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Dictionnaire
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| Paris
: Ve arrondissement
Le Panthéon |
| Le VIe
arrondissement est, ans l'ordre numérique, le premier qui soit situé
sur la rive gauche de la Seine, dans cet ancien Paris qui n'était
ni la Ville, ni la Cité, et que l'on nommait l'Université.
Ce nom, il le mérite, à tous égards, dans le passé
et le présent. On l'a nommé aussi, avec non moins de raison,
le quartier latin, expression heureuse, suggestive, car d'un seul rnot,
elle donne une image complète.
Le Ve arrondissement, dit Le Panthéon, a une superficie de 249 hectares, supérieure à celle de chacun des quatre premiers. Le cours de la Seine le sépare du IVe, entre les ponts Saint-Michel et d'Austerlitz; les boulevards de l'Hôpital, Saint-Marcel et de Port-Royal jusqu'à la rue de la Santé, le séparent du XIIIe; ce même boulevard de Port-Royal, entre la rue de la Santé et le carrefour de l'Observatoire, lui sert de limite avec le XIVe; enfin, le boulevard Saint-Michel, entre ce carrefour et la Seine, lui est mitoyen avec le VIe. Nous venons de dire que c'est le quartier latin, et qu'on ne le pouvait mieux définir. Ne fut-ce pas, en effet, dans cet espace que s'étaient fondés collèges, couvents, abbayes, prieurés avant et depuis la fondation de l'Université, en un mot tous les établissements où le latin était la langue en honneur par excellence, la seule officielle? La physionomie et les moeurs même du « quartier» - comme on dit encore pour simplifier, - ont pu changer; il est toujours le centre principal de l'étude, où la plupart des grandes Ecoles, trois importants lycées, plusieurs universités se groupent dans le voisinage de la Sorbonne; il demeure la résidence préférée des professeurs aussi bien que des étudiants. Quartier Saint-Victor.
Quartier du Jardin
des Plantes.
Le Jardin des Plantes, qui a été fondé en 1633 par Bouvard et Guy de la Brosse: ces médecins du roi Louis XIII achetèrent à cet effet quatorze arpents de terrain cultivés, au milieu desquels se trouvait la butte des Copeaux, formée par des dépôts d'immondices, butte avec laquelle on a construit le joli labyrinthe du jardin. Ce jardin, cinq fois moins étendu qu'il n'est aujourd'hui, était alors borné au nord par un vieux mur, au delà duquel, et jusqu'à la Seine, étaient des marais cultivés qui sont aujourd'hui compris dans l'enceinte de l'établissement. Guy de la Brosse y rassembla environ trois mille plantes et y fonda des cours de botanique, de chimie, d'anatomie et d'histoire naturelle. L'oeuuvre fut continuée successivement, avec autant de zèle que de succès par Vallot, d'Aquin, Fagon, Tournefort, Jussieu et principalement par Buffon. De nouveaux cours furent créés, des amphithéâtres et des galeries construits, et le jardin s'enrichit de collections données par l'Académie des sciences, les missionnaires, les souverains étrangers. Un décret de la Convention, du 14 juin 1793, organisa l'établissement en Muséum d'histoire naturelle et y créa douze chaires; Chaptal, sous l'Empire, lui donna une nouvelle extension, et enfin Cuvier a fait du jardin et du muséum le plus magnifique établissement de ce genre qui existe dans le monde. Ses bâtiments aussi simples qu'élégants, ses collections si riches, son jardin si pittoresque excitent une admiration bien légitime; mais, quand on arrive pour visiter ces merveilles par le quartier que nous décrivons, on ne peut s'empêcher de penser qu'il y a peut-être dans Paris cent mille individus croupissant dans des taudis sans feu, sans air, sans pain, qui seraient heureux de loger là où sont entretenus avec une sollicitude si minutieuse les pierres, les fossiles, les singes, les girafes; et l'on se demande si tant de luxe était nécessaire aux progrès des sciences naturelles et au profit que peuvent en tirer les arts utiles.Quartier du Val-de-Grâce. Le quartier du Val-de-Grâce est resté tranquille comme au temps où il était rempli de monastères, mais de larges voies maintenant le traversent. Avec le Val-de-Grâce, l'Ecole normale et l'Institut agronomique y sont situés. Une rue a gardé son caractère ecclésiastique : la rue Lhomond. Rue des Irlandais (n° 5) sont des vestiges du collège des Irlandais; rue de l'Estrapade (n° 5), une maison du XVIIIe siècle à remarquer; rue Lhomond (n° 10), les anciens bâtiments de la communauté des Eudistes. Il y a des constructions intéressantes, rue Broca (nos 31, 35, 44 et 48) et rue Saint-Jacques, et, de-ci de-là, des restes de couvents. Quartier de la
Sorbonne.
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© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.