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Suomen Tasavalta (Suomi) |
64 00 N, 26 00 E |
La Finlande -
Carte de la Finlande. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée). La superficie totale du pays est de 338,145
km², qui se décomposent ainsi, suivant la nature du pays : 60 %
de forêts et de contrées rocheuses, 20 % de marais
et de prairies, 12 % de lacs
et 8 % seulement de terrain propre Ă l'agriculture. La plus grande longueur
du Nord au Sud dépasse 1100 km; la plus grande largeur, sous le 62e
parallèle, atteint 580 km.
Géographie physique de la FinlandeRelief.Tandis que la partie septentrionale de la Finlande est formée par une succession de chaînons assez élevés ou de collines ondulées, le pays situé au Sud du cercle polaire s'abaisse graduellement pour aboutir à la grande plaine du centre de la Russie. Le système orographique du Haldesjok atteint 1328 m d'altitude à l'Haltiatunturi, dans la Laponie nord-occidentale. Hydrographie.
Le système hydrographique comprend la Tornea, l'Ulea, le Kemijoki, le Ivalojoki, le Kyrae, etc.; a plupart de ces fleuves forment un grand nombre de lacs et servent de voies de transport et de communication. Le Tornea et l'Ulea alimentent les centres commerciaux très importants du même nom. L'Ulea prend naissance à la frontière orientale et traverse l'Ostrobotnie de l'Est à l'Ouest, y formant plusieurs lacs (jarvi), dont le plus important est l'Oulu-jaervi. Les rives du Kyro sont très fertiles. Le Ivaloki, coulant de l'Ouest à l'Est sous la latitude d'environ 68°5 Nord, se jette dans le lac Inari et roule de l'or que les orpailleurs exploitent sans grand bénéfice. La Finlande centrale, dont, grâce à la
multitude de lacs, des rapides, des collines recouvertes de forĂŞts
de conifères, la beauté et le pittoresque
des paysages sont célèbres, est divisée naturellement en trois bassins
de drainage. A l'Est, les eaux du Savolaks et de la Carélie Dans le bassin central, qui comprend environ 650 lacs de dimensions plus ou moins grandes, les rivières convergent vers le lac Paeijaenne et se déversent dans le golfe de Finlande par le Kymenjoki. Le Satakunta et le Tavastland sont draînés par la rivière Kumo. La plupart de ces rivières sont très poissonneuses et le Kemi seul fournit annuellement en moyenne 170 tonnes de poisson. Le saumon, la truite et l'anguille sont particulièrement abondantes. Climat.
Biogéographie de la FinlandeL'histoire géologique récente de la Finlande a profondément modelé la biogéographie finlandaise. Le retrait de la calotte glaciaire il y a environ 10 000 ans a laissé un paysage jeune, en plein rehaussement post-glaciaire (le phénomène de remontée du sol libéré du poids de la glace). Les espèces ont recolonisé le territoire depuis le sud et l'est, ce qui explique le faible taux d'endémisme. Le grand nombre de lacs et l'extension des tourbières (suo en finnois) sont également des legs directs de la glaciation. Le littoral, notamment l'archipel du sud-ouest, est un écosystème d'eau saumâtre, mélange d'eau douce et salée, qui abrite une flore et une faune, adaptées à ces conditions particulières et aux hivers où la mer gèle.L'activité humaine a eu un impact significatif sur les écosystèmes, notamment par la foresterie intensive, l'agriculture (principalement dans le sud), le drainage des tourbières pour la sylviculture ou l'extraction de la tourbe, et l'urbanisation. Cependant, de vastes zones restent relativement sauvages, et le pays accorde une grande importance à la conservation de sa nature boréale et lacustre, avec un réseau de parcs nationaux et de zones protégées couvrant différents types d'habitats, des forêts anciennes aux grandes tourbières et aux archipels côtiers. Le défi actuel concerne la gestion durable des forêts, la restauration des zones humides drainées et l'adaptation aux effets du changement climatique, particulièrement sensibles dans les régions nordiques. La majeure partie de la Finlande fait partie de la zone boréale, subdivisée en sous-zones du sud au nord. La zone hémiboréale, présente sur la côte sud et dans l'archipel, constitue une transition entre la forêt tempérée d'Europe centrale et la taïga. On y trouve une plus grande diversité d'espèces, avec la présence d'arbres feuillus comme le chêne à côté des conifères. La zone boréale moyenne couvre la majeure partie du pays, caractérisée par des forêts dominées par l'épicéa commun (Picea abies) et le pin sylvestre (Pinus sylvestris), avec un sous-bois riche en mousses, lichens et arbustes nains de la famille des Ericacées (airelles, myrtilles). Plus au nord, la zone boréale septentrionale voit la forêt devenir plus clairsemée, le pin prend de l'importance, et les tourbières deviennent plus fréquentes, ce qui marque la transition vers les écosystèmes subarctiques. À l'extrémité nord et sur les quelques reliefs (les tunturi), la limite des arbres est dépassée,et laisse place à la zone subalpine, dominée par des boulaies de montagne naines (Betula nana), puis à la zone alpine, caractérisée par une végétation de toundra basse composée de mousses, lichens, herbes et arbustes rampants adaptés aux conditions extrêmes et au pergélisol parfois présent. La flore finlandaise, bien que moins diverse en espèces d'arbres que les régions tempérées, est remarquablement adaptée au froid, aux sols acides et à la courte saison de croissance. Les forêts de conifères abritent une grande variété de champignons, de bryophytes (mousses et hépatiques) et de lichens, ces derniers étant particulièrement abondants, notamment les cladonies (genres Cladonia et Cladonia) qui forment d'épais tapis dans les forêts de pins claires et sur les tourbières sèches. Les tourbières elles-mêmes possèdent une flore très spécifique, qui comprend de nombreuses espèces de sphaignes (Sphagnum), des laîches (Carex spp.), des linaigrettes (Eriophorum spp.), et des plantes carnivores comme les droséras (Drosera spp.) et l'utriculaire (Utricularia spp.). Le système lacustre et fluvial supporte une riche flore aquatique et semi-aquatique. La faune de Finlande reflète également les adaptations nécessaires à un environnement boréal et subarctique. De nombreuses espèces d'oiseaux sont migratrices, et profitent de la saison estivale pour se reproduire dans les zones humides et les forêts, tandis que d'autres, comme le grand tétras ou la chouette lapone, sont résidentes et adaptées aux hivers rigoureux. Les lacs et les rivières sont peuplés de nombreuses espèces de poissons d'eau douce, tels que le brochet, la perche, le sandre et diverses salmonidés. La faune mammifère comprend de grands carnivores emblématiques comme l'ours brun, le loup, le lynx et le carcajou (glouton), dont les populations sont surveillées de près. Les ongulés sont représentés par l'élan et le renne (sauvage et domestiqué). Ce dernier est une composante essentielle de la faune et de l'économie du nord. De nombreux petits mammifères, rongeurs et mustélidés, peuplent les différents habitats. La présence abondante d'insectes, notamment en été, est cruciale pour les chaînes alimentaires, en servant de nourriture à de nombreux oiseaux et autres animaux. Géographie humaine de la finlandePopulation.La Finlande compte environ 5,6 millions d'habitants, ce qui en fait l'un des pays les moins peuplés d'Europe. La densité est extrêmement faible, avec la majorité de la population concentrée dans le sud du pays, notamment dans la région de Helsinki, tandis que les vastes étendues du centre et du nord, dominées par les forêts et les lacs, restent très peu habitées. La dynamique démographique actuelle est caractérisée par un taux de natalité parmi les plus bas d'Europe, avec un indice synthétique de fécondité bien en deçà du seuil de renouvellement des générations (autour de 1,3 enfant par femme ces dernières années). Cette faible fécondité, combinée à une espérance de vie élevée (parmi les plus longues au monde), entraîne un vieillissement rapide de la population. La part des personnes âgées de plus de 65 ans augmente constamment, tandis que celle des jeunes diminue, ce qui pose des défis importants pour le financement des retraites, les soins de santé et la main-d'oeuvre future. L'immigration joue un rôle croissant dans la dynamique démographique, et contribue à compenser partiellement le déficit naturel. Les immigrants viennent de diverses origines, traditionnellement de pays voisins comme l'Estonie, la Russie et la Suède, mais de plus en plus d'Asie, d'Afrique et d'autres régions du monde, ce qui apporte une nouvelle diversité culturelle et ethnique au pays. L'intégration des minorités et des populations immigrées est un sujet actuel et complexe, qui implique des efforts d'apprentissage de la langue, d'accès à l'emploi et d'adaptation culturelle. Cependant, l'immigration reste numériquement modeste par rapport à d'autres pays européens. Le modèle d'État-providence finlandais est l'une des pierres angulaires de sa structure sociale. Financé par des impôts élevés, il garantit un accès universel aux soins de santé, à l'éducation, aux services sociaux et à un système de sécurité sociale généreux (allocations chômage, aides aux familles, retraites). Ce modèle vise à réduire les inégalités, à fournir un filet de sécurité solide et à permettre la mobilité sociale. La structure familiale a évolué, suivant les tendances occidentales, avec des familles plus petites, un âge de mariage et de parentalité plus tardif, une augmentation des cohabitations et des divorces. Cependant, la famille reste une institution importante, et l'État offre un soutien conséquent aux familles, notamment par des congés parentaux généreux. Quelques-unes des principales villes de la Finlande
Groupes ethnolinguistiques. Le groupe majoritaire est constitué des locuteurs du finnois (Suomi), une langue ouralienne qui est la langue officielle principale du pays, parlée par environ 87 % de la population. Le finnois appartient à la branche fennique des langues ouraliennes, tout comme l'estonien et quelques langues minoritaires parlées en Russie. La Finlande possède une minorité historiquement importante de Suédois de Finlande (Finlandssvenskar), représentant environ 5,2 % de la population. Cette minorité parle le suédois, une langue germanique, et sa présence remonte à plusieurs siècles de domination suédoise. Le suédois est également une langue officielle de la Finlande. Les Suédois de Finlande sont concentrés principalement le long des côtes sud et ouest, ainsi que dans la région autonome d'Åland où le suédois est la langue majoritaire et quasi exclusive. Bien qu'intégrés à la société finlandaise, ils maintiennent leurs propres institutions culturelles, éducatives et médiatiques, et leur présence constitue une dimension essentielle du bilinguisme et de la dualité culturelle du pays. Un autre groupe ethnolinguistique significatif est celui des Samis (Sámi), le peuple autochtone de la région nord de la Fennoscandie, connue sous le nom de Sápmi. En Finlande, les Samis vivent principalement dans la Laponie septentrionale. Ils parlent plusieurs langues samies (comme le same du Nord, le same d'Inari, le same skolt), qui appartiennent également à la famille ouralienne mais sont distinctes du finnois. Les Samis ont une culture particulière, traditionnellement liée à l'élevage de rennes, à la pêche et à la chasse, bien qu'ils vivent de plus en plus de manières diverses. Ils jouissent d'un statut spécial et d'une certaine autonomie culturelle et linguistique dans leur région d'origine, et leurs langues sont reconnues et enseignées dans certaines écoles. La préservation des langues et de la culture samies face aux défis contemporains est un enjeu majeur. La Finlande abrite également d'autres minorités établies de longue date, bien que numériquement plus petites. Parmi elles figurent les Roms finlandais, dont certains parlent encore une forme du romani, une langue indo-aryenne. Il y a aussi une petite population de Tatars finlandais, dont la langue est le tatar, une langue turcique. Ces groupes ont leurs propres histoires et cultures distinctes au sein de la société finlandaise. Enfin, l'immigration plus récente a introduit une diversité linguistique croissante, en particulier dans les grandes villes. Des communautés parlant le russe, l'estonien, l'arabe, le somali, l'anglais et de nombreuses autres langues coexistent, qui ajoutent de nouvelles couches au paysage ethnolinguistique, bien qu'elles ne constituent pas des groupes ethnolinguistiques "historiques" de la même manière que les groupes mentionnés précédemment. Culture.
Au coeur de l'identité finlandaise se trouve le concept de sisu. Difficilement traduisible, il incarne une détermination extraordinaire face à l'adversité, une force de caractère, une persévérance tenace et un courage tranquille. C'est un trait de personnalité fondamental, forgé par l'histoire difficile du pays, notamment les guerres et le climat rigoureux, et il continue d'influencer la mentalité nationale en encourageant l'auto-dépendance et la capacité à surmonter les défis. L'institution sociale la plus importante est sans doute le sauna. Bien plus qu'une simple activité de détente ou d'hygiène, c'est un espace de purification physique et mentale, un lieu de rassemblement familial et amical (souvent en nudité mixte ou séparée, selon le contexte), et même historiquement, un lieu de naissance et de guérison. Il existe plus de saunas que de voitures en Finlande, ce qui témoigne bien de son omniprésence et de sa centralité culturelle. Le rituel du sauna, généralement suivi d'une baignade dans un lac ou la mer (même en hiver, en faisant un trou dans la glace), est profondément ancré dans le mode de vie finlandais. La nature joue un rôle absolument central dans la vie et la culture finlandaise. Le droit d'accès public (jokamiehen oikeudet – le droit de tout un chacun) permet à chacun de se promener librement, de cueillir des baies et des champignons et de camper (dans le respect de la nature et des propriétés privées). Les saisons extrêmes, de l'obscurité quasi constante de l'hiver avec ses aurores boréales à la lumière quasi permanente de l'été avec le soleil de minuit, façonnent profondément le rythme de vie, les activités et l'humeur des habitants. La Finlande est également caractérisée par son modèle de société basé sur l'État-providence, l'égalité et une forte confiance dans les institutions. L'éducation est très valorisée et le système scolaire est reconnu mondialement pour son excellence et son équité. L'égalité des sexes est également un principe fondamental, avec une participation élevée des femmes sur le marché du travail et en politique. La Finlande a été l'un des premiers pays à accorder le droit de vote aux femmes. La confiance mutuelle entre les citoyens et envers le gouvernement est élevée, ce qui contribue à une société stable et bien organisée. La culture politique est caractérisée par un fort consensus et un pragmatisme, avec une tradition de coalitions gouvernementales larges et un faible niveau de polarisation par rapport à d'autres démocraties. La culture du travail en Finlande est souvent décrite comme efficace, axée sur les résultats, avec une hiérarchie relativement plate. Le respect de la ponctualité et de la parole donnée est important. L'équilibre entre vie professionnelle et vie privée est valorisé. La religiosité a fortement diminué, notamment au sein de l'Église Évangélique Luthérienne de Finlande (qui a un statut particulier), même si une majorité de la population en reste membre. La sécularisation est une tendance marquante. Dans le domaine des arts et de la culture, la Finlande a une riche tradition. Le design finlandais, avec ses lignes épurées, sa fonctionnalité et son lien avec la nature, est mondialement célèbre (des marques comme Marimekko ou des architectes comme Alvar Aalto en sont des exemples emblématiques). La littérature finlandaise, l'architecture, la musique (classique avec Sibelius, mais aussi une scène rock et metal très dynamique) et le cinéma sont également des expressions importantes de l'identité culturelle. Elles sont souvent imprégnées de mélancolie (comme dans le concept de kaamos, la dépression liée à l'obscurité hivernale) mais aussi de joie simple et de connexion humaine. La gastronomie finlandaise est réconfortante et basée sur des ingrédients locaux frais : poisson (saumon, hareng, perche), baies (myrtilles, airelles, mûres des marais), champignons, pommes de terre et pain de seigle noir et dense (ruisleipä). Les Finlandais sont également parmi les plus grands consommateurs de café au monde, et la pause café (kahvitauko) est une institution quotidienne essentielle. Les célébrations importantes sont Juhannus (la fête du milieu de l'été), où l'on se retire souvent à la campagne près d'un lac pour allumer des feux de joie (kokko), organiser des barbecues et profiter du soleil de minuit, et Noël (Joulu), une fête familiale importante ordinairement célébrée calmement à la maison après la visite traditionnelle au sauna de Noël. Economie.
Historiquement, l'économie finlandaise a subi une transformation radicale au cours du XXe siècle. D'une société largement basée sur l'agriculture et la foresterie après la Seconde Guerre mondiale, elle s'est industrialisée massivement, puis a opéré une transition majeure vers une économie de services et de la connaissance à partir des années 1980 et surtout après la profonde récession du début des années 1990. Cette crise a d'ailleurs servi de catalyseur à des réformes structurelles et à un virage stratégique vers les exportations de haute technologie, symbolisé par l'ascension puis la restructuration de Nokia. L'État joue un rôle important dans l'économie, non seulement en tant que régulateur et fournisseur de services publics étendus, mais aussi via des entreprises publiques et un soutien actif à l'innovation et à la recherche et développement (R&D). La fiscalité est relativement élevée pour financer le modèle social. La politique économique vise généralement à maintenir la stabilité macroéconomique, à promouvoir la compétitivité et à investir dans l'avenir, notamment dans la transition verte et la numérisation, considérées comme des promesses de croissance futures. La Finlande s'efforce ainsi de développer de nouveaux secteurs, tels que la bioéconomie, les énergies renouvelables, les technologies propres (cleantech), l'intelligence artificielle, et le secteur du jeu vidéo, où elle s'est forgée une réputation mondiale. Aujourd'hui, le secteur des services domine largement l'économie finlandaise en termes de contribution au PIB et d'emploi. Il englobe aussi bien les services publics étendus (éducation, santé, administration) caractéristiques de l'État-providence nordique, que les services privés (finance, commerce, transport, TIC, services aux entreprises). L'industrie, spécialisée dans des créneaux à forte valeur ajoutée, reste néanmoins un pilier essentiel. On y retrouve la métallurgie, l'ingénierie mécanique, la construction navale (spécialisée dans les navires de croisière et les brise-glaces), l'industrie chimique, et bien sûr l'industrie électronique et électrique, qui a su se diversifier au-delà des télécommunications. Le secteur forestier conserve une importance significative, après avoir su évoluer des industries traditionnelles (pâte à papier, papier, bois) vers des produits biosourcés et une bioéconomie plus large, qui utilise le bois comme matière première pour une gamme étendue de produits. L'exportation est le moteur principal de la croissance économique finlandaise et représente une part substantielle du PIB. Les principaux produits exportés sont les machines et équipements de transport, les produits de l'industrie de la forêt (papier, pâte à papier, carton), les produits métalliques et chimiques, ainsi que l'électronique et les services technologiques. Les principaux marchés d'exportation sont les pays de l'UE, en particulier l'Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni (bien qu'en évolution post-Brexit), mais aussi la Chine, la Russie (dont l'importance a diminué suite aux sanctions) et les États-Unis. Parmi les forces structurelles de l'économie finlandaise figurent un niveau d'éducation élevé de la population, une main-d'oeuvre qualifiée et flexible, un environnement des affaires transparent et peu corrompu, ainsi qu'une forte propension à l'innovation et à la recherche et développement (la Finlande investit une part importante de son PIB dans la R&D). Le pays bénéficie également d'un cadre institutionnel stable et d'infrastructures de haute qualité. L'État-providence, bien que coûteux, assure une certaine cohésion sociale et réduit les inégalités. Cependant, l'économie finlandaise fait face à plusieurs défis importants. Le plus structurel est le vieillissement rapide de sa population. Cela entraîne une diminution de la population active potentielle, pèse sur les finances publiques via l'augmentation des dépenses de santé et de retraite, et peut freiner la croissance. La dépendance à l'égard des marchés extérieurs rend l'économie vulnérable aux chocs mondiaux. La nécessité de maintenir la compétitivité des coûts et de s'adapter aux mutations rapides de l'économie mondiale (numérisation, transition écologique) sont des enjeux constants. Le niveau de la dette publique a également augmenté au cours des dernières années. |
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