| L'état liquide
est caractérisé par une grande mobilité des molécules
qui est suffisante pour que les liquides prennent la forme des vases qui
les contiennent; il se distingue en cela des corps
solides
dont la cohésion est assez considérable pour que les corps solides gardent
indéfiniment leurs formes.
Certains corps peuvent être considérés
comme intermédiaires entre les solides et les liquides, parce que, abandonnés
à eux-mêmes, ils se déforment lentement sous l'action de la pesanteur.
L'état liquide se distingue de l'état gazeux en
ce que le volume d'un liquide est à peu près indépendant de la pression
qu'il supporte; sa compressibilité est de l'ordre de celle des corps solides,
tandis qu'il en est tout autrement pour les gaz.
Les liquides et les gaz ont cependant certaines
propriétés générales communes, et l'on désigne quelquefois sous le
nom de fluides les liquides et les gaz, lorsqu'on
les étudie à ce point de vue. C'est ainsi que certains principes de l'hydrostatique,
le principe d'Archimède
en particulier, s'appliquent aussi bien aux gaz qu'aux liquides. L'action
de la pesanteur sur les liquides est étudiée en hydrostatique et en hydrodynamique.
Bien que la cohésion des liquides soit
faible comparée à celle des solides, elle n'est pas nulle cependant,
et les phénomènes de capillarité sont
produits par des actions mutuelles des molécules liquides; on peut même
par certains artifices soustraire les molécules liquides à l'action de
la pesanteur et voir les états d'équilibre
que prennent alors les liquides soumis aux seules actions moléculaires.
Les phénomènes de frottement sont dus aussitôt à l'action mutuelle
des molécules des liquides en mouvement. (A. Joannis). |