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| Jupiter |
La planète Jupiter. Source : NASA / Mission Cassini. (le disque noir en bas à gauche est celui d'Europa). |
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| Jupiter La planète possède un environnement spatial dominé par un champ magnétique gigantesque, une population nombreuse de satellites naturels et un système d'anneaux discret. Ces trois composantes interagissent étroitement et forment un ensemble dynamique qui influence une vaste région de l'espace autour de la planète. Les particules piégées par la magnétosphère de Jupiter influencent les surfaces des satellites, et les impacts sur les petites lunes fournissent continuellement la matière des anneaux. L'arrivée de la sonde Juno en 2016 a marqué un tournant majeur en redéfinissant la structure interne de la planète. Contrairement aux modèles classiques qui imaginaient un noyau rocheux dense et bien délimité, les données gravimétriques de Juno ont révélé un noyau "poreux" ou dilué, les éléments lourds étant mélangés à l'hydrogène et à l'hélium sur une grande partie du rayon de la planète. Dans les régions internes de Jupiter, où règnent des pressions et des températures excessivement élevées, l'hydrogène se présente à l'état liquide. Une très épaisse atmosphère où se superposent plusieurs couches de nuages enveloppe cet océan. La rotation très rapide de Jupiter y provoque l'étalement de ses nuages le long de bandes parallèles à l'équateur, où alternent région claires et sombres. Les premières sont habituellement qualifiées de zones. On a montré en 2004 que ce zonage de l'atmosphère jovienne reposait sur les mêmes principes (flux turbulent) que ceux qui organisent la dispositions des courants océaniques sur la Terre. Une découverte que pourrait avoir des répercussions sur la compréhension de la climatologie de notre planète. |
| Les nuages sont
poussés à des vitesse de l'ordre de 300 km/h. Les plus hauts, a-t-on
pensé apparaissent plus clairs car ils reçoivent directement la lumière
du Soleil. Ceux qui se situent en profondeur sont à l'ombre des précédents
et semblent donc plus sombres. Ce point de vue est aujourd'hui discuté.
Et les différences de teintes pourraient aussi pour une part provenir
de compositions chimiques différentes.
L'atmosphère de Jupiter peut également
former d'immenses tempĂŞtes. Elles se apparaissent sous la forme de vastes
taches, généralement blanchâtres, parfois brunes, appelées des ovales,
et qui peuvent persister des mois ou des annĂ©es. Elles correspondent Ă
des remontées de matière depuis les profondeurs de l'atmosphère jovienne.
Parfois ces tempêtes se rattrapent, et fusionnent. C'est ce qui est arrivé,
par exemple, en 1998, à deux ovales clairs dont l'évolution était suivie
depuis un demi-siècle.
Région de la Grande Tache rouge de Jupiter. La plus connue de ces perturbations est cependant assez différente, par son aspect, des précédentes. Il s'agit d'une gigantesque structure nuageuse tourbillonnaire, correspondant à une tempête anticyclonique, et qui est appelée la Grande Tache rouge. D'un diamètre de 30 000 kilomètres, celle-ci existe depuis au moins 300 ans, mais ne cesse de rapetisser : sa superficie s'est réduite des deux tiers depuis 150 ans. La sonde Juno a également démontré que les célèbres bandes nuageuses et la Grande Tache Rouge ne sont pas de simples phénomènes de surface, mais qu'elles s'enfoncent très profondément dans l'intérieur de la planète, à environ 3000 kilomètres de profondeur. L'une des découvertes les plus visuelles concerne les pôles : au lieu d'observer un vortex unique, Juno a photographié des amas de cyclones géants disposés en figures géométriques (des octogones au nord et des pentagones au sud), un phénomène météorologique totalement inattendu. De plus, la sonde a cartographié un champ magnétique beaucoup plus irrégulier et intense que prévu, et détecté des aurores polaires d'une complexité extrême. Magnétosphère.
Cette enveloppe magnétique piège d'énormes quantités de particules chargées, principalement des électrons et des ions. Les niveaux de radiation qui en résultent sont extrêmement élevés et représentent un danger majeur pour les sondes spatiales. Les missions Galileo, Juno et les futures missions européennes et américaines ont dû être spécialement conçues pour résister à cet environnement hostile. Une caractéristique remarquable de la magnétosphère jovienne est qu'elle est alimentée en grande partie par le satellite Io. Ce dernier, très actif sur le plan volcanique, émet continuellement du soufre, de l'oxygène et d'autres gaz qui sont ionisés puis capturés par le champ magnétique de Jupiter. Ces particules forment un tore de plasma entourant l'orbite d'Io et contribuent à l'alimentation permanente de la magnétosphère. Les interactions entre le champ magnétique et les particules énergétiques provoquent de spectaculaires aurores polaires aux pôles de Jupiter. Beaucoup plus puissantes que celles observées sur Terre, elles sont visibles dans l'ultraviolet, l'infrarouge et parfois dans le domaine visible. Satellites.
Les
satellites galiléens.
• Io, le plus proche des quatre, est le corps volcanique le plus actif connu. Les forces de marée exercées par Jupiter et les autres satellites galiléens provoquent des déformations internes qui entretiennent une activité géologique intense. Des centaines de volcans y projettent régulièrement des matériaux à plusieurs centaines de kilomètres d'altitude.Io, Europe et Ganymède laissent des signatures lumineuses particulières dans les régions polaires de Jupiter en raison de leurs interactions électromagnétiques avec la planète. Les
autres satellites.
La planète
possède par ailleurs des accompagnateurs : deux groupes de troyens
circulent sur la mĂŞme orbite qu'elle, Ă quoi il convient d'ajouter une
famille de comètes Anneaux.
L'anneau principal est relativement étroit et se situe à proximité immédiate de la planète. Il est alimenté par les débris provenant des petites lunes Métis et Adrastée. De part et d'autre de cet anneau principal se trouvent des structures plus diffuses appelées halos, créées sous l'influence des forces électromagnétiques de la magnétosphère. Plus loin s'étendent deux anneaux externes très larges et peu denses, associés aux satellites Amalthée et Thébé. Les poussières éjectées de la surface de ces lunes par les impacts de micrométéorites se dispersent progressivement et entretiennent ces anneaux diffus. |
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