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Une
onde
est une perturbation qui se propage dans l'espace (et parfois dans le temps)
en transportant de l'énergie sans transport
global de matière. On appelle ondes mécaniques,
les ondes qui ont besoin d'un support matériel (milieu comme l'air, l'eau,
un corde, un métal, etc.).
La
propagation d'une perturbation, dans le cas des ondes mécaniques,
est sa transmission dans un milieu matériel, sans que celui-ci ne se déplace
sur l'ensemble de la distance parcourue par la perturbation. La perturbation
commence en un point du milieu (la source de l'onde), par exemple lorsqu'on
secoue une corde à une de ses extrémités ou lorsqu'on jette un caillou
dans l'eau. Cette perturbation modifie localement les propriétés physiques
du milieu, comme la position, la pression ou
la densité. Les particules du milieu entrent alors en mouvement, transmettant
cette perturbation à leurs voisines par interaction mécanique (forces
de rappel, élasticité, etc., qui expliquent le caractère
périodique sinusïdal des ondes couramment observé). Cependant, chaque
particule ne se déplace que sur une courte distance autour de sa position
d'équilibre. Ce n'est pas la matière qui
progresse sur toute la longueur, mais l'énergie et l'information associées
à la perturbation qui se transmettent de proche en proche. Ainsi, la perturbation
se propage à une certaine vitesse, appelée sa célérité, dépendant
des caractéristiques du milieu (densité, élasticité, température,
etc.). La perturbation peut se déplacer sous forme d'une onde transversale
: les particules affectées par la perturbation se déplacent perpendiculairement
à la direction de propagation. La perturbation peut aussi se déplacer
sous la forme d'une une onde longitudinale : les particules oscillent dans
la même direction que la propagation, créant, comme avec les ondes sonores,
des zones de compression et de raréfaction.
Les ondes
électromagnétiques peuvent aussi traverser un milieu matériel et
interagir avec lui, mais celui-ci n'est pas nécessaire à leur propagation.
Elles peuvent se propager dans le vide et la perturbation à laquelle on
a affaire est celle d'une entité particulière, immatérielle, le champ
électromagnétique. Il existe aussi des ondes d'une nature toute différente,
les ondes gravitationnelles, qui
elles aussi ce propagent dans le vide, et qui correspondent à des perturbations
de l'espace-temps lui-même.
À l'intérieur de
ces catégories, toutes les ondes présentent différentes propriétés
fondamentales qui permettent de les caractériser, notamment la fréquence,
la longueur d'onde, la période, l'amplitude et célérité. Ces grandeurs
permettent de décrire mathématiquement et physiquement leur comportement.
Ajoutons que les
ondes ne se contentent pas de se propager. Elles peuvent interagir entre
elles (phénomène d'interférences), et aussi avec les milieux qu'elles
traversent et les obstacles qu'elles rencontrent (phénomènes de réflexion,
de réfraction et de diffraction, amortissement).
Caractéristiques fondamentales
des ondes
Outils descriptifs.
Définitions.
La description d'une
onde fait appel à plusieurs grandeurs, dont les principales sont les suivantes
:
• L'amplitude
A correspond à la valeur maximale de la perturbation par rapport à l'équilibre,
elle traduit l'intensité de l'onde.
• La période
T (période temporelle) est la durée nécessaire pour qu'un point
du milieu effectue une
oscillation complète;
elle s'exprime en secondes.
• La fréquence
f est l'inverse de la période, elle indique le nombre d'oscillations
par seconde et s'exprime en hertz.
• La longueur
d'onde λ (période spatiale) est la distance séparant deux points
consécutifs en phase, comme deux crêtes successives, elle s'exprime en
mètre.
• Le nombre
d'onde k caractérise la répartition spatiale des oscillations, il
est donné par k = 2π/λ et s'exprime en radian par mètre.
• La fréquence
angulaire (pulsation) ω relie le temps aux oscillations à travers
la relation : ω = 2πf, elle s'exprime en radian par seconde.
• La phase
φ est la mesure du décalage d'un point de l'onde par rapport à un autre,
généralement exprimée en radians.
• La célérité
v est la vitesse de propagation de l'onde, elle relie la longueur d'onde
et la fréquence par v = λf (ou, en teres différents, la pulsation au
nombre d'onde v = ω/k) et s'exprime en mètre par seconde.
Équation
d'onde.
Une équation d'onde
est une relation mathématique (équation
différentielle) qui décrit la propagation d'une perturbation dans
l'espace et dans le temps. Elle relie la dérivée seconde de la fonction
d'onde par rapport au temps à sa dérivée seconde par rapport à l'espace,
traduisant le fait que l'évolution temporelle et l'évolution spatiale
de la perturbation sont liées par la célérité de l'onde. Dans sa forme
générale à une dimension, elle peut s'écrire ∂²y/∂t² =
v² ∂²y/∂x² ou ∂²y/∂x² - (1/v²)( ∂²y/∂t²) = 0
(forme habituelle de l'équation d'onde à une dimension ou équation de
d'Alembert), où y(x,t) représente la grandeur perturbée, t le temps,
x la position et v la célérité. Cette équation admet comme solutions
des ondes progressives, c'est-à -dire qui se déplaçant dans un sens ou
dans l'autre.
Typologie des ondes
Ondes longitudinales
et ondes transversales.
Dans une onde transversale,
la perturbation, on l'a dit, est perpendiculaire à la direction de propagation
(ex. : onde sur une corde). Dans une onde longitudinale la perturbation
est parallèle à la direction de propagation (ex. : son dans l'air). Dans
les deux cas, les ondes transfèrent de l'énergie sans transport global
de matière. La distinction entre transversales et longitudinales concerne
uniquement l'orientation du mouvement des particules du milieu par rapport
à la direction de propagation. Certaines ondes peuvent même combiner
les deux aspects, comme les ondes de surface sur l'eau où les particules
décrivent des trajectoires circulaires.
Ondes
transversales.
Une onde transversale
est une onde pour laquelle la perturbation du milieu (ou du champ, dans
le cas des ondes électromagnétiques) est perpendiculaire à la direction
de propagation. Si l'onde se propage selon l'axe horizontal, le déplacement
des particules du milieu (ou des propriétés du champ affectées) se fait
vers le haut et vers le bas. Un exemple classique est l'onde qui se propage
le long d'une corde : lorsqu'on la secoue verticalement, la perturbation
se déplace de gauche à droite (dans la direction définie par la direction
moyenne de la corde) mais les points de la corde oscillent verticalement
autour de leur position d'équilibre. Les vagues à la surface de l'eau
présentent également une composante transversale, car les particules
d'eau oscillent en décrivant des trajectoires globalement verticales (ou
circulaires), tandis que la perturbation se propage horizontalement. Dans
une onde transversale, on identifie clairement les crêtes (points hauts,
maximums de la perturbations) et les creux (points bas, minimums de la
perturbation) séparés par une distance qui est la longueur d'onde.
La
polarisation
d'une onde est une propriété qui décrit l'orientation et le comportement
dans le temps du vecteur caractéristique des ondes transversales où la
perturbation est perpendiculaire à la direction de propagation. Ce concept
est très important dans la caractérisation de ondes électromagnétiques
(lumière), mais aussi pour certaines ondes mécaniques
(ex. : ondes sismiques S). Il existe plusieurs types de polarisation :
linéaire, quand le vecteur (ex. : champ électrique) oscille dans un seul
plan; circulaire, quand le vecteur tourne en décrivant un cercle, dans
le sens horaire (polarisation circulaire droite) ou antihoraire (gauche);
elliptique (cas général) quand le vecteur décrit une ellipse, ce qui
inclut les deux cas précédents comme cas particuliers.
Ondes
longitudinales.
Une onde longitudinale
est une onde pour laquelle la perturbation du milieu se fait dans la même
direction que la propagation. Les particules oscillent alors en avant et
en arrière, dans le sens de la propagation de l'onde. L'exemple le plus
familier est le son dans l'air : les particules d'air subissent des compressions
et des dilatations qui se propagent de proche en proche. Dans ce cas, il
n'y a pas de crêtes et de creux visibles mais des zones de compression
(forte densité de particules) et de raréfaction (faible densité). La
distance entre deux compressions successives correspond également à une
longueur d'onde. Les ondes longitudinales ne peuvent pas être polarisées,
car la vibration se fait dans la direction de propagation.
Ondes progresives
et ondes stationnaires.
Une onde progressive
correspond à une propagation d'énergie et d'information dans l'espace,
alors que l'onde stationnaire résulte de la superposition d'ondes de sens
opposés, donnant lieu à des noeuds et ventres, correspond à un motif
spatial fixe issu d'interférences, où l'énergie reste confinée dans
la zone de vibration.
Ondes
progressives.
Une onde progressive
est une perturbation qui se déplace dans l'espace au fil du temps en transportant
de l'énergie d'un point à un autre, sans transport global de matière.
Elle se propage à partir d'une source et se déplace à travers le milieu.
Dans ce type d'onde, chaque point du milieu est animé d'un mouvement oscillatoire
qui se reproduit avec un retard croissant à mesure que l'on s'éloigne
de la source. L'énergie est transportée avec une vitesse de propagation
qui dépend du milieu. Un exemple typique est une onde sur une corde agitée
à une extrémité ou une onde sonore se propageant dans l'air. L'équation
mathématique d'une onde progressive sinusoïdale
peut s'écrire sous la forme :
où A est l'amplitude,
λ est la longueur d'onde, T est la période, et φ0
est la phase initiale. La même équation exprimée à partir du nombre
d'onde et de la fréquence angulaire s'écrira : y(x,
t) = Asin(kx-ωt + φ0),
où le terme kx - ωt traduit le déplacement de l'onde au
cours du temps.
Ondes
planes et ondes sphériques. - Les ondes planes sont des ondes qui
se propagent dans une direction unique, avec une amplitude constante le
long d'une surface plane. Elles peuvent être représentées comme des
lignes de crête parallèles, perpendiculaires à la direction de propagation.
Cette notion peut être utilisée pour modéliser les ondes lumineuses
dans des environnements homogènes où les interactions avec les obstacles
ou les interfaces sont minimisées. Dans ce type d'onde, la phase varie
linéairement avec la position, ce qui signifie que toutes les parties
de l'onde avancent de manière synchrone. L'hypothèse des ondes planes
est idéale pour analyser des phénomènes tels que la réfraction, la
réflexion et la diffraction, car elle simplifie les calculs en supposant
une propagation uniforme dans un espace infini. En revanche, les ondes
sphériques se forment lorsqu'une source ponctuelle émet des ondes dans
toutes les directions, créant des surfaces de même phase sous forme de
sphères concentriques autour de cette source. L'amplitude de ces ondes
diminue avec la distance parcourue, suivant une loi inverse au rayon de
la sphère. Cela signifie que plus une onde s'éloigne de sa source, plus
elle s'affaiblit. Ce phénomène est particulièrement observable dans
l'espace ou dans des milieux non dispersifs, où la vitesse de propagation
reste constante. Les ondes sphériques sont donc plus proches de la réalité
dans de nombreux contextes, comme la propagation sonore ou la diffusion
des ondes électromagnétiques.
Le
front d'onde décrit l'avancée d'une onde à travers un milieu. Il
s'agit d'une surface fictive qui relie tous les points d'une onde qui sont
atteints simultanément par une oscillation. Autrement dit, le front d'onde
représente une section transversale de l'onde à un instant donné, où
toutes les particules du milieu se meuvent de manière synchronisée. Cette
surface peut être plane ou courbée selon la nature de l'onde et des conditions
environnementales. Par exemple, dans une onde progressive plane, le front
d'onde est une surface plane parallèle à la direction de propagation.
Dans le cas d'une onde sphérique, comme celle émise par une source ponctuelle,
le front d'onde prend la forme d'une sphère dont le rayon croît avec
le temps. L'évolution du front d'onde au fil du temps permet de visualiser
comment l'onde se propage dans l'espace. Chaque point sur ce front d'onde
correspond à une phase spécifique de l'oscillation, et l'écartement
entre deux fronts successifs est appelé longueur d'onde. Ce paramètre
est utilisé pour comprendre les interactions entre différentes ondes,
telles que la superposition, la diffraction ou la réfraction.
Ondes
stationnaires.
Une onde stationnaire
résulte de la superposition de deux ondes progressives de même amplitude
et de même fréquence se propageant en sens opposés dans le même milieu.
L'interférence de ces deux ondes produit un motif qui semble immobile
: l'énergie n'est plus transportée vers l'extérieur mais reste localisée.
Dans une onde stationnaire, certains points appelés noeuds restent fixes,
sans déplacement, tandis que d'autres points appelés ventres oscillent
avec une amplitude maximale. On retrouve ce phénomène dans une corde
fixée aux deux extrémités lorsqu'elle vibre : seules certaines longueurs
d'onde sont possibles, ce qui conduit à la notion de modes propres ou
harmoniques. L'expression mathématique d'une onde stationnaire est généralement
de la forme y(x, t) = 2Asinâ¡(kx)cosâ¡(ωt),
où le facteur spatial sinâ¡(kx) décrit la répartition des noeuds
et des ventres et le facteur temporel cosâ¡(ωt) traduit l'oscillation
en temps.
Phénomènes caractéristiques
Transport d'énergie
et d'intensité des ondes.
L'énergie transportée
par une onde dépend de sa nature et de ses caractéristiques. Dans le
cas d'une onde mécanique, comme une onde sonore ou une vague à la surface
de l'eau, l'énergie est liée aux mouvements des particules du milieu
: plus l'amplitude est grande, plus l'énergie transportée est importante.
Pour une onde électromagnétique, comme la lumière, l'énergie est portée
par le champ électrique et le champ magnétique, et elle croît également
avec l'amplitude du signal.
L'intensité d'une
onde correspond à la puissance transmise par unité de surface perpendiculaire
à la propagation. Pour une onde progressive, l'intensité I est donnée
par I =P/S, où P est la puissance transportée et S la surface perpendiculaire
à la direction de propagation. Dans beaucoup de cas (ondes mécaniques,
ondes électromagnétiques), on montre que ll'intensité est proportionnelle
au carré de l'amplitude A de l'onde : I A².
Cela signifie que si on double l'amplitude, l'intensité (et donc l'énergie
transportée par unité de surface et de temps) est multipliée par quatre.
Cette relation explique pourquoi une petite variation de l'amplitude peut
entraîner une variation considérable de l'énergie perçue, par exemple
dans le volume sonore ou l'éclat lumineux.
Vecteur
de Poynting et modélisation du transport d'énergie.
La modélisation
mathématique du transport par les ondes électromagnétiques est hbituellement
réalisée à l'aide du vecteur de Poynting (densité de flux liée
à la propagation de l'onde électromagnétique). Ce vecteur est défini
comme le produit vectoriel entre le champ électrique E et le champ
magnétique H, permet de décrire la densité volumique de puissance
associée à l'onde. En effet, son expression mathématique, S =
E
Λ H, représente la direction et l'intensité moyenne de l'énergie
transportée par unité de temps et par unité de surface perpendiculaire
au flux. Cette représentation est essentielle pour comprendre comment
l'énergie se propage dans un milieu. Par exemple, dans un vide, les champs
E
et H sont strictement orthogonaux et transportent une énergie proportionnelle
à l'amplitude des oscillations. Le module de S indique donc directement
la puissance moyenne transportée par l'onde. Lorsque l'on étudie des
phénomènes plus complexes, comme la propagation dans des milieux diélectriques
ou conducteurs, le vecteur de Poynting doit être adapté pour tenir compte
des pertes dues à la résistance du milieu. Ces pertes peuvent être incluses
en introduisant une correction dans la définition de S, qui devient
alors :
S = (EΛH)
- (1/2) JΛE
où
J est
le courant volumique. Cette modification permet de mieux modéliser le
transfert d'énergie dans des environnements réalistes, où l'on observe
non seulement la propagation mais aussi des dissipation d'énergie sous
forme de chaleur.
Amortissement
des ondes.
L'amortissement
des ondes désigne le phénomène par lequel l'intensité d'une onde diminue
au fur et à mesure qu'elle se propage dans un milieu. Ce phénomène peut
être dû à plusieurs facteurs, tels que la dissipation d'énergie, la
diffusion ou encore la réfraction.
• Amortissement
diffusif . - Lorsque les ondes traversent un milieu hétérogène,
elles peuvent être absorbées ou dispersées par les particules du milieu.
Cela réduit leur amplitude avec la distance parcourue.
• Amortissement
conductif. - Dans les milieux conducteurs, une partie de l'énergie
des ondes est transformée en chaleur, ce qui entraîne une diminution
progressive de leur intensité.
• Amortissement
de dispersion. - Certaines ondes subissent une dispersion en fonction
de leur longueur d'onde, ce qui peut également contribuer à leur amortissement.
• Amortissement
d'absorption. - Dans certains matériaux, une partie de l'énergie
des ondes est absorbée, ce qui entraîne une perte d'intensité.
Réflexion et réfraction.
Lorsqu'une onde
se propage, son interaction avec un changement de milieu met en évidence
deux phénomènes fondamentaux : la réflexion et la réfraction.
• La
réflexion correspond au retour de l'onde dans son milieu d'origine
lorsqu'elle rencontre une surface séparant deux milieux différents. L'onde
incidente, en frappant cette surface, engendre une onde réfléchie qui
reste dans le même milieu et obéit à une loi simple : l'angle d'incidence
est égal à l'angle de réflexion, tous deux mesurés par rapport à la
normale à la surface. Ce comportement s'observe aussi bien pour les ondes
mécaniques, comme les vagues ou le son, que pour les ondes électromagnétiques,
comme la lumière. La qualité de la réflexion dépend de la nature de
la surface : une surface lisse et polie donne une réflexion régulière,
tandis qu'une surface rugueuse diffuse l'onde dans toutes les directions.
• La réfraction,
quant à elle, se produit lorsque l'onde traverse la frontière et passe
d'un milieu à un autre. Sa direction de propagation est alors modifiée,
car la vitesse de l'onde n'est pas la même dans les deux milieux. Le lien
entre les angles d'incidence et de réfraction est donné par la loi de
Snell-Descartes, qui relie ces angles aux indices des milieux. L'indice
traduit la vitesse de propagation de l'onde : plus il est grand, plus la
vitesse est faible. Ce changement de direction est à l'origine de phénomènes
visibles dans la vie courante, comme le déplacement apparent d'un bâton
plongé dans l'eau ou encore la dispersion de la lumière blanche à travers
un prisme.
Ces deux phénomènes
ne sont pas exclusifs l'un de l'autre : lorsqu'une onde arrive sur une
frontière, une partie de son énergie peut être réfléchie tandis qu'une
autre est réfractée, leur proportion dépendant de la nature des milieux
et de l'angle d'incidence. Dans le cas de certaines conditions particulières,
comme l'incidence rasante ou le passage de la lumière d'un milieu dense
à un milieu moins dense, il peut même se produire une réflexion totale,
où aucune réfraction n'a lieu.
Interférences
et diffraction.
Les ondes obéissent
au principe de superposition qui stipule que, lorsqu'une ou plusieurs ondes
se rencontrent en un même point, les déplacements (ou changements) qu'elles
y provoquent s'ajoutent algébriquement. Autrement dit, si deux ondes coïncident
en phase, elles se renforcent mutuellement (construitive), tandis qu'en
opposition de phase, elles s'annulent partiellement ou complètement (destructive).
Ce mécanisme est fondamental dans la compréhension des phénomènes d'interférences
et de diffraction.
• Les
Interférences se produisent lorsque plusieurs ondes se rencontrent
dans un même espace et intérafissent entre elles. La superposition des
ondes en un point fait que leurs amplitudes s'additionnent de manière
constructive ou destructive selon leur déphasage. Si deux ondes arrivent
en phase, leurs crêtes et leurs creux coïncident, et l'intensité résultante
est renforcée : on parle d'interférences constructives. En revanche,
si elles sont en opposition de phase, les crêtes de l'une coïncident
avec les creux de l'autre, ce qui peut mener à une annulation partielle
ou totale du signal, on parle alors d'interférences destructives. Ces
interférences donnent naissance à des figures caractéristiques, comme
les franges lumineuses observées dans l'expérience
des fentes de Young, où deux faisceaux lumineux cohérents produisent
une alternance régulière de zones claires et sombres sur un écran.
• La diffraction
est un autre aspect essentiel du comportement des ondes, qui se manifeste
lorsqu'une onde rencontre un obstacle ou une ouverture dont les dimensions
sont comparables à sa longueur d'onde. Plutôt que de se propager en ligne
droite, l'onde se courbe et se répartit dans l'espace derrière l'obstacle
ou l'ouverture. Ce phénomène s'explique également par le principe
de superposition : lorsque l'onde atteint une zone où elle est contrainte
de se répartir (par exemple après avoir passé une fente étroite), chaque
point de cette ouverture agit comme une nouvelle source d'ondes secondaires.
Ces nouvelles ondes se propagent et interagissent entre elles, créant
des zones de renforcement et d'annulation qui forment des motifs caractéristiques.
La diffraction est particulièrement notable avec les ondes sonores ou
marines, car leurs longueurs d'onde sont souvent de l'ordre des dimensions
des objets du quotidien : par exemple, le son contourne facilement un mur
ou passe par une porte entrouverte. Dans le domaine optique,
la diffraction devient perceptible lorsque l'on observe la lumière passant
par de très petites fentes ou diffractée par un réseau, créant des
figures d'intensité lumineuse présentant des maxima et des minima bien
définis.
Les interférences et
la diffraction ne sont pas indépendantes et révèlent la cohérence intrinsèque
de la propagation ondulatoire. Les interférences mettent en évidence
la manière dont plusieurs ondes se combinent dans un même espace, tandis
que la diffraction illustre la capacité d'une seule onde à se répartir
et à se recombiner après avoir franchi un obstacle ou une ouverture.
Effet Doppler-Fizeau.
Lorsqu'une source
d'ondes est en mouvement par rapport à un observateur, la fréquence perçue
par celui-ci diffère de la fréquence émise. Ce phénomène est connu
sous le nom d'effet Doppler (dans le cas des ondes mécaniques, comme le
son) ou d'effet Doppler-Fizeau (dans le cas des ondes électromagnétiques).
Si la source se rapproche
de l'observateur, les ondes sont tassées : les fronts d'ondes arrivent
plus rapidement, ce qui correspond à une fréquence perçue plus élevée
et donc, pour le son, à une hauteur plus aiguë; pour la lumière, Ã
un déplacement du spectre vers le bleu. Au contraire, si la source s'éloigne,
les fronts d'ondes sont étirés : la fréquence perçue diminue, donnant
un son plus grave ou une lumière décalée vers le rouge.
La relation générale
reliant la fréquence perçue f′ à la fréquence émise f s'exprime
différemment selon le référentiel dans
lequel on travaille et selon qu'il s'agit d'ondes mécaniques ou électromagnétiques.
Pour les ondes mécaniques, l'expression générale sera :
où v est la vitesse de l'onde, v0
(positive si l'observateur se rapproche de la source, négative si il s'en
éloigne) est la vitesse de l'observateur et vs est
la vitesse de la source.
Pour les ondes électromagnétiques (comme
la lumière), la vitesse de propagation est constante dans le vide est
c ≈ 3×108 m/s. Dans le cas où la
vitesse relative de l'observateur et de la source est faible par rapport
à c, on pourra utiliser la même formule avec v = c. Mais à mesure que
la vitesse de rapprochement ou d'éloignement de la source et de l'observateur
approche de la vitesse de la lumière, les équations sont modifiées conformément
aux principes de la relativité restreinte.
Paquets d'ondes.
Un paquet d'ondes est une superposition
d'ondes monochromatiques de fréquences (ou de nombres d'onde) légèrement
différentes, qui interfèrent de manière constructive dans une région
localisée de l'espace et de manière destructive ailleurs. Cela crée
une structure d'onde confinée spatialement, qui se propage comme une entité
globale. Ce concept est essentiel pour décrire des phénomènes physiques
réels, car une onde parfaitement monochromatique, s'étendant à l'infini
dans l'espace et le temps, n'existe pas en pratique. Le paquet d'ondes
permet de modéliser des signaux localisés, comme une impulsion lumineuse
ou une particule en mécanique quantique (via la dualité onde-particule).
Sa forme évolue généralement au cours de la propagation, notamment dans
un milieu dispersif, où les différentes composantes se déplacent Ã
des vitesses de phase différentes, ce qui conduit à l'étalement du paquet
— phénomène de dispersion. La vitesse de groupe correspond alors Ã
la vitesse de déplacement du centre du paquet, c'est-à -dire de la région
où l'amplitude est maximale.
Vitesse
de phase et vitesse de groupe. - La vitesse de phase d'une onde est
la vitesse à laquelle une surface d'onde de phase constante (par exemple
un maximum ou un minimum) se propage dans l'espace. Elle est définie par
vp ​= ω/k​ , où ω est la pulsation angulaire
et k le nombre d'onde. Elle décrit la propagation d'un élément
monochromatique de l'onde - c'est sa célérité -, mais ne correspond
pas nécessairement à la vitesse de transport d'énergie ou d'information.
La vitesse de groupe, quant à elle, représente la vitesse à laquelle
l'enveloppe d'un paquet d'ondes (ou d'un signal modulé) se déplace. Elle
correspond à la vitesse de propagation de l'énergie ou de l'information
transportée par l'onde. Elle est donnée par la dérivée de la pulsation
par rapport au nombre d'onde : vg​ = dω/dk​ .
Dans un milieu non dispersif, où la relation de dispersion est linéaire
(ω
k), les deux vitesses sont égales. En revanche, dans un milieu dispersif,
elles diffèrent : la vitesse de phase peut être supérieure ou inférieure
à la vitesse de groupe, selon la forme de la relation de dispersion. Il
est même possible que la vitesse de phase soit supérieure à la vitesse
de la lumière dans le vide, sans violer la relativité, car seule la vitesse
de groupe (liée au transport d'information) est contrainte par cette limite.
Classification des ondes
Ondes mécaniques.
Si l'on produit
un ébranlement (= une perturbation) en un point quelconque d'un milieu
élastique solide, liquide ou gazeux, cet ébranlement se transmet de proche
en proche par une série de vibrations. Une perturbation locale peut ainsi,
grâce aux propriétés physiques d'un milieu, se transmettre, transporter
de l'énergie et de l'information sans transport de matière, et engendrer
des phénomènes perceptibles. Considérons ici parmi ces phénomènes
vibratoires affectant un corps matériel ceux qui sont périodiques, c'est-à -dire
tels que toutes les circonstances s'en reproduisent à des intervalles
de temps égaux. Dans ce cas, l'intervalle de temps T, qui ramène le phénomène
au même aspect, s'appelle la période. Imaginons
un point O animé d'un mouvement de vibration de période T; on appelle
vitesse de propagation v la distance à laquelle le mouvement s'est propagé
pendant l'unité de temps. Or, au bout de cette durée le mouvement de
O sera transporté de proche en proche jusqu'à une distance
= vT , qui est la longueur d'onde; les points dont les mouvements sont
concordants se trouvent au bout de la période T, répartis sur une surface
qu'on appelle la surface d'onde, ou simplement onde. Dans un milieu homogène,
cette surface est une sphère.
Oscillations
des cordes vibrantes.
Une corde vibrante,
comme celle d'un violon ou d'une guitare est un objet matériel, un milieu
borné et unidimensionnel, fixé à ses deux extrémités. Lorsqu'on lui
applique une perturbation – en la pinçant ou en la frottant – elle
se déforme localement. Cette déformation, due à l'élasticité de la
corde, ne reste pas sur place. La force de tension qui tend à ramener
la corde à sa position d'équilibre propage l'énergie le long de celle-ci,
créant une onde transversale, où le déplacement des particules de la
corde est perpendiculaire à la direction de propagation de l'onde. Le
résultat est une oscillation stationnaire, formant ce qu'on appelle des
modes propres de vibration. La corde vibre en effet simultanément sur
plusieurs fréquences : une fréquence fondamentale, qui détermine la
note principale perçue, et une série d'harmoniques, qui donnent à l'instrument
son timbre caractéristique. Le son produit n'est donc pas une vibration
pure, mais une superposition complexe de ces multiples fréquences.
Ondes
sonores.
Les ondes sonores
résultent de la vibration d'un corps sonore et transmises à notre oreille
par l'intermédiaire de l'air ou d'un autre milieu. La vitesse de propagation
du son ou des ondes sonores dans l'air est, à 15°C, de 340 mètres par
seconde. Le son est une onde longitudinale de pression. L'oscillation stationnaire
d'une corde vibrante transmet son énergie aux molécules d'air avoisinantes
en les comprimant et en les dilatant successivement. Ces molécules entrent
en collision avec leurs voisines, leur transmettant le mouvement, créant
ainsi une onde qui se propage dans toutes les directions. La perturbation
qui voyage n'est donc pas le déplacement de l'air sur de longues distances,
mais une série de variations de pression et de densité. L'oreille humaine
perçoit ces variations rapides de pression et le cerveau les interprète
comme un son. Les caractéristiques de l'onde sonore, sa fréquence (hauteur
du son), son amplitude (intensité ou volume) et sa forme d'onde (timbre),
sont directement héritées des vibrations complexes de la source qui l'a
émise, comme la corde du violon.
Ondes
atmosphériques.
Une onde atmosphérique
est une perturbation qui se propage dans l'atmosphère
terrestre (ou d'une autre planète), impliquant des variations de pression,
de température, de densité ou de vent. Comme les autres ondes, ces ondes
transportent de l'énergie sans déplacement net de matière. Types principaux
:
• Ondes
de gravité. - Générées par un déplacement vertical d'air dans
une atmosphère stratifiée (par exemple, air forcé de monter par une
montagne). La force de rappel est la poussée
d'Archimède.
• Ondes
de Rossby (ou ondes planétaires). - Ondes liées à la variation
de la rotation terrestre avec la latitude (effet de Coriolis variable).
Elles influencent les systèmes météorologiques à grande échelle.
• Ondes de choc.
- Ondes très rapides générées par des événements violents (explosions,
entrée dans l'atmosphère d'une météorite)
(V. ci-dessous).
Les ondes sonores (petites
ondes de pression) peuvent aussi être vues comme des onts atmosphériques.
Lames
d'étrave.
Lorsqu'un navire
ou un corps se déplace à la surface de l'eau à vitesse suffisante, il
engendre un système de perturbations caractéristiques. À l'avant, l'étrave
agit comme un point de diffraction : la masse liquide est déplacée brutalement
et donne naissance à un ensemble de vagues qui se propagent obliquement
par rapport à la direction du mouvement. Ces structures, appelées lames
d'étrave, forment un angle déterminé par la vitesse du mobile et la
pesanteur,
créant un sillage en V bien identifiable. Elles sont composées de vagues
divergentes, qui s'écartent latéralement, et de vagues transversales,
qui suivent la progression du corps. Leur géométrie et leur intensité
dépendent directement du nombre de Froude,
qui relie la vitesse à la longueur caractéristique du navire : plus ce
nombre est élevé, plus les lames sont marquées et plus l'énergie dissipée
en surface est importante. Ainsi, ces ondes traduisent une perte d'énergie
mécanique transformée en agitation de la surface liquide, et leur observation
est un outil précieux pour l'étude de l'hydrodynamique navale.
Ondes
de choc.
Dans le domaine
de l'aérodynamique et de la dynamique des gaz compressibles,
un phénomène analogue apparaît mais obéit à d'autres lois physiques.
Lorsqu'un corps se déplace dans l'air à une vitesse supérieure à celle
du son, il ne peut plus transmettre de perturbations de manière progressive
: les molécules de gaz n'ont pas le temps de
s'écarter, et une discontinuité de pression, de température et de densité
se forme. Cette discontinuité est l'onde de choc. Contrairement aux lames
d'étrave qui sont des ondes de surface dispersives et relativement continues,
l'onde de choc est une rupture nette où l'écoulement subit une compression
quasi instantanée. Elle se matérialise par un front incliné par rapport
à l'axe de déplacement, formant le fameux cône
de Mach, dont l'angle dépend du nombre
de Mach du mobile. Plus la vitesse est élevée, plus cet angle se
resserre. Dans les deux cas, eau ou air, la logique est similaire : le
milieu ne parvient plus à s'adapter en douceur au mouvement du corps,
et la réponse se traduit par des structures géométriques distinctives
qui témoignent de la dissipation d'énergie.
Ondes
de densité.
Une onde de densité
est une perturbation qui se propage à travers un milieu et qui modifie
la densité du matériau ou de la substance à travers laquelle elle se
propage. Ces ondes, qui peuvent aussi affecter les solides, sont principalement
étudiées dans le contexte de la mécanique
des fluides. Lorsqu'une onde de densité se propage à travers un fluide,
elle peut créer des zones de compression et de raréfaction, ce qui entraîne
des variations de densité dans le milieu. Ces variations de densité sont
souvent associées à des variations de pression. Par conséquent, les
ondes de densité sont également appelées ondes de pression ou ondes
acoustiques (Ã l'instar des ondes sonores). En astrophysique,
le terme d'onde de densité peut se référer à des structures observées
dans les galaxies, les amas de
galaxies ou même le milieu interstellaire.
Ces ondes de densité sont des variations locales de la densité de matière
à travers ces structures. En cosmologie, les ondes de densité jouent
un rôle décisif dans la formation des grandes structures de l'univers
(amas de galaxies et les superamas). Elles sont généralement associées
aux fluctuations de densité primordiales qui se sont développées Ã
partir des premières inhomogénéités de l'Univers peu après le début
de l'expansion cosmique. Ces fluctuations ont
évolué sous l'influence de la gravitation, créant ainsi des régions
de surdensité et de sous-densité.
Ondes
dans les solides (ondes volumétriques).
Dans un solide,
les ondes se propagent par l'intermédiaire des déformations élastiques
du matériau. Lorsqu'un point du solide est excité, il transmet sa perturbation
mécanique aux particules voisines, qui oscillent autour de leur position
d'équilibre. Ces oscillations donnent lieu à différents modes de propagation,
gouvernés par les équations de l'élasticité. Les plus courants sont
les ondes de compression, dites longitudinales, et les ondes de cisaillement,
dites transversales. Dans les premières, les particules vibrent dans la
direction de propagation : elles se compriment et se dilatent successivement,
ce qui transporte l'énergie par variations de densité et de pression.
Dans les secondes, les particules vibrent perpendiculairement à la direction
de propagation, ce qui implique des forces de cisaillement, impossibles
à transmettre dans les fluides mais caractéristiques des solides. La
vitesse de ces ondes dépend de la densité du matériau et de ses constantes
élastiques, notamment le module de Young et le module de cisaillement.
C'est ce principe qui permet, par exemple, aux ondes sismiques de parcourir
la Terre et d'informer sur sa structure interne.
Ondes
de surface.
Les ondes de surface
constituent une catégorie particulière, observée aussi bien dans les
solides que dans les milieux fluides à interface libre. Dans un solide
semi-infini, elles apparaissent à la limite entre le matériau et l'air
ou le vide. Dans le cas des fluides, les ondes de surface sont celles qui
animent l'interface entre deux milieux de densités différentes, comme
l'eau et l'air, et qui résultent d'un équilibre entre l'inertie et les
forces de rappel telles que la gravité ou la tension superficielle.
Une
vague à la surface de l'océan est une onde qui se propage à l'interface
entre deux milieux, l'eau et l'air. C'est une onde de surface, un cas particulier
qui combine des mouvements à la fois transversaux et longitudinaux. Les
particules d'eau ne se contentent pas de monter et de descendre; elles
décrivent plutôt un mouvement circulaire ou elliptique, transmettant
l'énergie vers l'avant sans que la masse d'eau ne se déplace horizontalement
sur de grandes distances. La force de rappel principale n'est plus la tension
élastique ou la compression, mais la pesanteur qui tend à aplanir la
surface, et dans une moindre mesure la tension superficielle pour les vaguelettes.
Dans la pratique les deux dynamiques (pesanteur et tension superficielle)
agisseant simultanément, chacune à son échelle, et confèrent une complexité
particulière au phénomène de propagation des ondes de surface. Contrairement
aux ondes sonores, les vagues peuvent se propager sur de très longues
distances, transportant une quantité d'énergie considérable, mais elles
non plus n'entraînent pas le transport de matière sur la longue distance
(on n'observe que, qu'un mouvement orbital local des particules d'eau).
Leur comportement est également influencé par des facteurs externes comme
la profondeur de l'eau, le vent qui leur transfère de l'énergie, et elles
peuvent donner lieu à des phénomènes de diffraction ou de réfraction.
Ondes
sismiques.
Les ondes sismiques
sont des vibrations qui se propagent à travers la Terre à la suite d'un
événement tel qu'un tremblement de terre (séisme) ou une explosion.
Il existe principalement deux types d'ondes sismiques : les ondes volumétriques
(ondes de compression P et ondes de cisallement S) et les ondes de surface
(ondes de Love et ondes de Rayleigh).
• Les
ondes de compression ou ondes P sont les premières ondes à être
enregistrées lors d'un tremblement de terre. Elles sont appelées ondes
de compression car elles provoquent des déformations de compression et
de dilatation dans le matériau qu'elles traversent. Ces ondes se propagent
à travers les solides, les liquides et les gaz, ce qui les rend les plus
rapides des ondes sismiques. Elles peuvent se propager à travers le noyau
interne solide de la Terre, bien que leur vitesse augmente lorsque la densité
du matériau augmente.
• Les ondes
de cisaillement ou ondes S se propagent en provoquant des mouvements
de cisaillement perpendiculaires à la direction de propagation. Elles
ne peuvent pas se propager à travers les liquides ni les gaz et sont plus
lentes que les ondes P. Les ondes S ne peuvent pas traverser le noyau externe
liquide de la Terre, ce qui a permis de déduire que le noyau externe est
liquide et que le noyau interne est solide.
• Les ondes
de Love sont des ondes uniquement transversales (elles provoquent des
mouvements horizontaux perpendiculaires à la direction de propagation
), confinées près de la surface et se propageant grâce à des conditions
de stratification. Ces ondes, bien que limitées à une couche mince, peuvent
transporter une énergie considérable. Elles sont responsables de
mouvements de balancement et d'oscillation et jouent un rôle déterminant
dans les séismes destructeurs, car elles concentrent les effets vibratoires
à la surface du sol où se trouvent les infrastructures humaines.
• Les ondes
de Rayleigh combinent des mouvements verticaux et horizontaux, créant
des mouvements elliptiques dans le plan vertical, décroissants en amplitude
avec la profondeur. Elles provoquent des mouvements de sol circulaires
et elliptiques, ce qui peut être à l'origine de dégâts importants lors
des tremblements de terre.
Ondes électromagnétiques.
Les ondes
électromagnétiques sont des fluctuations des champs électrique
et magnétique qui se propagent à travers l'espace, transportant de l'énergie
et de l'information sans avoir besoin d'un support matériel. Ces ondes
sont générées par des charges électriques en mouvement (électrons,
en particulier). Elles se déplacent dans le vide à la vitesse c = environ
299 792 458 mètres par seconde (vitesse dite de la lumière) et se présentent
dans une large gamme de fréquences et de longueurs d'onde. Cette gamme,
appelée le spectre électromagnétique, s'étend
de courtes longueurs d'onde et hautes fréquences (comme les rayons gamma,
les rayons X, ultraviolet), à des longueurs d'ondes et fréquences qui
correspondent à la lumière visible, et de longues longueurs d'onde et
basses fréquences (comme l'infrarouge, les micro-ondes et les ondes
radio).
Ondes gravitationnelles.
Les ondes
gravitationnelles, quant à elles, correspondent
à la propagation de perturturbations de la structure même de l'espace-temps
prédites par la relativité générale d'Einstein.
Ces ondes, elles aussi transversales, se propagent à la vitesse de la
lumière à partir d'événements cosmiques massifs et accélérés, tels
que des collisions de trous noirs, des fusions
d'étoiles à neutrons ou des explosions de supernovae.
Elles se manifestent sous forme d'ondulations dans l'espace-temps lui-même,
créant des variations infinitésimales de longueur dans des objets Ã
grande échelle, comme des bras d'interféromètres séparés par des kilomètres.
Les ondes gravitationnelles transportent de l'énergie,
mais elles interagissent extrêmement faiblement avec la matière, ce qui
rend leur détection complexe. En septembre 2015, le Laser Interferometer
Gravitational-Wave Observatory (Ligo), situé aux Etats-Unis, a annoncé
la première détection directe d'ondes gravitationnelles. Depuis lors,
plusieurs autres détections ont eu lieu. Outre le Ligo, il existe d'autres
observatoires d'ondes gravitationnelles, à commencer par Virgo, également
un interféromètre géant, qui se trouve en Italie, près de Pise. |
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