| La lettre B, la deuxième
de l'alphabet désigne, dans la notation alphabétique, le
deuxième degré de la gamme diatonique, le premier, ou A,
étant le la.
Lorsque fut adopté le système
des hexacordes et des muances (XIIe s.),
une distinction dut s'établir, entre la forme donnée au B,
selon qu'il représentait, dans l'hexacorde dur, le si naturel
ou, dans l'hexacorde mou, le si bémol. On figura donc le
B sous deux aspects : un b minuscule à panse carrée, dit
b
quadratum ou b quadrum, b quarre, b carré,
qui fut l'origine du bécarre actuel et qui désignait le si
naturel, et un b minuscule à panse arrondie, le b rotundum,
qui exprimait le si bémol et qui est devenu le bémol.
Au XVe
s. apparut le b cancellatum, ou b traversé d'une croix
ayant pour effet de hausser la note d'un demi-ton, et qui fut la forme
primitive du dièse. La terminologie musicale allemande, pour maintenir
la distinction entre le si bémol et le si naturel,
ou bécarre, dans la nomenclature alphabétique, se sert du
B pour le si bémol et de l'H pour le si naturel. En
Angleterre, en Hollande, etc., le B désigne purement et simplement
le si.
La lettre B est par ailleurs l'abbréviation
pour le mot basse. |