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L'histoire de l'Amérique
Depuis 1492
Amérique du Nord
Canada
États-Unis
Mexique

Groenland
St-Pierre et Miquelon*
Bermudes

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Amérique centrale
Guatemala
Salvador
Nicaragua
Costa Rica
Honduras

Belize*

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Antilles
Cuba
Haïti
Les flibustiers
Guadeloupe
Martinique

[Pour les autres îles , cf. géographie des Antilles*]

Amérique du Sud
La bordure nord
Colombie
Panama
Canal de Panama
Venezuela
Guyane française

Guyana
Suriname*

Le Brésil

Les Andes centrales
Équateur
Pérou
Bolivie

Le Cône sud
Uruguay
Paraguay
Chili
Argentine

Malouines*

L'Amérique du Nord et l'Amérique centrale.
L'histoire de l'Amérique du Nord n'a pas d'unité avant le milieu du XVIIIe siècle. Les différents essais de colonisation au Canada, à la Nouvelle-Angleterre et dans les Antilles, rentrent, à proprement parler, dans l'histoire des régions où ils ont été tentés. Chaque peuple y apporte son génie propre et se préserve le plus possible du contact de ses voisins. Après la guerre de Sept Ans et la perte du Canada (1763), l'Angleterre est un instant maîtresse de toute la côte de l'Atlantique; mais la guerre d'indépendance des États-Unis rompt de nouveau l'unité. Depuis cette époque, l'influence prépondérante de l'Union n'a fait que s'accroître et c'est dans l'histoire des Etats-Unis qu'il faut chercher le lien des questions internationales intéressant l'Amérique du Nord. Nous renvoyons donc le lecteur pour les détails aux articles Canada, Antilles, Mexique, etc., pour l'ensemble à aux pages consécrées à l'histoire des Etats-Unis, nous bornant ici à donner les indications essentielles. 

Dès la fin du XVIe siècle, nous trouvons dans l'Amérique du Nord des établissements espagnols, anglais et français. Les Espagnols occupent le pourtour et les îles du golfe du Mexique, les Anglais quelques points de la côte de l'Atlantique, les Français l'estuaire du Saint-Laurent. Au XVIIe siècle ces deux derniers peuples étendent leurs possessions ; ils prennent pied aux Antilles, ou la moitié d'Haïti et la Jamaïque sont enlevées aux Espagnols; en même temps les Anglais s'étendent sur la côte de l'Atlantique et jusqu'au pied des Alleghanies, et les Français pénètrent dans le bassin du Mississippi
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Conquistadores.
Conquistadores espagnols.
Gouache de Graham Coton (début du XXe s.).

Toutefois, les possessions de la zone tropicale sont encore considérées comme les plus importantes, le centre de gravité est toujours dans le golfe du Mexique. Au XVIIIe siècle, les Danois réoccupent le Groenland, les Français sont éliminés du Canada. A la fin du XVIIIe siècle et dans les premières années du XIXe, se produit le fait capital de l'émancipation; il y a désormais des nations américaines, les Etats-Unis, le Mexique, les républiques de l'Amérique centrale et d'Haïti. Les querelles de la plus puissante, celle des Etats-Unis, avec l'Angleterre et le Mexique, ses agrandissements à leurs dépens, les expéditions françaises à Saint-Domingue et au Mexique sont les faits principaux de l'histoire politique de l'Amérique du Nord entre l'émancipation et le début du XXe siècle.

L'Amérique du Sud.
Aussitôt après les premiers voyages de découverte, qui suivirent celui de Christophe Colomb en 1492, l'Amérique devint la proie des Conquistadores. Cortès s'empara du Mexique en faisant tomber l'empire Aztèque; Pizarro prit le Pérou et les régions avoisinantes en détruisant l'empire des Incas

Le temps des vices-rois. 
Après les decouvertes et les conquêtes, le Mexique et l'Amérique du Sud furent organisée par les rois d'Espagne en vice-royautés et en capitaineries générales. Les premières années de l'occupation et de Ia conquête offrent un spectacle atroce. Non seulement les Espagnols se ruent sur les Indiens et les exterminent avec des raffinements de cruauté; mais ils se déchirent les un; les autres. La politique des rois d'Espagne s'attache surtout à les mettre aux prises de manière à garder la souveraineté. On ne saurait atténuer l'horreur que fait éprouver la lecture des récits contemporains. La civilisation européenne fut implantée dans les nouvelles possessions espagnoles avec une barbarie inouïe et l'esclavage imposé aux Indiens et aux Noirs qu'on importa d'Afrique pour le travail des mines. Il est impossible d'évaluer, même approximativement, à combien de millions d'êtres humains l'établissement et la conservation du pouvoir espagnol sur l'Amérique du Sud ont coûté la vie. Car non seulement il faudrait pouvoir énumérer les multitudes d'Indiens que les Espagnols ont immolés par ambition, par cupidité, par fanatisme ou simplement pour le plaisir de tuer; il faudrait y ajouter la foule immense de ceux qui ont péri de misère au fond des mines, mais encore il faudrait savoir combien de Noirs ont été égorgés par les marchands d'esclaves de l'Afrique pour fournir de leur denrée humaine les marchés de Caracas ou de Lima. Le contre-coup sanglant des abominations de la conquête s'est fait sentir jusque dans des régions absolument inconnues des Espagnols et des Portugais; et loin de servir à la cause de la civilisation qu'ils revendiquaient, il semble, au premier abord, que les découvertes des Espagnols n'aient fait qu'exaspérer la barbarie du nouveau et du vieux monde.

Si toutefois on surmonte les impressions pénibles que causent tant d'actions infâmes et qu'on se place au point de vue historique, on remarquera que la couronne d'Espagne n'est pas aussi coupable que le répètent à l'envi les historiens qui reproduisent plus ou moins les théories et les jugements de l'Ecossais Robertson. L'Espagne, il est vrai, a traité les Indiens avec une dureté abominable, mais enfin le traitement imposé à ces malheureux n'était pas la proscription systématique dont nous trouvons tant d'exempies à des époques plus rapprochées de nous dans l'histoire des colonies anglaises. Il s'en faut d'ailleurs que le système politique appliqué aux colonies ait été créé de toutes pièces et qu'il ne se soit pas modifié, comme on le croit généralement, dans le cours d'environ trois siècles. Au contraire, nous constatons que pendant tout le XVIe siècle, Charles-Quint et Philippe Il ont, à plusieurs reprises, changé leur politique à l'égard des colonies sans se départir toutefois d'un principe général qui était la subordination complète du nouveau monde au point de vue politique et économique. Mais les subdivisions de cet immense empire furent remaniées à plusieurs reprises, les codes furent l'objet de plusieurs révisions, et de nombreuses tentatives furent faites pour établir l'ordre dans ce lointain chaos de peuples, de pays et de ressources. Malheureusement la plupart des écrivains n'ont pas tenu compte de ces bonnes volontés affaiblies par la distance; ils ont préféré rechercher le côté épisodique et anecdotique et, dans une matière trop riche à la vérité, recueillir les récits de nature à dramatiser l'histoire. 

On peut répartir en trois grandes subdivisions la période des vice-rois. La première correspond à peu près au XVIe siècle. C'est le moment de l'installation nation et du développement de la puissance espagnole. Philippe II réussit même à mettre la main sur le Brésil et à empêcher les Français de prendre pied dans l'Amérique du Sud. 

L'administration supérieure de cet immense empire a pour organe suprême le grand conseil des Indes siégeant à Madrid. Il correspond directement avec les gouverneurs et capitaines généraux. Le roi est représenté officiellement par le vice-roi résidant à Lima et auquel sont subordonnés tous les gouverneurs. Caracas ne devint le siège d'une vice-royauté qu'en 1718 et Buenos Aires en 1776. Une audience royale, composée de magistrats envoyés par la métropole, juge en dernier ressort les causes civiles et criminelles. A la tête de chaque province un corrégidor nommé par le roi d'Espagne est assisté d'un conseil de magistrature ou cabildo, composé de plusieurs membres perpétuels (regidores), d'un procureur, d'un alcade provincial, d'un justicier en chef et de deux alcades ou consuls.

L'organisation religieuse était calquée à peu près sur l'organisation administrative. Lima, la capitale, était le siège d'un tribunal du saint-office qui avait des ramifications dans les principales villes de l'Amérique du Sud. L'Eglise est enrichie par des dîmes prélevées sur tous les produits du sol. Le haut clergé est plus riche peut-être qu'en Europe, les ordres religieux pullulent et c'est parmi eux que la couronne choisit le plus souvent les hauts dignitaires le bas clergé est plongé dans l'ignorance et se recrute parmi les pires éléments de la colonisation. Enfin, des majorats se constituent au profit des favoris de la royauté.

La seconde subdivision s'étend de la mort de Philippe Il à la paix d'Utrecht (1698-1713). C'est une époque de paix et de prospérité relatives. L'Espagne ferme avec un soin jaloux aux autres nations européennes les portes de ses colonies. Elle s'applique à maintenir son autorité et à tirer des Indes les tributs dont elle a besoin pour soutenir en Europe les guerres incessantes contre la France. Les Indiens sont traités avec plus de douceur, le régime municipal s'établit hors des grandes villes; le monopole est fortement organisé. Porto-Bello est le seul port ouvert aux commerçants espagnols qui ont licence d'armer pour le Pérou. Leurs flottes se réunissent à la Havane avec celles qui viennent de la Veracruz, seul port de la Nouvelle-Espagne. Des règles minutieuses et une bonne foi absolue donnent à ce commerce une dignité que ne connaît plus la concurrence effrénée de notre temps.

 « Jamais on n'ouvre aucune balle de marchandises, et jamais on n'examine aucune caisse d'argent, dit un historien. On reçoit les uns et les autres, sur la déclaration verbale des personnes à qui ces effets appartiennent et on ne trouve qu'un seul exemple de fraude pendant tout le temps que ce commerce s'est fait avec cette noble confiance. Tout l'argent monnayé, parti du Pérou à Porto-Bello en 1654, se trouva altéré et mêlé d'une cinquième partie de mauvais métal. Les négociants espagnols, avec leur intégrité ordinaire, supportèrent la perte entière et indemnisèrent les étrangers qui les employaient. On découvrit la fraude et le trésorier des finances du Pérou, qui en était l'auteur, fut brûlé publiquement. » 
Mais ces richesses énormes que l'Espagne tirait de ses colonies tentèrent les nations étrangères. La contrebande s'organise et devient une des plaies de l'Amérique du Sud par la rigueur dont les gouverneurs usent pour les réprimer et dont sont victimes les navigateurs étrangers quels qu'ils soient. Colbert s'empare de la Guyane et le Brésil retourne au Portugal, la décadence s'annonce. 

Elle se précipite pendant le XVIIIe siècle. A la paix d'Utrecht l'Espagne est obligée d'accorder à l'Angleterre le monopole de la traite des esclaves, et, un peu plus tard, un vaisseau de permission qui se transforme en dock inépuisable de marchandises sans cesse renouvelée. En vain, pour faciliter la surveillance, le gouvernement royal relâche la centralisation excessive dont il s'était fait une règle jusque-là: il ne peut entraver la marche des deux causes de ruine du gouvernement colonial : le péril extérieur et le péril intérieur. Le péril extérieur a été exagéré par les historiens. Si vive que fût la jalousie de la Grande-Bretagne, si éclatantes qu'aient été ses pirateries, le mal fait aux colonies espagnoles par les attaques des Anglais s'est borné à peu de chose. La perte de quelques galions comptait à peine eu présence des richesses minérales de l'Amérique du Sud, et quelques bombardements, comme celui de Porto-Bello, par Vernon, n'atteignaient pas dans ses oeuvres vives la monarchie d'outre-mer. Le péril intérieur était plus grave. Il semble qu'au XVIIIe siècle la royauté espagnole ait abdiqué: les maximes de Charles-Quint et de Philippe Il sont abandonnées. Les Bourbons laissent le clergé empiéter sur la couronne. Les jésuites créent un état théocratique sur les bords du Paraguay et la guerre que le gouvernement métropolitain est obligé de leur faire ébranle profondément le système colonial lui-même en sapant un de ses principes. Le succès de la guerre d'indépendance des colonies anglaises eut aussi une influence énorme sur le sort de l'Amérique du Sud. Enfin, le renversement des Bourbons par Napoléon, l'anarchie qui suivit, l'étroite obstination des Cortès à imposer aux possessions d'outre-mer un joug plus dur que celui dont elles ne voulaient pas pour la métropole, amenèrent une révolution où disparut l'empire colonial.

L'âge des révolutions. 
C'est le Mexique qui a donné le signal de la révolte heureuse aux colonies espagnoles d'Amérique, mais il existait très peu de rapports entre la Nouvelle-Espagne et les Etats situés au Sud de l'isthme de Panama et il semble que les tentatives faites avant Bolivar pour émanciper les populations américaines ont en des causes locales. Tels ont été les soulèvements de 1781 dans le Socorro (Bogota) et de 1797 à Bogota même. La tentative faite par Miranda en 1806 pour soulever Caracas n'eut pas de succès. En 1809, une junte indépendante se réunit à Quito; elle fut dissoute par les vice-rois du Pérou et de la Nouvelle-Grenade; mais les Cortès ayant refusé d'accorder aux Américains l'égalité politique et la liberté commerciale, un congrès se réunit à Caracas et proclama, le 5 juillet 1811, l'indépendance des provinces de Venezuela et de Caracas. Une lutte éclate alors dans laquelle les Espagnols , d'abord victorieux, sont finalement chassés de la Nouvelle-Grenade et du Venezuela, poursuivis dans le Pérou et écrasés par la jonction des insurgés du Nord et de ceux de Rio et de la Plata. Des débris de l'ancienne Amérique espagnole surgissent des Républiques qui, tantôt s'unissent en confédérations trop étendues pour pouvoir subsister, tantôt, au contraire, s'émiettent en fractions trop faibles pour constituer un Etat. 
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José de San Martin.
José de San Martin (1778-1850), libertador de l'Argentine, du Pérou et du Chili.
Statue du square Montsouris, à Paris. © Photo : Serge Jodra, 2011.

C'est ainsi que la Colombie et le Venezuela, unies par les actes du 20 novembre 1818 et du 15 février 1819, ont admis Quito en 1823 dans leur fédération, puis ont rompu le pacte fédéral en 1831. Dans les Etats de la Plata, on a vu la Plata, le haut Pérou (Bolivie), l'Uruguay et le Paraguay former une seule confédération, puis le pacte rompu, et Buenos Aires se constituer en une sorte de port franc indépendant de tout le reste. En 1860, Buenos Aires est rentré dans la confédération Argentine : et quelques années plus tard, le Paraguay a été attaqué et systématiquement dévasté par la coalition de ses trois voisins, le Brésil, l'Uruguay et la Plata. Dans cette succession de révolutions le Brésil n'a pas été épargné. Les idées sécessionnistes avaient déjà poussé de fortes racines dans le sol quand le ici Jean VI fut contraint de venir s'y réfugier. Après l'expulsion des Français de la péninsule ibérique et le retour à Lisbonne de la maison royale, le Brésil refusa de descendre au rang de colonie. Don Pedro se laissa forcer la main pour devenir empereur du Brésil, en 1822. Depuis cette époque, qui coïncide à peu près avec l'indépendance des colonies espagnoles, le Brésil a une existence indépendante. C'est alors le seul des Etats de l'Amérique du Sud qui ait encore légalement des esclaves. L'abolition complète ne date que de 1880.

A partir de cette époque, c'est l'histoire des différents états qu'il convient de considérer. C'est d'ailleurs en considérant ces différences, qu'un diplomate de la fin du XIXe siècle appliqua à ces républiques, soi-disant soeurs, ce mot célèbre : il n'y a plus d'Amérique. (Louis Bougier).



Adine Gavazzi, Beatrice Velarde, Andes précolombiennes, Hazan, 2010.
2754104631
Cet ouvrage réalise pour la première fois une synthèse des plus hautes expressions de l'activité humaine sur les hauts plateaux andins, qui sont toujours entrelacées avec le fil invisible de la nature et gravitent autour de la beauté extraordinaire des paysages. Considéré comme un dialogue entre l'homme et la nature, le paysage est le pivot autour duquel se déroule l'histoire de ce livre, illustré par les photos exceptionnelles de Beatrice Velarde, par des reconstructions graphiques et des images en 3D sur les découvertes archéologiques les plus récentes.  La richesse du paysage andin se distingue par la grande variété de plantes et d'animaux évoluant dans un écosystème très structuré. La combinaison de la biodiversité de la côte, des montagnes et de la forêt contribue à créer un environnement qui, au fil des siècles, a permis le développement de nombreux établissements humains. Cet enchevêtrement biologique abrite un paysage caractérisé par une extraordinaire diversité humaine dans laquelle les langues, les arts, les technologies et les traditions ont donné naissance à un réseau aussi complexe que l'environnement naturel. L'histoire de la diversité andine est intimement liée au développement de ce réseau culturel au sein du réseau naturel. D'un côté, on trouve le paysage naturel déterminé par la configuration géographique et biologique de chaque région. De l'autre, le paysage visible né de la combinaison de sa trame culturelle et de sa mémoire historique.   Les montagnes, les lacs et les rivières sont considérés comme des êtres vivants. Ils sont lus et écrits comme un texte à déchiffrer. Ils sont entremêlés comme un tissu qui recèlerait la voix des lieux saints : les huacas. (couv.). 

Pierre Chaunu, Histoire de l'Amérique latine, PUF (QSJ?), 2009.
2130578713
Des conquistadores à une indépendance matinée de colonisation yankee, c'est toute l'histoire de l'Amérique latine qui est résumée brillament en 128 pages.  (couv.).

Hernan Horna, La Conquête des Amériques vue par les Indiens du Nouveau Monde, Demi-Lune, 2009.
2917112077
Lhistorien Hernan Horna est un investigateur hors pair dans son domaine. Son érudition se fonde sur un savoir encyclopédique des archives documentaires laissées par les chroniqueurs des conquérants espagnols, disséminées et conservées en divers musées du monde. C'est cette histoire écrite par les Européens qui a marqué notre connaissance historique et notre conscience de la découverte et de la conquête du Nouveau Monde. Horna confronte cette connaissance à une autre, également historique et scientifique, léguée par les peuples autochtones amérindiens mais qui avait sombré dans l'oubli. Il ressuscite enfin les passés inca, maya et aztèque d'une manière qui correspond mieux à la réalité de ces peuples, pour les resituer dans un contexte fort différent de la vision faussée, car largement teintée dincompréhension et de préjugés, du vainqueur européen. Et par ce choc de la confrontation des faits historiques, dans une remise en question de vieilles visions du passé de la Conquête espagnole, Horna nous offre une synthèse historique, aussi belle que nouvelle, de ces magnifiques civilisations anciennes et méconnues. Ouvrage d'histoire destiné à tous les publics, court, mais concis et documenté (une quarantaine d'illustrations en noir), au contenu très original, voire explosif, par un spécialiste réputé. L'auteur livre une réflexion historique d'une grande modernité, qui permet de mieux appréhender les enjeux politiques de l'Amérique latine d'aujourd'hui. (couv.).
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Daniel Royot, Les Indiens d'Amérique du Nord, histoire d'un peuple, Armand Colin, 2007. - Depuis un demi-millénaire, les Amérindiens constituent une source inépuisable de fascination. Des civilisations précolombiennes ont subi l'intrusion de conquérants des temps modernes qui les ont fait brutalement entrer dans l'Histoire. Au-delà des mythes liés tant au substrat idéologique euro-américain qu'aux représentations spectaculaires de l'Indien du Canada et des États-Unis dans la culture de masse, cet ouvrage propose d'abord une vision de la diversité des peuples d'une Amérique primordiale.  l'échelle d'un continent, sont présentés les bâtisseurs de tumulus, les chasseurs de bison des Grandes Plaines, de l'alligator de Floride, les pêcheurs du Pacifique, les trappeurs des Grands Lacs, outre les nomades des déserts, parmi une multitude de tribus dont chacune a été animée d'un savoir ancestral depuis des temps immémoriaux. Après la colonisation par les Français, les Espagnols et les Anglais, la résistance à une immigration massive et souvent violente au XIXe siècle a permis de maintenir les valeurs natives malgré une dramatique chute démographique sur le territoire américain. Au travers de la renaissance amérindienne du XXe siècle, une diaspora issue des réserves affirme désormais son identité ethnique, s'inscrit dans la modernité, et revendique énergiquement ses droits sans se complaire dans la nostalgie d'un monde perdu. C'est ce parcours que nous invite à suivre cette étude nourrie des informations les plus récentes et d'une longue expérience du monde indien. (couv.).

Marc Saint-Upéry, Le rêve de Bolivar : le défi des gauches sud-américaines, Editions de la Découverte, 2007.

George Catlin; Les Indiens d'Amérique du Nord, Albin Michel, 2007.

Paul Carlson, Les Indiens des Plaines, Albin Michel, 2004. - Ces Indiens nomades, chasseurs de bisons, sont certainement les plus familiers du grand public. Le livre de Paul Carlson dresse le portrait de cette culture à travers son histoire mais aussi son organisation sociale, politique, économique ou religieuse. Il retrace le choc de la conquête de l'Ouest jusqu'à la période contemporaine où les Indiens redonnent vie à leurs croyances et leurs traditions. Historien, enseignant, spécialiste de la culture des Indiens des Plaines,  Paul Carlson est l'auteur de nombreuse études sur ce sujet (couv.).

Serle Chapman, Nous, le Peuple - Un voyage à travers l'Amérique indienne, Albin Michel, 2004.  - Véritable voyage à travers le continent, de l'Alaska à l'Arizona, du Montana au Texas, ce livre est aussi un voyage d'une tribu à une autre, d'une histoire à une autre. Voyage à travers la culture indienne mais aussi dans l'histoire américaine pour finalement toucher à de grandes questions contemporaines.

Avec près d'une quarantaine de personnalités et plus de cent photos qui accompagnent les textes, Nous, le Peuple s'établit comme un document exceptionnel et sans précédent. (couv).

Maria Beltrão, Le peuplement de l'Amérique du Sud (Essai d'archéologie, une approche interdisciplinaire), Riveneuve, 2008.

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