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Le rayonnement
électromagnétique constitue une forme d'énergie qui se propage dans
l'espace sous la forme d'ondes.
Il est caractérisé par l'oscillation simultanée d'un champ électrique
et d'un champ magnétique, qui sont perpendiculaires l'un à l'autre et
perpendiculaires à la direction de propagation de l'onde.
Ces ondes peuvent voyager à travers le vide à une vitesse
constante, appelée vitesse de la lumière, notée c, qui est approximativement
de 299 792 458 mètres par seconde. La vitesse de propagation des ondes
électromagnétiques ralentit lorsqu'elles traversent un milieu matériel.
Chaque rayonnement électromagnétique
est défini par sa longueur d'onde
(la distance entre deux crêtes successives de l'onde)
ou sa fréquence (le nombre d'oscillations
par seconde), qui sont inversement proportionnelles : plus la longueur
d'onde est courte, plus la fréquence est élevée, et vice versa. Le produit
de la longueur d'onde (λ) et de la fréquence (ν) est égal à la vitesse
de la lumière (c) dans le milieu considéré (λ.ν = c). . Les
ondes électromagnétiques peuvent être polarisées linéairement, circulairement
ou elliptiquement.
L'énergie transportée par l'onde est
directement proportionnelle à sa fréquence, conformément à la relation
d'Einstein-Planck (E = hν), où h est la constante
de Planck. Cela signifie que les rayonnements de haute fréquence transportent
plus d'énergie que ceux de basse fréquence.
Les ondes électromagnétiques
Le spectre électromagnétique.
L'ensemble de tous les types de rayonnements
électromagnétiques, classés par fréquence ou longueur d'onde, forme
le spectre électromagnétique. Ce spectre est
continu et couvre une gamme immense, allant des ondes radio de très basse
fréquence et longue longueur d'onde aux rayons gamma de très haute fréquence
et courte longueur d'onde. Entre ces extrêmes, on trouve les micro-ondes,
le rayonnement infrarouge, la lumière visible, le rayonnement ultraviolet,
les rayons X et le rayonnement gamma. Chaque région de ce spectre possède
des propriétés distinctes et des applications qui lui sont propres.
Les
ondes radio.
Les ondes radio
sont des ondes électromagnétiques de faible fréquence, situées en bas
du spectre électromagnétique. Elles possèdent des longueurs d'onde relativement
longues, allant de quelques millimètres à plusieurs kilomètres. Grâce
à cette longueur d'onde, elles sont capables de pénétrer dans certaines
substances comme le sol ou l'eau et sont largement utilisées pour la communication
sans fil, notamment dans les téléphones mobiles, la radio, la télévision
et les systèmes de navigation. Les ondes radio peuvent être captées
et analysées pour étudier les phénomènes atmosphériques. Par exemple,
les variations dans les conditions ionosphériques influencent la propagation
des ondes radio, ce qui peut être utilisé pour surveiller les changements
dans l'environnement atmosphérique, tels que les orages ou les ouragans.
De plus, les émissions radio provenant de sources cosmiques, comme les
pulsars ou les galaxies lointaines, permettent aux astronomes de mieux
comprendre l'univers.
Les
micro-ondes.
Les micro-ondes
occupent une position plus élevée dans le spectre électromagnétique,
avec des fréquences plus élevées que celles des ondes radio et des longueurs
d'onde plus courtes. Leur capacité à générer de la chaleur lorsqu'elles
sont absorbées par des molécules de matière, notamment l'eau, fait d'elles
un outil précieux dans la cuisine moderne. Les micro-ondes sont aussi
employées pour la transmission de données, et dans divers domaines de
la technologie de communication. Bien que produites principalement par
des dispositifs artificiels,elles jouent un rôle important dans
la compréhension de certains phénomènes naturels. Notamment, le fond
diffus cosmologique, une signature des premiers temps de l'expansion
du l'univers, est composé principalement de micro-ondes. En
outre, comme les micro-ondes sont absorbées par l'eau dans l'atmosphère,
ce phénomène peut être utilisé pour mesurer la vapeur d'eau ou pour
suivre les mouvements des nuages.
Le
rayonnement infrarouge.
Le rayonnement infrarouge
est situé encore plus haut dans le spectre électromagnétique, juste
après le visible. Il correspond aux longueurs d'onde proches de la lumière
visible mais invisibles à l'œil humain. Ce type de rayonnement est perçu
par notre corps comme de la chaleur. C'est également utilisé dans des
technologies comme la thermographie infrarouge, qui permet de détecter
des variations de température, ou dans des dispositifs de chauffage infrarouge.
Le rayonnement infrarouge est omniprésent dans la nature, car il est émis
par tous les objets à température supérieure à zéro Kelvin.
Les objets chauds,à commencer par les êtres humains et les autres animaux,
émettent naturellement du rayonnement infrarouge. Dans l'atmosphère terrestre,
le rayonnement infrarouge joue un rôle clé dans le cycle de l'énergie
et le climat global. Lorsque la Terre absorbe de l'énergie solaire, elle
la restitue sous forme de rayonnement infrarouge. Les gaz à effet
de serre, tels que le dioxyde de carbone et l'eau vaporisée, interceptent
une partie de ce rayonnement infrarouge, ce qui contribue au réchauffement
de la planète. De plus, les satellites et les instruments terrestres
utilisent le rayonnement infrarouge pour surveiller la température de
la surface terrestre, des océans et des couches atmosphériques, ainsi
que pour détecter des événements météorologiques tels que les feux
de forêt, les inondations ou les tempêtes.
La
lumière visible.
La lumière
visible représente la très petite portion du spectre électromagnétique,
celle que l'oeil humain peut détecter (la rétine
qui capte la lumière et l'envoie au cerveau pour interpréter les images).
La lumière est par ailleurs essentielle à la à la photosynthèse.
Elle
se compose des différentes couleurs de l'arc-en-ciel, du rouge (basse
fréquence) au violet (haute fréquence). La lumière
peut être émise par les corps très chauds (d'une bûche en combustion
dans la cheminée aux étoiles les plus lointaines...); certaines technologies,
comme celles des diodes électroluminescentes (LED) permettent aussi la
production de lumière. La lumière est utilisée pour l'éclairage, les
écrans (LCD, LED et OLED) qui génèrent eux-mêmes de la lumière pour
afficher des informations visuelles, les lasers,
les fibres optiques qui permettent la transmission d'informations à grande
vitesse sur de longues distances, etc. Les phénomènes d'optique, tels
que la réfraction, la réflexion
et la diffraction, expliquent comment la lumière se comporte lorsqu'elle
traverse différents matériaux ou rencontre des obstacles.
Les
rayonnements ultraviolets.
Les rayonnements
ultraviolets (UV) ont des longueurs d'onde plus courtes que la lumière
visible. Elles sont situées entre 10 nanomètres et 400 nanomètres. Ces
rayonnements sont classifiés en trois bandes : UV-C (les plus énergétiques),
UV-B et UV-A (les
moins énergétiques). Les UV sont produits par des sources telles que
le Soleil et des lampes spécifiques. Ils ont une forte interaction avec
les molécules biologiques. Les UV-A et UV-B en particulier peuvent
causer des dommages aux ADN des organismes vivants, augmentant le risque
de mutations et de cancers. Cependant, en petites doses, ils stimulent
la production de vitamine D dans le corps humain. Les UVB (entre 280 et
315 nm) affectent directement la photosynthèse en modifiant la structure
des pigments chlorophylliens et en altérant la croissance des plantes.
Certains organismes microbiens utilisent également les UV pour produire
de la vitamine D. Les UV-B jouent par ailleurs un rôle central dans
la formation de l'ozone stratosphérique. Les photons UV-B brisent les
molécules d'oxygène (O2) en atomes d'oxygène (O),
qui se combinent ensuite pour former de l'ozone (O3).
Cet ozone agit comme un bouclier protecteur contre les rayonnements UV
plus nocifs
Les
rayonnements X.
Les rayonnements
X sont encore plus énergétiques et ont des longueurs d'onde comprises
entre 0,01 et 10 nanomètres. Ils sont générés par des accélérations
rapides de particules chargées, comme des électrons, ou par des transitions
d'énergie d'électrons autour des noyaux
atomiques dans des configurations spécifiques, notamment dans les
rayons X provenant d'accélérateurs de particules. Les rayonnements X
sont utilisés en médecine pour les radiographies et en astrophysique
dans l'étude des environnements extrême. Les explosions de supernovae
génèrent des rayonnements X intenses en raison de la fusion nucléaire
explosive et de la décharge d'énergie massive. Les étoiles à neutrons,
qui sont les résidus de supernovae, émettent également des rayonnements
X en raison de leur magnétisme intense et de leurs champs gravitationnels
puissants. Les particules accélérées par des champs magnétiques violents
dans des régions autour des trous noirs ou dans les jets de galaxies actives
peuvent aussi émettre des rayonnements X via un processus appelé rayonnement
synchrotron. Les rayonnements X peuvent interagir avec l'hydrogène interstellaire,
provoquant des transitions électroniques et modifiant ainsi la structure
des nuages d'hydrogène.
Les
rayonnements gamma.
Les rayonnements
gamma, quant à eux, sont les plus énergétiques du spectre électromagnétique,
avec des longueurs d'onde inférieures à 0,01 nanomètre. Ils sont émis
lors de transformations nucléaires, comme dans les réactions de fission
ou de fusion nucléaire, ou lors de transitions d'énergie extrêmement
élevées dans les noyaux atomiques. Les rayonnements gamma, l'un des composantes
de la rédioactivité, sont produits par exemple lors de la fission nucléaire.
Ces rayonnements sont particulièrement destructeurs pour les matériaux
et les organismes vivants, car ils peuvent briser les molécules organiques
et endommager l'ADN. En médecine, ils sont utilisés pour traiter certains
types de cancers grâce à leur capacité à détruire les cellules cancéreuses.
Les rayonnements gamma, étant les plus énergétiques, sont associés
à des phénomènes extrêmement violents et énergétiques. Les explosions
de supernovae produisent des rayonnements gamma de très haute énergie.
Ces rayonnements peuvent aussi être émis lors d'éruptions solaires massives,
connues sous le nom de "jets gamma". Les rayonnements gamma sont aussi
émis lors de collisions violentes lors de l'accrétion de matière autour
de trous noirs supermassifs. Les rayonnements gamma (comme aussi les rayons
X) sont également une composante importante des rayons
cosmiques, qui atteignent la Terre et peuvent interagir avec les molécules
de l'atmosphère, provoquant des cascades de particules secondaires. Ces
rayonnements permettent aux astronomes d'étudier les environs immédiats
des trous noirs. Les noyaux actifs de galaxies, où des trous noirs supermassifs
absorbent massivement de la matière, émettent des rayonnements gamma
violents. Ces rayonnements sont observés par des télescopes spécialisés
et fournissent des informations cruciales sur l'évolution des galaxies.
La production
et la propagation des ondes électromagnétiques.
La production de
rayonnement électromagnétique est généralement due à l'accélération
de charges électriques.
Une
charge accélérée (ou un courant variable) produit un champ magnétique
qui varie dans le temps. Selon la loi de Faraday (rotationnel de E), ce
champ magnétique variable induit un champ électrique. À son tour, ce
champ électrique changeant crée, via la loi d'Ampère-Maxwell rotationnel
de B avec le terme de déplacement)., un champ magnétique. Ce couplage
entre les deux champs forme une boucle de rétroaction. Ces champs oscillants,
perpendiculaires l'un à l'autre et à la direction de propagation, s'entretiennent
mutuellement dans l'espace même en l'absence de charges.
Une manière simple
de produire une onde électromagnétique est de conférer à une une charge
électrique un mouvement d'oscillation sinusoïdal (la charge doit subir
une accélération harmonique, c'est-à -dire une variation sinusoidale
de sa vitesse) selon un axe déterminé. L'onde électromagnétique générée
sera alors une onde plane harmonique (sinusoïdale) se propageant perpendiculairement
à l'axe d'oscillation de la charge. Les dispositifs destinés à produire
de telles ondes sont appelés oscillateurs et les circuits qui les
composent sont appelés circuits oscillants.
Mathématiquement,
les
équations de Maxwell permettent de dériver une équation d'onde pour
chacun des champs. En l'absence de charges et de courants (dans le vide),
ces équations se simplifient et conduisent à deux équations d'ondes
indépendantes pour le champ électrique E et le champ magnétique B. Ces
équations montrent que chaque champ obéit à une propagation ondulatoire,
avec une vitesse donnée par c=1/μ0ε0,
où
μ0 est la perméabilité dans le vide (constante
magnétique) du vide et ε0​ sa permittivité dans
le vide (constante électrique).
Dans le cas d'une
onde électromagnétique plane se propageant dans une direction donnée,
par exemple selon l'axe x, le champ électrique est perpendiculaire Ã
la direction de propagation, par exemple orienté selon y, tandis que le
champ magnétique est perpendiculaire à la fois à x et à y, donc orienté
selon z. Les champs E et B sont donc orthogonaux entre eux et à la direction
de propagation. De plus, ils ont la même fréquence et leurs amplitudes
varient de manière sinusoïdale en fonction du temps et de la position.
La relation entre les champs est donnée par B= E/c​, en module, dans
le cas d'une onde plane dans le vide.
Si l'on note {E, B} le champ
électromagnétique, l'équation de propagation de l'onde électromagnétique
est ∆ {E, B} = (1/c²)∂²{E,
B}/∂t²,
ou ∆ est l'opérateur
laplacien (dérivée partielle seconde en un point de l'espace).
Densité et flux
d'énergie transportée.
L'énergie transportée
par une onde électromagnétique se répartit entre l'énergie du champ
électrique et l'énergie du champ magnétique. L'énergie par unité de
volume associée au champ électrique est donnée par uE
= 1/2(ε0E2), où
ε0 est la constante électrique (permittivité du
vide) et E l'amplitude du champ E. De même, l'énergie par unité
de volume associée au champ magnétique est donnée par : uB
= 1/2 (B²/ µ0), où µ0​
est la constante magnétique (perméabilité du vide) et B l'amplitude
du champ magnétique B. L'énergie totale est alors u = uE+
uB. En notant que, pour une onde plane en régime
harmonique, les intensités des champs électrique et magnétique sont
liés par la relation B= E/c (où c est la vitesse de la lumière),
et que ε0.µ0
= 1/c², on obtient
l'énergie totale transportée par unité de volume par une onde électromagnétique
est : u = ε0E².
Le flux d'énergie
transportée par l'onde électromagnétique est donné par le vecteur Poynting
S
=
(1/µ0)EΛB. Ce vecteur indique la direction
dans laquelle l'énergie électromagnétique se propage, et sa norme correspond
à la densité de puissance (énergie par unité de surface et par unité
de temps) transportée par le champ. Par exemple, pour une onde électromagnétique
plane dans le vide, S pointe dans la direction de propagation de
l'onde. Le vecteur de Poynting est également utilisé pour exprimer la
conservation de l'énergie électromagnétique à travers le théorème
de Poynting, qui relie la variation de l'énergie stockée dans le champ
à l'énergie transférée vers l'extérieur et à celle dissipée dans
un matériau.
Polarisation du
rayonnement électromagnétique.
La direction de
vibration des champs électrique et magnétique qui composent l'onde électromagnétique
définissent la polarisation de celle-ci.
Plus précisément, la polarisation se réfère à la direction spécifique
de vibration du champ électrique, car cette direction détermine comment
la lumière interagit avec divers matériaux ou structures.
Dans le cas d'une
onde électromagnétique non polarisée, les oscillations du champ électrique
se produisent dans toutes les directions perpendiculaires à la direction
de propagation, de manière aléatoire et indépendante. Cela se produit
généralement dans des sources lumineuses naturelles comme une lampe Ã
incandescence ou le Soleil, où les émissions proviennent de nombreux
émetteurs indépendants et non corrélés. Lorsque cette lumière traverse
un filtre polarisant, une partie de l'intensité lumineuse est bloquée,
laissant passer seulement les ondes électromagnétiques qui vibrent dans
une direction spécifique par rapport au filtre. Une onde électromagnétique
polarisée, en revanche, présente des vibrations du champ électrique
dans une direction préférentielle et cohérente. La polarisation d'une
onde électromagnétique peut être de divers types (polarisation linéaire,
circulaire, elliptique) .
La polarisation d'une
onde lumineuse peut être manipulée et analysée à l'aide de divers dispositifs,
tels que des filtres polarisants, des analyseurs de polarisation et des
convertisseurs de polarisation. Ces outils sont couramment utilisés en
optique pour étudier les propriétés des matériaux, analyser les images,
et optimiser les communications optiques.
Les interactions avec
la matière
Une fois produites,
les ondes électromagnétiques se propagent à la vitesse de la lumière,
c ≈ 3. 108 m/s dans le vide. Elles
ne nécessitent pas de milieu matériel pour se propager. Dans le vide,
elles ne rencontrent aucune résistance, se propagent sans perte
d'énergie et conservent leur forme. Les ondes électromagnétique peuvent
également se propager dans des milieux matériels (si ce n'était pas
le cas nous vivrions dans l'obscurité la plus totale!... non, en fait,
nous ne vivrions pas du tout...).
La différence avec
la propagation dans le vide, c'est que lorsque les ondes électromagnétiques
rencontrent un matériau, elles peuvent interagir avec les charges électriques
présentes dans celui-ci
Les formes d'interaction.
Trois types d'interactions
principales peuvent alors survenir :
•
Absorption.
- Les ondes électromagnétiques peuvent être absorbées par les matériaux,
ce qui transforme leur énergie en chaleur. Cela se produit lorsque les
fréquences des ondes correspondent aux niveaux d'énergie des molécules
ou des atomes du matériau.
• Réflexion
. - Les ondes peuvent être réfléchies par les surfaces des matériaux,
en particulier ceux qui sont conducteurs ou semi-conducteurs. La réflexion
est maximale pour les ondes incidentes perpendiculaires à la surface.
• Transmission.
- Certaines ondes peuvent traverser les matériaux sans être totalement
absorbées ou réfléchies. La proportion de transmission dépend de la
nature du matériau et de la fréquence des ondes.
Dans les milieux
matériels, la vitesse de propagation dépend de la perméabilité (μ)
et la permittivité (ε) du milieu.
Le comportement
quantique.
La description ondulatoire
du rayonnement électromagnétique est généralement appropriée
pour étudier les phénomènes de propagation, d'interférence et de diffraction,
mais elle se montre incapable de rendre compte de certains phénomènes
qui impliquent des interactions du rayonnement avec la matière, comme
l'absorption ou l'émission.
A la fin du XIXe,
l'analyse de deux phénomènes impliquant le rayonnement électromagnétique
(le rayonnement du corps noir et l'effet photoélectrique) mettait ainsi
échec la conception selon laquelle le rayonnement électromagnétique
peut être simplement compris comme une onde.
• En
1900, Max Planck a été ainsi conduit, pour expliquer le spectre du
corps
noir, à introduire l'idée que les oscillateurs sources du rayonnement
du rayonnement n'émettent ou n'absorbent l'énergie que de manière discontinue
(par quanta d'énergie). A partir de là , il a pu a pu établir
une loi cohérente avec l'expérience, posant ainsi les bases de la physique
quantique moderne.
• En 1905, Albert
Einstein, a utilisé l'hypothèse de Planck pour expliquer l'effet
photoélectrique, dans lequel des électrons sont éjectés d'un matériau
sous l'effet de la lumière. La manière dont cela se produit ne
peut être comprise que si l'on considère que la lumière transfère son
énergie, non pas comme une onde continue, sous forme discontinue,
selon des quanta d'énergie ou photons.
Ainsi, le rayonnement
du corps noir implique-t-il une quantification de l'émission d'énergie,
et l'effet photoélectrique révèle-t-il que l'absorption de cette énergie
se fait par paquets discrets. Ces observations ont conduit à l'abandon
de la conception purement ondulatoire de la lumière et ont jeté les bases
de la dualité onde-corpuscule
et de la mécanique quantique moderne : le
rayonnement électromagnétique peut être décrit, selon le cas, comme
une onde ou comme un corpuscule, deux descriptions exclusives l'une de
l'autre.
Bien que le rayonnement
électromagnétique puisse se propager comme une onde, ses interactions
avec la matière révèlent un comportement corpusculaire. Cette dualité
est affirmée de manière frappante par la relation de d'Einsteine (ou
de Planck-Einstein), selon laquelle chaque photon (corpuscule) possède
une énergie E proportionnelle à la fréquence de l'onde électromagnétique
associée :
E = hν
où h est la constante
de Planck (quantum d'action) qui caractérise le comportement corspusculaire
du rayonnement, et ν, qui en est l'expression ondulatoire.
Production quantique
du rayonnement électromagnétique.
Considéré à l'échelle
atomique et subatomique, le rayonnement électromagnétique peut être
produit de diverses manières.
•
Le rayonnement électromagnétique est couramment émis (et absorbé) lors
de transitions énergétiques au sein des atomes, des molécules ou des
noyaux. Lorsqu'un électron dans un atome passe d'un niveau d'énergie
plus élevé à un niveau plus bas, il émet un photon dont l'énergie
correspond à la différence entre les deux niveaux. Ce phénomène est
à l'origine des spectres d'émission discrets observés pour les atomes.
Inversement, l'absorption d'un photon peut exciter un système en élevant
un électron vers un niveau d'énergie supérieur.
• Une autre
manière de produire du rayonnement consiste à modifier la vitesse (en
module ou en direction) d'une charge en mouvement : l'énergie d'une charge
décélérée est émise sous la forme d'un rayonnment appelé bremsstrahlung
(ou rayonnement continu de freinage); l'énergie d'une charge dont la trajectoire
est courbée est cédée sous la forme d'un rayonnement appelé rayonnement
synchrotron. On a dans ce cas un rayonnement dont les fréquence s'étendent
se façon continue sur un certain domaine du spectre électromagnétique
(en foncttion des énergies impliquées).
• Le rayonnement
électromagnétique peut aussi être produit lors de processus nucléaires,
par exemple lors de la désintégration d'un noyau, la désexcitation de
celui-ci conduira à l'émission d'énérgie, sous la forme de photons
gamma (radioactivité gamma).
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