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Dictionnaire
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| Toulouse
(Tolwssa,
Tolosa,
Tholoza, Tolose, Toulouso) est la quatrième plus grande ville
de France Toulouse Grâce à
sa position au coude de la Garonne, au point où se croisent les
routes de la Méditerranée
Ancienne vue aérienne de Toulouse. Toulouse est la grande ville centrale du monde latin entre Paris, Rome et Madrid. Toulouse est également un pôle universitaire important, avec trois universités (facultés des lettres, droit, sciences, médecine), et plusieurs grandes écoles, une école vétérinaire; à quoi il convient d'ajouter une vieille tradition de sociétés savantes et littéraires-: académie des sciences, inscriptions et belles-lettres, fondée avant le milieu du XVIIe siècle; académie des jeux Floraux, qui organise encore de nos jours, chaque année, des concours littéraires. Le mouvement artistique (Ecole des Beaux-Arts, Conservatoire de musique) est également des plus actifs. Monuments.
La cathédrale, consacrée à saint Étienne, avec une grande et belle nef remontant à Raymond VI (fin du XIIe siècle), un grand portail bâti par l'archevêque Pierre Dumoulin surmonté d'une magnifique rosace et un choeur reconstruit de 1609 à 1612. Beaux vitraux.On peut citer comme autres représentants du type gothique toulousain, issu de l'emploi de la brique, le couvent et l'église des Jacobins, au vaste vaisseau; le clocher de l'ancienne église des Cordeliers (XIIIe siècle); le cloître, le clocher, la salle capitulaire (XIVe siècle) et l'église (XVe siècle) de l'ancien couvent des Augustins, où est installé le musée; le clocher-façade (XIVe siècle) et le chevet plat flanqué de deux absides (XVe siècle) de Notre-Dame du Taur; le clocher et la nef (XIVe siècle) de Saint-Nicolas, dans le quartier de saint-Cyprien, etc. Mentionnons encore les églises et édifices religieux suivants : Notre-Dame de la Daurade; l'église de Saint-Pierre avec son autel superbe et son dôme surmonté d'une gigantesque statue de plomb; Saint-Pierre-des-Cuisines, la plus ancienne église de Toulouse, devenue de nos jours un auditorium; l'église Saint-Jérôme; l'église des Récollets; l'église de Nazareth; l'église Saint-Exupère; l'église Saint-Antoine-du-Salin; l'ancien couvent des religieuses de Sainte-Claire, qui abrita au XIXe siècle une fonderie de canons, etc. Il y a également, à Toulouse, un temple protestant (calviniste), place du salin, une synagogue et une mosquée (en construction au moment de l'édition de cette page). |
Le
Square Charles-De-Gaulle (anc. Square du Capitole), à Toulouse.
Parmi
les monuments civils, il convient de citer en premier lieu le Capitole
:
Le Capitole, ou hôtel-de-ville, monument romainIl suffit de parcourir les vieilles rues de Toulouse pour découvrir quantité d'autres édifices remarquables, au hasard de ses flâneries. Ainsi, parmi les plus anciens et intéressants sont : une maison de la fin du XIIIe siècle (15, rue Croix-Baragnon), le collège de Foix (XVe siècle), de nombreuses façades et des tours de maisons du commencement du XVIe siècle (rues Saint-Rome, des Changes, des Tourneurs, du May, Nazareth, Ninau, Velane, Mage, Espinasse, Malcousinat, Saint-Jacques, etc). -
La Renaissance Dux des plus beaux hôtels de la Renaissance
sont ceux qui furent bâtis sous la direction de Bachelier
en 1537, pour Jean de Bogis, conseiller au Parlement, et en 1555 pour Pierre
d'Assézat, marchand, puis capitoul. Ces hôtels ont des façades
de briques ornées de colonnettes et de portails
de pierre sculptée, avec de belles cariatides,
les croisées de pierre des fenêtres
sont également décorées à l'antique. L'hôtel
de Bogis, devenu la propriété du premier président
Jean de Clary, reçut l'adjonction, en 1612, d'une façade
entièrement de pierre orné de quatre
statues
dues à des élèves de Bachelier;
on l'appelle aussi hôtel
d'Aguain ou Maison de pierre. L'hôtel
d'Assezat a une tour surmontée d'une lanterne; il
accueille notamment les Jeux floraux.
A découvrir
aussi : l'hôtel du Vieux-Raisin, plein de charme, et dont la construction
a été commencée vers 1515; l'hôtel Dahus, du
XVe siècle; l'hôtel des Chevaliers
de Malte, de style italien, bâti, rue de la Dalbade, d'après
les plans de Jean-Pierre Rivals (Rivalz), etc. Au total 70 hôtels
particuliers, datant pour la plupart de la Renaissance Dans le quartier de Saint-Cyprien, deux monuments retiennent l'attention : l'Hôtel-Dieu et l'Hospice Saint-Joseph (Hôpital de la Grave), qui tout deux bordent la Garonne. L'Hôtel-Dieu Saint Jacques, sur la rive gauche de la Garonne, à l'entrée du Pont-Neuf; il fut fondé avant le XIIe siècle, détruit en 1430 par une innondation, incendié en 1434, souvent agrandi depuis sa reconstruction, rebâti en grande partie au XVIIIe siècle, et enfin, considérablement amélioré au XIXe siècle. |
Le
Pont-Neuf, qui relie le Vieux-Toulouse au quartier de Saint-Cyprien.
Dû
à Nicolas Bachelier, il a été
construit entre 1552 et 1614.
| S'ajoutent
à tout cela les ponts sur la Garonne, les quais, les fontaines
de la place Wilson, l'hôtel de la préfecture, ancien palais
archiépiscopal, offrant une belle salle de synode et de splendides
jardins,
etc. La bibliothèque municipale, fondée en 1762, comprend,
entre autres 900 manuscrits, dont l'un remonte au VIIIe
siècle et les autres se succèdent à partir du XIIe
siècle. Les plus belles promenades
sont le Grand-Rond, le Jardin royal, les allées Jean-Jaurès
et les Allées Jules-Guesde, les boulevards, le cours Dillon et le
jardin des Plantes. Ce dernier a été fondé en 1734
et déplacé depuis; il est annexé un Muséum
d'histoire naturelle. Au lieu dit de l'Embouchure ou les Ponts-Jumeaux
se réunissent les canaux du Midi, de Brienne et latéral à
la Garonne.
Les musées sont particulièrement intéressants. Parmi ceux-ci, il faut nommer surtout : Le Musée des Augustins, riche musée installé dans un ancien couvent d'augustins, et auquel Viollet-le-Duc a donné une façade. Belles galeries de peinture |
| Histoire
(version courte).
Toulouse est une des plus ancienne ville des Gaules D'abord alliée
avec les Romains, Toulouse
les trahit ensuite pour accueillir les Cimbres en 106 av. J.-C.; Servilius
Cépion la reprit par surprise, et y fit en dépouillant les
temples un riche butin qu'il s'appropria; peu après il fut battu
par les Cimbres à Toulouse, et l'on crut que c'était une
punition de son impiété, d'où l'expression proverbiale
l'or de Toulouse, pour dire richesse qui porte malheur. Sous l'empire,
elle fut comprise dans la Narbonaise Les Wisigoths la
leur enlevèrent, et elle fut la capitale de leur royaume de l'an
419 à l'an 507, où Clovis la conquit.
Elle devint en 630 (ou 631) la capitale du royaume, puis du duché
de Toulouse et d'Aquitaine Une université Fort maltraitée
dans la guerre des Albigeois Dès lors, la ville de Toulouse se fit remarquer, au cours de la guerre de Cent ans surtout, par sa fidélité à la royauté. En 1366, le prince Noir n'osa pas l'attaquer. Au XVIe furent institués les Jeux Floraux. Toulouse montra le même dévouement à la couronne pendant les guerres de religion, où Montluc vint rétablir l'ordre, un moment troublé par les Huguenots, et où le massacre de la Saint-Barthélemy eut une sinistre répétition; mais la ville resta assez longtemps ligueuse. Après cette
époque, les principaux jalons de son histoire ont été
le procès et l'exécution du maréchal de Montmorency,
en 1632; l'invasion anglaise de 1811, après laquelle le maréchal
Soult livra aux Anglais, commandés
par Wellington, une bataille indécise,
le 10 avril 1814 (10 jours après la reddition de Paris Au cours de la Seconde guerre mondiale, au moment de l'occupation par les troupes nazies de Zone Sud, un foyer de résistance s'est constitué à Toulouse (novembre 1942), animé notamment par le colonel des FFI Serge Ravanel et l'hélléniste Jean-Pierre Vernant. Enfin, encore plus près de nous, on mentionnera l'explosion accidentelle, le 21 septembre 2001, de l'usine chimique AZF, au Sud de la ville, qui a fait 30 morts, 2500 blessés et a causé des dégats à 27 000 logements. |
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