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Bayonne

Bayonne (Lapurdum, Sancta Maria Baionensis (1105), Baione (XIIIe siècle) est une ville de France, dans le département des Pyrénées-Atlantiques, au confluent de l'Adour et de la Nive; 39 000 habitants. D'après Dibénart le mot Bayonne viendrait du basque Bai-une qui signifierait port. La plus ancienne mention que l'on trouve de cette ville lui donne le nom de Lapurdum; son territoire correspondait à l'ancien diocèse de Bayonne; elle faisait originairement partie du pays des Tarbelli et de la civitas Aquensium (Dax). La Notitia dignitatum indique Lapurdum comme la résidence du tribun de la cohorte Novempopulanienne; mais son élévation au rang de cité ou de ville épiscopale n'est pas prouvée pour une date antérieure à celle du pacte d'Andelot (587), qui mentionne Lapurdum au nombre des civitates que le roi d'Austrasie avait reçues en 567, lors du partage des États de Caribert. Le roi Gontran restitua alors cette cité à Childebert, fils de Sigebert, roi d'Austrasie, qui en avait été dépouillé par Chilpéric (Les Mérovingiens). 
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Bayonne.
Bayonne sur une ancienne photographie.

Lapurdum était donc au temps des Romains un poste militaire. On y voit les ruines d'une enceinte fortifiée, formant un quadrilatère assez régulier correspondant aux points suivants de la ville moderne : l'angle Sud-Ouest à la tour où convergent les rues des Faures, Douer et Vieille-Boucherie; l'angle Sud-Est à l'escalier de la Pusterle; celui du Nord-Est au carrefour des cinq cantons; enfin celui da Nord-Ouest au Château-Vieux. Le mur d'enceinte avait environ 3 mètres d'épaisseur et était flanqué de tours rondes à demi saillantes. Le diocèse de Bayonne a toujours considéré saint Léon comme son premier évêque, mais on en fait, tantôt un compagnon de saint Sernin et de saint Firmin, tantôt un contemporain de Charles le Simple. Bayonne fut sans doute détruite par les Vikings, comme la plupart des cités de la Novempopulanie. Le premier évêque de Bayonne, dont l'existence et la date soient certaines, est Raymond le Jeune que l'archevêque d'Auch, Austinde, transféra de Bazas à Bayonne (1056).

Au XIe siècle, Bayonne était le siège d'une vicomté qui exista jusqu'en 1193. Les vicomtes de Bayonne ou de Labourd possédèrent, jusqu'à l'épiscopat de Raymond, la cathédrale de Bayonne avec les droits qui en dépendaient; ils la cédèrent à l'évêque avec la moitié de la cité, et plus tard lui donnèrent la dîme du port et de tout péage. Cette concession, faite par le vicomte Fortin Sanche à l'évêque Bernard d'Astarac (1090-1119), fut confirmée par Guillaume IX, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers, vers 1121, et plus tard, en 1174, par le prince, Richard, duc d'Aquitaine (le futur roi Richard Coeur de Lion), avec cette réserve que la justice resterait en sa main. Guillaume, duc d'Aquitaine, à son retour de la guerre d'Aragon, concéda à la ville de Bayonne sa première charte de privilèges et agrandit la ville en créant, au confluent de la Nive et de l'Adour, un lieu de refuge qui est devenu le Bourg-Neuf ou le Petit-Bayonne. 

C'est à la même époque que sur l'initiative de l'évêque Raymond de Martres fut construit le premier pont sur l'Adour, à l'extrémité duquel s'éleva un nouveau faubourg Cap-dou-pount, qui s'appellera plus tard Saint-Esprit. Richard, fils de Henri Il- Plantagenet, devenu duc d'Aquitaine, confirma, en 1174, la charte de Guillaume IX ; il y ajouta l'obligation pour tous les habitants de prêter main-forte à son sénéchal et de le suivre en expédition, régla les droits de pêche et d'entrée des navires dans le port et exempta les Bayonnais de toute coutume tant en Gascogne que dans le Poitou et l'Aquitaine. Le vicomte ne figure plus dans ces chartes de privilèges; son autorité est devenue purement nominale, puisque toute la justice est entre les mains du comte. Le Labourd paraît alors avoir été séparé de Bayonne et la cour féodale du vicomte transportée à Ustaritz, pour devenir plus, tard bailliage royal. 

A la fin du XIIIe siècle, l'organisation de Bayonne, analogue à celle des autres villes de la Guyenne, comprenait un collège de douze jurés assisté d'un conseil, et dans certains cas de tous les habitants appelés à participer aux délibérations. Jean sans Terre substitua, le 19 avril 1215, à cette organisation le régime municipal de la Rochelle, qui avait reçu, avant 1199, la constitution connue sous le nom d'Établissements de Rouen. 

Cependant cette organisation semble n'avoir fonctionné qu'en 1243, lorsque Henri III, confirmant la décision de son père, nomma lui-même les Cent-Pairs qui étaient la base de la nouvelle administration municipale. D'après la charte de commune de Bayonne, les Cent-Pairs constituaient le corps de ville, y compris les deux collèges des échevins et des conseillers, qui étaient choisis parmi eux. Ils nommaient chaque année les candidats à la mairie, les magistrats et certains officiers municipaux et participaient à la confection des règlements ou établissements municipaux et à l'administration de la ville.

Le maire était nommé par le roi, ou plutôt par son sénéchal de Guyenne sur une liste de trois candidats présentés par les Cent-Pairs. Il avait des attributions très étendues; il siégeait tous les jours au tribunal municipal et jugeait seul avec son lieutenant les causes sommaires et il présidait l'échevinage ou la centaine qui jugeait les autres. Il recevait les plaintes, poursuivait d'office et jouait le rôle de magistrat instructeur : il était aussi chargé de la police judiciaire. 

En cas de déni de justice, on pouvait poursuivre le maire devant l'échevinage et, s'il était condamné, il était frappé d'une peine double. Il nommait à la plupart des offices, mais avec le concours des jurés. Il présidait à la rédaction des établissements municipaux et avait la surveillance de la police, et la voirie et des corporations. Il administrait les finances de la ville et devait rendre compte de sa gestion; enfin il avait le commandement des milices communales.

Il était aidé dans ses fonctions par un sous-maire ou lieutenant de maire, choisi parmi les jurés et qui devait être propriétaire foncier; il était nommé et révoqué par le maire qui pouvait le déléguer dans toutes ses attributions; dans les procès criminels il jouait le rôle d'accusateur. Le maire était assisté d'un conseil de vingt-quatre jurés et d'un collège de douze échevins dans l'administration et la juridiction municipale.
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Bayonne : la cathédrale Notre-Dame.
La cathédrale de Bayonne au début du XIXe siècle.

Au XIVe siècle, la ville avait deux trésoriers, un clerc ordinaire et un procureur syndic, chargé de soutenir les procès de la ville et de poursuivre devant les tribunaux les crimes et les délits. Le droit de bourgeoisie ou voisinage s'acquérait par la naissance, le mariage ou un séjour d'un an et un jour dans la ville, après avoir prêté serment. Les bourgeois ou voisins étaient réunis quelquefois en cour de commune, pour approuver des décisions du maire et de la centaine. Les voisins seuls étaient justiciables des tribunaux municipaux; bien que la juridiction communale ne comprit pas la haute justice, en fait, la cour du maire avait juridiction entière sur eux et, jusqu'en 1789, la cour du maire, jurats et échevins de Bayonne put condamner à la peine capitale. Le juge d'appel des sentences rendues par les tribunaux de Bayonne était le sénéchal des Lannes, qui résidait à Dax

La conséquence de cette organisation municipale fut de contribuer à établir à Bayonne une aristocratie bourgeoise et marchande, d'y développer l'antagonisme des classes et d'y favoriser les dissensions. Les rois d'Angleterre s'appuyèrent surtout sur le parti populaire, tandis que les bourgeois faisaient volontiers cause commune avec les barons de Gascogne, et s'associaient avec les rois de Navarre, notamment avec, Thibaut ler, en 1248. Lors de la révolte de Gaston VIII de Béarn contre Henri Ill, le vicomte faillit s'emparer de Bayonne. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, la ville est divisée par des luttes sans cesse renouvelées, causées principalement par la nomination des maires, choisis presque tous dans le parti populaire. 

Vers 1273, Edouard Ier, pour mettre fin aux dissensions, fit rédiger les statuts ou règlements en langue vulgaire, connus sous le nom de Coutume de 1273, comprenant 125 titres qui concernent surtout le droit civil et la procédure. Mais la rédaction de ces coutumes ne produisit pas l'effet qu'en attendait le roi d'Angleterre; les troubles continuèrent à Bayonne et les luttes se poursuivirent entre le parti aristocratique et le parti populaire, si bien qu'Edouard Ier jugea nécessaire d'enlever de nouveau la mairie aux prud'hommes bayonnais et de faire administrer la ville par ses délégués (1287).

En 1294, à la suite des guerres maritimes des Bayonnais contre les Normands et les Bretons, la Guyenne fut confisquée et Philippe le Bel prit possession de Bayonne. Un grand nombre de bourgeois de la ville se réfugièrent en Angleterre et parmi eux Pascal de Viele, ancien maire de Bayonne, Bernard de Durfort, nommé maire par le roi de France, s'empressa de confirmer à la commune ses privilèges ainsi que les droits d'usage et de juridiction auxquels elle prétendait sur les terres de Seignanx et de Gosse. Mais la ville, surprise par les réfugiés bayonnais commandés par Pascal de Viele, se donna l'année suivante au roi d'Angleterre, qui lui accorda des franchises nouvelles en échange de sa fidélité. Pascal de Viele fut nommé maire et châtelain de Bayonne (1295) et les Bayonnais obtinrent qu'à l'avenir la garde du château serait confiée à l'un de leurs concitoyens et que le sénéchal de Guyenne ou ses officiers n'interviendraient dans les affaires de la ville qu'en cas d'appel. 

Le droit d'élire leur maire fut restitué aux voisins, mais les luttes municipales ayant continué, surtout entre les familles de Viele et de Jatxou, le sénéchal de Guyenne mit, en 1314, la mairie de Bayonne sous la main du roi, qui ne la rendit aux Bayonnais que deux ans après. Le 3 février 1331, Edouard III confirma les privilèges et libertés de Bayonne et, en 1355, lui concéda le bailliage de Labenne et de Cap-Breton. Pendant la guerre de Cent Ans, les marins bayonnais se distinguèrent et rendirent aux Anglais des services signalés, surtout en 1337, sous le commandement de l'amiral bayonnais Pierre de Poyanne. En 1374, Bayonne fut assiégée inutilement par Henri de Trastamare, roi de Castille, allié du roi de France. Lors de la donation de la Guyenne par Richard Il au duc de Lancastre, en 1390, les Bayonnais, qui craignaient pour leur commerce les conséquences d'une réunion de leur ville à la France, demandèrent la confirmation de tous leurs privilèges et déclarèrent que la commune persistait à vouloir rester annexée à la couronne d'Angleterre.

Pendant près de deux ans la ville refusa de se soumettre au duc de Lancastre et les Cent-Pairs élurent directement leur maire. Mais à l'avènement de Henri III, après quelques tentatives pour obtenir leur pardon, les Bayonnais se mirent en révolte ouverte, et le roi d'Angleterre dut employer la ruse. Auger de Lehetia et d'autres gentilshommes basques s'emparèrent par surprise de la ville, se saisirent des magistrats municipaux et rétablirent l'évêque sur son siège. La mairie fut réorganisée et les Bayonnais obtinrent, en 1402, des lettres d'abolition du roi d'Angleterre. La constitution de la ville fonctionna régulièrement jusqu'en 1451, et les privilèges furent confirmés par Henri V et Henri VI. Bayonne fut la dernière ville de Guyenne qui resta anglaise; assiégée par Dunois et Gaston de Foix, en août 1451, elle capitula, et les bourgeois ne purent obtenir aucune promesse concernant leurs privilèges.

Charles VII, Louis XI et Charles VIII, s'efforcèrent constamment de restreindre les libertés municipales de Bayonne. Dès le mois de septembre 1451, une ordonnance de Charles VII modifia l'organisation communale. Le maire était nommé par le roi, ainsi que le clerc de la ville, devenu lieutenant du maire; il était assisté d'un conseil de six échevins et de six conseillers annuels. Le corps des Cent-Pairs était remplacé par un collège de vingt-quatre membres. Louis XI, en 1482, abandonna la nomination du clerc de ville aux conseils et au maire; à partir de 1550, il dut être renouvelé tous les deux ans et être né à Bayonne. 

Au XVIIe siècle, le corps municipal ne fut plus composé que d'un maire, trois échevins; deux jurats, d'un clerc de ville et d'un syndic ou procureur du roi, élus par un collège de vingt électeurs nommés par les bourgeois parmi les anciens magistrats. En 1451, le sénéchal des Lannes avait cru pouvoir exercer sa juridiction à Bayonne; une ordonnance de 1455 rendit la juridiction au maire et aux échevins qui l'exercèrent jusqu'à la Révolution, continuant à appliquer les dispositions des plus anciens établissements de la commune. 

Depuis sa réunion à la France, Bayonne fut assiégée quatorze fois sans être jamais prise. Ferdinand le Catholique la fit attaquer en 1495 et en 1505. Sous Louis XII, le duc de Longueville fit commencer de nouvelles fortifications qui, continuées et agrandies sous François Ier, permirent de repousser à plusieurs reprises les attaques de Charles-Quint, en 1523 (date à laquelle une chronique fait remonter l'invention de la baïonnette par les assiégés) et en 1551. François Ier, mis en liberté, passa par Bayonne où il refusa de ratifier le traité qu'on l'avait obligé de signer à Madrid

En 1563, eut lieu une entrevue entre Charles IX et Catherine de Médicis, d'une part, et Élisabeth, reine d'Espagne, et le duc d'Albe d'autre part. On paraît y avoir agité un projet de massacre des chefs huguenots; néanmoins la Saint-Barthélemy ne fit pas de victimes à Bayonne, le vicomte d'Orthe, gouverneur de la ville, ayant refusé d'exécuter les ordres du roi. Durant la Ligue, Bayonne ne fut troublée que par quelques tentatives des Espagnols pour s'emparer par ruse de la place, notamment en 1594. En 1636, la ville fut de nouveau assiégée par les Espagnols et vaillamment défendue par les ducs d'Epernon et de la Valette. En 1659, Mazarin passa par Bayonne pour aller conclure le traité des Pyrénées et la cour y fit un assez long séjour. 

Au XVIIIe siècle, l'histoire locale de Bayonne n'offre d'intérêt que par la réception des divers princes et princesses qui passèrent par la ville. En 1701, Philippe V, escorté par les ducs de Bourgogne et de Berry, va prendre possession du trône d'Espagne; en 1706, Marie-Anne de Bavière-Neubourg, reine d'Espagne; en 1707, le duc d'Orléans; en 1710, les ducs de Vendôme et de Noailles; en 1742, la princesse des Ursins, etc., passèrent par Bayonne. Au XVIIIe siècle, Bayonne était le siège d'une sénéchaussée, d'un bureau de l'amirauté et d'un hôtel de monnaies. La subdélégation de Bayonne fut successivement comprise dans les généralités de Guyenne, d'Auch, de Bordeaux, de Pau et Bayonne, et enfin de Bordeaux, en 1788 et 1789. En 1790, Bayonne fit partie, du district d'Ustaritz. 

Les entraves apportées au commerce portèrent un rude coup à la prospérité de Bayonne; la ville, qui comptait 16 000 habitants en 1718, perdit le tiers de sa population; son commerce tomba de 27 millions à 9 ou 10 millions; Bayonne ne redevint prospère qu'en 1784, quand la liberté du commerce eut été proclamée. Sous l'Empire, c'est au château de Marrac, près de Bayonne, que Napoléon détrôna les Bourbons d'Espagne (L'Espagne au XVIIIe siècle) et donna leur couronne à son frère Joseph. La ville fut assiégée, en février 1814, par le général anglais Hope, qui fut fait prisonnier dans une sortie; la place ne se rendit qu'après la conclusion de l'armistice qui suivit la bataille de Toulouse

Parmi les personnages célèbres nés à Bayonne, on compte Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, le chimiste Pelletier, Garat, l'acteur Jélvotte, le comte Cabarrus, le banquier Jacques Laffitte, le P. Ravignan, etc. 


Les armoiries de la ville de Bayonne ont été pendant longtemps celles de leurs vicomtes : d'azur à la tour crénelée et talusée d'argent, ondée au naturel sous le  pied cantonné à dextre d'un N couronné d'or, avec deux pins de sinople chargés chacun de sept fruits d'or et posés en pal derrière deux lions d'or. Modifiées au XVIIe siècle, elles sont aujourd'hui d'un aspect plus simple : de sable à une bayonnette d'argent, la poignée d'or, la pointe en bas. Devise : Nunquam Polluta.
Monuments.
Bayonne possède, comme nous l'avons vu, quelques restes de murailles en appareil romain, qui permettent de reconnaître son enceinte primitive. Le principal monument de la ville est la cathédrale dont la fondation remonte à l'année 1140.

La cathédrale de Bayonne.
L'édifice actuel fut commencé vers 1213; on construisit le sanctuaire et la partie inférieure du transept avec ses porches; la nef centrale et la partie supérieure du transept datent du XIVe siècle. Leur hauteur est d'environ 27 mètres, la longueur totale de l'église est de 80 m et sa largeur de 33,46 m; les voûtes portent les armes d'Angleterre. C'est du XIVe siècle également que datent les deux tours de l'Ouest et le portail principal; les clochers ne furent pas terminés. Vers 1460, un arriva à la souche de la flèche pour le clocher sud, mais les deux pyramides de 30 m qui couronnent l'édifice ont été achevées au XIXe siècle par Boeswillwald. A la fin du XIVe siècle, on a ajouté dans l'épaisseur des contreforts du bas-côté nord, des chapelles latérales; contre le bas-côté sud, se développe un cloître quadrilatéral, comprenant vingt-huit travées. Une des galeries a été transformée en une chapelle avec une sacristie. La porte méridionale du transept a conservé quelques sculptures, des statues d'apôtres et un tympan assez intéressant. Les autres portes ont été mutilées en 1793. Un assez grand nombre de fenêtres ont conservé leurs verrières; les plus belles sont celles de la chapelle de Saint-Jérôme, données par les fils de François Ier. La cathédrale a été restaurée à partir de 1847, grâce aux libéralités de Lormand qui a légué 35 000 F de rente pour la reconstruction et l'ornementation de l'édifice. 

Les autres monuments.
Parmi les autres monuments de Bayonne, il convient de mentionner : Saint-André, bâtie dans le Petit-Bayonne, à côté de l'hôpital militaire, qui est de construction moderne; l'église de Saint-Esprit, de la fin du XVe siècle, qui a été reconstruite, et où on remarque une sculpture représentant la fuite en Égypte, très vénérée des Basques; le Château-Vieux, pour sa part, a été construit, dit-on, au XIIe siècle par Guillaume Raymond de Sault, dernier vicomte de Bayonne (ses quatre tours rondes datent du XVe siècle); le Château-Neuf, au Sud de Bayonne, entre l'Adour et la Nive, n'a été terminé qu'en 1489, sous Charles VIII, il servira plus tard de caserne et de prison militaire; les fortifications actuelles et la citadelle de Saint-Esprit ont été construites par Vauban. (L. Casier).
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Bayonne : l'église Saint-André.
L'église Saint-André sur une ancienne gravure.
(aujourd'hui, les flèches et les clochetons ont disparu).
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Dictionnaire Villes et monuments
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