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| Astronomie > Planètes |
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Une
exoplanète
est une planète qui orbite autour d'une étoile
autre que le Soleil. Jusqu'aux années 1990, leur existence restait purement
théorique : la première confirmation solide date de 1992, puis de 1995
avec 51 Pegasi b, un géant gazeux découvert autour d'une étoile semblable
au Soleil. Depuis, les catalogues n'ont cessé
de s'allonger (plus de 8000 exoplanètes sont aujourd'hui (2026) confirmées,
et des dizaines de milliers de candidates attendent validation).
Ces mondes présentent une diversité que le seul Système solaire ne laissait pas soupçonner. Les jupiters chauds, géants gazeux évoluant à quelques millions de kilomètres de leur étoile, sont soumis à des températures dépassant parfois 3000 °C et sont vraisemblablement tidalement verrouillés, montrant toujours la même face. Les super-Terres, plus massives que notre planète mais moins que Neptune, constituent la catégorie la plus fréquemment détectée ; certaines pourraient être rocheuses, d'autres recouvertes d'un océan global. Les planètes de type Neptune froid évoluent loin de leur étoile dans des conditions glaciales, tandis que des objets encore plus mystérieux, comme les planètes océan ou les mini-Neptunes, brouillent nos classifications héritées du système solaire. Les détecter est
un défi formidable, car une planète est des milliards de fois moins lumineuse
que son étoile. La méthode des transits (exploitée massivement par les
télescopes Kepler et TESS) consiste à mesurer l'infime baisse de luminosité
d'une étoile lorsqu'une planète passe devant elle. La méthode des vitesses
radiales détecte, par effet Doppler, le léger vacillement qu'une planète
impose à son étoile par attraction gravitationnelle. La microlentille
gravitationnelle exploite la courbure de la lumière d'une étoile d'arrière-plan
par la masse d'un système planétaire intermédiaire. Enfin, l'imagerie
directe (la plus intuitive mais la plus difficile) parvient parfois, avec
un coronographe masquant l'étoile, à photographier la planète elle-même.
Depuis 2022, le télescope spatial James Webb analyse les atmosphères d'exoplanètes par spectroscopie des transits : la lumière stellaire filtrée par l'atmosphère révèle la présence de molécules (vapeur d'eau, méthane, dioxyde de carbone). C'est dans cette direction que se joue la question la plus vertigineuse : une signature chimique inattendue pourrait un jour trahir la présence de processus biologiques à des années-lumière de la Terre. La découverte
de planètes au-delà du Système solaire.
La
méthode des vitesses radiales.
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Il est ainsi apparu que 51 Pegasi b, circule en 4,2 jours autour de son étoile, ce qui la place sur une orbite de seulement 7 millions de kilomètres (par comparaison, Mercure circule à 58 millions de kilomètres du Soleil); la masse de la planète peut, par ailleurs, être évaluée à environ la moitié de la masse de Jupiter. Des caractéristiques qui font déjà du système planétaire auquel elle appartient quelque chose de très différent du nôtre, et aussi de très étonnant : tout ce que l'on pouvait déduire jusqu'à cette première découverte de l'observation du Sytème solaire, le seul système planétaire connu jusque-là , ne permettait pas d'imaginer qu'une planète géante aurait pu circuler aussi près de son étoile (ce qui lui confère une température de plusieurs milliers de degrés Celsius); les planètes géantes du Système solaire évoluent dans des régions éloignées du Soleil, et donc froides. Depuis 1995, beaucoup d'autres exoplanètes ont été découvertes grâce à la même méthode. Planètes
en transit.
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La quantité de lumière bloquée - la profondeur du transit - dépend des dimensions de la planète comparées à celles de son étoile. Si on peut déterminer la taille de l'étoile, la méthode du transit permet de calculer la taille de la planète. L'intervalle entre les transits successifs correspond à la période de révolution de cette planète. Sa connaissance permet de calculer la distance moyenne de la planète à son étoile. Les planètes les plus grandes, comme Jupiter par exemple, bloquent plus de lumière stellaire que les petites planètes semblables à la Terre, ce qui facilite la détection des transits des planètes géantes, même à partir des observatoires au sol. Mais en allant dans l'espace, au-delà des effets de distorsion de l'atmosphère terrestre, la technique du transit a pu être étendue à la découverte d'exoplanètes d'un diamètre inférieur à celui de Mars. • CoRoT. - Les planètes en transit peuvent révéler une telle richesse d'informations que l'Agence spatiale française (CNES) et l'Agence spatiale européenne (ESA) ont lancé en 2007 le télescope spatial CoRoT pour détecter ces phénomènes. CoRoT a ainsi découvert 32 exoplanètes en transit, dont la première d'une taille et d'une densité similaires à la Terre. Une panne d'ordinateur a cependant mis fin à la mission en 2012. • Kepler.
- Dans l'intervalle, en 2009, la NASA avait lancé le télescope spatial
Kepler, dédié à la même tâche, mais bien plus précis. L'observatoire
spatial a scruté en permanence plus de 150 000 étoiles dans une petite
parcelle de ciel près de la constellation du Cygne
juste au-dessus du plan de notre la Voie lactée. Les instruments de Kepler
et leur capacité à mesurer très précisément de petits changements
de luminosité ont permis la découverte de milliers d'exoplanètes, y
compris de nombreux systèmes possédant plusieurs planètes. Une
panne du système de stabilisation en 2013 a obligé à revoir les objectifs
de la mission, mais le télescope Kepler a continué à observer pendant
encore deux ans, à la recherche de transits de courte durée dans différentes
parties du ciel.
Le télescope spatial Kepler et son champ d'observation. (Source : NASA/Kepler mission/Wendy Stenzel). • TESS. - Une nouvelle mission de la NASA, appelée TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), a été lancée en 2018 afin d'effectuer un relevé dans tout le ciel des étoiles les plus proches (et donc les plus brillantes). La puissance plus grande des instruments de TESS, par rapport à ceux de de Kepler, et le domaine du spectre scruté (le proche infrarouge), ajoutés à un choix de cibles plus lumineuses et donc plus faciles, favorise la recherche d'exoplanètes similaires à la Terre. Cette mission se veut ainsi une préparation à certains aspects de celle du télescope spatial infrarouge géant James Webb, déployé en 2022 au point de Lagrange terrestre L2, et capable notamment d'étudier les atmosphères des exoplanètes. Microlentilles gravitationnelles et planètes orphelines. Enfin, et peut-être plus inattendue encore, est la découverte, depuis 2003, de planètes n'orbitant autour d'aucune étoile. Ces objets ont été identifiés par des effets de microlentille gravitationnelle. Un tel phénomène correspond à l'amplification de la lumière d'une étoile lointaine sous l'effet du champ de gravitation d'un objet massif lorsque celui-ci s'interpose fortuitement entre cette étoile et nous. Parmi les objets de masse correspondant à celle d'une planète détectés par cette méthode, certains peuvent sans doute graviter autour d'une étoile sur une orbite de très grand rayon, mais d'autres s'avèrent être des planètes flottant librement dans l'espace interstellaire et qui pourraient être qualifiées, cette fois peut-être à juste titre, « d'astres errants ». Elles semblent avoir été expulsées par diverses interactions gravitationnelles (effets de marée) de leur système planétaire d'origine. Il existe ainsi des région de l'espace plus propices que d'autres à de telles expulsions, tels les régions de formation stellaire, les très jeunes amas ouverts et les associations d'étoiles massives. Il est imaginable aussi que ces planètes ne soient, comme d'ordinaire, des sous-produits de la formation d'une étoile, mais que leur processus de formation est été celui d'une étoile, directement à partir de matière interstellaire. Ces objets seraient alors comme des sous-naines brunes, des accumulations de matière dont la masse aurait été insuffisante pour que s'y déclenchent des réactions nucléaires. Détection
directe.
Il a fallu attendre
2008, pour que de telles jeunes planètes soient découvertes de cette
façon. Elles gravitent autour de l'étoile, HR 8799, dans la constellation
de Pégase (trois ont été observées dans un premier
temps, puis une quatrième, deux ans plus tard). Depuis, un certain nombre
de planètes autour d'autres étoiles ont été découvertes en utilisant
l'imagerie directe. Cependant, il a souvent été difficile de décider
en quoi consistent ces objets. S'agit-il bien de véritables planètes
ou seulement de de naines brunes (étoiles
défaillantes) en orbite autour d'une étoile? Les estimations qui sont
faites des masses de ces objets dépendent largement des modèles théoriques
et il est souvent difficile de décider de leur nature exacte.
Planètes observées directement autour de HR 8799. (Le disque sombre, au centre, masque l'éclat de l'étoile). Malgré ces incertitudes
et les difficultés pratiques auxquelles elle se confronte, l'imagerie
directe reste une technique importante pour caractériser une exoplanète.
La luminosité de la planète peut être mesurée à différentes longueurs
d'onde. Ces observations fournissent une estimation de la température
de l'atmosphère de la planète; dans le cas de la première planète découverte
en orbite autour de HR 8799, la couleur suggère la présence de nuages
épais. Les spectres peuvent également être obtenus à partir de leur
faible lumière pour analyser les constituants atmosphériques. Un spectre
de cette même planète indique une atmosphère
riche en hydrogène, tandis que la quatrième planète du même système,
plus proche de son étoile, possède du méthane dans son atmosphère.
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Les observations dans l'infrarouge ont également permis de détecter des planètes orphelines. C'est ainsi que l'on a découvert, en 2014, la planète orpheline la plus proche connue, nommée WISE 0855-0714, qui se situe à 7,23 années-lumière de nous, dans la constellation de l'Hydre. Et c'est encore la même méthode qui a permis d'annoncer, fin 2021, la découverte de pas moins de 70 de telles planètes sans étoile hôte dans la région de l'association OB la plus proche de nous, dans le Scorpion. Ce qui a doublé pratiquement le nombre de tels objets connus. La grande moisson
des exoplanètes.
Outre les planètes plusieurs fois plus massives que Jupiter (les super-Jupiters), on connaît désormais des planètes avec des masses comprises entre la masse de la Terre et celle de Neptune, soit avec des masses comprises entre 3 et 10 fois la masse de notre planète. On distingue parmi elles, selon leur densité et la structure qui peut en être déduite, deux catégories : les super-Terres, objets rocheux et denses avec des rayons compris entre 1,4 et 2,8 de celui de la Terre, et les mini-Neptunes, objets possédant une épaisse atmosphère à l'image des planètes géantes et des des tailles le plus souvent comprises entre 2,8 et 4 fois cellle de la Terre. Trente
milliards de Terres.
Systèmes
exoplanétaires.
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Le catalogue des
systèmes planétaires a réservé beaucoup de surprises aux astronomes.
Par exemple, la plupart d'entre eux s'attendaient à ne pas rencontrer
de planètes autour d'étoiles multiples, à cause des instabilités gravitationnelles
que de telless configurations induisent. Mais on sait maintenant qu'il
existe des planètes en orbite autour d'étoiles doubles
ou mêmes triples. On peut rencontrer des planètes gravitant autour de
deux étoiles d'un couple serré (exoplanètes circumbinaires), à l'image
de Kepler-16 b, une planète orbitant autour d'un couple d'étoiles
observables comme une binaire à éclipses, situé
dans le Cygneà 250 années-lumière, et que des
astronomes facétieux ont surnommée Tatouine, en référence Ã
Starwars.
A l'extrême opposé, il existe des planètes qui peuvent orbiter autour
de l'une des étoiles d'un vaste système d'étoiles multiples sans interférence
majeure des autres composantes. C'est le cas, par exemple, de l'exoplanète
la plus proche connue (4,2 années-lumière), découverte en 2016 autour
de Proxima Centauri, et qui est membre d'un système triple dans le Centaure.
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Ajoutons qu'un chronométrage très précis des variations dans la période de pulsars milliseconde a aussi permis de déduire l'existence d'objets identifiables à des planètes en orbite autour de ces objets qui sont des reliquats (étoiles à neutrons) d'anciennes supernovae. (Remarquons au passage, que la découverte des premières planètes de pulsars date de 1993, et précède donc de deux ans la découverte des exoplanètes gravitant autour d'étoiles de la séquence principale, mais le caractère très spécial de ces systèmes et la méthode particulière de détection justifient qu'on les considère habituellement dans un cadre distinct). A la date de la rédaction initiale de cette page (2022), les astronomes connaissaient 4933 exoplanètes confirmées, réparties dans 3704 systèmes planétaires; 808 de ces systèmes possèdent plus d'une planète. En juin 2026, on en comptait plus de 8000. Beaucoup n'ont que deux planètes connues, mais quelques-uns en possèdent jusqu'à cinq, et un système en a huit. Le plus souvent, ce sont des systèmes très compacts avec la plupart de leurs planètes plus proches de leur étoile que Mercure ne l'est du Soleil. Exoplanètes
habitables.
En principe, l'habitabilité d'une planète dépend à la fois de sa distance à son étoile (l'énergie reçue de cette étoile définissant ce qu'on appelle sa « zone habitable ») et de la nature de son atmosphère. L'effet de serre peut rendre certaines planètes plus chaudes (comme il l'a fait pour Vénus et le fait de plus en plus pour la Terre). La situation est en réalité très complexe, et il n'est même pas exclu que certaines planètes orphelines, malgré l'absence d'une étoile dans leur voisinage, puissent réunir les conditions d'habitabilité. (La science-fiction a depuis longtemps imaginé le cas où des civilisations extraterrestres utiliseraient de telles planètes vagabondes comme des vaisseaux spatiaux pour explorer la Galaxie...). On admet généralement
qu'un des conditions à remplir pour qu'une planète abrite des organismes
vivants est qu'elle permette la présence d'eau liquide à sa surface.
Mais il faut aussi prendre ici en compte la dimension temporelle : les
organismes vivants, aussi bien que les planètes s'inscrivent dans des
processus évolutifs. Les conditions d'apparition d'organismes vivants
ne sont sont pas nécessairement les mêmes que celles qui sont nécessaire
à leur évolution sur le long terme.
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La recherche de mondes potentiellement habitables est devenu l'une motivations de la recherche sur les exoplanètes. Parmi les approches les plus prometteuse est la recherche de signes de vie sur des mondes lointains en examinant leurs atmosphères pour les gaz associés à la vie. L'oxygène, par exemple, se fixe très rapidement (oxydation). La présence significative d'oxygène dans une atmosphère signifierait l'existence d'un mécanisme continu de production de cet oxygène. Sur Terre, ce mécanisme de renouvellement permanent de l'oxygène libre est biologique, c'est la photosynthèse. La présence d'oxygène dans l'atmosphère d'une exoplanète traduit-elle la présence sur celle-ci d'organismes photosyntétiques? Pas forcément, mais le cas échéant, la question mériterait d'être examinée de très près. La formation des systèmes planétairesL'étude du Système solaire a donné une idée da le manière dont se forment les planètes et les autres objets en orbite autour du Soleil. La limite de la connaissance que l'on peut avoir d'un tel processus est que nous n'avons dans ce cas qu'un seul exemple de système planétaire et que, même si des vestiges de son passé sont encore disponibles, celui-ci est observé pour l'essentiel tel qu'il est quatre milliards et demi d'années après sa formation. Les observations d'autres étoiles et d'autres systèmes planétaires permet non seulementd'avoir une vision plus complète de ce que peut-être un système planétaire, à partir des milliers d'exemples désormais recensés, mais ces observations rendent aussi possibles l'études de systèmes planétaires à diverses étapes de leur évolution. Il est possible, notamment, d'avoir une vue directe des toutes premières étapes de leur formation. L'idée que l'on pouvait s'en faire auparavant a été globalement confirmée, mais elle a pu être aussi considérablement enrichie et précisée.Disques autour des protoétoiles. On sait que les planètes se forment par l'accrétion (agrégation) de particules de gaz et de poussière contenues dans un disque épais en orbite autour d'une étoile en cours de formation. Chaque particule de poussière est chauffée par la jeune protoétoile et rayonne dans la région infrarouge du spectre. Une fois que les particules de poussière se sont aggflomérées en une quantité suffisante pour former quelques planètes (et peut-être quelques satellites), l'écrasante majorité de la poussière est accumulée à l'intérieur des planètes où nous ne pouvons pas la voir. Le disque disparaît. Les observations
montrent que presque toutes les très jeunes protoétoiles ont des disques
et
que la taille des disques varie de 10 à 1000 UA (= unités astronomiques).
À titre de comparaison, le diamètre moyen de l'orbite de Pluton,
qui peut être considéré comme la taille approximative de notre propre
système planétaire, est de 80 UA, tandis que le diamètre extérieur
de la ceinture de Kuiper des corps glacés plus petits est d'environ 100
UA. Le contenu dans ces disques est généralement de 1 à 10 % de la masse
de notre propre Soleil, ce qui est plus que la masse de toutes les planètes
de notre Système solaire réunies. Il apparaît dès lors qu'une grande
partie des étoiles commencent leur vie en conservant dans leur voisinage
immédiat suffisamment de matière pour former un système planétaire.
Le moment de la
formation et de la croissance des planètes.
• Si l'on mesure la température et la luminosité d'une protoétoile, alors il est possible de la placer dans un diagramme HR. En comparant la vraie étoile avec les modèles décrivant la façon dont les protoétoiles devraient évoluer avec le temps, on peut estimer son âge. Il est alors possible de comprendre comment les disques que nous observons changent avec l'âge des étoiles qu'ils entourent.On constate ainsi que si une protoétoile a moins d'environ 1 à 3 millions d'années, son disque s'étend de très près de la surface de l'étoile jusqu'à des dizaines ou des centaines d'UA. Pour les étoiles plus anciennes, on observe des disques dont les parties externes contiennent encore de grandes quantités de poussière, mais les régions internes ont perdu la majeure partie de leur poussière. Dans ces objets, les parties internes et denses de la plupart des disques ont disparu au moment où les étoiles ont atteint une dizaine de millions d'années. Les calculs montrent que la formation d'une ou plusieurs planètes pourrait se produire à proximité de l'étoile, probablement en raison de l'accrétion de matière à partir du disque. Au fur et à mesure que la planète grandit en masse, le processus vide de ses poussières la région qui l'entoure. Toutes les petites particules de poussière et de gaz qui se trouvaient initialement dans la région entre la protoétoile et la planète, et qui ne sont pas balayées par la planète, tomberont ensuite très rapidement sur l'étoile en quelques dizaines de milliers d'années seulement. La matière se trouvant au-delà de l'orbite de la planète, en revanche, est empêchée de pénétrer dans le trou par les forces gravitationnelles exercées par la planète. L'accrétion peut entraîner la croissance rapide des planètes. De petites particules de la taille d'un grain de poussière en orbite dans le disque en collision se collent les unes aux autres, les plus grandes accumulations s'accroissant plus rapidement à mesure qu'elles attirent et capturent les plus petites. Une fois que ces grumeaux atteignent une taille d'environ 10 centimètres, elles entrent dans une phase périlleuse de leur développement. À cette taille, à moins de pouvoir atteindre plus de 100 mètres de diamètre, ces objets, nommés à ce stade planétésimaux, sont soumis à des forces de traînée produites par le frottement avec le gaz dans le disque et leurs orbites peuvent se désintégrer rapidement, les plongeant dans l'étoile hôte. Par conséquent, ils doivent rapidement atteindre près d'un kilomètre de diamètre pour éviter un destin funeste. Une fois qu'ils auront atteint ces tailles, les plus grands de ces planétésimaux continueront de croître en accroissant des planétésimaux plus petits; au final, ce processus aboutit, en 3 à 10 millions d'années, à la formation de planètes proprement dites. Si la croissance des planètes les mène à dépasser une masse supérieure à environ 10 fois la masse de la Terre, leur champ de gravitation est suffisamment fort pour capturer et retenir l'hydrogène gazeux qui reste dans le disque. À ce stade, leur masse et leur rayon augmenteront rapidement, atteignant des dimensions de planètes géantes. Cependant, pour ce faire, il faut que l'étoile centrale en évolution rapide n'ait pas encore chassé le gaz dans le disque avec son vent stellaire de plus en plus vigoureux. La possibilité de disparition complète du disque dans les dix millions d'années montre que la croissance d'une planète géante est également un processus très rapide. L'évolution tardive
des disques.
Sur plusieurs centaines de millions d'années, les comètes et les astéroïdes seront progressivement réduits en nombre, l'apport de poussières fraîches diminuera en même temps que diminuera la fréquence des collisions. Ainsi, a-t-on pu calculer, le bombardement intensif du Système solaire primitif a pris fin lorsque le Soleil n'avait que 500 millions d'années environ. Les observations montrent que les « disques de débris » poussiéreux autour des étoiles deviennent également largement indétectables au moment où les étoiles atteignent un âge de 400 à 500 millions d'années. Il est probable, cependant, qu'une petite quantité de matériel cométaire reste alors en orbite, formant des analogues à notre ceinture de Kuiper.
Comment faire
un Jupiter chaud.
La découverte de Jupiters chauds, entendons des planètes géantes orbitant très près de leurs étoiles où toute matière première rocheuse serait complètement vaporisée, pose un problème au modèle traditionnel. Ce modèle ne peut pas non plus expliquer les orbites elliptiques observées pour certaines exoplanètes car l'orbite d'une protoplanète, quelle que soit sa forme initiale, doit devenir rapidement circulaire par interactions avec le disque de matière environnant. Deux options se présentées alors : il faut, soit élaborer un nouveau modèle capable d'expliquer la formation des planètes très près de leur étéoile hôte, dans une zone où règne une chaleur torride, soit admettre qu'il existe un moyen de modifier suffisemment les orbites des planètes géantes afin que les Jupiters froids puissent se déplacer vers l'intérieur après leur formation. La plupart des recherches favorisent maintenant cette deuxième explication. Deux scénarios sont envisageables : • Si une planète se forme tandis qu'une quantité substantielle de gaz reste dans le disque, alors une partie du moment angulaire orbital de la planète peut être transférée au disque. Au fur et à mesure qu'elle perd de son élan (par un processus qui rappelle les effets de la friction), la planète va tourner en spirale vers l'intérieur. Ce processus peut transporter des planètes géantes, initialement formées dans des régions froides du disque, plus près de l'étoile centrale, produisant ainsi des Jupiters chauds.Ajoutons que des découvertes surprenantes ont été faites sur des planètes géantes gazeuses qui orbitaient perpendiculairement, ou même dans le sens inverse de la rotation de l'étoile. Comment cela pourrait-il arriver? Encore une fois, il doit y avoir eu des interactions entre les planètes. Il est possible qu'avant que le système ne s'installe dans une configuration stable, deux planètes se soient rapprochées, de sorte que l'une d'elles ait été placée sur une orbite inhabituelle. On peut aussi imaginer qu'une étoile étrangère au système planétaire considéré soit passée à proximité et ait perturbé le système après la nouvelle formation des planètes. Migrations
de planètes dans le Système solaire.
Les exoplanètes dans la science-fictionBien avant leur découverte réelle par l'astronomie, la science-fiction (et plus spécialement ses sous-genres du space opera et du planet opera) a imaginé une grande variété d'exoplanètes. Ces mondes servent de cadres narratifs, de laboratoires d'idées, de miroirs des sociétés humaines ou encore des espaces de projection des inquiétudes et des espoirs humains. Les planètes inventées par les auteurs peuvent ne pas être des exoplanètes véritables, au sens astronomique du terme (par exemple, Mars ou Vénus dévenues objets entièrement imaginaires, les mondes souterrains qui dessinnent une "planète à l'intérieur d'une autre planète", etc.), mais assez exotiques pour être rangées dans la famille.Les planètes habitables de type terrestre dominent largement. Elles présentent une pesanteur, une atmosphère et des conditions climatiques proches de celles de la Terre, ce qui facilite l'installation d'humains ou d'espèces humanoïdes. Dans la série télévisée Star Trek (à partir de 1966), par exemple, de nombreuses planètes visitées appartiennent à cette catégorie; même chose pour les planètes visitées dans la série Stargate SG1 (1997-2007), dont beaucoup ressemblent étrangement aux environs de Vancouver (lieu de tournage oblige...). De nombreux auteurs optent même pour des planètes à biome unique ou à fonction allégorique, simplifiant volontairement la complexité écologique au service d'un propos philosophique, moral ou satirique, (comme Mustafar, la planète de lave de Star Wars, volcanisme purificateur symbolisant la chute morale et la renaissance destructive), réduisant l'astre à un espace symbolique où se jouent des expérimentations sociales (Le Guin) ou des dilemmes éthiques purs (Star Trek) ou simplement l'action : planète jardin, planète océan, planète désert, planète jungle, planète glaciaire, etc. Les mondes jardin constituent la première catégorie récurrente : des analogues terrestres aux climats tempérés, à la biosphère foisonnante et à l'atmosphère respirable, servent généralement de nouveaux Édens, de refuges post-catastrophiques ou de miroils critiques permettant d'interroger notre rapport à la nature et à la colonisation. Exemple, la planète Naboo de Star Wars. L'un des archétypes les plus féconds est la planète-océan, où les surfaces émergées sont inexistantes ou réduites à de rares archipels. L'océan pensant de Solaris (Stanisław Lem, 1961) imite les pensées des visiteurs par des architectures gélatineuses, tandis que la planète Miller dans Interstellar (2014) déroule une nappe d'eau peu profonde parcourue de montagnes de marée gigantesques. Kamino, dans Star Wars, épisode II (L'Attaque des clones, 2002), noyée sous des pluies perpétuelles, abrite des cités sur pilotis, et Thalassa dans Les Chants de la Terre lointaine (1986) d'Arthur C. Clarke offre une mer tiède et accueillante à l'humanité en exil. À l'opposé, le monde désertique incarne la rareté absolue de l'eau. Arrakis, dans Dune (1965) de Frank Herbert, est le modèle canonique : ergs brûlants, vers des sables géants et une civilisation Fremen entièrement adaptée à l'économie de l'humidité. Tatooine (plusieurs Star Wars) est son pendant pulp aux deux soleils, peuplée de fermes d'évaporation. Barsoom, la Mars mourante d'Edgar Rice Burroughs dans le Cycle de Mars (1912), a irrigué tout un imaginaire de canaux et de cités antiques dans des étendues ocre. Celle même planète désertique peut aussi se faire cathartique, comme dans We can remember it for you wholesale (1966, adapté au cinéma sous le titre de Total Recall, 1990 ) de Philip K. Dick, où la croûte martienne cache une atmosphère prisonnière de la glace souterraine. À mi-chemin entre l'eau et le désert, la planète-jungle déploie une biodiversité agressive ou symbiotique. Dans Le Mot pour Monde est Forêt (1972) d'Ursula K. Le Guin, la planète Athshe, qui est aussi une planète jardin et un miroir écologique dénonçant la violence coloniale, est couverte d'arbres sensibles que les humains abattent, déclenchant une révolte. Sa parente Pandora, dans Avatar (2009) de James Cameron, n'est pas qu'une forêt luxuriante : toute sa flore et sa faune sont interconnectées par un réseau neuronal planétaire, Eywa. Dagobah (plusieurs Star Wars) est un marécage étouffant où Yoda choisit l'exil, la vie y étant autant nourricière que menaçante. Catachan, dans l'univers du jeu de figurines Warhammer 40 000 (1987), pousse la logique jusqu'au cauchemar : une jungle si hostile que chaque forme de vie semble vouloir dévorer les colons. Les mondes glaciaires se définissent par une cryosphère permanente, souvent en lisière de l'habitabilité. Gethen, laboratoire social sur le genre et l'adaptabilité humaine, dans La Main gauche de la nuit (1969) d'Ursula K. Le Guin, est surnommé Hiver : un climat rigoureux où les habitants, androgynes la majeure partie de leur cycle, ont développé une culture du repli et de la survie. Hoth, la sixième planète du système du même nom dans Star Wars Episode V (L'Empire contre-attaque, 1980) est un bloc de neige et de glace qui sert de base rebelle, balayé par des blizzards peuplés de wampas. La nouvelle Un seau d'air (1951) de Fritz Leiber imagine une Terre arrachée à son étoile, devenue une boule de glace autour de laquelle une famille survit en puisant l'air gelé par plaques. Voisins des glaces, les astres à atmosphère toxique ou à pression infernale conservent une vie radicalement étrangère. Vénus a longtemps servi de support aux récits de terraformation ou de colonisation sous dôme, avant que la réalité de sa fournaise au dioxyde de carbone ne détourne les auteurs vers des modèles exoplanétaires. Dans Alien, le huitième passager (1979), par exemple, la lune LV-426 présente un environnement dangereux et désolé. Plusieurs autres planètes de la franchise Alien illustrent cette catégorie. Difficilement vivable également, la planète de Pitch Black (2000, épisode des Chroniques de Riddick) alterne une canicule mortelle le jour et une obscurité où pullulent des prédateurs photosensibles. Dans Question de poids (1953) de Hal Clement, Mesklin est une planète supermassive à la rotation si rapide qu'elle a la forme d'une soucoupe; sa pesanteur varie de 3 g à l'équateur à plus de 200 g aux pôles, ce qui donne naissance à une faune en limande adaptée aux écrasements. Un autre grand motif est celui des systèmes stellaires multiples, où les configurations orbitales dictent des rythmes inédits. Tatooine, déjà citée, orbite autour d'une étoile binaire, offrant de célèbres couchers de soleil doubles. Trisolaris, dans la trilogie de Liu Cixin, Le Problème à trois corps (2008-2010) tourne dans un système chaotique à trois étoiles, soumettant sa civilisation à des ères stables imprévisibles et à des apocalypses climatiques cycliques. Dans Le Retour des ténèbres (1991) d'Isaac Asimov et Robert Silverberg, le monde de Lagash (ou Kalgash), baigné par six soleils, ne connaît la nuit qu'une fois tous les deux millénaires, révélant alors un ciel empli d'étoiles qui rend l'humanité folle. La temporalité elle-même peut varier de façon spectaculaire. Le cas limite est fourni par la planète Miller dans Interstellar : située à l'extrême limite de l'ergosphère d'un trou noir, chaque heure à sa surface correspond à sept années dans le reste de l'univers. C'est une exoplanète à dilatation temporelle qui transforme l'exploration en déchirure affective. Plus largement, les planètes cycliques à grande échelle, comme Helliconia de la trilogie (1982-1985) de Brian Aldiss, connaissent des saisons de plusieurs siècles dictées par un ballet binaire, obligeant les civilisations à s'éteindre et renaître en phase avec le climat. Game of Thrones (1996-2011), bien qu'appartenant à la fantasy plutôt qu'à la SF, exploite aussi les possibilités offertes par l'allongement démesuré des saisons. La frontière entre vie et planète s'estompe dans le type du monde vivant. L'océan de Solaris, mentionné plu haut, dans Solaris de Stanislaw Lem, possède une intelligence matérielle capable de matérialiser les souvenirs. Dans l'univers Marvel Comics, Ego est une planète douée de conscience et capable de se déplacer. Mogo, chez DC Comics, est une autre planète vivante, personnage de l'univers Green Lantern. Eywa, sur Pandora, représente une conscience planétaire réticulaire, pas entièrement surnaturelle mais émergée d'une forêt neurale. La mer de sable d'Arrakis (Dune), en un sens, agit comme un macro-organisme dont les vers géants seraient les organes, entretenant un cycle de l'épice. Le vivant peut aussi s'affranchir du carbone dans des exoplanètes à biochimie exotique. Dans L'Oeuf du Dragon (1980) de Robert Forward, la vie se développe à la surface d'une étoile à neutrons, avec une chimie nucléaire accélérée : les créatures, minuscules et éphémères, voient les humains comme des entités incroyablement lentes. Janus VI, dans Star Trek (épisode Les mines de Horta, 1967), abrite la Horta, une forme de vie basée sur le silicium qui creuse la roche comme d'autres respirent. Les Xénomorphes ( = les Aliens) de la saga Alien, avec leur sang acide et leur cycle parasitoïde, supposent une planète d'origine à l'écologie radicalement étrangère, bien que le film laisse planer le mystère. De nombreux récits décrivent des astres artificiels ou profondément altérés par l'ingénierie, comme les écumenopoles recouvrant intégralement la croûte, les anneaux mondiaux, les sphères de Dyson partielles ou les planètes terraformées depuis des millénaires, brouillant la frontière entre naturel et technologique pour questionner les limites de la maîtrise humaine et les conséquences d'un anthropocène étendu à l'échelle stellaire. Trantor, dans le cycle de Fondation d'Asimov, est une planète-capitale intégralement couverte de dômes métalliques, où quarante milliards d'habitants ne voient jamais le ciel. Coruscant (Star Wars) en est l'héritière visuelle : une ecumenopolis de tours vertigineuses structurée en niveaux, du luxe des strates supérieures aux bas-fonds interlopes. Holy Terra dans l'univers ludique de Warhammer 40 000 pousse cette logique au cauchemar gothique, une mégalopole sacrée et carcérale où l'atmosphère même est remplacée par des volutes d'encens et de pollution. Citons encore les Mars progressivement terraformées de la trilogie de Mars (1994-1996) de Kim Stanley Robinson, où l'ingénierie planétaire devient le sujet central d'un récit sur la responsabilité écologique et politique, ou encore Les mondes industriels ou miniers,exploités intensivement pour leurs ressources naturelles, illustrent souvent les conséquences environnementales de l'industrialisation. La planète Lothal dans certains épisodes de la série Star Wars Rebels (2014-2018), ou plusieurs colonies de l'univers des jeux vidéo Mass Effect (depuis 2007) relèvent de cette catégorie. Dans la série Doctor Who (depuis 1963), plusieurs mondes artificiels peuvent être rangés sous cette rubrique, de laquelle on peut rapprocher celle des planètes prison, colonies pénitentiaires ou mondes d'exil, qui sont utilisées pour isoler des populations considérées comme dangereuses ou indésirables. La planète Fiorina 161 dans Alien 3 (1992) est un exemple de colonie carcérale. Dans de nombreux autres univers dystopiques, des mondes entiers sont réservés à cette fonction. Certaines planètes défient la définition classique d'une sphère rocheuse. Le cycle de L'Anneau-Monde de Larry Niven décrit un artefact en forme d'anneau entourant une étoile, dont la face intérieure recrée des continents et des mers, un million de fois la surface de la Terre. Les Orbitaux du cycle de la Culture d'Iain M. Banks sont des anneaux plus modestes, suspendus comme des bijoux et offrant des environnements sur mesure. La Sphère imaginée par Olaf Stapledon dans Créateur d'étoiles (1937), et qui servira de modèle la Sphère de Dyson, va jusqu'à encapsuler une étoile pour en capter toute l'énergie; le roman Orbitsville (1975) de Bob Shaw décrit aussi un tel artefact habité sur sa face interne. D'autres déclinaisons de ce concept se trouvent dans les structures en essaim orbitant, comme les Halo de l'univers éponyme de la série de jeux vidéos, sont des anneaux habitables disséminés dans la galaxie, mêlant fonction militaire et simulation d'écosystèmes. À l'inverse, la planète errante rejette la tutelle d'un soleil. Dans Dark Eden (2012) de Chris Beckett, une petite communauté humaine survit sur un monde vagabond, éclairée et chauffée par le volcanisme et la géothermie, développant un langage et une mythologie clos. L'astéroïde B-612 du Petit Prince (1943) de Saint-Exupéry, bien qu'à peine planétaire, cristallise l'imaginaire du micro-monde solitaire avec ses trois volcans et sa rose. Le film Melancholia de Lars von Trier inverse la perspective en montrant l'arrivée d'une exoplanète bleue, annonciatrice de la fin, et dotée d'une beauté hypnotique. Les mondes souterrains et les planètes creuses forment un dernier groupe notable. Le modèle classique est Pellucidar d'Edgar Rice Burroughs (Cycle de Pellucidar, 1914-1944), une Terre interne éclairée par un soleil central miniature, où les dinosaures côtoient des civilisations primitives. Dans Interstellar, la planète du Dr. Mann est un désert de glace où la mission se réfugie dans des bases enfouies. La série The Expanse (série de romans, 2011-2022, de James S. A. Corey et série TV, 2015-2022) imagine Ilus IV, une exoplanète couverte d'anciennes structures alien enfouies, où la colonie doit composer avec une biosphère réveillée. Et Le Guide du voyageur galactique (1978, et diverses adaptations) de Douglas Adams, avec son humour absurde, construit Magrathea, une planète-atelier souterraine où l'on fabriquait jadis des mondes sur mesure, plaçant ainsi la typologie planétaire elle-même au rang de marchandise. |
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