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| Les langues > Indo-européen > langues germaniques > langues nordiques |
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| Le
suédois
est une langue germanique du Nord appartenant au groupe scandinave oriental,
au mĂŞme titre que le danois. Elle est
parlée principalement en Suède La langue suédoise
tire son origine du vieux norrois, la langue commune parlée dans l'ensemble
du monde scandinave durant l'Âge viking.
À cette époque, les variétés dialectales étaient encore largement
intercompréhensibles, même si des différences régionales commençaient
à émerger entre les régions orientales (correspondant à la Suède et
au Danemark À partir du XIIe siècle, l'influence du latin, langue de l'Église et de l'administration, ainsi que du bas allemand, langue des marchands de la Ligue hanséatique, commence à transformer profondément le lexique et la morphologie du suédois. C'est la période du vieux suédois, marquée par la rédaction des premières lois provinciales en langue vernaculaire, comme les lois du Västgötaland et d'Östergötland. La structure grammaticale y demeure encore très proche de celle du vieux norrois, avec un système de déclinaisons à quatre cas, trois genres grammaticaux et un verbe richement fléchi. Au fil des siècles, ce système se simplifie : les cas disparaissent progressivement, les genres se réorganisent et l'ordre des mots se stabilise. La forte présence du bas allemand dans les villes introduit une multitude de termes commerciaux, juridiques et administratifs qui s'intègrent durablement au vocabulaire suédois. Le XVIe
siècle marque la transition vers le moyen suédois. Le règne de Gustave
Vasa favorise la centralisation politique et l'uniformisation linguistique.
L'introduction de l'imprimerie joue un rôle décisif : la traduction de
la Bible Au XVIIe
et XVIIIe siècles, l'expansion politique
de la Suède en mer Baltique Le XIXe siècle voit une transformation profonde du suédois. L'industrialisation et l'urbanisation créent un besoin d'un langage plus uniforme, enseigné à l'école et utilisé dans la presse. Les dialectes ruraux commencent à reculer face au suédois standard, qui se construit à partir des dialectes du centre-est, particulièrement ceux de la région de Stockholm. La réforme orthographique de la fin du siècle introduit des simplifications importantes et stabilise l'écriture moderne. Au XXe siècle, la langue continue d'évoluer sous l'effet des médias, de l'école obligatoire et de la mobilité sociale. L'influence de l'anglais devient prépondérante, se renforçant après la Seconde Guerre mondiale et plus encore avec la mondialisation et l'essor des technologies numériques. Le suédois adopte de nombreux emprunts, souvent dans les domaines scientifique, technique et culturel, tout en développant des équivalents propres dans certains cas. En 2009, une loi linguistique établit officiellement le suédois comme langue principale de la Suède, garantissant son rôle dans l'administration, l'éducation et la vie publique. La grammaire du
suédois.
Le système nominal repose sur deux genres : le genre commun et le genre neutre. Cette répartition, issue de la fusion historique des genres masculin et féminin, influence l'emploi des articles et des adjectifs. Le suédois utilise un système de détermination double, associant un article indéfini placé avant le nom et un suffixe défini ajouté au nom lui-même. Ainsi, le genre commun utilise l'indéfini en et un suffixe défini en -en, tandis que le neutre utilise ett et un suffixe -et. Au pluriel, la détermination définie se marque par un article préposé (de) et une terminaison plurielle. Les pluriels se répartissent en plusieurs classes morphologiques, avec des terminaisons comme -or, -ar, -er, -n ou aucune marque, parfois avec alternances vocaliques internes. Les adjectifs varient selon le genre, le nombre et la détermination. Au singulier indéfini, ils adoptent la forme de base pour le genre commun et une forme en -t pour le neutre. Au pluriel et dans les formes définies, ils prennent la terminaison -a. Lorsqu'ils précèdent un nom défini, les adjectifs exigent le marqueur défini den, det ou de, même si le nom porte déjà son suffixe défini, un phénomène appelé double détermination. Les adjectifs peuvent aussi former des degrés de comparaison réguliers en -are (comparatif) et -ast (superlatif), avec quelques formes irrégulières héritées de l'ancienne langue. Le système pronominal distingue les personnes, les genres et les formes sujet / objet. Contrairement à certaines langues germaniques, il ne marque pas de déclinaison casuelle complexe, mais utilise des pronoms objets spécifiques. Les pronoms possessifs fonctionnent comme des adjectifs et s'accordent avec le nom possédé. Le suédois dispose également d'un pronom réflexif spécifique sig pour la troisième personne, utilisé dans de nombreuses constructions. Les verbes suédois sont particulièrement simples, car ils ne s'accordent ni en personne ni en nombre. La conjugaison s'organise autour de quelques catégories temporelles principales : présent, prétérit, supin et participe passé. Le supin, toujours utilisé avec l'auxiliaire ha, forme les temps composés. Les verbes se répartissent en quatre groupes de conjugaison selon la terminaison et la formation du prétérit. Le suédois distingue la voix active et la voix passive, cette dernière construite soit avec le suffixe -s, soit avec l'auxiliaire bli suivi du participe passé. Les verbes à particule jouent un rôle fondamental : une particule adverbiale modifie entièrement le sens du verbe de base et occupe une position syntaxique spécifique. La syntaxe repose sur un ordre des mots de type SVO, mais avec une règle particulière appelée inversion verbale : en phrase déclarative, le verbe finit toujours en deuxième position, même si un complément est placé en tête de phrase. Cette propriété entraîne une alternance fréquente entre ordre canonique et ordre inversé. La négation et les adverbes grammaticaux apparaissent généralement après le verbe conjugué dans les phrases simples, mais leur position peut changer dans les propositions subordonnées. Les propositions relatives utilisent le pronom som pour la quasi-totalité des cas, avec un système simplifié comparé à d'autres langues germaniques. Le suédois possède deux accents tonals, qui produisent des variations mélodiques significatives et peuvent distinguer des paires de mots autrement identiques. Ces accents ne sont pas marqués à l'écrit mais font partie intégrante de la morphologie et de la syntaxe prosodique de la langue. La phonologie comprend neuf voyelles, chacune pouvant être longue ou courte, auxquelles s'ajoutent des diphtongues limitées. La longueur vocalique influence souvent la qualité articulatoire, et la place de l'accent primaire est en général stable, portée sur la première syllabe lexicale. Le vocabulaire comprend des mots anciens d'origine germaniques, mais intègre également de nombreux emprunts, notamment au bas allemand, au français et à l'anglais. L'influence anglophone contemporaine est très marquée dans les domaines technologiques et culturels. L'écriture suédoise utilise l'alphabet latin auquel s'ajoutent trois lettres spécifiques : å, ä et ö, qui possèdent chacune une prononciation distincte. Les dialectes
du suédois.
Les
dialectes du Götaland.
Les
dialectes du Svealand.
Les
dialectes du Norrland.
Les
dialectes du Finlande suédophone.
Les
dialectes gutniques de l'île de Gotland.
Les
dialectes ruraux anciens.
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