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Oasis. -  Zone fertile isol√©e au sein d'un d√©sert aride. Les oasis sont souvent form√©es par des aquif√®res souterrains, qui sont des couches d'eau stock√©es dans le sol ou la roche poreuse. L'eau peut √™tre amen√©e √† la surface gr√Ęce √† des sources naturelles, des puits ou des syst√®mes d'irrigation. Lorsque l'eau atteint la surface, elle favorise l'installation de v√©g√©taux.

Objectif. - D'une mani√®re g√©n√©rale, on d√©signe sous le nom d'objectif le miroir, la lentille ou l'association de lentilles qui, dans un instrument d'optique, est plac√© vers l'objet √† √©tudier; il en fournit une image, que l'on examine ensuite avec le syst√®me lenticulaire plac√© √† l'autre extr√©mit√©  (oculaire). Quand un objectif n'est form√© que d'une seule lentille, il a l'inconv√©nient de colorer les bords des images qu'il donne. Les objectifs employ√©s aujourd'hui pour les lunettes sont tous achromatiques et form√©s de deux lentilles, l'une convergente en crown ou verre l√©ger, l'autre divergente en flint ou verre lourd.

Obliquit√© de l'√©cliptique. - Angle de l'√©cliptique avec l'√©quateur. Cet angle a diminu√© constanmment depuis les plus anciennes observations. Du temps d'Hipparque, il √©tait de 23¬į 50'; aujourd'hui, de 23¬į 27,5' . La th√©orie rend compte de cette diminution et prouve qu'elle ne continuera pas ind√©finiment. C'est l'obliquit√© de l'√©cliptique qui produit les saisons; et si cette obliquit√© devenait nulle, le soleil se mouvrait dans l'√©quateur : le jour serait constamment √©gal √† la nuit, il n'y aurait plus d'ann√©es ni de vicissitudes dans les climats. Outre la diminution s√©culaire de l'obliquit√© de l'√©cliptique, dont nous venons de parler et qui est due aux perturbations plan√©taires, cet angle varie continuellement, en vertu de la pr√©cession luni-solaire et de la nutation. De ces variations r√©sulte que la position des cercles polaires et des tropiques √† la surface de la Terre n'est pas constante, car ces cercles sont d√©finis par la condition d'√©tr√© √† une distance du p√īle (pour les premiers) et, de l'√©quateur (pour les seconds) √©gale √† l'obliquit√© de l'√©cliptique. 

Observateur. - En physique th√©orique, entit√© abstraite, suppos√©e effectuer la mesure ou l'bservation des divers ph√©nom√®nes physiques √©tudi√©s. En physique classique, un observateur est souvent consid√©r√© comme une entit√© ext√©rieure qui peut mesurer des grandeurs physiques telles que la position, la vitesse, la masse, etc., d'un objet sans influencer significativement le comportement de cet objet. Cela est encore vrai en physique relativiste, mais l'observateur y joue un r√īle crucial dans la mani√®re dont les √©v√©nements et les ph√©nom√®nes sont per√ßus et d√©crits. Dans le cadre de la relativit√© restreinte, un observateur est une entit√© qui mesure et d√©crit les √©v√©nements et les objets dans son propre r√©f√©rentiel, c'est-√†-dire son propre syst√®me de coordonn√©es spatiales et temporelles. Un observateur en mouvement par rapport √† un autre observateur percevra diff√©remment le passage du temps, la longueur des objets et d'autres ph√©nom√®nes. Dans le contexte de la relativit√© g√©n√©rale, un observateur est affect√© par le champ gravitationnel, ce qui entra√ģne des effets tels que le ralentissement du temps en pr√©sence d'une forte gravitation (effet de dilatation temporelle) et la d√©viation de la trajectoire de la lumi√®re en passant pr√®s d'objets massifs (effet de lentille gravitationnelle). Dans tous les cas, les observateurs plac√©s √† diff√©rents endroits de l'espace-temps percevront donc les √©v√©nements de mani√®re diff√©rente en raison de la courbure de l'espace-temps. En physique quantique, la pr√©sence d'un observateur peut avoir des implications plus profondes en raison du principe d'ind√©termination d'Heisenberg. Ce principe √©nonce que certaines paires de grandeurs physiques, comme la position et la quantit√© de mouvement d'une particule, ne peuvent pas √™tre mesur√©es avec une pr√©cision arbitraire en m√™me temps. L'acte m√™me de mesurer une de ces grandeurs perturbera in√©vitablement la mesure de l'autre grandeur, en raison de la nature ondulatoire des particules √† l'√©chelle subatomique. Cela a conduit √† des interpr√©tations et des d√©bats philosophiques sur la signification de l'observation et du r√īle de l'observateur dans le monde quantique. L'une des interpr√©tations les plus c√©l√®bres est l'interpr√©tation de Copenhague (Niels Bohr), qui soutient que l'√©tat quantique d'une particule n'est d√©fini que lorsqu'il est mesur√© par un observateur.

Observatoire astronomique. - Installation d√©di√©e √† l'observation des astres et √©quip√©e d'instruments sp√©cifiques. Les observatoires astronomiques peuvent √™tre situ√©s sur Terre ou dans l'espace, en fonction des objectifs de recherche et des domaines d'√©tude.  Les observatoires au sol sont g√©n√©ralement √©quip√©s de t√©lescopes optiques, radio, infrarouges ou d'autres instruments sp√©cialis√©s. Les t√©lescopes spatiaux sont des observatoires sont plac√©s en orbite autour de la Terre ou d'autres corps c√©lestes. Ils √©chappent ainsi aux distorsions atmosph√©riques qui peuvent affecter les observations terrestres et permettent des observations plus d√©taill√©es dans diff√©rentes gammes de longueurs d'onde.

Obsidienne ou Verre volcanique (min√©ralogie). - Roche compacte, vitreuse, √† cassure  concho√Įde, d'un vert tr√®s fonc√© et presque noir, ressemblant √† un laitier de haut-fourneau. Elle doit √† la pr√©sence du fer sa teinte fonc√©e et renferme accidentellement des cristaux de pyrox√®ne et de feldspath. Cette roche fournit √† l'analyse de la potasse et de la soude et se rapproche ainsi des feldspaths par la pr√©sence d'une mati√®re alcaline. Elle passe graduellement aux trachytes d'une part, et √† la pierre ponce de l'autre. Il est ais√© de la reconna√ģtre √† son aspect, √† sa fragilit√© et √† la mani√®re dont elle se boursoufle quand on la chauffe au chalumeau.

Occident ou Ouest.  - Partie de l'horizon o√Ļ le Soleil se couche. Plus rigoureusement,  c'est le point o√Ļ la perpendiculaire √† la m√©ridienne rencontre la sph√®re c√©leste, du c√īt√© du couchant. Le point oppos√© se nomme l'Est ou l'Orient.

Occultation. - Passage d'une étoile ou d'une planète derrière la Lune (ou un autre astre), qui nous la cache par son interposition. Les occultations se calculent comme les éclipses. L'occultation des plus brillantes étoiles derrière la Lune se fait instantanément, comme si elles n'avaient aucune dimension. Pour les planètes, le temps de l'immersion et celui de l'émersion peuvent au contraire être mesurés. Cette différence tient au prodigieux éloignement des étoiles. C'est ainsi en observant les occultations d'étoiles qu'on a reconnu que la Lune ne possède pas d'atmosphère capable de produire des effets de réfraction appréciables. (E. R.).

Océan. - Les océans sont les vastes régions entre lesquelles on divise la grande étendue d'eau qui entoure la Terre. On distingue ordinairement cinq océans, auxquels sont associées une multitude de régions plus petites appelées des mers.

Oc√©anographie*. - Etude scientifique  des oc√©ans et des mers. C'est une discipline multidisciplinaire qui englobe des aspects de la physique, de la chimie, de la biologie, de la g√©ologie, de la climatologie et d'autres domaines connexes.

Ocres (minéralogie, chimie, technologie). - Les ocres sont des substances argileuses mélangées avec une proportion d'oxydes de fer assez forte pour qu'on puisse les employer comme matières colorantes. Les carrières ou mines d'ocres sont très répandues à la surface du globe. La préparation des ocres est très simple, le produit naturel est soumis à des lévigations et à des broyages successifs avec l'eau ou l'huile, qui donnent des poudres à divers degrés de ténuité. Les ocres jauges sont les plus abondantes : telles sont celles du centre de la France et celles qui viennent de la Saxe; les peintres les connaissent sous différents noms, terre de montagne, terres d'Italie, etc. On obtient les ocres rouges en grillant les ocres jaunes soit en poudre soit en morceaux; c'est ainsi qu'on obtient les terres rouges d'Italie, le rouge indien, le rouge de Prusse, etc.; mais il y a aussi des ocres rouges naturelles, à cause du peroxyde de fer anhydre qu'elles renferment : telles sont la craie rouge ou sanguine de Bohème, le rouge d'Almagra (Espagne), etc. Le brun van Dick, la terre de Sienne, la terre d'ombre, sont des substances analogues aux ocres qu'on emploie, soit à l'état naturel, soit après calcination. Les deux dernières substances renferment une certaine proportion de manganèse.

Oculaire. - Dispositif (verre unique ou ensemble de verres) d'un instrument d'optique plac√© du c√īt√© de l'observateur. Le plus simple des oculaires est la loupe ordinaire, braqu√©e sur l'image r√©elle. Pour les instruments d'optique on utilise presque toujours des oculaires compos√©s, form√©s d'une association de lentilles; ainsi l'oculaire positif ou de Ramsden est form√© de deux lentilles plan-convexes identiques; il permet l'emploi de r√©ticules et de microm√®tres. L'oculaire n√©gatif, ou de Huygens, est form√© √©galement de deux lentilles plan-convexes identiques, mais tournant toutes deux leur convexit√© du c√īt√© d'o√Ļ vient la lumi√®re, Cet objectif ne permet pas l'emploi de r√©ticules ni de microm√®tre, mais il √©tend le champ de l'instrument. Dans la lunette de Galil√©e, l'oculaire est une lentille divergente.

Oganesson (Og). -  √Čl√©ment chimique de num√©ro atomique 118. C'est l'√©l√©ment le plus lourd du tableau p√©riodique des √©l√©ments. Il a √©t√© synth√©tis√© pour la premi√®re fois en 2002 √† l'Institut unifi√© de recherche nucl√©aire (JINR) √† Dubna, en Russie, et confirm√© en 2006. L'oganesson a √©t√© nomm√© en l'honneur du physicien Iouri Oganesian, un pionnier dans la recherche sur les √©l√©ments super lourds. Ses propri√©t√©s suppos√©es sont les suivantes : la masse atomique de l'oganesson est estim√©e √† environ 294; sa configuration √©lectronique est pr√©vue pour √™tre [Rn] 5f146d107s27p6, ce qui sugg√®re qu'il est un √©l√©ment du bloc p. En raison de sa position dans le tableau p√©riodique des √©l√©ments, l'oganesson est probablement un gaz noble : on s'attend √† ce qu'il soit chimiquement inerte et √† ne former que des compos√©s tr√®s instables. Ses points de fusion et d'√©bullition sont probablement soient extr√™mement bas en raison de sa nature de gaz noble.

Ohm. - Unit√© de r√©sistance √©lectrique dans le syst√®me international (SI). Symbole : . Un conducteur √† une r√©sistance d'1 ohm lorsque, soumis √† une diff√©rence de potentiel d'1 volt, il est travers√© par un courant d'1 amp√®re.

Ohm (loi d'). - Relation fondamentale en électricité qui décrit le comportement des courants électriques dans un circuit électrique. Elle établit une relation entre la tension (U) en volts, le l'intensité du courant (I) en ampères et la résistance (R) en ohms dans un circuit électrique-: U = R. I. Cette relation est valable pour les conducteurs ohmiques, c'est-à-dire les composants qui respectent la loi d'Ohm de manière linéaire, tels que les résistances métalliques. Cependant, certains composants, comme les diodes et les transistors, ne respectent pas strictement la loi d'Ohm et présentent un comportement non linéaire.

Olbers (paradoxe d'). - Enonc√© selon lequel l'addition de la luminosit√© de toutes les √©toiles de l'univers, suppos√© ind√©finiment grand, devrait emp√™cher la nuit d'√™tre noire. On peut expliquer de fa√ßon tr√®s sommaire et partielle pourquoi il n'en est pas ainsi, en remarquant que dans un univers d'√Ęge fini, la lumi√®re issue d'√©ventuelles √©toiles situ√©e au-del√† d'une certaine distance n'a pas eu le temps de nous parvenir. Nous ne recevons donc la lumi√®re que d'un nombre limit√© d'√©toiles, insuffisant pour √©clairer la nuit.

Oligiste. - Terme obsolète qui a été utilisé pour désigner un groupe de minéraux composés principalement d'hématite, de magnétite et d'ilménite. Ces minéraux sont des oxydes de fer qui se trouvent souvent dans des environnements géologiques variés, notamment dans les roches métamorphiques, ignées et sédimentaires.

‚ÄĘ L'h√©matite est un min√©ral commun compos√© de Fe2O3, qui est reconnaissable par sa couleur rouge √† rouge-brun. Elle est largement utilis√©e dans l'industrie comme minerai de fer et dans la fabrication de pigments pour la peinture.

‚ÄĘ La magn√©tite est √©galement un min√©ral d'oxyde de fer (Fe3O4), mais elle est magn√©tique, ce qui signifie qu'elle peut √™tre attir√©e par un aimant. Elle est utilis√©e dans la production d'acier, dans les proc√©d√©s de purification de l'eau et dans d'autres applications industrielles.

‚ÄĘ L'ilm√©nite est un min√©ral d'oxyde de fer et de titane (FeTiO3), souvent trouv√© dans les roches ign√©es telles que les gabbros et les basaltes. Il est utilis√© comme minerai de titane dans la fabrication d'alliages de titane, de pigments blancs et dans d'autres applications industrielles.


Oligoc√®ne. - Derni√®re √©poque du Pal√©og√®ne, qui s'est √©tendue d'il y a environ 33,9 millions d'ann√©es √† il y a environ 23 millions d'ann√©es.  L'Oligoc√®ne a √©t√© caract√©ris√© par un climat globalement plus frais et plus sec que celui de l'√Čoc√®ne qui l'a pr√©c√©d√©. Des changements climatiques, notamment des fluctuations du niveau de la mer et des variations des temp√©ratures, ont eu lieu au cours de cette p√©riode. L'Oligoc√®ne est √©galement caract√©ris√© par le d√©veloppement de tous les vert√©br√©s, l'√©panouissement des mollusques gast√©ropodes et l'extinction des nummulites. Parmi les mammif√®res, les carnivores sont les plus nombreux, avec les rongeurs. La richesse de la flore y est tr√®s grande et beaucoup d'espaces actuelles sont repr√©sent√©es, fournissant la preuve d'une diff√©renciation d√©j√† accus√©e des climats.

Oligoclase. - Vari√©t√© de feldspath blanch√Ętre, repandue dans les roches cristallines.  L'oligoclase est compos√© de silicate d'aluminium et de sodium, avec une formule chimique g√©n√©rale (Na, Ca)(Al, Si)AlSi2O8. C'est un min√©ral largement r√©pandu et se trouve dans de nombreuses roches ign√©es et m√©tamorphiques. Il est souvent associ√© √† d'autres min√©raux, tels que le quartz, le mica et l'amphibole. 

Olivine. - Groupe de min√©raux silicat√©s de couleur verte √† jaune-vert (la teinte  pouvant varier en fonction de la teneur en magn√©sium et en fer). Les esp√®ces les plus courantes sont la forst√©rite (Mg2SiO4) et la fayalite (Fe2SiO4). L'olivine est un min√©ral tr√®s r√©pandu qui se trouve dans de nombreuses roches ign√©es et m√©tamorphiques, notamment dans les basaltes et les p√©ridotites. L'olivine a une duret√© de 6,5 √† 7 sur l'√©chelle de Mohs, ce qui la rend relativement r√©sistante aux rayures. Elle pr√©sente par ailleurs une fracture concho√Įdale, ( = elle se casse en formant des surfaces courbes lisses). 

Ombre. - Obscurit√© produite par l'interposition devant une source lumineuse d'un corps opaque. Un corps opaque interpos√© sur le trajet d'un faisceau lumineux intercepte la lumi√®re; en arri√®re de ce faisceau, une portion de l'espace ne re√ßoit aucune lumi√®re : on dit qu'elle est "dans l'ombre". La portion de l'espace qui re√ßoit moins de lumi√®re que si le corps n'existait pas s'appelle p√©nombre. G√©om√©triquement, si le foyer lumineux est un point, l'ombre est s√©par√©e de la partie √©clair√©e par un c√īne ayant pour sommet le point lumineux et dont toutes les g√©n√©ratrices s'appuient sur le pourtour du corps opaque (c√īne circonscrit). Si le foyer lumineux n'est plus un point unique, mais une surface lumineuse ou deux sources infiniment petites, il y a p√©nombre. Remarquons encore que ces d√©finitions d'ombre et de p√©nombre sont purement g√©om√©triques et qu'au point de vue optique il y a lieu de tenir compte des ph√©nom√®nes d interf√©rence des rayons lumineux.

Onde. - Perturbation p√©riodique dont l'√©longation est fonction de l'espace et du temps.  Les ondes m√©caniques supposent un support mat√©riel pour leur propagation. Mais il existe aussi des ph√©nom√®nes ondulatoires, √† l'instar des ondes √©lectromagn√©tiques (la lumi√®re, les ondes radio, etc.) qui correspondent √† une propagation d'√©nergie pouvant se faire dans le vide.

‚ÄĘ Ondes m√©caniques. Si l'on produit un √©branlement en un point quelconque d'un milieu √©lastique solide, liquide ou gazeux, cet √©branlement se transmet de proche en proche par une s√©rie de vibrations. Consid√©rons ici parmi ces ph√©nom√®nes vibratoires affectant un corps mat√©riel ceux qui sont p√©riodiques, c'est-√†-dire tels que toutes les circonstances s'en reproduisent √† des intervalles de temps √©gaux. Dans ce cas, l'intervalle de temps T, qui ram√®ne le ph√©nom√®ne au m√™me aspect, s'appelle la p√©riode. Imaginons un point O anim√© d'un mouvement de vibration de p√©riode T; on appelle vitesse de propagation v la distance √† laquelle le mouvement s'est propag√© pendant l'unit√© de temps. Or, au bout de cette dur√©e le mouvement de O sera transport√© de proche en proche jusqu'√† une distance  = vT , qui est la longueur d'onde; les points dont les mouvements sont concordants se trouvent au bout de la p√©riode T, r√©partis sur une surface qu'on appelle la surface d'onde, ou simplement onde. Dans un milieu homog√®ne, cette surface est une sph√®re. 
+ Les ondes sonores sont une cat√©gorie d'ondes m√©caniques : ellesr√©sultent de la vibration d'un corps sonore et transmises √† notre oreille par l'interm√©diaire de l'air ou d'un autre milieu.  La vitesse de propagation du son ou des ondes sonores dans l'air est, √† 15¬įC, de 340 m√®tres par seconde. 

+ Les ondes sismiques, qui sont les vibrations de la Terre associ√©es aux s√©ismes sont √©galement des ondes m√©caniques (V. ci-dessous).; 

‚ÄĘ Ondes √©lectromagn√©tiques. - Ce sont des fluctuations des champs √©lectrique et magn√©tique qui se propagent √† travers l'espace, transportant de l'√©nergie et de l'information sans avoir besoin d'un support mat√©riel. Ces ondes sont g√©n√©r√©es par des charges √©lectriques en mouvement (√©lectrons, en particulier). Elles se d√©placent dans le vide √† la vitesse c = environ 299,792,458 m√®tres par seconde (vitesse dite de la lumi√®re) et se pr√©sentent dans une large gamme de fr√©quences et de longueurs d'onde. Cette gamme, appel√©e le spectre √©lectromagn√©tique, s'√©tend de courtes longueurs d'onde et hautes fr√©quences (comme les rayons gamma, les rayons X, ultraviolet), √† des longueurs d'ondes et fr√©quences qui correspondent √† la lumi√®re visible, et de longues longueurs d'onde et basses fr√©quences (comme l'infrarouge,  les micro-ondes et les ondes radio).
On ajoutera encore un autre type d'onde, les ondes gravitationnelles, envisagées dans le cadre de la relativité générale et qui sont des perturbations qui affectent la géométrie de l'espace-temps.

Onde de choc. - Perturbation soudaine et rapide du milieu environnant qui se propage sous forme d'une onde de pression. Les ondes de choc se forment g√©n√©ralement lorsque la vitesse de d√©placement d'un objet ou d'un corps exc√®de la vitesse du son dans ce milieu (vitesse supersonique). Un tel corps cr√©e une zone de compression devant lui. Cette zone de compression forme une onde de choc en forme de c√īne appel√©e c√īne de Mach. On a aussi affaire √† une onde de choc lorsqu'une explosion se produit. Cette onde de choc est responsable de la propagation du souffle et des d√©g√Ęts caus√©s par l'explosion. Les √©ruptions solaires, les supernovae et d'autres √©v√©nements astronomiques peuvent √©gaelement produire des ondes de choc qui se propagent √† travers la mati√®re interstellaire r√©pandue dans l'espace. Ces ondes de choc peuvent jouer un r√īle dans la formation et l'√©volution des √©toiles et des galaxies.

Ondes sismiques. - Vibrations qui se propagent à travers la Terre à la suite d'un événement tel qu'un tremblement de terre (séisme) ou une explosion. Il existe principalement deux types d'ondes sismiques : les ondes de volume (ondes de compression et ondes de cisallement) et les ondes de surface (ondes de Love et ondes de Rayleigh)..

‚ÄĘ Les ondes de compression ou ondes P sont les premi√®res ondes √† √™tre enregistr√©es lors d'un tremblement de terre. Elles sont appel√©es ondes de compression car elles provoquent des d√©formations de compression et de dilatation dans le mat√©riau qu'elles traversent. Ces ondes se propagent √† travers les solides, les liquides et les gaz, ce qui les rend les plus rapides des ondes sismiques. Elles peuvent se propager √† travers le noyau interne solide de la Terre, bien que leur vitesse augmente lorsque la densit√© du mat√©riau augmente.

‚ÄĘ Les ondes de cisaillement ou ondes S se propagent en provoquant des mouvements de cisaillement perpendiculaires √† la direction de propagation. Elles ne peuvent pas se propager √† travers les liquides ni les gaz et sont plus lentes que les ondes P. Les ondes S ne peuvent pas traverser le noyau externe liquide de la Terre, ce qui a permis de d√©duire que le noyau externe est liquide et que le noyau interne est solide.

‚ÄĘ Les ondes de Love sont des ondes de surface qui provoquent des mouvements horizontaux perpendiculaires √† la direction de propagation. Elles  sont responsables des mouvements de balancement et d'oscillation lors d'un tremblement de terre.

‚ÄĘ Les ondes de Rayleigh combinent des mouvements verticaux et horizontaux, cr√©ant des mouvements elliptiques dans le plan vertical. Elles provoquent des mouvements de sol circulaires et elliptiques, ce qui peut √™tre √† l'origine de d√©g√Ęts importants lors des tremblements de terre.

Ondulation. - Mouvement oscillatoire se produisant d'un fluide qui s'abaisse ou s'√©l√®ve alternativement. De fa√ßon plus g√©n√©rale,  l'ondulation est un ph√©nom√®ne dans lequel une perturbation se propage √† travers un milieu, provoquant des oscillations ou des variations p√©riodiques.  Il existe diff√©rents types d'ondulations : par exemple, les ondes m√©caniques, qui n√©cessitent un milieu mat√©riel pour se propager (ex. : ondes sonores dans l'air ondes sismiques dans la Terre), ou les ondes √©lectromagn√©tiques, qui, en revanche, peuvent se propager √† travers le vide (lumi√®re visible, les ondes radio, les micro-ondes, les rayons X, etc.).

Oolithe. - Calcaire compos√© de grains sph√©riques semblables √† des oeufs de poisson. Les principales formations oolithiquees sont : l'oolithe ferrugineuse, la grande oolithe, tr√®s r√©pandue dans le Jura, etc. On confondait autrefois autrefois sous le nom d'Oolithe ou d'Oolithique les actuelles formations du Jurassique moyen (Dogger) et du jurassique sup√©rieur (Malm). 

Opacit√©. - Propri√©t√© d'un corps qui fait obstacle au passage de la lumi√®re √† travers lui. L'opacit√© d'un mat√©riau d√©pend de sa composition, de sa structure et de ses propri√©t√©s optiques. L'opacit√© peut ainsi varier selon la longueur d'onde de la lumi√®re incidente : le mat√©riau peut √™tre opaque √† certaines longueurs d'onde et transparent √† d'autres.  En astronomie, l'opacit√© est essentiellement li√©e √† la densit√© et √† la composition du mat√©riau interstellaire ou interplan√©taire qui peut se trouver sur le trajet de la lumi√®re provenant d'objets c√©lestes. Les gaz et les poussi√®res interstellaires absorbent ou diffusent la lumi√®re, ce qui peut entra√ģner une r√©duction de l'intensit√© lumineuse, un assombrissement ou un obscurcissement partiel ou complet des objets c√©lestes vus depuis la Terre. L'opacit√© des gaz interstellaires d√©pend de leur densit√© et de leur composition chimique. Certains gaz, comme l'hydrog√®ne mol√©culaire (H2), sont relativement transparents √† de nombreuses longueurs d'onde de la lumi√®re, tandis que d'autres, comme les mol√©cules d'eau (H2O) ou de dioxyde de carbone (CO2), peuvent absorber la lumi√®re √† certaines longueurs d'onde sp√©cifiques (L'effet de serre s'explique d'ailleurs par cet effet d'opacit√© s√©lective). Des particules solides ou des grains de poussi√®re dans les nuages interstellaires peuvent aussi diffuser et absorber la lumi√®re, contribuant ainsi √† l'opacit√©.

Opale. - Vari√©t√©s de quartz d'un √©clat r√©sineux particulier qui lui fait souvent donner le nom de quartz r√©sinite. Cet aspect particulier semble d√Ľ √† la pr√©sence de l'eau qui existe toujours en quantit√© variable dans l'opale. La proportion qui, varie de 5 √† 12 pour 100 semble exclure l'id√©e d'une combinaison de silice et d'eau, et tend √† faire regarder cette eau comme. hygrom√©trique, hypoth√®se appuy√©e. d'ailleurs par le ph√©nom√®ne de l'hydrophane. L'opale est souvent attaquable par les alcalis; √† la mani√®re des pr√©cipit√©s de silice g√©latineux que nous obtenons dans les laboratoires; elle n'offre ni traces de cristallisation; ni indice de double r√©fraction. On trouve ce min√©ral sous forme de masses mamelonn√©es ou √† l'√©tat d'incrustations de mati√®res v√©g√©tales dont il a conserv√© la structure. Quand l'opale est pure, elle pr√©sente un certain degr√© de transparence et de plus quelques vari√©t√©s offrent √† l'int√©rieur des teintes iris√©es assez agr√©ables qui les font rechercher. Mais les opales communes sont fortement color√©es par des mati√®res √©trang√®res. On trouve l'opale dans des d√©bris de roches trachytiques ou basaltiques et quelquefois dans ces roches elles-m√™mes. D'autres vari√©t√©s appartiennent aux couches sup√©rieures des terrains de s√©diments, comme celle qui se trouve dans les couches marneuses des environs de Paris ou de M√©nilmontant, et qui a re√ßu pour cette raison le nom de m√©nilite. Ajoutons encore les tufs des gypses d'Islande qui peuvent √™tre regard√©s comme de l'opale. Le seul usage de ce min√©ral est comme pierre d'agr√©ment. Les vari√©t√©s iris√©es sont √† cet effet fort recherch√©es en joaillerie, surtout celles qu'on nomme opale de feu et girasol. (Lef).

Ophiolites. - S√©quences de roches qui se trouvent en surface sur terre mais qui sont g√©n√©ralement associ√©es aux parties profondes de la cro√Ľte oc√©anique. Elles sont compos√©es de plusieurs ensembles de roches qui repr√©sentent diff√©rentes parties de la lithosph√®re oc√©anique et de la zone de subduction. Une ophiolite typique comprend g√©n√©ralement les √©l√©ments suivants, de la base vers le sommet :
+ Manteau supérieur (Péridotite). - La base de l'ophiolite est généralement composée de péridotite, une roche ultramafique riche en minéraux tels que l'olivine et le pyroxène. C'est semblable à la composition du manteau terrestre.

 + S√©rie des Gabbros. - Au-dessus de la p√©ridotite, on trouve souvent une s√©quence de gabbros, qui sont des roches magmatiques intrusives form√©es √† partir du refroidissement lent du magma oc√©anique.

 + S√©rie des Basaltes. - Les basaltes sont des roches volcaniques qui couvrent la majorit√© du plancher oc√©anique. Dans une ophiolite, la s√©rie des basaltes est g√©n√©ralement situ√©e au-dessus des gabbros. Elle est souvent form√©e de coul√©es de lave et de formations de pillow lavas, qui se forment lorsque la lave entre en contact avec l'eau de mer et se refroidit rapidement.

+ Sédiments marins. - Parfois, on trouve des sédiments marins déposés sur la séquence des basaltes. Ces sédiments sont composés de matériaux tels que l'argile, le sable et les restes d'organismes marins.

+ Radiolarites : Les radiolarites sont des roches sédimentaires riches en microfossiles de radiolaires, de petits organismes marins unicellulaires. Elles se forment généralement dans les eaux océaniques profondes.

+ Chert. - Le chert est une roche sédimentaire formée à partir de la silice, souvent associée aux radiolarites.

Ophite. - Vari√©t√© de marbre d'un vert obscur (en raison de la pr√©sence de min√©raux riches en fer tels que l'olivine et les pyrox√®nes), ray√© de filets jaunes entrecrois√©s. Outre l'olivine, l'ophite contient g√©n√©ralement des min√©raux tels des pyrox√®nes (comme l'augite), l'amphibole (comme l'hornblende), la serpentine et d'autres min√©raux accessoires tels que le quartz et les feldspaths. C'est une roche m√©tamorphique qui se compose principalement de serpentinite et de roches basaltiques ou gabbro√Įques. Au cours du processus de m√©tamorphisme, la roche subit des transformations chimiques et structurales, ce qui conduit √† la formation de nouveaux min√©raux et √† des changements dans la texture et la composition de la roche d'origine. L'ophite est souvent associ√©e aux zones de tectonique des plaques, en particulier aux marges de subduction o√Ļ des roches basaltiques ou gabbro√Įques sont enfouies en profondeur et soumises √† des conditions de temp√©rature et de pression √©lev√©es. Elle peut √©galement se former dans des contextes de roches ultramafiques, riches en magn√©sium et en fer. Sa duret√© varie g√©n√©ralement entre 5 et 6 sur l'√©chelle de Mohs.

Opposition. - On dit que deux astres sont en opposition, lorsqu'on les rapports à des points diamétralement opposés de la sphère céleste, c'est à dire, lorsque leurs longitudes diffèrent de 180 degrés. (Lorsque, au contraire, la distance angulaire est minimale, on parle de conjonction). La Lune en opposition avec le Soleil nous montre tout son hémisphère éclairé, et alors on la nomme pleine Lune. Les éclipses de Lune n'arrivent jamais que lorsque ce satellite de la Terre est en opposition avec le Soleil, et quelle se trouve au voisinage de ses noeuds.

Optique. - Branche de la physique qui √©tudie le propri√©t√©s de la lumi√®re et tous les ph√©nom√®nes associ√©s √† sa propagation, sa r√©flexion, sa r√©fraction, sa diffraction et son interaction avec la mati√®re. On distingue principalement : 

+ l'optique géométrique, qui se concentre sur l'étude des trajectoires de la lumière en supposant qu'elle se propage en lignes droites et qui explique la réflexion, la réfraction et la formation des images par les miroirs et les lentilles;

+ l'optique ondulatoire qui traite des phénomènes impliquant des interférences (lorsque deux ondes lumineuses se rencontrent et se combinent) des diffractions (la déflexion des ondes lumineuses autour d'obstacles) ou de effets de polarisation (orientation spécifique des oscillations des champs électrique et magnétique de l'onde lumineuse);

+ l'optique quantique qui se penche sur les propriétés particulières de la lumière lorsqu'elle est traitée comme des particules discrètes (photons);

+ divers autres domaines, tels que l'optique coh√©rente (interf√©rence et diffraction coh√©rente, lasers), l'optique non lin√©aire (o√Ļ les interactions lumi√®re-mati√®re ne sont plus proportionnelles) et l'optique quantique avanc√©e, l'holographie, l'opto√©lectronique, etc. 

Or (Au). -El√©ment chimique de num√©ro atomique 79; masse atomique : 196,97. L'or est le plus pr√©cieux des m√©taux; il a une masse volumique qui vaut 19 fois celle de l'eau : il demeure inalt√©rable √† l'air et dans tous les r√©actifs, sauf dans l'eau r√©gale. L'or se trouve principalement √Ę l'√©tat natif, en plaques, en rognons ou p√©pites; en filaments capillaires, les principales mines sont en Californie, au P√©rou, au Chili, au Mexique, en Australie, en Afrique du Sud. L'or se trouve aussi √† l'√©tat d'amalgame avec le mercure : pour l'en d√©gager, il suffit de volatiliser le mercure en chauffant le minerai.

Orage. -  Grosse pluie de peu de dur√©e, accompagn√© de vent, d'√©clairs et de tonnerre, parfois de gr√™le. Les orages n'√©clatent jamais que lorsque la pression est moyenne. Tous les orages ne sont pas accompagn√©s de gr√™le; le sol, tr√®s bon conducteur d'√©lectricit√©, est charg√© d'√©lectricit√© n√©gative; l'ai. au contraire, mauvais conducteur, est charg√© d'√©lectricit√© positive. Or, les nuages √©lectris√©s sont en mouvement constant; des condensations brusques rendent conducteurs des milieux qui ne l'√©taient pas, et am√®nent √† proximit√© des milieux qui sont √† des potentiels diff√©rents et qui tendent √† s'√©quilibrer : de l√† l'√©clair. Puis l'orage voyage, cr√©e de l'√©lectricit√© par influence, et continue √† produire des √©clairs comme une machine √©lectrique par influence qui est amorc√©e. Dans les climats marins de haute latitude, il y a peu d'orages, et ils seront de pr√©f√©rence en hiver, saison des d√©pressions. Aux latitudes moyennes et sur les continents, la proportion augmente, et les orages se produisent en √©t√©.

Orbitale atomique. - R√©gion de l'espace autour du noyau d'un atome o√Ļ la probabilit√© de trouver un √©lectron est la plus √©lev√©e. Les orbitales atomiques sont utilis√©es pour d√©crire la distribution des √©lectrons dans un atome et d√©terminer leur structure √©lectronique. L'organisation et la distribution des √©lectrons dans les orbitales atomiques sont responsables des propri√©t√©s chimiques des √©l√©ments. Les √©lectrons occupent les orbitales en suivant le principe de remplissage des orbitales, en commen√ßant par les orbitales de plus basse √©nergie. Cette distribution √©lectronique influence la r√©activit√© chimique, les liaisons chimiques et les propri√©t√©s physiques des √©l√©ments et des compos√©s.

Les orbitales atomiques sont classées en différents types en fonction de leur forme et de leur orientation. Les principaux types d'orbitales sont les orbitales s, p, d et f. Chacun de ces types possède une forme caractéristique qui dépend de la valeur des nombres quantiques associés :

+ Nombre quantique principal (n) : Ce nombre détermine la distance moyenne de l'électron par rapport au noyau. Plus la valeur de n est grande, plus l'électron est éloigné du noyau.

+ Nombre quantique secondaire (l) : Aussi appelé nombre quantique azimutal, il détermine la forme de l'orbitale. Les orbitales s ont l = 0 (sphérique), les orbitales p ont l = 1 (en forme de huit), les orbitales d ont l = 2 (formes plus complexes), etc.

+ Nombre quantique magnétique (m) et nombre quantique de spin (s) : Ces nombres déterminent l'orientation de l'orbitale et la direction du spin de l'électron.

Chaque type d'orbitale a une capacité d'accueil spécifique pour les électrons. Par exemple, une orbitale s peut contenir au maximum 2 électrons, une orbitale p peut en contenir jusqu'à 6 (2 dans chaque sous-orbitale p), etc.

Orbitale mol√©culaire. - R√©gion de l'espace dans une mol√©cule o√Ļ la probabilit√© de trouver des √©lectrons est la plus √©lev√©e. Contrairement aux orbitales atomiques qui se trouvent autour d'un seul atome, les orbitales mol√©culaires se forment √† partir de la combinaison lin√©aire math√©matique des orbitales atomiques appartenant √† diff√©rents atomes dans une mol√©cule. La th√©orie des orbitales mol√©culaires permet de comprendre la nature des liaisons chimiques, les r√©actions chimiques et les interactions √©lectroniques au niveau mol√©culaire. Il existe deux types principaux d'orbitales mol√©culaires :

+ Les orbitales moléculaires liantes (OML) résultent de la combinaison constructive des orbitales atomiques. Lorsque les phases des orbitales atomiques se combinent de manière constructive, elles forment une orbitale moléculaire dans laquelle la densité électronique est concentrée entre les noyaux des atomes. Les électrons dans ces orbitales moléculaires stabilisent la molécule en formant des liaisons chimiques.

 + Les orbitales mol√©culaires antiliantes (OMAL) r√©sultent de la combinaison destructive des orbitales atomiques. Lorsque les phases des orbitales atomiques se combinent de mani√®re destructive, elles forment une orbitale mol√©culaire o√Ļ la densit√© √©lectronique est r√©duite entre les noyaux des atomes. Les √©lectrons dans ces orbitales mol√©culaires n'apportent pas de stabilit√© √† la mol√©cule et peuvent m√™me contribuer √† la rupture de liaisons.

Orbite. - Trajectoire d'un astre par rapport √† un autre astre avec lequel il est en interaction gravitationnelle. Avant K√©pler, on croyait encore que les orbites des plan√®tes √©taient circulaires. Elles sont en r√©alit√© elliptiques, de m√™me que celles de leurs satellites, qui en premi√®re approximation ob√©issent, comme elles, aux lois de K√©pler. Quant aux orbites des com√®tes, certaines sont aussi elliptiques : ce sont celles des com√®tes p√©riodiques; captur√©s par notre Soleil ou par quelque grosse plan√®te, ces astres se comportent en effet comme des plan√®tes ou des satellites. Mais le plus grand nombre sont paraboliques. On a m√™me √©mis l'hypoth√®se que quelques-unes pourraient √™tre hyperboliques. Lorsque plus de deux corps interviennent, les orbites n'ont plus exactement cette r√©gularit√©. Ont dit quelles sont perturb√©es. D'un point de vue math√©matique une orbite peut √™tre enti√®rement d√©finie par la connaissance d'un certain ensemble de nombres : les √©l√©ments orbitaux. Si la courbe d√©crite est elliptique, ce sera les suivants : longitude du noeud ascendant, inclinaison du plan de l'orbite, distance moyenne au Soleil, excentricit√©, longitude du p√©rih√©lie; quatre si elle est parabolique : longitude du noeud ascendant, inclinaison du plan de l'orbite, distance p√©rih√©lie, longitude du p√©rih√©lie. Ajoutons qu'on appelle orbite apparente du Soleil la courbe que le Soleil para√ģt d√©crire en vertu de son mouvement propre. La projection de cette courbe sur la sph√®re terrestre est un grand cercle de cette sph√®re, l'√©cliptique; elle se d√©termine par l'observation du diam√®tre apparent du soleil et d'elle se d√©duit √† son tour l'orbite terrestre.

ORC ( = Odd Radio Circle = cercle radio √©trange). - Connus seulement depuis 2019,  les ORC, sont de grands cercles (ou syst√®mes de cercles) d√©couverts dans le domaine radio, dont la nature exacte n'est pas √©lucid√©e, mais qui pourraient correspondre √† de la mati√®re chaude expuls√©e √† tr√®s grande distance (plusieurs millions d'ann√©es-lumi√®re) autour de galaxies poss√©dant en leur centre un trou noir supermassif et qui auraient pu √™tre les si√®ges d'importants  ph√©nom√®nes explosifs. 
-


ORC-1, le premier objet de ce type √† avoir √©t√© 
découvert. Quatre autres seulement ont été
identifiés à ce jour (mars 2022).

Ordovicien. - P√©riode g√©ologique qui s'√©tend d'environ 485,4 √† 443,8 millions d'ann√©es avant notre √®re. Il fait partie du Pal√©ozo√Įque. L'Ordovicien vient apr√®s le Cambrien et pr√©c√®de le Silurien dans la chronologie g√©ologique. Pendant cette p√©riode, il y avait une grande vari√©t√© d'environnements marins, allant des plateformes continentales peu profondes aux bassins oc√©aniques plus profonds. Cela a permis une diversification rapide des formes de vie marines. Vers la fin de l'Ordovicien, une glaciation majeure a eu lieu, entra√ģnant une baisse significative des temp√©ratures et la formation de calottes glaciaires sur les continents. Cette glaciation a marqu√© la fin de l'Ordovicien et le d√©but du Silurien.

Orient (Est). - Point du ciel o√Ļ le Soleil se l√®ve sur l'horizon. Celui des quatre points cardinaux o√Ļ le soleil se l√®ve √† l'√©quinoxe. 

Orientation. - Donnée du sens et de la direction (rapportés à un trièdre de référence) d'un objet quelconconque.

Orpiment. - Min√©ral sulfureux compos√© d'arsenic et de soufre, dont la formule chimique est  As2S3. Il se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires, mais peut √©galement appara√ģtre en agr√©gats massifs ou botryo√Įdaux. Sa couleur varie du jaune dor√© au jaune orang√© et il peut parfois avoir une brillance vitreuse √† subm√©tallique. Historiquement, l'orpiment a √©t√© utilis√© comme pigment dans la peinture et l'enluminure, notamment dans les arts m√©di√©vaux. Cependant, en raison de sa toxicit√© due √† la pr√©sence d'arsenic, son utilisation dans les peintures artistiques a √©t√© largement abandonn√©e. Sur le plan g√©ologique, l'orpiment est couramment associ√© √† des d√©p√īts aurif√®res et a √©t√© utilis√© comme indicateur de la pr√©sence d'or dans certaines r√©gions. En plus de son utilisation historique dans les arts, il est √©galement parfois collect√© comme sp√©cimen min√©ral pour les collectionneurs.

Orthose. - L'orthose (nomm√©e aussi felspath ordinaire, orthoclas, petunz√©, felspath adulaire, etc.) est un min√©ral qui s'observe le plus souvent en parties lamellaires, translucides ou opaques, blanch√Ętres ou couleur de chair. Les cristaux d'orthose que l'on rencontre quelquefois bien reconnaissables, ont pour forme primitive un prisme oblique √† base rhombe, dont les angles mesurent 119¬į et 61¬į; la base est inclin√©e sur les pans du prisme de 61¬į et de 113¬į. Cette varit√© offre, en  tous cas, 3 clivages , dont 2 assez nets et exactement perpendiculaires l'un sur l'autre. La densit√© de l'orthose est de 2,56; quant √† sa composition chimique, c'est un silicate double d'alumine et de potasse, avec soude, chaux et magn√©sium. Les roches qui contiennent habituellement l'orthose sont les granits, la leptynite, la pegmatite, le gneiss, la sy√©nite, le porphyre, la sy√©nitone, l'arkose et la myoscite; c'est exceptionnellement dans les g√©odes que l'on trouve l'orthose isol√©e. Le feldspath adulaire est une vari√©t√© d'orthose transparente et incolore; le p√©tunz√© est, au contraire, une autre vari√©t√© blanche et opaque dont l'√©clat est utilis√© pour la mise en couverte de la porcelaine. On nomme pierre des Amazones ou amazonite ou vert-c√©ladon une troisi√®me vari√©t√© d'un beau vert; on conna√ģt encore sous le nom de pierre de lune ou feldspath nacr√© une quatri√®me vari√©t√© d'une teinte vert-bleu√Ętre √† reflets blancs nacr√©s, chatoyant dans l'int√©rieur de la pierre quand on la tourne devant ses yeux; enfin, on a appel√© pierre de Soleil ou aventurine orientale une cinqui√®me vari√©t√© d'un jaune de miel, semi-transparente, scintillant d'une multitude de reflets d'un jaune d'or.

Oscillation. - Variation dans le temps d'une grandeur autour d'une valeur moyenne. - On nomme oscillations les petits mouvements alternatifs qu'effectue un corps d√©rang√© d'une position d'√©quilibre, avant d'y retourner : telles sont les oscillations du pendule. Toutes les petites oscillations peuvent, en g√©n√©ral, √™tre assimil√©es √† celles d'un pendule et, par suite, regard√©es comme isochrones. L'oscillation est compl√®te lorsque le corps, parti d'une position interm√©diaire quelconque, y est revenu; on la compte g√©n√©ralement √† partir de l'instant ou le corps a son √©cart maximum. - Lorsqu'on d√©charge un condensateur dans un circuit, il arrive dans certains cas que la d√©charge ne se produit pas sous forme de courant continu; on peut obtenir un courant de d√©charge oscillant;  une telle oscillation est le principe de production des ondes radio.

Oscillateur. - Système physique qui présente un mouvement périodique ou oscillant autour d'une position d'équilibre. Exemples :

‚ÄĘ Le pendule simple se compose d'un objet suspendu √† un fil ou √† une tige et qui oscille d'avant en arri√®re en r√©ponse √† la gravit√©.

‚ÄĘ  L'oscillateur harmonique est un mod√®le id√©alis√© d'oscillateur o√Ļ la force restauratrice est proportionnelle au d√©placement par rapport √† la position d'√©quilibre. Les ressorts et les masses attach√©es sont des exemples d'oscillateurs harmoniques.

‚ÄĘ  Les oscillateurs √©lectriques g√©n√®rent des signaux √©lectriques p√©riodiques.. Ils  se rencontrent dans les circuits √©lectriques contenant des des r√©sistances, des condensateurs et des inductances, etc. 

‚ÄĘ  Les oscillateurs optiques g√©n√®rent des ondes lumineuses coh√©rentes et p√©riodiques. Les lasers sont des exemples d'oscillateurs optiques qui produisent de la lumi√®re coh√©rente √† une longueur d'onde sp√©cifique.

Osmium (Os). -  Corps simple de num√©ro atomique 76; masste atomique : 190,23. Il se trouve dans les minerais de platine. C'est un m√©tal d'un beau bleu, qui, apr√®s fusion, devient tr√®s dur et ne peut √™tre entam√© par les limes les mieux tremp√©es. Il est tr√®s cassant, de densit√© 7 √† l'√©tat spongieux, 22, apr√®s fusion ; il fond vers 2500¬įC. Sa propri√©t√© chimique fondamentale est la facilit√© avec laquelle il se transforme en un peroxyde volatil OsO4. L'osmium est tr√®s rarement utilis√© pur; c'est un catalysant √©nergique; son anhydride est employ√© comme colorant micrographique. L'osmiure d'iridium, √† cause de son inalt√©rabilit√© et sa grande duret√©, sert √† la fabrication des pointes, pivots, etc.

Osmose. - Processus physico-chimique par lequel les solvants (le plus souvent de l'eau) se déplacent à travers une membrane semi-perméable pour équilibrer la concentration de solutés de part et d'autre de la membrane. La membrane semi-perméable permet le passage des molécules de solvant (comme l'eau), mais bloque les molécules de soluté (substances dissoutes).

Otavite = carbonate de cadmium.  - Min√©ral de la classe des carbonates. Sa composition chimique est repr√©sent√©e par la formule CdCO3. L'otavite cristallise dans le syst√®me cristallin trigonal et est souvent trouv√© sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires, ainsi que sous forme massive ou granulaire. Elle est relativement rare et est souvent associ√©e √† des gisements de min√©raux de zinc, de plomb et de cuivre, o√Ļ elle se forme g√©n√©ralement en tant que min√©ral secondaire dans les zones d'oxydation des d√©p√īts m√©tallif√®res. Elle peut √©galement se former dans des environnements de d√©p√īts de sulfures m√©talliques et de roches carbonat√©es. EL'otavite est une source de cadmium. Cependant, en raison de sa raret√© et de sa toxicit√© potentielle, l'otavite n'est pas largement exploit√©e √† des fins commerciales. Sur le plan esth√©tique, l'otavite peut √©galement √™tre appr√©ci√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa couleur blanche √† transparente et ses formes cristallines distinctes.

Ouragan. - Temp√™te, bourrasque violente, caus√©e par des vents (intensit√© au-del√† de 12 sur  l'√©chelle de Beaufort) qui forment des tourbillons. C'est le nom sp√©cialement appliqu√© aux cyclones qui se forment dans l'ouest de l'Atlantique (Antilles, golfe du Mexique).

Oxydant. - Substance chimique qui a la capacité de provoquer une réaction d'oxydation dans une autre substance. Les oxydants sont souvent des substances capables de gagner des électrons ou de perdre des atomes d'hydrogène.

Oxydation. - Partie d'un processus d'oxydo-r√©duction correspondant √† la perte d'√©lectrons. 

Oxyde. - Composé chimique composé d'oxygène combiné avec un autre élément. Il peut s'agir d'un métal, d'un non-métal ou d'un semi-métal. Les oxydes sont très courants dans la nature et dans les processus chimiques industriels. Ils peuvent être solides, liquides ou gazeux, et leurs propriétés varient en fonction des éléments impliqués et de leurs proportions. Certains exemples d'oxydes courants incluent l'oxyde de fer (Fe2O3), l'oxyde de carbone (CO2) et l'oxyde de silicium (SiO2).

Oxydo-r√©duction (r√©action r√©dox en abr√©g√©). - R√©action chimique dans laquelle un composant perd un ou plusieurs √©lectrons (oxydation), tandis qu'un autre composant gagne un ou plusieurs √©lectrons (r√©duction). Le concept s'applique dans toute r√©action impliquant un transfert d'√©lectrons, √† commencer par les r√©actions impliquant des ions. Mais il peut aussi s'appliquer aux r√©actions dans lesquelles interviennent des liaisons covalentes. On fait alors appel √† la notion de nombre ou d'√©tat d'oxydation, qui d√©finit, pour chaque composant l'acquisition  (signe +) ou la perte (signe -) du contr√īle d'un nombre donn√© d'√©lectrons.

Oxyg√®ne (O). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 8 et de masse atomique 16. Il forme la partie respirable de l'air. La mol√©cule d'oxyg√®ne ou plus pr√©cis√©ment de dioxyg√®ne (O2) existe √† l'√©tat libre dans l'atmosph√®re, dont il constitue environ le cinqui√®me en poids. Il existe aussi √† l'√©tat de combinaison dans l'eau, qui en contient les huit neuvi√®mes de son poids, dans beaucoup de min√©raux, et dans la plupart des substances organiques v√©g√©tales et animales. - C'est un gaz inodore, insipide et incolore, de densit√© 1,105; il est tr√®s peu soluble dans l'eau, liqu√©fiable et bouillant √† -183¬įC ; on est arriv√© √† le solidifier, en le refroidissant par √©vaporation d'hydrog√®ne liquide. L'arc √©lectrique et diverses radiations le transforment partiellement en ozone (O3). Il se combine directement √† tous les corps simples, sauf aux suivants : fluor, chlore, brome, azote, or et platine. Certains corps comme le fer se combinent seulement au rouge, ou lorsqu'ils sont √† l'√©tat de division extr√™me (fer pyrophorique); pour d'autres. comme l'aluminium, l'oxydation n'est que superficielle, la couche d'oxyde form√©e prot√©geant les couches int√©rieures du m√©tal. Lorsque la combinaison d'un corps avec l'oxyg√®ne se fait rapidement, il se d√©gage en m√™me temps une grande quantit√© de chaleur, et il y a incandescence: le ph√©nom√®ne constitue alors une combustion vive. Ainsi du charbon, du soufre, du phosphore, du fer, du magn√©sium, pr√©alablement allum√©s ou port√©s an rouge. donnent dans l'oxyg√®ne une combustion intense. Au contraire, pour d'autres corps, l'oxydation est lente, et la quantit√© de chaleur d√©gag√©e a le temps de se dissiper sur les corps voisins, sans produire d'√©chauffement sensible : le ph√©nom√®ne constitue alors une combustion lente. C'est ce qui se produit, par exemple, pour un morceau de fer abandonn√© √† l'air humide et qui se recouvre de rouille (oxyde de fer hydrat√©.). C'est un phenom√®ne de combustion lente qui est produit par la respiration, ainsi que l'a montr√© Lavoisier.

Ozone. - Mol√©cule compos√©e de 3 atomes d'oxyg√®ne (O3). C'est un gaz qui joue un r√īle crucial dans l'atmosph√®re terrestre en absorbant une grande partie du rayonnement ultraviolet (particuli√®rement les rayons UV-B et UV-C) du soleil, ce qui prot√®ge les organismes vivants des effets nocifs de ce rayonnement. La majeure partie de l'ozone terrestre se trouve dans la stratosph√®re, une couche atmosph√©rique situ√©e entre environ 10 et 50 kilom√®tres d'altitude. Cette r√©gion est souvent appel√©e couche d'ozone

Les activités humaines ont libéré au fil des décennies des substances chimiques, comme les chlorofluorocarbures (CFC), qui ont contribué à l'appauvrissement de la couche d'ozone, en particulier au-dessus des régions polaires, créant ce que l'on appelle le trou dans la couche d'ozone. Des efforts internationaux (Protocole de Montréal, notamment) ont été déployés pour réglementer les substances appauvrissant la couche d'ozone stratosphériqueet ont contribué à la stabilisation et à la restauration partielle de celle-ci.
L'ozone est √©galement pr√©sent en concentrations moindres dans la troposph√®re, la couche la plus basse de l'atmosph√®re, qui s'√©tend de la surface terrestre jusqu'√† environ 10 kilom√®tres d'altitude. Il y est le r√©sultat de r√©actions chimiques  impliquant des polluants atmosph√©riques, tels que les oxydes d'azote et les compos√©s organiques volatils, √©mis par les activit√©s humaines (√† commencer par la combustion de carburants fossiles). Contrairement √† l'ozone stratosph√©rique, l'ozone troposph√©rique est consid√©r√© comme un polluant susceptible d' affecter la sant√© humaine.
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