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M
Maar. - Dépression volcanique peu profonde avec des pentes douces, qui se forme suite à des explosions phréato-magmatiques. Les maars peuvent être remplis d'eau, créant ainsi des lacs ou des étangs. Ils sont entourés par un anneau de tufs, de fragments de roche et de cendres éjectés lors de l'explosion.

Mach (nombre de) = Mach (symbole Ma). - Unité de mesure qui compare la vitesse d'un objet à la vitesse du son dans le même milieu. Il est utilisé pour exprimer la vitesse d'un objet en termes de multiples de la vitesse du son. Lorsque l'objet se déplace plus rapidement que le son, le nombre de Mach est supérieur à 1 (supersonique), et lorsque l'objet se déplace plus lentement que le son, le nombre de Mach est inférieur à 1 (subsonique).

Macle. - Terme utilisé en minéralogie pour décrire une configuration cristalline dans laquelle deux cristaux ou plus se forment ensemble de manière géométriquement arrangée, créant une structure cristalline interdépendante. Les cristaux qui forment une macle peuvent être identiques ou différents en termes de minéral et de forme cristalline. Les macles se forment généralement en raison des propriétés de croissance des cristaux. Lorsque des conditions spécifiques sont réunies, les atomes ou les ions dans le matériau cristallin peuvent s'aligner d'une manière particulière, donnant lieu à une structure en miroir ou en macle. Les macles peuvent avoir différentes formes et configurations en fonction des types de cristaux impliqués et des conditions de croissance. Elles peuvent aussi avoir des propriétés optiques et physiques uniques en raison de leur arrangement particulier. On distingue principalement : les macles de contact, quand deux cristaux partagent une surface de contact commune; les macle de pénétration, quand deux cristaux pénètrent l'un dans l'autre, créant une structure entrelacée; les macles de miroir, quand des cristaux se forment de manière à ce que leurs parties soient miroir l'une de l'autre; des macles de genou , quand les cristaux forment un angle aigu l'un par rapport à l'autre, créant une apparence de genou dans la structure.

Macromol√©cule. - Grande mol√©cule compos√©e d'unit√©s r√©p√©t√©es appel√©es monom√®res. Les macromol√©cules jouent un r√īle fondamental dans la structure, la fonction et la r√©gulation de nombreux processus biologiques et chimiques (Les glucides, lipides, prot√©ines et  acides nucl√©iques, par exemple, sont des macromol√©cules). 

Mafique (roche). - Type de roche ign√©e compos√©e en min√©raux riches en magn√©sium et en fer (basaltes, gabbros). Les roches mafiques ont une texture g√©n√©ralement plus fine que les roches felsiques (= riches en silice), ce qui est d√Ľ √† la cristallisation plus rapide des min√©raux √† partir du magma. Elles ont √©galement tendance √† √™tre plus denses que les roches felsiques en raison de leur plus grande teneur en min√©raux lourds.

Magma. - Roche en fusion qui se trouve sous la surface terrestre. Il se compose g√©n√©ralement d'un m√©lange de min√©raux, de gaz dissous et d'autres composants chimiques. Le magma est le mat√©riau √† partir duquel se forment les roches ign√©es par refroidissemnt et solidification. Le magma provient g√©n√©ralement des r√©gions du manteau terrestre situ√©es sous la lithosph√®re, la couche solide ext√©rieure de la Terre. Sous certaines conditions de pression et de temp√©rature, les min√©raux du manteau peuvent fondre partiellement pour former du magma. Ce magma, √©tant moins dense que les roches environnantes, peut remonter vers la surface √† travers des fractures et des failles dans la lithosph√®re. Lorsque le magma atteint des niveaux de pression et de temp√©rature plus bas en se rapprochant de la surface, il peut commencer √† se refroidir et √† se solidifier. La solidification du magma peut donner naissance √† diff√©rents types de roches ign√©es, tels que les roches volcaniques (ou extrusives) qui se forment rapidement √† la surface terrestre, et les roches plutoniques (ou intrusives) qui se forment en profondeur sous la surface. Si le magma remonte √† la surface avant de se solidifier compl√®tement, il peut entra√ģner des √©ruptions volcaniques. Le magma en fusion est g√©n√©ralement associ√© √† des √©missions de gaz et √† des explosions volcaniques lorsque les gaz dissous sont lib√©r√©s brusquement.

Magn√©sie, du grec magn√©s = aimant. - Oxyde de magn√©sium (MgO). C'est un min√©ral blanc ou l√©g√®rement color√©, inodore et insoluble dans l'eau. La magn√©sie existe √† l'√©tat naturel (p√©riclase) et se forme dans la combustion dlu m√©tal; on l'obtient surtout dans le traitement de la dolomie (carbonate double de chaux et de magn√©sie).  Calcin√©e, elle se pr√©sente sous forme d'une poudre blanche, insoluble, insipide, peu soluble dans l'eau. 

Magn√©site. - Min√©ral compos√© principalement de carbonate de magn√©sium (MgCO3). Il s'agit d'une forme naturelle de magn√©sium carbonat√©. La magn√©site se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux blancs, gris, jaunes ou bruns, et elle peut √©galement √™tre trouv√©e sous forme massive ou granulaire. On la rencontre  naturellement dans diff√©rentes r√©gions du monde, g√©n√©ralement dans des gisements associ√©s √† des roches m√©tamorphiques et des d√©p√īts hydrothermaux. Certains pays, tels que la Chine, la Russie, l'Autriche, la Gr√®ce et les √Čtats-Unis, sont connus pour leurs importantes r√©serves de magn√©site.

Magn√©sium (Mg). - M√©tal solide, d'un blanc d'argent, tr√®s l√©ger, br√Ľlant  √†l'air avec une flamme √©blouissante. Le magn√©sium n'existe pas dans la nature √† l'√©tat natif, mais on le trouve dans plusieurs combinaisons: la p√©riclase ou magn√©sie, qui est un oxyde de magn√©sium, MgO ; la magn√©site ou √©cume de mer qui est un silicate de magn√©sium, 2MgO, 3SiO2; la dolomite ou dolomie, carbonate double de magn√©sium et de calcium, MgCO3 + CaCO3; la carnallite, chlorure double de magn√©sium et de potassium, etc. Il entre dans la composition d'un grand nombre de silicates, tels que l'amiante, etc. On extrait le magn√©sium de la carnallite par voie ign√©e √©lectrochimique. C'est un m√©tal blanc d'argent, ductile et mall√©able, d'une densit√© de 1,7, d'un poids atomique de 24,32, fusible √† 651¬įC et qui bout vers 1120¬įC. Inalt√©rable √† l'air sec, le magn√©sium d√©compose √† peine l'eau pure et la temp√©rature ordinaire, mais vivement 100 ¬įC, en donnant de l'hydrog√®ne et l'oxyde MgO insoluble. Chauff√© √† l'air ou dans l'oxyg√®ne, la magn√©sium br√Ľle avec une flamme blanche √©blouissante, en donnant de la magn√©sie.

Magnétique. - Adjectif qui fait référence à quelque chose qui est lié au magnétisme ou qui présente des propriétés magnétiques (ex. : matériau magnétique, champ magnétique, polarité magnétique, domaine magnétique, etc.).

Magnétisation. - Processus par lequel un matériau devient magnétisé, c'est-à-dire qu'il acquiert des propriétés magnétiques et peut attirer ou repousser d'autres matériaux magnétiques. La magnétisation peut se produire de différentes manières et est généralement associée à l'alignement des moments magnétiques (spins) des électrons dans les atomes d'un matériau.

‚ÄĘ Magn√©tisation par induction. - Un mat√©riau non magn√©tique peut √™tre magn√©tis√© temporairement en le pla√ßant √† proximit√© d'un aimant puissant. Les domaines magn√©tiques de ce mat√©riau s'alignent bri√®vement avec le champ magn√©tique de l'aimant, mais lorsque l'aimant est retir√©, le mat√©riau perd sa magn√©tisation.
‚ÄĘ Magn√©tisation par frottement. - Certaines substances peuvent √™tre magn√©tis√©es en les frottant avec un aimant. Ce processus est g√©n√©ralement temporaire et s'estompe avec le temps.

‚ÄĘ Magn√©tisation par courant √©lectrique. - Lorsqu'un courant √©lectrique passe √† travers un mat√©riau conducteur, cela peut provoquer l'alignement des moments magn√©tiques des atomes du mat√©riau, cr√©ant un champ magn√©tique.

‚ÄĘ Magn√©tisation par alignement thermique. - √Ä des temp√©ratures tr√®s basses, certains mat√©riaux peuvent devenir magn√©tiques car les moments magn√©tiques des atomes s'alignent dans une direction pr√©f√©rentielle.

Certains matériaux, comme les aimants en ferrite ou les aimants néodyme, peuvent être magnétisés de manière permanente lorsqu'ils sont soumis à un champ magnétique intense. Les moments magnétiques des atomes restent alignés même après que le champ magnétique a été retiré.

Magn√©tisme. - Tout ce qui regarde les propri√©t√©s de l'aimant. Partie de la physique, dans laquelle on √©tudie les propri√©t√©s des aimants. - L'espace situ√© au voisinage d'un aimant et sous l'influence de cet aimant se nomme champ magn√©tique. Cet espace est th√©oriquement infini; pratiquement il est limit√© l√† o√Ļ cessent d'√™tre appr√©ciables les effets magn√©tiques. - Dans un barreau aimant√©, les p√īles de m√™me nom se repoussent, et ceux de noms contraires s'attirent avec une force qui est donn√©e par la loi de Coulomb. On appelle moment magn√©tique d'un barreau le produit de l'intensit√© de p√īle m par la distance l des p√īles, et intensit√© d'aimantation le rapport de ce moment magn√©tique au volume du barreau. - Tous les corps plac√©s dans un champ magn√©tique prennent une aimantation propre, dont la grandeur et le sens d√©pendent de leur nature; on les divise en deux classes : les corps paramagn√©tiques, qui sont attir√©s par les aimants, et les corps diamagn√©tiques, qui sont, au contraire, repouss√©s. Parmi les corps paramagn√©tiques, il faut mentionner sp√©cialement les corps ferromagn√©tiques, tels que le fer, le nickel, le cobalt et leurs compos√©s, qui sont consid√©rablement plus magn√©tiques que tous les autres. - Lorsqu'on place un corps dans un champ magn√©tique, il prend donc une aimantation induite, qui cesse g√©n√©ralement lorsque le corps est enlev√© du champ magn√©tique inducteur. Certains corps, et eu particulier certains aciers, gardent, apr√®s que l'action magn√©tique a cess√©, une partie plus ou moins grande de ce magn√©tisme, que l'on appelle alors magn√©tisme r√©manent. Le rapport de l'induction magn√©tique que prend un corps plac√© dans un champ, √† la valeur de l'intensit√© magn√©tique en ce point, se nomme la perm√©abilit√©. Le fer doux a une grande perm√©abilit√©. La Terre se comporte comme un aimant, et agit sur l'aiguille aimant√©e. On √©tudie cette action en mesurant la d√©clinaison et l'inclinaison de l'aiguille. L'intensit√© du champ terrestre √©valu√©e √† l'aide de ses deux composantes horizontale et verticale se fait √† l'aide d'un instrument appel√© magn√©tom√®tre; √† Paris, elle est d'environ 0,4616 gauss.

Magnétite. - Oxyde naturel de fer Fe3O4. Il appartient à la classe des oxydes et plus spécifiquement à la famille des spinelles. Elle est de couleur noire à gris foncé et présente souvent un éclat métallique. Elle peut se trouver sous forme de cristaux octaédriques, mais elle est plus fréquemment observée sous forme massive ou granulaire. C'est l'un des minéraux les plus magnétiques. La magnétite se trouve naturellement dans de nombreux endroits à travers le monde, et se rencontre, selon lees processus qui lui ont donné naissance dans les roches ignées (cristallisation magmatique,), métamorphiques (altération hydrothermale) et sédimentaires (précipitation chimique).

Magn√©tosph√®re. - R√©gion de l'espace autour d'une plan√®te ou d'une √©toile dans laquelle  les effets de son champ magn√©tique se font sentir.  champ magn√©tique. Dans le cas de la magn√©tosph√®re d'une plan√®te, celle-ci est mat√©rialis√©e par l'interaction entre le champ magn√©tique de la plan√®te et le vent solaire. La Terre poss√®de une magn√©tosph√®re est en forme de bouclier, avec une partie orient√©e du c√īt√© de la Solel et une queue √©tir√©e du c√īt√© oppos√©. Celle-ci agit comme une barri√®re protectrice contre le vent solaire, en d√©viant les particules charg√©es et en les emp√™chant d'atteindre la surface de la Terre. Certaines particules sont pi√©g√©es dans des r√©gions sp√©cifiques de la magn√©tosph√®re, formant les ceintures de radiations de Van Allen. Lors d'√©ruptions solaires intenses, de grandes quantit√©s de particules solaires peuvent √™tre pi√©g√©es dans la magn√©tosph√®re et  provoquer des aurores polaires.

Magnitude. - Nombre qui exprime l'√©clat d'un astre. Plus un astre est brillant et plus sa magnitude est faible (voire n√©gative). Les √©toiles les moins brillantes visibles √† l'oeil nu ont une magnitude apparente voisine de 6. La formule de Pogson d√©finit la magnitude  m (apparente ou absolue) √† partir du logarithme de la luminosit√© L (apparente ou absolue) de la source lumineuse consid√©r√©e :

m = 2,512 log L + k 

(k est une constante arbitraire).

Malachite. - Min√©ral appartenant au groupe des carbonates et des hydroxydes. Chimiquement, elle est compos√©e de carbonate de cuivre hydroxyl√© (Cu2CO3(OH)2). La malachite est remarquable par sa couleur verte vibrante, qui peut varier du vert clair au vert fonc√©, et elle peut pr√©senter des motifs et des bandes concentriques caract√©ristiques. Elle se forme couramment dans les zones d'oxydation des gisements de cuivre, o√Ļ elle se produit par alt√©ration chimique de min√©raux de sulfure de cuivre tels que la chalcopyrite. Elle est fr√©quemment associ√©e √† d'autres min√©raux de cuivre, tels que l'azurite, la chrysocolle et la cuprite. En raison de sa belle couleur et de sa relative abondance, la malachite est utilis√©e depuis des mill√©naires comme pierre ornementale et mat√©riau pour la sculpture, la bijouterie et d'autres formes d'artisanat. Elle est √©galement recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa beaut√© naturelle. Dans le pass√©, elle a servi √† produire du pigment vert pour la peinture. 

Mangan√®se (Mn). - C'est l'√©l√©ment chimique de num√©ro atomique Z=25. Il s'agit d'un m√©tal de transition de une couleur blanc-gris√Ętre dans sa forme pure. Ses utilisations industrielles sont nombreuses : il sert dans production d'acier, les batteries, les alliages et les pigments. Il est √©galement un oligo-√©l√©ment essentiel pour la sant√© humaine et est pr√©sent dans de nombreux aliments, notamment les c√©r√©ales compl√®tes, les noix et les l√©gumes verts. 

Manteau. - Couche interne d'une plan√®te situ√©e entre la cro√Ľte et le noyau. Sa composition, sa densit√© et son √©tat physique peuvent diff√©rer selon la plan√®te consid√©r√©e. Sur la Terre, le manteau est compos√© en grande partie de silicates de fer et de magn√©sium, tandis que sur Mars, le manteau peut contenir davantage de min√©raux riches en fer.  La convection √† l'int√©rieur du manteau (convection  mantellique) est un processus par lequel la chaleur g√©n√©r√©e par le noyau chaud de la plan√®te est transf√©r√©e vers la surface. Ce mouvement de mati√®re chaud en ascension et de mati√®re froide en descente g√©n√®re des courants de convection qui peuvent provoquer des mouvements tectoniques et la formation de caract√©ristiques g√©ologiques telles que les volcans, les rifts et les cha√ģnes de montagnes. Les interactions entre le manteau et la cro√Ľte d'une plan√®te peuvent √©galement conduire √† des processus volcaniques. Les plan√®tes g√©antes gazeuses, comme Jupiter et Saturne, ont √©galement des manteaux, mais ils sont principalement compos√©s de gaz et de liquides.

Marais. - Terrain abreuvé par des eaux qui n'ont pas d'écoulement. C'est un un type d'écosystème humide caractérisé par une végétation dense.

Marais salant ( = saline). - Bassin creus√© au bord de la mer o√Ļ l'on fait venir l'eau de mer pour qu'elle s'y √©vapore et qu'il soit possible ainsi de recueillir le sel qu'elle contient.

Marbre. - Pierre calcaire tr√®s dure, susceptible de recevoir un beau poli et d'√©tre employ√©e comme ornement dans les art. Le marbre est du carbonate de chaux, qui constitue, parfois de puissantes assises dans le terrain d√©vonien. Le plus pur est le marbre blanc dit statuaire, que l'on tirait autrefois de Paros, et qui est fourni aujourd'hui par les immenses carri√®res de Carrare, en Italie. Les marbres vein√©s sont tr√®s nombreux et portent diff√©rents noms : griottes, campans, rouge, vert et jaune antiques, bleu fleuri, brocatelle, Napol√©on, sarrancolin, br√®che, etc, Il en existe des gisements importants en France, notamment dans les Pyr√©n√©es, les Alpes, la Corse, le Jura, les Vosges, le Nord, le Pas-de-Calais, les Ardennes, la Sarthe, la Mayenne. la C√īte-d'Or, la Ni√®vre, l'Allier.

Mare. - Sur la Terre, petit plan d'eau stagnante. Sur la Lune, mot latin qui signifie mer, et qui désigne les grandes régions sombres à la surface du satellite naturel de nortre planète.

Mar√©es. - Mouvement  alternatif et journalier des eaux de la mer, qui couvrent et abandonnent successivement le rivage. Les mar√©es sont produites par les attractions lunaires et solaires, combin√©es avec la rotation de la terre. Quand la lune est au-dessus des eaux de la mer, elle les oblige, par attraction, a s'√©lever jusqu'il une certaine hauteur : c'est ce qui produit le flux ou mar√©e montante. Apr√®s ce passage de la lune, les eaux retombent et forment ce qu'on appelle le reflux ou mar√©e descendante. Les eaux de la mer oscillent donc autour d'une position moyenne sensiblement fixe, que l'on appelle le niveau moyen. Lorsque les eaux ont atteint leur plus grande √©l√©vation, elles restent stationnaires pendant temps : c'est le moment de la haute mer; par venues √† leur plus basse d√©pression, elles demeurent quelques moments en repose est celui de la basse mer. Les effets les plus consid√©rables sont ceux produits par la Lune, par suite de son rapprochement de la Terre; mais son effort est irr√©gulier et varie chaque jour, tant par son changement de position par rapport √† la Terre que par ses d√©placements relatifs par rapport au Soleil, dont elle augmente ou r√©duit l'effort, suivant qu'elle se trouve du m√™me c√īt√© ou du c√īt√© oppos√©. A la nouvelle lune et a la pleine lune, le Soleil et la Lune √©tant du m√™me c√īt√©, les efforts s'ajoutent, et la mar√©e est la somme des deux mar√©es partielles; mais, aux quadratures, c'est-√†-dire quand la lune est aux quartiers, l'effet du soleil contre-balance celui de la lune : la mar√©e est donc, dans ce cas, produite par la diff√©rence des deux efforts. La configuration des c√ītes et l'√©tendue des mers exercent une grande influence sur l'importance et la r√©gularit√© des mar√©es. La M√©diterran√©e, divis√©e en plusieurs bassins, n'a de mar√©e que dans le golfe de la Grande Syrte jusqu'aux c√ītes de la Tunisie. Dans certaines mers, celle de Chine, par exemple, on constate deux mar√©es en Cochinchine, une seule au Tonkin, et deux sur les c√īt√©s de Chine. En France, entre Saint-Malo et Cherbourg, la force de la mar√©e a des variations surprenantes. Dans le premier port, la mar√©e totale atteint 12 m√®tres; √† Cherbourg, elle ne d√©passe pas 5,60 m. Les mar√©es les plus fortes ayant lieu aux √©quinoxes. Il en r√©sulte que, inversement, les plus faibles ont lieu aux quadratures, et le retard du passage de la lune au m√©ridien √©tant de 50 minutes 30 secondes par jour, les mar√©es subissent √©galement ce retard. La pleine mer arrive avec l'onde de mar√©e, de sorte qu'elle se produit dans chaque port √† des heures diff√©rentes. 

Marne. -  Terre calcaire m√™l√©e d'argile. La cassure de la marne est terne, le plus souvent concho√Įdale et sa texture g√©n√©ralement grumeleuse. S√®che, elle happe √† la langue, est onctueuse au toucher, et se d√©lite √† l'air. Elle pr√©sente. du noir au blanc, toutes les teintes.
On distingue les marnes calcaires, qui contiennent au moins 50% de calcaire; les marnes argileuses (60 √† 75 % d'argile), siliceuses, magn√©siennes, etc. 

Mascon (= mass concentration . - Concentration de masse anormalement √©lev√©e  identifi√©e sous la surface d'une plan√®te (en particulier sous les mers lunaires). Les mascons sont g√©n√©ralement associ√©s √† des variations locales de densit√© dans la structure interne du corps consid√©r√© (accumulations de mat√©riaux plus denses). Les mascons se r√©v√®lent  par les anomalies gravim√©triques dont elles sont responsables. 

Maser (= microwave amplification by stimulated emission of radiation). - Dispositif analogue au laser, mais qui au lieu de permettre l'émission d'un faisceau cohérent du lumière (initiale l), permet l'émission d'un même faisceau cohérent dans le domaine micro-onde (initiale m) du spectre électromagnétique.

Masse. - Quantité de matière d'un corps qui détermine sa résistance à changer de vitesse sous l'effet d'une force (masse inertielle) ou sa capacité à attirer un autre corps massif (masse gravitationnelle). En physique, la masse est une grandeur scalaire fondamentale de dimension [M].

Masse atomiqueAtomique (masse).

Masse molaire. - Masse d'une mole (6,022 x 1023 entités) d'une substance donnée. Elle est exprimée en grammes par mole (g/mol) et permet de convertir les quantités de masse en quantités de moles.

Mati√®re. - Substance qui constitue les corps et dont la quantit√© est mesur√©e par sa masse. La mati√®re ordinaire est constitu√©e d'un nombre r√©duit de particules √©l√©mentaires : protons, neutrons et √©lectrons. La mati√®re se rencontre dans trois principaux √©tats : solide, liquide et gazeux. Dans un solide, les particules sont √©troitement li√©es et ont une structure ordonn√©e. Dans un liquide, les particules sont moins li√©es et peuvent se d√©placer les unes par rapport aux autres. Dans un gaz, les particules sont √©loign√©es et se d√©placent librement dans toutes les directions. Il existe aussi d'autres √©tats de la mati√®re, √† l'instar des plasmas qui correspondent un √©tat de la mati√®re dans lequel les particules sont ionis√©es. 

Mati√®re sombre ( = dark matter, en anglais). -  Forme de mati√®re qui ne peut pas √™tre observ√©e directement, car elle n'interagit pas avec le rayonnement √©lectromagn√©tique. La mati√®re sombre repr√©senterait environ 85% de la masse totale de l'univers. Sa pr√©sence dans les galaxies et entre les galaxies peut √™tre inf√©r√©e √† partir des effets gravitationnels qu'elle exerce sur la mati√®re visible et les objets c√©lestes. Exemples : 1) Les galaxies tournent plus rapidement que ce que l'on pourrait attendre en fonction de la quantit√© de mati√®re visible qu'elles contiennent; les √©toiles et le gaz √† l'ext√©rieur du noyau galactique sont soumis √† une force gravitationnelle suppl√©mentaire, sugg√©rant la pr√©sence de mati√®re sombre qui √©tend son influence au-del√† de la mati√®re visible. 2) La mati√®re sombre peut agir comme une lentille gravitationnelle, courbant la lumi√®re provenant d'objets plus √©loign√©s; lorsque cette lumi√®re courb√©e est d√©tect√©e, elle peut r√©v√©ler la pr√©sence de mati√®re sombre entre la source lumineuse et l'observateur. 3) L'observation de la distribution des galaxies √† grande √©chelle indique que la mati√®re visible seule ne peut pas expliquer la formation des structures observ√©es; la pr√©sence de mati√®re sombre est n√©cessaire pour expliquer la formation de vastes amas de galaxies et de filaments cosmiques. 4) L'√©tude du fond diffus cosmologique, un rayonnement thermique provenant de l'univers primitif, permet de d√©duire les propri√©t√©s de l'univers dans son ensemble; les mod√®les cosmologiques incluent g√©n√©ralement la mati√®re sombre pour concorder avec les observations de ce rayonnement.

On ne conna√ģt pas la nature de la mati√®re sombre. Parmi les hypoth√®ses les plus  couramment discut√©s, on mentionnera :

‚ÄĘ La mati√®re sombre non-baryonique. - La th√©orie la plus r√©pandue est que la mati√®re sombre est constitu√©e de particules non-baryoniques, c'est-√†-dire des particules qui ne sont pas compos√©es de protons et de neutrons comme la mati√®re ordinaire. Les candidats populaires comprennent les WIMPs (Weakly Interacting Massive Particles), les axions et les neutrinos massifs. Ces particules et d'autres auraient √©t√© produites peu de temps apr√®s le tout d√©but de l'expansion de l'univers. 

‚ÄĘ La modification de la loi de la gravitation. - Certaines th√©ories sugg√®rent que la mati√®re sombre n'existe pas r√©ellement, mais que la gravit√© se comporte diff√©remment aux √©chelles cosmiques, modifiant les lois de la gravitation de Newton-Einstein. Ces th√©ories alternatives de la gravitation tentent d'expliquer les observations sans invoquer de nouvelles particules.

 ‚ÄĘ Les dimensions suppl√©mentaires. - Certaines th√©ories de la physique au-del√† du mod√®le standard, telles que la th√©orie des supercordes celle des branes, sugg√®rent que l'univers pourrait contenir des dimensions suppl√©mentaires non d√©tect√©es. La mati√®re sombre pourrait potentiellement r√©sider dans ces dimensions suppl√©mentaires.

Matrice. - Terme qui, dans les sciences de la Terre, peut avoir  plusieurs significations selon le contexte, mais, en g√©n√©ral, la matrice se r√©f√®re √† la portion solide, coh√©sive ou min√©rale d'une substance g√©ologique ou d'une roche.

Matrice cimentée. - Partie d'une roche détritique (comme un poudingue, un grès ou un siltite) qui lie ensemble les fragments de clastes (particules préexistantes) pour former la roche. La matrice cimentée est composée de minéraux (quartz, calcite, hématite, argile ou autres) déposés chimiquement ou formés in situ pendant le processus de cimentation, qui a lieu par précipitation de minéraux à partir de solutions aqueuses dans les espaces entre les fragments de clastes. Ces minéraux cimentants sont généralement déposés au fil du temps à mesure que l'eau interstitielle traverse les espaces poreux de la roche. La texture de la matrice cimentée peut varier en fonction de la taille, de la forme et de la composition de ces minéraux . Elle peut être sableuse, argileuse, calcaire, etc.

Maxwell (d√©mon de). - Exp√©rience de pens√©e imagin√©e pa James Clerk Maxwell  en 1867, et li√©e au deuxi√®me principe de la thermodynamique. Elle vise √† mettre en lumi√®re les subtiles nuances et les limites de notre compr√©hension de la thermodynamique et soul√®ve des questions sur l'irr√©versibilit√© des processus physiques et l'interpr√©tation des lois de la physique √† l'√©chelle microscopique. Imaginez une petite cr√©ature (un d√©mon) capable de percevoir individuellement les mouvements al√©atoires des particules d'un gaz dans un r√©cipient et de trier ces particules en fonction de leur vitesse. Le d√©mon serait capable de laisser passer les particules rapides d'un c√īt√© du r√©cipient et de diriger les particules lentes de l'autre c√īt√©. En effectuant ce tri, le d√©mon pourrait concentrer les particules rapides d'un c√īt√©, cr√©ant ainsi une r√©gion chaude, tandis que les particules lentes, accumul√©es de l'autre c√īt√©, cr√©eraient une r√©gion froide. Un r√©sultat en violation du deuxi√®me principe de la thermodynamique, qui √©nonce que l'entropie d'un syst√®me isol√© (d√©sordre ou mesure du chaos) ne peut pas diminuer avec le temps. Dans l'exemple du d√©mon de Maxwell, le tri des particules semblerait r√©duire l'entropie du syst√®me, car il cr√©erait une s√©paration nette entre les particules rapides et lentes. L√©on Brillouin  a cependant montr√©, en 1949, que le d√©mon lui-m√™me serait √©galement soumis aux lois de la thermodynamique, et son acte de tri et de perception augmenterait l'entropie du d√©mon et de son environnement. Ainsi, les lois de la thermodynamique restent respect√©es, et le d√©mon de Maxwell n'est pas en contradiction avec elles.

Maxwell-Boltzmann (loi de). - Loi statistique qui d√©crit la distribution des vitesses des particules dans un gaz parfait (gaz th√©orique id√©al) √† l'√©quilibre thermique.  Elle indique que, dans un gaz parfait, la distribution des vitesses des particules est gaussienne, c'est-√†-dire en forme de courbe en cloche, et d√©crit comment les diff√©rentes particules d'un gaz se r√©partissent dans un continuum de vitesses possibles. La forme math√©matique de la loi de Maxwell-Boltzmann est donn√©e par l'expression :

f(v) = (m / (2ŌÄkT))(3/2) . 4ŌÄv¬≤ . exp(-mv¬≤ / (2kT))

o√Ļ f(v) est la densit√© de probabilit√© de trouver une particule avec une vitesse v donn√©e, m est la masse des particules, k est la constante de Boltzmann, T est la temp√©rature absolue du gaz, et exp(x) est la fonction exponentielle. La loi de Maxwell-Boltzmann permet de calculer des quantit√©s comme la pression, la vitesse moyenne des particules et les fractions de particules ayant une certaine √©nergie.

M√©andre. - Courbe sinueuse form√©e par un cours d'eau √† mesure qu'il serpente √† travers une plaine ou une vall√©e. Les m√©andres sont des caract√©ristiques communes des rivi√®res et des ruisseaux qui s'√©coulent √† travers des terrains plats. Ils se forment en raison de l'interaction entre le courant d'eau et le lit de la rivi√®re, ainsi que des processus d'√©rosion et de d√©p√īt.

M√©canique. - Branche de la physique qui √©tudie le mouvement, le comportement des objets sous l'influence des forces et les principes qui gouvernent le mouvement des corps mat√©riels.  Elle est divis√©e en deux principales sous-disciplines : la cin√©matique, qui  se concentre sur la description math√©matique du mouvement, en √©tudiant les concepts tels que la position, la vitesse, l'acc√©l√©ration et la trajectoire des objets; et la dynamique, qui s'int√©resse aux forces et aux interactions qui influencent le mouvement des objets. 

Meitn√©rium (Mt). - Element chimique artificiel de num√©ro atomique 109; masse atomique : 278. Il a d'abord √©t√© synth√©tis√© en 1982 √† l'Institut de recherche nucl√©aire de Dubna en Russie, en collaboration avec le Laboratoire national Lawrence Livermore aux √Čtats-Unis. Cet √©l√©ment a √©t√© nomm√© en l'honneur de la physicienne Lise Meitner, qui a jou√© un r√īle cl√© dans la compr√©hension de la fission nucl√©aire. La synth√®se du meitn√©rium implique g√©n√©ralement la fusion de noyaux atomiques plus l√©gers en pr√©sence d'une source de neutrons. Les isotopes de meitn√©rium produits sont extr√™mement instables et se d√©sint√®grent rapidement en √©mettant des particules radioactives. En raison de sa grande instabilit√© et de sa courte dur√©e de vie, les propri√©t√©s chimiques et physiques du meitn√©rium sont encore relativement peu connues. 

Mendélévium (Md). - Elément chimique artificiel de numéro atomique 101. Il appartient à la série des actinides.

Mer. - Vaste étendue d'eau salée qui recouvre environ les trois quarts du globe terrestre. On y distingue cinq régions principales, appelées océans (océan Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique, Antarctique) et une multitude de portions plus petites, adjacentes à ces océans et qui sont les mers proprement dites (mer Méditerranée, mer Rouge, mer de Béring, etc.). Certains grands lacs portent aussi improprement le nom de mers (mer d'Aral, mer caspienne).

Mercure (Hg). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 80; masse atomique :  200,6. C'est un m√©tal liquide √† la temp√©rature ordinaire, 13 fois plus dense que l'eau, connu sous le nom de vif-argent. Il sert √† la fabrication des thermom√®tres et des barom√®tres; avec l'√©tain, il formait le tain des glaces (utilisation aujourd'hui interdite); avec les m√©taux, il forme des amalgames; ayant la propri√©t√© de dissoudre l'oret l'argent, il est employ√© dans les mines pour l'extraction de ces m√©taux pr√©cieux. On le trouve parfois √† l'√©tat natif; en fines gouttelettes, dans les gisements de cinabre. On l'exploite g√©n√©ralement √† l'√©tat de cinabre ou sulfure de mercure (HgS), en France, en Espagne, en Hongrie, en Chine, au P√©rou, etc. Le cinabre est d'un beau rouge, donnant une poussi√®re √©carlate; il n'est point dur, et il s'√©lectrise ais√©ment par le frottement. Pour en d√©gager le mercure, on calcine le cinabre avec de la limaille de fer ou avec de la chaux. Avec le chlore, le mercure forme le calomel et le sublim√© corrosif.

M√©ridien. - Grand cercle qui passe par les deux p√īles et divise le globe terrestre en deux h√©misph√®res. Le m√©ridien d'un lieu contient la verticale du lieu et coupe la surface terrestre suivant une circonf√©rence passant par les deux p√īles; cette ligne est appel√©e √©galement m√©ridien ou encore m√©ridienne. En r√©alit√©, la m√©ridienne d'un lieu ne comprend que la moiti√© de la circonf√©rence totale qui est du m√™me c√īt√© de l'axe de la Terre que le lieu lui-m√™me; l'autre moiti√© s'appelle antim√©ridienne ou antim√©ridien. En chaque point de la Terre passe un m√©ridien. Les longitudes se comptent √† partir d'un m√©ridien origine. Depuis le 9 mars 1914, la France ayant adopt√©, pour la d√©termination du temps, le syst√®me des fuseaux horaires, fait usage du m√©ridien international de l'observatoire de Greenwich (Angleterre). C'est par la mesure d'un arc de m√©ridien qu'on est parvenu √† calculer le rayon de la Terre : connaissant la longueur d'un arc de m√©ridien compris entre deux points d√©termin√©s, la diff√©rence des latitudes de ces deux points donnera la mesure du m√™me arc en degr√©s; on en d√©duira la longueur d'un degr√© du m√©ridien et, par suite, la longueur du m√©ridien entier, en supposant la Terre sph√©rique.

M√©ridienne. - Ligne qui est l'intersection d'une surface de r√©volution, par le plan d'un m√©ridien. - M√©ridienne d'un lieu, intersection de la surface terrestre par le plan du m√©ridien du lieu, et aussi intersection du plan m√©ridien du lieu avec l'horizon.  - Hauteur m√©ridienne, hauteur d'un astre au-dessus de l'horizon √† son passage au m√©ridien. - Lunette m√©ridienne, lunette astronomique dont l'axe optique est assujetti √† se mouvoir dans le plan du m√©ridien.

M√©som√®re (structure). -  Terme utilis√© en chimie organique pour d√©crire une structure interm√©diaire ou une forme de r√©sonance d'une mol√©cule qui est obtenue en redistribuant les √©lectrons pi (ŌÄ) dans des liaisons doubles ou triples entre des atomes voisins. Les structures m√©som√®res sont des formes √©lectroniques alternatives d'une mol√©cule qui contribuent √† sa stabilit√© globale. L'id√©e derri√®re les structures m√©som√®res provient de la th√©orie de la r√©sonance en chimie. Dans certains cas, une mol√©cule ne peut pas √™tre correctement d√©crite par une seule structure de Lewis, car plusieurs structures valides peuvent repr√©senter la distribution des √©lectrons. Les structures m√©som√®res sont alors utilis√©es pour repr√©senter toutes ces formes possibles, et la vraie structure de la mol√©cule est consid√©r√©e comme une moyenne pond√©r√©e de ces structures m√©som√®res.

La mol√©cule de benz√®ne fournit un exemple de structure m√©som√®re. Cette mol√©cule est souvent repr√©sent√© par une structure hexagonale avec trois doubles liaisons altern√©es. Cependant, cette structure ne rend pas compte de la stabilit√© observ√©e du benz√®ne. En r√©alit√©, le benz√®ne est mieux d√©crit comme une combinaison de structures m√©som√®res o√Ļ les √©lectrons ŌÄ sont d√©localis√©s sur tous les atomes de carbone dans le cycle. Cette d√©localisation des √©lectrons conf√®re au benz√®ne sa stabilit√© particuli√®re.
M√©son. - Nom donn√©s √† des particules appartenant √† la famille des hadrons et compos√©es d'un quark et d'un antiquark li√©s par une interaction forte, et qui ont une masse interm√©diaire entre celle de l'√©lectron et celle du proton. Les m√©sons sont des bosons ( = particules de spin entier). Les m√©sons sont √©chang√©s entre les nucl√©ons, transmettant ainsi l'interaction forte et maintenant la stabilit√© des noyaux atomiques. Les diff√©rents types de m√©sons se distinguent par la combinaison de quarks et d'antiquarks qui les composent. Les m√©sons ou pions, sont compos√©s d'une paire de quark up et quark down; les m√©sons ŌĀ, compos√©s d'une paire de quark up et antiquark up (ou quark down et antiquark down). Il existe √©galement d'autres m√©sons plus massifs et plus exotiques. Les m√©son subissent une d√©sint√©gration rapide, qui se produit par l'interm√©diaire de l'interaction faible.

M√©sosph√®re. - Couche de l'atmosph√®re terrestre situ√©e au-dessus de la stratosph√®re et en dessous de la thermosph√®re, soit entre une altitude d'environ 50 km jusqu'√† une altitude de 85 km.  Elle est caract√©ris√©e par une faible densit√© atmosph√©rique (seulement environ 1/1000 de la pression au niveau de la mer) et une diminution de la temp√©rature avec l'altitude. La temp√©rature moyenne de la m√©sosph√®re varie g√©n√©ralement de -90¬įC √† -130¬įC. Le point le plus froid de l'atmosph√®re terrestre, connu sous le nom de m√©sopause, se situe √† la limite sup√©rieure de la m√©sosph√®re.

M√©sozo√Įque (anc. √®re secondaire) -  Ere  g√©ologique interm√©diaire entre le Pal√©ozo√Įque et le C√©nozo√Įque, qui s'√©tend entre 251  et 65,5 millions d'ann√©es. P√©riodes : Triassique, Jurassique et Cr√©tac√©. Au d√©but du M√©sozo√Įque, les continents √©taient regroup√©s en un seul supercontinent appel√© la Pang√©e. Au cours de cette √®re, la Pang√©e s'est progressivement fragment√©e en plusieurs continents plus petits gr√Ęce au processus de la d√©rive des continents. Le M√©sozo√Įque a √©galement √©t√© marqu√© par des √©v√©nements g√©ologiques importants, tels que des p√©riodes d'activit√© volcanique intense, des changements du niveau de la mer. Du point de vue biologique, le M√©sozo√Įque est caract√©ris√© par la grande extension des Reptiles et des Ammonites, et l'apparition des Mammif√®res et des Oiseaux. Cette √®re s'est termin√©e (fin du Cr√©tac√©) par une extinction de masse marqu√©e notamment par la disparition des Dinosaures.

Mesure.  - Action de quantifier ou d'√©valuer une grandeur physique √† l'aide d'un instrument de mesure appropri√©s. Lorsqu'on effectue une mesure, on cherche g√©n√©ralement √† d√©terminer la valeur num√©rique d'une grandeur physique telle que la longueur, la masse, la temp√©rature, le temps, la vitesse, etc. Chaque grandeur physique est associ√©e √† une unit√© de mesure sp√©cifique, telle que le m√®tre (m), le kilogramme (kg), le degr√© Celsius (¬įC), la seconde (s), le m√®tre par seconde (m/s), etc. La mesure en physique est fondamentale pour √©tablir des th√©ories, tester des hypoth√®ses et valider des mod√®les scientifiques. Les mesures pr√©cises et reproductibles sont donc essentielles pour √©tablir des lois et des relations math√©matiques qui d√©crivent les ph√©nom√®nes physiques. Lorsqu'on effectue une mesure, il est important de prendre en compte plusieurs facteurs pour obtenir une mesure pr√©cise et fiable. Cela inclut la calibration de l'instrument de mesure, l'assurance de conditions appropri√©es (par exemple, une temp√©rature stable), la r√©p√©tabilit√© des mesures (obtenir des r√©sultats similaires lors de r√©p√©titions de la mesure) et l'estimation des erreurs de mesure, car les mesures sont g√©n√©ralement associ√©es √† des incertitudes. Les erreurs de mesure peuvent √™tre caus√©es par divers facteurs, tels que la pr√©cision de l'instrument, des erreurs d'observation, des variations environnementales, etc. L'estimation de l'incertitude est importante pour quantifier l'exactitude de la mesure et fournir une indication de la plage de valeurs possibles pour la grandeur mesur√©e.

Métal. - Les métaux sont des corps simples doués d'un éclat particulier appelé éclat métallique, conduisant bien, en général, la chaleur et l'électricité, et qui possèdent en outre la propriété de donner, en se combinant avec l'oxygène, au moins un acide basique. Tous les métaux sont solides à la température ordinaire, sauf le mercure, qui est liquide, et l'hydrogène, qui est gazeux. Les principaux sont : l'or, l'ardent, le platine, le mercure, le cuivre, l'aluminium, le fer, l'étain, le plomb, le zinc, etc. Il existe diverses façons de classer les métaux. La plus rigoureuse est sans doute celle qui se réfère à leur place dans le tableau périodique des éléments dont découlent certaines propriétés chimiques analogues. On aura alors pour principales classes de métaux :

‚ÄĘ Les m√©taux alcalins. - Cette classe comprend les √©l√©ments du groupe I du tableau p√©riodique : soit le lithium (Li), le sodium (Na), le potassium (K), le rubidium (Rb), le c√©sium (Cs) et le francium (Fr). Ce sont des m√©taux mous. ils ont une faible √©nergie d'ionisation, ce qui les rend facilement ionisables. Ils sont tr√®s r√©actifs et ayant une seule √©lectron de valence. Ils r√©agissent notamment avec l'eau et tr√®s vigoureusement et sont g√©n√©ralement stock√©s dans des huiles pour √©viter leur r√©action avec l'humidit√© de l'air.

‚ÄĘ Les m√©taux alcalino-terreux. - Cette classe comprend les √©l√©ments du groupe II du tableau p√©riodique : soit le b√©ryllium (Be), le magn√©sium (Mg), le calcium (Ca), le strontium (Sr), le baryum (Ba) et le radium (Ra). Ils sont r√©actifs, mais moins que les m√©taux alcalins, car ils ont une √©nergie d'ionisation plus √©lev√©e que ces derniers. Ils ont deux √©lectrons de valence et ont tendance √† former des cations divalents. 

‚ÄĘ Les m√©taux de transition. - Cette classe comprend les √©l√©ments situ√©s dans les blocs d, f et g, qui forment la partie centrale du tableau p√©riodique, qui correspondent aux groupes III √† XII. Ils sont caract√©ris√©s par leurs configurations √©lectroniques variables et leurs propri√©t√©s vari√©es. Les m√©taux de transition incluent des √©l√©ments tels que le fer (Fe), le cuivre (Cu), le zinc (Zn), le nickel (Ni), le platine (Pt), le titane (Ti) et bien d'autres. Ils pr√©sentent  souvent plusieurs √©tats d'oxydation.

‚ÄĘ Les lanthanides et actinides. - Ces  classes correspondent respectivement √† deux s√©ries situ√©es en bas du tableau p√©riodique. Les lanthanides sont des √©l√©ments de la s√©rie des terres rares, allant du lanthane (La) au lut√©cium (Lu), tandis que les actinides comprennent les √©l√©ments qui vont de l'actinium (Ac) au lawrencium (Lr). Les lanthanides et les actinides sont caract√©ris√©s par leurs configurations √©lectroniques complexes et leur radioactivit√©. 

Ces regroupements ont un caract√®re tr√®s g√©n√©ral; il existe des √©l√©ments qui peuvent pr√©senter des propri√©t√©s interm√©diaires ou ne pas correspondre strictement √† une classe donn√©e. 

M√©tallicit√©. - Proportion (en masse) des "m√©taux" dans les √©toiles. Ces "m√©taux", ne sont pas les corps simples ordinairement consid√©r√©s comme tels : dans le langage des astrophysiciens, ce sont tous les √©l√©ments plus lourds que l'hydrog√®ne et l'h√©lium. La m√©tallicit√© est g√©n√©ralement exprim√©e en termes de rapport de la quantit√© de  m√©taux par rapport √† la quantit√© totale de mati√®re. On utilise souvent le symbole Z pour repr√©senter la m√©tallicit√©. Par exemple, une m√©tallicit√© Z=0,02 signifie que 2 % de la mati√®re de l'objet √©tudi√© est constitu√©e de m√©taux. La m√©tallicit√© est li√©e √† l'√©volution des √©toiles, √† la formation des galaxies et √† l'√©tude de la chimie et de la composition de l'Univers. Les √©toiles avec une faible m√©tallicit√© sont souvent appel√©es √©toiles pauvres en m√©taux ou populations stellaires de type II, tandis que les √©toiles avec une m√©tallicit√© plus √©lev√©e sont appel√©es √©toiles riches en m√©taux ou populations stellaires de type I.

Métallique (liaison). - Il s'agit d'un type particulier de liaison chimique, qui correspond au mode d'attraction qui unit, pour former un reséau géant, les atomes d'un métal. Ces atomes se présente sous la forme d'ions positifs. Les électrons de valence qui ont été perdus circulent alors librement entre les atomes, tout en maintenant la liaison entre les ions. C'est la liberté de déplacement de ces électrons délocalisés qui permet les transferts de chaleur et d'électricité dans les métaux. La solidité de la liaison métallique explique pourquoi les métaux ont des températures de fusion et d'ébullition élevées.

M√©tallo√Įde. - Ce sont des √©l√©ments chimiques dont certaines des propri√©t√©s se rencontrent  aussi bien dans les m√©taux que dans les non-m√©taux. On range dans cette cat√©gorie : le bore, le silicium, le germanium, l'arsenic, l'antimoine, le tellure, le polonium, et l'astate. Ces √©l√©ments poss√®dent des propri√©t√©s telles que la semi-conductivit√©, une conductivit√© √©lectrique variable et une bande interdite interm√©diaire qui peut √™tre contr√īl√©e par l'ajout d'impuret√©s. Ils sont utilis√©s dans un large √©ventail d'applications, notamment dans les dispositifs √©lectroniques, les alliages et les composants des semi-conducteurs.

Métamorphisme. - Modification physique et chimique, produite dans la structure d'une roche. Le métamorphisme considéré autrefois comme exceptionnel, intéresse plus ou moins toutes les roches. Cependant, les exemples les plus remarquables sont dus soit à la chaleur interne du globe, soit au voisinage d'émissions éruptives, soit aux formidables compressions subies par le fait des contractions du sol. Certaines roches sont devenues cristallines sous l'influence de la chaleur; c'est ainsi que la craie se transforme en un marbre cristallin; d'autres deviennent feuilletées sous le poids des couches qui les recouvrent, c'est le cas des argiles plastiques qui sont passées à l'état de schistes. La haute température des matières éruptives développe, dans les roches qu'elles traversent, la production de différents minéraux cristallisés, et il est une foule de silicates que l'on trouve dans les roches anciennes et dont il faut chercher l'origine dans les émissions de granits et de porphyres existant dans leur voisinage. Cette influence métamorphique peut parfois intéresser une grande étendue de roches : certains schistes de la vallée d'Andlau ont été métamorphisés sur une épaisseur moyenne de 500 à 600 mètres. Staurotide, chiastolite, etc., sont des minéraux tout à fait caractéristiques des roches métamorphiques. - On donne au métamorphisme provoqué par les mouvements orogéniques, le nom de dynamométamorphisme; aussi les calcaires devenus cristallins, les grès transformés en psammites et certaines formations sédimentaires ayant acquis l'aspect de roches primitives, sont-ils très répandus dans les pays de montagnes et en particulier dans les Alpes. On désigne sous le nom de endomorphisme le métamorphisme produit par la roche encaissante sur la roche éruptive. En dehors des différents cas qui viennent d'être signalés, il se produit dans toutes les roches des déplacements atomiques; il en résulte une sorte de vie chimique, qui ne s'éteint qu'en dehors du gisement originel.

Météore. - Au sens large, le terme a pu être appliqué à tout phénomène atmosphérique (la pluie, par exemple peut être rangée parmi les météores). Aujourd'hui, on restreint l'application de ce mot aux seuls météores lumineux, tels que l'arc-en-ciel, les éclairs, les parhélie, etc. Et, de façon encore plus limitée, à la lumière émise lors de l'entrée dans l'atmosphère par la combustion de petits corps célestes tels que des poussières interplanétaires (étoiles filantes) ou des météorites.

M√©t√©orite. - Fragment de roche provenant de l'espace lorsqu'il atteint la surface de la Terre ou d'une autre plan√®te. Les m√©t√©orites sont souvent issus de la fracturation  d'un ast√©ro√Įde apr√®s sa collision avec un autre ast√©ro√Įde (m√©t√©oro√Įde). On a aussi recueilli sur Terre des m√©t√©orites correspondant √† des fragments de Lune ou de Mars projet√©s dans l'espace apr√®s l'impact sur leur surface d'un m√©t√©orite. Les crat√®res √† la surface de certaines plan√®tes et de petits corps du Syst√®me solaire (Mercure, Lune, satellites de plan√®tes g√©antes, ast√©ro√Įdes eux-m√™mes) sont dus √† l'impacts de m√©t√©orites. Ceux-ci √©tait tr√®s nombreux dans les premiers temps de l'histoire du Syst√®me solaire.

M√©t√©oro√Įde. - Petit corps provenant de la d√©sint√©gration (g√©n√©ralement partielle) d'un ast√©ro√Įde ou d'un noyau com√©taire, . Lorsqu'il s'√©crase sur une plan√®te, il prend alors le nom de m√©t√©orite.

Météorologie*. - Science qui étudie l'atmosphère terrestre, les phénomènes qui s'y produisent et les processus qui les régissent. Elle vise à comprendre et à prévoir les conditions atmosphériques à différentes échelles de temps et d'espace, allant de quelques minutes à plusieurs semaines et de quelques mètres à l'échelle mondiale.

M√©thane. - Compos√© chimique organique constitu√© d'un atome de carbone (C) li√© √† quatre atomes d'hydrog√®ne (H). Sa formule chimique est CH4. Principal composant du gaz naturel, c'est le compos√© le plus simple de la famille des hydrocarbures. Il s'agit d'un gaz incolore et inodore √† temp√©rature et pression ambiante. Le m√©thane est un gaz √† effet de serre important dans l'atmosph√®re terrestre. Bien qu'il soit pr√©sent en quantit√©s beaucoup plus faibles que le dioxyde de carbone (CO2), le m√©thane a une capacit√© beaucoup plus √©lev√©e de pi√©ger la chaleur. 

M√©ton (cycle de). - Ph√©nom√®ne astronomique li√© √† la synchronisation entre les cycles lunaires et solaires. Il tire son nom de l'astronome grec M√©ton, qui l'a d√©crit √† Ath√®nes au Ve si√®cle av. JC. Ce cycle d√©coule de la relation entre le mois lunaire synodique (le temps entre deux nouvelles lunes, environ 29,5 jours) et l'ann√©e tropique solaire (environ 365,25 jours). L'id√©e derri√®re le cycle de M√©ton est qu'apr√®s un certain nombre d'ann√©es, les phases de la Lune se r√©p√®tent √† peu pr√®s aux m√™mes dates par rapport aux saisons de l'ann√©e solaire. Le cycle de M√©ton est g√©n√©ralement approch√© en prenant 19 ann√©es solaires (ou 235 mois lunaires) comme unit√© de base. Apr√®s ces 19 ann√©es, les phases de la Lune reviennent approximativement aux m√™mes dates du calendrier solaire. Cependant, les fractions de jours suppl√©mentaires dans l'ann√©e solaire (environ 0,25 jours) ne sont pas prises en compte dans le cycle de M√©ton, ce qui signifie que l'alignement parfait entre les cycles lunaire et solaire n'est pas exactement de 19 ans. Le cycle de M√©ton a √©t√© important dans les calendriers anciens et a √©t√© utilis√© pour synchroniser les mois lunaires avec les ann√©es solaires dans diverses cultures. Par exemple, le calendrier h√©bra√Įque et le calendrier musulman reposent sur des syst√®mes de mois lunaires ajust√©s pour correspondre aux saisons en utilisant des techniques similaires au cycle de M√©ton.

Mètre (symbole : m). - Unité de base du Système international d'unités (SI) pour mesurer la longueur. Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide pendant une durée de 1/299 792 458 seconde. Cette définition est basée sur la constante physique fondamentale de la vitesse de la lumière. Auparavant, le mètre était défini en référence à un étalon physique, le mètre étalon international, qui était une barre en alliage de platine et d'iridium conservée à Sèvres, en France. Cependant, cette définition a été remplacée en 1983 par la définition en termes de la vitesse de la lumière, ce qui a conduit à une définition plus précise et reproductible de l'unité.

MHD ( = magn√©tohydrodynamique). - Branche de la physique qui √©tudie les interactions entre les champs magn√©tiques et les fluides conducteurs (plasmas, liquides conducteurs, etc.). Elle combine les principes de la magn√©tisme et de l'hydrodynamique pour analyser le comportement des fluides en pr√©sence de champs magn√©tiques. La MHD se base sur les √©quations de Maxwell, qui d√©crivent l'interaction entre les champs √©lectriques et magn√©tiques, et sur les √©quations de conservation de la masse, de la quantit√© de mouvement et de l'√©nergie des fluides. 

Mica (mot latin signifiant parcelle). - Pierre brillante, feuilletée, écailleuse, d'un éclat métallique le mica est un silico-aluminate de potasse, de fer ou de magnésie. Le mica existe dans une foule de roches et constitue l'un des trois éléments fondamentaux du granit. Les différents micas peuvent tous se diviser avec une très grande facilité en lames ou paillettes très minces, flexibles et très transparentes, tout en offrant une grande résistance à la chaleur. Il font d'excellants isolants électriques.

Michelson-Morley (exp√©rience de). - Exp√©rience r√©alis√©e en 1887 par Albert A. Michelson et Edward W. Morley dans le but de d√©tecter l'√©ther, un hypoth√©tique milieu √† travers lequel la lumi√®re √©tait cens√©e se propager. √Ä l'√©poque o√Ļ l'exp√©rience a √©t√© con√ßue, l'id√©e de l'√©ther √©tait largement accept√©e. On pensait que l'√©ther √©tait un milieu immobile √† travers lequel la lumi√®re se propageait comme une onde. L'exp√©rience a √©t√© con√ßue autour d'un interf√©rom√®tre, un instrument qui s√©pare un faisceau de lumi√®re en deux chemins perpendiculaires, puis les r√©combine pour observer les interf√©rences. Si l'√©ther existait et que la Terre se d√©pla√ßait √† travers lui, alors la vitesse de la lumi√®re devait varier en fonction de la direction du mouvement de la Terre par rapport √† l'√©ther. Cependant, les r√©sultats de l'exp√©rience de Michelson-Morley ont √©t√© surprenants. Quelle que soit la direction de la Terre par rapport √† l'√©ther, la vitesse de la lumi√®re mesur√©e √©tait toujours la m√™me. Les r√©sultats √©taient incompatibles avec les pr√©dictions de l'hypoth√®se de l'√©ther et ont pos√© un d√©fi majeur √† la compr√©hension conventionnelle de la lumi√®re et de la physique. Ces r√©sultats ont finalement trouv√© leur explication avec le d√©veloppement de la th√©orie de la relativit√© restreinte. Dans cette th√©orie, Einstein a abandonn√© l'id√©e d'un √©ther immobile et a propos√© que la vitesse de la lumi√®re soit une constante fondamentale ind√©pendante du r√©f√©rentiel. 

Micromètre. - Instrument destiné à mesurer de petits objets ou de petites images observés au microscope, ou à l'aide d'un instrument d'optique.

Micro-onde. - Partie du spectre √©lectromagn√©tique situ√©e entre le domaine des ondes radio et celui des rayons infrarouges. (Les micro-ondes ont des longueurs d'onde plus courtes que les ondes radio et plus longues que les rayons infrarouges). 

Microscope. - Instrument d'optique utilisé pour grossir l'image de très petits objets. Le microscope a deux systèmes optiques : un objectif, système de lentilles fournissant de l'objet à examiner une image réelle, et un oculaire, système de lentilles qui fournit de la première image une seconde qui est virtuelle et agrandie. Les deux systèmes optiques sont placés aux extrémités d'un tube formé de deux parties dont l'une peut glisser dans l'autre. L'objet à examiner, mis sous forme de lamelle mince et translucide, est placé sur une lame de verre maintenue sur un support (platine), à l'aide de deux ressorts métalliques (valets). L'objet est recouvert d'une autre lance mince de verre, et on l'éclaire par-dessous à l'aide d'un miroir incliné; quelquefois, on interpose une goutte de liquide entre la lame et la surface extérieure de l'objectif, qu'on appelle alors objectif à immersion. On appelle grossissement du microscope le rapport entre le diamètre apparent de l'image et celui de l'objet.

Milankovińá (cycles de). - Ces cycles, nomm√©s d'apr√®s le math√©maticien et astronome Milutin Milankovińá, correspondent √† une s√©rie de variations cycliques dans les param√®tres orbitaux de la Terre qui ont une influence sur le climat de la plan√®te √† long terme (sur des √©chelles de temps de milliers √† centaines de milliers d'ann√©es), en modifiant la quantit√© d'√©nergie solaire re√ßue par diff√©rentes parties de la Terre √† diff√©rents moments de l'ann√©e. Trois principaux cycles de Milankovińá interagissent : 

‚ÄĘ Le cycle de l'excentricit√© tient √† la forme de l'orbite terrestre qui varie de circulaire √† plus elliptique sur une p√©riode d'environ 100 000 ans. Lorsque l'orbite est plus elliptique, les variations saisonni√®res dans l'√©nergie solaire re√ßue sur Terre deviennent plus importantes.

‚ÄĘ Le cycle de l'obliquit√© r√©sulte de ce que l'inclinaison de l'axe de rotation de la Terre par rapport √† son plan orbital varie sur une p√©riode d'environ 41.000 ans. Cela modifie la quantit√© d'√©nergie solaire atteignant chaque h√©misph√®re de la Terre au cours de l'ann√©e.

‚ÄĘ Le cycle de la pr√©cession correspond au changement de l'orientation de l'axe de rotation de la Terre sur une p√©riode d'environ 26.000 ans, appel√© la pr√©cession des √©quinoxes, affecte les saisons et l'alignement des saisons avec les aph√©lies (points de l'orbite terrestre les plus √©loign√©s du Soleil) et les p√©rih√©lies (points de l'orbite terrestre les plus proches du Soleil).

Les cycles de Milankovińá sont consid√©r√©s comme l'un des facteurs qui influencent les changements climatiques √† long terme de la Terre. Mais d'autres facteurs interviennent. Ainsi, le changement climatique observ√© actuellement est-il en premier lieu caus√© par  les concentrations dans l'atmosph√®re de gaz √† effet de serre issus de l'activit√© humaine.

Milieu. - En physique, le mot milieu se prend dans une signification plus ou moins √©tendue, suivant l'objet dont on parle. Ainsi, lorsqu'il s'agit de la lumi√®re, on peut donner le nom de milieu soit √† tout corps mat√©riel (gazeux, liquide,  solide) qu'elle traverse, soit au vide, milieu dans lequel elle se propage encore mieux... - Quand il est question d'organismes vivants, on entend surtout par milieu le fluide dans lequel ils vivent, c.-√†-d. qui environne l'individu que l'on consid√®re. L'air est le milieu o√Ļ vivent les oiseaux; l'eau est celui dans lequel vivent les poissons. Mais d'autres fois, ce terme de milieu s'applique √† l'ensemble complexe des modificateurs de toute nature qui entourent l'√™tre organis√© et sont susceptibles d'exercer sur lui une action quelconque. Tels sont, outre le fluide ambiant proprement dit, la lumi√®re, l'√©lectricit√©, les gaz, etc. - Enfin, lorsqu'on parle de l'humain, l'expression de milieu s'√©tend m√™me aux influences capables d'agir sur lui, comme √™tre intellectuel et moral. Au point de vue physiologique, l'√©tude des milieux ne saurait √™tre s√©par√©e de celle des √™tres vivants, attendu qu'il existe, entre chacun d'eux et le milieu qui lui est naturel, des √©changes permanents et complexes.

Millerite. - Min√©ral sulfureux compos√© de nickel et de soufre, avec une formule chimique NiS. Elle se pr√©sente sous forme de cristaux allong√©s ou en agr√©gats fibreux de couleur jaune laiton √† bronze. La millerite est couramment associ√©e √† des min√©raux de nickel, notamment la pentlandite et la chalcopyrite, et elle se trouve g√©n√©ralement dans les d√©p√īts de sulfures de nickel associ√©s aux d√©p√īts de nickel-cuivre. La millerite est d'abord une source de nickel, mais en raison de sa couleur caract√©ristique et de ses propri√©t√©s optiques, la millerite est √©galement parfois utilis√©e dans la bijouterie en tant que pierre gemme.

Millikan (exp√©rience de) = Exp√©rience de la goutte d'huile. Exp√©rience  r√©alis√©e par le physicien Robert A. Millikan en 1909. Elle lui a permis de mesurer la charge √©l√©mentaire de l'√©lectron, une valeur fondamentale de la physique.

Minerai. -  Substance min√©rale, telle qu'on extrait de la mine. Les minerais sont des roches ou des mat√©riaux naturels contenant des min√©raux pr√©cieux ou utiles √† l'industrie humaine. Ils sont extraits de la cro√Ľte terrestre et peuvent √™tre trouv√©s dans diff√©rentes formes g√©ologiques, telles que des filons, des gisements, des couches s√©dimentaires ou des accumulations alluviales. 

Min√©ralogie*. - Branche de la g√©ologie qui √©tudie les min√©raux. Le but principal de la min√©ralogie est la d√©termination des min√©raux; les caract√®res ext√©rieurs (couleur, √©clat, clivage, transparence, duret√©, etc.) sont souvent insuffisants, et l'on est oblig√© de recourir √† des mesures d'angles, √† l'examen des propri√©t√©s optiques, √† des essais chimiques, etc. Les min√©raux se groupent soit d'apr√®s une classification chimique, soit d'apr√®s leur mode de gisements, c'est-√†-dire d'apr√®s une classification g√©ologique. - La min√©ralogie est une science qui n'a pu se d√©velopper qu'avec la chimie et la cristalllographie, de sorte que les hypoth√®ses √©mises par les Anciens sur la nature de certains min√©raux ne constituent pour nous que des objets de curiosit√©. La science min√©ralogique ne commen√ßaa a prendre corps qu'avec Vall√©rien (1709-1785), savant su√©dois qui √©tablit une int√©ressante classification des min√©raux, et Cronstedt (1722-1765), autre savant su√©dois qui inventa le chalumeau. A la fin du XVIIIe si√®cle, Rom√© de l'Isle, Ha√ľy et Werner donn√®rent un remarquable √©clat √† cette science, qui n'a cess√© de progresser jusqu'√† nos jours. 

Min√©raux. - On donne ce nom aux corps inorganiques qui se trouvent dans l'int√©rieur de la Terre ou √† sa surface.  Ils sont compos√©s d'√©l√©ments chimiques sp√©cifiques organis√©s dans une structure cristalline r√©guli√®re et se forment √† partir de divers processus g√©ologiques (refroidissement du magma,  pr√©cipitation chimique √† partir de solutions,  cristallisation dans les roches en fusion ou  transformation m√©tamorphique de min√©raux pr√©existants). Les conditions de pression, de temp√©rature et de composition chimique dans lesquelles se forment les min√©raux d√©terminent leur structure et leurs propri√©t√©s.On classe les min√©raux en fonction de leur composition chimique et de leur structure cristalline. Ils peuvent √™tre compos√©s d'un seul √©l√©ment chimique, comme le diamant (compos√© uniquement de carbone), ou √™tre constitu√©s d'une combinaison complexe d'√©l√©ments, comme la calcite (compos√©e de calcium, de carbone et d'oxyg√®ne). 

Mioc√®ne. - Subdivision du C√©nozo√Įque qui s'√©tend d'il y a environ 23 millions √† 5,3 millions d'ann√©es avant notre √®re, entre l'√Čoc√®ne et le Plioc√®ne  Pendant le Mioc√®ne, la Terre a connu une p√©riode relativement chaude et humide, bien que le climat ait vari√© au fil du temps. Au d√©but du Mioc√®ne, le climat √©tait plus chaud qu'aujourd'hui, mais il s'est progressivement refroidi au fur et √† mesure que l'on avan√ßait vers le Plioc√®ne. Le Mioc√®ne a √©galement √©t√© marqu√© par l'activit√© tectonique qui a contribu√© √† la formation de cha√ģnes de montagnes importantes. Par exemple, les Alpes, l'Himalaya et les Andes ont continu√© √† se former au cours de cette p√©riode. 

Mirage. - Ph√©nom√®ne d'optique consistant en ce que les objets √©loign√©s produisent une image renvers√©e, comme s'ils se refl√©taient dans une nappe d'eau. Le mirage se produit fr√©quemment sur les gr√®ves de sable, dans les plaines sablonneuses, au-dessus des routes, partout en un mot o√Ļ le sol, uni, d√©pourvu de v√©g√©tation, s'√©chauffe fortement sous l'action directe du Soleil.

Miroir. - Dispositif optique qui r√©fl√©chit la lumi√®re selon une direction d√©termin√©e en respectant la loi de la r√©flexion. On distingue notamment les miroirs plans, qui  ont une surface plane et r√©fl√©chissent la lumi√®re en la renvoyant dans la direction oppos√©e par rapport √† laquelle elle les atteint; les miroirs concaves, qui ont une surface courbe vers l'int√©rieur et sont con√ßus pour concentrer la lumi√®re en un point focal, ce qui les rend utiles, par exemple, dans les t√©lescopes; et les miroirs convexes, qui ont une surface courbe vers l'ext√©rieur et qui dispersent la lumi√®re et cr√©ent une image virtuelle plus petite et droite. 

Mod√®le cosmologique*. - Repr√©sentation th√©orique de la structure, de l'√©volution et de la composition de l'univers. Les mod√®les cosmologiques actuels font appel aux concepts de la relativit√© g√©n√©rale, de la m√©canique quantique, la physique des particules et la cosmologie des particules. Ils fournissent un cadre conceptuel utilis√© pour rebdre compte les observations astronomiques √† grande √©chelle et pour formuler des hypoth√®ses sur les processus physiques √† l'Ňďuvre. Le mod√®le cosmologique le plus accept√© actuellement est le mod√®le du big bang, selon lequel l'univers a commenc√© par une expansion il y a environ 13,8 milliards d'ann√©es. Au tout d√©but de cette expansion, l'Univers √©tait extr√™mement chaud et dense, puis il s'est progressivement refroidi et dilat√© au fil du temps.

Module de distance. - Mesure utilisée en astronomie pour estimer la distance entre un objet céleste et la Terre. Il est basé sur la relation entre la magnitude apparente et la magnitude absolue de l'objet et se calcule par la relation :
m - M = 5 . log(d/10), o√Ļ  m est la magnitude apparente, M est sa magnitude absolue, et  d est la distance entre l'objet et la Terre, exprim√©e en parsecs (pc).

Mofette. - Ouverture dans le sol d'o√Ļ s'√©chappent principalement du dioxyde de carbone (CO2). Les mofettes se trouvent souvent dans des r√©gions volcaniques o√Ļ de grandes quantit√©s de CO2 sont lib√©r√©es par les processus g√©othermiques. Les concentrations √©lev√©es de CO2 dans les mofettes peuvent pr√©senter des risques pour la sant√© humaine si les concentrations atteignent des niveaux dangereux et r√©duisent l'oxyg√®ne disponible.

Moho = Discontinuit√© de Mohorovińćińá. - Zone de transition entre la cro√Ľte terrestre et le manteau situ√©e sous la surface de la Terre. Elle a √©t√© d√©couverte par le sismologue Andrija Mohorovińćińá en 1909, d'o√Ļ son nom. La cro√Ľte terrestre est la couche ext√©rieure de la plan√®te et se compose de roches relativement l√©g√®res. Juste en dessous de la cro√Ľte se trouve le manteau, qui est constitu√© de roches plus denses et visqueuses. La discontinuit√© de Mohorovińćińá, qui marque la limite entre ces deux couches distinctes, est caract√©ris√©e par un changement soudain dans les propri√©t√©s des ondes sismiques qui la traversent. La discontinuit√© de Mohorovińćińá n'est pas une surface lisse et uniforme, mais plut√īt une zone de transition o√Ļ les propri√©t√©s physiques des roches changent graduellement sur une certaine distance verticale. Elle est g√©n√©ralement situ√©e √† une profondeur d'environ 5 √† 70 kilom√®tres sous la surface de la Terre, selon l'emplacement g√©ographique.

Mohs (√©chelle de). - Echelle de duret√© min√©rale, √©tablie par  Friedrich Mohs en 1812, et qui classe les min√©raux en fonction de leur r√©sistance √† la rayure. Elle est compos√©e de dix min√©raux de duret√© croissante, num√©rot√©s de 1 √† 10, et auxquels les autres min√©raux peuvent √™tre compar√©s. Chaque min√©ral peut rayer tous les min√©raux dont le num√©ro est inf√©rieur au sien, tandis qu'il peut √™tre ray√© par tous les min√©raux dont le num√©ro est sup√©rieur. Voici les min√©raux de l'√©chelle de Mohs, class√©s par ordre de duret√© croissante : 1. - talc, 2. - gypse, 3. - calcite, 4. - fluorite, 5. - apatite, 6. - orthose (feldspath), 7. - quartz, 8. - topaze,  9. - corindon, 10. - diamant.

Molarité = concentration molaire. - Mesure de la concentration d'une substance dissoute dans une solution. Elle exprime le nombre de moles de soluté dissous dans un litre de solution : molarité (mol/l) = moles de soluté / volume de solution (en litres).

Mole (symbole : mol). - Unité de mesure du système international (SI) utilisée en chimie pour quantifier une quantité de substance. Elle est définie comme la quantité de matière contenant autant d'entités élémentaires (atomes, molécules, ions, etc.) qu'il y a d'atomes dans 12 grammes de carbone-12.

Le nombre d'entités dans une mole est appelé la constante d'Avogadro (symbole : Na) et sa valeur est d'environ 6,022 x 1023 entités par mole. Cela signifie qu'il y a environ 6,022 x 1023 atomes, molécules ou autres particules dans une mole de substance.

Molécule. - On désigne ainsi les assemblages d'atomes réalisés par la mise en commun de certains de leurs électrons. Deux atomes (identiques ou différents) liées ensemble par des forces électromagnétiques suffisent pour constituer une molécule. Mais certaines molécules sont des assemblages de plusieurs milliers d'atomes, comme c'est le cas, par exemple, des protéines. Une substance entièrement constituée des mêmes molécules est dite pure. Dans le passé, ce mot pouvait également être synonyme d'atome, au sens de plus petite partie de matière pouvant intervenir dans une réaction chimique.

Mollier (diagramme de) = diagramme enthalpique. - Graphique utilis√© pour repr√©senter les propri√©t√©s thermodynamiques de substances, en particulier de la vapeur d'eau. Il a √©t√© d√©velopp√© par le physicien et ing√©nieur  Richard Mollier au d√©but du XXe si√®cle. Le diagramme de Mollier pr√©sente les variations de l'enthalpie (une mesure de l'√©nergie totale du syst√®me) en fonction de la temp√©rature et de l'entropie (une mesure de la distribution de l'√©nergie dans un syst√®me) d'une substance. Il permet de visualiser rapidement les changements d'√©tat, les processus thermodynamiques et les cycles tels que les cycles de r√©frig√©ration, les cycles de vapeur dans les centrales √©lectriques, etc. On y reconna√ģt :

‚ÄĘ Les lignes de saturation qui  indiquent les √©tats de saturation de la substance (par exemple, la vapeur satur√©e ou le liquide satur√©). Les points o√Ļ la vapeur et le liquide coexistent sont situ√©s sur ces lignes.

‚ÄĘ Les courbes isenthalpiques qui sont des courbes qui connectent les points ayant la m√™me valeur d'enthalpie. Elles indiquent les changements d'enthalpie pour une pression constante.

‚ÄĘ Les courbes isentropiques qui relient les points ayant la m√™me valeur d'entropie. Elles donnent des informations sur les changements d'entropie lors de transformations adiabatiques.

 ‚ÄĘ Les lignes de pression constante, qui sont des lignes horizontales indiquant les √©tats pour une pression donn√©e.

 ‚ÄĘ Les lignes de temp√©rature constante, qui sont des lignes verticales indiquat les √©tats pour une temp√©rature donn√©e.

Les diagrammes de Mollier peuvent également inclure des informations sur le volume spécifique, la chaleur spécifique, etc.

Molybdates. - Composés chimqiues constitués d'ions molybdate (MoO42-). Les molybdates sont utilisés dans diverses applications, y compris comme inhibiteurs de corrosion, catalyseurs et pigments. Exemples de molybdates : la molybdénite ou disulfure de molybdène (MoS2) et la powellite ( CaMoO4).

Molybd√®ne (Mo), du grec molubdos = plomb. - El√©ment chimique de num√©ro atomique 42; masse atomique : 95,95; densit√© : 9,01. C'est un m√©tal blanc comme l'argent, cassant et peu fusible. Il est inalt√©rable √† l'air, √† la temp√©rature ordinaire, et fond vers 2500¬įC ; au rouge naissant, il donne un oxyde et, √† temp√©rature plus √©lev√©e, un acide. Isol√© de la molybd√©nite (sulfure naturel de molybd√®ne) par Hjelm, en 1782, le molybd√®ne se rencontre encore dans l'ilsemannile, molybdate de molybd√®ne, dans le molybdurane ou molybdate d'uranium, dans la molybdoferrite ou molybdate de fer, et dans la p√©t√©ra√Įte, molybdate de fer et de cobalt, dans la wulf√©nite ou m√©linose, molybdate de plomb. Il donne avec l'oxyg√®ne plusieurs compos√©s; le plus important est l'anhydride molybdique MoO3, qui fournit l'acide molybdique MoO4H2. On l'on obtient en grillant le sulfure de molybd√®ne naturel; le produit obtenu, dissous dans l'ammoniaque, donne le molybdate d'ammoniaque, utilis√© pour la pr√©paration du molybd√®ne. La solution azotique (solution molybdique); il sert au dosage du phosphore. Le molybd√®ne entre dans la composition de divers aciers. 

Molybd√©nite. - Sulfure naturel de molybd√®ne MoS2 , et principale source de molybd√®ne. La molybd√©nite a une structure cristalline en feuillet (elle se pr√©sente sous forme de couches plates empil√©es les unes sur les autres). Elle a une couleur gris plomb ou noir, et sa texture peut varier de m√©tallique √† terreuse. Elle est relativement tendre, avec une duret√© de 1 √† 1,5 sur l'√©chelle de Mohs. On la trouve souvent dans des gisements hydrothermaux, o√Ļ elle se forme √† des temp√©ratures √©lev√©es dans des roches riches en min√©raux sulfur√©s. Elle est g√©n√©ralement associ√©e √† d'autres min√©raux, tels que la pyrite, la gal√®ne et la sphal√©rite.

Moment. - Terme qui fait r√©f√©rence √† diff√©rents concepts  physiques, mais qui est g√©n√©ralement associ√© √† la notion de rotation ou de torsion. Par exemple :

‚ÄĘ Moment cin√©tique ( = moment angulaire). - Mesure de la rotation d'un objet autour d'un axe. Il d√©pend de la masse de l'objet, de sa vitesse de rotation et de sa distribution de masse par rapport √† l'axe de rotation. Le moment cin√©tique est conserv√© dans un syst√®me isol√© lorsque aucune force externe n'agit sur celui-ci.

‚ÄĘ Moment de torsion. - Mesure de la tendance d'une force √† provoquer une rotation autour d'un point ou d'un axe. Il d√©pend de la force appliqu√©e, de la distance entre le point de rotation et la ligne d'action de la force, ainsi que de l'angle entre la force et la ligne reliant le point de rotation √† la position d'application de la force.

‚ÄĘ Moment d'un couple. - Mesure de la tendance d'une paire de forces oppos√©es √† produire une rotation autour d'un axe. Il est calcul√© en multipliant la force appliqu√©e par la distance entre les deux forces. 

‚ÄĘ Moment magn√©tique. - Mesure de la force magn√©tique induite par un aimant ou un courant √©lectrique dans un mat√©riau. Il est g√©n√©ralement repr√©sent√© par un vecteur qui pointe dans la direction du p√īle nord magn√©tique d'un aimant ou du courant circulant dans une boucle. 

Monazite. - Min√©ral rare de la famille des phosphates. Sa formule chimique est g√©n√©ralement exprim√©e comme (Ce,La,Th,Nd,Y)PO4, ce qui signifie qu'elle peut contenir divers √©l√©ments tels que le c√©rium (Ce), le lanthane (La), le thorium (Th), le n√©odyme (Nd) et l'yttrium (Y) combin√©s avec le phosphate (PO4). La monazite est principalement extraite comme sous-produit lors de l'exploitation de min√©raux lourds dans les sables de plage et dans certains gisements alluviaux. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires et peut varier en couleur (jaune, brun, rouge√Ętre et rose). Elle est souvent transparente √† translucide. Son importance vient de ce qu'elle est une source naturelle de certaines de terres rares (lanthanides), en particulier le c√©rium et le lanthane. La monazite est radioactive en raison de la pr√©sence de thorium et de certains isotopes de terres rares. 

Monde. -  Terme qui peut avoir plusieurs sens dans divers domaines. Il peut par exemple faire r√©f√©rence √† l'ensemble de l'univers observable. Il renvoie √† l'immensit√© de l'espace et aux ph√©nom√®nes qui s'y produisent. Le mot peut aussi se r√©f√©rer  √† la plan√®te Terre et √† l'ensemble de ses habitants. Dans ce sens, le monde repr√©sente notre environnement physique et les interactions complexes qui s'y produisent. Le terme monde peut aussi s'appliquer aux autres plan√®tes (que l'on suppose renfermer une m√™me richesse de contenus que la Terre). Cf. Les Entretiens sur la Pluralit√© des mondes, de Fontenelle.

Monom√®re. - Mol√©cule de petite taille capable de se lier √† d'autres monom√®res pour former une cha√ģne plus longue appel√©e polym√®re. Les monom√®res peuvent varier en fonction de la nature du polym√®re que l'on souhaite former. Par exemple, dans le cas du poly√©thyl√®ne, un polym√®re couramment utilis√© dans les plastiques, le monom√®re est l'√©thyl√®ne. Lorsque de nombreuses mol√©cules d'√©thyl√®ne se lient les unes aux autres par des liaisons covalentes, elles forment une longue cha√ģne de poly√©thyl√®ne.

Monop√īle magn√©tique. - Particule hypoth√©tique qui porte une seule charge magn√©tique. Dans le cadre de la th√©orie √©lectromagn√©tique classique, les charges magn√©tiques sont toujours observ√©es sous forme de dip√īles magn√©tiques, o√Ļ il y a une s√©paration entre les p√īles nord et sud magn√©tiques. Mais en 1931, Paul Dirac a formul√© une th√©orie quantique qui pr√©dit l'existence des monop√īles magn√©tiques en reliant la quantification de la charge √©lectrique √† la quantification du flux magn√©tique. Selon cette th√©orie, si un monop√īle magn√©tique existait, cela impliquerait l'existence de charges magn√©tiques isol√©es. Plus r√©cemment, des th√©ories visant √† l'unification de la physique ont remis √† l'ordre du jour la possibilit√© des monop√īles magn√©tiques, qui pourraient √™tre la manifestation des d√©fauts topologiques qui seraient apparus lors des tout premiers instants de l'expansion de l'univers.

Montagne. - Importante √©l√©vation du sol. Les montagnes se regroupent ordinairement en cha√ģnes, en massifs. Les montagnes se trouvent sur tous les continents et peuvent varier consid√©rablement en termes de hauteur, de forme, de g√©ologie et de climat. Elles sont form√©es par des processus g√©ologiques tels que la tectonique des plaques, l'activit√© volcanique, l'√©rosion et le plissement des couches rocheuses. La tectonique des plaques est le principal moteur de la formation des montagnes, o√Ļ les plaques lithosph√©riques convergent, se chevauchent ou se frottent les unes contre les autres, formant ainsi des cha√ģnes de montagnes.

Moraine. - Formation géologique résultant de l'accumulation de débris rocheux et de sédiments transportés et déposés par les glaciers. Les moraines sont souvent associées à des périodes de glaciation et sont des éléments clés dans la géomorphologie des régions glaciaires et montagneuses. Il existe plusieurs types de moraines, chacun formé à différents stades du mouvement glaciaire et de la fonte des glaciers. On distingue notamment :

‚ÄĘ Les moraines frontales (moraines terminales), qui sont un type de moraine qui se forme √† la limite frontale du glacier, l√† o√Ļ la glace fond. Ces moraines sont souvent en forme de cr√™te et marquent la position maximale atteinte par le glacier. Une moraine frontale est g√©n√©ralement form√©e par l'accumulation de mat√©riaux transport√©s par le glacier et d√©pos√©s √† son front.

‚ÄĘ Les moraines lat√©rales, qui se forme le long des c√īt√©s du glacier, l√† o√Ļ des d√©bris sont pouss√©s contre les parois de la vall√©e glaciaire. Lorsque le glacier recule, ces d√©p√īts lat√©raux restent derri√®re et forment une cr√™te.

‚ÄĘ Les moraines m√©dianes, form√©es  lorsque deux glaciers lat√©raux se rejoignent pour en constituer un seul. Les mat√©riaux de moraines lat√©rales distinctes sont alors combin√©s au centre du glacier pour former une cr√™te m√©diane.

‚ÄĘ Les moraines en forme de crochet qui se trouvent √† l'extr√©mit√© d'un glacier et sont souvent form√©es par des processus de fonte et de d√©p√īt complexes.

‚ÄĘ Les moraines sous-glaciaires, form√©es sous la glace, l√† o√Ļ les mat√©riaux sont d√©pos√©s √† mesure que la glace fond en raison de la pression et de la chaleur.

Moscovium (Mc). -  √Čl√©ment chimique de num√©ro atomique 115. Il appartient √† la cat√©gorie des √©l√©ments super lourds synth√©tiques et a √©t√© produit  pour la premi√®re fois en 2003 √† l'Institut unifi√© de recherche nucl√©aire (JINR) √† Dubna, en Russie, et √† l'Institut Lawrence Livermore en Californie, aux √Čtats-Unis. Son nom lui vient de celui de la ville de Moscou, o√Ļ se trouve l'Institut unifi√© de recherche nucl√©aire. Propri√©t√©s suppos√©s : la masse atomique du moscovium est estim√©e √† environ 289; sa configuration √©lectronique est pr√©vue pour √™tre [Rn] 5f146d107s27p^3, ce qui sugg√®re qu'il est un √©l√©ment du bloc p du tableau p√©riodique. Ill est probable qu'il ait des points de fusion et d'√©bullition relativement √©lev√©s en raison de sa nature m√©tallique.

Moseley (loi de). - Formul√©e par le physicien  Henry Moseley en 1913, cette loi empirique  √©tablit une relation entre le num√©ro atomique des √©l√©ments chimiques et la fr√©quence (ou l'inverse de la longueur d'onde) des rayons X √©mis lorsqu'ils sont soumis √† une excitation √©lectromagn√©tique (g√©n√©ralement par bombardement avec des √©lectrons). La loi de Moseley stipule que la racine carr√©e de la fr√©quence f des rayons X √©mis par un √©l√©ment est directement proportionnelle √† son num√©ro atomique (Z), c'est-√†-dire le nombre de protons dans le noyau de l'atome : ‚ąöf = k. Z+ k' (k et k' √©tant des constantes d√©pendant du type de raie utilis√©e).

M√∂ssbauer (effet). - Ph√©nom√®ne, nomm√© d'apr√®s le physicien  Rudolf M√∂ssbauer, qui permet d'observer des transitions de niveaux d'√©nergie nucl√©aire sans √©largissement Doppler, m√™me √† des temp√©ratures tr√®s basses. Cela est possible en utilisant des noyaux atomiques sp√©cifiques qui √©mettent ou absorbent des photons gamma avec des √©nergies tr√®s pr√©cises. L'effet M√∂ssbauer se produit lorsqu'un noyau atomique subit une transition entre deux √©tats √©nerg√©tiques diff√©rents en √©mettant ou en absorbant un photon gamma. Ces transitions sont possibles dans les noyaux qui ont des niveaux d'√©nergie tr√®s bas et sont g√©n√©ralement observ√©es dans des mat√©riaux contenant des isotopes de certains √©l√©ments (le fer-57, par exemple).

Mousson. - Nom donn√© √† des vents p√©riodiques qui, dans la r√©gion de l'oc√©an Indien, soufflentt six mois  d'un c√īt√©, et les six autres mois du c√īt√© oppos√©. Les moussons sont des vents r√©guliers, propres aux r√©gions c√īti√®res de la zone intertropicale, et qui entra√ģnent souvent de terribles temp√™tes. Elles sont caus√©es par l'in√©gal √©chauffement, qui s'invertit selon les saisons, de la terre ou de la mer. Ainsi, sur les c√ītes d'Asie, de mai √† septembre, les vents de l'oc√©an Indien viennent frapper le littoral de Inde et des p√©ninsules de l'Asie du Sud-Est; c'est la mousson d'√©t√©. D'octobre √† avril, au contraire, r√®gne la mousson d'hiver : la mer, se trouvant plus √©chauff√©e que le continent, devient le centre d'un appel d'air.

Mouvement. - Changement dans le temps de la de position dans l'espace d'un corps matériel, par rapport à un système de référence. Le sens, la vitesse et l'accélération sont des caractéristiques du mouvement. Un corps matériel possédant une masse, on peut définir une grandeur appelée quantité de mouvement et qui correspond (à un instant donné) au produit de la masse du corps par se vitesse instantanée. - Le mouvement d'un point matériel est dit rectiligne ou curviligne, suivant que la ligne que décrit le point (trajectoire), est droite ou courbe.

Parmi les mouvements rectilignes, les plus simples sont : le mouvement uniforme et le mouvement uniformément varié; les autres sont désignés sous la qualification générale de mouvements variés.

‚ÄĘ Mouvement rectiligne uniforme. C'est un mouvement rectiligne dans lequel le mobile parcourt des espaces proportionnels aux temps √©coul√©s; si d d√©signe l'espace parcouru pendant le temps t, v l'espace parcouru pendant l'unit√© de temps (vitesse), la formule du temps uniforme est : d=vt.

‚ÄĘ Mouvement rectiligne uniform√©ment vari√©. C'est un mouvement dans lequel la vitesse augmente ou diminue de quantit√©s proportionnelles aux temps √©coul√©s. Dans le premier cas, le mouvement est dit uniform√©ment acc√©l√©r√©; dans le second, uniform√©ment retard√©. La quantit√© dont augmente ou diminue la vitesse pendant l'unit√© de temps est l'acc√©l√©ration du mouvement; on peut la consid√©rer comme positive dans le premier cas, n√©gative dans le second. Si v0 d√©signe la vitesse √† l'origine du mouvement,  l'acc√©l√©ration, v la vitesse au temps t, on a la relation : v=v0t; on en d√©duit ais√©ment, d0 √©tant l'espace d√©j√† parcouru √† l'origine des temps, d l'espace parcouru au temps t :
d = v0t+(t²)/2, I'ensemble de ces deux formules détermine le mouvement uniformément varié, y étant pris avec son signe. Une pierre qui tombe dans le vide décrit un mouvement uniformément accéléré.

Parmi les mouvements curvilignes, les plus simples sont : le mouvement circulaire ou de rotation, dans lequel le mobile d√©crit une circonf√©rence, et le mouvement h√©lico√Įdal, dans lequel le mobile d√©crit une h√©lice. Dans ces deux mouvements, la trajectoire est partout identique √† elle-m√™me, compte dans le cas du mouvement rectiligne; on peut donc jusqu'√† un certain point y concevoir l'uniformit√©.

Le mouvement d'un solide est dit de translation, quand, a un instant quelconque, les droites qui joignent les positions initiales des diff√©rents points des solides √† leurs positions finales sont toutes √©gales, parall√®les et de m√™me sens. Si le mouvement d'un solide s'effectue autour d'un axe, il est dit de rotation; le mouvement d'un seul point entra√ģne alors le mouvement g√©n√©ral. Le mouvement observ√© d'un solide est dit absolu quand il est rapport√© √† des axes fixes pris comme rep√®res; lorsque ces rep√®res eux-m√™mes sont anim√©s d'un mouvement d'ensemble, le mouvement observ√© n'est que relatif.

Composition des mouvements : la composition des mouvements a pour objet, connaissant le mouvement relatif d'un point ou d'un corps solide par rapport à des axes mobiles eux-mêmes et le mouvement du système des axes, de trouver le mouvement absolu du point ou du corps considéré.

Mouvement p√©riodique. - C'est le mouvement d'un corps qui repasse aux m√™mes lieux de l'espace et dans les m√™mes conditions, √† des intervalles √©gaux de temps; un mouvement circulaire uniforme est p√©riodique. Le mouvement p√©riodique peut √™tre caract√©ris√© par des grandeurs telles que la p√©riode (le temps n√©cessaire pour compl√©ter un cycle), la fr√©quence (le nombre de cycles par unit√© de temps) et l'amplitude (l'√©tendue du mouvement par rapport √† la position d'√©quilibre). 

Mouvement oscillatoire. - On nomme ainsi le mouvement d'un corps qui subit une série de déplacements de part et d'autre de sa position moyenne, qui est sa position d'équilibre. Dans de nombreux mouvements oscillatoires, une force de rappel est en jeu. Cette force est proportionnelle au déplacement de l'objet par rapport à sa position d'équilibre et est dirigée vers elle. La force de rappel est ce qui ramène constamment l'objet vers sa position d'équilibre après chaque oscillation. Le type des mouvements oscillatoires est celui du pendule

Mouvement vibratoire. - Ensemble des mouvements oscillatoires (vivrations) de la matière d'un corpsq autour d'une position moyenne. Exemples : les vibrations mécaniques, parmi lesquelles figurent les vibrations sonores.

Mouvement diurne. - D√©placement apparent de la sph√®re c√©leste, d'une p√©riode de 24 heures si l'on se rapporte √† la position du Soleil (ou de  23h 56m 4s si l'on se rapporte √† une direction fixe dans l'espace) et r√©sultant de la rotation de la Terre sur elle-m√™me.

Mouvement propre. - Mouvement angulaire d'une √©toile sur la sph√®re c√©leste pendant un an et d√Ľ au d√©placement r√©el de cette √©toile dans l'espace. On l'exprime en secondes ('') de degr√©.

Mudstones : Roches d√©tritiques qui sont principalement constitu√©es de particules fines, comme l'argile et le limon. Ces particules sont g√©n√©ralement tr√®s petites et ne se d√©posent que dans des environnements o√Ļ le mouvement de l'eau est lent, comme les fonds marins calmes.

Multiplet. - Terme qui peut avoir des significations légèrement différentes selon le contexte, mais qui, en général, il se réfère à un ensemble de particules, de niveaux d'énergie ou de transitions qui ont des propriétés communes ou qui sont liés d'une certaine manière.

‚ÄĘ Multiplet de particules. - Ensemble de particules qui ont des propri√©t√©s similaires, mais qui diff√®rent par certaines caract√©ristiques telles que la charge √©lectrique, le spin, la masse ou d'autres propri√©t√©s quantiques.

 ‚ÄĘ Multiplet de niveaux d'√©nergie. - Ensemble de niveaux d'√©nergie qui partagent certaines propri√©t√©s communes, telles que le moment angulaire ou la parit√©. Ces multiplets sont souvent observ√©s dans les spectres d'√©mission ou d'absorption des atomes ou des noyaux.

 ‚ÄĘ Multiplet de transitions. - Ensemble de transitions √©nerg√©tiques entre diff√©rents niveaux d'√©nergie. Par exemple, dans le domaine de la spectroscopie mol√©culaire, un multiplet peut se r√©f√©rer √† un groupe de raies spectrales proches qui sont dues √† des transitions √©lectroniques similaires.

 ‚ÄĘ Multiplet de r√©sonances. - Ensemble de particules r√©sonantes qui se d√©sint√®grent de mani√®re similaire ou qui ont des masses et des charges similaires. 

Multivers. - Concept hautement spéculatif, décliné de diverses façons par la cosmologie, la physique quantique et souvent aussi par la science-fiction, et qui fait référence à l'idée d'univers multiples ou d'univers parallèles coexistant dans une réalité plus vaste que notre propre univers observable.
 ‚ÄĘ En cosmologie, l'id√©e du multivers est souvent li√©e √† la th√©orie de l'inflation cosmique. Selon cette th√©orie, l'univers a connu une phase d'expansion extr√™mement rapide au tout d√©but de son expansion. Cela aurait pu conduire √† la formation de bulles d'univers en expansion, chacune √©tant un univers distinct avec ses propres lois physiques. Ces univers pourraient √™tre s√©par√©s par des distances si grandes qu'ils seraient pratiquement inaccessibles les uns aux autres.
‚ÄĘ Dans le contexte de l'interpr√©tation dite des mondes multiples de la physique quantique, chaque mesure quantique donne lieu √† la cr√©ation de nouvelles branches d'univers, o√Ļ chaque r√©sultat possible de la mesure devient une r√©alit√© distincte dans une branche diff√©rente de l'univers. Ainsi, √† l'occasion de chaque interaction qui a lieu √† l'int√©rieur d'un univers particulier du multivers de nouveaux univers particuliers apparaissent qui enrichissent sans cesse le multivers.

‚ÄĘ Dans certaines th√©ories de la gravit√© quantique qui tentent d'unifier la m√©canique quantique et la relativit√© g√©n√©rale (th√©ories des supercordes, notamment), il pourrait aussi exister des univers parall√®les ou de dimensions suppl√©mentaires au-del√† de celles que nous percevons.

Muon. - Les muons (¬Ķ‚ĀĽ) sont des particules √©l√©mentaires appartenant √† la famille des leptons, comme les √©lectrons, mais instables et 207 fois plus massives. Le muon est produit lors de r√©actions nucl√©aires, de collisions de particules √† haute √©nergie et dans les rayons cosmiques. Il a √©t√© d√©couvert exp√©rimentalement en 1936 par Carl D. Anderson et Seth Neddermeyer, qui ont observ√© des traces dans une chambre √† brouillard provoqu√©es par des particules p√©n√©trantes. Cette particulese d√©sint√®gre g√©n√©ralement en d'autres particules plus l√©g√®res, principalement en un √©lectron, un neutrino √©lectronique et un antineutrino muonique, selon le processus suivant : őľ‚ĀĽ ‚Üí e‚ĀĽ + őĹ‚āĎ + őĹŐÖ‚āė. Sa dur√©e de vie moyenne est d'environ 2,2 microsecondes.

Mur du son = Onde de choc sonique . - Ph√©nom√®ne a√©rodynamique qui se produit lorsque l'objet se d√©place √† une vitesse √©gale ou sup√©rieure √† la vitesse du son dans le milieu ambiant (par exemple, l'air). La vitesse du son dans l'air √† temp√©rature ambiante est d'environ 343 m√®tres par seconde (ou environ 1235 kilom√®tres par heure). Lorsqu'un objet se d√©place √† une vitesse supersonique, c'est-√†-dire plus rapidement que la vitesse du son, il g√©n√®re des ondes de pression qui se propagent devant et autour de lui. Lorsque ces ondes de pression atteignent un observateur au sol, elles se combinent pour cr√©er une onde de choc soudaine, √©galement appel√©e onde de choc sonique. Cela peut souvent √™tre entendu comme un bruit de d√©tonation ou de coup de tonnerre. Lorsqu'un avion atteint des vitesses supersoniques, une r√©gion particuli√®re appel√©e c√īne de Mach se forme autour de l'avion, √† l'int√©rieur duquel l'onde de choc se propage. Cela peut donner lieu √† des formations visuelles int√©ressantes, telles que le mur de condensation, qui est une condensation des vapeur d'eau dans les r√©gions de faible pression derri√®re l'onde de choc.

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