 |
Helsinki
(ou Helsingfors en suédois) est la
capitale de la Finlande ,
dans le sud du pays, sur une péninsule et environ 315 îles, au bord du
golfe de Finlande, qui fait partie de la mer Baltique .
Sa position géographique lui confère un caractère maritime prononcé,
influençant à la fois son climat et son paysage. Population : environ
660 000 habitants.
Le climat d'Helsinki
est de type continental humide, mais modéré par la proximité de la mer
Baltique. Les étés sont doux et relativement courts, tandis que les hivers
sont froids et enneigés, avec des périodes où la mer peut geler. La
ville bénéficie de longues journées en été et de courtes journées
en hiver, en raison de sa latitude élevée. La végétation autour d'Helsinki
est typique de la forêt boréale, avec des conifères comme le pin et
l'épicéa, ainsi que des bouleaux et d'autres arbres à feuilles caduques.
Helsinki possède
de beaux édifices, des églises à colonnades, des promenades, une belle
université et un important jardin botanique, le plus septentrional de
l'Europe. De nombreux parcs et espaces verts sont intégrés au tissu urbain,
témoignant d'une volonté de préserver la nature au sein de la ville.
L'eau est omniprésente à Helsinki, non seulement la mer, mais aussi des
lacs et des cours d'eau.
-
L'HĂ´tel
de Ville d'Helsinki. Il date de 1833. Source :
The
World Factbook.
Histoire.
L'histoire d'Helsinki commence au XVIe
siècle lorsque le roi de Suède Gustave Vasa
décide de fonder une nouvelle ville en 1550 sur la côte de Vantaanjoki,
dans le but de concurrencer la ville
hanséatique de Reval (aujourd'hui Tallinn).
Initialement nommée Helsingfors en suédois, la ville connaît des débuts
difficiles. Elle souffre de son emplacement peu favorable, loin des routes
commerciales maritimes principales, et est ravagée par des épidémies,
des incendies et des guerres. Pendant longtemps, Helsingfors reste une
petite bourgade peu significative, éclipsée par des villes plus établies
comme Turku et Vyborg.
Au XVIIe
et XVIIIe siècles, Helsingfors demeure
une ville modeste, principalement un port de commerce local. Cependant,
sa position stratégique sur le Golfe de Finlande commence à prendre de
l'importance pour la couronne suédoise. Au milieu du XVIIIe
siècle, la construction de la forteresse de Sveaborg (Suomenlinna en finnois)
sur les îles au large d'Helsingfors marque un tournant. Sveaborg, conçue
pour protéger Helsingfors et la côte suédoise orientale, devient l'une
des plus grandes et des plus puissantes forteresses maritimes de son temps,
transformant Helsingfors en une base militaire significative.
Le début du XIXe
siècle apporte des changements radicaux. La guerre de Finlande entre la
Suède
et la Russie (1808-1809) se termine par
la défaite de la Suède et la cession de la Finlande à la Russie. En
1812, le tsar Alexandre Ier
décide de faire d'Helsingfors la nouvelle capitale du Grand-Duché de
Finlande, au détriment de Turku, jugée trop éloignée de Saint-Pétersbourg
et trop imprégnée d'influences suédoises. Cette décision marque le
véritable essor d'Helsingfors.
La ville est entièrement repensée et
reconstruite dans un style néoclassique monumental par l'architecte Carl
Ludvig Engel. Un nouveau plan urbain est mis en place, centré autour de
la place du Sénat, avec des bâtiments imposants comme la cathédrale,
le Palais du Conseil d'État et le bâtiment principal de l'Université.
L'université, transférée de Turku à Helsinki en 1828, contribue également
Ă l'essor intellectuel et culturel de la ville. Au cours du XIXe
siècle, Helsinki connaît une croissance démographique et économique
rapide, devenant le centre administratif, culturel et économique de la
Finlande.
Le XXe
siècle est marqué par l'indépendance de la Finlande en 1917. Helsinki
devient naturellement la capitale de la nouvelle république indépendante.
La ville traverse les épreuves de la Guerre Civile finlandaise, puis de
la Seconde Guerre mondiale, durant
laquelle elle est bombardée à plusieurs reprises par l'aviation soviétique.
Après la guerre, Helsinki connaît une période de reconstruction et de
modernisation rapide. Elle se développe en une métropole moderne, tout
en conservant son caractère unique, mêlant architecture néoclassique
et fonctionnaliste. Helsinki accueille les Jeux
olympiques d'été de 1952, un événement important qui contribue
Ă la reconnaissance internationale de la ville et de la Finlande.
-
|
L'Acte final
d'Helsinki
L'Acte final d'Helsinki,
également connu sous le nom d'Accords d'Helsinki, est un document
signé à Helsinki, le 1er août 1975,
par les 35 États participant à la Conférence sur la sécurité et
la coopération en Europe (CSCE), dont tous les pays européens (sauf
l'Albanie et Andorre),
les États-Unis et le Canada
et . Non contraignant juridiquement, il visait Ă :
• Apaiser
les tensions de la Guerre froide. - Il s'inscrivait dans la période
de la Détente.
• Promouvoir la
sécurité et la coopération en Europe. - Il abordait un large éventail
de questions, allant de la sécurité militaire à la coopération économique,
scientifique, culturelle et humanitaire.
• Affirmer des
principes fondamentaux pour les relations entre États. - Il établissait
un ensemble de principes directeurs pour les relations internationales,
notamment le respect de la souveraineté, l'inviolabilité des frontières,
le non-recours à la force, le règlement pacifique des différends, et
la coopération entre États.
• Mettre en
avant les droits humains et les libertés fondamentales. - C'est peut-être
l'aspect le plus important Ă long terme. L'Acte final d'Helsinki
a inclus un engagement significatif en faveur des droits humains et des
libertés fondamentales, notamment la liberté de pensée, de conscience,
de religion ou de conviction, et la liberté de mouvement.
L'Acte final
est divisé en trois volets principaux :
I. Questions
relatives à la sécurité en Europe. Ce volet porte sur les principes
régissant les relations entre États, la sécurité militaire, les mesures
de confiance et de sécurité (comme la notification des manœuvres militaires).
Il reconnaît de facto les frontières européennes d'après-guerre, ce
qui était important pour l'Union Soviétique.
II. Coopération
dans les domaines économique, scientifique et technique et dans le domaine
de l'environnement. Ce volet encourage la coopération dans ces domaines,
notamment le commerce, l'industrie, la science, la technologie, l'environnement,
les transports, etc.
III. Coopération
dans les domaines humanitaires et autres. C'est le volet le plus important
à long terme. Il aborde les droits humains et les libertés fondamentales,
la circulation des personnes et des idées, l'information, la culture et
l'éducation. Il a été particulièrement utilisé par les dissidents
et les groupes de défense des droits humains dans les pays du bloc de
l'Est pour faire pression sur leurs gouvernements afin qu'ils respectent
leurs engagements en matière de droits humains.
L'Acte final d'Helsinki
a contribué à l'évolution de la CSCE, qui est devenue l'Organisation
pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en 1995. L'OSCE
continue de jouer un rôle important dans la sécurité et la coopération
en Europe aujourd'hui. |
|
|