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C

Dictionnaire de musique
Musiques et danses
Cabalette
Caccia
Cachucha
Cacophonie
Cadence
Caisse
Calando
Calandrone
Calascione
Calichon
Callinique
Calusari (danse des)
Canard
Canarie
Canevas
Canon
Cantate
Cantilène
Cantique
Canto
Canto fermo
Cantus
Canzone
Canzonetta
Caoine
Caprice
Carillon
Carillonneur
Carmagnole
Carnavalesques
Carole
Carrée
Carrure
Cartelles
Casazione
Cassation
Cassuto
Castagnettes
Castor (chant de)
Castor et Pollux, de Rameau
Castrats
Catachrèse
Catch
Cavalquet
Cavatine
Celestino
Celeusma
Cent
Cercle harmonique
Cervelas
Chaconne
Chaîne
Chalumeau
Chamade
Chambre
Changement
Chanson
Chansonnette
Chansonnier
Chant
Chant liturgique
Chantre
Chapeau chinois
Chapelle-musique
Chaperon
Charivari
Chasse / Chassé
Chef
Chélys
Chérubique (hymne)
Chevalet
Cheviller
Chibalet (danse du)
Chiffrage
Chiffre
Choeur
Choral
Choré
Chorégraphie
Chorion
Choriste
Chorus
Chroma
Chromamètre
Chromatique
Chromatisme
Chrout
Chula
Chute
Cistre
Cithare
Citharède
Citharistique
Citharoïde
Citole
Clairon
Clairval
Clameur
Claquebois
Claquement
Claquette
Clarinette
Clarino
Claronceau
Classique
Clavecin
Clavicitherium
Clavicorde
Clavicylindre
Clavier
Clavi-lame
Clavi-lyre
Clef
Climax
Cliquette
Cloche
Clochette
Concert
Concerto
Coda
Colachon
Colisson
Colonne
Colonnes anglaises
Colophane
Color
Comma
Commixtes (tons)
Commisura
Commune
Comos
Compairs (tons)
Compensateur
Complainte
Complément
Complexio
Complies
Componium
Composé
Composition
Compositeur
Concentus
Concert
Concertant
Concertina
Concertino
Concerto
Conduit
Conque
Conservatoire
Consonance
Consonante
Contre / contra
Contre-partie
Contrebasse
Contredanse
Contrepoint
Contre-sujet
Contre-temps
Cor
Corde
Corne
Cornemuse
Cornet
Coronach
Corps
Cotillon
Coulé
Couleur
Coup
Coupe / coupé
Couplet
Coupure
Courante
Couronne
Courtaud
Cracovienne
Crécelle
Credo
Crembala
Crescendo
Cri
Croche
Crochet
Croisement
Croix
Cromorne
Crotales
Crumata
Crupezia
Cruscithiros
Cuivre
Cursus
Cybistique
Cyclique
Cylindre
Cymbale
Cymbalum
Cythère assiégée, de Gluck
Czakan
Czarda
La lettre C  a de tout temps tenu grande place dans l'histoire de la notation musicale. Dans l'écriture romaine et celle qui est dite Boétienne, le C occupe le troisième degré de la gamme diatonique, c.-à-d. qu'il représente la note ut (do) de la nomenclature guidonienne; suivant l'octave du son qu'il signifie, il était écrit, soit majuscule, soit minuscule, soit minuscule encore et surmonté d'un trait ou de deux, ex. :

Figure primitive de la clef d'ut, dans les commencements de la notation diastématique. Elle est demeurée en usage dans la notation du chant liturgique.

Lorsque vers le Xe siècle on pensa à mettre un peu d'ordre dans l'écriture si embrouillée des neumes, on voulut fixer leur place en prenant un point de départ; en tira dans le vélin une ligne après être convenu que tous les signes qui se trouveraient sur cette ligne représenteraient la même note. Ce fut la note ut qui servit de point de départ pour tracer la ligne dite d'ut, qui donna peu à peu naissance à la portée, cette ligne d'ut ou de C, qui est souvent peinte en jaune dans les manuscrits, est encore aujourd'hui celle qui sert d'origine à toute la portée théorique de onze lignes, exemple :

Les Allemands désignent encore le ton d'ut par la lettre C. Les musiciens emploient, pour indiquer la mesure à quatre temps, une sorte de C qui, à la vérité n'en est pas un. 

Lorsque vers le XIVe siècle on inventa les signes de la notation proportionnelle, on marqua la mesure en trois temps, c.-à-d. parfaite, suivant les idées symboliques de l'époque, au moyen d'un cercle, signe de la perfection; le demi-cercle, au contraire, indiquait la mesure imparfaite ou à deux et quatre temps. 

Nous avons abandonné et remplacé par des chiffres la figure du cercle; mais en revanche, nous avons gardé comme synonymes des chiffres de 2/4 ou de quatre temps (, ayant pour unité la ronde, qui se divise en 2 blanches ou en 4 noires), le demi-cercle sous la forme du signe bien connu du C ou du C barré.

Lorsqu'il est traversé d'un trait vertical, le C est dit barré et désigne la mesure alla breve, ayant pour unité la brève, aujourd'hui appelée carrée, qui se divise en 2 rondes ou 4 blanches. Mais les auteurs modernes emploient le plus souvent le C barré avec la ronde unité, entendant désigner une mesure binaire rapide, notée à 4 noires, mais battue à 2 temps. 

Placé au-dessus des neumes, le c, dans la notation du IVe au Xe le siècle, signifie cito ou celeriter. Le C est également utilisé comme abréviation, dans la musique ancienne, pour le mot Canto ou Cantus, qui indique la partie supérieure d'une composition à plusieurs voix. C. I° et C. II° signifient Canto primo et Canto secondo, équivalents des anciennes locutions françaises, premier dessus, second dessus.  C. B. est l'abréviation de Col Basso ou de contrebasse. 

Depuis l'adoption du mot soprano, pour la voix supérieure, l'abréviation C représente, dans les partitions et les catalogues modernes, le mot contralto. (H. Lavoix).

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