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| Physique > Mécanique |
| En mécanique on
nomme relativité un ensemble des principes
et conséquences liées au passage entre différents
systèmes de coordonnés spatio-temporelles
(définissant des référentiels) en mouvement
relatif.
L'idée fondamentale derrière cette notion de relativité est que les équations mathématiques utilisées pour décrire des phénomènes physiques doivent rester invariantes sous différentes transformations de coordonnées. Par exemple, si on choisit des coordonnées cartésiennes pour décrire un système physique, on doit pouvoir passer à des coordonnées polaires, cylindriques, sphériques ou tout autre système de coordonnées sans que les lois physiques fondamentales ne changent. Même chose, lorsqu'on considère des référentiels en translation l'on par rapport à l'autre : les transformations de coordonnées doivent laisser les lois physiques invariantes. C'est ce que réalisent les transformations de coordonnées de Galilée dans la mécanique classique (relativité galiléenne), utilisables lorsque les vitesses en jeu sont faibles par rapport à la vitesse de la lumière, et aussi celles de la relativité d'Einstein, nécessaires lorsqu'on étudie des phénomènes impliquant des vitesses proches de celles de la lumière (relativité restreinte), ou encore lorsqu'on considère des phénomènes impliquant des champs de gravitation intenses (relativité générale). Relativité galiléenne.
Les
équations de transformation de Galilée.
• Transformation de la position (espace). - L'espace est absolu. Si un observateur A se déplace à une vitesse constante v par rapport à un observateur B, les coordonnées spatiales (x, y, z) et le temps (t) mesurés par A par rapport à B (x', y', z', t') sont donnés par les équations suivantes : x' = x - vt• Transformation du temps. - Le temps est absolu et identique dans tous les référentiels. • Transformation de la vitesse. - Si un observateur A se déplace à une vitesse constante v par rapport à un observateur B, les vitesses des objets mesurées par A par rapport à B (vitesse relative) sont données par la formule suivante :Les équations de transformation de Galilée sont applicables seulement dans le cadre de la mécanique classique, c'est-à -dire lorsque les vitesses sont beaucoup plus petites que la vitesse de la lumière dans le vide (c, la constante universelle). Pour des vitesses proches de la vitesse de la lumière de la vide, il faut recourir aux concepts de la relativité d'Einstein.v' = v - u,La mécanique classique traite les vitesses comme des grandeurs simplement additives. Relativité restreinte.
La relativité restreinte qui exprime le lien entre les lois du mouvements de la mécanique classique (auxquelle sont attachés les concepts de référentiels galiléens) avec les équations de la théorie électromagnétique de Maxwell (desquels ressort la vitesse de propagations des ondes électromagnétiques et de la lumière en particulier) permet d'unifier deux branches de la physique et d'évacuer la notion d'éther, un milieu imaginé pour expliquer la propagation des ondes électromagnétiques, mais aux propriétés paradoxales.• Les lois qui régissent les phénomènes physiques sont les mêmes pour tous les observateurs qui se meuvent à une vitesse constante (en translation uniforme) par rapport à un système de référence arbitraire. Les
équations de transformation des coordonnées de Lorentz.
• Transformation de l'espace. - La relativité restreinte prédit la contraction des longueurs dans la direction (axe des x) du mouvement d'un objet en mouvement relativement à un observateur. Cette contraction est connue sous le nom de contraction de Lorentz. On notera ici l'apparition du terme appelé facteur de Lorentz, qui est une fonction de la vitesse :Où t est le temps dans le référentiel initial; x est la position dans le référentiel initial; t' est le temps dans le référentiel en mouvement; x' est la position dans le référentiel en mouvement; v est la vitesse relative entre les deux référentiels; c est la vitesse de la lumière dans le vide. Le facteur de Lorentz intervient dans plusieurs autres équations de la relativité restreinte. En l'examinant de plus près, on constate : 1) que lorsque v tend vers zéro (vitesses faibles par rapport à celle de la lumière dans le vide), ce facteur tend vers 1. Autrement dit, l'équation de Lorentz donnée ci-dessous tend vers l'équation de Galilée pour l'espace donnée précédemment. On peut donc, comme on l'a dit, utiliser celle-ci pour de faibles vitesses. • Transformation du temps. - Selon la relativité restreinte, le temps s'écoule différemment pour des observateurs en mouvement relatif. Cela conduit à l'effet de dilatation du temps, où les horloges se déplaçant à des vitesses élevées ralentissent par rapport à celles au repos. L'équivalence de la masse et de l'énergie.• Transformation des vitesses . - La transformation des vitesses est elle aussi est plus complexe que celle de la mécanique classique. Les équations Lorentz pour la transformation des vitesses montrent que les vitesses ne s'additionnent pas simplement en relativité restreinte, comme elles le font en mécanique classique. Au lieu de cela, il y a un facteur de correction qui dépend des vitesses relatives et de la vitesse de la lumière. À des vitesses bien inférieures à celle de la lumière, les équations de Lorentz convergent vers les équations de transformation de Galilée de la mécanique classique :Où u′ est la vitesse de l'objet par rapport à l'observateur A (en mouvement) dans son référentiel; v′ est la vitesse de l'observateur A par rapport à l'observateur B (au repos) dans le référentiel de B; u est la vitesse de l'objet par rapport à l'observateur B (au repos); v est la vitesse de l'observateur A par rapport à l'observateur B (au repos); c est la vitesse de la lumière dans le vide. Parmi les très nombreuses conséquences de la théorie de la relativité restreinte on peut aussi mentionner la variation de la masse des corps en fonction de leur vitesse. Plus la vitesse est importante plus la masse augmente (la vitesse de la lumière dans le vide restant la vitesse limite de tout corps). Cette variation de la masse en fonction de la vitesse traduit la transformation de l'énergie cinétique des corps en masse. Ce qui fait parler de l'équivalence de la masse et de l'énergie. Ce qui signifie qu'on peut assigner une masse à l'énergie et que toute masse possède de l'énergie. Cette équivalence est résumée par la formule célèbre : E = mc², ou E mesure l'énergie, m la masse au repos et c² est le carré de la vitesse de la lumière. De grands pans de la physique dépendent de cette équation. Le
cône de lumière et la causalité.
Le cône de lumière est construit à partir de la propagation des signaux lumineux à partir de cet événement. Dans un diagramme d'espace-temps à deux dimensions (un axe pour le temps, un autre pour l'espace), les trajectoires de la lumière forment deux lignes inclinées à 45 degrés (en unités où la vitesse de la lumière c = 1). Ces lignes définissent deux régions : • Le cône de lumière passé regroupe tous les événements qui peuvent avoir un effet causal sur l'événement central. Tout ce qui s'y trouve a pu envoyer un signal (à vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière) vers l'événement.À l'extérieur du cône, les événements sont dits séparés par un intervalle de type espace. Aucun signal, même lumineux, ne peut les relier sans violer la relativité restreinte, ce qui rend impossible toute influence causale. Cela signifie que si deux événements sont séparés spatialement, ils sont hors du cône de lumière l'un de l'autre, et donc sans lien causal. Cette structure impose une hiérarchie stricte dans l'enchaînement des événements et interdit les effets rétroactifs ou superluminiques. Elle remplace la simultanéité absolue de la mécanique classique par une dépendance au référentiel. Deux observateurs en mouvement relatif peuvent ne pas s'accorder sur l'ordre temporel de deux événements spatialement séparés, mais s'accorderont toujours sur la structure causale définie par les cônes de lumière. Lorque l'on cherche à préserver l'ordre causal imposé par la relativité restreinte, on en appelle à la notion de causalité locale, qui repose sur l'idée qu'un événement ne peut être influencé que par d'autres événements situés dans son cône de lumière passé, c'est-à -dire que les effets d'une cause ne peuvent se propager plus vite que la lumière. Cela signifie que toute influence physique est transmise localement, à travers des interactions de proche en proche, et non de manière instantanée à distance. Dans la théorie de la relativité restreinte, la causalité locale garantit la cohérence du cadre spatio-temporel. Elle est cruciale dans la formulation des équations de champ relativistes comme celles de l'électrodynamique (équations de Maxwell), où les champs à un point de l'espace-temps ne peuvent être affectés que par des sources dans leur passé causal. Relativité générale. Prolongement de la théorie de la relativité de 1905, la relativité générale est le nom donné à la théorie de la gravitation d'Einstein, publiée entre 1915 et 1917, et qui envisage tous les référentiels (et non pas seulement ceux qui sont en translation uniforme, d'où son qualificatif de générale). Cette théorie repose le principe d'équivalence, qui énonce que masse inerte et masse grave sont équivalentes, autrement dit qu'il y a une identité de nature entre les mouvements d'origine gravitationnelle (qui prennent en compte la masse grave) et les mouvements inertiels accélérés (qui prennent en compte la masse inerte). La relativité générale conduit ainsi à interpréter la gravitation comme un effet de la courbure de l'espace-temps, elle-même due à la présence de masse et d'énergie, plutôt qu'à une force agissant à distance, comme dans la théorie de l'attaction universelle de Newton. Les
équations de champ d'Einstein.
Les équations de champ d'Einstein énoncent que la courbure de l'espace-temps (Gμν) est directement liée à la distribution de masse et d'énergie (Tμν). Résoudre ces équations pour un système physique particulier, signifie donc déterminer la métrique (= la façon dont l'espace-temps est courbé) qui caractérise le champ de gravitation dans ce système.G{μν} = 8πGT{μν}Où :• G{μν} est le tenseur de courbure de l'espace-temps (tenseur de Riemann). Il contient des informations sur la manière dont l'espace-temps est plié en raison de la présence de matière et d'énergie. Les
résultats de la relativité générale.
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