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A
Aberration. - On parle d'aberration pour parler d'une déviation de la lumière qui peut avoir des causes diverses. On distingue en particulier l'aberration d'origine instrumentale, et l'aberration de la lumière proprement dite, liée à la vitesse finie de la lumière :

Aberration des intruments. Elle provient de divers d√©fauts des syst√®mes optiques. Mentionnons simplement : 

+ L'aberration chromatique appara√ģt dans les instruments optiques dans lesquels la lumi√®re doit traverser des lentilles. Le r√©sultat est une d√©viation diff√©rente selon les longueurs d'onde et, partant, une irisation de l'image obtenue.

+ L'aberration de sphéricité correspond à une mauvaise convergence des rayons lumineux d'un miroir vers son foyer (ou vers un miroir secondaire). C'est une aberration de sphéricité dont souffre le miroir primaire du télescope spatial Hubble. Jusqu'à ce qu'elle soit corrigée par l'adjonction d'un système optique approprié, les rayons étaient focalisés à l'arrière du miroir secondaire.

Aberration de la lumière
+ L'aberration de la lumi√®re, ou aberration proprement dite, ne rel√®ve pas, quant √† elle, de l'instrumentation, mais de l'astrom√©trie. Cette aberration correspond au petit √©cart observ√© dans la position apparente d'une √©toile (ou de tout autre astre), par rapport √† sa direction vraie au cours de la journ√©e ou de l'ann√©e. L'aberration anuelle, qui fait d√©crire aux astres une petite ellipse sur la sph√®re c√©leste, est due √† la composition de la vitesse de la Terre autour du Soleil et de celle de la lumi√®re en provenance de cet astre. Son amplitude maximale, appell√©e constante de l'aberration annuelle, est de 20,48". L'aberration diurne, d'amplitude beaucoup plus faible, est li√©e au d√©placement de l'observateur lors de la rotation de la Terre sur elle-m√™me. On peut √©galement mentionner un effet d'aberration mineur, d√Ľ au d√©placement du Syst√®me solaire dans la Galaxie. Tous ces ph√©nom√®nes sont analogues √† celui que l'on peut constater lorsqu'on roule en voiture sous une pluie. Celle-ci tombe, pour l'observateur, obliquement et non plus verticalement. L'aberration de la lumi√®re a √©t√© d√©couverte en 1727 par James Bradley.
Ablation. - Perte de masse subie par un m√©t√©oro√Įde lorsqu'il p√©n√®tre dans l'atmosph√®re. Cela correspond en m√™me temps √† un processus de refroidissement invoqu√© notamment pour expliquer l'√©tat de la surface des m√©t√©orites, au cours duquel la partie p√©riph√©rique de l'objet consid√©r√© est vaporis√©e (normalement dans des proportions tr√®s importantes). La chaleur est ainsi √©vacu√©e en m√™me temps que la mati√®re est rejet√©e.

Abondance. - Proportion, compar√©e √† la quantit√© d'un √©l√©ment chimique de r√©f√©rence, de tel ou tel autre √©l√©ment chimique dans un volume donn√©. Ce volume pouvant √™tre l'ensemble d'un astre, une partie de celui-ci (son atmosph√®re, par exemple) ou une r√©gion de l'espace dans laquelle du gaz et de la poussi√®re se trouve dispers√©s sous forme de nuage. Un type particulier d'abondance chimique utilis√© en astronomie est la m√©tallicit√©, ou teneur en √©l√©ments chimiques plus lourds que l'h√©lium (valeur rapport√©e √† celle du fer). 

En astronomie, on d√©finit notamment l'abondance cosmique et d'abondance solaire : 

Abondance cosmique - Abondance des √©l√©ments dans l'univers. Cette proportion est couramment rapport√©e √† la quantit√© d'hydrog√®ne, l'√©l√©ment le plus commun, et qui est aussi le seul qui remonte au  big bang sans avoir connu de transformation. Les autres √©l√©ments sont les r√©sultats d'une nucl√©osynth√®se. Ils ont pu √©galement √™tre produits lors du big bang, comme l'h√©lium, ou plus tardivement, essentiellement par les √©toiles. √Čtudier les abondances cosmiques est donc un moyen d'√©clairer ces diff√©rents processus et l'histoire cosmique dont ils t√©moignent, et de tester les th√©ories dans lesquelles ils interviennent. 

Abondance solaire - Proportion relative des √©l√©ments dans le Soleil. Le Soleil est principalement constitu√© d'hydrog√®ne (environ 74% de sa masse) et d'h√©lium (environ 24% de sa masse). Cependant, il contient √©galement des traces d'autres √©l√©ments. Voici une approximation g√©n√©rale des proportions relatives des √©l√©ments dans le Soleil (les pourcentages sont donn√©s en termes de masse solaire relative, il correspondent donc √† la proportion de la masse du Soleil attribu√©e √† chaque √©l√©ment) :  Hydrog√®ne (H) : environ 74% de la masse totale du Soleil; H√©lium (He) : environ 24% de la masse totale du Soleil; Oxyg√®ne (O) : environ 0,1%;  Carbone (C) : environ 0,03%; Fer (Fe) : environ 0,03%; N√©on (Ne) : environ 0,01%;  Azote (N) : environ 0,01%; Silicium (Si) : environ 0,007%.
 Magn√©sium (Mg) : environ 0,006%;    Soufre (S) : environ 0,004%. Il existe √©galement dans le Soleil d'autres √©l√©ments pr√©sents en quantit√©s tr√®s faibles.

Absorption. - Processus par lequel une substance pénètre ou est incorporée à l'intérieur d'une autre substance. Cela implique que les molécules de la substance absorbée sont réparties à l'intérieur de la substance absorbante, souvent à travers son volume. Par exemple, lorsqu'on plonge un morceau de papier dans l'eau, le papier absorbe l'eau, ce qui fait que l'eau pénètre dans les pores du papier et s'étend dans tout son volume.

Absorption de la lumi√®re. - Effet, couramment observ√© en astronomie, de l'interposition de mati√®re (atomes, ions, mol√©cules, poussi√®res) entre une source lumineuse et l'observateur. La lumi√®re re√ßue est d'autant plus faible que l'absorption est importante. Cela peut-√™tre d√Ľ √† l'√©loignement de la source (beaucoup de mati√®re interstellaire √† traverser), ou √† la nature de la mati√®re interceptrice. Les poussi√®res tendent √† absorber de grandes plages de longueur d'onde, en particulier la lumi√®re visible, dont les petites longueurs d'ondes (vers le bleu) sont d'ailleurs plus facilement bloqu√©e que les plus grandes. Si l'absorption n'est que partielle, le r√©sultat est un apparent rougissement de la lumi√®re.Quant aux poussi√®res qui ont absorb√© de l'√©nergie, elles la r√©emettent au fur et √† mesure, √† des longueurs d'ondes plus importantes encore (infrarouge). On obtient alors un rayonnement de corps noir. Les atomes, ions et mol√©cules ont un comportement plus complexe. Il s'agit d'objets microscopiques. Leur mani√®re d'agir doit √™tre d√©crite en termes quantiques. Ces syst√®mes ne peuvent absorber (et √©mettre) que des valeurs bien d√©finies d'√©nergie, qui d√©pend d'ailleur de leur nature : une atome de sodium ne stocke pas l'√©nergie de la m√™me fa√ßon qu'un atome d'oxyg√®ne, par exemple). Le r√©sultat est ici une absorption s√©lective de la lumi√®re √† des longueurs d'ondes bien d√©finies, qui sur un spectre se traduit par la formation de raies sombres, observables dans la mesure o√Ļ elles se d√©tachent sur le spectre continu. 

Acc√©l√©ration. - Taux de variation d'une vitesse en fonction du temps. Elle est d√©finie comme la d√©riv√©e de la vitesse v par rapport au temps t ou comme la d√©riv√©e seconde de la distance s par rapport au temps : 

a = dv/dt = d²s/dt²
Elle se mesure en unités de distance par unité de temps au carré, c'est-à-dire, dans le système SI, en mètres par seconde carré (m/s²).

Une accélération peut être positive, négative ou nulle. Une accélération positive signifie que la vitesse d'un objet augmente avec le temps, une accélération négative signifie que la vitesse diminue avec le temps, tandis qu'une accélération nulle signifie que la vitesse est constante.

Accr√©tion. - Processus d'accumulation de mati√®re sous l'effet de la gravitation. Autour des astres responsables d'un tel processus, cela conduit fr√©quemment  √† l'apparition d'une structure interm√©diaire (appel√©e disque d'accr√©tion) entre la source de mati√®re (nuage interstellaire, enveloppe d'une √©toile g√©ante, etc.) et sa destination (une plan√®te ou √©toile en formation, ou encore un astre compact, tel un trou noir, une √©toile √† neutrons ou une naine blanche).

Achondrite. - On d√©signe ainsi une classe de  m√©t√©orites pierreuses d√©pourvues d'inclusions particuli√®res, appel√©es chondres. Les achondrites rappellent les basaltes'-terrestres et lunaires. On les suppose provenir de la cro√Ľte ou du manteau d'un corps parent (ast√©ro√Įde) qui aurait √©t√© suffisamment gros pour conna√ģtre une diff√©renciation interne.

Achromatisme. - Ce mot sert √† caract√©riser un un syst√®me optique  formant une image sans aberration chromatique :  toutes les couleurs du spectre visible se focalisent au m√™me point, produisant une image sans bords color√©s.

Ac√©tate. - Ion, sel ou ester de l'acide ac√©tique, contenant le groupe ac√©tate, lui-m√™me  form√© d'un atome de carbone, de deux atomes d'hydrog√®ne et de trois atomes d'oxyg√®ne. La formule chimique du groupe ac√©tate est CH3COO. L'ion ac√©tate a, quant √† lui, pour formule CH3COO-. On appelle ac√©tates les compos√©s contenant ce groupe. Par exemple :

‚ÄĘ Les ac√©tates de sodium sont des sels de sodium de l'acide ac√©tique. Ils sont utilis√©s dans l'industrie alimentaire comme conservateurs, r√©gulateurs d'acidit√© ou agents de texture. En laboratoire, le sel de sodium de l'acide ac√©tique est √©galement utilis√© comme tampon dans diverses applications biochimiques.

‚ÄĘ Les ac√©tates d'√©thyle sont des esters de l'acide ac√©tique et de l'√©thanol. Ils ont une odeur fruit√©e et sont utilis√©s comme solvants dans des applications industrielles, pharmaceutiques et cosm√©tiques. L'ac√©tate d'√©thyle est √©galement utilis√© comme additif alimentaire pour fournir une saveur de fruits dans certains produits.

‚ÄĘ Les ac√©tates de cellulose sont des polym√®res d√©riv√©s de la cellulose. Ils sont largement utilis√©s dans la fabrication de fibres textiles, de films plastiques, de rev√™tements et d'autres produits industriels.

‚ÄĘ L'ac√©tate de vinyle est un compos√© organique utilis√© dans la production de polym√®res synth√©tiques, notamment le poly(ac√©tate de vinyle) (PVA) et le poly(ac√©tate de vinyle) √©thyl√®ne (EVA). Ces polym√®res sont utilis√©s notamment dans les adh√©sifs, les rev√™tements, les films plastiques et les fibres textiles.

Acide. - Composé chimique possédant un atome d'hydrogène qu'il peut céder, en solution dans l'eau, sous la forme un ion hydrogène H+ (proton) lors d'une réaction chimique. Ainsi, la substance dont les molécules sont composées d'un atome d'hydrogène (H) et d'un atome de chlore (Cl) et qui est notée HCl, se révèle-t-elle en tant qu'acide (acide chlorhydrique) par la réaction :
HCl  H+ + Cl-
L'eau intervient ici en ce sens que l'ion H+ s'y lie imm√©diatement et, en pratique, la r√©action est plut√īt :
HCl + H2 H3O+ + Cl¬Į
D'un point de vue plus g√©n√©ral, un acide un  corps donneur de proton (th√©orie de Lowry-Br√∂nsted). A l'inverse, un corps accepteur d'un proton est appel√© une base.

Acronyque (ou acronique). (Lever et coucher des astres*). - Dans l'Antiquit√©, on nommait lever acronyque l'instant o√Ļ l'√©toile se l√®ve quand le Soleil se couche, et coucher acronyque l'instant o√Ļ l'√©toile se couche, quand le Soleil se l√®ve. Ces expressions sont les oppos√©es du lever et du coucher cosmiques. On notera que pour qu'une √©toile f√Ľt visible dans de telles conditions, il faudrait non seulement un horizon exceptionnellement pur, sans trop de lueur cr√©pusculaire, mais il faudrait encore que l'√©toile f√Ľt de particuli√®rement brillante. 

Acoustique*. - Branche de la physique qui a pour objet l'étude des sons et les phénomènes associés à leur production, leur transmission et leur perception. Elle englobe une grande variété de domaines, allant de la production des sons par des sources sonores (comme des instruments de musique ou des haut-parleurs) à leur propagation à travers des milieux tels que l'air, l'eau ou les solides, jusqu'à leur réception et leur interprétation par l'oreille humaine. L'acoustique physique proprement dite se concentre sur l'étude des propriétés physiques des sons (intensité, fréquence, vitesse de propagation et réflexion des ondes sonores).

Actinides. -  Nom donn√© √† 15 √©l√©ments chimiques, dont le premier, dans le tableau p√©riodique est l'actinium. Il s'agit de m√©taux radioactifs produits par d√©sint√©gration radioactive de l'uranium ou du thorium. Liste des actinides : actinium (Ac), thorium (Th), protactinium (Pa), uranium (U), neptunium (Np), plutonium (Pu), am√©ricium (Am), curium (Cm), berk√©lium (Bk), californium (Cf), einsteinium (Es), fermium (Fm), mendelevium (Md), nob√©lium (No) et lawrencium (Lr).

Actinium (Ac). - El√©ment chimique radioactif du groupe des actinides. Num√©ro atomique : 89. 

Action. - Grandeur physique introduite par Maupertuis, qui a les dimensions du produit d'une √©nergie par une dur√©e. On la d√©finit comme l'int√©grale le long d'une trajectoire d'une quantit√© appel√©e lagrangien, qui est une fonction des coordonn√©es, des vitesses et du temps. L'action S pour un syst√®me est not√©e comme S = ‚ąęLdt, o√Ļ L est le lagrangien.

Action (Principe de moindre). - Enonc√© selon lequel l'√©volution d'un syst√®me dynamique peut enti√®rement √™tre d√©finie en minimisant ou  ou en stationnarisant la quantit√© d'action qui lui est associ√©e. Ce principe a des applications importantes en m√©canique classique, en √©lectrodynamique, en optique g√©om√©trique, et en m√©canique quantique. Son origine est attribu√©e en grande partie √† Maupertuis. Apr√®s lui, Euler a formul√© un principe variationnel g√©n√©ralis√©, connu sous ce nom, qui stipule que la trajectoire suivie par un syst√®me physique entre deux points est telle que l'int√©grale de l'action est minimale. C'est une g√©n√©ralisation du principe de Fermat de la moindre dur√©e en optique. Lagrange, dans les ann√©es 1750, a initi√©  une nouvelle formulation de ce principe qui a conduit √† la formulation moderne du principe en termes de lagrangien et d'√©quations de Lagrange. Hamilton a encore reformul√© le principe de moindre action en termes d'√©quations canoniques qui portent son nom et qui sont des√©quations diff√©rentielles d√©crivant le mouvement d'un syst√®me physique en termes des d√©riv√©es partielles du lagrangien par rapport aux coordonn√©es et aux vitesses.Laplace a √©galement contribu√© au d√©veloppement de la th√©orie de l'action dans sa M√©canique c√©leste, o√Ļ il a appliqu√© les principes de moindre action aux mouvements des plan√®tes. Au XXe si√®cle, le principe de moindre action a √©t√© √©tendu et g√©n√©ralis√© dans le cadre de la m√©canique quantique par des physiciens comme Richard Feynman, qui a d√©velopp√© le formalisme du chemin int√©gral bas√© sur le principe de moindre action g√©n√©ralis√©, qui √©nonce que la trajectoire suivie par une particule est telle que l'int√©grale de l'action est minimale parmi toutes les trajectoires possibles entre deux points dans l'espace des configurations.

Action de masse (loi d'). - Cette loi, également connue sous le nom de loi de Guldberg-Waage, régit les équilibres chimiques. Elle énonce que, dans un système chimique à l'équilibre, la vitesse de réaction de chaque étape élémentaire de la réaction est proportionnelle au produit des concentrations des réactifs, élevées à une puissance correspondant aux coefficients stoechiométriques de chaque réactif dans l'équation équilibrée. Plus précisément, si nous avons une réaction chimique générale de la forme :

aA + bB ‚ÜĒ cC + dD
o√Ļ A et B sont les r√©actifs, C et D sont les produits, et a, b, c, d sont les coefficients stŇďchiom√©triques, la loi d'action de masse s'exprime math√©matiquement comme suit :
K = ( [C]c [D]d ) / ( [A]a [B]b )
o√Ļ [A], [B], [C], et [D] repr√©sentent les concentrations des diff√©rentes esp√®ces chimiques en √©quilibre et K est la constante d'√©quilibre, dont la valeur est sp√©cifique pour chaque r√©action chimique √† une certaine temp√©rature.

Activité. - Le terme se rapporte à tout ensemble de phénomènes énergétiques variables dont un astre peut être le siège. On parle par exemple de l'activité solaire pour désigner les effets de ses perturbations d'origine magnétique (par exemple, apparition de taches et de protubérances, ou encore sursauts radio). On évoque également l'activité stellaire (analogue à celle du Soleil), et l'activité des galaxies, qui peut-être liées au déroulement événements violents dans leurs régions centrales (AGN), ou à des naissances massives d'étoiles (activité de formation stellaire ou flambée d'étoiles).

Addition (réaction d'). - Réaction chimique dans laquelle deux ou plusieurs réactifs se combinent pour former un produit sans qu'aucune molécule ne soit perdue ou séparée. Dans une réaction d'addition, les atomes ou les groupes fonctionnels présents dans les réactifs sont simplement ajoutés les uns aux autres pour former une nouvelle molécule.Les réactions d'addition peuvent se produire selon différents mécanismes, parmi lesquels :

‚ÄĘ R√©action d'addition d'halog√©nures √† des alc√®nes : un halog√©nure (comme le chlore ou le brome) s'ajoute √† un alc√®ne pour former un halog√©noalcane. Ex. : la r√©action de l'√©th√®ne (C2H4) avec le chlore (Cl2) donne du chlorure d'√©thyle (C2H5Cl).

‚ÄĘ R√©action d'addition d'hydrog√®ne √† des alc√®nes : des mol√©cules d'hydrog√®ne (H2) r√©agissent avec des alc√®nes pour former des alcanes. Ex.-: la r√©action de l'√©th√®ne (C2H4) avec de l'hydrog√®ne (H2) donne de l'√©thane (C2H6).

‚ÄĘ R√©action d'addition d'eau √† des alc√®nes : cette r√©action, appel√©e hydratation, se produit lorsque de l'eau (H2O) r√©agit avec un alc√®ne pour former un alcool. Ex. :  la r√©action de l'√©th√®ne (C2H4) avec de l'eau donne de l'√©thanol (C2H5OH).

‚ÄĘ R√©action d'addition d'acide cyanhydrique √† des ald√©hydes ou des c√©tones : l'acide cyanhydrique (HCN) r√©agit avec un ald√©hyde ou une c√©tone pour former un cyanohydrine. Ex. : la r√©action de l'ac√©tone (CH3COCH3) avec l'acide cyanhydrique (HCN) donne le cyanohydrine de l'ac√©tone (CH3C(OH)(CN)).

Adiabatique. -  Terme servant √† qualifier  un processus qui affecte un syst√®me sans √©change de chaleur avec son environnement. Le concept est utilis√© en thermodynamique, en m√©canique quantique, en m√©t√©orologie, en cosmologie.

Adsorption. - Processus par lequel des mol√©cules, des atomes ou des ions d'une substance adh√®rent √† la surface d'une autre substance solide ou liquide. Cela se produit g√©n√©ralement √† la surface d'un mat√©riau poreux, comme le charbon actif ou certains types de min√©raux. L'adsorption n'implique pas que la substance adsorb√©e p√©n√®tre profond√©ment dans le mat√©riau adsorbant, mais plut√īt qu'elle adh√®re √† sa surface. L'adsorption peut √™tre divis√©e en deux types principaux :

+ Adsorption physique : Les forces intermoléculaires, telles que les forces de van der Waals, sont responsables de l'adsorption physique. Cela signifie que les molécules adsorbées sont retenues par des forces relativement faibles.

 + Adsorption chimique : L'adsorption chimique implique des interactions chimiques entre les mol√©cules adsorb√©es et la surface du mat√©riau adsorbant. Ces interactions peuvent √™tre plus fortes que les forces de van der Waals et peuvent impliquer des liaisons chimiques.

Aérolithe. - Type de météorite qui a explosé dans l'atmosphère terrestre avant d'atteindre le sol.

A√©rosol. - M√©lange de petites particules solides ou liquides dispers√©es dans un gaz. Ces particules peuvent avoir des tailles allant de quelques nanom√®tres √† plusieurs dizaines de microm√®tres. Les a√©rosols sont pr√©sents dans l'atmosph√®re terrestre, o√Ļ ils peuvent avoir des effets significatifs sur le climat, la qualit√© de l'air et la sant√© humaine.

Affleurement. - Zone o√Ļ des roches ou des formations g√©ologiques apparaissent √† la surface de la terre ou de l'oc√©an. Ces expositions naturelles de roches sont g√©n√©ralement le r√©sultat de l'√©rosion, de l'action des √©l√©ments, de la tectonique des plaques ou d'autres processus g√©ologiques qui ont mis √† nu les couches souterraines. Les affleurements, de tailles tr√®s diverses, peuvent prendre de nombreuses formes, notamment des falaises, des parois rocheuses, des berges de rivi√®res, des plages, des carri√®res et des montagnes.

Affluent. - On appelle affluent un  cours d'eau qui a son embouchure dans un fleuve ou dans une autre rivi√®re, et perd son nom dans le reste de la vall√©e.  L'Oise est un affluent de la Seine et l'Aisne est un affluent de l'Oise. Il arrive souvent que des cours d'eau moins longs ou moins abondants que d'autres qu'ils re√ßoivent sont n√©anmoins consid√©r√©s comme les rivi√®res ma√ģtresses. Ainsi le Rhin est moins puissant que l'Aar, le Danube a moins d'eau que l'Inn; c'est l'usage qui fait loi. Il arrive aussi qu'au moment o√Ļ deux cours d'eau se confondent, le fleuve form√© de leur r√©union porte un nouveau nom ; ainsi la Werra r√©unie √† la Fulda forme la Weser; la R√©zat franconienne et la R√©zat souabe forment la Rednitz. Enfin, il se rencontre des particularit√©s curieuses que l'usage seul peut faire conna√ģtre : ainsi lorsque le Boug et la Narev, rivi√®res de Pologne, ont confondu leurs eaux, la nouvelle rivi√®re porte le nom de Narev sur la rive droite et de Boug sur la rive gauche. En Afrique et en Am√©rique du Sud, les d√©nominations g√©ographiques sont impos√©es aux rivi√®res ou aux fleuves d'une mani√®re plus capricieuse encore puisque la m√™me ligne fluviale change plusieurs fois de nom, suivant les territoires qu'elle traverse.

Age. - Le mot d√©signe de fa√ßon g√©n√©rale le temps √©coul√© entre une date qui est d√©finie comme origine et l'instant pr√©sent. L' astronomie aborde la notion d'√Ęge dans des contextes assez divers. Si l'on s'int√©resse aux calendriers, par exemple, on pourra parler de l'√Ęge de la Lune, qui est l'intervalle de temps compt√© en jours depuis la nouvelle lune. Mais l'√Ęges des objets c√©lestes qui est abord√©.  Le domaine qui y est d√©di√© se nomme la cosmochronologie. Elle s'occupe de d√©finier et donner des valeurs, par exemple, aux termes suivants : 

‚ÄĘ Age du Syst√®me solaire - Il a √©t√© d√©termin√© √† partir de la d√©termination de l'abondance dans les m√©t√©orites de certains isotopes tels que strontium et le rubidium, issus de d√©sint√©grations radioactives. Il est de 4,56 milliards d'ann√©es.

‚ÄĘ Age des √©toiles - Il est compt√© √† partir de l'instant o√Ļ l'√©toile d√©marre la combustion thermonucl√©aire de ses r√©gions centrales. L'√©toile a pu se condenser (et √™tre extr√™mement lumineuse) auparvant pendant plusieurs millions d'ann√©es, sous la forme d'une T Tauri, ou d'une √©toile de Herbig. Les √©toiles ont une long√©vit√© qui d√©pend de leur masse initiale : les √©toiles les plus massives explosent en supernova apr√®s pquelques millions d'ann√©es. le Soleil, qui est une √©toile de masse moyenne, est actuellement √Ęg√©, comme le syst√®me solaire, et aura une activit√© nucl√©aire dans ses r√©gions centrales pendant encore cinq milliards d'ann√©es. Certaines √©toiles peu massives (naines rouges) peuvent briller des milliers de milliards d'ann√©es. Typiquement les √©toiles de masse moyenne abordent les derni√®res phase de leur existence sous la forme de g√©antes rouges. La pr√©sence en nombre de g√©antes rouges dans un amas stellaire ou dans une galaxie est donc le signe d'un certain √Ęge. Les galaxies elliptiques g√©antes, et les bulbes et halos des galaxies spirales renferment majoritairement de vieilles √©toiles (population II). Les disques des galaxies spirales et les galaxies irreguli√®res sont en revanche caract√©ris√©es par une population jeune (population I).

‚ÄĘ  Age de l'univers - Temps √©coul√© depuis le d√©but de la phase actuelle d'expansion cosmique. Autrement dit depuis le big bang. Il serait compris, selon les estimations actuelles √† 13,7 milliards d'ann√©es. Un √Ęge approch√©, appel√© √Ęge de Hubble, est donn√© par l'inverse de la constante de Hubble H0.

AGN. - Noyau galactique actif (en anglais : Active Galactic Nucleus). C'est une r√©gion tr√®s lumineuse (dans un large domaine de fr√©quences , depuis les rayons gamma aux ondes radio) situ√©e au centre de certaines galaxies. Les AGN sont souvent associ√©s √† des trous noirs supermassifs, nich√©s au centre des galaxies. Ils sont  aliment√©s par l'accr√©tion de mati√®re dans le trou noir central, qui lib√®re de l'√©nergie sous forme de rayonnement. Des jets de plasma s'√©tandant sur de longues distances leur sont souvent associ√©s.

Aimant. - Un aimant est un objet ou un mat√©riau qui poss√®de un des propri√©t√©s magn√©tiques, c'est-√†-dire capable d'exercer √† distance une force sur une autre objet ayant ces m√™mes propri√©t√©s. Les aimants ont deux p√īles, un p√īle nord et un p√īle sud. Les lignes de champ magn√©tique sortent du p√īle nord et entrent dans le p√īle sud, formant un champ magn√©tique qui peut exercer une force d'attraction ou de r√©pulsion sur d'autres mat√©riaux magn√©tiques.  Les aimants de m√™me polarit√© (nord-nord ou sud-sud) se repoussent, tandis que les aimants de polarit√© oppos√©e (nord-sud) s'attirent. Les aimants qui conservent leur magn√©tisme sans n√©cessiter une source d'alimentation externe sont appel√©s aimants permanents et sont souvent fabriqu√©s √† partir de mat√©riaux magn√©tiques durs. Exemples :  les aimants en ferrite, les aimants en n√©odyme (NdFeB) ou les aimants en samarium-cobalt (SmCo). Ces aiments peuvent cependant perdre  leur magn√©tisme lorsqu'ils sont expos√©s √† des temp√©ratures √©lev√©es, √† des chocs violents ou √† des champs magn√©tiques inverses.  Les aimants temporaires sont ceux qui qui acqui√®rent des propri√©t√©s magn√©tiques seulement lorsqu'ils sont expos√©s √† un champ magn√©tique externe, et qui perdent leur magn√©tisme lorsque ce champ est supprim√©. Exemple : les aimants en fer doux.

Air. - Substance gazeuse formant autour de la Terre une enveloppe d√©sign√©e du nom d'atmosph√®re. L'air au milieu duquel nous naissons et vivons nous para√ģt sans odeur ni saveur; vu sous une faible √©paisseur, il est incolore, mais en masse il est bleu, du fait de la diffusion de la lumi√®re par les mol√©cules qu'il contient; c'est lui qui donne au ciel sa couleur, et qui nous fait voir avec la m√™me teinte les objets √©loign√©s. D'abord soup√ßonn√©e par J. Rey, Boyle, Bayen, Scheele, etc, la constitution chimique de l'air est connue depuis les travaux de Lavoisier, et a √©t√© pr√©cis√©e par les exp√©riences de Gay-Lussac et de Humboldt . Ces √©tudes ont montr√© que l'air est un simple m√©lange (et non une combinaison comme on l'avait souvent soutenu auparavant) de gaz, o√Ļ dominent les mol√©cules d'azote (78,02%, selon les mesures actuelles) et d'oxyg√®ne (environ 20,95%). D'autres gaz s'y rencontrent dans de plus faibles proportions : argon (0,93%) et dioxyde de carbone (0,03%), ainsi que du m√©thane, de l'hydrog√®ne, du monoxyde de carbone, de l'ammoniac, de l'ozone, du dioxyde de soufre et des oxydes d'azote, √† l'√©tat de traces. Des proportions donn√©es en l'absence de vapeur d'eau, qui est √©galement √™tre pr√©sente, mais dans des proportions variables et tr√®s changeantes. 



Bernard Tyburce, Une étrange histoire de l'air, Ellipses Marketing, 2010. -

Alb√©do. - Fraction de lumi√®re r√©fl√©chie par un astre. Cette notion concerne essentiellement les corps du Syst√®me solaire, et renvoie √† leur capacit√© √† r√©fl√©chir la lumi√®re du Soleil. L'alb√©do d'un corps parfaitement absorbant (noir) est nul. L'alb√©do d'un corps parfaitement r√©fl√©chissant (blanc) est √©gal √† un. Ceci dit, il existe plusieurs d√©finitions de l'alb√©do, pour tenir notamment compte du fait qu'un corps peut ne pas r√©fl√©chir la lumi√®re dans les m√™mes proportions selon la longueur d'onde consid√©r√©e, ou selon l'angle du faisceau incident. En pratique, deux d√©finitions sont utilis√©es : 

‚ÄĘ Alb√©do de Bond (ou global, ou plan√©taire) - il caract√©rise la proportion de flux d'√©nergie r√©fl√©chie dans toutes les directions par un corps suppos√© sph√©rique et √©clair√© par un flux de rayons parall√®les. Sauf mention contraire, c'est √† cet alb√©do de Bond que l'on se r√©f√®re dans ce site lorsqu'en est donn√©e une indication chiffr√©e.

‚ÄĘ Alb√©do g√©om√©trique - Quotient de la lumi√®re r√©fl√©chie par un corps dans la direction de la source lumineuse par la quantit√© de lumi√®re renvoy√©e par un disque parfaitement r√©fl√©chissant, de m√™me surface apparente.

Albite (nomm√©e aussi Cl√©velandite, Kieselspath, Eisspath, Dehorl blanc, T√©tartine, P√©ricline, etc.). -  Vari√©t√© de feldspath. plagioclase. C'est un silicate double d'alumine et de soude associ√© √† d'autres bases. Ordinairement de couleur blanch√Ętre, ce min√©ral se trouve en cristaux d√©rivant d'un prisme oblique √† base parall√©logramme obliquangle, dont les angles sont de 119¬į 1/2 sur 60¬į 1/2, tandis que la base est inclin√©e de 65¬į et 115¬į sur les pans du prisme. On y observe 3 clivages, dont 1 plus facile que les autres et inclin√©s entre eux, non de 90¬į, mais de 93¬į 1/2. L'albite a pour densit√© 2,61; et, parmi les bases associ√©es √† la soude dans sa composition, il faut citer la potasse, la chaux, la magn√©sie. L'albite est rare dans les roches granitiques o√Ļ l'orthose est si r√©pandue; on la rencontre dans l'eurite, le granitone, la protogyne, la gu√©gyne, le diorite; on peut rapporter √† cette espace la plus grande partie des feldspaths vitreux qu'on voit si commun√©ment en cristaux minces et fendill√©s dans les roches trachytiques, et qui ont √©t√© aussi d√©crits comme une esp√®ce sp√©ciale sous le nom de ryacolite. On peut rapprocher de l'albite l'oligoclase, qui est un silicate double d'alumine, de soude et de chaux, ayant la m√™me forme primitive, mais avec une base dont les angles sont de 115¬į 1/2 et 64¬į, 1/2. 

Alcalins (métaux). - Famille d'éléments chimiques qui appartiennent au premier groupe de la classification périodique des éléments. Les six métaux alcalins sont le lithium (Li), le sodium (Na), le potassium (K), le rubidium (Rb), le césium (Cs) et le francium (Fr).

Alcalino-terreux (métaux). - Famille d'éléments chimiques qui font partie du deuxième groupe (groupe 2) de la classification périodique des éléments. Les six métaux alcalino-terreux sont le béryllium (Be), le magnésium (Mg), le calcium (Ca), le strontium (Sr), le baryum (Ba) et le radium (Ra).

Alchimie*. - C'était l'art de la transmutation des métaux. Il a donné lieu à des manipulations et des expériences dont est issu la chimie.

Alcools. - Classe de compos√©s chimiques qui contiennent le groupe fonctionnel hydroxyle (‚ÄēOH) li√© √† un atome de carbone. La structure g√©n√©rale d'un alcool est ainsi du type R-OH, o√Ļ R repr√©sente un groupe alkyle ou aryle qui peut varier en taille et en complexit√©. Les alcools sont g√©n√©ralement des liquides ou des solides √† temp√©rature ambiante, selon leur poids mol√©culaire. Ils ont des points d'√©bullition plus √©lev√©s que les alcanes de taille similaire en raison des liaisons hydrog√®ne form√©es entre les groupes hydroxyle. Ils peuvent subir une r√©action d'oxydation pour former des c√©tones ou des ald√©hydes. Les r√©actions d'esterification sont courantes pour la synth√®se d'esters √† partir d'alcools.

Alembert (principe de d'). - Ce principe , √©galement connu sous le nom du principe des forces virtuelles, est utilis√© en m√©canique classique pour r√©soudre les probl√®mes de dynamique des syst√®mes m√©caniques. Il repose sur l'id√©e que l'√©quilibre dynamique d'un syst√®me peut √™tre consid√©r√© comme un √©quilibre statique sous l'action de forces fictives appel√©es forces virtuelles. Ces forces sont introduites pour neutraliser les forces r√©elles et inertielles qui agissent sur le syst√®me. En d'autres termes, le syst√®me est consid√©r√© comme soumis √† des forces r√©elles √©quilibr√©es par des forces virtuelles : ő£(F r√©elles + F virtuelles) = 0, o√Ļ ő£ repr√©sente la somme des forces, F r√©elles correspondent aux forces r√©elles agissant sur le syst√®me, et F virtuelles sont les force virtuelles introduites pour √©tablir l'√©quilibre. L'utilisation du principe de d'Alembert simplifie la r√©solution des probl√®mes dynamiques en permettant de consid√©rer un √©quilibre statique virtuel au lieu de r√©soudre les √©quations du mouvement pour chaque particule du syst√®me.

Alidade. - Instrument de mesure utilisé pour déterminer la position d'un objet ou d'un point dans l'espace en mesurant des angles. Il se compose généralement d'un corps fixe et d'un bras mobile équipé d'une lunette ou d'un viseur. L'utilisateur pointe la lunette sur l'objet à mesurer et utilise le bras mobile pour mesurer l'angle entre la ligne de visée de la lunette et une ligne de référence. L'alidade peut être utilisée pour mesurer des angles horizontaux, des angles verticaux ou des angles de déclinaison.

Alizé. - Se dit des vents réguliers qui soufflent entre les tropiques, dans la direction de l'Ouest. Les vents alizés soufflent de l'Est à l'Ouest dans les régions intertropicales, de l'Est-Nord-Est à l'Ouest-Sud-Ouest dans l'hémisphère boréal et de l'Est-Sud-Est à l'Ouest-Nord-Ouest dans l'hémisphère sud. Ils ont leur cause dans rappel vertical d'air qui se produit régulièrement sous l'équateur même, et que les couches clair voisines, au Nord et au Sud, viennent combler. Mais le mouvement propre de la Terre modifie légèrement leur direction qui, de normale, devient oblique à l'équateur. Leur régularité a été depuis très longtemps observée par les navigateurs.

Allanite. - Groupe de min√©raux, de  formule chimique  : (Ca,Ce,La,Y)(Al,Fe3+)(Fe2+,Mg,Mn)2
(SiO4)(Si2O7)O(OH). Ces minéraux sont des silicates d'éléments des terres rares, du calcium, de l'aluminium et du fer. Les allanites sont fréquents dans les roches métamorphiques comme les gneiss, les schistes et les amphibolites. Ils peuvent également être présents dans certains granites et pegmatites. Les allanites sont ordinairement caractérisés par leur couleur variant du brun au vert foncé, et ils peuvent présenter une forte teneur en terres rares. En raison de cette caractéristique, ils peuvent être d'intérêt économique en tant que source potentielle de terres rares. Ils sont également utilisés en géochimie comme indicateurs de processus métamorphiques et magmatiques. En plus de leur utilisation géologique, les allanites peuvent également être appréciés par les collectionneurs de minéraux du fait de leur composition complexe et de leurs belles couleurs.

Alliage. - Mélange de deux ou plusieurs métaux , ou encore d'un métal et d'un non-métal. Les propriétés d'un alliage, qui restent analogues à celles d'un métal, sont différentes de celles de ses constituants. L'alliage du mercure avec un autre métal prend le nom d'amalgame.

Allotrope. - On qualifie d'allotropes (ou de formes allotropiques) les différentes formes structurelles qu'un même élément peut affecter dans un état physique donné. Le terme peut renvoyer à des situations très différentes. Par exemple, la molécule d'oxygène peut exister sous deux formes allotropiques, le dioxygène O2 et l'ozone O3, qui diffèrent par le nombre d'atomes composant la molécule; la molécule de dihydrogène H2, quant à elle possède deux allotropes, la première constitue l'hydrogène ortho, la seconde l'hydrogène para, selon l'orientation des spins des noyaux de chacun des deux atomes composant la molécule (respectivement spins parallèles et antiparallèles); les différentes formes sous lesquelles se présente le carbone (graphite, diamant, etc.) correspondent aussi à des allotropes du carbone, qui se distinguent par leur structure cristalline; etc.

Alluvion, pr√©fixe ad, et latin luere = laver. D√©p√īt argileux ou sableux, que les eaux apportent ou laissent en se retirant. On distingue les alluvionsd'eaux douces et les alluvions marines. Les alluvions d'eaux douces sont produites par les eaux courantes, dont les variations donnent aux d√©p√īts une forme particuli√®re amas tr√®s allong√©s et diversement inclin√©s. C'est ainsi que la vall√©e du Nil ne doit sa prosp√©rit√© qu'aux alluvions du fleuve. Les alluvions marines sont dues √† l'action des mar√©es. La plus grande partie du sol de la Hollande n'a cette origine.

Almicantarat. - Cercle gradu√© utilis√© autrefois en astronomie pour mesurer la hauteur des √©toiles au-dessus de l'horizon. Il permettait de d√©terminer la latitude d'un lieu en observant la hauteur d'une √©toile et en utilisant des tables astronomiques pour calculer la position du lieu sur la Terre. C'√©tait un instrument circulaire √©quip√© d'un bras mobile muni d'un viseur. L'utilisateur pointait le viseur sur l'√©toile et mesurait la hauteur de l'√©toile par rapport √† l'horizon en utilisant une √©chelle gradu√©e le long du bord du cercle. 

Alpha (particule). - Type de particule composite expuls√©e par un noyau lourd au cours d'un processus radioactif (on parle en l'occurrence de d√©sint√©gration alpha). Une particule alpha (symbole : őĪ) est compos√©e de deux protons et de deux neutrons, ce qui √©quivaut √† un noyau d'h√©lium-4 (‚ĀīHe). Sa charge √©lectrique est de +2 (deux protons). Les particules alpha ont une √©nergie cin√©tique relativement faible par rapport √† d'autres particules telles que les particules b√™ta ou les rayons gamma. En cons√©quence, elles sont moins p√©n√©trantes et sont facilement arr√™t√©es par des mat√©riaux l√©gers. 

Altitude. - Hauteur d'un point du globe au-dessus de la surface des mers, suppos√©e prolong√©e au-dessous des continents. La plus grande altitude connue est celle du sommet du mont Everest dans l'Himalaya : elle est de 8880 m√®tres; celle du mont Blanc n'est que de 4810 m√®tres; la niveau de la Seine, √† Paris, au pont de la Tournelle √† l'√©poque de l'√©tiage, est de 26,25 m au-dessus du niveau de la mer. 

Aluminate. -  Terme g√©n√©rique sous lequel on d√©signe les corps compos√©s dans lesquels l'alumine joue le r√īle d'acide (ex. : aluminate de potassium). Les aluminates ont g√©n√©ralement une structure o√Ļ l'ions aluminium (Al¬≥‚Āļ) est li√© √† des atomes d'oxyg√®ne, formant souvent des ions polyatomiques complexes. La forme la plus courante est l'ion aluminate (AlO‚āĄ¬≥‚ĀĽ). Ces compos√©s  peuvent √™tre class√©s en deux groupes principaux :

‚ÄĘ Les aluminates alcalins contiennent des cations alcalins tels que le sodium (Na‚Āļ) ou le potassium (K‚Āļ) associ√©s √† l'aluminium. Exemple : l'aluminate de sodium (NaAlO2), qui est utilis√©e dans l'industrie du papier et de la chimie.

‚ÄĘ Les aluminates alcalino-terreux contiennent des cations alcalino-terreux tels que le calcium (Ca¬≤‚Āļ) ou le magn√©sium (Mg¬≤‚Āļ) associ√©s √† l'aluminium. Ces compos√©s sont parfois utilis√©s dans la fabrication de ciments et de mat√©riaux r√©fractaires.

Alumine, du latin alumen = alun. - Oxyde métallique dérivant de l'aluminium : les verres à base d'alumine sont employés pour l'imitation des pierres précieuses. L'alumine, Al2O3, existe dans la nature, soit anhydre, soit à l'état d'hydrate. Dans le premier cas, elle constitue une pierre précieuse, que l'on rencontre surtout dans en Inde, au Tibet et au Sri lanka; incolore, elle constitue le corindon; quand elle est colorée par des oxydes métalliques, elle prend différents noms : rubis (rouge), topaze orientale (jaune), saphir (bleu), améthyste orientale (violet pourpre); cristallisée avec du sesquioxyde de fer, elle constitue l'émeri. On obtient l'alumine artificiellement; on l'emploie dans la préparation du chlorure double d'aluminium et de sodium, qui sert à obtenir l'aluminium; on s'en sert encore pour la fabrication de laques, qui sont utilisées en peinture et dans l'industrie des papiers peints.

Aluminium (Al). - El√©ment chimique de num√©ro chimique 13, de de masse atomique 26,98 et de densit√© 2,56 lorsqu'il est fondu. C'est un m√©tal blanc, l√©ger, solide, qui a l'√©clat de l'argent. L'aluminium peut se brunir et se polir parfaitement ; il est mall√©able, ductile, et se moule bien; il fond √† 650 ¬įC. C'est le plus l√©ger de tous les m√©taux. Il conduit bien la chaleur et l'√©lectricit√©, s'amalgame facilement, et forme des alliages avec un certain nombre de m√©taux. C'est un corps tr√®s abondant que l'on le retire de la bauxite (8% de la lithosph√®re). On l'emploie aujourd'hui pour un grand nombre d'usages ou l'on a besoin d'un m√©tal l√©ger et tr√®s tenace, en bijouterie, en orf√®vrerie, etc. Le bronze d'aluminium (10% d'aluminium pour 9%. de cuivre), aussi tenace que le fer et dont la couleur rappelle celle de l'or, est tr√®s employ√©. Le papier d'aluminium est employ√© aux m√™mes usages que le papier d'√©tain.

Alun, en latin alumen. - Sulfate double d'aluminium et d'un autre m√©tal. Sel analogue (ex. : alun de chrome). L'alun ordinaire est un sulfate double d'aluminium et de potassium; si le sulfate double, au lieu de potassium, contient du sodium, de l'ammonium, du fer, du chrome, etc., on le d√©signe sous le nom d'alun de soude, d'ammoniaque, de fer, de chrome, etc. Les aluns se trouvent √† l'√©tat naturel, mais on peut les pr√©parer en partant de l'alun ordinaire; celui-ci s'obtient d'ailleurs par le traitement des schistes alumineux ou de l'alunite, ou encore au moyen des argiles et de l'acide sulfurique. L'alun ordinaire fixe les mati√®res colorantes; il rend certaines mati√®res animales imputrescibles, sert de mordant en teinture; on l'utilise aussi pour la clarification de certaines eaux, la conservation des peaux, le collage du papier, le durcissement du pl√Ętre, etc.. - Par analogie, on appelle encore alun en chimie un des sulfates doubles dont nous avons parl√©, dans lequel l'aluminium est remplac√© par le chrome, le fer, etc.

Alunite. - L'alunite (K2S04 + Al2S3O12 + 2H6Al2O6) est le sulfate hydrat√© d'alumine et de potasse, d'o√Ļ on retire l'alun. L'alunite, tr√®s r√©pandue aux alentours des volcans √©teints, en Italie, en Auvergne (Mont-Dore), se pr√©sente parfois en petits cristaux, mais plus souvent en masses concr√© tionn√©es, perfor√©es comme, la pierre meuli√®re.  On distingue, plusieurs sortes d'aluns, suivant que la potasse, la soude ou l'ammoniaque sont les bases combin√©es avec le sulfate d'alumine. L'alun proprement dit est un sulfate d'alumine et de potasse. C'est un sel blanc, d'une saveur astringente. Il est soluble dans l'eau : l'eau bouillante en dissout un volume √©gal au sien. Au chalumeau, il fond avec bouillonnement. 

Amas. - Un amas est une concentration d'astres liés par la gravitation. On peut distinguer les amas stellaires, qui sont composés d'étoiles nées toutes à peu près en même temps, et les amas de galaxies

‚ÄĘ Amas stellaires  - Il en existe de deux types principaux : 
+ Les amas ouverts, qui sont des concentrations de quelques centaines à quelques milliers d'étoiles composés le plus souvent de jeunes étoiles, et que l'on rencontre essentiellem ent dans le disque des galaxies spirales. On les distingue des associations, dont l'effectif est moins important, et dont le lien gravitationnel est absent ou insignifiant.

+ Les amas globulaires, de forme sph√©rique ou ellipso√Įdale, peuvent rassembler plusieurs dizaines √† plusieurs centaines de milliers d'√©toiles parmi les vieilles que l'on connaisse, et dont la densit√© dans le r√©gion centrale est tr√®s importante. Ces amas se rencontrent √† la p√©riph√©rie des galaxies, dans leur halo.

+ On conna√ģt √©galement certains amas √† la fois tr√®s riches et tr√®s jeunes, parfois appel√©s superamas stellaires.

‚ÄĘ Amas de galaxies(Grandes structures) - Ce sont des regroupements de quelques dizaines, et plus souvent encore, de quelques centaines √† quelques milliers de galaxies de tous types et de toutes dimensions. Du gaz chaud tr√®s dilu√© est la plupart du temps observ√© dans l'espace entre ces galaxies. La dynamique des amas de galaxies conduit √©galement √† penser qu'ils renferment d'√©normes quantit√©s de mati√®re sombre. Les amas de galaxies se regroupent en structures encore plus grandes, appel√©es superamas de galaxies.
Amazonite. - L'Amazonite, Pierre des Amazones, est une pierre pr√©cieuse nomm√©e aussi Jade vert fonc√©; c'est une varit√© de de feldspath (orthose), opaque, tr√®s dur, d'une belle couleur verte, dont on fait toutes sortes de petits objets de fantaisie, tels que bo√ģtes, socles, pendules, etc. On trouve ce min√©ral sur les bords du fleuve 'Amazone, d'o√Ļ lui vient son nom; les Am√©rindiens en faisaient traditionnellement des haches, des casse-t√™te, des statuettes, etc. 

Amblygonite. - Min√©ral de la classe des phosphates, qui se compose de fluorure de lithium, de phosphate et d'aluminium, avec parfois de petites quantit√©s de sodium. Sa formule chimique est LiAlPO4(F,OH). Ce min√©ral a une apparence vitreuse √† r√©sineuse, avec des teintes allant du blanc au vert p√Ęle, au rose et m√™me au violet. Il est souvent transparent √† translucide et poss√®de une fracture irr√©guli√®re √† concho√Įdale. Il a une duret√© de 5,5 √† 6 sur l'√©chelle de Mohs. L'amblygonite est principalement utilis√© comme minerai de lithium. Elle est √©galement utilis√© comme gemme dans la fabrication de bijoux, bien que ses utilisations dans ce domaine soient moins r√©pandues que celles d'autres gemmes plus connues.

Am√©ricium (Am). - El√©ment radioactif artificiel de la s√©rie des actinides. Num√©ro atomique : 95. Densit√© : 13,67. 

Ammoniac. - Mol√©cule chimique compos√©e de trois atomes d'hydrog√®ne et d'un atome d'azote, repr√©sent√©e par la formule chimique NH3. C'est une base faible qui r√©agit avec les acides pour former des sels. Il se pr√©sente comme une substance incolore avec une odeur piquante caract√©ristique. Il est largement utilis√© dans l'industrie chimique pour la production d'engrais, de produits de nettoyage, de plastiques, de textiles et d'autres produits. Il est √©galement utilis√© dans certains processus de refroidissement, comme agent de nettoyage, et comme r√©actif dans diverses r√©actions chimiques. Bien que l'ammoniac soit largement utilis√©, il est √©galement toxique. On utilise couramment l'orthographe ammoniaque pour d√©signer la solution aqueuse d'ammoniac. 

Amont. - Ce terme est souvent utilis√© pour d√©signer, par rapport √† un point de r√©f√©rence, la partie sup√©rieure d'un cours d'eau, c'est-√†-dire le c√īt√© d'o√Ļ descend un cours d'eau. 

Ampère (loi d'). - Cette loi décrit le lien entre les courants électriques et les champs magnétiques qu'ils génèrent en établissant la manière dont les courants électriques créent des champs magnétiques circulaires autour d'eux. La magnitude et la direction du champ magnétique dépendent de l'intensité et de la distribution spatiale du courant électrique. La loi d'Ampère s'exprime mathématiquement sous la forme de l'intégrale curviligne du champ magnétique autour d'un chemin fermé, connu sous le nom de contour d'intégration :

B ¬∑ ds = őľ0 ¬∑ I
o√Ļ B est le champ magn√©tique, ds est l'√©l√©ment infinit√©simal de d√©placement le long du contour d'int√©gration (un chemin ferm√©) - B ¬∑ ds repr√©sentant alors l'int√©grale curviligne du champ magn√©tique B le long du contour d'int√©gration -, őľ0 est la perm√©abilit√© magn√©tique du vide et I est l'intensit√© du courant √©lectrique traversant le contour d'int√©gration. On notera que B et s sont des grandeurs vectorielles et que le point . signale le produit scalaire. La circulation est calcul√©e en int√©grant le produit scalaire du champ magn√©tique B et de l'√©l√©ment diff√©rentiel ds le long du contour ferm√©.

Amp√®re-Maxwell (loi d'). - Extension de la loi d'Amp√®re classique, qui prend  en compte les variations temporelles des champs √©lectrique et magn√©tique. Elle relie les courants √©lectriques, les variations du champ √©lectrique et les variations du champ magn√©tique et montre que les variations du champ √©lectrique g√©n√®rent des champs magn√©tiques, et vice versa, ce qui permet la propagation des ondes √©lectromagn√©tiques √† travers l'espace. Cette loi s'exprime math√©matiquement comme suit :

B ¬∑ d = őľ0 ¬∑ (I + őĶ0 ¬∑ dE/dt)
o√Ļ B est le champ magn√©tique, ds est un √©l√©ment diff√©rentiel de longueur le long d'un chemin ferm√©, őľ0 est la perm√©abilit√© magn√©tique du vide, I est l'intensit√© du courant √©lectrique  traversant le chemin ferm√©, őĶ0 est la permittivit√© √©lectrique du vide et dE/dt repr√©sente la variation temporelle du flux du champ √©lectrique E √† travers la surface d√©limit√©e par le chemin ferm√©.

Ampère (règle de l'observateur d'). - Méthode mnémonique utilisée pour déterminer la direction du champ magnétique créé par un courant électrique dans un conducteur rectiligne. Voici comment l'utiliser :

+ √Čtendre la main droite avec le pouce, l'index et le majeur perpendiculaires aux autres doigts, formant un angle de 90 degr√©s.

 + Aligner le pouce dans la direction du courant √©lectrique. Le courant √©lectrique doit aller du pouce vers les autres doigts.

 + Lorsque l'on place la main dans cette position, l'index pointera dans la direction du champ magn√©tique cr√©√© par le courant √©lectrique.

Amphibole. - Les amphiboles sont des min√©raux rang√©s parmi les inosilicates. Ils se composent des m√™mes √©l√©ments que les pyrox√®nes (sont la silice, le fer, la chaux, le magn√©sium), mais le magn√©sium y domine. Ce sont des substances qui raiee le verre, et qui se pr√©sentent en cristaux tant√īt verts, tant√īt gris ou noirs.
  • Les tr√©molites sont des vari√©t√©s blanches   ou l√©g√®rement verd√Ętres d'amphiboles. L'amiante ou asbeste est rang√©e parmi les tr√©molites. C'est une substance min√©rale tr√®s flexible, tant√īt verte et gris√Ętre, tant√īt blanche. Elle est form√©e de filets longs, soyeux, qui se s√©parent ais√©ment elle ressemble √† un compos√© de fibres v√©g√©tales. Absolument inalt√©rable au feu, elle a √©t√© couramment utilis√©e pour fabriquer de la toile incombustible et divers mat√©riaux devant r√©sister aux hautes temp√©ratures, mais ses dangers pour la sant√© en font aujourd'hui limiter l'usage. L'amiante se rencontre en Savoie, en Corse, dans le Tyrol, dans l'Oural, etc.
  • L'astinote est une vari√©t√© d'amphibole d'un vert fonc√©;

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  • Les hornblendes sont des vari√©t√©s noires qui se pr√©sentent en cristaux r√©guliers et bien proportionn√©s dans les laves, les basaltes, les trachytes
  • Amplitude. - Mesure de l'intensit√© d'une grandeur physique oscillatoire, telle que la hauteur d'une onde sonore ou la distance parcourue par un objet qui oscille. Plus pr√©cis√©ment, l'amplitude est la valeur maximale de la grandeur physique qui oscille par rapport √† une position de repos ou une moyenne. 

    Analemme. - Figure g√©om√©trique qui repr√©sente la position du Soleil dans le ciel √† une heure donn√©e et √† un endroit donn√© de la Terre, en tenant compte de la variation de la hauteur du Soleil tout au long de l'ann√©e. L'analemme est g√©n√©ralement repr√©sent√© sous la forme d'une figure en forme de huit ou de croix, avec des lignes verticales pour les heures du jour et des lignes horizontales pour les jours de l'ann√©e. Le point o√Ļ les deux lignes se croisent repr√©sente la position du Soleil dans le ciel √† cette heure et √† cette date sp√©cifiques.

    Andalousite. - Class√©e dans le groupe des n√©sosilicates, l'andalousite est un silicate d'alumine absolument d√©pourvu d'eau. Elle est infusible; sa couleur est tr√®s variable. Ses cristaux prismatiques, ench√Ęss√©s dans les quartz, sont ordinairement terreux, friables, √† cause de leur transformation partielle en kaolin. La m√Ęcle noire ou chiastolite en est une variet√© de ce min√©ral.

    And√©site. - Roche volcanique extrusive, principalement compos√©e de min√©raux tels que la plagioclase, l'amphibole, la pyrox√®ne et la biotite. Ces min√©raux sont riches en silice, ce qui donne √† l'and√©site une composition chimique interm√©diaire entre les basaltes (roches volcaniques plus riches en fer et en magn√©sium) et les dacites (roches volcaniques plus riches en silice). Couleur gris fonc√© √† gris clair, en fonction de sa composition min√©rale. Texture variable √©galement, g√©n√©ralement fine √† interm√©diaire. L'and√©site se forme principalement lors d'√©ruptions volcaniques explosives o√Ļ la lave est refroidie rapidement, g√©n√©ralement √† la surface de la Terre. Elle peut √©galement se former √† l'int√©rieur des volcans lorsqu'elle est refroidie lentement. Elle tire son nom de la cordill√®re des Andes, o√Ļ elle est couramment trouv√©e en raison de l'activit√© volcanique dans la r√©gion. 

    Angle horaire  (Le Rep√©rage des astres). - Dans le syst√®me de coordonn√©es horaires, l'angle horaire H est l'angle mesur√© le long de l'√©quateur c√©leste entre le m√©ridien local et le cercle horaire passant par cet astre. Cette mesure se fait √† partir du Sud en tournant vers l'Ouest. Elle s'exprime le plus souvent en heures, minutes et secondes, mais parfois aussi en degr√©s (de 0¬į √† 360¬į, dans le sens r√©trograde). L'autre coordonn√©e de ce syst√®me est la d√©clinaison.

    Angl√©site. - Min√©ral de la classe des sulfates, compos√© de plomb (Pb), de soufre (S) et d'oxyg√®ne (O). Formule chimique : PbSO4. L'angl√©site cristallise dans le syst√®me orthorhombique et est souvent trouv√© sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires. Ce min√©ral est g√©n√©ralement de couleur blanche √† gris√Ętre, mais il peut √©galement pr√©senter des teintes jaun√Ętres, brunes ou vertes en raison de diverses impuret√©s. Il a une transparence variable, allant de transparent √† translucide √† opaque, selon la puret√© du sp√©cimen. L'angl√©site est une source importante de plomb. Elle a une duret√© de 2,5 √† 3 sur l'√©chelle de Mohs, et se trouve souvent associ√©e √† d'autres min√©raux de plomb dans les gisements hydrothermaux ou dans les zones d'oxydation des d√©p√īts de plomb-zinc.

    Anion. - Ion porteur d'une charge électrique négative. Un tel ion négatif se forme lorsqu'un atome gagne des électrons dans une réaction et qu'il possède alors plus d'électrons que de protons. Les non-métaux ont tendance à former des anions. Leurs atomes ont cinq, six ou sept électrons dans leur couche électronique périphérique, et il leur est plus facile de gagner des électrons que d'en perdre. Certains anions sont formés par des groupes d'atomes ayant gagné des électrons, par exemple les radicaux acides.

    Anneaux des plan√®tes g√©antes. - Ce sont de milliards de petits corps (poussi√®res ou blocs de roches plus gros) recouverts de glace, et circulant sur un m√™me plan et donnant, √† distance, l'image d'un anneau. Chacune de  quatre plan√®tes g√©antes du Syst√®me solaire est entour√©e d'un tel syst√®me d'anneaux.

    Anneaux color√©s. - Ph√©nom√®ne optique d√Ľ √† la r√©fraction de la lumi√®re, qui se produit lorsqu'une source lumineuse brille √† travers un objet transparent et courbe, tel qu'une goutte d'eau ou un cristal de glace. Les anneaux color√©s peuvent √™tre observ√©s dans de nombreux ph√©nom√®nes naturels, tels que les arcs-en-ciel, les halos solaires et les couronnes lunaires. Ils peuvent √©galement √™tre cr√©√©s artificiellement en utilisant des lentilles convexes, des prismes ou des objets en verre courb√©s.

    Ann√©e. - En premi√®re approche, on peut d√©finir l'ann√©e, suivant le calendrier, comme le temps que met la Terre pour faire le tour du Soleil, soit 365,25 jours (soit des ann√©es ordinaires de 365 jours et, et tous les quatre ans, une ann√©e bissextile de 366 jours). A y regarder de plus pr√®s, il convient de distinguer plusieurs sortes d'ann√©es. L'ann√©e sid√©rale est le temps qui s'√©coule entre deux retours cons√©cutifs du soleil √† la m√™me √©toile. L'ann√©e tropique ou √©quinoxiale est le temps qui s√©pare deux retours cons√©cutifs du soleil √† l'√©quinoxe du printemps. Cette derni√®re est un peu plus courte que l'ann√©e sid√©rale, √† cause du petit d√©placement qu'√©prouve le point √©quinoxial de l'orient vers l'occident, et qui est connu sous le nom de pr√©cession. Il en r√©sulte, que ce point √©quinoxial qui se trouvait dans la constellation du B√©lier, il y a deux mille ans, du temps d'Hipparque, a r√©trograd√© aujourd'hui d'environ 30¬į et se trouve plus √† l'ouest, dans la constellation du Poisson. Il est clair que le soleil, dans son mouvement annuel qui s'ex√©cute de l'ouest √† l'est, doit arriver √† l'√©quinoxe avant d'avoir atteint r√©ellement le point o√Ļ il se trouvait l'ann√©e pr√©c√©dente. La dur√©e de l'ann√©e tropique est de 365 j 5 h 48 mn 52 s, et la dur√©e de l'ann√©e sid√©rale de 365 j 6 h 9 mn 12 s. C'est l'ann√©e tropique qui nous ram√®ne les saisons, et par suite les ph√©nom√®nes atmosph√©riques qui en d√©pendent : la temp√©rature, les productions du sol, les travaux de l'agriculture. C'est donc pour les humains la p√©riode qui a √©t√© historiquement la plus importante. Aussi sert-elle de base au calendrier gr√©gorien le plus g√©n√©ralement en usage aujourd'hui. (E. R.).

    Année-lumière. - L'année-lumière ou Année de lumière (symbole : al) est la distance parcourue par la lumière dans le vide en une année - soit environ : 9 461 000 000 000 kilomètres.
    La distance des astres).

    Pour les distances courtes, on peut utiliser des subdivisions de l'ann√©e, ainsi pourra-t-on lire que la Soleil se situe √† seulement 8 mn 20 s de lumi√®re de la Terre, ou que Saturne est √† cinq heures de lumi√®re. 
    L'étoile la plus proche du Soleil se situe à un peu plus de 4 années-lumière.

    Annihilation. - Processus au cours duquel une particule de matière et son antiparticule d'antimatière disparaissent du fait de la conversion de leur masse en énergie. Une création de photons gammaest consécutive à une telle annihilation.

    Anode (ana = vers le haut et hodos = chemin). - Terme d'abord utilis√© par Faraday pour d√©signer la borne positive ou le conducteur par lequel le courant d'une pile volta√Įque p√©n√®tre dans une substance subissant une d√©composition par √©lectrolyse. Dans une dans une cellule √©lectrochimique, l'anode est l'√©lectrode au niveau de laquelle l'oxydation se produit. Une telle oxydation est va de pair avec une r√©duction qui se produit, elle, √† la cathode.

    Anomalie. - On donne ce nom, en astronomie, à l'angle décrit par le rayon vecteur mené du soleil à une planète. On distingue l'Anomalie vraie, l'Anomalie moyenne, l'Anomalie excentrique; tous ces angles sont comptés à partir du périhélie.

    Anorthite (formule chimique : CaAl2Si2O8). - Minéral de la série des plagioclases, un groupe de minéraux silicatés. Il s'agit du membre riche en calcium de cette série. Il est souvent associé à des roches ignées, métamorphiques et sédimentaires. Sa couleur est généralementt blanche ou gris. Sa dureté est relativement faible et peut présenter une clivage distinctif selon deux directions perpendiculaires. L'anorthite cristallise dans le système cristallin triclinique. Il peut se présenter sous forme de cristaux, bien que dans la plupart des roches, il se trouve sous forme de grains ou de petits cristaux.

    Anorthosite. - Roche ign√©e plutonique compos√©e principalement d'anorthite et souvent accompagn√©e de petites quantit√©s de min√©raux mafiques tels que la hornblende, la pyrox√®ne et l'ilm√©nite. Elle est riche en silice et pauvre en magn√©sium et en fer. C'est une roche tr√®s r√©pandue dans la cro√Ľte terrestre, notamment dans les zones de cro√Ľte continentale ancienne. Elle est souvent associ√©e aux complexes intrusifs de roches ign√©es, tels que les batholites et les plutons, qui se sont form√©s lors de la solidification du magma en profondeur sous la surface de la Terre. Elle est √©galement pr√©sente sur la Lune, o√Ļ elle forme une grande partie de la cro√Ľte. 

    Antarctique (cercle polaire). - Le cercle polaire antarctique, c.-√†-d. oppos√© au cercle polaire arctique, un des petits cercles de la sph√®re terrestre, trac√© sur le globe √† 23¬į 28' du p√īle antarctique, pour indiquer et r√©unir, par une m√™me ligne courbe parall√®le √† l'√©quateur, tous les endroits de l'h√©misph√®re austral o√Ļ, le jour est de 24 heures, lorsque le soleil arrive au tropique du Capricorne, le 22 d√©cembre, jour du solstice d'√©t√© dans cet h√©misph√®re. L'axe de la Terre √©tant inclin√© par rapport au plan dans lequel le centre de la Terre ex√©cute son mouvement autour du soleil (√Čcliptique), celui-ci ne peut √©clairer ensemble les deux p√īles, et par l√† les saisons, ainsi que la dur√©e des jours et des nuits, sont en ordre inverse dans chacun des deux h√©misph√®res.Le cercle polaire antarctique marque pour l'h√©misph√®re austral tous les points de la circonf√©rence o√Ļ le soleil, ne descendant pas au-dessous de l'horizon au solstice d'√©t√©, il y a 24 heures de jour, comme aussi 24 heures de nuit lorsque le soleil est retourn√© dans l'h√©misph√®re bor√©al et arriv√© au tropique du Cancer. Ce cercle ne coupe que quelques rares contr√©es glac√©es et inhabit√©es : la Terre de Graham au Sud de l'Am√©rique, les Terres d'Enderby, de Kemp, Ad√©lie et les √ģles Balleny au Sud de l'Australie; partout ailleurs il s'√©tend sur les plaines liquides et sans bornes ou sur les banquises de l'Oc√©an austral. Le cercle polaire antarctique servait aussi de limites √† l'un des climats astronomiques des g√©ographes d'autrefois, et il l'une des zones graciales comprises entre ce cercle et le p√īle antarctique. (C. P.).

    Antenne. - Dispositif √©lectronique utilis√© pour transmettre ou recevoir des ondes √©lectromagn√©tiques, telles que les ondes radio ou les ondes de t√©l√©vision. Les antennes peuvent √™tre de diff√©rentes formes et tailles, en fonction de leur application sp√©cifique. Elles peuvent √™tre des dip√īles simples, des antennes en forme de disque, des antennes en forme de cornet, des antennes en forme de boucle, des antennes √† fentes, des antennes paraboliques et bien d'autres encore.

    Anthracite. - Charbon d'origine v√©g√©tale noir, brillant, sec au toucher, difficile √† briser en morceaux plus petits, avec une texture lisse et dure. Il br√Ľle sans flamme vive, mais en produisant une grande chaleur. Il contient 87 √† 94% de carbone. C'est le charbon de terre le plus ancien. L'anthracite se forme √† partir de la mati√®re organique v√©g√©tale qui subit une transformation g√©ologique appel√©e m√©tamorphisme thermique. Ce processus se produit √† des temp√©ratures et des pressions √©lev√©es, √©liminant progressivement les impuret√©s et concentrant le carbone. Les r√©serves d'anthracite sont moins abondantes que celles d'autres types de charbon, tels que la houille ou le lignite

    Anthropique (principe). - Postulat heuristique controversé (ce pourrait n'être qu'une tautologie), introduit dans les théories cosmologiques et selon lequel celles-ci doivent être compatibles avec notre existence dans l'univers actuel. En d'autres termes, ce principe, dont il existe plusieurs formulations, suggère que les conditions qui permettent notre existence en tant qu'êtres conscients influencent les caractéristiques de l'univers que nous observons.

    ‚ÄĘ Le principe anthropique faible stipule que les caract√©ristiques de l'univers doivent √™tre compatibles avec l'√©mergence de la vie telle que nous la connaissons. Par exemple, les lois de la physique, les constantes fondamentales et les conditions initiales doivent permettre l'apparition de la vie telle que nous la connaissons sur Terre.

    ‚ÄĘ Le principe anthropique fort va plus loin et affirme que l'univers doit √™tre sp√©cifiquement con√ßu pour permettre l'√©mergence de la vie consciente. Selon ce principe, l'existence m√™me de l'observation consciente impose des contraintes sur les caract√©ristiques de l'univers.

    Anticlinal. - Structure g√©ologique pli√©e dans la cro√Ľte terrestre o√Ļ les couches de roches sont courb√©es vers le haut, de mani√®re sym√©trique ou asym√©trique, pour former une sorte d'arc ou de d√īme. Les couches rocheuses les plus anciennes se trouvent g√©n√©ralement au cŇďur de l'anticlinal, tandis que les couches plus jeunes sont situ√©es sur les flancs ext√©rieurs. Les anticlinaux sont le r√©sultat de forces tectoniques compressives qui agissent sur les roches, les faisant se d√©former et se plier. Les anticlinaux peuvent √™tre associ√©s √† la formation de montagnes et √† des cha√ģnes de montagnes. Les forces compressives qui provoquent la formation d'anticlinaux sont souvent aussi responsables de la cr√©ation de cha√ģnes de montagnes par le plissement des roches.

    Antimati√®re. - L'antimati√®re est une contrepartie de la mati√®re ordinaire, dont les particules (dites antiparticules) ne diff√®rent de leur √©quivalent mat√©riel que par la charge √©lectrique (et un autre nombre quantique, appel√© la parit√©). Pour le reste, tout est pareil. Une particule et sont antiparticule, en particulier, ont la m√™me masse. Un anti√©lectron (aussi appel√© positon), par exemple, a une charge positive comme le proton, mais a la m√™me masse qu'un √©lectron. Il r√©agira √† l'inverse dans un champ magn√©tique : il partira dans la direction exactement oppos√©e √† celle de l'√©lectron... 

    L'antimatière a été prédite par Paul Dirac en 1930, comme une conséquence la physique quantique lorsque sa formulation est conforme aux principes de la relativité d'Einstein. On doit à Carl Anderson la découverte, en 1932, du positon (antiélectron).
    Lorsqu'une particule rencontre son antiparticule, il y a annihilation, c'est-√†-dire qu'elles disparaissent compl√®tement. Selon les principes de conservation √† la base de la physique, leur √©nergie (et leur quantit√© de mouvement) ne disparaissent pas pour autant. Elles sont prise en charge par la cr√©ation (processus contraire de l'annihilation) de photons normalement de tr√®s √©nergie (gamma). L'√©quivalence de l'√©nergie et de la mati√®re r√©pond ici √† la fameuse √©quation d'Einstein : E = mc¬≤, qui signifie que l'√©nergie E des photons cr√©√©s est √©gale au produit par le carr√© de la vitesse de la lumi√®re c¬≤ de la masse m des particules annihil√©es. Le processus inverse est √©galement possible : des photons de haute √©nergie peuvent conduire √† la mat√©rialisation d'une particule et de son antiparticule. Doivent simplent √™tre respect√©s, ici encore, les principes de conservation de l'√©nergie, de la quantit√© de mouvement, et de la charge. Comme la charge d'un photon est nulle, et que celle des particules cr√©√©es peut ne pas l'√™tre, on comprend que chaque fois qu'il se cr√©e une particule charg√©e sont artiparticule (de charge oppos√©e) doit n√©cessairement appara√ģtre aussi. Ce principe n'est curieusement pas respect√© dans l'univers accessible √† l'observation. Celui-ci est tr√®s majoritairement compos√© de mati√®re. l'antimati√®re y est pratiquement absente. Pourquoi? la r√©ponse √† cette question est √† l'heure actuelle un des d√©fis que doivent relever conjointement la cosmologie et la physique des particules.

    Antimoine. - L'antimoine (Sb), en latin stibium, est un m√©tallo√Įde √† √©clat m√©tallique. A l'√©tat natif, tel qu'on le trouve dans les filons, il a un √©clat blanc, d'√©tain, son tissu est lamelleux; il est tr√®s fragile et si peu dur qu'il se laisse entamer par une pointe de laiton; le frottement lui fait r√©pandre une odeur d'ail. Il se combine avec l'oxyg√®ne, le soufre et diff√©rents m√©taux. Avec le soufre, il forme la stibine ou sulfure d'antimoine, tr√®s abondante dans la nature et tr√®s exploit√©e par l'industrie : d'un gris plomb, la stibine est souvent dispos√©e en petites baguettes rayonnantes. La stibine se trouve en filons dans le granite, le gneiss, le micaschiste, dans l'Ard√®che, le Gard, le Cantal, la Vend√©e. L'antimoine √©tait alli√© au plomb dans les caract√®res d'imprimerie; avec l'√©tain, il formait les plaques qui servaient √† graver la musique; avec le graphite, il forme la mine des crayons faussement appel√©e, mine de plomb; il sert √† fabriquer l'√©m√©tique, le soufre  dor√©, le kerm√®s, le jaune de Naples, etc.

    Antiparticule. - Particule associée à une particule de matière ordinaire, de caractéristiques similaires (même masse notamment), mais de charge électrique opposée. Une particule de charge nulle (par exemple le photon) considérées comme sa propre antiparticule. Lorsqu'une particule rencontre son antiparticule, elles s'annihilent (disparaissent), l'énergie de masse se transformant alors en énergie de rayonnement (photons).

    Antipodes. - Deux points diamétralement opposés sur la surface de la Terre, c'est-à-dire que si on trace une ligne droite entre ces deux points, elle passerait par le centre de la Terre.

    Antisciens. - Ce terme d√©signait autrefois deux points situ√©s √† l'oppos√© de l'√©quateur, mais √† la m√™me longitude. 

    Apatite. - L'apatite est un phosphate de chaux, dont les cristaux présentent différentes couleurs et différentes formes. L'apatite est utilisée en agriculture pour amender les terres; elle forme la partie principale des phosphates. Dans les phosphorites du Nassau, du Quercy, elle est compacte, à structure radiée, concrétionnée, souvent impure. Dans les nodules phosphatés du Crétacé inférieur (Eocrétacé) et des autres étages géologiques, elle est très mélangée de carbonate de chaux.

    Apex. - Point de la sphère céleste vers lequel s'avance le Système solaire. Il se situe vers la limite des constellations d'Hercule et de la Lyre.

    Aphélie, du grec apo = loin de, et hélios = Soleil. - L'aphélie est le point le l'orbite d'une planète qui est le plus éloigné du Soleil. Quand les planètes sont à leur aphélie, leur mouvement est le plus lent possible, tandis qu'il est le plus rapide au point opposé nommé périhélie
    -

    Aphťlie.
    S, Soleil. - a, périhélie. - b, aphélie.

    La ligne qui joint l'aph√©lie et le p√©rih√©lie, ou ligne des apsides, est le grand axe de l'orbite de la plan√®te. La position de l'aph√©lie varie  lentement au cours du temps, cela correspond √† sa variation s√©culaire. De nos jours, la Terre est √† son aph√©lie vers le d√©but juillet.

    Aplatissement. - Mesure de l'aplatissage d'un corps c√©leste, √† ses p√īles par rapport √† son √©quateur. Cette mesure est g√©n√©ralement exprim√©e par le rapport entre la diff√©rence de rayon entre l'√©quateur et les p√īles d'un corps c√©leste et le rayon moyen de ce corps. L'aplatissement est caus√© par la rotation du corps autour de son axe. La force centrifuge g√©n√©r√©e par la rotation pousse la masse de la plan√®te vers l'√©quateur, ce qui entra√ģne une compression aux p√īles et une expansion √† l'√©quateur : il s'ensuit que les dimensions polaires d'un corps c√©leste sont plus courtes que son diam√®tre √©quatorial.

    Apoastre. - L'apoastre est, pour un corps qui gravite autour d'un astre quelconque, le point de son orbite qui en est le plus éloigné. Le point le plus proche étant le périastre. Quand l'astre considéré est le Soleil, on parle respectivement d'aphélie et de périhélie, lorsque c'est la Terre d'apogée et de périgée.

    Apog√©e. - L'aph√©lie est, pour un corps qui gravite autour de la Terre, le point de son orbite qui en est le plus √©loign√©. Ainsi l'apog√©e de la Lune qui d√©crit une ellipse, dont la Terre occupe un foyer, est l'extr√©mit√© du grand axe le plus √©loign√©e du foyer qu'occupe la Terre. L'apog√©e du Soleil est √† l'aph√©lie de la Terre, puisqu'√† ce point la Terre est √† sa plus grande distance du Soleil, r√©ciproquement le Soleil est √† sa plus grande distance de la Terre.  Les plan√®tes ont aussi leur apog√©e; les plan√®tes sup√©rieures (c'est-√†-dire celles dont le rayon est sup√©rieur √† celui de l'orbite terrestre : Mars, Jupiter, etc.) sont √† leur apog√©e quand elles sont en conjonction. Les plan√®tes inf√©rieures, Mercure et V√©nus, sont √† leur apog√©e dans leur conjonction sup√©rieure.  Il y a aussi un point o√Ļ les astres sont √† leur plus petite distance de la Terre; ce point se nomme p√©rig√©e

    Apside. - On d√©signe ainsi chacun des deux points extr√™mes de l'orbite d'un astre : son apoastre et son p√©riastre. La ligne qui les joint est dite ligne des apsides.  C'est le grand axe de l'orbite. Lorsqu'on a affaire √† une orbite autour du Soleil, les apsides, qui sont donc les points de l'orbite d'une plan√®te, o√Ļ elle se trouve √† sa plus grande et √† sa plus petite distance du Soleil se nomment respectivement aph√©lie et p√©rih√©lie. Et l'on utilise dans le m√™me sens les termes d'apog√©e et de p√©rig√©e lorsque c'est d'une orbite autour de la Terre que l'on parle.

    Aragonite. - L'aragonite est un carbonate de chaux, cristallisé en prisme, plus dur et plus dense que la calcite, à cassure vitreuse très brillante. A une température élevée, l'aragonite se décompose en un grand nombre de petits cristaux de calcite. Jamais on ne trouve ce minéral en grandes masses elle se rencontre en agrégations fibreuses, en stalactites, en grains, etc. En Aragon, ou elle a pris son nom, elle abonde dans les marnes salées de Molina et de Valencia.

    Arc gravitationnel. - Figure lumineuse créée par la courbure de la lumière qui se produit lorsque la trajectoire de la lumière est déviée par le champ gravitationnel d'un objet massif, comme une galaxie, un amas de galaxies, une concentration de matière sombre ou un trou noir. On assiste à la formation d'un arc gravitationnel lorsque la lumière émise par une source lointaine, telle qu'une galaxie, passe près d'un tel objet massif sur son chemin vers l'observateur. La gravité de l'objet massif dévie la trajectoire de la lumière, créant une image déformée de la source lointaine. La forme de l'arc dépend de la masse et de la forme de l'objet massif, ainsi que de la position relative de la source lointaine, de l'objet massif et de l'observateur.

    Arc-en-ciel. - Météore (= phénomène météorologique lumineux) en forme d'arc, présentant les couleurs du spectre et résultant de la réfraction et de la réflexion des rayons solaires sur les gouttes de pluie. Ce météore, un des plus beaux des phénomènes qui se rapportent à la lumière, s'observe quand un nuage se résout en pluie; l'arc-en-ciel est généralement situé dans la partie du ciel opposée au soleil par rapport à l'observateur. La lumière venant du soleil a été réfractée et dispersée par le nuage, puis, après avoir subi des réflexions à l'intérieur des gouttelettes, est renvoyée dans l'oeil de l'observateur. Les couleurs de l'arc-eu-ciel se succèdent de l'intérieur vers l'extérieur dans l'ordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge.

    Arch√©en (du mot grec archaios, signifiant ancien). - Epoque g√©ologique et chronologique qui suit l'Had√©en et pr√©c√®de le Prot√©rozo√Įque. Elle constitue la deuxi√®me p√©riode de l'√®re pr√©cambrienne et s'√©tend d'environ 4 milliards d'ann√©es √† 2,5 milliards d'ann√©es avant notre √®re. Pendant l'Arch√©en, la cro√Ľte terrestre a continu√© √† se refroidir et √† se solidifier, Au fur et √† mesure que la Terre continuait √† se refroidir, les oc√©ans primitifs d'eau liquide se sont form√©s en surface. Cela a cr√©√© des environnements aquatiques o√Ļ les premi√®res formes de vie pouvaient potentiellement √©merger. Les premiers continents, qui √©taient plut√īt probablement de petites √ģles et archipels, ont form√© une cro√Ľte de granites et de roches similaires. L'activit√© volcanique √©tait encore tr√®s intense pendant l'Arch√©en, contribuant √† la lib√©ration de gaz dans l'atmosph√®re primitive, probablement compos√©e alors principalement de gaz tels que le dioxyde de carbone, l'azote, le m√©thane et l'ammoniac.

    Archim√®de (principe d'). - Ce principe s'√©nonce comme suit : Tout corps plong√© dans un fluide (liquide ou gaz) subit de la part de ce fluide une pression verticale de bas en haut √©gale au poids du volume du fluide qu'il d√©place.  La pouss√©e d'Archim√®de est une force r√©sultante qui s'exerce sur un corps immerg√© et qui s'oppose √† la force gravitationnelle qui tend √† le faire descendre. La magnitude de cette force est √©gale au poids du fluide d√©plac√© par le corps.

    Archipel . - Ensemble d'√ģles regroup√©es √† proximit√© les unes des autres. Les archipels se forment souvent en raison de processus g√©ologiques tels que la subduction des plaques tectoniques, le volcanisme ou l'√©rosion c√īti√®re. Les √ģles qui composent un archipel peuvent varier en taille et en nombre d'√ģles, allant de petits groupes d'√ģles √† de vastes ensembles insulaires. Par exemple, l'archipel indon√©sien est l'un des plus grands au monde, compos√© de milliers d'√ģles. D'autres archipels, comme les √ģles Gal√°pagos, sont relativement petits en comparaison. Les √ģles d'un archipel peuvent aussi varier en g√©ologie. Ils peuvent ainsi √™tre compos√©s d'√ģles volcaniques, d'√ģles coralliennes, d'√ģles continentales ou d'une combinaison de ces types.

    Arctique (cercle polaire). - Le cercle polaire arctique, ainsi appel√© parce qu'il regarde les constellations de  la Grande Ourse et de la Petite Ourse (en grec Arctos = Ours), un des petits cercles de la sph√®re terrestre, est trac√© sur le globe √† 23¬į 28' du p√īlearctique, pour indiquer et r√©unir; par une m√™me ligne parall√®le √† l'√©quateur, tous les endroits de l'h√©misph√®re bor√©al o√Ļ le jour est de 24 heures, lorsque le soleil arrive au tropique du Cancer, le 21 juin, jour du solstice d'√©t√© (Cercle antarctique). Le cercle polaire arctique rase les caps septentrionaux de l'Islande, coupe la Norv√®ge, la Su√®de, la Finlande et la Russie √† quelque distance au Nord de l'embouchure de la Tornea, laisse au Sud presque toute la mer Blanche, passe par les sources de la Kara, les bouches de l'Obi, le cours inf√©rieur de l'l√©nissei et de la Lena, traverse le d√©troit de B√©ring un peu au Nord des deux caps Oriental et du Prince de Galles, coupe en Am√©rique le lac du Grand-Ours, l'embouchure de la rivi√®re Baack, le canal de Fox, le d√©troit de Davis et le Groenland, pour aller rejoindre les caps septentrionaux de l'Islande. Dans la vieille g√©ographie, ce cercle servait aussi de limites √† l'un des climats astronomiques, et √† l'une des zones glaciales comprises entre ce cercle et le p√īle arctique.  (C. P.).

    Argent. - L'argent (Ag), dont les usages et les propri√©t√©s sont bien connus, se trouve dans la nature √† l'√©tat natif on en combinaison. A l'√©tat natif, il se pr√©sente tant√īt en filaments capillaires ou en fibres √©tir√©es, tant√īt en plaques min√©es et courbes. A l'√©tat de combinaison il forme, avec le mercure, l'amalgame ou mercure argental, en cristaux semblables √† ceux du grenat; avec le soufre, l'argyrose ou argentite (Ag2S), couleur gris de plomb ou  d'acier, avec peu d'√©clat, tr√®s mall√©able et se coupant facilement; avec le soufre et l'antimoine, l'argyrythrose (Ag3SbS3), argent rouge clair.

    Argile. - Les argiles sont des silicates hydrat√©s d'alumine ou contenant de l'eau en combinaison.  Les unes comme le kaolin (pierre √† porcelaine) appartiennent aux roches √©ruptives d'o√Ļ elles d√©rivent par m√©tamorphisme; les autres, comme les argiles plastiques, plus ou moins impures, appartiennent aux roches s√©dimentaires (terre glaise, terre de pipe, terre √† poteries et √† fa√Įences) et proviennent de la d√©composition des feldspaths. Les argiles sont de couleur vari√©e, happant √† la langue, plus ou moins onctueuses au toucher. Tr√®s faciles √† fa√ßonner, les argiles gardent apr√®s cuisson la forme qu'elles ont re√ßue. Aux argiles se rattachent les ocres jaunes et la terre √† foulon. L'ocre jaune est une argile tr√®s ferrugineuse. La terre √† foulon contient plus d'eau et moins de silice que les argiles plastiques.

    Argilite. - Roche détritique composée principalement de particules d'argile. Les argilites ont généralement une texture fine et sont formées dans des environnements calmes comme les bassins marins profonds.

    Argon (Ar). - Corps simple appartenant au groupe des gaz nobles, de num√©ro atomique 18  et de poids atomique 39,948. 

    Armillaire (sphère). - Instrument astronomique autrefois utilisé pour représenter la position des étoiles dans le ciel. Elle consiste en un ensemble d'anneaux métalliques (armilles) qui représentent des cercles célestes tels que l'équateur, le zodiaque et les méridiens.

    Ars√©niates. - Compos√©s chimiques form√©s √† partir de l'ion ars√©niate (AsO43-). Les ars√©niates peuvent √™tre toxiques et sont parfois utilis√©s dans les insecticides et les herbicides.  Exemples d'ars√©niates : l'annabergite ou arseniate de nickel hydrat√© (Ni3(AsO4)2¬∑8H2O) et la pharmacosid√©rite (un ars√©niate de fer).

    Arsenic. - L'arsenic (As) est un m√©tallo√Įde tr√®s cassant, offrant un √©clat m√©tallique gris d'acier. Au feu, il r√©pand une forte odeur d'ail. Il est rare dans la nature √† l'√©tat natif; il est le plus souvent combin√© avec l'oxyg√®ne ou le soufre. Avec l'oxyg√®ne; il forme l'acide ars√©nieux; poison tr√®s violent, connu sous le nom de mort aux rats

    Avec le soufre, l'arsenic forme l'orpiment et le réalgar :

  • L'orpiment, ainsi nomm√© √† cause de sa couleur d'or, se rencontre en masses lamellaires dans les marnes et les argiles

  •  
  • Le r√©algar est une substance rouge orang√©, dont les cristaux abondent dans les filons de la Roumanie et de la Hongrie. Avec les m√©taux, l'arsenic forme des ars√©niures. 
  • Poison violent, l'arsenic est employ√© √† petites doses par la m√©decine pour la r√©paration des voies respiratoires; les eaux de la Bourboule sont estim√©es √† cause de l'arsenic qu'elles contiennent.

    Ars√©nopyrite. - L'ars√©nopyrite est un min√©ral qui appartient au groupe des sulfures. Sa formule chimique est FeAsS, ce qui signifie qu'il est compos√© de fer (Fe), d'arsenic (As) et de soufre (S). Il se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux cubiques ou octa√©driques, mais peut √©galement √™tre massif ou granulaire. L'ars√©nopyrite est ordinairement associ√©e √† d'autres min√©raux sulfureux dans les gisements de min√©raux m√©talliques. Elle peut √™tre trouv√©e dans les gisements aurif√®res et de sulfures de fer, et est parfois associ√©e √† la pyrite et √† la pyrrhotite. L'ars√©nopyrite est un min√©ral important pour l'industrie mini√®re, car elle peut contenir des concentrations d'or significatives en plus du fer et de l'arsenic. Cependant, l'extraction de l'or √† partir de ce min√©ral peut √™tre complexe en raison de la pr√©sence d'arsenic, qui peut poser des probl√®mes environnementaux et de sant√© s'il est lib√©r√© dans l'environnement. 

    Ascension droite (Le Rep√©rage des astres). - C'est l'angle, not√© a (alpha), que fait le cercle horaire d'un astre avec le cercle horaire du point vernal, intersection de l'√©cliptique et de l'√©quateur c√©leste (autrement dit l'origine des ascensions droites est le m√©ridien du point vernal). L'ascension droite se compte de l'ouest √† l'est et de 0 √† 360¬į ou de 0 h √† 24 h. Sur la sph√®re c√©leste, un point est d√©fini par deux coordonn√©es-: l'ascension droite et la d√©clinaison.

    Association stellaire. - Groupe d'√©toiles qui ont la m√™me origine et se d√©placent ensemble dans l'espace. Les √©toiles qui composent une association stellaire partagent souvent des caract√©ristiques telles que l'√Ęge, la composition chimique, la distance, la vitesse et le mouvement propre, ce qui t√©moigne de leur orginie commune. Les √©toiles d'une telle association peuvent se s√©parer progressivement au fil du temps, en fonction de leur vitesse et de leur position dans la galaxie, mais elles continuent g√©n√©ralement √† se d√©placer ensemble pendant plusieurs centaines de millions d'ann√©es.

    Astate (At). - Corps simple radioactif, tr√®s instable (c'est le sens de son nom). Num√©ro atomique : 85. Il a √©t√© d√©couvert en 1940 en bombardant des noyaux de bismuth avec des noyaux d'h√©lium acc√©l√©r√©s.  Il fait partie du groupe des halog√®nes, qui comprend √©galement le fluor (F), le chlore (Cl), le brome (Br), et l'iode (I). L'astate est un √©l√©ment tr√®s rare. En chimie, l'astate peut former des compos√©s avec d'autres √©l√©ments.

    Ast√©risme (du lat. asterismus, d√©riv√© du gr. ast√®r, √©toile). - Ensemble remarquable d'√©toiles analogue √† une constellation (ce qui veut dire que le rapprochement sur la vo√Ľte c√©leste de ces √©toiles peut n'√™tre qu'un effet de perspective). La seule diff√©rence entre un ast√©risme et une constellation c'est que les constellations figurent sur une liste officielle et correspondent √† une surface donn√©e de la vo√Ľte √©toil√©e. Les ast√©rismes sont moins officiels, moins rigoureusement d√©finis : par exemple le Baudrier et l'Ep√©e d'Orion, le Triangle de l'√©t√© (Alta√Įr dans l'Aigle, V√©ga dans la Lyre et Deneb dans le Cygne), le W de Cassiop√©e, etc.

    Ast√©ro√Įdes. - Les ast√©ro√Įdes sont des corps c√©lestes, pierreux ou m√©talliques, de petite taille  d√©pourvus d'atmosph√®re, et en orbite autour du Soleil. Les plus gros (C√©r√®s, Vesta) ont des caract√©ristiques qui peuvent les rapprocher des plan√®tes naines. La composition de certains d'entre eux peuvent aussi les rapprocher des noyaux des com√®tes. La plupart circulent entre les orbites de Mars et de Jupiter (ceinture d'ast√©ro√Įdes). Les fragments d'ast√©ro√Įdes, lorsqu'ils percutent la Terre (ou la surface d'une autre plan√®te) sont appel√©es m√©t√©orites.

    Asth√©nosph√®re. - Couche de la Terre qui se trouve sous la lithosph√®re, √† une profondeur comprise entre environ 80 et 250 kilom√®tres. Elle est principalement compos√©e de roches partiellement fondues et de mat√©riaux ductiles, qui se d√©forment lentement sous l'effet de la pression et de la chaleur. L'asth√©nosph√®re  agit comme une sorte de coussin lubrifiant qui permet aux plaques tectoniques de glisser les unes sur les autres. Elle est √©galement √©troitement li√©e au volcanisme et √† la formation des magmas. Les roches en fusion de l'asth√©nosph√®re peuvent remonter √† la surface sous forme de magma et alimenter des √©ruptions volcaniques.

    Astre. - Synonyme de corps c√©leste (√©toile, plan√®te,  galaxie, trous noirs, pulsars, quasars, n√©buleuse, etc.). 

    Astrolabe, du grec astron = astre, et lambanein = prendre. - Ancien instrument pour mesurer la position des astres et leur hauteur au-dessus de l'horizon.

    Astrologie*. - Technique divinatoire bas√©e sur des cycles plan√©taires. Comme les autres techniques divinatoires, elle repose sur des principes de causalit√© et, plus largement, une conception  du monde, qui n'ont aucune pertinence scientifique. Cependant, l'√©tude des cycles des astres qu'impliquait cette croyance a conduit √† la mise en place des premi√®res notions et m√©thodes proprement astronomiques.

    Astronomie*. - Science générale des astres. Elles se divise en plusieurs branches : astrophysique (étude des astres avec les outils de la physique), planétologie (étude des planètes), cosmologie (étude de l'univers dans son ensemble), astrométrie (mesure de la position des astres), etc.

    Astrophysique. - Branche de l'astronomie (ou de la physique) qui étudie les astres et les phénomènes astronomiques en utilisant les principes de la physique (mécanique, relativité, thermodynamique, électromagnétisme, physique des particules).

    Atmosph√®re. - Enveloppe gazeuse qui entoure 
    la Terre et plusieurs autres plan√®tes du Syst√®me solaire. On donne aussi le nom d'atmosph√®re aux r√©gions gazeuses les plus ext√©rieures du Soleil et des autres √©toiles. L'atmosph√®re peut varier en composition, en densit√© et en caract√©ristiques physiques en fonction de l'objet c√©leste consid√©r√©. Dans le cas des plan√®tes, elle se compose g√©n√©ralement d'un m√©lange de gaz, de particules solides et de vapeur d'eau. 

    ‚ÄĘ L'atmosph√®re de la Terre est compos√©e principalement d'azote (environ 78% en volume) et d'oxyg√®ne (O2) (environ 21% en volume). Le reste de l'atmosph√®re, soit 1% du volume restant, comprend rincipalement de l'argon (Ar), du dioxyde de carbone (CO2), du n√©on (Ne), de l'h√©lium (He) et de petites quantit√©s d'autres gaz tels que le m√©thane (CH4) et l'ozone (O3). avec de petites quantit√©s d'autres gaz tels que l'argon, le dioxyde de carbone (CO2), le n√©on et le m√©thane. La vapeur d'eau est √©galement pr√©sente, ainsi que des particules solides telles que la poussi√®re et les a√©rosols. Cette atmosph√®re est divis√©e en plusieurs couches distinctes en fonction de la variation de la temp√©rature avec l'altitude : la troposph√®re est la couche la plus basse, o√Ļ se d√©roulent la plupart des ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques; au-dessus de la troposph√®re se trouvent la stratosph√®re, la m√©sosph√®re, la thermosph√®re et l'exosph√®re.

    ‚ÄĘ L'atmosph√®re de V√©nus est tr√®s dense et compos√©e principalement de dioxyde de carbone, avec des traces d'azote, de gaz sulfurique et d'autres compos√©s.  Elle a une pression extr√™mement √©lev√©e, avec des temp√©ratures de surface suffisamment √©lev√©es pour faire fondre le plomb. L'effet de serre y est tr√®s prononc√©, ce qui contribue √† l'effet de serre le plus puissant du syst√®me solaire.

    ‚ÄĘ L'atmosph√®re de Mars est beaucoup plus mince que celle de la Terre. Elle est principalement compos√©e de dioxyde de carbone, avec des traces d'azote et d'argon. La pression atmosph√©rique √† la surface de Mars est tr√®s basse, ce qui rend difficile la pr√©sence d'eau liquide √† la surface. 

    ‚ÄĘ L'atmosph√®re des plan√®tes naines. - Si l'on excepte Titan, qui poss√®de une atmosph√®re tr√®s dense, les plan√®tes naines du Syst√®me solaire sont g√©n√©ralement evironn√©es d'une couche de gaz extr√™ment t√©nue, difficilement comparable aux atmosph√®res proprement dites, mais qui rappellent l'exosph√®re de l'atmosph√®re terrestre, et c'est aussi ce nom qu'on leur donne. L'exosph√®re de la Lune, par exemple, est compos√©e principalement d'argon, d'h√©lium, de sodium et de potassium.

    ‚ÄĘ  L'atmosph√®re des plan√®tes g√©antes accapare une grande partie de leur masse. Elle est principalement compos√©es d'hydrog√®ne  (H2) et d'h√©lium (He), avec des traces de compos√©s tels que le m√©thane, l'ammoniac et l'eau.

    ‚ÄĘ Au-del√† de notre Syst√®me solaire, les exoplan√®tes, poss√®dent aussi une grande vari√©t√© d'atmosph√®res.

     ‚ÄĘ L'atmosph√®re du Soleil, connue sous le nom de couronne solaire, est constitu√©e principalement de plasma chaud compos√© d'hydrog√®ne et d'h√©lium. Elle est extr√™mement chaude, avec des temp√©ratures atteignant plusieurs millions de degr√©s Celsius. Les autres √©toiles poss√®dent √©galement une atmosph√®re similaire √† celle du Soleil.

    Atoll. - Ile corallien en forme d'anneau. Les atolls se pr√©sentent sous l'aspect d'une plate-forme √©merg√©e; couverte de v√©g√©tation et entour√©e d'une plage d√©clive. Au milieu, existe une lagune, dont la profondeur et la salure varient avec chaque √ģle. Les nombreux atolls du Pacifique sont tous √©tablis sur des c√īnes volcaniques, autour desquels les colonies de coraux semblent avoir √©difi√© des lignes presque continues de r√©cifs et de brisants.

    Atome. - Objet microscopique composé d'un noyau entouré d'électrons. Le noyau se compose de protons et de neutrons (seulement d'un proton dans le cas de l'hydrogène ou protium) et porte une charge positive. Les électrons portent une charge électrique négative. C'est l'interaction nucléaire forte qui lie entre eux les protons et les netrons, et c'est l'interaction électromagnétique qui lie les électrons au noyau.

    Atomique (masse). - La masse atomique d'un élément est une propriété physique qui représente la masse moyenne des isotopes d'un élément, pondérée par leur abondance relative dans la nature. Elle est généralement exprimée en unités de masse atomique unifiée (uma) ou en daltons (Da). La masse atomique est calculée en prenant en compte la masse des protons, des neutrons et des électrons constituant l'atome. Puisque les isotopes d'un élément peuvent avoir un nombre différent de neutrons dans leur noyau, la masse atomique tient compte de ces variations isotopiques en utilisant une moyenne pondérée. Par exemple, la masse atomique du carbone est d'environ 12,011 uma. Cela signifie que la masse moyenne d'un atome de carbone, en prenant en compte tous ses isotopes naturels et leur abondance relative, est d'environ 12,011 fois la masse d'un atome d'hydrogène. La masse atomique est une valeur fondamentale utilisée en chimie pour les calculs et les comparaisons de masse entre différents éléments et composés. Elle est utilisée pour déterminer les quantités de substances à l'échelle atomique, par exemple lors de la mesure de la masse molaire d'un composé.

    Atomique (numéro). - Nombre entier qui représente le nombre de protons dans le noyau d'un atome. Il est généralement noté Z. Dans un atome neutre, le numéro atomique est également égal au nombre d'électrons orbitant autour du noyau. Le numéro atomique est crucial pour identifier un élément chimique spécifique, car il est unique pour chaque élément et détermine ses propriétés chimiques fondamentales. Par exemple, un atome d'hydrogène a un numéro atomique de 1, ce qui signifie qu'il possède un proton dans son noyau. Un atome d'oxygène a un numéro atomique de 8, indiquant qu'il possède huit protons dans son noyau.

    Attraction universelle. - Dans la physique newtonienne, c'est la force qui s'exerce entre eux tous les corps dotés d'une masse. La loi de
    l'attraction universelle est, selon la th√©orie de la gravitation de Newton, la loi par laquelle tous les corps de la nature s'attirent mutuellement, en raison directe de leurs masses et en raison inverse du carr√© de leurs distances.  En g√©n√©ral, cette loi permet de calculer tous les mouvements si complexes et si vari√©s des astres avec un bon degr√© d'approximation. Mais elle ne peut rendre compte, par exemple, de l'avance du p√©rih√©lie de Mercure. Elle n'est plus utilisable non plus dans le cas de champs de gravitation √©lev√©s (trous noirs, par exemple). La relativit√© g√©n√©rale d'Einstein, qui repose sur des concepts tout diff√©rents, mais bien plus complexes, est une bien meilleure th√©orie de la gravitation.

    Aufbau (principe de l') = Principe du remplissage progressif). - Le principe de l'Aufbau stipule que lors de la construction de la configuration √©lectronique d'un atome, les √©lectrons sont plac√©s dans les orbitales disponibles en commen√ßant par celles de plus basse √©nergie : on on remplit d'abord les orbitales de la couche √©lectronique la plus proche du noyau (la couche 1s), puis on passe √† la couche suivante (2s, 2p), et ainsi de suite, jusqu'√† atteindre la couche √† laquelle on s'int√©resse. Exemple :  pour le carbone (C), dont le num√©ro atomique est 6, la configuration √©lectronique commence en remplissant la couche 1s (2 √©lectrons), puis , dans l'ordre des couches d'√©nergie croissante, la couche 2s (2 √©lectrons), et enfin la couche 2p (2 √©lectrons).

    Auger (effet). - Phénomène qui se produit lorsqu'un électron d'une couche interne d'un atome est éjecté (ionisation initiale) et qu'il est remplacé par un électron d'une couche externe (transition électronique), libérant ainsi une l'énergie sous forme de rayonnement X (émission Auger), capable éventuellement (dans le cas des atomes de petit numéro atomique) d'éjecter un autre électron de la même couche externe (effet Auger proprement dit).

    Aurore polaire. - Phénomène lumineux visible dans les régions de haute latitude (Nord ou Sud) et dont le siège est dans la haute atmosphère. On parle d'aurore boréale si ce phénomène à lieu dans l'hémisphère nord et d'aurore australe nord, si c'est dans l'hémisphère sud. Les aurores polaires sont causées par la collision avec les particules de l'atmosphère terrestre, dans la haute atmosphère (thermosphère) de particules chargées électriquement en provenance du Soleil (vent solaire) et canalisées par le champ magnétique terrestre . L'aspect d'une aurore polaire ou australe est très variable: le plus généralement, elle se présente sous forme d'arcs lumineux; souvent, leur forme varie d'une manière assez rapide. Les autres planètes possédant une magnétosphère importante (Jupiter, Saturne) sont aussi le siège d'aurores polaires.

    Automne (L'Ann√©e et les saisons*). - Une des quatre saisons astronomiques de la Terre.  Dans l'h√©misph√®re Nord, il commence au moment de l'√©quinoxe d'automne, qui termine l'√©t√© (le 22 ou 23 septembre), et s'ach√®ve au moment du solstice d'hiver, qui marque le d√©but de l'hiver (le 21 ou 22 d√©cembre). Les jours (au sens d'intervalle entre le lever et le coucher du Soleil) sont √©gaux aux nuits, √† l'√©quinoxe. Ils diminuent tout au long de l'automne, pour atteindre leur dur√©e minimale au moment du solstice. Comme les saisons sont invers√©es dans l'h√©misph√®re Sud, la saison correspondante est le printemps.

    Aval. - C√īt√© vers lequel descend un cours d'eau; aller en aval, c'est descendre un cours d'eau. Le bief d'aval est la partie du cours d'eau situ√©e au-dessous d'un barrage. 

    Avalonia. - Ancienne microplaque tectonique qui a existé au cours des périodes ordovicienne, silurienne et dévonienne (il y a environ 485 à 360 millions d'années). Elle se situait entre les masses continentales qui allaient devenir l'Amérique du Nord et l'Europe. Elle était entourée par l'océan Iapetus à l'est et par l'océan Rhéique à l'ouest. Avalonia a ensuite fusionné avec la majeure partie de ce qui est aujourd'hui l'Europe, contribuant ainsi à la formation du supercontinent appelé la Laurussia.

    Avogadro (loi d'). - La loi d'Avogadro, √©galement connue sous le nom de loi d'Avogadro-Lussac ou principe d'Avogadro,  √©tablit une relation entre le volume d'un gaz et le nombre de particules qu'il contient. Cette loi stipule que pour des conditions de temp√©rature et de pression identiques, le rapport des volumes de deux gaz (se comportant conform√©ment au mod√®le des gaz parfaits) est √©gal au rapport de leurs nombres de mol√©cules (ou d'atomes) respectifs. Autrement dit, qu'√† temp√©rature et pression constantes, des volumes √©gaux de gaz contiennent le m√™me nombre de mol√©cules :

    V1/n1 = V2/n2
    o√Ļ V1 et V2 sont les volumes des gaz, et n1 et n2 repr√©sentent les nombres de mol√©cules (ou d'atomes) de chaque gaz. 

    Avogadro (nombre d'). - Constante universelle, utilis√©e en chimie et en physique, qui repr√©sente le nombre de particules (atomes, mol√©cules ou ions) pr√©sentes dans une mole d'une substance quelconque. Sa valeur est approximativement :  N‚āź = 6,022 x 1023 particules par mole. 

    Axe d'un astre (du grec ax√īn, essieu, pivot). - Se dit en astronomie d'une ligne imaginaire autour de laquelle s'effectue le mouvement de rotation d'un corps c√©leste sur lui-m√™me. La Terre tourne autour d'un axe qui passe par son centre et dont les extr√©mit√©s s'appellent p√īles terrestres. Les effets du mouvement terrestre √©tant en apparence les m√™mes que si la Terre √©tant immobile, l'univers tournait autour le son axe, l'axe terrestre s'appelle aussi axe du monde.  L'axe de la Terre est inclin√© de 66¬į et demi sur l'√©cliptique. On nomme encore axe d'un cercle la ligne perpendiculaire √† son plan et passant par son centre.

    Axe du monde (Les Jours et les Nuits*). - On parle d'axe du monde pour d√©signer l'axe imaginaire qui traverse la Terre et intersecte sa surface et la sph√®re c√©leste √† leurs p√īles g√©ographiques et c√©lestes, respectivement, Nord et Sud. C'est donc l'axe de rotation de notre plan√®te.

    Axes d'un cristal. - Un cristal est une structure régulière tridimensionnelle de molécules, d'ions ou d'atomes. Les axes d'un cristal font référence aux trois axes principaux perpendiculaires les auns aux autres, appelés axes cristallographiques, qui sont généralement désignés par les lettres a, b et c, et qui passent à travers le cristal et qui définissent sa géométrie. Chaque axe peut avoir une longueur différente et peut être orienté à différents angles par rapport aux autres axes. Les cristaux peuvent avoir différents systèmes cristallins en fonction de la symétrie de leurs axes cristallographiques, comme le système cubique, le système orthorhombique, le système tétragonal, le système hexagonal et le système monoclinique. Les propriétés physiques et chimiques des cristaux dépendent souvent de leur géométrie et de la structure de leurs axes cristallographiques.

    Azimut (Le Rep√©rage des astres). - Dans le syst√®me de coordonn√©es horizontales, l'azimut a (ou Az) est l'angle entre le cercle vertical passant par l'astre et le plan m√©ridien. la mesure de l'azimut se fait de 0 √† 360¬į √† partir du Nord. Si l'objet est exactement au nord de l'observateur, son azimut sera nul. Il sera en revanche de 180¬į, s'il se trouve exactement au Sud.  L'autre coordonn√©e horizontale est la hauteur.

    Azote (symbole N, comme nitrog√®ne). C'est un gaz incolore, inodore, insipide, qui entre, pour les quatre cinqui√®mes environ, dans la composition de l'air atmosph√©rique. L'azote est un corps simple; son num√©ro atomique est 7 et il a pour densit√© 0,970; c'est Il est tr√®s peu soluble dans l'eau et ne se liqu√©fie qu'√† la temp√©rature de - 136 ¬įC, sous la pression de 50 atmosph√®res. Il n'entretient ni la respiration, ni la combustion, se combine √† l'oxyg√®ne (en pr√©sence de vapeur d'eau) pour donner l'acide azotique, et √† l'hydrog√®ne pour former de l'ammoniaque sous l'influence de l'√©lectricit√©. On le pr√©pare soit en d√©composant l'azotite d'ammonium, soit en le retirant de l'air. A cet effet, on fait passer l'air, par exemple, sur du cuivre chauff√© au rouge, qui s'empare de l'oxyg√®ne. L'azote forme avec l'oxyg√®ne un certain nombre de combinaisons : protoxyde d'azote N2O, oxyde d'azote NO, anhydride azoteux N203, peroxyde d'azote NO2, anhydride perazotique NO3, etc. Il se combine avec le chlore pour former le chlorure d'azote NCl3, qui est un explosif tr√®s violent. - Certaines plantes comme les l√©gumineuses jouissent de la propri√©t√© de fixer directement l'azote de l'atmosph√®re (azote libre) par l'interm√©diaire de diff√©rents micro-organismes (azotobacter, clostridium); mais la plus grande partie de l'azote dont les plantes ont besoin leur est fournie par les engrais azot√©s, sous forme : d'azote nitrique (nitrates de soude, de potasse, de chaux); d'azote ammonical (sulfate d'ammoniaque) ; d'azote organique (fumier, sang, r√©sidus animaux et v√©g√©taux, qu'on appelle mati√®res organiques, et qui sous l'influence de ferments se transforment en humus.

    Azur (du persan l√Ędjourd, nom du lapis-lazuli).  - Verre color√© en bleu par l'oxyde de cobalt. L'azur ou bleu d'azur, bleu de smalt, bleu de Saxe, bleu de safre, bleu d'√©mail, bleu d'empois, smalt, verre de cobalt, est un silicate double de cobalt de potasse et d'oxydes terreux ou m√©talliques; c'est une sorte de verre de couleur bleue. Sa d√©couverte est due √† un verrier saxon, Schwiver, √©tabli √† Neudeck, au milieu du XVIe si√®cle. La mati√®re premi√®re est soit un ars√©niure de cobalt, ou smaltine, soit un ars√©nio-sulfure de cobalt appel√© cobaltine.

    Azurite. - Minéral composé de carbonate de cuivre hydroxylé. Il se forme généralement dans les zones d'oxydation des gisements de cuivre, souvent en association avec la malachite, qui est également un minéral de carbonate de cuivre. L'azurite est appréciée pour sa couleur bleue intense, qui peut varier du bleu clair au bleu profond. En raison de cette belle couleur et de sa relative rareté, l'azurite est utilisée comme pierre gemme dans la joaillerie et est également prisée des collectionneurs de minéraux.

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