum, mot, parole, verbe) : a) Ce qui concerne les mots. - La logique étudie l'expression verbale de la pensée. - Définition verbale ou nominale. -b) Ce qui se compose de mots plus ou moins vides de pensée. - c) Ce qui contient un verbe, par ex. :. proposition verbale, par opposition à la proposition nominale ; à lui seul le verbe peut former une proposition.

Verbalisme (de Verbal) : a) Caractère de ce qui est verbal. - b) Emploi de mots vides de pensée : psittacisme.

Verbe mental ou Verbe intérieur  (Verbum, parole, verbe) : l'idée que se forme l'esprit pour saisir son objet., parce qu'elle est comme une parole qu'il se dit à lui-même. 

Véridique (Veridicus, de verus, vrai -, dicere, dire) : a) Celui qui dit la vérité (ex. : un témoin véridique). - b) Ce qui est conforme à la vérité (ex. : déposition véridique).

Vérification (de Vérifier, du latin scolastique, verificare, de verus, vrai, jacere, faire) : acte par lequel on contrôle par les faits si une proposition est vraie ou si une hypothèse est fondée. - Vérification : a) de l'hypothèse; - b) de l'analogie.

Vérité(Veritas, de verus, vrai) : équation de l'intelligence et de l'objet. S'oppose à fausseté. - a) Vérité logique ou subjective : conformité de la pensée à son objet. - b) Vérité ontologique, métaphysique ou objective : conformité des choses à la pensée qui les a produite. - c) Vérité morale ou Véracité : conformité de la parole à la pensée. - Axiome : Tout être est vrai. Il s'agit ici de la vérité métaphysique, c'est-à-dire que tout être est ce qu'il est.

Vérités premières : jugements portant sur des rapports nécessaires, universels, évidents. 

Vertige (Vertigo, mouvement de rotation, tour, vertige, de vertere, tourner). - Renouvier utilise l'expression « Vertige mental » pour désigner la propension de l'esprit, sous l'influence d'une émotion ou passion vive, à donner, sans raison ou en dépit de la raison, son assentiment aux propositions qui se présentent.

Vertu (Virtutem, virilité; force, courage, mérite, de vir, homme) : a) Pouvoir (ex. : vertu d'un remède). - b) Disposition habituelle à vouloir faire le bien en général ou tel genre de bien déterminé (de là la variété des vertus : vertus morales ou cardinales, théologales). - c) Habitude du devoir. - Science du bien (Socrate, Platon).

Victoriens. - On nomme ainsi les philosophes scolastiques de l'abbaye de Saint-Victor, à Paris (XIIe siècle) : Guillaume de Champeaux, Hugues de Saint-Victor, Richard de Saint-Victor, etc.

Vice (Vitium). - a) Ce qui est défectueux; ex. : un vice de méthode. - b) Disposition habituelle à vouloir mal faire.

Vide (vacuum; du latin populaire Vocita, pour vacuata, participe passif de vacuare, vider, de vacuus, vide, non occupé). - a) Lieu ou espace inoccupé; absence de matière dans une portion déterminée de l'espace. Les anciens scolastiques disaient que la nature a horreur du vide, et ils affirmaient que tout est plein. Idée battue en brèche par Pascal, notamment.  La question du vide appartient aujourd'hui à la physique  - b) Au figuré : absence de contenu; ex. : le vide de la pensée.

Vie (Vita, de vivere, vietum, vivre) : a) sens propre :  activité immanente par laquelle un être organisé est capable de se nourrir, de s'accroître et de se propager; pour la philosophie scolastique, c'est le mouvement spontané, immanent, propre aux êtres vivants. - Distinction : Vie dans l'acte premier, vie dans l'acte second (vita in actu primo, in actu secundo). - Axiome : La vie est dans le mouvement (Vita in motu) : c'est-à-dire que la vie se traduit par le mouvement et que les opérations vitales consistent dans un certain mouvement.  b) Sens analogique : ensemble de phénomènes qui présentent des caractère; analogues à ceux de la vie proprement dite : ex. : la vie du langage.

Vienne (Cercle de). - Des logiciens et épistémologues, en rupture avec la philosophie allemande (ou de langue allemande) de leur temps (début du XXe siècle), se sont regroupes sous cette appellation en vue d'élaborer une philosophie scientifique, possédant son propre langage, et délivrée de toutes les problématiques (avec leurs faux problèmes) de la philosophie classique. La perspective est celle d'un nouveau positivisme, dans la lignée d'Ernst Mach, reposant aussi, notamment, sur les idées des Principia mathematica de Whitehead et Russell. On rattache au Cercle de Vienne : d'ans un premier temps, Philipp Frank, Otto Neurath, Hans Hahn, Moritz Schlik et  Rudolf Carnap. Rejoindront ensuite le groupe : R. von Mises, K. Menger, Kurt Gödel, Edwin Schrödinger, etc.

Vinculum substantiale : expression de Leibniz à propos de l'union de l'âme et du corps.

Vindicte (Vindicta, affranchissement, défense, punition, de vindicare, réclamer en justice) : a) Sentiment de la peine méritée par le crime comme une juste réparation de l'ordre violé. - b) La vindicte publique : poursuites en matière criminelle faites au nom de la société.

Violence (Violentia, de violentus, violent, de vis, force, par un intermédiaire perdu). Caractère de ce qui est violent, c'est-à-dire : a) Ce qui contrarie la nature d'un être et s'impose à lui : faire violence. - b) Ce qui se déploie avec impétuosité (ex.-: passion violente). - Axiome : Rien de violent n'est durable de sa nature (Nihil violentum durabile). L'habitude, en effet, et surtout la nature reprend facilement ses droits.

Virtuel, virtualité (du latin Virtualis, de virtus, force, qualité active) : ce qui n'existe qu'en puissance, c'est-à-dire : a) Ce qui est simplement possible : la statue est virtuellement dans un bloc de pierre. - b) Ce qui est déjà plus ou moins prédéterminé, encore que latent. - Virtualité des notions premières (Leibniz). - S'oppose à Actuel, Formel).  - La notion de la virtualité semble avoir été introduite en philosophie par Aristote. Le premier, en effet, l'auteur de la Métaphysique a distingué ces deux formes de l'existence : l'être en acte et l'être en puissance. Par exemple, un chêne adulte existe actuellement, en ce sens que tous les caractères qui appartiennent à son espèce sont réalisés, développés et pour ainsi dire épanouis en lui. En revanche, le gland ne contient qu'un chêne en puissance ou en virtualité, un chêne virtuel, c.-à-d. à l'état de projet, de germe, d'ébauche, n'existant pas encore, sans être cependant identique à un pur néant, mais pouvant être, tendant à être, étant déjà en un certain sous. De la métaphysique, cette potion est passée dans les sciences positives, en particulier dans la mécanique où la distinction de la force vive (mesurée par l'énergie cinétique), c.-à-d. du mouvement actuel, et de la force potentielle, c.-à-d. du mouvement virtuel, est fondamentale. De même la biologie ne saurait se passer de cette notion de la virtualité pour concevoir, sinon pour expliquer, la série indéfinie des manifestations futures enveloppées dans les germes des êtres vivants. La métaphysique moderne n'a pas d'ailleurs renoncé à chercher dans cette idée un principe d'explication universelle, comme on peut s'en rendre compte par la philosophie de Leibniz et de Hegel.

Virtuellement (virtualiter). En puissance. Est opposé à formellement (formaliter), actuellement (actualiter) et éminemment (eminenter).

Vital (Vitalis, de vita, vie) : ce qui constitue ou ce qui concerne la vie (ex. : sensation vitale, sens vital, effort vital, mouvement vital, principe vital, force vitale).

Vital (principe). - Principe qui était supposé la cause de la vie, indépendamment de la substance organique. Doctrines :  1°) Mécanisme (Descartes); 2°) Organicisme (Cabanis); 3°) Vitalisme ou doctrine proprement dite du principe vital (Barthez); Animisme (Aristote). 

Vitalisme  (de Vital). - a) Doctrine de l'École de Montpellier sur le principe vital. - b) Toute doctrine qui admet qui consiste à regarder la vie comme un principe sui generis, distinct de l'organisme, comme aussi de l'âme pensante, et qui admet donc aussi que les phénomènes vitaux sont irréductibles aux phénomènes physico-chimiques. Le vitalisme est opposé à l'organicisme et à l'animisme.

Vitesse (de Vite) : en physique, la vitesse est une quantité vectorielle, qui se mesure par la dérivée première de l'espace parcouru en fonction du temps.

Vocabulaire (de Vocabulum, nom, de vocare, appeler, nommer, de vox, voix, son, parole). - C'est l'ensemble des mots propres à une langue, à une science.

Volitif (du radical Vol, qui est dans volo, vouloir. - Acte qui se rapporte à la volonté.

Volition  (du radical Vol, qui est dans volo, vouloir). - Acte de la volonté. ( Spinoza, Condillac). Elle est à celle-ci ce que l'effet est à la cause. Locke définit la volition :

« un acte de l'esprit exerçant avec connaissance l'empire qu'il suppose avoir sur quelque partie de l'homme, pour l'application à quelque action particulière ou pour l'en détourner. » 
Il ajoute que la volonté est la faculté de produire cet acte. Celui-ci est en raison de la valeur des motifs et de l'énergie de la volonté : faible, si le choix est douteux, mais quand il est motivé par une conviction entière et invariable, il se manifeste avec la même force et la même énergie. C'est par erreur qu'on a confondu quelquefois la volonté et la volition.

Volontaire (Voluntarius, de voluntas, volonté, de volo, vouloir) : a) Acte de la volonté.Volontaire, libre. Tout ce qui est volontaire n'est pas toujours libre. - Volontaire, involontaire, non volontaire. Le volontaire est voulu, et d'ordinaire librement; l'involontaire est contraire à la volonté; le non volontaire est ce sur quoi la volonté n'a pas de prise. Ex.-: le voyageur marche volontairement, il tombe involontairement, il subit le mauvais temps non volontairement. - Habitude volontaire et habitude de la volonté. - b) Ce qui est fait volontiers, sans contrainte, encore que nécessaire : c'est ainsi que nous voulons le bonheur. - c) Qui a de la volonté : soit en bonne part (c'est un homme de volonté, de caractère); soit en mauvaise part (c'est un volontaire, c'est-à-dire capricieux ou un entêté).

Volontarisme (de Voluntarius, volontaire)-: a) Système de ceux qui donnent la prééminence, le primat à la volonté sur l'intelligence (ex. Duns Scot) et s'oppose alors à l'intellectualisme. - b) Doctrine de Schopenhauer, d'après laquelle le fond des choses doit être conçu par analogie avec les tendances irrationnelles de la volonté. - c) Doctrine psychologique soutenant que c'est « d'après l'analogie du vouloir qu'il faut concevoir tous les autres processus psychiques. » (W. Wundt, Grundriss der Psychologie, Introduction, § 2, n° 6).

Volonté (Voluntas, de solo, vouloir) : a) Activité réfléchie. - b) Force plus ou moins grande du caractère : un homme de volonté. - c) Disposition morale à vouloir de telle ou telle manière : ex. : « Bonne volonté » (Kant, Fondement de la Métaphysique des moeurs, au début ; « Mauvaise Volonté », (Leibniz, Théodicée, part. III, § 273). - d) Tendance foncière d'un être (ex. : la volonté de vivre de Schopenhauer) : principe universel instinctif par lequel tout être tend à réaliser le type de son espèce; - la Volonté de puissance de Nietzsche : c'est la recherche « d'un surplus de force: » (ein plus von Macht). - Nature de l'acte volontaire : un jugement (Spinoza); un désir (Condillac). Axiomes : On ne veut rien qu'on n'ait d'abord connu (Nihil volitum quin prae cognitum). On dit sous une autre forme : Ignoti nulla cupido. La volonté et l'intelligence s'incluent mutuellement (Voluntas et intellectus se invicem circumcedunt), par la même raison que le bien, objet de la volonté, inclut le vrai, et réciproquement.

Volume (mathématiques). - On appelle volume d'un corps l'étendue de l'espace qu'il occupe, et on mesure ce volume en le comparant à un volume déterminé, pris pour unité, et qui est généralement celui du cube ayant pour arête l'unité de longueur. Les unités pratiques de volume ou de capacité sont énumérées dans le système métrique. La géométrie apprend à déterminer les volumes des corps qui affectent des formes simples, et spécialement ceux des polyèdres, des cylindres et cônes de révolution et de la sphère. La détermination des volumes de corps dont les limites sont des surfaces courbes quelconques, définies analytiquement, relève du calcul intégral et constitue le problème des cubatures. Pour la détermination approximative des volumes, on a imaginé en outre un assez grand nombre de formules de cubatures, lesquelles, malgré leur défaut, apparent de rigueur, peuvent être très suffisantes pour les besoins de la pratique et rendre de grands services.

Vote (de l'anglais Vote, dérivé de votum, voeu, offrande, de votum, supin de voveo, vouer, souhaiter). - Terme de droit politique qui signifie suffrage ou voeu énoncé par chacune des personnes appelées à émettre un avis. 
(Souveraineté nationale et droit de vote).

Vraisemblable, Vraisemblance (de Vrai et Semblable, Semblance, à l'imitation de verisimilis, verisimilitudo = verum, vrai; similis, similitudo, semblable, ressemblance) : ce qui paraît vrai, admissible. - Les Sceptiques relatifs cherchent le vraisemblable. - S'oppose à Invraisemblable, Invraisemblance.

Vrai (pour Verai, qui se rattache à verum, vrai) : voir Vérité.

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